jeudi 9 mars 2023

Propos centristes. France – Journée internationale du droit des femmes / Egalité professionnelle femme-homme / Réforme des retraites / Trimestre anti-inflation / Lutte contre les dérives sectaires / Sécheresse…

Voici une sélection, ce 9 mars 2023, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Le droit des femmes est toujours une conquête fragile.

> Maître Halimi, Notre République est grâce à vous plus libre, plus vive, plus juste. Nous continuerons à porter vos combats.

> Je veux graver la liberté des femmes de recourir à l'interruption volontaire de grossesse (dans la Constitution). (...) Pour assurer solennellement que rien ne pourra entraver ou défaire ce qui sera ainsi irréversible.

> C’est ici, j’en suis convaincu, que se jouent les grands équilibres du monde, et pour beaucoup, le nouveau partenariat entre la France, l’Europe et les pays africains. Gabonais, Angolais, Congolais des deux rives du fleuve : merci pour votre accueil. Vive notre amitié !

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Elisabeth Borne (Première ministre)
> [Réforme des retraites] Le Sénat vient d’adopter l’article 7 du projet pour les retraites [report de l’âge de départ à 64 ans]. Je me réjouis que les débats aient permis de parvenir à ce vote. L’examen du texte va se poursuivre. Il permettra d’examiner des propositions issues de tous les bancs pour une réforme équilibrée et juste.

> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] À vous toutes, La République est une promesse d’égalité et d’émancipation.
C’est la garantie d’être jugé sur son travail, sur son talent. Jamais sur ce que l’on est.
Droit de vote, droit d’avoir un compte en banque, accès aux contraceptifs, légalisation de l’interruption volontaire de grossesse… : c’est à la République que nous devons ces avancées.
Cependant, en 2023, vous le savez bien, la situation est encore loin d’être parfaite.
Il est inacceptable, dans notre République, que certaines voies soient bloquées et certains rêves inaccessibles – uniquement parce que l’on est une femme.
Il est inadmissible, dans notre République, que des remarques et des gestes déplacés perdurent, qu’on les minimise voire les justifie – uniquement parce qu’ils s’adressent à des femmes.
Il est insupportable, dans notre République, que des personnes puissent encore mourir sous les coups de leurs conjoints – parce qu’elles sont des femmes.
L’égalité entre les femmes et les hommes est la grande cause des quinquennats du Président de la République. C’est un combat clé pour mon Gouvernement. Et un combat que je mène personnellement.
Depuis 2017, beaucoup de progrès ont été réalisés.
Pour mieux lutter contre les violences faites aux femmes, nous avons doublé le nombre de places d’hébergement pour les victimes, nous avons déployé des bracelets anti-rapprochement, des téléphones grave danger et des ordonnances de protection, nous avons rendu le 3919 accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et créé le délit d’outrage sexiste.
Pour l’égalité au travail et permettre une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, nous avons doublé le congé paternité, augmenté significativement l’aide dont bénéficient les parents seuls pour la garde de leur enfants et créé l’index de l’égalité professionnelle.
Pour mettre fin à certaines situations inacceptables, que trop de femmes subissaient, nous avons lancé le versement automatique des pensions en cas de divorce.
Enfin, pour votre santé et le droit à disposer de votre corps, nous avons lancé la première stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, adopté la PMA pour toutes, rendu la contraception gratuite jusqu’à 25 ans, décidé de la gratuité de la pilule du lendemain et allongé le délai de l’IVG.
Mais aujourd’hui, pourtant, l’égalité réelle est encore loin. Nous avons encore beaucoup à faire. Les inégalités entre les femmes et les hommes sont anciennes, ancrées. Elles imposent non seulement des actions fortes, constantes, résolues, mais aussi des changements culturels profonds dans tous les pans de notre société.
C’est pourquoi nous avons décidé d’un nouveau plan d’action.
Parce que chaque féminicide est révoltant, nous allons redoubler d’effort dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Nous devons davantage encore accompagner les victimes de la libération de la parole jusqu’à ce que la Justice soit rendue, en garantissant leur protection.
Parce que nous devons mener un véritable changement culturel, autour de l’égalité entre les femmes et les hommes, nous allons agir à l’école, dans l’enseignement supérieur et dans le domaine de la culture. 
Parce que la culture de l’égalité doit pleinement s’ancrer dans le monde du travail, nous agirons pour l’égalité professionnelle. Nous développerons notamment le mentorat et nous lèverons les freins à l’entreprenariat féminin.
Parce que la santé des femmes a trop souvent été placées au second plan, nous renforcerons les moyens de la recherche contre l’endométriose et nous rembourserons les protections périodiques réutilisables jusqu’à 25 ans. Donner à chacune les moyens d’accéder à des protections est une question de dignité.
À vous toutes,
Cette journée est celle de nos droits. Nous continuerons à les défendre corps et âmes. Et nous mènerons le combat jusqu’au bout, jusqu’à l’égalité réelle.

> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Gisèle Halimi, c’est une vie de combats ardents qui ont changé la condition des femmes. Rendons hommage aux progrès et aux droits conquis par cette avocate exceptionnelle qui mit sa voix et sa plume au service de la justice et de l’égalité. Elle est devenue un modèle.

> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Garantir la liberté des femmes. Toujours. Rien ne doit entraver le droit fondamental à recourir à l’avortement. C’est le sens de son inscription dans la Constitution annoncée par Emmanuel Macron.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique)
> [Trimestre anti-inflation] La France est confrontée depuis plus d’un an maintenant à un choc inflationniste qui est  le plus lourd depuis les années 1970. Ce choc inflationniste se traduit par une flambée du prix du gaz, du prix de l'électricité, du prix des produits de consommation courante. Face à ce choc qui touche, je le rappelle, tous les pays européens, qui touche les États-Unis et tous les pays développés sans exception, le Gouvernement français, sous l'autorité du président de la République, a pris des mesures fortes, efficaces, qui nous ont permis depuis plusieurs mois de protéger nos compatriotes et d'avoir le niveau d'inflation le plus faible de tous les pays européens. L'État a donc pris sa part, notamment avec le bouclier sur les prix du gaz et le bouclier sur les prix de l'électricité qui a permis d'éviter à nos compatriotes des factures qui augmentent de 180 ou 200 euros par mois et l'Etat continuera de prendre toute sa part dans les mois qui viennent à la protection de nos compatriotes contre l'inflation.
Mais nous avons parfaitement conscience qu'aujourd'hui, ce qui préoccupe les Françaises et les Français, ce qui préoccupe les ménages, ce qui préoccupe les familles, ce qui rend leur vie quotidienne difficile, c'est l'augmentation des prix du quotidien, l'augmentation des prix alimentaires. C'est pourquoi, avec Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des PME, nous avons travaillé depuis plusieurs jours avec l'ensemble des distributeurs pour trouver un dispositif le plus efficace possible, le plus durable possible, pour protéger nos compatriotes contre l'augmentation des prix du quotidien.
Je suis heureux de vous annoncer qu'avec les distributeurs, nous avons trouvé un accord sur les prix de grande consommation qui nous permettra d'avoir les prix les plus bas possible sur un certain nombre de produits du quotidien pendant une durée d'un trimestre.
Ce trimestre anti inflation sera un dispositif massif, efficace, protecteur. Il garantira sur un nombre de références élevées qui seront librement choisies par les distributeurs, un niveau de prix le plus bas possible. Celui-ci sera pris sur les marges des distributeurs, ce qui représente un effort de plusieurs centaines de millions d'euros consenti par les distributeurs pour le pouvoir d'achat des ménages. Et je tiens à remercier une nouvelle fois l'ensemble des distributeurs qui ont participé de manière constructive à ces discussions et qui nous ont permis de parvenir à cet accord sur le trimestre anti-inflation.
Je précise que la loi Egalim, qui protège le revenu des producteurs, continuera à s'appliquer pendant ce trimestre anti-inflation pour protéger nos producteurs et nos agriculteurs. À l'issue de ce trimestre anti- inflation, en juin, nous referons un point avec les distributeurs et nous demanderons aux grands industriels de renégocier leurs prix avec la distribution.
Je rappelle que lorsque les prix augmentaient, les industriels nous ont demandé de pouvoir réviser leurs prix parce que le coût des intrants, le coût du transport avaient fortement augmenté. Aujourd'hui, ces coûts sont en train de baisser. Le prix du fret maritime est tombé de 15?000 euros le conteneur à un peu plus de 1?200 euros le conteneur. Les prix du tournesol sont à la baisse, les prix du blé sont à la baisse. Il n'y a aucune raison pour que les répercussions à la hausse se fassent immédiatement et que les répercussions à la baisse ne se fassent pas immédiatement non plus. C'est important pour les distributeurs, c'est important surtout pour les consommateurs. Il y aura donc une renégociation des accords commerciaux fin juin, et j'écrirai à l'ensemble des grands industriels, ceux qui ont les reins les plus solides, pour leur demander d'engager cette renégociation des tarifs avec la distribution.
Enfin, l'ensemble de ces opérations se fait en toute transparence, sur la base d’éléments objectifs. Je publie donc pour la deuxième fois, le rapport de l'Inspection générale des finances sur les marges des producteurs, des distributeurs et des agriculteurs pour que chacun puisse se faire son opinion sur les marges que réalisent les uns et les autres et que les décisions puissent être prises en toute transparence. Ce rapport de l'Inspection générale des finances sera publié désormais de manière régulière sur une base trimestrielle pour avoir les éléments les plus objectifs possible. La méthode qui était la nôtre avec Olivia Grégoire et l'ensemble du Gouvernement, sous l'autorité du président de la République, est celle du dialogue, une transparence totale et la volonté déterminée de protéger le mieux possible nos compatriotes contre l'augmentation des prix et contre l'inflation.
Parce que la méthode du Gouvernement a toujours été la même depuis plusieurs mois, le poids de l'inflation doit être partagé. Si nous voulons une vraie réponse, il faut que chacun prenne sa part. L'État a pris sa part avec le bouclier énergie. Je me réjouis que ce matin, les distributeurs, de manière massive, collective, efficace prennent également leur part pour protéger nos compatriotes contre l'augmentation des prix des produits de première nécessité, des produits alimentaires et des produits du quotidien.

