Voici une sélection, ce 16 avril 2026, des derniers
propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans
l’Union européenne et dans le monde.
● Argentine
♦ Propuesta Republicana
> Nous sommes prêts pour la prochaine étape
Nous avons réuni le Conseil d'administration et l'Assemblée de PRO Buenos
Aires, ainsi que des maires, des législateurs et des responsables de toute la
province, afin de poursuivre notre travail vers un objectif clair :
transformer la province et améliorer la vie de ses habitants. Car si la
province ne change pas, l'Argentine ne changera pas. Nous avons de
l'expérience, nous avons fait nos preuves et nous savons comment obtenir des
résultats. Nous sommes prêts pour la prochaine étape : transformer la
province de Buenos Aires.
● Bolivie
♦ Gouvernement
Rodrigo Paz (président)
> Conscient de l'importance des besoins de notre nation, j'ai ordonné la
rénovation du terminal présidentiel de l'aéroport international de Viru Viru,
afin qu'il soit accessible à tous les passagers. Nous transformerons cet espace
exclusif en une nouvelle zone opérationnelle qui éliminera les files d'attente
et fluidifiera le parcours des voyageurs à Santa Cruz. Moins de privilèges,
plus d'efficacité pour que la Bolivie continue de prospérer.
> À Agropecruz, grâce à la qualité exceptionnelle
de nos lignées et au travail acharné de nos éleveurs, nous avons promulgué des
lois contre le vol de bétail et renforcé les petites et moyennes exploitations.
En luttant fermement contre la criminalité et en facilitant l'accès au crédit
rural, nous veillons à ce que les fruits de leur labeur – la viande, le lait et
les céréales qui nourrissent les familles boliviennes – soient protégés et
soutenus financièrement. Ce pays ne se résume pas à des étiquettes politiques ;
il appartient à ceux qui se lèvent tôt pour investir, produire et faire
prospérer. Ensemble, nous bâtissons le développement de notre nation !
> La Bolivie possède tous les atouts nécessaires
pour créer de la richesse, et il est temps de libérer ce potentiel. Lors du
Sommet ferroviaire de Santa Cruz, nous avons réaffirmé que l'intégration
ferroviaire n'est pas qu'une simple infrastructure ; c'est le moteur de
l'unification des régions, de la connexion des océans et de la lutte contre la
pauvreté structurelle. Ce projet dynamisera l'économie en réduisant les coûts
logistiques et en créant des milliers d'emplois décents. Nous promouvons des mesures
législatives essentielles pour garantir la sécurité juridique des
investissements et consolider une Bolivie forte, compétitive et intégrée.
> Tout comme nous avons fourni à INLASA du matériel
de laboratoire pour un investissement de plus de 2,7 millions de dollars, nous
distribuons aujourd'hui 1 116 équipements de haute technologie afin
d'améliorer les capacités de diagnostic dans les centres de soins de santé
primaires et secondaires du pays. Cette initiative représente un investissement
national de près de 4 millions de dollars, financé par la BID. Ces équipements
modernes permettront un traitement des échantillons plus rapide et plus précis,
garantissant ainsi des soins plus dignes et plus rapides à la population, et en
particulier aux enfants.
● Brésil
♦ União Brasil
Antonio Rueda (président)
> En présentant une candidature consensuelle pour la TCU (Cour fédérale des
comptes brésilienne), le centre démocratique a fait preuve aujourd'hui de
maturité et de responsabilité institutionnelle.
Je remercie le président du parti PL, Valdemar Costa Neto, et le sénateur
Flávio Bolsonaro pour leur leadership et leur capacité à coordonner tout au
long de ce processus.
Je tiens à exprimer mon admiration pour la députée Soraya Santos qui, avec
grandeur d'âme, patriotisme et sens civique, a pris la décision de retirer sa
candidature en faveur de l'unité autour de celle d'Elmar Nascimento.
Le Brésil a besoin de ponts, pas de divisions. Ceci est également essentiel
dans le choix des institutions qui soutiennent les piliers de la
démocratie : le contrôle, l’efficacité, la transparence et l’intégrité de
l’État. Nous avançons ensemble, avec responsabilité et engagement envers le
pays.
> Depuis cinq semaines consécutives, le marché
revoit à la hausse ses prévisions d'inflation au Brésil. Il ne s'agit pas d'un
cas isolé. C'est une tendance.
Et cette tendance se poursuit. Les projections continuent d'être revues à la
hausse.
> Fortaleza a été le théâtre aujourd'hui d'une
autre action importante d'União Brasil. L'investiture de Claudio Roberto à la
présidence du conseil municipal n'est pas un geste isolé. Elle s'inscrit dans
un processus plus vaste : renforcer le leadership, structurer le parti sur
le terrain et préparer l'avenir de manière responsable. Nous continuons
d'étendre notre présence en nous appuyant sur des personnalités qui connaissent
le terrain, ont fait leurs preuves et sont capables d'obtenir des résultats. La
politique se construit ainsi : avec clarté, cohérence et vision à long
terme.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> Nous réduisons les taxes sur l’essence partout au Canada. (…) Nous
suspendons la taxe d'accise fédérale sur l'essence et le diesel partout au
Canada. À partir de lundi prochain, vous économiserez ainsi jusqu'à 10 cents
par litre du 20 avril jusqu'à la fête du Travail. Nous vous offrons un réel
répit, à vous et à votre famille, grâce à la réduction des coûts du carburant à
la pompe.
> Nous bâtissons une économie canadienne plus
forte, plus résiliente et plus indépendante. Parallèlement, nous réduisons vos
impôts, réduisons le prix de votre propriété et vous donnons un répit à la
pompe. Nous ne pouvons pas contrôler ce que font les autres pays. Nous nous
concentrons sur ce que nous pouvons contrôler : bâtir un Canada fort pour
tous.
> La solidarité, l’inclusivité et l’égalité. Voici
les valeurs de notre Parti libéral.
> Si nous restons unis tous ensembles, notre pays sortira
plus fort et plus juste.
> Nous nous efforçons toujours de rendre le Canada
meilleur.
> Bâtir une économie canadienne forte signifie
construire grand et construire vite.
> Le Canada et la Finlande sont des partenaires
solides, et nous renforçons notre coopération afin de protéger notre Arctique,
de défendre notre souveraineté et de bâtir des économies plus fortes pour tous
dans nos deux pays.
> Avec les provinces, les territoires et les
villes, nous bâtissons les infrastructures dont les gens ont besoin, qu’il
s’agisse d’hôpitaux, de lignes de transport, de ponts ou de centres
communautaires. Nous bâtissons des communautés fortes et un Canada fort pour
tous.
> À
l’occasion de Yom HaShoah, que l’on appelle également le Jour commémoratif de
l’Holocauste, nous nous souvenons des six millions d’hommes, de femmes et
d’enfants juifs que le régime nazi a assassinés de manière systématique et
insensée dans l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité.
Nous rendons également hommage aux héros qui ont lutté contre les horreurs de
l’Holocauste.
L’Holocauste a montré à l’humanité les horribles
conséquences de l’ignorance, de la haine et de la complicité. C’est un rappel
que le fait de détourner le regard n’est pas un geste passif, mais un acte de
trahison. À l’heure où la communauté juive fait face à une résurgence de
l’antisémitisme au pays et dans le monde entier, notre gouvernement a agi en
déposant la Loi visant à lutter contre la haine. Cette mesure
législative propose d’ériger en infraction criminelle le fait d’entraver, de
manière intentionnelle et délibérée, l’accès aux lieux de culte, aux écoles et
aux centres communautaires religieux ou culturels.
Il incombe à chacun de nous de confronter
l’antisémitisme, et cette responsabilité est d’abord un devoir de mémoire. Nous
exerçons ce devoir en restant vigilants, pour que l’expression “Plus jamais”
garde toujours son sens. Nous avons aussi le devoir de nous délivrer de
l’intimidation et de la haine. Notre objectif est la transcendance : une
société où le peuple juif et toute la population canadienne peuvent vivre sous
le signe de l’ouverture, de la liberté et de la sécurité.
> Félicitations à Peter Magyar pour cette victoire
électorale décisive en Hongrie. Le peuple hongrois a choisi une nouvelle voie.
Nous travaillerons avec vous et nos alliés européens pour resserrer notre
coopération au chapitre du commerce, de la défense et de la sécurité.
> Le Parti libéral a accompli tant de choses pour les
Canadiennes et Canadiens, en grande partie grâce aux personnes qui siègent au
sein de notre conseil d'administration et de nos commissions. Elles défendent
les politiques et les enjeux qui comptent pour la base et veillent à ce que
notre parti reste une force solide et efficace au sein de la démocratie
canadienne.
> La nature est au cœur de l’identité du Canada. Nous
devons la protéger.
> Aujourd’hui, nous rendons hommage aux Canadiens et aux
Alliés qui ont pris part à la bataille de la crête de Vimy. À ceux qui ont
influencé le cours de l’histoire de façon positive. La paix, la liberté
et la démocratie ne sont jamais garanties. Des femmes et des hommes de courage
se sont battus pour elles et les ont défendues, bon nombre jusqu’au sacrifice
ultime.
● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)
> L'ordre commercial mondial se trouve à un tournant, dans un contexte de
déclin du libre-échange et d'intensification des risques géopolitiques. Pour un
pays comme le nôtre avec une forte dépendance à la manufacture, nous devons
entreprendre des innovations audacieuses et transformatrices en mettant en jeu
l'avenir du pays. (…) Nous devons innover les capacités manufacturières des
régions périphériques, établir un écosystème de fabrication basé sur
l'intelligence artificielle (IA) et installer un fonds souverain à la coréenne.
> La république de Corée s'est désormais hissée au
rang de nation de premier plan qui attire l'attention du monde entier. Elle a
la responsabilité légitime de ne pas oublier les valeurs universelles, telles
que la paix dans le monde, le respect des normes internationales et la
protection des droits humains.
● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement
Alassane Ouattara (président de la république)
> Le Conseil des Ministres que
j’ai présidé, ce mercredi, a adopté la création du Fonds Souverain Stratégique
pour le Développement de la Côte d’Ivoire (FSD-CI). Avec ce Fonds, notre pays
se dote d'un outil moderne, ambitieux et efficace qui permettra de gérer avec
rigueur et transparence, nos ressources minières, énergétiques et agricoles. Il
permettra de financer des projets structurants, notamment dans les
infrastructures, de mieux protéger notre économie face aux chocs extérieurs et
de constituer une épargne pour les générations futures. Ensemble, continuons de
bâtir une Grande Côte d’Ivoire, ambitieuse et solidaire !
> Avec Louise
Mushikiwabo, nous avons fait le point sur notre coopération et les préparatifs
du Sommet de la Francophonie prévu en novembre au Cambodge. Nous partageons une
même conviction : renforcer la solidarité et l’action collective au service de
la paix.
● Equateur
♦ Gouvernement
Daniel Noboa Azin (président de la république)
> Malheureusement, aucun accord n'est possible avec ceux qui ne partagent
pas le même engagement dans la lutte contre le narcoterrorisme. Depuis la mise
en œuvre de cette mesure, les morts violentes à la frontière nord ont diminué
de 33 %. À l'avenir, nous pourrons aborder cette question avec un gouvernement
véritablement engagé dans la lutte contre la criminalité et le trafic de
stupéfiants.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> Donald Trump nous a entraînés
dans cette guerre coûteuse et inconsidérée, sans plan, sans objectifs clairs
qu'il aurait communiqués au peuple américain, et sans stratégie de sortie.
