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mercredi 7 octobre 2026

Editorial du CREC. Présidentielle: Oui, Attal a raison, il faudra une union de l’axe central


«Personne [dans l’axe central] ne plie le match. Personne n’est en situation ni de l’emporter, ni d’être assuré de figurer au deuxième tour. Personne n’est favori ou en situation de battre Marine Le Pen. Il faut un vrai et large rassemblement. (…)
La seule chose qui peut nous permettre de l’emporter, c’est une grande coalition rassemblant des électeurs de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine. Non pas «contre» mais «pour» une vision: l’Europe, la compétitivité de notre économie, les valeurs de la République et le progressisme. (…)
Je m’adresse aux électeurs tentés par Raphaël Glucksmann à ceux de la droite républicaine. Car il y a des électeurs, de gauche comme de droite, qui aimeraient un autre choix qu’un candidat qui n’aura aucune chance d’être au second tour.
Il faut un candidat qui incarne cette grande coalition et cet espace politique large.»

Il ne s’agit pas ici de savoir si Gabriel Attal a tenu ces propos en regard de sa situation actuelle dans les sondages qui ne le donnent pas présent au second tour mais de la pertinence de ceux-ci.

Parce que le candidat Renaissance a raison, tout comme a raison François Bayrou qui a dit la même chose: la seule manière d’empêcher la victoire de Marine Le Pen est bien une coalition de l’axe central.

Peut-être que cette coalition sera nécessaire dès le premier tour si Jean-Luc Mélenchon se trouvait en position d’être présent au second tour, ce qui n’est pas le cas de figure le plus probable malgré les résultats de quelques sondages dont ceux des instituts qui posent problème quant à la crédibilité de leurs enquêtes.

A ce stade, l’union de l’axe central est absolument nécessaire au second tour ce qui permet à ses différents courants de pouvoir se présenter devant les électeurs au premier.

En revanche, le camp présidentiel doit avoir un candidat unique dès le premier tour pour s’assurer d’être présent au second, ce qui signifie qu’il ne peut y avoir la présence en même temps de Gabriel Attal et d’Edouard Philippe voire d’un troisième candidat comme le souhaite François Bayrou, ce qui serait un suicide collectif pour celui-ci.

Au moment où nous écrivons cet éditorial, il faut donc un camp présidentiel uni dès le premier tour et une coalition de l’axe central pour le second tour afin d’éviter à tout prix l’aventurisme délétère d’une expérience extrémiste et populiste à notre pays dont il ne sortirait pas vainqueur.

 


jeudi 17 septembre 2026

Editorial du CREC. L’axe central, ce n’est pas le Centre et la Droite


Les médias mais aussi certains politiques n'ont semble-t-il, strictement rien compris au concept d'axe central qu'ils appellent improprement «bloc central».

Selon eux, il s'agirait d'un espace qui regrouperait le Centre et la Droite.

Or c'est un contresens absolu.

Soit l'axe central, bonne terminologie et non bloc central, regroupe le Centre et ce qui se trouve à sa gauche et à sa droite soit il n'existe pas.

Qu'un soit-disant «bloc central» se compose uniquement de partis du Centre et de la Droite sans inclure des partis de gauche, c'est comme prétendre que les humains ont un buste qui n'a qu'un bras droit...

L'axe central est un concept forgé ici même pour caractériser le nouveau paysage politique où la montée des extrêmes de gauche et de droite qui combattent la démocratie républicaine libérale, ses principes et ses valeurs, obligent les partis qui s’en réclament de se réunir pour la défendre et la préserver, donc à s'unir quand elle est en danger.

Cet axe central va donc de la social-démocratie au conservatisme libéral en passant le libéralisme social.

Il n’a pas pour vocation à taire les différences entre les courants politiques qui le composent, ni à créer un consensus de façade voire à mettre sur pied une grande coalition gouvernementale.

Non, sa seule existence se justifie par la menace intérieure mais aussi extérieure que représentent les extrêmes et les populismes.

Concrètement, cet axe central doit parler d’une seule voix quand les principes et les valeurs de la démocratie républicaine libérale sont en jeu.

Et il doit s’unir quand un événement particulier risque de détruire cette démocratie républicaine libérale.

Cela concerne évidemment les élections et, encore plus, les élections présidentielles et législatives.

Ce sera le cas en 2027 où les partis de l’axe central représentent de peu le premier bloc politique devant celui de l’extrême-droite puis celui de l’extrême-gauche.

Afin d’éviter au pays une présidence Le Pen ou Mélenchon, ici, c’est bien d’alliance que l’on doit parler.

Mais cela ne préjuge pas, ensuite, qu’à l’Assemblée nationale ou ailleurs, chaque parti de l’axe central avance ses propres propositions et ne s’allient aux autres qu’en cas où des textes présentés devant le Parlement seraient à même de remettre en question la démocratie républicaine libérale.

