dimanche 7 juin 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Pour que la mort d’une petite fille soit enfin le réveil de nos consciences


Une petite fille de 11 ans est morte.

Tuée par un prédateur sexuel.

Elle n’aurait pas dû.

Comme tous les enfants assassinés, violés, violentés, agressés physiquement ou détruits psychologiquement par la haine, la violence et les pulsions sexuelles dérangées.

Rendons avec dignité et respect un adieu à Lyhanna et faisons de sa disparition le point de bascule qui va enfin permettre une réponse de la société à la hauteur de toutes les atteintes intolérables et révoltantes à l’égard des enfants.

Les médias mais aussi les politiques et, surtout, les citoyens ont décidé d’en faire un événement transcendant, ce qui peut permettre enfin une vraie prise de conscience collective de long terme sur la condition enfantine et non pas seulement épidermique même si on peut regretter que certaines réactions ne soient malheureusement pas toujours dénuées d’arrière-pensées qui n’ont rien à voir avec la mort d’une enfant et l’importance de l’enjeu.

Et comme on pouvait le prévoir la récupération politicienne notamment par LFI et le RN a commencé avec une instrumentalisation méprisable au regard de cette disparition.

Du côté des défenseurs intransigeants des enfants, il faut affirmer qu’au-delà des éventuels dysfonctionnements ou fautes vis-à-vis de l’auteur de la mort de Lyhanna, nous sommes tous concernés.

Non pas seulement dans notre indignation et notre désespoir qui montre notre émotion mais pour agir face à la cause à défendre, celle de la sécurité et le bien-être des enfants.

Car les dysfonctionnements et les fautes s’ils sont avérés sont avant tout ceux de la société, donc des nôtres, de vous et de moi.

Si la société était faite à hauteur d’enfant, ici en France mais aussi dans le monde, ça se saurait.

Si nous acceptions le coût matériel mais aussi sociétal d’une vraie protection de l’enfance, nous n’en serions pas à pleurer la mort d’une enfant de 11 ans.

Tant que nous refuserons de prendre soin comme il faut de l’enfance, celle-ci continuera d’être en danger que ce soit face à de monstrueux prédateurs mais aussi face à l’inadaptation des sociétés à l’enfance.

Alors ne laissons pas retomber l’émotion et faisons-en une motivation pour que, tous ensemble, nous faisions en sorte de créer un environnement où de tels drames ne soient plus possible.

Et espérons que la cause des enfants sera au centre de la campagne présidentielle.

En la mémoire de Lyhanna et de tous les autres enfants victimes.