Résultat : la situation est catastrophique et nous avons dépensé des
milliards de dollars en bombardements au Moyen-Orient, sous l'impulsion d'une
administration et d'un président qui refusent de débourser un centime pour
améliorer le coût de la vie aux Américains. Il n'est donc pas
surprenant que cette guerre soit profondément impopulaire dans tout le pays. Le
véritable problème, compte tenu de la situation actuelle, est l'absence de
changement de régime, objectif pourtant présenté par l'administration Trump. Le
matériel nucléaire est toujours en possession de l'Iran. Cet objectif,
soi-disant atteint, n'a donc pas été réalisé. L'Iran contrôle désormais le
détroit d'Ormuz. Conséquence directe de cette guerre inconsidérée
menée par Donald Trump : les prix de l'essence ont explosé.
> Nous devons
mettre fin à cette guerre inconsidérée et délibérée, pour laquelle Donald Trump
n'a jamais sollicité l'autorisation du Congrès et, plus important encore, sans
jamais en avoir présenté les arguments au peuple américain.
> Le coût de la vie
a augmenté. Le prix de l'essence dépasse désormais les 4 dollars le gallon dans
tout le pays, alors même que Donald Trump n'était pas parvenu à faire baisser
les prix.
> Ce président
s'est davantage préoccupé de publier des messages délirants le dimanche de
Pâques, puis d'attaquer le pape, comble de l'ironie, et enfin de diffuser des
images représentant Donald J. Trump en Jésus-Christ. Si ça, ce n'est pas du
blasphème, alors je ne sais pas ce que c'est.
> Le problème,
c'est que la classe ouvrière, elle, ne s'en sort pas. Or, Donald Trump avait
promis de se concentrer sur l'amélioration du coût de la vie pour les
Américains de la classe ouvrière. Et à cet égard, tout indique qu'il a échoué.
> Nous traversons
une période difficile, entourés de personnes hostiles, mais nous devons
persévérer. Ce président a trahi le peuple américain de multiples façons.
Il refuse de dépenser le moindre sou pour améliorer le coût de la vie, mais
dépense des milliards pour bombarder le Moyen-Orient dans le cadre d'une guerre
inconsidérée. Il a trahi le peuple américain. Il avait promis de faire baisser
le coût de la vie dès son premier jour de mandat. Or, nous savons que le coût
de la vie n'a pas baissé, il a augmenté. Le logement, les soins de santé,
les factures d'énergie et d'essence s'envolent à cause de cette guerre
inconsidérée. Le prix des denrées alimentaires est hors de contrôle. Le coût de
la vie est devenu incontrôlable aux États-Unis d'Amérique.
Nous sommes déterminés à bâtir un pays où, lorsqu'on travaille dur et
qu'on respecte les règles, on peut vivre confortablement, une vie de qualité,
une vie abordable : un emploi bien rémunéré, un logement décent, des
soins de santé de qualité, une bonne éducation pour ses enfants et, au final,
une retraite confortable. C'est ce à quoi nous nous efforçons de parvenir. Et,
au fait, cette retraite confortable implique de veiller à ce que ces
extrémistes ne touchent jamais à votre sécurité sociale ni à votre assurance
maladie. Travaillez dur, respectez les règles, vivez pleinement.
> Nous traversons
une période difficile à l'approche de notre 250e anniversaire. Il est légitime
que nous nous demandions tous : « Qu'est-ce qui fait de l'Amérique
l'Amérique ? » C'est une question essentielle que nous devons nous
poser, car les extrémistes ont une vision très différente de l'avenir du pays.
Nous voulons faire progresser le pays. Les extrémistes tentent de faire reculer
le pays. Nous travaillons sans relâche pour rassembler les Américains. Les
extrémistes font tout leur possible pour nous diviser. Nous croyons en la
vérité et à la réconciliation. Les extrémistes veulent effacer notre histoire.
Mais soyons clairs : l’histoire des Noirs fait partie intégrante de
l’histoire américaine. Nous ne les laisserons jamais l’effacer.
Nous sommes là depuis 1619, bien avant que l’Amérique ne devienne l’Amérique.
Et nous ne partirons pas. Ni maintenant, ni jamais. Peu importe les manœuvres
de ces extrémistes qui s’attaquent sans relâche aux droits civiques, au droit
de vote, et surtout à la diversité, à l’équité et à l’inclusion. Nous ne
laisserons pas ces extrémistes mentir au peuple américain en toute impunité.
Ils prétendent que la diversité, l’égalité et l’inclusion sont des valeurs
étrangères. Ce ne sont pas des valeurs étrangères, ce sont des valeurs
américaines.
Vérifions les faits. La devise de ce grand pays, E Pluribus Unum. C'est la
devise de ce grand pays. De plusieurs, un. C'est la diversité. L'un des
amendements constitutionnels les plus importants de ce pays, un amendement de
la Reconstruction, le 14e amendement à la Constitution des États-Unis, contient
la clause d'égale protection. Et la clause d'égale protection du 14e amendement
promet une protection égale devant la loi. C'est l'équité. Et partout dans ce
pays, d'un océan à l'autre, au pays de la liberté et de la patrie des braves,
lorsque les gens récitent le serment d'allégeance, ils jurent fidélité au
drapeau des États-Unis d'Amérique et à la République qu'il représente, une
nation sous l'égide de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour
tous. C'est l'inclusion. Alors, diversité, équité et inclusion, nous enseignons
quelque chose aux extrémistes. Ce ne sont pas des valeurs étrangères. Ce sont
des valeurs américaines. Et lorsque vous attaquez la diversité, l'équité et
l'inclusion, vous attaquez les États-Unis d'Amérique.
> Notre promesse,
en tant que démocrates de la Chambre des représentants, est de travailler sans
relâche pour réduire le coût de la vie, réformer notre système de santé
défaillant, éradiquer la corruption, reprendre le contrôle de l'ICE, mettre fin
à cette guerre d'évitement coûteuse, irresponsable et vouée à l'échec en Iran,
et veiller à protéger les acquis pour lesquels nos héros ont tant œuvré,
génération après génération.
> [Discours à la Chambre des représentants] Nous sommes
ici à la Chambre des représentants pour débattre de cette résolution que les
Républicains ont présentée le jour de la déclaration d'impôts, pour se
glorifier. C'est extraordinaire. J'en ai vu des choses pendant mes plus de
dix ans au Congrès des États-Unis. Je n'ai jamais vu de résolution présentée
par des membres du Congrès, et encore moins par un parti, le Parti républicain,
pour se féliciter d'une loi qui a nui au peuple américain. Mais quand on
fréquente cette ville assez longtemps, on finit par tout voir. Je suis donc
perplexe face à la résolution H. Res 1156, car son premier article stipule : «
Considérant que le 4 juillet 2025, le Président a signé la loi publique 119-21,
communément appelée "Réductions d'impôt pour les familles travailleuses".
» Communément appelée par qui ? Soyons clairs avec le peuple américain : les
Républicains ont inventé ce nom. Pourquoi ? Parce que le nom officiel de la
loi, la loi publique 119-21, est la "Belle et Grande Loi". Ce texte
est profondément impopulaire auprès des Américains, qui savent qu'il a été un
désastre.
J'ai du respect pour le président de la commission des voies et moyens. Il l'a
récemment qualifié de « projet de loi miraculeux ». Je ne suis pas
sûr que vous ayez le droit de faire cela, Monsieur le Président. Donald Trump a
clairement indiqué qu'il fallait abandonner ce nom qu'il a lui-même donné.
Pourquoi ? Parce que les Américains comprennent que ce texte a été un
désastre. Et les Américains savent que cette résolution ne vaut rien. Elle est
inutile. Elle n'a aucune valeur juridique et ne tient en rien les promesses
faites par Donald Trump aux Américains, lorsqu'il a affirmé, dès le premier
jour de sa présidence, qu'il allait réduire les coûts. Mais ici, en
Amérique, Monsieur le Président, les coûts n'ont pas baissé. Ils ont augmenté à
cause des décisions prises par Donald Trump et les Républicains, décisions qui
ont nui aux Américains. Les droits de douane imposés par Trump ont coûté aux
Américains des milliers de dollars de dépenses supplémentaires chaque année.
C'est une décision délibérée visant à nuire aux Américains.
Monsieur le Président, les
Républicains ont refusé de prolonger les crédits d'impôt de l'Affordable Care
Act. Conséquence directe de cette décision : plus de 20 millions
d'Américains subissent une hausse spectaculaire de leurs primes d'assurance
maladie, atteignant parfois plus de 1 000 dollars par mois. Il s'agit
d'une décision délibérée des Républicains visant à augmenter les coûts.
Parallèlement, une guerre irresponsable fait rage au Moyen-Orient. Plus d'une
douzaine de héros américains ont déjà perdu la vie. Des centaines ont été
grièvement blessés. Des milliards de dollars des contribuables sont dépensés
chaque jour pour bombarder le Moyen-Orient, et pourtant, les Républicains
refusent de débourser un centime pour améliorer le coût de la vie pour les Américains.
En réalité, cette guerre irresponsable, cette guerre menée par Trump et
les Républicains au Moyen-Orient, a fait exploser les prix de l'essence partout
aux États-Unis. Plus de quatre dollars le gallon, soit la plus forte hausse
mensuelle depuis plus de 60 ans. Voilà ce que les Républicains ont fait au
peuple américain. Face à un tel échec politique et au désastre que
représente cette loi controversée, nous nous retrouvons avec cette résolution
qui ne vaut pas le papier sur lequel elle est écrite. Elle ne mentionne même
pas le nom de la loi adoptée. Pourquoi ? Parce que les Républicains
tentent de dissimuler les dégâts causés au peuple américain. Permettez-moi
d'évoquer brièvement cinq aspects de cette loi controversée qui ont engendré de
réels préjudices.
Premièrement, cette loi a imposé la plus importante réduction des dépenses
de Medicaid de l'histoire américaine, une coupe de près de mille milliards de
dollars. De ce fait, près de 14 millions d'Américains risquent de perdre leur
assurance maladie à cause de cette loi que les Républicains célèbrent
aujourd'hui à la Chambre. Et à cause de cette réduction drastique du
budget de Medicaid, la plus importante de l'histoire, les hôpitaux, les maisons
de retraite et les centres de santé communautaires risquent de fermer leurs
portes dans tout le pays, y compris dans les zones rurales, en raison de la loi
que les Républicains célèbrent aujourd'hui ici même, bien qu'ils évitent
soigneusement d'en prononcer le nom, tant elle est catastrophique.
Le deuxième problème de cette loi, que les Républicains célèbrent
aujourd'hui , réside dans les coupes budgétaires qu'elle a subies : «
Monsieur le Président, les Républicains ont amputé de 186 milliards de dollars
l'aide alimentaire, la plus importante réduction jamais enregistrée pour le
programme SNAP, privant littéralement de nourriture des enfants, des personnes
âgées et des anciens combattants affamés. » Et maintenant, mes collègues
républicains osent venir ici avec cette résolution et s'en réjouir ?
Un troisième problème, parmi tant d'autres, avec ce projet de loi, est qu'après
avoir réduit Medicaid, privé les Américains de soins de santé et privé de
nourriture des enfants, des personnes âgées et des anciens combattants
affamés, 75 milliards de dollars de l'argent des contribuables ont été mis
de côté dans une caisse noire pour permettre à l'ICE de brutaliser, voire de
tuer, des citoyens américains. Cette caisse noire de 75 milliards de
dollars pour l'ICE est incluse dans ce projet de loi scandaleux que les
Républicains célèbrent aujourd'hui au Parlement. Des préjudices sont
activement causés au peuple américain, notamment la mort de deux citoyens
américains, Renee Nicole Good et Alex Pretti, assassinés de sang-froid.