Demain, si les périls extrémiste et populiste disparaissent ou, à tout le moins, ne sont plus prégnants, alors l’axe central n’a plus d’utilité et peut être mis en sommeil.

 

 


samedi 15 août 2026

Editorial du CREC. Réseaux sociaux: revers pour Macron ou pour les enfants?


Evidemment, dès que la décision du Conseil Constitutionnel retoquant la mesure sur l’interdiction des réseaux sociaux au moins de quinze ans a été connue, une partie de l’opposition et des médias ont affirmé avec leur gourmandise habituelle qu’il s’agissait d’une défaite, voire d’un «camouflet», pour le Président de la république.

Bien sûr, si l’on prend l’angle d’une basse polémique politicienne, c’est bien un revers d’Emmanuel Macron qui la portait avec conviction et qui avait réussi à la mettre au centre de débats en Europe et dans le monde.

En revanche, si l’on se préoccupe de la protection des enfants, ce qui parait ici le plus important, alors les vaincus ce sont bien eux.

Peut-être que la loi n’était pas assez bien ficelée comme l’a déclaré le Conseil Constitutionnel qui a préféré mettre en avant la liberté plutôt que la sécurité des enfants dans sa décision mais il n’en reste pas moins que les réseaux sociaux recèlent d’évidents dangers pour les plus jeunes qu’il convient d’éliminer le plus possible.

Ainsi, ceux qui se sont emparés de cette polémique politicienne, comme LFI qui est d’ailleurs à l’origine du recours devant le conseil avec le PS, sont sans doute moins préoccupés par protéger l’enfance que de permettre à des prédateurs de pouvoir la menacer au nom de la liberté.

Rappelons que pendant des années la société française a eu une indulgence plus que coupable envers les pédophiles qui étaient même invités sur les plateaux de télévision au nom de la création littéraire et autres billevesées.

Encore aujourd’hui certains artistes continuent à être adulés alors que leur comportement coupable vis-à-vis des enfants n’est plus à démontrer comme c’est le cas de Michael Jackson.

Ceux qui mettent en avant la liberté se trompent parce qu’ici, il s’agit de licence.

Toujours est-il qu’à la demande du Président de la république, une autre loi est en préparation et devait être votée avant la prochaine présidentielle.

 


samedi 4 juillet 2026

Editorial du CREC. Le phare de la liberté a migré des Etats-Unis vers l’Europe


Au moment où l’on fête, ce 4 juillet 2026, les 250 ans de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis, une migration bien particulière s’est produite.

Alors que l’Amérique a été pendant toutes ces années le phare de la liberté en particulier pour les Européens, celui-ci a traversé l’Atlantique pour s’installer en Europe.

C’est dans cette Union européenne bâtie sur le modèle des Etats-Unis d’Amérique et soutenue par ces derniers à sa création, que se trouve désormais les espoirs des l’Humanité dans un monde de liberté, d’égalité, de fraternité et de dignité.

Un renversement qui est une véritable conflagration qui bouleverse toutes les représentations qui s’étaient forgées en deux siècles et demi.

Tout cela du fait des deux présidences de Donald Trump mais aussi de la résistance de l’Union européenne face à la montée des extrêmes.

Tous les jours, les Etats-Unis s’enfoncent dans une autocratie et l’on craint même qu’il ne puisse plus y avoir des élections libres et honnêtes.

Pendant ce temps, l’Europe défend la liberté dans le monde, lutte contre tous les régimes totalitaires et fait en sorte de la protéger dans chacun de ses membres.

Bien sûr, cette situation peut encore évoluer.

Si, demain, les électeurs chassent du pouvoir l’extrémiste populiste et ses troupes, les Etats-Unis pourraient redevenir une démocratie.

Si, demain, les électeurs succombent aux sirènes malfaisantes des extrémistes populistes dans plusieurs pays du vieux continent comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne ainsi que c’est déjà le cas en Italie, alors l’UE pourrait connaître le scénario américain.

Reste que, en ce 4 juillet 2026, le phare de la liberté qui illumine le monde est bien en Europe.

 


jeudi 25 juin 2026

Editorial du CREC. Canicule, nous sommes tous responsables


Face à l’épisode caniculaire extrême nous cherchons des responsables.

Dans les pays démocratiques où l’on vote pour choisir nos dirigeants qui ont proposé un programme de gouvernement lors d’élections, on peut faire plusieurs remarques.

Si la population et plus précisément les électeurs avaient comme priorité la lutte contre le changement climatique dont cet épisode est un des phénomènes, ils auraient imposé aux partis qui se présentent pour gouverner de, tous, mettre en avant des mesures pour s’y attaquer réellement.

Or ce n’est nullement le cas.

Par ailleurs, dans aucun pays démocratique, les formations écologiques – quelles que soient le sérieux de leurs propositions et la qualité de leurs leaders – ne sont au pouvoir, seulement quelques-unes font partie de coalitions.