> [Trimestre anti-inflation] Ce qui va changer concrètement:
Premièrement, les prix les plus bas possibles grâce à une réduction des marges des distributeurs, ce qui va coûter aux distributeurs plusieurs centaines de millions d'euros.
En deuxième lieu, des produits qui seront librement choisis. Simplement parce que je crois à la liberté du commerce, que c'est aux distributeurs de choisir leurs produits et que, d'une région à l'autre, ce n'est pas forcément les mêmes produits qui seront concernés.

En troisième lieu, des produits qui seront signalés. Nous allons apposer dans les jours qui viennent un logo au trimestre anti-inflation aux couleurs tricolores qui permettra aux consommateurs de se repérer et de se dire “Voilà ces produits qui seront marqués du logo du trimestre anti-inflation tricolore. J'ai la garantie que les prix seront les plus bas possible grâce à l'effort fait par les distributeurs.
Enfin, dernier élément, cette opération ne durera pas quelques jours, pas quelques semaines, un trimestre entier, ce qui nous amène jusqu'au mois de juin. A ce moment-là, c'est l'engagement que j'ai pris vis-à-vis des distributeurs, nous rouvrirons les négociations commerciales avec les grands industriels de façon à ce que la baisse des prix de gros que nous observons aujourd'hui sur les marchés, mais qui n'est pas encore transmise aux produits de consommation courante, puisse se traduire immédiatement sur les produits de consommation courante.

> Je crois qu’il a été établi de manière assez claire, notamment par un rapport de la Cour des comptes et par le Conseil d’analyse économique, que les baisses de TVA sont inefficaces pour le consommateur et coûteuses pour les finances publiques. Donc c’est le contraire de ce qu’il faut faire, c’est des solutions de facilité qui coûtent très cher aux finances publiques et qui ne rapportent que quelques centimes d’euros aux consommateurs. Nous voulons être efficaces pour le consommateur, et c’est plus difficile de rassembler tous les distributeurs. Cela fait des jours qu’avec Olivia Grégoire nous discutons de manière constructive pour parvenir à cet accord.
Mais les solutions de facilité ne sont jamais les bonnes. La baisse de la TVA est une solution de facilité qui coûte cher aux finances publiques, qui ne rapporte rien aux consommateurs. Nous préférons des solutions plus exigeantes mais plus efficaces.

> [Chèque alimentaire] Ce sont des soutiens qui se feront sur une base territoriale, sans doute le département, de façon à être au plus près des consommateurs et au plus près des producteurs agricoles également. Une expérimentation sera lancée dans les prochains mois. Ce soutien a été promis par le président de la République et avec le Gouvernement, nous mettrons en œuvre ses promesses. C'est une attente forte des plus démunis, des plus modestes. C’est aussi une attente forte du monde agricole.

 

Catherine Colonna (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] La France défend les droits des femmes et soutient les combattantes de la liberté partout dans le monde. (…)
La France, en effet, s'honore historiquement d'œuvrer pour les droits des femmes, et elle continuera résolument de le faire, notamment aujourd'hui, où ils sont effectivement menacés dans trop de régions du monde.
C'est le cas en Iran, où les femmes engagées pour la liberté ont été réprimées, et vous vous en souvenez peut-être, Madame la Députée, j'ai remis à titre posthume à Mahsa Amini le prix franco-allemand des droits de l'Homme.
C'est aussi le cas en Afghanistan, bien sûr, où les femmes et les filles sont peu à peu effacées de la vie publique.
C'est le cas en Ukraine, où nous soutenons les victimes de viols et celles, si nombreuses, qui ont dû fuir leur foyer.
Nous continuerons de porter un message public fort, comme je l'ai fait à l'ONU, à Genève, il y a quelques jours, d'apporter une aide ciblée, mais aussi d'accroître la pression. Et l'Union européenne vient de sanctionner des responsables de violations contre les droits des femmes, en Russie, en Afghanistan, en Iran, en Birmanie, en Syrie, au Soudan du Sud, tous les responsables qui ont porté atteinte aux droits des femmes et que nous sanctionnons par le gel de leurs avoirs et l'interdiction de travailler. Je dois citer l'une des personnes concernées, et pardonnez-moi de trouver que son titre laisse songeur, c'est le ministre afghan du Vice et de la Vertu.
Nous luttons donc partout pour que l'égalité entre les femmes et les hommes devienne une réalité. C'est bien le sens de la diplomatie féministe que nous continuerons de mener.

> Le 27 février, le Président de la République a fixé le cap de notre politique à l'égard de l'Afrique, un continent qui présente d'immenses potentialités pour les décennies et les décennies qui viennent. En un mot, nous voulons y créer des partenariats équilibrés, dans le respect réciproque et sans arrogance, mais sans complexe, comme il l'a dit.
Sans arrogance, parce que nous n'imposons ni nos solutions, ni notre vision du monde, car nous avons des atouts à faire valoir : nos liens humains, nos diasporas - vous les avez cités -, l'engagement de notre jeunesse, nos entreprises, nos universités. S
ans complexe, car nous avons une proximité à entretenir, sans connivence ni ingérence, en ne soutenant aucun candidat, vous le savez bien, et en parlant avec tout le monde, y compris avec les oppositions, comme toujours. Car nous avons une présence économique aussi à encourager, dans un esprit gagnant-gagnant. Et car nous avons enfin de nouveaux partenariats à bâtir : la préservation des forêts, la lutte contre le changement climatique, la lutte contre les pandémies, la défense du multilatéralisme, et je pourrais poursuivre cette énumération.
Et sans relâche, - sans relâche -, nous devons continuer de lutter contre les fractures et contre les incompréhensions. La réponse ne saurait donc être dans la prise de distances, mais au contraire dans l'approfondissement du dialogue. Et je vous invite, Monsieur le Député, à y participer.

> La France est liée au Maroc et à l'Algérie par des liens d'une nature exceptionnelle, des liens qui dépassent les personnes et qui dépassent les contingences, car ils prennent racines dans une histoire partagée, une histoire d'une richesse, mais aussi d'une complexité, vous l'avez dit, qui est hors du commun.
Ces liens hors du commun, on peut les voir à l'oeuvre, avant tout, dans les échanges humains. Nos trois pays sont liés, indéfectiblement, par leurs jeunesses, par leurs étudiants, par leurs langues, par leur histoire, par les histoires familiales. Des histoires imbriquées dans la grande Histoire.
Malheureusement, dans ce genre de relations étroites, on ne peut éviter, parfois, des périodes de doutes ou quelques accrocs. On le sait.
Mais ce qui est important, c'est ce que nous voulons pour l'avenir, par-delà ces vicissitudes. C'est le sens de la visite d'amitié du Président de la République en Algérie fin août dernier, et de celle de la Première ministre en octobre, qui ont l'une et l'autre tracé des perspectives pour le temps long entre nos deux pays, y compris sur le plan mémoriel. Et d'ailleurs je voudrais ajouter qu'il est de la responsabilité de tous de contribuer à développer notre relation avec l'Algérie. Ce que nous voulons, pour l'avenir, c'est aussi ce que j'ai présenté au Maroc, en décembre, visite qui a posé un jalon important et qui était nécessaire.
Avec le Maroc comme avec l'Algérie, nous regardons vers l'avenir, car nous avons une ambition forte et nous entendons poursuivre ce travail, au bénéfice de nos peuples, et en particulier au bénéfice de nos jeunesses.