Le quatrième problème de ce projet de
loi, le jour de la déclaration d'impôts, est que ses bénéficiaires – tous
les économistes qui l'ont étudié savent qu'il profite de manière écrasante et
disproportionnée aux riches, aux nantis et aux personnes influentes. En fait,
le peuple américain le sait , raison pour laquelle cette résolution ne
mentionne même pas le nom officiel du projet de loi : les Républicains
s'en détournent. En résumé, Medicaid et l'aide alimentaire ont été
réduits, l'ICE a reçu une caisse noire de 75 milliards de dollars et les
donateurs milliardaires du Parti républicain ont bénéficié d'allégements
fiscaux massifs dont ils n'avaient ni besoin ni droit, dans un contexte où les
familles ouvrières, les Américains ordinaires, les Américains de la classe
moyenne et les Américains de la classe ouvrière peinent à joindre les deux
bouts, ne peuvent pas prospérer et survivent à peine. Et pourtant,
qu'a-t-on fait avec ce projet de loi scandaleux que les Républicains célèbrent
aujourd'hui à la Chambre ? Des allégements fiscaux massifs pour les
donateurs milliardaires républicains. Ne pas rendre la vie plus abordable pour
les Américains, car ces derniers savent qu'elle est devenue plus chère, et non
moins, sous la présidence de Donald Trump et les politiques républicaines
désastreuses.
Cinquième problème, parmi tant d'autres : Monsieur le Président, les
Républicains se sont présentés pendant des années comme le parti de la rigueur
budgétaire. Or, il s'agit là de l'une des lois les plus irresponsables sur
le plan budgétaire – dont on se réjouit aujourd'hui à la Chambre – jamais
adoptée par le Congrès des États-Unis, depuis 1789. Une loi qui a augmenté
la dette de plus de 4 000 milliards de dollars pour financer une caisse
noire de 75 milliards de dollars pour l'ICE, réduire le budget de Medicaid,
priver des enfants de nourriture et subventionner le train de vie des riches et
des profiteurs. Il n'y a pas lieu de s'en réjouir aujourd'hui.
Je remercie donc mon collègue Mike
Thompson, ainsi que les distingués membres de la Commission des voies et
moyens, d'avoir communiqué la vérité au peuple américain. Nous nous opposerons
à cette résolution, une résolution qui ne vaut rien, qui n'a même pas force de
loi, car, en tant que démocrates, nous sommes déterminés à résoudre
concrètement les problèmes des Américains, à améliorer leur coût de la vie, à
mettre fin à cette guerre inconsidérée au Moyen-Orient qui a fait exploser les
prix de l'essence, à réformer notre système de santé défaillant, à annuler les
coupes budgétaires dans Medicaid incluses dans ce projet de loi controversé, à
prolonger les crédits d'impôt de l'Affordable Care Act et à nous engager à agir
concrètement – à légiférer, et non à pontifier – à légiférer de manière à
améliorer la vie des Américains. Je vous cède la parole.
> En ce jour de Yom
HaShoah, nous commémorons les victimes des crimes contre l'humanité d'une
horreur sans pareille perpétrés par les nazis et honorons la mémoire des six
millions de Juifs qui ont perdu la vie. Nous sommes solidaires de nos frères et
sœurs juifs dans la lutte urgente contre l'antisémitisme.
> JD Vance est la
cible de moqueries à travers le monde. 1. L'accord de paix qu'il a tenté de
négocier avec l'Iran a échoué. 2. Son candidat, Viktor Orbán, a subi une
défaite cuisante en Hongrie. 3. Le pape Léon XIII critique sévèrement
l'administration Trump. Une semaine catastrophique pour cet homme et les
extrémistes.
> Donald Trump a
honteusement attaqué Sa Sainteté le pape Léon XIV. Les croyants ne vénéreront
jamais un aspirant roi. Nous vénérons un Dieu tout-puissant.
> Le dirigeant
d'extrême droite autoritaire Viktor Orbán a perdu les élections. Les courtisans
de Trump et les extrémistes MAGA au Congrès seront les prochains sur la liste
en novembre. L'hiver approche.
Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au
Sénat)
> Donald Trump est furieux que ses propres politiques aient fait grimper les
prix et détruit des emplois, mais au lieu d'assumer ses erreurs, il cherche un
bouc émissaire, provoquant ainsi encore plus de chaos dans l'économie.
> En privé ? Les Républicains sont terrifiés
par la guerre de Trump. En public ? Silence radio. En réalité, les
Républicains viennent de voter contre notre résolution sur les pouvoirs de
guerre visant à mettre fin à la guerre de Trump contre l’Iran. @SenateDems
continueront à exiger ces votes et à mettre les Républicains face à leurs
responsabilités : soutenez-nous et mettez fin à la guerre, ou cédez à
Trump et laissez-la se poursuivre.
> Trump avait promis des allégements fiscaux. Mais
la hausse des coûts liée à sa guerre en Iran et l'augmentation des droits de
douane qu'il a imposés ont annulé tout remboursement d'impôt supplémentaire que
les Américains pouvaient espérer cette année.
> Le Parti républicain a renoncé à convaincre
l'électorat par des résultats concrets ; il tente désormais de le modifier
avec sa loi SAVE. Cette loi radierait des millions de citoyens américains des
listes électorales. Elle compliquerait le vote des femmes mariées. Elle
supprimerait l'inscription en ligne, par courrier et auprès des services
d'immatriculation des véhicules. La seule chose que les Républicains cherchent
à sauver lors des prochaines élections, c'est leur propre survie.
> Trump entraîne nos troupes dans un véritable
champ de mines à l'étranger et les familles américaines dans un véritable champ
de mines économique ici même. Ce n'est pas l'«Opération Fureur Épique».
Appelons la politique iranienne de Trump par son vrai nom : l'Opération Échec
Épique.
> Aujourd'hui, jour de Yom HaShoah, nous
commémorons les six millions de Juifs et les innombrables autres victimes de la
Shoah. Nous renouvelons notre engagement solennel : plus jamais ça. Cette
responsabilité nous incombe à tous. Nous devons nous souvenir comment la Shoah
a eu lieu, comment trop de personnes sont restées silencieuses face au mal, et
comment la mort de la démocratie en Europe a permis la disparition de six
millions de Juifs. Le fascisme et l'antisémitisme ont la même origine. Le seul
antidote est de dénoncer et de condamner l'antisémitisme partout où il se
manifeste.
> Point sur l'échec cuisant de l'opération
Trump : Détroit d'Ormuz : chaos total Régime iranien : toujours
en place Prix de l'essence : au plus haut depuis des années Ambitions
nucléaires de l'Iran : inchangées Crédibilité internationale des
États-Unis : dégradée Il faut mettre fin à cette guerre immédiatement
avant que Donald Trump n'aggrave encore la situation.
> L'administration la plus corrompue et hypocrite
de l'histoire de notre pays. Les Américains perdent leur emploi et paient plus
cher que jamais les produits de consommation courante à cause des droits de
douane destructeurs de Trump. Et figurez-vous que pour éviter ces droits de
douane, il suffit d'être une entreprise étrangère et de faire un don en nature
de 37 millions de dollars à la résidence de Trump. L'Amérique d'abord !
Kamala Harris (ancienne vice-présidente des
Etats-Unis)
> Ici, en Caroline du Nord, et partout aux États-Unis, le prix de l'essence
est exorbitant. C'est la conséquence directe de la guerre menée par Donald
Trump en Iran, et c'est le peuple américain qui en paie le prix.
> Sous l'administration actuelle, les initiatives
en faveur de la santé maternelle des femmes noires et la recherche sur la santé
des femmes sont menacées. À l'occasion de la Semaine de la santé maternelle des
femmes noires, nous reconnaissons que le combat continue pour garantir la santé
et la sécurité de toutes les femmes de ce pays.
> Le président des États-Unis menace de commettre
des crimes de guerre et d'anéantir une civilisation entière, simplement parce
qu'il a déclenché une guerre désastreuse de son propre chef, sans plan ni
stratégie pour y mettre fin. C'est abominable, et le peuple américain s'y
oppose fermement. L'inconscience de Trump met inutilement en danger nos
courageux soldats, nuit au prestige international des États-Unis et rend la vie
encore plus inabordable pour les Américains. Nous devons tous nous opposer à
cela et refuser de financer cette guerre illégale et délibérée.
Barack Obama (ancien président des Etats-Unis)
> La victoire de l'opposition en Hongrie hier, à l'instar des élections
polonaises de 2023, est une victoire pour la démocratie, non seulement en
Europe, mais dans le monde entier. Elle témoigne surtout de la résilience et de
la détermination du peuple hongrois et nous rappelle à tous l'importance de
poursuivre nos efforts pour la justice, l'égalité et l'État de droit.
> Ce que les astronautes d'Artemis II ont accompli
ces dix derniers jours témoigne de leur courage. Le fait qu'ils se soient
éloignés de la Terre plus que quiconque auparavant, qu'ils soient rentrés dans
notre atmosphère à plus de 38 600 km/h et qu'ils aient amerri en toute
sécurité est une preuve de l'ingéniosité humaine. Merci à toute l'équipe de la NASA
d'avoir rendu cette mission possible et de nous avoir permis de partager cette
aventure.
Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat)
> [Opinion: Comment améliorer l'accessibilité financière
Le nouveau budget du président Trump prévoit 1 500 milliards de dollars
pour la défense et des coupes drastiques dans les programmes d'aide aux
familles confrontées à la hausse du coût de la vie. « Nous sommes en
guerre. Nous n'avons pas le temps de financer les services de garde
d'enfants », a-t-il déclaré lors d'un déjeuner privé à l'occasion de
Pâques.
Cela n'a rien d'étonnant de la part d'un président qui a qualifié la crise du
logement aux États-Unis de « canular » et d'« arnaque ». Pour la plupart des
parents, la situation est pourtant bien réelle. Nos enfants en subiront les
conséquences.
Les républicains nationaux n'ont aucune solution à proposer aux parents
américains en difficulté. Des personnalités comme le vice-président JD Vance et
des groupes de réflexion de droite comme la Heritage Foundation sont obsédés
par la baisse du taux de natalité.
Ils ignorent les difficultés financières qui accablent les parents qui tentent
d'offrir à leurs enfants une vie stable, saine et digne de la classe moyenne.
Leur réponse se résume trop souvent à la nostalgie et à la misogynie : si
l'on pouvait remonter le temps à une époque où les femmes ne travaillaient pas
(et connaissaient leur place), l'économie prospérerait et les familles
s'épanouiraient. C'est une aberration, tant sur le plan du fond que sur le plan
politique.
Les familles américaines élèvent aujourd'hui leurs enfants dans une économie
où les deux parents travaillent pour joindre les deux bouts et où les
frais de garde d'enfants rivalisent avec le loyer, dans un pays sans congé
parental payé et dans un monde numérique qu'elles ne maîtrisent pas. Au lieu de
leçons de morale, les familles ont besoin de réformes qui amélioreront la vie
des enfants et des parents.
L'ironie est flagrante : les républicains qui ont fait de belles promesses
d'aide aux mères après l'arrêt Roe v. Wade de la Cour suprême continuent de
s'opposer aux politiques qui rendraient la parentalité plus abordable et
durable.
