dimanche 12 juillet 2026

La Quotidienne centriste du 12 juillet 2026. Coupe du monde de football: nationalisme et racisme font bon ménage


On connait bien le racisme ordinaire dans le football qui s’exprime toutes les semaines dans les championnats nationaux.

Mais il y a celui qui touche les grands événements comme les rencontres internationales et, plus particulièrement, la Coupe du monde.

Et qui viennent souvent, circonstance aggravante, d’élus du peuple, de politiques dont on attendrait de la responsabilité, de la dignité et du respect.

On se rappelle qu’en 1998, lorsque la France remportait sa première Coupe du monde, Jean-Marie Le Pen se désolait qu’il y ait trop de noirs dans l’équipe.

Car, nationalisme et racisme font bon ménage dans le sport le plus populaire sur la planète.

La soi-disant ferveur du supporteur permet tous les dérapages qui ne sont, en réalité, que des révélateurs.

On vient de le voir, à nouveau, dans cette édition du Mondial notamment à propos des footballeurs français.

Les propos ignominieux tenus par une sénatrice paraguayenne sur Kylian Mbappé après la défaite de son pays en 8e de finale ont marqué les esprits tellement ils étaient odieux et se sont répétés avec un soutien dans son pays.

Se sont ajoutés, depuis que l’on connait la demi-finale qui opposera la France à l’Espagne, ceux de l’ancien premier ministre ibérique de droite, Mariano Rajoy, qui a affirmé que l’équipe de France «ne compte aucun joueur français dans ses rangs» – sous-entendu les noirs ne sont pas de «vrais» Français – alors que comme l’a rappelé l’ambassade de France en Espagne:
«Sans vouloir entrer dans une polémique, il convient de rappeler les faits : tous les joueurs de l’équipe de France sont français. Sur les 26 joueurs, 23 sont nés en France. Les 3 qui sont nés à l’étranger sont français aussi.»

Or donc, ce n’est pas la nationalité de naissance qui fait un Français mais la couleur de sa peau, un racisme de bas étage qui qualifie celui qui l’exprime comme un nationaliste raciste.

Des propos d’autant plus lunaires que l’équipe d’Espagne compte également des joueurs de couleur dont son meilleur élément, Lamine Yamal.

Si l’on donc on suit les propos de monsieur Rajoy, tous les joueurs noirs dans tous les pays où la majorité de la population est d’une autre couleur, ne seraient pas en réalité des «vrais» nationaux.

Ajoutons que ce racisme peut avoir un écho en Afrique.

Ainsi, l’ancien premier ministre sénégalais et ennemi de la France, Ousmane Sonko, a déclaré lors de la rencontre France Sénégal du premier tour que, «Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique».

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Propos centristes. France – Hommage à Dreyfus / Echec de Poutine Faire de Paris la première place boursière d’Europe / Aménagement du territoire…


Voici une sélection, ce 12 juillet 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> 9 départs de feu sur 10 sont dus à une activité humaine. Une seconde d’inattention peut menacer des familles, mettre en danger ceux qui nous protègent et détruire nos paysages. Chacun a une responsabilité. Soyons vigilants. À nos soldats du feu, gratitude et soutien.

> Le Dreyfusisme nous rappelle que l’antisémitisme, quelle qu’en soit la racine ou les explications prétendues, est l’ennemi de la République.

> Le 12 juillet 1906, la plus haute juridiction de notre pays proclamait l'innocence du capitaine Alfred Dreyfus. Triomphe de la justice après des années de combat et le lent dévoilement de la vérité. Mais ce que Dreyfus et les dreyfusards ont légué à la France dépasse le sort d'un seul homme. Tous ont démontré que si une nation peut se déchirer sur le destin d’un simple capitaine, elle peut aussi, grâce à la vigilance et la persévérance des Hommes de bonne volonté, choisir la Vérité et la Justice. Chaque 12 juillet, désormais, nous nous souviendrons de cela : que la justice et la vérité ont vaincu la haine et le mensonge, et qu'elles doivent, chaque jour, être défendues à nouveau.

> Bienvenue en France, cher président Cyril Ramaphosa. Heureux de vous accueillir pour renforcer le partenariat entre l’Afrique du Sud et la France et agir ensemble pour la paix et un multilatéralisme plus juste.