 

Sébastien Lecornu (ministre des Armées)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] À toutes les femmes qui s’engagent dans nos armées : vous faites la fierté de la Nation. La France dispose de la 4ème armée la plus féminisée au monde. Nos armées s’engagent chaque jour à défendre et faire progresser les droits des femmes. C’est un honneur pour moi.

 

Olivier Dussopt (ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion)
> [Réforme des retraites] L'article 7 du projet de loi portent réforme des retraites est adopté par le Sénat (210/115). Il permettra le retour à l'équilibre en 2030. Le débat va pouvoir se poursuivre autour de la pénibilité, des carrières longues, du minimum de pension.

> [Réforme des retraites] La réforme que nous portons apporte des améliorations pour les femmes, la revalorisation des petites pensions sera plus bénéfique aux femmes.

Grâce à notre projet de loi et grâce au relèvement contributif des pensions les plus basses, nous allons l'aider à partir avec une retraite meilleure que si cette réforme n'était pas votée !

> [Réforme des retraites] Dans notre réforme des retraites au titre de la pénibilité nous allons améliorer la prévention et la prise en compte des métiers difficiles, nous obligerons à négocier des accords sur la pénibilité.

> [Réforme des retraites] Nous savons tous que la manière dont nous avons envisagé de revaloriser les plus petites pensions sera plus bénéfique aux femmes qu'aux hommes parce que les femmes sont celles qui ont les plus petites retraites dans le pays.

> [Réforme des retraites] Nous suivons l'ensemble des mouvements et des mobilisations, nous savions dès le départ que cette réforme serait difficile mais nous savons combien elle est nécessaire

> [Réforme des retraites] La réforme des retraites permet de générer 17,7 Mds€ sur les seules mesures paramétriques et avec les quelques mesures financières ajoutées, d’arriver à 19,5 Mds€ de recettes. Ce qui permettra de financer à la fois le déficit et de nouveaux droits.

> [Réforme des retraites] Nous consacrons 33% des recettes aux mesures d'accompagnement social. C'est inédit. Nous le faisons avec la volonté de protéger les plus fragiles et celles et ceux, souvent celles, qui sont amenés à travailler le plus tard possible

> [Réforme des retraites] Vous faites de grandes déclarations, évoquez de grands auteurs. Mais pas une réforme des retraites n’a été remise en cause par une quelconque alternance. Celle-ci aussi, si un jour ou l’autre vous revenez au pouvoir, vous la maintiendrez.

> [Réforme des retraites] Nous ferons en sorte que la pension puisse venir protéger plus fortement celles et ceux qui ont des carrières hachées. Nous savons que les deux tiers des nouveaux retraités qui auront une meilleure retraite grâce au minimum de pension sont des femmes.

> [Egalité professionnelle femmes/hommes] Je présente les résultats 2023 de l’Index de l’égalité professionnelle. Toutes les entreprises de plus de 50 salariés doivent calculer et publier leur Index. Bonne nouvelle cette année nous constatons une forte hausse de la participation des entreprises.
Ces résultats encourageants à l’Index de l’égalité professionnelle 2023 ne doivent pas masquer les efforts à poursuivre. 2% des entreprises ont une note 100 et 77 entreprises ont un note inférieure à 75 depuis 2020. Ces entreprises pourront faire l’objet d’une sanction.
Nous constatons des avancées dans les différents domaines de l’Index de l’égalité professionnelle 2023. Par exemple sur les retours des femmes de congé maternité la note augmente à 13/15. 6% du total des entreprises ont obtenu la note de 0/15 en 2023 contre 11% en 2022.

> [Egalité professionnelle femmes/hommes] La note moyenne des entreprises ne cesse de progresser : nous sommes à 88 [contre 86 l'année précédente], les entreprises font des efforts.

 

Pap Ndiaye (ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] En cette journée internationale des droits des femmes, je souhaite réaffirmer que l'École doit inculquer une culture solide d'égalité entre les femmes et les hommes.
Enseigner la culture de l'égalité, c'est prévenir les comportements sexistes, les violences intrafamiliales et les violences sexistes et sexuelles.
Enseigner la culture de l'égalité, c'est encourager les talents pour que les filles ne s'interdisent rien et s'engagent dans les carrières scientifiques, et plus globalement dans toutes les formations selon un seul critère : leur choix.
Aucune représentation archaïque ne doit freiner leur ambition et leur détermination. Nous labéliserons pour cela les collèges et les lycées grâce au label « égalité filles garçons », qui fixera des objectifs précis et mesurables pour favoriser l'égalité.

> 50 heures de négociations et un budget de l'Education nationale en hausse de 6,5% en 2023 : notre ambition de revalorisation des enseignants est réelle et nous avançons avec les organisations syndicales pour la réaliser, en responsabilité.

 

Sylvie Retailleau (ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Je n’ai jamais eu le sentiment d’être passée à côté d’opportunités parce que je suis une femme, pendant mes études ou ma carrière d’enseignante-chercheuse, même si cela a été différent quand j'ai pris des responsabilités.
Mais il est vrai que physicienne, spécialisée dans les sciences pour l'ingénieur en électronique, je n’ai jamais eu dans mon entourage beaucoup de femmes ni en tant qu’étudiante ni en tant que chercheuse, alors même que j’étais à Paris-Sud, qui est une grosse université.
Quand j'ai été promue professeure, j'étais d’ailleurs la seule dans ma section pendant plusieurs années. C’était un milieu très masculin. (…)
Avec le recul, je pense que j'ai dû travailler beaucoup plus parce que je suis une femme. Ça ne me dérangeait pas, j’étais passionnée par ce que je faisais, c’était incroyablement enrichissant ! Mais je me suis aperçue que beaucoup de femmes s'impliquaient dans le volet formation et pédagogie, tandis que lorsqu’on parlait recherche, gouvernance ou innovation, il n’y avait plus que des hommes autour de la table. Et comme la formation restait, dans les esprits, moins valorisée que la recherche, j'ai dû m'investir davantage pour mener à bien les deux volets.
Je pense que d'autres collègues hommes s’impliquaient moins en pédagogie parce que ça "rapportait" moins pour leur carrière. Alors qu’à l’inverse, la recherche, les publications, les responsabilités de laboratoire étaient davantage valorisées pour évoluer dans sa carrière.
Je me suis vite rendu compte que le temps et l’implication que l’on mettait dans la formation n’étaient pas assez valorisés. J’ai d’ailleurs monté une revue pédagogique et un congrès pour une meilleure reconnaissance de la formation.

Quand j’enseignais en lycée ou que j’échangeais avec des jeunes dans des salons, sans caricaturer, beaucoup de jeunes filles voulaient devenir vétérinaires ou s’orienter vers la médecine pour soigner, s’occuper de l’autre. Les garçons, eux, voulaient devenir PDG ou ingénieurs. Ils ne se projetaient pas dans ces carrières pour les mêmes raisons. Les problématiques de transition écologique et de climat ont changé l'approche genrée du choix des métiers.
Je pense qu’on a mal vendu nos disciplines pour attirer davantage de filles : pendant des années, lorsqu’on présentait le métier d'ingénieur, on parlait électrotechnique, moteurs, transports etc. Alors qu'en mettant par exemple en avant les dimensions environnementales, nous avons moins de biais de genre dans l’attractivité.
Aujourd’hui les choses changent, et nous y travaillons : notre société et nos jeunes – filles comme garçons – ont besoin de sens. Ainsi, les problématiques de transition écologique et de climat ont changé l'approche du choix des métiers. Les jeunes accordent aujourd’hui une importance très haute à l'impact sociétal, environnemental à la bonne conduite de l'entreprise. (…)
Il est certain que l'éducation, notamment dans la famille mais aussi dans la société en général, a un impact. Dès le plus jeune âge à l'école, il y a un traitement différent entre les genres, et ça se voit même sur les bulletins scolaires entre les bons élèves.  Pour une fille, c’est souvent le côté sérieux, le travail, la maturité qui sont mis en avant. Pour un garçon, on va plutôt dire qu'il est bon élève parce qu'il est intelligent, voire brillant. En prise de poste, les femmes travaillent deux fois plus, rien ne nous est pardonné et rien n'est acquis a priori ; tout est à gagner a posteriori.
 Ces différences de traitement peuvent marquer à vie. Et il faut les faire évoluer, je sais que mon collègue de l’éducation Pap Ndiaye y est très attaché. Moi, j'ai gardé cette étiquette d’élève sérieuse, travailleuse. Depuis petite, quand on est une femme – et ça, je l'ai appris en prenant des responsabilités – on doit en faire plus pour prouver. Chercheuse, j'en faisais plus, je devais faire mes preuves, travailler plus pour mériter ma position.
Finalement, on nous inculque que l'homme est capable, et que la femme doit mériter. En prise de poste, les femmes travaillent deux fois plus, rien ne nous est pardonné et rien n'est acquis a priori ; tout est à gagner a posteriori.

