Il n’y aura pas d’avion de combat commun entre la France, l’Allemagne et l’Espagne qui pourtant avait mis en route le projet SCAF qui devait, outre la construction d’un avion, mettre en place un système de drones reliés entre eux par un système de communication numérique.
La responsabilité de cet échec n’est pas du à une mésentente franco-allemande et de leurs dirigeants mais à l’impossibilité des industriels qui devaient coopérer à ce projet, principalement Airbus et, surtout Dassault, à s’entendre et à partager leurs savoir-faire, l’avionneur français étant le plus rétif à cette collaboration.
Cette nouvelle n’est pas une surprise tant le SCAF était au point mort depuis longtemps.
Emmanuel Macron et Friedrich Merz n’ont fait qu’entériner cette situation sans issue.
Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour une défense européenne commune, particulièrement au moment où les Etats-Unis ne sont plus un partenaire fiable et que les menaces, notamment de la Russie mais aussi de la Chine, se font de plus en plus fortes pour la sécurité du continent et de l’UE.
Espérons que cela ne sera qu’une occasion de perdue sachant que les gouvernements français et allemands, tout en actant l’échec ont affirmé qu’ils continueraient à mettre en œuvre une coopération commune en matière militaire.
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