> Son Altesse l’Emir–Père, Cheikh Hamad bin Khalifa Al–Thani, s’est éteint aujourd’hui. J’adresse à Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al–Thani, à sa famille et au peuple qatarien toutes mes condoléances et l’assurance de mon amitié et de celle du peuple français. Cheikh Hamad a vécu en géant, il devient aujourd’hui une légende. Homme visionnaire au service des aspirations de son peuple, il a été l’artisan inlassable de la modernisation spectaculaire du Qatar dans tous les domaines et a fait de son pays un acteur mondialement reconnu et respecté. Tout au long de son règne, Cheikh Hamad s’est attaché à construire une relation forte et confiante avec la France, au service d’une vision partagée des grands enjeux régionaux et internationaux. Fidèle à cet héritage, je réaffirme à mon ami Cheikh Tamim ma détermination à œuvrer avec lui à l’approfondissement continu du partenariat stratégique qui unit nos deux pays.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> Après une semaine d’un combat acharné, le feu de Trévillach dans les Pyrénées-Orientales est désormais fixé. Il aura parcouru près de 4 900 hectares. Ma profonde reconnaissance aux 800 sapeurs-pompiers du SDIS 66 et des renforts venus de plusieurs départements, aux détachements européens, aux équipages de la Sécurité civile et des moyens aériens français et européens, aux militaires, aux policiers et gendarmes, aux agents de l’ONF, aux services de l’État réunis autour du préfet, aux élus locaux, aux associations agréées de sécurité civile, aux opérateurs de réseaux, ainsi qu’à tous les bénévoles engagés. Je veux également saluer l’extraordinaire élan de solidarité des élus, des collectivités, des associations et des bénévoles qui ont permis d’accueillir, d’héberger et d’accompagner, au plus fort de la crise, près de 12 000 personnes évacuées ou sinistrées. Depuis le 4 juillet dernier, leur courage, leur professionnalisme, leur engagement et cette solidarité exemplaire ont permis de protéger les populations et de préserver de nombreuses habitations. Un grand merci tout simplement !!

> Depuis le début de l'été, la gendarmerie est engagée dans les opérations de lutte contre les feux de forêts pour appuyer les manœuvres de confinement et d'évacuation, surveiller et enquêter. 32 individus suspectés d'être à l'origine de départs de feu ont été interpellés dans 22 départements. Ces comportements inacceptables qui génèrent des conséquences désastreuses et mobilisent nos sapeurs-pompiers au péril de leurs vies, relèvent désormais de la Justice. Nous poursuivrons notre action déterminée et nous ne laisserons rien passer.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Retour du porte-avions Charles de Gaulle à Toulon. Mission accomplie. Une mission marquée par la diversité des opérations conduites sur trois théâtres, la capacité du groupe aéronaval à agréger de nombreux partenaires et l’engagement remarquable de son équipage. Bonnes retrouvailles en famille à toutes et à tous.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Paris doit être la grande place financière européenne.
Hier matin, j’ai reçu Fabrice Demarigny qui a pu me présenter son rapport intitulé « Trois axes stratégiques pour une Place de financement et d’investissement européenne à Paris », en amont de sa remise aujourd’hui à Paris Europlace. Je salue la qualité et l'ambition de ce travail, qui ouvre des perspectives concrètes pour renforcer durablement la Place de Paris.
 Depuis le Brexit, Paris s'est imposée comme la première place financière de l'Union européenne. C’est un succès collectif !
Mais nous entrons dans un nouveau monde. Notre défi est désormais de faire de Paris non seulement une grande place financière, mais la grande place européenne du financement, de l'investissement et de l'innovation.
Nous avons tous les atouts pour y parvenir : un écosystème d'excellence, des talents reconnus et une dynamique européenne à amplifier.
Cette nouvelle étape appelle à une mobilisation de l’ensemble des acteurs de la Place, autour d’une ambition commune. Cela suppose de mobiliser davantage l'épargne au service de nos entreprises et d'accélérer les transformations liées à la tokenisation et à l'intelligence artificielle.
L'État prendra toute sa part pour accompagner cette dynamique et cette ambition collective.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> [Tribune : « Le pari initial du Kremlin a échoué] Depuis plus de quatre ans, le peuple ukrainien oppose à la guerre d’agression coloniale de Vladimir Poutine une résistance héroïque. Rares étaient ceux qui pariaient dessus en février 2022. Par leur courage, les Ukrainiens ont déjoué tous les pronostics. Le Kremlin pensait renverser le gouvernement de Kiev en quelques jours, soumettre le pays et tracer de nouvelles frontières en Europe.
Aucun de ces objectifs n’a été atteint. L’Ukraine est restée souveraine, elle tient en échec l’armée russe sur la ligne de front, et son économie résiste malgré les bombardements répétés qui visent les civils et les infrastructures essentielles du pays. Quant à la Russie, elle perd chaque mois 35.000 soldats dans la poursuite de cette fuite en avant. L’inflation galope. La croissance a été divisée par trois. Le niveau de pessimisme de la population dépasse désormais les 60 %. 
Vladimir Poutine épuise son peuple, fragilise son économie et discrédite la nation russe tout entière, au risque de la faire sortir de l’Histoire. La réalité s’impose à tous : le pari initial du Kremlin a échoué, grâce au courage des Ukrainiens qui n’ont pas cédé, mais également grâce au soutien indéfectible des démocraties qui ont refusé d’abandonner un peuple injustement agressé. Elles ont fait le choix d’agir ensemble pour protéger la souveraineté des États et le droit international.
La France y a pris toute sa part. Dès le début, elle a permis de lever le verrou psychologique qui empêchait les livraisons d’armes à la résistance ukrainienne. Fourniture de missiles, de blindés, de système de défense antiaérienne, appui à la formation, lutte contre la flotte fantôme : elle a joué un rôle moteur pour élargir et consolider le soutien concret et de long terme à l’Ukraine.
C’est tout l’objectif de la coalition des volontaires, qui a vu le jour le 17 février 2025, sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre britannique, et dont l’état-major se trouve en France. Aujourd’hui, elle rassemble plus de trente-cinq États d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie, déterminés à préparer les garanties de sécurité nécessaires à une paix juste et durable en Ukraine, avec le soutien des États-Unis.
Ces garanties comprennent un soutien militaire à long terme aux forces armées ukrainiennes, ainsi que le déploiement d’une force multinationale dans le pays. Un exercice de planification militaire sans équivalent dans notre histoire récente, qui permettra de préparer le jour d’après. À l’Ukraine, nous disons qu’elle ne sera jamais seule, même lorsque les combats cesseront. À la Russie, que le temps ne jouera pas en sa faveur. Au reste du monde, que les démocraties sont capables de se rassembler lorsque l’essentiel est en jeu.
Les grandes avancées naissent souvent de l’impulsion de quelques-uns.
Ensemble, nous avons franchi un pas de géant. Cette coalition est une étape décisive du réveil stratégique de l’Europe, auquel la France travaille depuis bientôt dix ans. Elle illustre aussi l’ambition et la méthode de la diplomatie française : être à l’initiative pour créer les conditions de l’action collective. Refuser l’inertie et l’attentisme. Rassembler et entraîner à sa suite.
L’histoire européenne nous enseigne que les grandes avancées naissent souvent de l’impulsion de quelques-uns : des esprits volontaires qui ouvrent la voie. Dans un monde qui se brutalise, notre capacité d’initiative est un élément essentiel de notre crédibilité. Être une puissance ne consiste pas seulement à disposer de moyens militaires ou économiques. C’est être capable de proposer, de fédérer et de transformer une conviction politique en action collective.