> Avoir plus de femmes dans les sciences permettrait de réduire les biais apportés par des modèles uniquement masculins. Une femme qui code ne prendra pas les mêmes données en compte que les hommes, par exemple. Et il existe plusieurs exemples de ce type. Pendant des années, les mannequins dans les tests de crash de voitures étaient faits d’après des gabarits d'hommes, notamment au siège conducteur, ce qui a un impact concret sur les risques encourus par les femmes en cas d’accident. Puis, quand on a décidé de mettre un mannequin au gabarit de femme dans le véhicule, on l’a bien sûr mis sur le siège passager… C’est en train de changer, mais c’est très récent.
De la même manière, pour déterminer la bonne température ambiante, les modèles ont longtemps été calés sur le fonctionnement du corps de l’homme. On dit souvent que les femmes sont frileuses, mais une récente étude montre que la température moyenne du corps de l’homme n’est pas la même que celui de la femme. Or on fixe toujours un thermostat sur la température moyenne du corps de l'homme.
Il faut pousser les jeunes filles dans ces domaines, car le monde sera différent avec leur regard.
Dernier exemple, en médecine, la surreprésentation des hommes fait qu'on ne prend pas assez en compte les spécificités du corps féminin pour certains diagnostics, comme l'infarctus par exemple. Les symptômes de l’infarctus ne sont pas les mêmes entre femmes et hommes mais pendant longtemps, ce sont ceux des hommes qui ont fait référence et qui ont été inculqués.
Tous ces exemples montrent qu’il faut pousser les jeunes filles dans ces domaines, car le monde sera différent avec leur regard. S'il n'y a pas cette représentation, cela change la vision du monde, les décisions et les manières de gouverner. Pour toutes ces raisons, je suis très fière de contribuer à changer ces biais en travaillant au sein d’un Gouvernement dirigée par une femme ingénieure Première ministre. Aux côtés d’Isabelle Rome, en charge de l’égalité femme-hommes, nous ne sommes pas moins de sept femmes scientifiques au sein de l’équipe gouvernementale.

> On dit souvent que les femmes doivent arrêter de s'auto censurer, de se poser trop de questions. C'est vrai. Je dirais aussi qu'il faut prendre conscience qu'on apporte quelque chose de différent par rapport aux hommes. Il ne s’agit pas de se lancer simplement pour prendre un poste à responsabilité, mais parce qu’on le fait différemment. Je pense que les femmes devraient davantage oser se lancer ; mais il faudrait aussi que les hommes se remettent davantage en question, qu’ils hésitent un peu plus, qu’ils se demandent ce qu’ils apportent de plus. Ce sont plutôt les hommes qui devraient se demander, «pourquoi moi ?».

> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Mesdames, en cette Journée des droits des femmes, j'ai un message pour vous : N’ayez pas peur de vous lancer dans des études ou métiers scientifiques qui vont transformer notre société. Osez ! Nous avons besoin de vous pour construire le monde de demain.

 

Marc Fesneau (ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Depuis la nuit des temps, les femmes jouent un rôle essentiel pour notre agriculture. Demain, plus encore, elles seront en première ligne pour porter la troisième révolution agricole et répondre au défi du renouvellement des générations.
Elèves de l’enseignement agricole, salariées, cheffes d’exploitation agricole ou forestière, chercheuses, techniciennes et ingénieures : elles sont engagées pour l’avenir de notre agriculture.

 

Christophe Béchu (ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires)
> [Sécheresse] On est dans une situation qui est pire que l’année dernière à la même date. Les nappes phréatiques ont deux mois de retard dans leur remplissage. Tous les voyants sont au rouge !

> À l’échelle européenne, nous avons décidé de mettre fin à la vente de voitures neuves à moteur thermique après 2035. Si l’Allemagne ne devait pas tenir sa parole : cela serait un très mauvais signal pour nos engagements climatiques !

> Le One forest summit était l’engagement d’Emmanuel Macro, nous l'avons fait. Les forêts tropicales sont vitales. Nous devons accompagner les pays qui les hébergent et les protègent. Les ambitions que nous portons en France trouvent un écho international pour la biodiversité mondiale.

> EELV veut interdire les jets privés? C’est l’écologie du buzz ! Ça relève plus de la lutte des classes que de la transitions écologique. Les jets privés, c’est 0,1% des émissions nationales de notre pays

> Nous avons besoin des ZFE [Zone à faibles émissions] pour des raisons de santé publique ! Ce n'est pas une conception d’écologie punitive ou antisociale !"

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre de la Transition énergétique)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Rien ne droit freiner la lutte pour la place des femmes dans notre société, à commencer par la féminisation de tous les métiers, dont ceux de la transition énergétique et de l'industrie. C’est mon combat. Nous ne réussirons pas sans les femmes !

 

Rima Abdul-Malak (ministre de la Culture)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] L’égalité entre les femmes et les hommes avance dans la culture! Les chiffres de l’observatoire de l’égalité́ le montrent, mais le chemin est encore long. En 2022, 55% des responsables culturels nommés par mon ministère sont des femmes. Continuons!
Source d’inspiration et écho des débats de notre société, la culture doit montrer l’exemple ! Je me réjouis des progrès significatifs réalisés pour une plus juste place des femmes dans les secteurs de la culture, mais le chemin vers l’égalité complète nécessite de redoubler d’efforts. Il m’importe notamment de mener une politique de nomination volontariste, dans la continuité de l’action de Roselyne Bachelot. L’année 2022 a ainsi permis de nommer 23 femmes sur 42 nouvelles nominations à la tête d’institutions culturelles relevant du champ du ministère. Ces nominations sont déterminantes pour briser le plafond de verre et susciter davantage de candidatures féminines à l’avenir.

> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] « N’ayez pas peur de vous dire féministes. C’est un mot magnifique, vous savez. Une philosophie qui réinvente des rapports femmes-hommes enfin fondés sur la liberté. Un idéal qui permet d’entrevoir un monde apaisé». Reconnaissance éternelle à Gisèle Halimi, sa plume, ses combats.

 

François Braun (ministre de la Santé et de la Prévention)
> Chaque fausse couche est un drame, aux conséquences psychologiques trop longtemps minimisées. Grâce à l’adoption à l’unanimité d’une proposition de loi à l’Assemblée, nous faisons un pas de plus vers un soutien renforcé pour les femmes et couples confrontés à ce traumatisme.

> La santé des femmes sera au cœur de notre action pour les années à venir.
C’est un enjeu d’égalité :
- Lutte contre la précarité menstruelle renforcée
- Accompagnement des femmes précaires ou confrontées à une fausse couche amélioré
- Accès à la contraception facilité.

 

Jean-Christophe Combe (ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées)
> Lors de son hommage national à Gisèle Halimi, le président de la République a annoncé la constitutionnalisation de l’IVG. C’est un grand pas pour toutes les femmes de notre pays.