J'ai consacré une grande partie de ma vie à œuvrer auprès des enfants et des
familles et j'ai entendu d'innombrables parents décrire cette même angoisse
sourde. On leur demande d'en faire toujours plus pour leurs enfants, tout en
recevant de moins en moins d'aide. Dans son rapport de 2024, qui soulignait le
stress et les problèmes de santé mentale auxquels sont confrontés les parents,
le Dr Vivek Murthy, médecin-chef des États-Unis sous la présidence de Joe
Biden, a indiqué que, comparativement à il y a quelques décennies, les
parents passent plus de temps au travail et également plus de temps à s'occuper
de leurs enfants.
Il n'est donc pas surprenant que près de la moitié des parents fassent état
d'un stress quotidien accablant, soit environ le double du taux observé chez
les autres adultes. Le coût d'élever un enfant met de plus en plus de familles
au bord du gouffre et pousse d'autres à renoncer à l'idée d’avoir des enfants.
Alors que l'administration Trump et les républicains au Congrès ignorent ces
préoccupations — et les aggraveraient en réduisant l'aide alimentaire,
énergétique et médicale aux familles pour financer la guerre de M. Trump contre
l'Iran —, des progrès significatifs sont constatés aussi bien dans les États
démocrates que républicains. Leurs exemples montrent que lorsque la politique
est efficace, les familles prospèrent.
Voici un programme pour les enfants qui reflète ce qui fonctionne déjà, avec
des idées qui pourraient être étendues à l'échelle nationale pour aider
davantage de familles.
Commençons par l'accessibilité financière. Les parents d'aujourd'hui
doivent faire face à des coûts sans précédent depuis une génération. La garde
d'enfants représente l'une des dépenses les plus importantes pour la
plupart des familles, tandis que le logement et les couches pèsent lourd sur
des salaires déjà bien maigres. Pour de nombreuses mères, les revenus chutent
brutalement juste avant et après la naissance d'un enfant, au moment même où
les dépenses explosent. La guerre irresponsable menée par M. Trump en Iran ne
fait qu'aggraver cette situation, entraînant une hausse des prix de l'essence,
des produits alimentaires et autres biens de première nécessité.
Nous savons comment remédier à cette situation. L'élargissement du crédit
d'impôt pour enfants en 2021 a entraîné la plus forte baisse annuelle jamais
enregistrée du taux de pauvreté infantile. Les États s'appuient sur ce modèle
en proposant des crédits d'impôt remboursables et une aide financière directe
aux parents pendant la grossesse et la petite enfance.
L'Illinois a élargi son crédit d'impôt pour enfants afin d'aider davantage de
familles à faibles revenus et de jeunes enfants. Au Michigan, le
programme RxKids, fondé par Mona Hanna et Luke Shaefer, verse des aides
directes aux femmes enceintes et aux nourrissons, ce qui a permis de réduire
les expulsions, d'améliorer la santé des nouveau-nés et le bien-être mental des
parents.
Des programmes comme celui-ci devraient être étendus à
d'autres États. Si nous voulons renforcer les familles, c'est par là qu'il faut
commencer : en aidant les parents à faire face aux difficultés financières
à l'arrivée d'un enfant.
Deuxièmement, les parents ont besoin de temps. Durant les premières
semaines de vie d'un enfant, les familles sont confrontées à un dilemme
impossible : quand devons-nous reprendre le travail et combien de temps
pouvons-nous nous permettre de ne pas le faire ? Trop de parents
reprennent le travail quelques semaines après la naissance, par nécessité et
non par choix.
Le congé parental rémunéré élimine ce dilemme. Il permet aux parents de
s'occuper d'un nouveau-né sans sacrifier leurs revenus ni leur sécurité
d'emploi. Les États-Unis restent quasiment le seul pays développé à ne pas
disposer d'un programme national. Plus d'une douzaine d'États américains ont
pris des initiatives en ce sens, et les résultats sont probants : des
nourrissons en meilleure santé, une plus grande stabilité économique et une
meilleure fidélisation de la population active. C'est une politique qui
renforce les familles et porte ses fruits pendant des années.
Troisièmement, il faut investir dans l'éducation et la prise en charge de la
petite enfance. Le Nouveau-Mexique a garanti l’accès universel à la garde
d'enfants, notamment en consacrant les recettes issues de l'exploitation des
ressources naturelles à l'éducation préscolaire. L'État de New York
augmente les subventions pour la garde d'enfants afin que les parents
puissent travailler et offrir à leurs enfants une garde de qualité. Enfin, des
États de tous bords politiques, comme l'Illinois, l'Oklahoma et la Floride, ont
élargi l'accès à l'enseignement préscolaire.
Depuis des décennies, économistes, pédiatres et éducateurs s'accordent à dire
qu'un enseignement préscolaire de qualité est l'un des meilleurs
investissements que nous puissions faire. Aux États-Unis, nous choisissons de
ne pas en faire une priorité.
Quatrièmement, protégeons la santé des enfants. Lorsque nous avons créé le
Programme d'assurance maladie pour enfants (CHIP) en 1997, c'était parce que
trop d'enfants n'avaient pas accès aux soins. Aujourd'hui, des millions de
personnes dépendent encore de Medicaid et du CHIP, des programmes menacés par
les coupes budgétaires de M. Trump.
Les États réagissent en élargissant l'accès aux soins et en investissant dans
la santé physique et mentale. Les programmes de dépistage et de traitement des
traumatismes infantiles – initiés en Californie et désormais étendus à des
États comme le Tennessee et l'Alaska – contribueront à améliorer la santé et la
situation économique des enfants tout en réduisant durablement les dépenses
publiques de santé.
Enfin, il est essentiel d'aider les familles à s'orienter dans un monde
numérique en constante évolution. Le mois dernier, j'ai assisté à une
conférence à San Francisco où parents et associations ont clairement exprimé le
besoin criant de leadership des familles face à ces défis, un besoin qui reste
irrémédiablement occulté à Washington.
Les parents élèvent leurs enfants dans un contexte inédit. Les réseaux sociaux
et l'intelligence artificielle transforment l'enfance, souvent plus vite que
les mécanismes de protection ne peuvent suivre. De plus, les bouleversements du
marché du travail induits par l'IA ne feront qu'aggraver les difficultés
financières des familles.
Au lieu d'établir des règles claires, l'administration Trump s'en remet aux
géants de la tech, contrairement aux décisions des jurys de Californie et du
Nouveau-Mexique qui ont récemment reconnu Meta et YouTube responsables d'avoir
rendu des enfants dépendants et de les avoir exploités. Les États réagissent en
limitant les fonctionnalités addictives, en exigeant une vérification de l'âge,
en restreignant l'accès aux outils d'IA dangereux et en adoptant des politiques
scolaires interdisant l'utilisation des téléphones portables. Les familles ont
besoin d'un cadre national de protection, ainsi que des outils et des
connaissances nécessaires pour utiliser ces technologies en toute sécurité.
Monsieur Trump ne se réveillera pas demain en se souciant de tout cela. Il
croit que les parents américains élèvent leurs enfants dans un nouvel âge d'or
– s'il se soucie seulement des parents et des enfants.
Au-delà des murs dorés de Mar-a-Lago, trop de familles peinent à joindre les
deux bouts. En novembre, elles chercheront des candidats qui les écouteront et
défendront les intérêts de tous nos enfants. Les démocrates doivent être prêts.
Nous savons ce qui fonctionne. Nous savons comment aider les familles. Si nous
voulons vraiment que cette élection soit axée sur l'accessibilité financière,
alors les enfants doivent être au cœur des préoccupations.
> [Publications de plus en plus incohérentes de
Trump] Je les lis comme j'espère que la majorité des Américains le font – en
secouant la tête et en ayant vraiment le cœur lourd de voir un président aussi
honteux.
> La chute du régime autocratique de Viktor Orbán
est une victoire non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour tous les
défenseurs de la démocratie à travers le monde. Félicitations à Tisza, au
nouveau président Péter Magyar et à tous les Hongrois.
Cory Booker (sénateur du New Jersey)
> Nous ne pouvons ignorer les dangers de la fusion Paramount-Warner Bros.
Elle menace la liberté d'expression, fait grimper les coûts et limite l'accès à
une information indépendante. Ce type de concentration des entreprises porte
atteinte à l'essence même de l'art et de l'expression créative – à cette magie
qui nous unit en tant qu'êtres humains.
> La fusion entre Paramount-Skydance et Warner
Bros. Discovery risque de réduire le choix des consommateurs et de nuire
gravement au journalisme d'investigation essentiel auquel les Américains sont
attachés. Bien que la majorité n'ait pas organisé d'audition formelle pour
examiner cette fusion, je refuse de me taire. Aujourd'hui, avec un groupe de
collègues, nous organisons une audition publique afin d'étudier ces risques et
de défendre les travailleurs, les artistes et le peuple américain.
> Lorsque nous concevons notre monde en plaçant la
justice, l'accès et l'inclusion au centre, nous ne favorisons pas seulement
quelques-uns, nous favorisons tout le monde.
Adam Schiff (sénateur de Californie)
> La guerre très impopulaire menée par Donald Trump en Iran entre dans son
deuxième mois. Les républicains au Congrès ont soutenu sa promesse de ne pas
déclencher de nouvelles guerres, mais ils refusent de tenir sa promesse – et la
leur.
> En cette Journée de commémoration de la Shoah,
nous continuons d'honorer les survivants et de pleurer les millions de
victimes. Nous réaffirmons également notre engagement dans la lutte contre
l'antisémitisme, ici et à l'étranger. Et ensemble, disons : Plus jamais
ça.
> Les électeurs hongrois viennent d'infliger un
revers cinglant à leur dictateur en herbe de longue date. Pourquoi ce scrutin à
l'autre bout du monde est-il important ? Et quelles sont ses implications
pour la lutte contre l'autocratie dans notre pays ?
Gavin Newsom (gouverneur de Californie)
> La Californie verse 520 millions de dollars de
crédits sur les factures d'énergie à des millions de foyers pour lutter contre
la politique d'augmentation des coûts de Donald Trump. Grâce à notre programme
de crédits climatiques californiens, nous redonnons du pouvoir d'achat aux
Californiens et agissons concrètement contre la crise climatique.
> C’est un véritable honneur pour moi de rencontrer
aujourd’hui les chefs tribaux à l’occasion de mon dernier Sommet des nations
tribales de Californie en tant que gouverneur. La Californie a travaillé main
dans la main avec les nations tribales pour instaurer un changement durable
pour les générations futures, et je suis extrêmement fier des progrès que nous
avons accomplis ensemble.
> Le criminel condamné occupant la Maison-Blanche
promet de gracier ses propres collaborateurs pour leurs actes commis durant
leur mandat. Pourquoi s'en étonner ?
> L'économie californienne a surpassé toutes les
autres du pays en 2025 : PIB de 4 250 milliards de dollars (en hausse
de 5 % par rapport à l'année précédente). Elle contribue davantage à notre
économie que le Texas, la Floride et New York. Seize années de croissance
continue. Le discours sur
● Japon
♦ Alliance centriste pour la réforme
> Le secrétaire général Kai a tenu une conférence de presse régulière dans
le bâtiment de la Diète après la réunion du Comité exécutif permanent et a
parlé de (1) la manière de procéder à l'examen de l'élection de la Chambre des
représentants, (2) les questions liées à l'élection de la Chambre des
représentants et (3) la position du parti sur la révision constitutionnelle.
Le plan de révision des résultats des élections générales sera confirmé et
finalisé après la Golden Week.