> Après le 8 mai, le 14 juillet : Mme Fedorova continue d’annexer la mémoire nationale française au récit du Kremlin, qui utilise massivement son armée pour attaquer des pays souverains. Demain, la France accueillera les dirigeants de la Coalition des volontaires. Si la Russie ne se lasse pas d’attaquer des civils sur le sol européen, ni de pousser ses récits outranciers, nous restons lucides, déterminés et unis pour la paix.

 

Marina Ferrari (ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative)
> Se baigner dans des zones surveillées, se mouiller la nuque avant d'entrer dans l'eau, ne jamais laisser un enfant sans surveillance… Il est essentiel de rappeler ces consignes de base pour prévenir les noyades et éviter des drames qui, bien souvent, peuvent être évités. (…)
Nous déplorons 131 décès par noyade depuis le 19 juin. 55 % de ces drames sont survenus dans des lieux de baignade non surveillés, en particulier chez les plus jeunes. Face à ce constat, la vigilance et la responsabilité de chacun sont essentielles !

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Ce que l'Affaire Dreyfus nous enseigne, c'est que les démocraties tiennent par notre vigilance. Notre boussole, c'est la République. Et c'est la mienne. C'est dans cet esprit que j'ai présenté le projet de loi de cohésion républicaine pour lutter contre l'antisémitisme et le racisme.

> [Hommage à Alfred Dreyfus] Un moment important, de cohésion républicaine, d’union qui doit nous faire réfléchir sur le moment que nous sommes en train de vivre.

> Il n’y a pas de petites infractions quand on parle d’antisémitisme et de racisme

> LFI attise cette nouvelle forme d’antisémitisme qu’est l’antisionisme parce que caché derrière le paravent confortable de l’antisionisme, on peut être facilement antisémite. Le nouvel antisémitisme, LFI en a une responsabilité accablante et écrasante. LFI a fait le choix d’une stratégie électorale qui vise à essentialiser les Français en disant vous devez vous excuser de la situation à Gaza en oubliant même le point de départ qui sont les attentats terroristes du 7 octobre. Et Rima Hassan en est le porte-drapeau de conflictualisation qui se fait sur le dos des Français juifs. Ici c’est ici et là-bas, c’est là-bas. Ici on doit protéger tous les Français et on ne leur met pas des cibles dans le dos.

> LFI aime placer des cibles dans le dos. Aujourd'hui ce sont nos policiers et gendarmes qui sont visés. La loi sur la présomption de légitime défense pose un principe simple : la confiance de la République et des Français envers ceux qui la servent et nous protègent.