> [Discours lors des États généraux contre les maltraitances.
Les États généraux des maltraitances que nous avons souhaités, c'est d'abord de donner la parole à ceux qui sont concernés, à ceux qui vivent au quotidien avec les personnes concernées, pour que nous puissions changer les choses. C'est un jour qui est important, attendu, je crois, depuis trop longtemps, de nombreuses années. Ce sont des sujets qui en général, sont très difficiles. Mais on peut les aborder, je crois, avec optimisme. Avec l'optimisme farouche de ceux qui souhaitent vraiment, en s'engageant, pouvoir changer les choses. Le sentiment est qu'il y a urgence, et je sais aussi que c'est ce qui nous réunit aujourd'hui. Il faut qu'on lutte contre les maltraitances faites aux adultes vulnérables. C'est l'une des priorités que je me suis fixées dans le cadre du mandat qui m'a été donné par le président de la République et la Première ministre. Vous pouvez compter sur ma détermination pour aller jusqu'au bout.
Une personne qui attend le concours d'une autre, d'un proche, d'une institution, car elle ne peut pas résoudre seule une difficulté ou faire face à une tâche... Depuis quelques années, ce mot parfois dur à prononcer a pris de plus en plus de place dans nos esprits, dans les médias et dans les échanges entre professionnels.
Les chiffres du CREDOC sont éloquents. En novembre 2022, les Français plaçaient les maltraitances au second rang de toutes les inquiétudes, juste après les maladies graves. Plus ils se disaient vulnérables, isolés, en difficulté sociale ou de santé, plus ils se disaient inquiets à ce sujet.
Nous pourrions parler de tous les facteurs qui ont conduit les Français à un tel niveau de peur, mais notre devoir est de répondre aux 63 % d'entre eux qui demandent une action plus forte de l'État. Nous n'avons pas décidé de la construire pour, mais avec, c'est le but de ces États généraux.
À la Croix-Rouge française, j'ai compris l'importance de la construction des décisions publiques. J'ai demandé aux instances de travailler ensemble et de nous faire des propositions.
Aujourd'hui, nous ouvrons une nouvelle étape, celle de la mobilisation générale, citoyenne. Cette étape, je souhaite qu'elle soit celle de la libération de la parole, essentielle à toute avancée.
On ne peut plus se contenter de circuits administratifs, aussi performants soient-ils, s'il n'y a personne pour lancer des alertes. On ne peut pas se satisfaire d'inspecter les structures si le mal n'est pas nommé en premier lieu. Les solutions sont aussi dans la prévention, les repérages précoces, la pédagogie. Elles se trouvent dans le travail, sur les dilemmes professionnels, dans la coopération des associations et des gestionnaires d'établissements.
Je voulais soulever ici trois malentendus.
Lorsque j'entends parler de maltraitances, on dit souvent que ce serait accuser, stigmatiser un secteur, pointer du doigt certains professionnels.
Or, avant d'être individuelle, cette maltraitance est institutionnelle. Elle est dans les trous dans la raquette, dans des insuffisances ou manquements collectifs.
À domicile, car il faut en parler, elle survient au sein de la cellule familiale, pas seulement dans le face-à-face d'un professionnel et d'une personne.
À l'approche de la journée du droit des femmes le 8 mars, je tiens à vous rappeler un chiffre effarant : 20 % des féminicides concernent des femmes de plus de 70 ans. L'urgence est là, nous devons agir.
Je veux avec vous porter une vision positive, celle que je rappelais dans mon introduction, et optimiste ; ouvrir le débat sur les maltraitances, c'est combattre ce qui fait du tort à tous, mieux regarder des situations dans leur complexité et certainement pas accuser des professionnels.
Le deuxième malentendu que je souhaitais soulever, c’est l’idée que parler des maltraitances va nuire à l’image du secteur, empêcher les recrutements, décourager les jeunes générations de travailler auprès des personnes en situation de vulnérabilité.
Je le redis ici parce que ça m'a été reproché, on peut tous être d'accord avec cela, je pense. Parler des maltraitances, on peut penser que ça va nuire à l'image de tout un secteur, empêcher des recrutements, et on sait combien les métiers du médico-social, du social, de la santé sont en manque... Je suis persuadé que c'est l'inverse. Les jeunes indignés par l'injustice, sont sensibles aux questions de maltraitances et souhaitent agir.

C'est leur débat avant d'être le nôtre. Souvent, la jeune génération nous a précédés pour lancer des alertes. Et ils resteront d'autant plus longtemps dans ces métiers qu'ils auront connu sur leur terrain d'apprentissage des pratiques respectueuses du droit des personnes et des personnes. Nous voulons créer des vocations durables.
Nous ne pourrons relever ces défis dans des organisations où règne l'omerta, où l'on ne peut pas surmonter les différences en équipe, il faut décloisonner, parler et restaurer la confiance.

Enfin, le troisième malentendu que je veux lever, c'est contre ceux qui disent que l'État serait le premier des maltraitants, que ce serait un comble que ce soit lui qui porte ce sujet.
Je crois que ce sujet doit être porté de manière plurielle. Tout commence avec les personnes concernées car c'est elles qui savent et peuvent.
C'est pour cela que le comité de pilotage est composé de quatre personnes élues dans des instances représentatives des usagers, dans les champs de la lutte contre l'exclusion. Il faut un appui de méthode et un garant de neutralité de la qualité et de l'intégrité de ces travaux.

C'est le sens de la présence dans le suivi de ces États généraux de la représentante de la commission nationale du débat public. Elle suivra toutes les concertations et veillera à ce que toutes les contributions soient respectées dans le rapport final.
Enfin, l'État, ce sont les élus de la République. C'est pourquoi j'ai demandé à deux parlementaires d'intégrer ce comité de pilotage. Merci d'avoir accepté cette lourde tâche.
(…)
On va se donner cinq mois pendant lesquels les personnes concernées et les professionnels se réuniront pour apporter leurs contributions.
Cinq mois pendant lesquels deux groupes de travail seront installés pour travailler sur le repérage précoce des situations de maltraitance à domicile et l'orientation des victimes, et sur la mobilisation des forces de l'ordre et de la justice pour mieux répondre et prévenir ces maltraitances.
Merci pour leur engagement, les forces de l'ordre et de la justice, il est déjà extrêmement important, vous êtes plusieurs dans cette salle à les représenter. C'est important de dire que les forces de l'ordre, la justice, sont pleinement engagés dans ce combat pour lutter contre les maltraitances.

Cinq mois pendant lesquels toutes les associations, les fédérations, les collectifs citoyenne, pourront faire leurs propositions.
Nous organiserons des webinaires pour permettre à tous de connaître le cadrage et les attendus des contributions. Je souhaite donner toute leur place aux chercheurs, ce sera le cas avec un colloque sur l'inclusion des personnes âgées le 10 mars prochain à Strasbourg, et avec la participation du GHU Paris Neurosciences avec qui nous partagerons les premiers éléments de leur recherche prochainement, merci par avance pour leur contribution.

Associations, collectifs, tous sont les bienvenus dans cette contribution. Je crois à la participation et à l'émulation, la prise d'initiative. C'est cela qui donnera un résultat efficace à ces États généraux.
En juin, un rapport final nous sera remis. À l'automne, je présenterai une stratégie nationale de lutte contre les maltraitances.
Permettez-moi en conclusion de dire tout l'espoir que je place dans cette mobilisation générale et interministérielle, qui est la seule possible pour réellement changer la donne.

L'honneur d'une société se mesure à la place qu'elle accorde aux personnes les plus fragiles, l'inverse, c'est une société qui ne regarderait pas les maux qu'elle inflige aux plus fragiles d'entre les siens, qui fermeraient les yeux sur les plus cruelles des violences.
Accepter de regarder en face, de nommer, c'est un premier pas. Il faut décrire, comprendre les mécanismes à l'œuvre pour proposer des pistes nouvelles, repenser les ressources humaines et les façons de former, diriger les établissements ou encore les organiser et les financer.

Comme cela a été le cas pour les violences faites aux femmes et les maltraitances envers les enfants, nous gagnerons tous à cette démarche de recherche de vérité et de solution envers les adultes les plus vulnérables. Vulnérables, nous le sommes tous, nous le serons tous et toujours.
Ce n'est pas des autres dont il s'agit, mais de chacun d'entre nous.

 

Stanislas Guerini (ministre de la Transformation et de la Fonction publiques)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] L’égalité réelle entre les femmes et les hommes est un levier d’attractivité et d’efficacité de la puissance publique.

> [Index égalité professionnelle femme-homme]Je suis favorable à des possibilités de sanctions financières pour les administrations qui ne respectent pas l'application de mesures d'égalité entre les femmes et les hommes.

> [Réforme des retraites] Je veux que la retraite progressive s'applique pleinement et que ce soit un droit pour les agents de la fonction publique.

> [Réforme des retraites] L'article 7 de la réforme des retraites a été voté hier au Sénat. On avance. On parle du fond du texte. Nous le devons aux agents publics. Nous le devons aux Français.

> [Réforme des retraites] Est-ce que je peux aménager mon temps de travail ? Est-ce que je peux aménager mon poste de travail ? Est-ce que je peux changer de métier ? A ces 3 questions-là, nous apportons des réponses concrètes dans notre projet de réforme des retraites.