Concernant le résumé des élections à la Chambre des représentants, il a
indiqué qu'un projet avait été distribué le jour même aux membres du Comité exécutif
permanent et que la première séance d'information se tiendrait le lendemain, le
14, et que des auditions en ligne seraient organisées avec les candidats ayant
perdu de justesse dans chaque circonscription. Il a précisé que, sur la base
des avis recueillis, le plan final serait décidé lors de la séance conjointe
des deux chambres du Parlement après la Semaine d'or. Il a révélé que, bien
qu'aucune objection majeure n'ait été formulée quant à l'orientation prise lors
de la réunion du Comité exécutif permanent, des avis tels que « nous
devons valoriser les voix du terrain » et « nous devons soutenir les
nouveaux camarades réunis sous la bannière d'un nouveau parti » avaient
été exprimés.
Les enjeux de l'élection à la Chambre des représentants peuvent se résumer
en trois points.
Concernant le projet de résumé, le secrétaire général Kai a relevé trois
points à améliorer : (1) le postulat optimiste selon lequel un certain
nombre de sièges pourraient être obtenus en combinant les bases électorales du
Parti démocrate constitutionnel et du Komeito ; (2) l’incapacité à saisir
l’évolution de l’opinion publique, qui privilégie désormais la question des inégalités
plutôt que celle de l’orientation politique ; et (3) le manque de prise en
compte de l’aversion structurelle envers le parti, ce qui l’empêche de devenir
un parti que les citoyens choisissent activement. Il a indiqué qu’à l’avenir,
le parti travaillera à l’élaboration d’une politique justifiant le soutien au
centre, au renforcement de sa communication sur les réseaux sociaux, à sa
réforme et à celle du système électoral, notamment par un réexamen du scrutin
uninominal.
Le parti explique sa position sur la révision constitutionnelle.
Concernant la révision constitutionnelle, la Première ministre Takaichi a
exprimé son souhait de « fixer une date butoir pour la proposition de révision
lors du congrès du parti de l'année prochaine », ce à quoi il a clairement répondu
: « Nous n'adopterons pas une position de révision constitutionnelle pour le
simple plaisir de réviser. Nous la réexaminerons si nécessaire, mais la révision
constitutionnelle en elle-même ne doit pas être l'objectif. » Il a ainsi
clairement marqué une limite, affirmant que « les paroles et les actes de la
Première ministre Takaichi semblent viser la révision constitutionnelle
elle-même.»
> La Coalition réformiste centriste a tenu sa première
réunion permanente du comité exécutif du nouvel exercice budgétaire à
l'Assemblée nationale le 13 avril.
Dans son discours d'ouverture, le représentant Junya Ogawa a évoqué le fait
que les récents pourparlers directs entre les États-Unis et l'Iran n'avaient
abouti à aucun résultat et a affirmé sa détermination à « contribuer à la paix
et à la stabilité mondiales, notamment par la diplomatie du parti, en
encourageant la retenue et le dialogue de part et d'autre ».
Il a ensuite souligné l'importance du Comité exécutif permanent, déclarant :
« Je souhaite que les membres du Comité exécutif permanent discutent de
ces questions avec franchise et en profondeur. » Il a énuméré les problèmes
d'organisation, le soutien aux candidats ayant perdu de justesse, les questions
relatives aux subventions et les révisions électorales parmi les dossiers en
suspens du parti, et a exprimé sa détermination à prendre certaines décisions
après avoir rencontré les candidats ayant perdu de justesse et à mettre en
œuvre des réformes du parti.
> Le député Junya Ogawa a tenu une conférence de
presse régulière à l'intérieur de la Diète nationale.
Il a déclaré qu'il prévoyait de se rendre à Barcelone, en Espagne, à partir
du 16 pour assister à une conférence internationale réunissant des partis
politiques centristes et libéraux du monde entier, et a exprimé son
enthousiasme à l'idée de transmettre le rôle qui devrait être joué dans le
monde.
Concernant le soutien du parti aux candidats ayant perdu de justesse, il a
déclaré qu'ils réduiraient les subventions aux parlementaires sortants dans le
cadre du budget limité du parti afin de dégager des fonds, soulignant que « cela
ne vise pas à couvrir les frais de subsistance des candidats ayant perdu de
justesse, mais plutôt à soutenir leurs activités politiques ». Il a ajouté
qu'ils apporteraient un soutien ciblé et stratégique à ceux qui poursuivent
leurs activités en tant que chefs de section, et a exprimé son intention de
mener des entretiens approfondis par groupe dès la semaine prochaine.
Concernant l'élection du gouverneur de Niigata, il a reconnu que les
sections locales du Parti démocrate constitutionnel et du Komeito adoptaient
des approches divergentes et a estimé qu'il serait souhaitable que les trois
partis collaborent pour soutenir le candidat. Par ailleurs, il a indiqué qu'il
s'abstiendrait d'exprimer une position unifiée, compte tenu du contexte local.
Concernant l'élection du gouverneur d'Okinawa, dont les résultats seront annoncés
en août, il a déclaré qu'il s'abstiendrait de toute prise de position à ce
stade, afin d'éviter tout préjugé. Enfin, concernant la question du transfert
de la base de Futenma à Okinawa, il a indiqué que, tout en maintenant une
politique de sécurité réaliste comme principe fondamental, il resterait
attentif aux inquiétudes et aux préoccupations de la région.
Concernant la stabilité de la succession impériale, le parti a indiqué son
intention de « parvenir à un consensus fondé sur une discussion approfondie et
de consolider les opinions au sein du parti ».
Concernant l'interprétation de l'hymne national par des membres des Forces
d'autodéfense lors du congrès du Parti libéral-démocrate, le Premier ministre
Takaichi et le secrétaire général du Cabinet Kihara ont déclaré que cet acte
n'enfreignait pas la loi sur les Forces d'autodéfense, mais que la question de
savoir s'il pouvait engendrer des malentendus politiques était distincte.
L'orateur a reconnu qu'il s'agissait d'un « pas en avant certain pour éviter
que le problème à l'origine des malentendus politiques ne se reproduise »,
tout en soulignant que la responsabilité du gouvernement demeurait
indispensable.
Enfin, se fondant sur l'analyse des élections à la Chambre des représentants,
il a déclaré qu'il était nécessaire de redorer l'image des partis d'opposition
et de les présenter comme des acteurs constructifs. Il a ajouté qu'il serait idéal
que les trois partis, dont le Parti démocrate constitutionnel et le Komeito,
collaborent. Il s'est dit préoccupé par le fait que « si les trois partis
continuent de fonctionner de concert, ils risquent de s'essouffler ». Il a
ajouté : « Nous comprenons et respectons les difficultés d'organisation de
chaque parti », et a indiqué son intention de maintenir un dialogue étroit avec
chacun d'eux.
Yoshihiro Yoshida (député)
> [Projet d'amendement à la loi portant création du ministère de la Défense
/ Intervention au Parlement] Tout d'abord, je voudrais aborder la question de
la sécurisation de l'approvisionnement en fournitures médicales, étant donné
que l'escalade des tensions en Iran, notamment le blocus du golfe d'Ormuz,
auquel je présume que le ministre de la Défense et le ministère de la Défense,
responsables de ce projet de loi d'amendement, prêtent une attention particulière,
pourraient avoir de graves conséquences sur la vie et la santé de la
population.
L'hémodialyse, en particulier, est un traitement médical vital qui permet aux
patients dialysés de survivre. Ce traitement génère des effluents liquides qui
doivent être traités correctement et sont généralement gérés comme des déchets
médicaux. Or, il semblerait que les conteneurs de fabrication thaïlandaise représentent
70 % du marché japonais des conteneurs utilisés pour la collecte des effluents
d'hémodialyse. De plus, en raison de l'escalade de la situation en Iran, les
approvisionnements en naphta vers la Thaïlande pourraient s'interrompre dès le
milieu du mois. Par conséquent, on craint que l'importation de conteneurs de
collecte d'effluents liquides au Japon ne soit plus possible, ce qui pourrait
perturber les séances de dialyse.
Ce dont on a besoin sur le terrain en ce moment, ce sont des produits fabriqués
à partir de naphta. En particulier, une pénurie de produits médicaux a des conséquences
directes sur la vie des gens. J'estime que le gouvernement devrait veiller à sécuriser
l'approvisionnement en produits à base de naphta, notamment en fournitures médicales
pour la dialyse, afin de prévenir toute pénurie de produits médicaux. Je
souhaiterais connaître l'avis du ministre Ueno à ce sujet. (Ministre de la Santé,
du Travail et des Affaires sociales)
Ensuite, il est admis que la dissuasion de la prolifération des armes nucléaires
aura un impact significatif sur la politique de défense du Japon et, par conséquent,
sur l'avenir de la loi portant création du ministère de la Défense. À cet égard,
la Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires
(TNP) débutera le 27 avril au siège des Nations Unies à New York. Les deux
dernières Conférences d'examen n'ont pas abouti à l'adoption d'un document
final et ont échoué. Le Secrétaire général adjoint de l'ONU, M. Nakamitsu, Haut
Représentant pour les affaires de désarmement, a exprimé sa crainte que « si
aucun document final n'est produit cette fois encore, le traité risque de
perdre toute sa substance ».
Cependant, selon certaines informations, le Premier ministre Takaichi et le
ministre des Affaires étrangères Motegi ne participeront pas à cette réunion.
C'est regrettable, car le Premier ministre Kishida avait assisté à la réunion
d'examen opérationnel de 2022 et le ministre des Affaires étrangères Iwanaga à
celle du comité préparatoire de 2025. Par conséquent, je souhaite interroger le
gouvernement sur sa compréhension de cette réunion d'examen et sur les raisons
de l'absence du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères, seul
le vice-ministre des Affaires étrangères (ministre des Affaires étrangères)
étant présent.
Ensuite, j'aimerais poser une question relative à la Stratégie nationale de sécurité,
dont la révision est prévue concernant le transfert d'équipements de défense.
Dans sa déclaration devant la Commission de la sécurité, le ministre de la Défense,
M. Koizumi, a affirmé : « Nous allons réviser les trois documents
plus tôt que prévu cette année. » Bien que seulement trois ans et quatre
mois se soient écoulés depuis la dernière révision, comment la compréhension qu’a
le ministère de la Défense de l’environnement sécuritaire entourant le Japon,
qui constitue le contexte de cette révision, a-t-elle évolué depuis ?
Veuillez répondre (Monsieur le Ministre de la Défense).
Le ministre de la Défense, Koizumi, a ensuite déclaré : « Le transfert d'équipements
de défense est un outil politique important qui dissuade les changements unilatéraux
du statu quo par la force et crée un environnement de sécurité souhaitable pour
le Japon, et il contribue également à la croissance de l'industrie de la défense.
»
Pourquoi le transfert d'équipements de défense dissuadera-t-il toute
modification unilatérale du statu quo par la force ? Créera-t-il un
environnement sécuritaire favorable au Japon ? Contribuera-t-il également à
la croissance de l'industrie de la défense ? Je demande une réponse
(Ministre de la Défense).
La Coalition réformiste centriste reconnaît également que le transfert d'équipements
de défense peut constituer un outil politique important contribuant à la paix
et à la stabilité dans la région indo-pacifique. Cependant, étant donné que le
transfert de produits finis est directement lié à l'équilibre et aux tensions
en matière de dissuasion régionale, toute exception accordée aux transferts
vers des pays impliqués dans un conflit armé doit s'accompagner de critères et
d'exemples stricts. La politique de sécurité du Japon, élaborée dans le respect
d'une cohérence logique au sein d'une défense exclusivement défensive, doit
continuer de conserver cette cohérence.
En outre, le gouvernement a clairement indiqué dans ses « Trois principes
relatifs au transfert d'équipements de défense » qu'il « continuera de défendre
le principe fondamental d'être une nation pacifique, qui consiste à respecter
la Charte des Nations Unies et les mesures qu'il a prises jusqu'à présent en
tant que nation pacifique ».