> [Propos racistes de l’ancien premier ministre espagnol sur l’équipe de France de football] L'équipe de France montre le meilleur de nous-mêmes : une France qui gagne, ose, joue collectif, tient dans l'adversité. Une équipe que nous aimons et qui nous rend fiers. Les dérapages racistes répétés sont insupportables. Il est temps qu'ils cessent et que le sport redevienne du sport : un lieu où on est jugé sur son talent et sur aucun autre critère.

> Aujourd'hui, trop de Français doutent de leur place ici, chez eux, chez nous en France. Face à l'antisémitisme et au racisme, notre devoir, c'est la cohésion républicaine. C'est la raison d'être du projet de loi que je défends.

> La campagne présidentielle, ce n'est pas le camp de refus. C'est d'abord une espérance. Et c'est à nous de l'incarner.

> On ne joue pas avec la vérité historique. On ne conteste pas l'existence d'un crime contre l'humanité. On ne débat pas du racisme ou de l'antisémitisme, on les combat.

> Je n’ai pas honte d’avoir gouverné ce pays et de continuer à gouverner ce pays. Je sens que certains ont la tentation un peu rapide de tourner la page. Sauf qu’ils oublient qu’ils ont gouverné. Les Français sont lucides : ça fait 9 ans qu’ils nous voient gouverner.

> Je plaide pour l’idée d’une primaire avant la fin de l’année parce que les sondages n’ont pas vocation à départager les candidats. 

> Moi j’ai dans le viseur et dans le collimateur, ceux qui ont un problème avec la République, ceux qui considèrent qu’il faut essentialiser les Français, qui considèrent que parce qu’on serait Juif, on serait responsable de la situation géopolitique, donc de la situation humanitaire à Gaza. Et donc qu’on devrait en répondre ici en France. J’ai aussi dans le viseur ceux qui continuent à considérer qu’il y a des Français de papier.

> Cibler la CRIF, ce n’est jamais innocent, jamais anodin. Dans les signaleurs de confiance, il y a énormément d’associations, là il y a uniquement le CRIF qui est visé. Pourquoi ? Parce que c’est une association juive. Moi ça m’interpelle que le CRIF soit la seule association ciblée par ce député LFI. Pourquoi le CRIF est ciblé ? Le CRIF a toujours été partenaire essentiel pour l’Etat et un partenaire de confiance.

> Quand c’est M. Raphaël Arnault qui nous donne des leçons d’Etat de droit c’est particulièrement indigne. On parle d’un parlementaire qui est fiché « S », qui a participé à un mouvement radical dangereux dissout par le gouvernement, et dont plusieurs de ses collaborateurs ont été au cœur d’un assassinat. C’est la stratégie permanente de LFI qui aime mettre des cibles dans le dos aux Français juifs, à nos policiers et nos gendarmes. Elle le fait aussi avec des journalistes et des artistes. Il ne faut donc pas être dupe de cette stratégie électorale.

> Marine Le Pen a été reconnue coupable. Elle est condamnée. Mais la Justice ne l’empêche pas d’être candidate. A nous de la combattre. A nous surtout d’avoir une alternative.

 

Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Nous avons tiré les leçons des canicules précédentes. Ce plan Orsec est inédit parce que nous faisons face à une vague de chaleur qui s'étend dans la durée, qui est intense“, déclare Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> « Retourne en cuisine et ferme là tu ne sers à rien » voici le type de propos que j’ai reçu et que les femmes reçoivent quotidiennement, notamment quand elles s’engagent en politique.
La vague masculiniste sans précédent, décuplée par les algorithmes et les plateformes, est une menace pour la sécurité des femmes et pour la sécurité de tous. Nous travaillons à ce que l’égalité de genre soit au cœur de la transition numérique, c’est d’ailleurs ce que j’ai défendu jeudi à l’OCDE.
L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans peut justement les en protéger, en l’attente d’une réelle gouvernance internationale du numérique. Je passe outre les attaques personnelles, provenant souvent des mêmes franges de l’extrême droite, pour apporter un soutien inconditionnel à toutes les femmes qui s’engagent.
Mesdames ne baissez pas les bras et Messieurs nous comptons sur vous!

> [Match France-Maroc] L’extrême droite annonçait le chaos et la France lui a offert le plus beau des démentis.
Les supporters français et marocains étaient réunis, le cœur haut, la joie partagée. Célébrer dans la concorde et le respect, ce sont les valeurs du football et les valeurs de la France. Le sport a une fois encore permis de nous rassembler.
On peut être à la fois 100% français et 100% d’une autre nationalité. C’est aussi ce qui fait la richesse et la force de la France. Nos Bleus le rappellent chaque jour sur le terrain.
Bravo à l’équipe de France et respect aux Lions de l’Atlas pour leur incroyable parcours ! Tous derrière les Bleus et en route pour les demi-finale

> Je me réjouis d’annoncer l’octroi d’un prêt de l’AFD de 75 millions d’euros à la République libanaise, dans le cadre du Lebanon Emergency Assistance Project, programme de reconstruction cofinancé avec la Banque mondiale. Ce prêt financera en priorité la reconstruction d’infrastructures dans les zones touchées par le conflit en 2023 et 2024. Nous souhaitons ainsi renforcer les capacités de l’État libanais et apporter des solutions concrètes à la population. La France se tient résolument aux côtés du Liban.