> [Réforme des retraites] Vous ne m’entendrez jamais nier la pénibilité de certains métiers de la fonction publique. Pour les agents des souterrains égoutiers, nous ne changeons pas la durée de service pour pouvoir bénéficier de l'âge de départ anticipé.

> Parce que l'égalité entre les femmes et les hommes n’est pas négociable, je souhaite que ce sujet soit transpartisan, dans les deux Chambres, pour obtenir des avancées collectives.

 

Olivier Véran (ministre délégué chargé du Renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement)
> Record du nombre d'apprentis. Investissements étrangers en hausse de 10%. Réimplantation d'usines pour des milliers d'emplois créés. Nos résultats en 2022 le montrent : jour après jour, la France se rapproche du plein-emploi.

 

Franck Riester (ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement)
> [Réforme des retraites] Le Sénat a adopté l’article 7 de la réforme des retraites ! Le débat démocratique avance. Ce vote montre que nous pouvons agir ensemble, dans le compromis, au service de l’intérêt général de notre pays.

 

Isabelle Rome (ministre déléguée chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Egalité des chances)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Cette journée internationale des droits des femmes est l’occasion de mettre la lumière sur nos actions pour parvenir à une égalité réelle. Le chemin est encore long. Nous sommes toutes et tous concernés. Mobilisons-nous.
Notre Plan Égalité 2027 contient de nouvelles mesures concrètes pour mieux protéger les femmes victimes de violences, diffuser la culture de l’égalité, réduire les inégalités
économiques et professionnelles et mieux prendre en compte la santé des femmes.
Je suis émue que le Président rende aujourd’hui hommage à Gisèle Halimi, dont les combats ont changé pour toujours la condition des femmes en France. C’est un geste fort et symbolique car Gisèle Halimi incarnait ce qui fait de notre pays un phare dans le monde.

> La culture de l’égalité doit être diffusée partout. Nous devons l’inculquer dès le plus jeune âge pour éradiquer les stéréotypes et transmettre le respect de soi et de l’autre.

> Depuis 2017, des efforts sans précédents ont permis de mieux protéger les femmes victimes de violences. Les derniers féminicides nous le démontrent, nous devons accélérer et intensifier la protection dont elles ont besoin dès le signalement des faits.

> Les femmes doivent avoir accès aux mêmes opportunités et aux mêmes rémunérations que les hommes. Nous déployons de nouvelles mesures concrètes pour tendre vers l’égalité économique et professionnelle.

> La santé des femmes, restée longtemps taboue et ignorée, demeure un profond vecteur d’inégalités. Ce Plan propose une stratégie globale en faveur de la santé des femmes.

> L’annonce du Président de la République sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution est un signal très fort de la France au monde entier. Au pays des Lumières et de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, les droits des femmes sont des droits fondamentaux.

> Les discriminations humilient et piétinent le principe d’égalité, fondement de notre République. Nous les combattons avec les mesures du plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations : testings et formations.

 

Gabriel Attal (ministre délégué chargé des Comptes publics)
> Les chèques ciblés ont leur utilité sociale, mais n’oublions pas la classe moyenne qui travaille dur et qui se dit « on me considère toujours trop riche pour être aidé alors que je galère aussi ». Il faut l’entendre et en tenir compte.

> Nous allons augmenter la durée nécessaire de résidence en France pour percevoir le minimum vieillesse. Je travaille par ailleurs à le faire pour l’ensemble des allocations sociales.

> 70 usines ont ouvert en France l’an dernier, 40 000 emplois industriels créés, alors que ça faisait des années que la France en perdait. 800 000 jeunes en apprentissage en 2022 contre 300 000 en 2017. Vouloir mettre « l’économie française à genoux » c’est aller contre tout ça.

> [Réforme des retraites] Il y avait 12 millions de pensions à payer chaque mois en 2000. Il y en aura 20 millions dans les années à venir. Sans réforme, on aura un gros problème pour les payer. Que nous diraient alors les Français ? Vous n’avez pas pris vos responsabilités.

> [Réforme des retraites] Quand vous êtes devant les manifestants, vous dites vouloir financer les retraites en taxant les milliardaires. Mais quand vous êtes dans l’hémicycle, vous proposez de matraquer les classes moyennes. Assumez ! 

 

Roland Lescure (ministre délégué chargé de l’Industrie)
> Le collectif IndustriELLES est lancé! Son ambition : fédérer toutes les femmes de l’industrie pour donner envie d’industrie à toutes ! Trop de barrières existent encore : nous avons besoin de rôles modèles, de mentores pour montrer que l’industrie n’est pas réservé aux hommes.

> Dernière ligne droite de la co-construction du projet de loi « industrie verte ». L’industrie verte est la clé de notre réindustrialisation, ce projet de loi sera un accélérateur.

> La crise de l'énergie n'est pas derrière nous: Il faut faire de cette crise une opportunité (...), c'est un signal d'alarme sur la consommation énergétique. Il faut qu'on décarbone notre industrie traditionnelle.

 

Olivia Grégoire (ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme)
> A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le plan présenté par la Première ministre permettra notamment de renforcer l’égalité professionnelle et économique.
- Former: En développant un programme « Une entrepreneure, une mentor », permettant aux créatrices d’entreprises d’accéder à un mentor en ligne gratuit pendant 1 à 2 ans; en développant l’offre de coaching bancaire et financier proposée par la
Banque de France
- Accompagner : proposer un accompagnement par un réseau dédié pour chaque femme projetant de créer une entreprise ; mieux informer sur la possibilité pour les entrepreneures de faire financer leur adhésion à un réseau d’entrepreneurs.
- Valoriser : en créant une base de données recensant les femmes entrepreneures et les femmes expertes, chargée de la promotion de l’entreprenariat auprès de tous publics ; en créant un baromètre annuel de l’entrepreneuriat des femmes.

> Les tendances de la saison hivernale sont très bonnes.
- Hausse du taux d’occupation
- Retour de la clientèle étrangère
- Un budget en hausse pour 38% des Français J’annoncerai prochainement le bilan des vacances d’hiver sur l’ensemble du territoire.

> Entreprendre est un défi de tous les instants. Les obstacles sont encore plus grands lorsqu’on est une femme mais ensemble, on peut y arriver plus facilement. Un grand merci aux nombreux réseaux pour leur accompagnement à chaque instant.

> 44% de femmes représentées dans les conseils d’administration en France. C’est le taux le plus élevé du monde. Il faut s’en réjouir mais il reste encore du travail pour améliorer la représentation des femmes à tous les échelons en entreprise.
C’est pour cette raison que nous avons voté en 2021 une loi avec l’obligation pour les entreprises de plus 1000 salariés au 1er mars 2026 de compter au moins :
- 30% de femmes et d’hommes cadres dirigeants
- 30% de femmes et d’hommes membres d’instances dirigeantes.

> Aujourd’hui, 35% des entreprises créées sont dirigées par des femmes. Même si les choses bougent, de trop nombreuses barrières, souvent invisibles, parfois indicibles, sont encore à lever. Je le sais parce que j’ai moi-même dirigé mon entreprise. Continuez de croire en vous.

 

Charlotte Caubel (secrétaire d’Etat chargée de l’Enfance)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Défendre les droits des femmes, c’est protéger les droits des filles.

> À deux ans, un enfant consomme en moyenne 3 heures d’écran par jour. Nous devons agir ! Une nouvelle fois, les députés ont voté à l’unanimité pour nos enfants en faveur de la proposition de loi relative à la prévention de l’exposition aux écrans.

> Pour lutter contre la précarité menstruelle, Elisabeth Borne annonce le remboursement jusqu’à 25 ans et dès l’année prochaine des protections périodiques réutilisables. Une mesure concrète qui profitera à toutes les jeunes filles de notre pays.

> Le smartphone ne peut pas remplacer la nounou.