Je crois savoir que des discussions sont actuellement en cours au sein du
ministère de la Défense et des ministères concernés en vue de supprimer les
cinq catégories, qui font partie des directives opérationnelles relatives aux
Trois Principes sur le transfert d'équipements de défense. Par conséquent,
l'Alliance réformiste centriste, le Parti démocrate constitutionnel du Japon,
des indépendants et le Komeito ont récemment soumis au gouvernement une « Recommandation
pour la révision et le renforcement de l'application des directives
opérationnelles relatives aux Trois Principes sur le transfert d'équipements de
défense ».
Je comprends que les cinq catégories actuelles ont été établies comme outils
politiques pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région
indo-pacifique, principalement en matière de sécurité maritime, notamment la défense
des voies maritimes. Supprimer ces cinq catégories pourrait potentiellement élargir
et transformer l'objectif de ce cadre établi à un éventail plus large de
transferts d'équipements de défense. Par conséquent, j'estime que la nécessité
et la légitimité de tels transferts d'équipements, y compris leur possibilité,
devraient être expliquées au public au sein de la Diète, en précisant pourquoi
ils sont nécessaires, s'ils sont cohérents avec les idéaux pacifistes de la
Constitution et s'ils respectent le principe fondamental du Japon en tant que
nation pacifique, à savoir le respect de la Charte des Nations Unies. Je
souhaite entendre la réponse du ministre de la Défense à ce sujet.
Par ailleurs, la recommandation susmentionnée comprend le point suivant : ⑥ Lors
du transfert de nouvelles armes à létalité élevée, le pouvoir exécutif ne
devrait pas se contenter d’assumer la responsabilité par une décision du
Conseil des ministres, mais devrait également solliciter l’avis politique du
Parlement. Elle suggère également, en se référant aux procédures des ventes
militaires à l’étranger (FMS) des États-Unis, d’envisager une notification préalable
à la Diète pour les transferts dépassant un certain montant. La notification a
posteriori envisagée par le gouvernement ne constituerait-elle pas une
intervention de la Diète ? Quelle est la position du gouvernement
concernant une notification préalable à la Diète pour les transferts d’armes
dépassant un certain montant ou soumis à d’autres conditions ? Je
sollicite une réponse à ce sujet et vous prie de bien vouloir m’indiquer si le
gouvernement envisage une notification préalable à l’avenir (Ministre de la
Défense).
Ensuite, même si le transfert d'équipements de défense est effectué légalement,
il n'est pas logiquement exclu qu'ils puissent être utilisés dans le pays
destinataire à des fins contraires aux idéaux du Japon en tant que nation
pacifique. De plus, si la croissance saine de l'industrie de défense est nécessaire
au renforcement de la capacité du Japon à poursuivre ses opérations militaires,
les liens entre le gouvernement, l'administration et l'industrie, qui suscitent
des doutes au sein de la population, doivent être apaisés. Par conséquent,
concernant le transfert d'équipements de défense, et compte tenu du haut degré de
secret qui l'entoure, j'estime qu'un système de communication de l'information
devrait être mis en place afin de garantir la transparence maximale des
modalités et du processus de décision, tout en maintenant une distance
appropriée entre le gouvernement, l'administration et l'industrie, et en
permettant une vérification a posteriori. Je souhaiterais connaître l'avis du
ministre de la Défense sur cette question. (Ministre de la Défense)
Ensuite, la loi relative au renforcement des capacités de cyber-réponse et la
loi portant adoption de cette même loi ont été promulguées l'année dernière et
entreront en vigueur le 1er octobre prochain. La loi relative au renforcement
des capacités de cyber-réponse reconnaît comme mission non seulement la cyberdéfense,
mais aussi la cyberdéfense active. Par conséquent, il est admis que des
technologies cybernétiques avancées sont nécessaires à la fois pour la cyberdéfense
et la cyberdéfense active. Cependant, comment l'unité de cyberdéfense des
Forces d'autodéfense est-elle prise en compte dans cette modification
législative ? De plus, quelles sont les mesures prévues pour la formation
du personnel des Forces d'autodéfense qui sera amené à intervenir, et comment
comptez-vous garantir la présence de personnel compétent en cybersécurité dont
les besoins se feront sentir à l'avenir ? Je sollicite une réponse du
ministre de la Défense.
Je comprends que cet amendement prévoit la réorganisation de la 15e brigade des
Forces terrestres d'autodéfense japonaises, dont le quartier général se trouve à
Naha, en 15e division. Les Forces d'autodéfense doivent s'efforcer d'obtenir la
compréhension et le soutien de la population locale. À cet égard, je comprends
que le ministère de la Défense avait envisagé la création d'un centre d'entraînement
à Uruma, dans la préfecture d'Okinawa, en prévision de la division de la 15e
brigade, mais a renoncé à ce projet en avril 2024 face aux préoccupations
locales. Cette division devrait entraîner une augmentation des besoins en
formation ; je souhaiterais donc savoir comment le ministère compte
répondre aux préoccupations de la population locale et obtenir son soutien
(Monsieur le Ministre de la Défense).
L'espace ne se limite pas aux seules finalités stratégiques militaires ;
il revêt une importance capitale pour la sécurité nationale. Par exemple, il
constitue une infrastructure essentielle à la vie quotidienne et aux activités
industrielles des citoyens, notamment pour le GPS (Système de positionnement
global), les prévisions météorologiques basées sur les informations des
satellites de communication météorologique et la surveillance des catastrophes.
L'importance de l'espace est manifeste, comme en témoigne son intégration dans
la stratégie de sécurité nationale afin de garantir un usage stable de l'espace
extra-atmosphérique.
À cet égard, la présente proposition d'amendement prévoit la réorganisation des
Forces d'autodéfense aériennes en Forces d'autodéfense aérospatiales et la création
d'un nouveau Commandement des opérations spatiales. Toutefois, compte tenu de
l'importance de l'espace, j'estime que les efforts déployés en matière de défense
nationale dans l'espace ne devraient pas relever de la seule responsabilité des
Forces d'autodéfense aériennes, mais constituer un domaine relevant de
l'ensemble du ministère de la Défense, incluant les Forces d'autodéfense
terrestres et les Forces d'autodéfense maritimes. Par conséquent, et
considérant cette importance, je demande au ministre de la Défense de bien
vouloir expliquer la pertinence de la réorganisation des Forces d'autodéfense
aérospatiales et de la création d'un nouveau Commandement des opérations
spatiales (nom provisoire) en matière de défense spatiale.
Il va sans dire que les membres des Forces d'autodéfense constituent une présence
précieuse, véritablement précieuse, pour le peuple japonais. C'est pourquoi le
gouvernement doit s'abstenir strictement de toute action susceptible de
susciter des inquiétudes quant à la neutralité politique des Forces d'autodéfense.
⑪ Il a été rapporté que lors du récent congrès du Parti libéral-démocrate,
une membre des Forces terrestres d'autodéfense a porté son uniforme et chanté
l'hymne national. Ceci pourrait constituer une violation de l'article 61 de la
loi sur les Forces d'autodéfense, qui restreint les activités politiques de
leurs membres, et de l'article 87 du décret d'application de cette même loi,
qui interdit « l'utilisation d'une influence publique ou privée ».
Cela pourrait nuire aux efforts déployés par les membres des Forces
d'autodéfense et les Forces d'autodéfense elles-mêmes pour gagner la confiance
du peuple japonais. Je demande une réponse au ministre Koizumi. Par ailleurs,
je crois que la ministre Koizumi était en mesure de connaître à l'avance la
participation de la personne concernée au congrès du PLD et de juger s'il était
opportun qu'elle y participe. J'aimerais connaître votre avis, Monsieur le
Ministre de la Défense, quant à savoir si vous aviez des inquiétudes lorsque
vous avez eu connaissance de cette information.
La Coalition réformiste centriste, fidèle à l'idéal de paix et au principe de défense
exclusivement défensive inscrit dans la Constitution, consacrera tous ses
efforts à la promotion d'une politique étrangère et de défense réaliste,
garante de la paix et de la sécurité du peuple japonais, fondée sur l'alliance
nippo-américaine et la diplomatie pacifique. Je conclus ainsi mes questions.
Hiroaki Nakagawa (député)
> [Projet de loi portant création de l'Agence de prévention des
catastrophes » et le « projet de loi portant dispositions connexes suite à
l'entrée en vigueur de la loi portant création de l'Agence de prévention des
catastrophes / Intervention au Parlement] Ce 14
avril, marque le 10e anniversaire du séisme de Kumamoto, qui a atteint à deux
reprises une intensité sismique maximale de 7. Je tiens à nouveau à exprimer
mes plus sincères condoléances à toutes les victimes de cette catastrophe et
toute ma sympathie aux personnes touchées.
Nous ne devons jamais oublier les précieuses vies perdues lors des nombreuses
catastrophes du passé, telles que le grand tremblement de terre de l'est du
Japon et le tremblement de terre de la péninsule de Noto, qui ont causé des dégâts
sans précédent, ni les sentiments de ceux qui sont encore confrontés à des
difficultés dans des logements temporaires et d'autres situations difficiles.
Ces dernières années, en raison des effets du changement climatique, les
catastrophes naturelles sont devenues plus fréquentes et plus graves au Japon,
causant d'importants dégâts dans tout le pays suite à des pluies torrentielles,
des typhons, des séismes, des chutes de neige abondantes et des éruptions
volcaniques. Selon le Conseil central de gestion des catastrophes, un séisme
majeur dans la fosse de Nankai pourrait faire jusqu'à 298 000 morts et
engendrer des dégâts économiques estimés à environ 270 000 milliards de
yens.
Investis de la noble mission et de la responsabilité de « protéger la vie et
les moyens de subsistance de la population », nous devons créer une société où «
la prévention et l’atténuation des catastrophes sont la norme » afin de nous préparer
directement à de telles catastrophes d’envergure nationale.
Depuis mon appartenance au parti Komeito, je n'ai cessé de plaider pour la création
d'une agence de prévention des catastrophes, véritable centre névralgique de la
préparation et du rétablissement en cas de sinistre, et j'ai œuvré sans relâche
à sa réalisation. Je me réjouis profondément de constater que ces efforts de
longue date ont enfin porté leurs fruits et qu'un projet de loi portant création
de cette agence a été soumis à la Diète.
Il est toutefois crucial de se demander si la nouvelle organisation, « l’Agence
de prévention des catastrophes », évitera de devenir un fardeau inutile pour
les ministères existants, si elle pourra surmonter les inconvénients des
cloisonnements bureaucratiques, si elle pourra former et fidéliser du personnel
spécialisé, et si elle améliorera les capacités régionales de prévention des
catastrophes.
Je vais maintenant vous poser quelques questions précises.
Concernant son rôle de centre de commandement permanent
Depuis le séisme qui a suivi la péninsule de Noto, je me suis rendu 58 fois sur
place et j'ai écouté les témoignages des victimes. La réalité sur le terrain
est cruelle et invisible à distance. Dès l'instant où la catastrophe a frappé,
les autorités locales ont travaillé sans relâche, jour et nuit, malgré leurs
propres difficultés, pour mettre en place des centres d'évacuation, distribuer
des vivres et délivrer des certificats de victimes.
Par ailleurs, les difficultés rencontrées par les victimes de catastrophes sont
considérables : conditions précaires dans les centres d’hébergement d’urgence,
soutien insuffisant pour les personnes confinées à domicile, épuisement des
familles comptant des membres vulnérables et anxiété due au manque d’informations.