> [Crise au Moyen-Orient] Ce qui compte ce n'est pas tellement la signature d'un accord mais c'est sa mise en œuvre et le respect des conditions.

> [Marine Le Pen] Moi ce que je vois c'est qu'il y a quand même une condamnation en deuxième instance avec une amende, une peine de prison et une inéligibilité qui n'est pas applicable parce qu'il y a un sursis.

> J'étais au Liban il y a une quinzaine de jours, je peux vous dire que là aussi, c'est un pays qui est meurtri.

 

Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Les EHPAD sont des acteurs clés du maintien à domicile.
Démonstration est faite avec l’EHPAD Lépine que j’ai visité à Versailles. La structure dispose d’une offre diversifiée, au service des parcours et des besoins des personnes âgées et de leurs proches aidants :
- Tiers-lieu ;
- Accueil de jour ;
- Hébergement temporaire et hébergement post hospitalisation ;
- Centre de ressource territorial ;
- Service autonomie à domicile ;
Et bientôt de l’habitat inclusif !
En période de fortes chaleurs, les équipes de l’établissement en lien avec l’ensemble des acteurs du territoire (élus, CCAS, acteurs du domicile, sécurité civile) ont permis l’accueil de jour comme de nuit des habitants dans la salle rafraîchie de l’établissement.
Un établissement ouvert sur son territoire et plate-forme de service.
C’est l’ambition portée par la Conférence nationale de l’autonomie et la priorité « Transformer les EHPAD en Maison France Autonomie ».

> « Qu’est-ce que le vieillissement? », « Préparer notre pays à la transition démographique » « Qui sont les vieux de 2026? ».
Autant de questions structurantes qui ont été posées lors du séminaire organisé hier au Ministère : « Vieillir, une chance pour soi et pour les autres ».
Cette journée a réuni des représentants de personnes âgées, chercheurs, philosophe, sociologue, porteurs d’initiatives locales, associations de luttes contre l’isolement social, étudiants, bénévoles.
Les échanges ont permis de croiser les regards et de faire émerger une conviction partagée : il n'y aura pas une réponse unique au vieillissement, mais des solutions adaptées à la diversité des vieillesses et des parcours de vie.
Plusieurs priorités ressortent :
- Le droit de décider pour et par soi-même : le lieu de vie, les soins, les horaires, les activités… ;
- La reconnaissance des aînés comme des citoyens engagés et dont l’utilité sociale est reconnue,
- L’importance des liens intergénérationnels, qui permettent de prévenir l’isolement et la perte d’autonomie tout en bâtissant une société du vivre ensemble ;
- Des services personnalisés, capables de s'adapter à l'avancée en âge.
Des échanges qui marquent une étape fondatrice de la Conférence nationale de l’autonomie qui aura lieu cet automne.
« L'un des privilèges de la vieillesse, c'est d'avoir, outre son âge, tous les âges », Victor Hugo.

> L’innovation technologique ouvre des perspectives inédites pour pour améliorer l'accessibilité du quotidien pour les personnes en situation de handicap, en apportant des solutions à des besoins réels du quotidien.
C’est dans cette perspective qu'a été organisé le forum « Innovation & Inclusion ».
Sous deux formats :
Un hackathon Vibe For All réunissant des étudiants, ingénieurs et des experts volontaires sur la thématique : IA au service de l’inclusion et du handicap dans la vie quotidienne. Bravo aux étudiantes et étudiants qui ont réussi à faire émerger des solutions concrètes répondant à des problématiques d’accessibilité, d’autonomie ou d’inclusion.
Une présentation des startups sélectionnées pour bénéficier de l’accompagnement sur-mesure de Handilab et qui portent des solutions innovantes dans des secteurs tels que :
- Mobilité inclusive et aménagement intelligent extérieur et intérieur ;
- Santé mentale, santé connectée et dispositifs médicaux ;
- Inclusion, inclusion numérique et accessibilité des services en ligne ;
- Innovation règlementaire et nouveaux services.
Un moment de rencontre inspirant entre innovation, étudiants, grandes écoles, chercheurs, entrepreneurs, entreprises, qui incarne concrètement l’inclusion « en actes ».

 

● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)

> Ouvrir un livre, c’est partir. Sans billet, sans bagage, sans destination certaine. Un livre, c’est bien plus qu’un compagnon de vacances. Il éveille la curiosité, enrichit le vocabulaire, nourrit l’esprit critique et ouvre les portes de l’imaginaire. Pour que la lecture accompagne les enfants pendant la période estivale, où qu’ils se trouvent, l’opération « Cet été, je lis ! » est allée aujourd’hui à leur rencontre.
À la gare de Lyon, avec la SNCF, pour glisser un livre dans les valises juste avant le grand départ
À la FNAC des Ternes, à Paris, avec des ateliers pensés pour stimuler l’imagination et donner envie de tourner les pages Tout au long de l’été, de nombreux partenaires se mobilisent pour inviter petits et grands à la lecture. Acteurs institutionnels, groupes privés, presse quotidienne régionale… Merci à toutes celles et ceux qui s’engagent pour faire vivre le plaisir de lire !