 

Sonia Backès (secrétaire d’Etat chargée de la Citoyenneté)
> [Tribune : «Pour lutter contre les dérives sectaires, l'action de l'Etat doit changer d'échelle»]
Dans l'imaginaire collectif, les dérives sectaires, ce sont des histoires invraisemblables de gourous en toge blanche, de prêcheurs illuminés, de symboles ésotériques et d'assemblées de croyants endoctrinés. La réalité est très différente et bien plus pernicieuse.
Depuis une dizaine d'années, les dérives sectaires ont évolué : aux multinationales de la spiritualité qui continuent de sévir, comme les témoins de Jéhovah ou l'église de scientologie, viennent désormais s'ajouter une myriade de mouvements et d'individus qui investissent particulièrement les champs de la santé, de l'alimentation et du bien-être.
La crise sanitaire et la résurgence d'une certaine forme d'obscurantisme ont constitué un terreau idéal à ces nouvelles dérives. Leurs figures de proue agissent en ligne, exploitant les inquiétudes, apportant des réponses simples et bien souvent simplistes à des questions existentielles, jouant sur la proximité des réseaux sociaux et sur leur viralité. Ils fédèrent autour d'eux de vraies communautés, devenant parfois autant de « fidèles » sous emprise.
Cette évolution s'accompagne d'une augmentation du nombre de victimes. En 2021, 4 020 signalements ont été enregistrés auprès de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), un record. Ce chiffre est en augmentation constante: + 33 % entre 2020 et 2021 et + 86 % depuis 2015.
Face à ce phénomène aux contours trop méconnus, nous devons faire évoluer l'action de l'État pour mieux prévenir ces dérives, mieux accompagner les victimes et poursuivre efficacement leurs auteurs.
Soyons clairs : il ne s'agit pas pour l'État, de légitimer ou délégitimer telle ou telle croyance car, rappelons-le «la République assure à chacun la liberté de conscience».
Il lui revient, en revanche, de protéger ses citoyens, particulièrement les plus vulnérables, des risques sanitaires, sociaux, financiers que portent les dérives sectaires et d'agir fermement contre ceux pour qui l'emprise mentale est souvent un fonds de commerce avant de devenir un blanc-seing à tous les abus.
Ce phénomène concerne toutes les catégories sociales, tous les âges, tous les milieux. Nous sommes tous susceptibles d'en être une victime. Or, les victimes ne réalisent pas qu'elles le sont, leurs proches sont peu informés et sont souvent démunis pour agir.
C'est ainsi que le 18 octobre 2020, une femme de 77 ans est décédée d'un cancer du rein après avoir renoncé à son traitement, sur les conseils d'un naturopathe en vue. C'est ainsi qu'en août 2021, une femme de 44 ans, sans antécédents médicaux a trouvé la mort à la suite d'une «cure hydrique». C'est ainsi que J. fut réduite à l'état d'esclave sexuelle et violée régulièrement par un autre gourou condamné depuis à 15 ans de prison.
La lutte contre les dérives sectaires passe, en tout premier lieu, par une meilleure prévention des risques et une information plus large de nos concitoyens. Il reste d'importants efforts à accomplir pour mieux informer les Français des pratiques alternatives de soins, des ressorts de l'éducation anthroposophique ou des abus de la scientologie.
L'État se doit donc d'être plus présent sur les réseaux, sur le terrain et mieux faire connaître ces dérives du grand public.
Depuis plusieurs mois, je m'entretiens avec les acteurs associatifs et les services de l'État et j'en tire la conviction que nous devons améliorer l'accompagnement des victimes et favoriser la libération de la parole. Pour cela, nous devons également permettre à leurs proches, leurs collègues, leurs amis de déceler les signaux d'endoctrinement et de les aider.
La Miviludes, les associations et les préfectures mènent d'ores et déjà un travail exceptionnel mais nous devons réfléchir, pour l'avenir, à un accompagnement de proximité, à un maillage territorial renforcé pour améliorer l'accueil et l'orientation des victimes.
Il nous faut également former plus largement les forces de l'ordre, les magistrats et les représentants des administrations à l'accueil et à l'écoute, à l'instar de ce que nous avons su faire en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Nous devrons également, et je m'y engage, augmenter les moyens accordés à la Miviludes pour accompagner ces évolutions.
Enfin, nous ne pouvons pas faire l'économie d'une révision de notre arsenal juridique. Le phénomène sectaire évolue et nous devons nous adapter à ces évolutions. Au début du mois dernier s'est ouvert le procès de l'Institut Aubert de Vincennes, école infiltrée par la Scientologie, 25 ans après les faits. Une éternité pour les victimes. Dans la plupart des affaires touchant à l'intime, le temps de la justice est trop souvent incompatible avec le temps de la reconstruction nécessaire aux victimes.
Dans ce contexte et afin d'adapter la réponse de l'État, j'ai souhaité organiser les premières assises nationales de la lutte contre les dérives sectaires. Elles réuniront les services concernés de l'État, des partenaires institutionnels, des membres du Parlement, du Gouvernement, des représentants du monde associatif ainsi que des acteurs européens et nationaux, experts et personnalités qualifiées.
Il s'agit d'un événement inédit par son ampleur mais aussi par ses ambitions : construire un projet commun de lutte contre les dérives sectaires, adapter nos moyens et les inscrire dans la durée.
Les dérives sectaires, ce ne sont pas des croyances sympathiques et vaguement folkloriques portés par des originaux inoffensifs. C'est un mécanisme pervers et insidieux qui conduit à l'isolement social, bien souvent à la ruine et dans les cas les plus dramatiques à la mort.
Les dérives sectaires, c'est un business juteux pour des charlatans sans scrupules.
Les dérives sectaires ce sont des milliers de victimes dans notre pays.
À ces victimes, je veux dire que l'État est plus que jamais déterminé à les aider et à combattre ce phénomène qui ronge méthodiquement le lien social.

> Il est temps pour l’État d'adapter son action à l'évolution du phénomène sectaire. Ça commence aujourd'hui ! (…)
Chacun d’entre nous peut potentiellement être victime de dérives sectaires car nous avons toutes et tous nos faiblesses et nos fragilités, quel que soit notre niveau social ou nos diplômes. Nous devons libérer la parole des victimes.

> Le champ de la santé est le nouveau vecteur du phénomène sectaire. Ces dérives font des morts chaque année et seront au centre des Assises dérives sectaires.

 

Sarah El Haïry (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et du Service national universel)
> 75% des Français favorables à un SNU obligatoire. Loin des caricatures faites par ses détracteurs, Le SNU est un projet de société qui rassemble les Français !

> Protéger les droits des femmes c’est engager chacun à respecter les fondements de notre pacte républicain. Le SNU est vecteur d'égalité :
- formations contre les violences sexistes et sexuelles
- ateliers contre le harcèlement et le cyber-harcèlement.

 

Bérangère Couillard (secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie)
> Chaque français jette 582 kg de déchets ménagers par an. En triant mieux, nous pouvons les recycler et transformer ce gaspillage en ressource.

> D'après plusieurs études, les femmes sont plus engagées que les hommes sur les questions environnementales, notamment dans les petits gestes du quotidien. Profitons de cette Journée des droits des femmes pour rappeler que l’écologie est aussi une affaire d'égalité !

> C'est signé ! Création d'une nouvelle filière REP des emballages de la restauration. Nous pourrons ainsi mieux recycler les 800 000 tonnes de déchets d’emballage du secteur, et développer le réemploi des bouteilles auprès de 400 000 restaurants et petits commerces.

 

Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Pour l'égalité femmes-hommes, on a progressé parce qu'on a fait des lois, on a fixé des objectifs, on a fixé des contraintes et ça, ça marche !

> [Réforme des retraites] On a un système de retraite qui ne fait que reproduire et corriger les inégalités professionnelles d'une vie. Et on sait que les femmes sont plus souvent victimes de temps partiel choisi, de carrière hachée.

> [Réforme des retraites] Je pense que nous avons une majorité à l'Assemblée pour considérer qu'il faut faire une réforme des retraites (...) Je compte sur le débat parlementaire".

> L'exemplarité accrue des élus, cela correspond à une attente de nos concitoyens.

> Dans l’hémicycle, chacun a un devoir d’exemplarité. Après avoir demandé au garde des Sceaux de présenter ses excuses en séance hier, j'ai écrit à la Première ministre pour qu'elle veille à ce que de tels incidents ne se reproduisent plus.

> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] En ce 8 mars, j’ai tenu à réunir des femmes engagées, des combattantes des droits des femmes issues du monde entier. Leur combat est le nôtre et aujourd’hui, l’Assemblée porte leur voix !

> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Femme, vie, liberté. L’Assemblée nationale se doit de porter haut le flambeau des droits des femmes. Nous sommes aux côtés de toutes celles qui se battent avec courage pour leur liberté, en Iran et partout dans le monde.

> Notre responsabilité de femmes politiques c'est que les portes que nous ouvrons ne se referment pas derrière nous. Pour que des milliers de jeunes filles puissent se dire qu'elles peuvent accéder à des responsabilités dans notre pays.