De plus, le vieillissement de la population (55 % des habitants ont 65 ans
ou plus) et la fragilité des infrastructures rendent le redressement et la
reconstruction encore plus complexes. Il est impératif de remédier à ces
difficultés en profondeur, en saisissant l’opportunité offerte par la création
de l’Agence de prévention des catastrophes.
Je salue le fait que le projet de loi préconise « la prévention des
catastrophes fondée sur une évaluation scientifique des risques » et « la
garantie d'un cadre de vie décent pour les victimes de catastrophes ».
Cependant, la réalisation de ces objectifs exige la concrétisation de
l'organisation, des systèmes, du budget et de l'affectation du personnel de
l'Agence de prévention des catastrophes, ainsi que l'établissement du principe
de « protection de la dignité de tous » comme principe fondamental.
Le projet de loi stipule que le Conseil central de gestion des catastrophes
jouera un rôle clé en permettant à l'Agence de gestion des catastrophes de
fonctionner comme un centre de commandement, mais je m'interroge sur la capacité
du système à lui permettre d'exercer pleinement cette fonction.
Dès lors, l'Agence de prévention des catastrophes, qui abrite le Conseil
central de gestion des catastrophes, ne devrait-elle pas être conçue non pas
comme un simple organe de commandement n'émettant des ordres qu'en cas
d'urgence, mais plutôt comme un véritable centre de commandement permanent de
prévention des catastrophes, capable de soutenir de manière intégrée l'ensemble
des actions, de la prévention proactive à l'intervention d'urgence, en passant
par le redressement et la reconstruction ? Pour ce faire, elle devrait
mettre en place un système intégrant les points de vue des collectivités
locales et des organisations privées venant en aide aux victimes, même en temps
de paix. Par ailleurs, je demande au Premier ministre de bien vouloir préciser
si la répartition des rôles entre l'Agence de prévention des catastrophes et
chaque ministère et unité opérationnelle a été clarifiée, afin d'éviter tout
doublon.
Concernant le centre de commandement de l'infrastructure d'intégration de
l'information
Ensuite, pour que l'Agence de prévention des catastrophes devienne un centre de
commandement capable de mettre en œuvre des mesures efficaces de prévention et
d'atténuation des catastrophes, il est essentiel qu'elle soit capable de dépasser
les cloisonnements bureaucratiques, de travailler en étroite collaboration avec
les administrations locales et d'intégrer les informations pour éclairer la
prise de décision.
Lors de catastrophes, les informations relatives aux approvisionnements, aux
soins médicaux, à l'aide sociale, au soutien aux personnes confinées à domicile
et à l'assistance aux personnes vulnérables sont généralement gérées par des
organisations et des systèmes distincts. De ce fait, ces informations ne sont
pas centralisées, ce qui les rend inutilisables pour la prise de décision par
les responsables et les empêche de parvenir à la cellule de crise.
Il est nécessaire que l'agence de prévention des catastrophes, les ministères
nationaux concernés, les gouvernements locaux et les unités opérationnelles
parviennent à une compréhension partagée de la situation, et qu'un système
permette de prendre des décisions d'évacuation précises, d'assurer un soutien à
grande échelle, le transport de matériel et la priorisation de l'aide médicale
et sociale.
L’Agence de prévention des catastrophes deviendra-t-elle le centre de
commandement de cette infrastructure d’information intégrée ? Qui saisira
les informations, qui les consultera, qui prendra les décisions et qui les
mettra en œuvre ? Je demande au Premier ministre de préciser comment ce
système numérique unifié, et non une simple « visualisation » de l’information,
sera lié à la prise de décision concrète et à sa mise en œuvre sur le terrain.
Capacités opérationnelles et soutien continu aux gouvernements locaux
Ensuite, j'aimerais vous interroger sur vos capacités opérationnelles sur le
terrain et sur votre soutien aux collectivités locales.
C’est grâce à la force des intervenants de première ligne que les catastrophes
ont pu être surmontées. Cependant, dans les petites communes, les points de
contact essentiels pour obtenir de l’aide peuvent devenir inopérants lors de
catastrophes de grande ampleur. Par conséquent, la normalisation des systèmes
de soutien à grande échelle est indispensable, et il est nécessaire d’élaborer
un modèle standard national et de dispenser des formations préalables.
Je demande au Premier ministre d'expliquer comment l'Agence de prévention des
catastrophes entend structurer ses bureaux régionaux de prévention, non pas
comme de simples points de contact avec les collectivités locales, mais comme
des bases opérationnelles pour des systèmes de soutien à grande échelle, le
transport de matériel, la collecte d'informations et l'aide aux victimes. Par
ailleurs, je lui demande d'expliquer quels dispositifs de soutien continus
seront mis en place en temps de paix pour les collectivités locales qui
éprouvent des difficultés à recevoir et à utiliser l'aide en cas de
catastrophe.
En ce qui concerne la promotion de la prévention proactive des catastrophes
Ensuite, j'aimerais aborder la question de la promotion de mesures proactives
de prévention des catastrophes.
Nous avons toujours insisté sur le fait qu’« il n’y a pas de gestion de crise
sans préparation quotidienne ». Renforcer la préparation régionale aux
catastrophes par l’inspection et la réparation des infrastructures, la
constitution de stocks de fournitures, la réalisation d’exercices locaux de
simulation de catastrophe et l’identification des populations vulnérables sont
les aspects les plus importants de la gestion de crise. Le renforcement du
soutien aux victimes de catastrophes et des efforts de rétablissement
d’urgence, ainsi que la prévention proactive des catastrophes pour prévenir les
sinistres et atténuer les dommages, sont les deux faces d’une même médaille.
Pour ce faire, il est nécessaire de réaliser une évaluation des risques de
catastrophe en simulant, de manière détaillée et intersectorielle, la
disponibilité de ressources suffisantes (personnel, approvisionnement,
transport, soins médicaux, aide sociale et communications) à l'échelle régionale.
Sur la base de cette évaluation, il conviendra d'élaborer des plans d'évacuation,
des dispositifs de secours, des plans de constitution de stocks et des
investissements dans les infrastructures.
Je voudrais interroger le Premier ministre sur les efforts déployés par
l'Agence de prévention des catastrophes pour promouvoir l'évaluation des
risques de catastrophe dans chaque région et la prévention proactive des
catastrophes fondée sur cette évaluation, en coopération avec le gouvernement
national, les préfectures et les municipalités.
Sur la légalisation des secours en cas de catastrophe et de l'aide sociale.
Ensuite, j'aimerais aborder la question de la légalisation des secours en cas
de catastrophe et de l'aide sociale.
Grâce à nos efforts soutenus, les amendements législatifs de l'année dernière,
qui ont notamment intégré la mise en place de services sociaux dans la loi
fondamentale relative aux mesures de lutte contre les catastrophes et dans la
loi sur l'aide aux sinistrés, constituent un progrès significatif. Toutefois,
inscrire l'idéal dans la loi ne suffit pas à changer la situation sur le
terrain.
Pour prévenir les décès liés aux catastrophes dans les centres d'évacuation, il
est essentiel de garantir l'accès immédiat aux services d'assistance et de
soutien dès les premières étapes. En particulier, l'accès aux sanitaires, à la
nourriture et à la literie est un minimum indispensable pour protéger la vie et
la santé des personnes évacuées. À l'avenir, il est nécessaire de promouvoir
activement la normalisation et la mise en œuvre des normes internationales
relatives aux environnements des centres d'évacuation.
Le séisme de la péninsule de Noto a gravement endommagé de nombreux établissements
de soins, et le nombre de structures disponibles pour accueillir les résidents était
insuffisant. En dernier recours, le centre sportif général d'Ishikawa a été
utilisé comme structure temporaire, mais le personnel soignant y était
cruellement insuffisant.
Lors de la conception du système de l'Agence de prévention des catastrophes,
dans quelle mesure celui-ci peut-il garantir l'extension de la gestion des cas
de catastrophe afin de prendre en compte le maintien sur place, le couchage
dans les véhicules et l'évacuation de vastes zones, et de mobiliser un
personnel suffisant pour permettre à l'équipe d'intervention rapide en cas
d'urgence ? Par ailleurs, je demande au Premier ministre s'il est déterminé
à faire évoluer concrètement la notion de secours en cas de catastrophe, en
passant d'une simple question de survie à une véritable volonté de préserver la
dignité humaine.
Sur le développement du personnel spécialisé et la mobilisation des efforts
conjugués de l'industrie, du gouvernement, du monde universitaire et du public.
Enfin, j'aimerais interroger les parties prenantes sur le développement du
personnel spécialisé et la mobilisation des efforts conjugués de l'industrie,
du gouvernement, du monde universitaire et du public.
Le système actuel, qui consiste à mobiliser du personnel de divers ministères
et agences après chaque catastrophe et à le faire tourner tous les deux ou
trois ans, ne permet pas d'accumuler l'expertise et le savoir-faire nécessaires.
On craint que si l'Agence de prévention des catastrophes se réduit à un simple
regroupement de personnel détaché, elle aura du mal à remplir son rôle de véritable
centre de commandement.
Notre mission principale est de promouvoir le développement et la sécurisation
de personnel spécialisé, avec l'Université de prévention des catastrophes,
telle que définie dans le projet de loi, comme élément central. À titre
d'exemple, nous proposons d'utiliser le terrain d'essai de robots situé dans la
région d'Hamadori, à Fukushima, inspiré de Disaster City, un centre de
formation de la FEMA aux États-Unis, comme lieu de formation pour ce personnel
spécialisé.
Par ailleurs, nous devons encourager les échanges de personnel entre les
collectivités locales, les entreprises privées et les organisations à but non
lucratif, et mettre en place un système de commandement commun permanent. En
matière de prévention des catastrophes, le système doit garantir que
l'information et le soutien parviennent à chaque personne, y compris les
personnes âgées, les personnes handicapées et les étrangers. Je demande au
Premier ministre de préciser les mesures concrètes que le gouvernement entend
prendre pour former et fidéliser du personnel qualifié, et pour mobiliser les
forces conjuguées de l'industrie, du gouvernement, du monde universitaire et du
public.
La création de l'Agence de prévention des catastrophes n'est pas une fin en
soi, mais un point de départ. Ce n'est qu'en mettant en place un système
efficace, décloisonné par la bureaucratie, qu'elle pourra gagner la confiance
du public. Outre le renforcement des infrastructures en temps de paix, en cas
d'urgence, le personnel spécialisé doit être à l'écoute des victimes et leur
apporter un soutien constant jusqu'à la reconstruction de leur vie. J'insiste
pour que cette agence fonctionne comme un véritable centre de commandement,
privilégiant une approche de terrain.
● Norvège
♦ Senterpartiet
> Le Quartier gouvernemental est devenu un projet démesuré. Lorsque l'on
dépense une telle somme d'argent public, la modération est de mise. C'est
pourquoi le Parti du Centre a suspendu la troisième phase de construction
lorsqu'il était au pouvoir, et a préconisé des solutions plus raisonnables,
notamment l'utilisation de bâtiments existants. Or, force est de constater que
le ministre des Finances, Jens Stoltenberg, et la ministre en charge du
Quartier gouvernemental, Karianne Tung, remettent en avant les deux nouveaux
bâtiments, au lieu de privilégier une approche plus sobre.
> Oui à un carburant moins cher qui permet à la
Norvège de continuer à fonctionner ! Non aux taxes qui pénalisent les
particuliers et les entreprises ! L’ouvrier du bâtiment qui bâtit la
Norvège, le pêcheur et l’agriculteur qui nous nourrissent, la famille qui doit
utiliser sa voiture diesel pour joindre les deux bouts : tous ont besoin
de diesel, sans pour autant être pénalisés financièrement.