> Cette semaine, nous avons remis les prix du Concours général des lycées et des métiers : 146 lauréats, dans 50 disciplines et spécialités, sur plus de 23 000 candidats en France et à l’étranger ! Ce concours, né il y a près de trois siècles, récompense chaque année les meilleurs élèves et apprentis de première ou terminale générale, technologique ou professionnelle. Il est l’expression de ce que sait faire notre École : éveiller des vocations pour une discipline ou un métier, et transformer le talent des élèves en réussite grâce à leurs professeurs. Jeudi, venus de tout le territoire, en fonderie comme en latin, en physique-chimie comme en allemand, tous ont dit merci à leurs professeurs. Parce que l’excellence ne doit pas s’arrêter au lycée, j’ai décidé de créer, dès l’année prochaine, un Concours général du collège, pour reconnaître les talents et valoriser tous ces parcours singuliers. Il sera ouvert aux élèves de 3e, dans les collèges volontaires, partout, et il sera paritaire, autant de filles que de garçons parmi les candidats présentés. Le talent n’a pas d’âge et le Concours général évolue !

> Ravi d'avoir pu échanger hier avec mon homologue arménienne, Zhanna Andreasyan, ministre de l'Éducation, de la Science et des Sports. Sa venue à Paris a été l'occasion d'évoquer nos priorités éducatives respectives et les enjeux communs à nos deux pays, comme l’éducation au numérique, l’IA et la protection des enfants vis-à-vis des réseaux sociaux. Je la remercie pour la richesse de nos échanges et forme le vœu que la coopération entre la France et l’Arménie se poursuive !

> Le 11 novembre est le jour de la Victoire, de la Paix et de l’hommage à celles et ceux qui ont donné leur vie pour la France. Ce moment singulier de notre mémoire collective sera désormais commémoré dans nos écoles et établissements scolaires. C’est une date fondatrice. La faire vivre auprès de nos élèves, c’est leur transmettre notre histoire. Parce qu’il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va, et qu’il revient à l’École de construire, avec les jeunes générations, notre destin commun.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> 6 000 climatiseurs ont déjà été livrés et installés" dans les hôpitaux. "Le reste arrive au fur et à mesure en fonction de leurs besoins."

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> [Immigration] Les franchissements irréguliers continuent de diminuer en Europe. Le choix d’une politique de renforcement de nos instruments européens et de coopération avec les pays de transit et de départs. Nous obtenons des résultats: continuons.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Innocenté. Réhabilité. Élevé, par la loi, au grade de général de brigade. En cette première journée de commémoration nationale de la reconnaissance de l'innocence d'Alfred Dreyfus, la République honore un grand soldat, un patriote et un innocent. « La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. » Le combat de Zola demeure : face à la désinformation, face à l'antisémitisme, défendre la justice et la République.

> La confiance dans notre institution judiciaire se construit par l’écoute et par le dialogue. Au tribunal judiciaire de Versailles, avec les parlementaires des Yvelines, nous avons échangé en toute franchise avec les magistrats sur les difficultés qu'ils rencontrent et sur les nombreux défis auxquels ils font face. Moyens, délais, numérisation : tous ensemble nous sommes mobilisés pour améliorer le fonctionnement de la Justice.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
> Il y a un an, nous élevions, à titre posthume, Alfred Dreyfus au grade de général de brigade. Aujourd'hui a lieu la première journée nationale qui lui est consacrée : la République fait enfin honneur à ce héros français.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> L'eau est la condition de notre souveraineté alimentaire. Sans véritable politique de préservation des ressources en eau, il ne peut y avoir d'agriculture viable. La raréfaction de l'eau est déjà une réalité. Continuer à raisonner comme si cette ressource était infinie serait une faute. L'avenir de notre agriculture passe par une gestion durable, équilibrée et anticipée de l'eau.

 

Marie Lebec (députée)
> Les actifs participent déjà massivement au financement du modèle social français. Aucun nouveau coup de boutoir ne doit être porté à ceux qui contribuent à la natalité et préparent la France de demain. S’il doit y avoir un gel, il faut le chercher ailleurs, et je m’y efforcerai.

 

Anne Genetet (députée)
> L’IA entre dans nos résidences avec la promesse d’une sécurité renforcée : caméras connectées, détection de comportements… Mais jusqu’où accepter la surveillance ? Vie privée, libertés individuelles et protection des données doivent rester au cœur du débat.