> Les Français attendent de l’exemplarité, c’est notre devoir de leur offrir. La réforme constitutionnelle est l’occasion de mettre sur la table l’obligation du casier judiciaire vierge pour se présenter au suffrage de nos concitoyens.

> J'ai vraiment à cœur de faire en sorte d'être la plus impartiale possible. Néanmoins je suis une femme politique, j'appartiens à une majorité, je sais pour quelles valeurs je me suis engagée, et ces valeurs je les aies chevillées au corps.

 

Haut-commissariat au Plan
François Bayrou (Commissaire, président du Mouvement démocrate)
> C'est la société française tout entière qui est dans une espèce de doute des règles que nous nous sommes données pour vivre ensemble.

> On est un pays en panne (...) Il faut un nouveau contrat que le gouvernement proposera, et que toutes les forces sociales et politiques devraient préparer ensemble, même si on est en désaccord profond.

> le 49.3 est une arme institutionnelle, je rappelle que Rocard l'a utilisé des dizaines de fois, y compris pour des textes de ce genre (...) Ce n'est pas un hold-up, c'est une prudence.

> [Réforme des retraites] C'est une réforme équitable parce qu'elle partage la charge en ne laissant pas aux générations qui viennent l'obligation de signer des chèques pour les pensions actuelles.

> [Réforme des retraites] La démocratie, c'est considérer que les citoyens sont coresponsables de l'avenir (...) Si on avait présenté aux Français la réalité telle que je l'expose, ils auraient d'eux-mêmes pris le parti d'une réforme.

> [Réforme des retraites] Tout le monde disait «il n'y a pas le feu au lac». (...) La vérité, qui est scandaleuse, c'est qu'il y a déjà au moins 30 milliards d'euros de déficit par an et qu'ils sont compensés par le gouvernement.

> [Réforme des retraites] La mobilisation du 7 mars n'est pas le grand blocage qui avait été promis par certains (...) Mais ce n'est pas pour autant un succès pour le gouvernement.

> Il y a probablement des réformes très importantes à faire qui ne peuvent se faire qu'avec l'accord de tous les groupes ou d'une majorité, pour changer le mode de fonctionnement des assemblées.

> La démocratie parlementaire française file un mauvais coton, ça ne va pas. Il y a des mots, des invectives, des gestes qui sont déplacés (...) Les parlementaires sont désabusés

> [Inscription de l'IVG dans la Constitution] C'est acquis dans la loi et ce n'est remis en cause par personne (...) Il y a des milieux religieux pour qui c'est un cas de conscience, inutile d'en faire un sujet d'affrontement.

 

Partis politiques

● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Aurore Bergé (présidente du groupe à l’Assemblée nationale)
> Oui, notre Constitution sera changée. Oui, nous protégerons la liberté des femmes et l'accès à l'IVG. D'une initiative parlementaire, c'est devenu un engagement présidentiel.

> A la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis pour les droits des femmes, de toutes les femmes et de leurs bébés. Réussir l'incarcération, c'est réussir la réinsertion. C'est l'intérêt de notre société.

> Les personnes condamnées pour avoir frappé leur femme, leur enfant, pour violences racistes ou antisémites sont-elles dignes d'être des élus de la République ? L'assemblée a donc répondu oui à cette question en votant contre notre texte. Quel cynisme.

 

Benjamin Haddad (porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale)
> [Réforme des retraites] Ce serait beaucoup plus facile de dire qu'on arrête, mais on prend nos responsabilités.

 

Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] En ce 8 mars rendons hommage aux femmes Ukrainiennes. Victimes des viols et des agressions des soldats de Poutine, elles subissent au quotidien la violence et les exactions de l’armée russe. Chacun des crimes de guerre de la Russie devra être jugé.

> Inscrire l'IVG dans la Constitution : nous l’avons porté à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui cela devient un engagement du Président Emmanuel Macron.

> En nous prononçant pour l’inscription du droit à l’IVG dans la charte des droits fondamentaux, nous affirmons que les droits des femmes sont un pilier des valeurs européennes. Quand ces droits sont attaqués, c’est l’État de droit tout entier, qui est affaibli.

> Adopté à l’unanimité ! La Commission des Affaires européennes de l’Assemblée vient de voter le texte que je proposais en faveur de l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

> Le drapeau européen brandi face aux canons à eau ! Comme en Ukraine, en Géorgie le peuple fait le choix de l'Europe et de ses valeurs.

 

Marc Ferracci (député)
> Le Président de la République vient d'annoncer un projet de loi pour inscrire dans la Constitution la liberté des femmes de recourir à l'IVG. Je me réjouis de cette nouvelle, inscrire ce droit dans notre texte fondamental est une avancée importante pour les droits des femmes !

 

Charles Sitzenstuhl (député)

> Droit à l’avortement : l’éloquente absence du RN. En ce 8 mars, la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée votait à l’unanimité en faveur de l’inscription du droit à l’IVG dans la Charte des droits fondamentaux européens. Comme par hasard, tous les députés lepénistes étaient absents…

 

● MoDem
Maud Gatel (Secrétaire générale)
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Défense des libertés, lutte pour l’égalité professionnelle, lutte contre les violences faites aux femmes, accès à l’éducation, à la santé, autant de combats que nous devons continuer à mener en France, mais également dans le monde.

> Une femme sur dix fait une fausse couche dans sa vie. Une épreuve qui mérite un suivi psychologique adapté. En ce 8 mars, Une proposition de loi est votée à l’unanimité représente une avancée majeure pour la santé mentale des femmes, longtemps négligée.

> Je salue la décision d'Emmanuel Macron sur la constitutionnalisation de l’IVG à la suite du travail des assemblées.

 

Bruno Millienne (député)

> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] Saluons aujourd'hui toutes les héroïnes dont le rôle fut crucial pour l'humanité et notre histoire collective. Beaucoup ont risqué leur vie pour améliorer la nôtre. Hommage à leur courage: la lutte contre toute forme d'inégalité, au nom de la justice sociale, reste un combat de tous les jours

 

● Parti radical
> [Journée internationale des droit des femmes / 8 mars] En ce 8 mars 2023, les radicaux rappellent que des millions de femmes dans le monde subissent toujours l’oppression et la violence, voient leurs droits et leur liberté bafoués, que ce soit dans le contexte des guerres, des dictatures, des croyances et fanatismes religieux ou encore de la misère.
Plus proche de nous, en France, les inégalités femmes-hommes perdurent : inégalité dans l’accès au travail (elles sont 28 % à travailler à temps partiel, choisi parfois mais aussi contraint, les femmes ont été les premières victimes de la flexibilité du temps de travail), aux responsabilités professionnelles, à un salaire équivalent à celui des hommes (En 2022, les femmes ont un salaire en équivalent temps plein qui reste inférieur de 15 % à celui des hommes).
Cette année, pour donner à cette journée une note optimiste, le Parti radical a choisi de valoriser et de donner la parole à des femmes qui réussissent. Issues du milieu politique, associatif ou encore de l’entrepreneuriat, elles témoigneront lors d’un webinaire intitulé « Ces femmes qui réussissent : comment ont-elles brisé le plafond de verre ? » et à travers des messages vidéos diffusés au cours de la journée du 8 mars sur les réseaux sociaux du Parti Radical  » explique Catherine Michaud, Déléguée Nationale à l’Egalité Femmes Hommes et conseillère régionale d’Ile-de-France.
« L’émancipation et les droits des femmes doivent être une priorité dans l’approche de nos décisions et réformes politiques » conclut Laurent Hénart, Président du Parti radical.

 

Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Nathalie Loiseau
> On a vu les droits des femmes reculer en Pologne, on s’inquiète en Italie mais Marine Le Pen préfère fermer les yeux. Pourquoi ? Parce qu’elle veut s’allier à des partis hostiles aux droits des femmes en Europe ? Dommage que la question ne lui ait pas été posée.

> À Tbilissi, l’hymne européen résonne alors que les manifestants géorgiens expriment leur solidarité avec l’Ukraine et leur désir de liberté. L’espoir incarné par l’Europe.

> Chaque fois que les libertés sont menacées dans l’ancienne Union soviétique, la population regarde vers l’Europe avec l’espoir que nous saurons l’entendre. Hier soir, en Géorgie.

> En ce 8 mars, je souhaite moi aussi rendre hommage à Gisèle Halimi dont « la clause de l’Européenne la plus favorisée » a puissamment inspiré l’action de Renew Europe en faveur des droits des femmes. Les droits les mieux protégés quelque part en UE doivent être étendus partout.