> Les élus doivent prendre au sérieux les
difficultés quotidiennes des citoyens. C'est pourquoi il était évident pour le
Parti du Centre de se battre pour une baisse des taxes sur les carburants.
Autrement, les entreprises et le grand public subiront les conséquences d'une
hausse des coûts tout au long de la chaîne de valeur.
> L'augmentation des coûts de transport pénalise
avant tout les plus démunis, ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir une
voiture électrique neuve et ceux qui vivent dans des zones non desservies par
le tramway, le métro ou le bus. C'est pourquoi nous pensons qu'il est tout à
fait justifié de réduire les taxes sur les carburants !
> L'affaire Høiby illustre de façon alarmante une
évolution que nous, au sein du Parti du Centre, dénonçons depuis longtemps. Il
ne s'agit pas d'individus, mais de la banalisation croissante de la
consommation de drogue dans certains pans de la société. Lorsque le Parti
travailliste, le Parti conservateur, le Parti libéral et le Parti
libéral-démocrate ont adopté une réforme plus libérale en matière de drogues,
nous avons mis en garde contre ses conséquences. L'affaiblissement des
réactions et le manque de clarté des prises de position de la société
influencent les mentalités, notamment chez les jeunes. Le seuil de tentation
d'essayer devient plus bas, et il est plus difficile de dire non. Il s'agit
avant tout d'une question de prévention. Nous sommes convaincus de la nécessité
d'une politique d'intervention précoce, qui donne aux forces de l'ordre les
moyens nécessaires et affirme clairement que la drogue est inacceptable.
L'objectif est d'éviter que davantage de personnes ne sombrent dans la
toxicomanie, la criminalité et les situations de vie difficiles. L'augmentation
de la consommation de cocaïne n'est pas seulement un problème individuel :
c'est un grave problème de société. L'argent alimente directement les milieux
criminels et les gangs, contribuant à l'accroissement de la violence, de
l'insécurité et du crime organisé. Les répercussions se font sentir bien
au-delà des seuls consommateurs de drogue. Nous savons que de nombreux jeunes
en situation de vulnérabilité peuvent être entraînés dans des milieux marqués
par la drogue, la pression et l'argent facile. C'est précisément pourquoi nous
devons mener une politique claire qui prévienne, fixe des limites et protège
les plus vulnérables. Ceux qui luttent contre la toxicomanie doivent bien sûr
bénéficier d'aide et de soins, et non être condamnés, mais nous ne pouvons pas
mener une politique qui les encourage à sombrer dans la toxicomanie. Le Parti
du Centre souhaite une politique responsable en matière de drogue qui
prévienne, combatte la criminalité, protège les jeunes et fixe des limites
claires.
> Aujourd'hui, 9 avril, nous nous recueillons en
mémoire de l'un des jours les plus marquants de l'histoire norvégienne. En
1940, la Norvège fut brutalement entraînée dans la guerre et placée sous
occupation. La liberté, l'indépendance et la démocratie dont nous jouissons
aujourd'hui n'allaient plus de soi. Nous devons une profonde gratitude aux
générations qui nous ont précédés, à tous ceux qui se sont levés, qui ont
combattu, qui ont enduré et qui ont tant sacrifié pour que la Norvège puisse
redevenir un pays libre et indépendant. Leur courage, leur volonté et leur
amour pour notre patrie ont jeté les bases de la société actuelle. Pour le
Parti du Centre, il s'agit de bien plus que d'histoire. Il s'agit des valeurs
fondatrices de la Norvège : la proximité avec le peuple, des communautés
locales fortes, la maîtrise nationale de ses ressources et un gouvernement
démocratique dynamique sur l'ensemble du territoire. Les leçons de la guerre
ont démontré l'importance de la préparation, de l'autonomie et de la capacité à
se prendre en main – surtout en période de crise. Lorsque nous observons le
monde d'aujourd'hui, il est impossible de ne pas établir de parallèles. La
guerre, les troubles et les luttes de pouvoir caractérisent à nouveau notre
époque. Cela nous rappelle que la paix et la démocratie ne sont jamais
acquises. Nous devons les défendre, les renforcer et les consolider jour après
jour, par nous tous. C'est pourquoi nous ne devons jamais oublier. Nous devons
nous souvenir des enjeux et de ce pour quoi les générations qui nous ont
précédés se sont battues. La liberté, le pouvoir populaire et la souveraineté
nationale sont des valeurs qui ne vont pas de soi ; elles doivent être
protégées chaque jour. C'est précisément pourquoi nous devons tirer les leçons
de l'histoire. Nous devons bâtir une société préparée pour l'avenir : une
sécurité alimentaire garantie, des villages et des villes dynamiques dans tout
le pays, et une communauté nationale forte qui se montre unie dans les moments
cruciaux. Le 9 avril est un jour de réflexion, mais aussi de gratitude. Nous
sommes les héritiers de ceux qui nous ont précédés. Il est de notre
responsabilité de continuer à gérer cet héritage, dans le respect de l'histoire
et avec le regard tourné vers l'avenir. Nous ne devons jamais oublier, ni
considérer la liberté ou la démocratie comme acquises. Plus jamais.
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
Ed Davey (leader)
> L’an dernier, Keir Starmer affirmait que les Britanniques passeraient sans
encombre les portiques électroniques de l’UE. Le chaos de cette semaine prouve
le contraire. Les longues files d’attente dans les aéroports sont le dernier
symbole du désastre du Brexit – et de l’incapacité du Parti travailliste à y
remédier.
> Donald Trump se comporte comme un parrain de la
mafia qui rackette tout le monde. « Bel accord commercial ! Dommage
s'il lui est arrivé quelque chose. » C'en est trop ! On ne peut pas
offrir à Trump une visite d'État de notre roi.
> Donald Trump n'est pas un dirigeant du monde
libre. C'est un gangster dangereux et corrompu. Le Premier ministre doit
annuler la visite d'État du roi à Washington avant qu'il ne soit trop tard.
> Wes Streeting doit exclure Palantir du NHS. Le
géant technologique préféré de Donald Trump ne devrait pas avoir accès aux
données de santé privées des Britanniques. Il existe d'excellentes entreprises
technologiques britanniques qui seraient bien plus compétentes et plus sûres
pour le NHS.
> Le gouvernement devrait convoquer l'ambassadeur
américain au sujet du blocus du détroit d'Ormuz par Trump. Ce plan
irresponsable ne fera qu'aggraver la crise, risque de faire capoter le
cessez-le-feu et accentuera les difficultés des familles et des entreprises
britanniques déjà confrontées à la hausse des prix à la pompe.
> Quelqu'un a-t-il remarqué que partout où JD Vance
passe, il sème la pagaille ? À Munich, il a insulté les alliés européens.
Au Groenland, il a retourné tout le monde contre Trump. Et maintenant, il a
contribué à la défaite de Viktor Orbán aux élections. Peut-être ferait-il mieux
de se prélasser sur son canapé?
> Trump, Poutine, Farage… votre protégé a pris une
sacrée raclée. Félicitations au peuple hongrois pour avoir démontré que les
extrémistes populistes peuvent être vaincus, malgré tous les efforts de Donald
Trump.
> Keir Starmer devrait exclure toute participation
du Royaume-Uni à la dernière escalade de la guerre insensée menée par Donald
Trump. Le Royaume-Uni devrait collaborer avec d'autres pays pour ramener les
États-Unis et l'Iran à la table des négociations, au lieu d'attiser les flammes
de la guerre.
> La guerre insensée de Donald Trump a nui à
l'économie mondiale et a plongé les familles et les entreprises britanniques
dans la misère. Un désastre total, orchestré par Kemi Badenoch et Nigel Farage.
> Le Trésor public profite de la flambée des prix
du carburant, tandis que les familles et les entreprises en subissent les
conséquences. Au lieu d'empocher cet argent, le gouvernement devrait le
redistribuer aux Britanniques afin de maintenir l'activité économique du pays.
> Les automobilistes britanniques ont été frappés
d’un surcoût d’un milliard de livres à la pompe en raison de la guerre illégale
de Trump en Iran. Alors que les familles ressentent la pression, la dernière
chose dont ils ont besoin est d’être frappés par davantage d’impôts. Nous
devons réduire l’accise sur les carburants dès maintenant et remettre cet
argent dans votre poche.
> Les frappes israéliennes incessantes au Liban
compromettent tout espoir de paix. Le Royaume-Uni doit agir sans délai :
sanctionner Benjamin Netanyahu et son cabinet de sécurité, et suspendre toutes
les exportations d’armes britanniques vers Israël. Il est impératif de
proscrire définitivement le Corps des gardiens de la révolution islamique et de
soutenir les initiatives multilatérales de désarmement du Hezbollah.
> Des eaux usées immondes continuent d'être
déversées dans nos rivières, nos plages et nos mers. Pendant ce temps, les
dirigeants des compagnies des eaux empochent des bonus faramineux et font
exploser nos factures. Il est temps de mettre fin à cette vaste opération de
dissimulation.
● Suisse
♦ Le Centre
> Aujourd’hui, la commission compétente du Conseil national discute du
financement de la 13e rente AVS. Le Centre continue de s’engager en faveur
d'une solution équilibrée et durable, qui combine des cotisations salariales
supplémentaires et un relèvement de la TVA.
> Numerus Clausus : Il est temps d'agir ! Le centre
exige dans son manifeste sur la santé un instrument plus proche de la pratique
pour préparer les futures étudiantes et étudiants en médecine à la vie
professionnelle, afin qu'elles et ils y restent également dans leur carrière.
● Venezuela
♦ Vente Venezuela
María Corina Machado (leader)
> Merci [au gouvernement néerlandais] pour l'accueil chaleureux et le
dialogue enrichissant. Votre défense des valeurs démocratiques et de l'État de
droit résonne profondément. Notre force vient de la détermination du peuple
vénézuélien, et nous sommes reconnaissants de nous tenir aux côtés d'alliés qui
partagent notre vision d'un avenir libre et pacifique.
> Cher Monsieur le Premier ministre Rob Jetten, ce
fut un véritable honneur de vous rencontrer et de transmettre, au nom du peuple
vénézuélien, notre profonde gratitude aux Pays-Bas pour leur soutien constant
et résolu à notre cause au fil des années. Nous savons que nous pouvons compter
sur votre peuple alors que nous avançons dans la transition vers la démocratie,
que nous reconstruisons le Venezuela et que nous progressons ensemble vers une
nouvelle ère de liberté, de paix, de développement et de prospérité. Merci
beaucoup.
> Nous exprimons notre profonde gratitude au
Président Macron et au peuple français pour leur soutien indéfectible à la
transition du Venezuela vers la démocratie et la liberté. Le chemin parcouru a
été long et douloureux, mais nous sommes enfin tout près de la liberté. Le
Venezuela sera une nation d'hommes et de femmes libres et égaux, prospère, sûre
et fraternelle.
> Ce fut un immense honneur de rencontrer la
Première dame de France, Brigitte Macron, lors de notre visite hier au palais
de l'Élysée. J'ai été profondément touché par sa chaleur humaine, son
enthousiasme et l'admiration sincère qu'elle porte à la cause vénézuélienne,
ainsi que par sa préoccupation face à la situation terrible de notre peuple. La
lutte pour la liberté et la dignité humaine est universelle et unit les
personnes de bonne volonté à travers le monde. Le Venezuela sera LIBRE, et ce
sera un honneur de vous accueillir sur notre terre, Brigitte !