 

Paul Midy (député)
> Une victoire pour nos commerçants ! Mon amendement sur les caméras augmentées à l’intelligence artificielle dans les commerces vient d’être adopté dans l’hémicycle ! Des objectifs concrets :
- soutenir nos commerçants face aux vols
- leur donner accès aux nouvelles technologies
- encourager une IA utile, responsable et encadrée Soutenir l’innovation et les nouvelles technologies, c’est aussi protéger l’économie de proximité !

 

Constance Le Grip (députée)
> L'Assemblée nationale examine cette semaine le projet de loi dit RIPOST, porté par le Ministre de l'Intérieur et visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens. Rodéos urbains sauvages, usage détourné du protoxyde d'azote, trafic de stupéfiants, usage des mortiers d'artifice comme arme contre nos forces de l'ordre, gigantesques rave-parties illégales : le texte renforce les moyens d'action des forces de l'ordre, des autorités administratives et de la justice contre ces pratiques dangereuses, et est directement inspiré des remontées de terrain, de la part notamment de très nombreux maires, partout en France.

 

● MoDem 
> Pendant 12 ans, Alfred Dreyfus a été accusé à tort parce qu’il était juif. Aujourd’hui, la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination doit continuer.

 

● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> La laïcité ne se proclame pas, elle se défend, se transmet et se fait vivre ! Le Premier ministre m’a confié, aux côtés du député Jérôme Guedj, une mission parlementaire sur la défense et la promotion de la laïcité. Je mesure pleinement la responsabilité qui est la nôtre.

 

► Autres 
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> On doit s'adapter au changement climatique à travers 3 points : adapter nos vies professionnelles, réorganiser nos services publics et installer des points de rafraîchissement dans les villes.

> L'État continue d'être un acteur central de l'aménagement du territoire. Il peut participer au financement des projets, parfois être décisionnaire. C'est, par exemple, le cas pour la ligne ferroviaire Lyon‑Turin ou le grand projet ferroviaire du Sud‑Ouest mené avec les collectivités. Mais nous n'avons pas trouvé de concept d'aménagement du territoire depuis la décentralisation et l'État a du mal à définir son rôle. Après avoir été très jacobin et avoir produit des concepts qui ont irrigué l'aménagement du territoire, comme les métropoles d'équilibre ou les villes nouvelles, il voit aujourd'hui son rôle percuté ‑ ce qui n'est pas forcément négatif ‑ du fait de la décentralisation et du poids des collectivités, notamment des régions, mais aussi par l'Union européenne dont les cofinancements sont de plus en plus importants pour boucler les tours de table. Dans ce contexte, son rôle n'a pas vraiment été réinventé. L'État doit réaffirmer son rôle dans l'aménagement du territoire.

> Nous avons aujourd'hui beaucoup de planification au sein de l'État sous forme de stratégies sectorielles, en matière de mobilités, de transition bas‑carbone, de santé environnementale... Mais nous avons un peu perdu ce qui faisait le sel et la valeur ajoutée du Plan : des arbitrages forts et un petit nombre de priorités. Nous avons beaucoup de plans ministériels mais plus de stratégie globale assumée. Quelles sont les trois ou quatre questions prioritaires pour les prochaines années ? Est‑ce que c'est de réaliser des grands projets ferroviaires pour compléter le réseau à grande vitesse ? Ou bien de développer des projets de mobilité de proximité ? Est‑ce que ce sont les enjeux démographiques ? De défense ? Nous devons choisir et afficher un petit nombre de priorités qui soient stables dans le temps, en assumant leurs impacts et leurs avantages. C'est la vertu de la planification à la française.

> L'aménagement du territoire ne peut pas se résumer à une juxtaposition de projets. Nous contribuons activement à la définition de cette stratégie qui sera sans doute la première du genre depuis deux ou trois décennies.

> C'est quelque chose qui est attendu par les collectivités. Je rencontre beaucoup d'élus qui me disent : «On attend l'État». Ils parlent parfois de financement ou d'ingénierie mais souvent aussi de stratégie, c'est‑à‑dire d'idées et de priorités. Or le seul qui peut regarder le territoire national à cinquante ans et se projeter, c'est l'État par définition. La différence, c'est que quand l'État faisait une carte d'aménagement du territoire en 1950, c'était quasiment prescriptif ; aujourd'hui, ce sera le début d'un débat. La stratégie qui était auparavant imposée sera proposée et débattue : c'est une évolution saine. Mais on ne peut pas réclamer toute la journée un État stratège puis s'indigner quand il propose une stratégie. Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas que l'État décide tout seul qu'on lui demande de ne plus réfléchir !

> Certains pays fonctionnent régulièrement avec des coalitions parlementaires et ont des stratégies pluriannuelles. Le Portugal, par exemple, adopte à chaque début de mandat une «loi des grandes options». On peut y voir une sorte de déclaration de politique générale mais écrite, beaucoup plus détaillée et qui tient lieu de cap et de feuille de route pour tout le mandat. C'est aussi ce que font les Allemands ou les Néerlandais via des accords de coalition. Rappelons‑nous aussi que la planification a été fondée sous la IVe République : les premiers plans étaient d'autant plus importants que le paysage politique était instable. Et ils ont en effet apporté une continuité dans l'action publique.

> Un plan devient toujours obsolète. Parfois, nous regardons nos travaux d'il y a cinq ou dix ans et nous nous apercevons que nous n'avions pas vu venir une crise ou un grand changement. Mais ces plans nous ont permis de réfléchir et de prendre des décisions : c'est l'intérêt d'avoir des priorités qui ne bougent pas tous les quatre matins. Il s'agit de garder une feuille de route dans un monde instable. Face à la situation économique et géopolitique, aux évolutions comme l'intelligence artificielle ou encore les nouveaux traitements de santé, nous avons d'autant plus besoin de plans et de caps. Nous observons d'ailleurs un retour à la mode de la planification un peu partout en Europe.

> [Priorités pour les années à venir] J'en vois notamment deux. Tout d'abord, un sujet qui irrigue toutes les politiques : la démographie. La France et l'Europe connaissent un choc démographique sans précédent. Le haut-commissariat a beaucoup travaillé sur ces sujets en faisant des propositions pour favoriser la natalité. Mais inverser la courbe ne se décrète pas. Notre pays doit donc affronter le choc et ouvrir le débat sur les trois seules réponses concrètes à ce décrochage durable : être plus productifs, travailler plus ou accepter et organiser une immigration économique. La deuxième priorité est la protection de notre industrie européenne, en particulier face à la concurrence chinoise. C'est un enjeu vital.

> Le rôle du Plan est triple. D'abord ‑ cela peut sembler anecdotique mais c'est très important ‑, remettre la notion d'aménagement du territoire dans le débat et le discours publics. Il faut assumer ces mots qui sonnent désuets ou vintage et réhabiliter l'aménagement du territoire lui‑même. Deuxièmement, se projeter dans le temps long. Nous avons lancé des travaux en ce sens, via une mission que nous surnommons «plan Freycinet du XXIe siècle» et que j'ai confiée à l'ancien préfet Michel Lalande. Le but est de penser la France à 2050 et à 2100, en ne se contentant pas de plans d'énergie ou de mobilité à quelques années. Quelles seront les infrastructures dont nous aurons besoin ? Comment vont vieillir les réseaux sous l'effet du changement climatique ? Aujourd'hui, il n'y a qu'au Plan que l'on peut avoir l'opportunité de faire cet exercice. Nous travaillons pour cela avec des acteurs à la fois publics et privés, d'EDF à Aéroports de Paris. Enfin, le Plan peut contribuer en produisant des travaux ponctuels et ciblés. Depuis un an, nous avons beaucoup renforcé l'activité et produit des travaux sur des sujets très variés, qui ont du sens au regard de l'actualité. Par exemple, le rapport Cadot, publié en janvier, contient 39 propositions pour simplifier et accélérer les grands projets sans sacrifier l'environnement. Ce rapport a eu un impact puisque des mesures de simplification prises récemment sont issues directement de notre travail, comme la suppression d'un degré de juridiction dans le contentieux environnemental de certains projets ou encore l'annonce par Emmanuel Macron de la "méthode Notre Dame" pour 150 projets prioritaires.

> Nous sommes un point de liaison entre plusieurs administrations aux expertises différentes. Nous devons surtout être une boîte à idées pour l'État. Cela ne veut pas dire imposer une décision : au contraire, je suis ravi que nos idées soient contestées et que l'on en débatte. Mais nous sommes pile dans notre mission si nous produisons quelque chose de précis et de documenté, qui apporte du grain à moudre pour le débat public. Il faut se lancer. Cela ne sert à rien de dire : «voici les différentes options, débrouillez‑vous». C'est par exemple ce que l'on vient de faire sur l'organisation du Grand Paris. En revanche, la mission qui était celle du Plan, c'est‑à‑dire de préparer une stratégie collective et de porter des arbitrages, n'est malheureusement plus la nôtre. Je plaide pour que nous le fassions de nouveau. D'ici 2027, nous allons reproposer une méthode précise de planification, sous la forme d'une stratégie publique arbitrée, priorisée, débattue et votée au Parlement.

 

Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Les réseaux sociaux façonnent la santé des ado depuis des contenus pourtant pensés comme ordinaires. Une étude de la Fondation April confirme l’urgence d’agir sur les algorithmes, pas seulement sur les usages.

> 120 ans après la réhabilitation d’Alfred Dreyfus, rendre hommage, c’est transmettre. Contre l’antisémitisme, la mémoire est une force.

> Face à l’économie de l’attention, nous devons redonner toute sa place à ce qui construit les apprentissages. L’écriture manuscrite n’est pas une nostalgie : c’est un levier de développement cognitif et de réussite scolaire.