En France, les Ecologistes sont même en perte de vitesse.

Non, par leurs votes mais aussi dans les sondages – à part quand survient un événement violent – les peuples démocratiques ne font pas du changement climatique une préoccupation majeure, une obsession de tous les instants.

Et les partis qui le nient ou sont plus que sceptiques sur celui-ci comme les extrêmes, notamment ceux d’extrême-droite, ont la faveur d’une majorité de la population dans notre pays.

Quant à nos comportements quotidiens, il est évident que nous ne faisons pas grand-chose à part une petite minorité pour les adapter afin de prendre part à cette lutte contre le changement climatique et le bouleversement si nous ne faisons pas ce qu’il faut.

Si l’on voit des manifestants, nombreux, défiler pour les retraites ou pour le pouvoir d’achat, si l’on constate des réactions fortes contre les violences faites aux enfants ou aux femmes, tel n’est pas le cas pour le changement climatique.

Evidemment, nous, Français ou, nous, peuples démocratiques, n’avons pas seuls l’avenir de la planète entre nos mains.

Et le pays le plus pollueur donc qui participe le plus au changement climatique est doté d’un régime totalitaire et s’appelle la Chine.

Néanmoins, celui qui vient tout de suite après sont les Etats-Unis d’autant que Trump, non seulement nie sa réalité mais a supprimé la plupart des programmes pour lutter contre celui-ci.

Quant à l’Inde – que l’on peut encore considérée comme une démocratie –, elle est également un des principaux responsables de ce changement.

On peut donc affirmer que si tous les pays démocratiques prenaient des mesures à la hauteur du problème et avaient des politiques fortes et cohérentes, les choses évolueraient positivement d’autant qu’ils obligeraient les autres nations à agir de concert si, par exemple, elles voulaient avoir accès à leurs marchés.

Et puis, même là où gouvernent des régimes totalitaires, le poids de l’opinion publique n’est pas négligeable et obligent leurs dirigeants à agir pour lui donner plus ou moins satisfaction quand il sent que la population est particulièrement sensible et mobilisée pour une cause.

Alors, oui, nous sommes tous responsables de cette canicule parce que nous refusons d’agir à la hauteur de la menace.

Et tant que nous désignerons l’autre comme coupable pour nous dédouaner de nos manquements et pour justifier notre refus d’agir nous continuerons, tous, à être responsables du changement climatique en cours.

 

 


lundi 8 juin 2026

Editorial du CREC. Eviter que la mort de Lyahanna se transforme en instrumentalisation politicienne au détriment des enfants


On espérait que ce ne serait pas le cas, que la dignité et la responsabilité l’emporteraient, surtout, que la cause des enfants primerait.

Or, ce n’est pas ce qui est en train de se passer.

La mort de Lyhanna, tuée par un prédateur sexuel, au-delà des réelles émotions et des affichages des politiques est en train de devenir une «affaire» politico-médiatique.

On comprend que devant l’indicible et les manquements qui semblent évident dans le traitement des plaintes visant le principal et unique suspect, un débat s’ouvre pour que les dysfonctionnements de l’Etat engagent une véritable réflexion pour que la protection des enfants passe à un niveau bien supérieur à ce qu’il est.

En revanche, les appels à démission, les déclarations incendiaires d’un camp contre un autre et toute une atmosphère glauque en tain de s’installer sont une volonté de transformer la disparition d’une petite fille de onze ans en campagne politicienne nauséabonde.

Parce que, oui, il faut renforcer la protection de l’enfance après des années de déni, non pas de ceux qui s’occupent de défendre inlassablement les enfants qui font un travail admirable souvent sans que leurs appels au secours ne soient entendus, mais de la société toute entière dont l’émotion devant des actes monstrueux ne dure qu’un instant mais ne sont guère suivi de la prise de conscience nécessaire puis de la mise en œuvre d’une politique efficace et de mesures fortes et absolument indispensables.

Si le calvaire de Lyhanna n’est plus qu’un prétexte pour régler ses comptes alors rien ne changera comme cela a été le cas jusqu’à présent.

S’indigner, c’est bien, agir c’est encore mieux.

Pour les enfants.

 

 


samedi 16 mai 2026

Editorial du CREC. Rêves américain et chinois ou la bataille entre la liberté et l’asservissement


On parle souvent de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, de la guerre économique ou financière, voire de la guerre tout court.

Mais on parle peu de la guerre des «rêves».

Or, celle-ci pourrait s’avérer, si ce n’est plus importante que les autres, aussi cruciale.

En tout cas, cette bataille est un choix de société entre deux modèles qui se repoussent absolument et qui façonnent la réalité des deux régimes en place et qui se font face.

On connait la genèse du rêve américain, un concept inventé en 1931 par James Truslow Adams dans son livre «The Epic of America» qui souhaitait décrire ce qui motivait les Américains, individuellement et collectivement à bâtir la société étasunienne.

Au-delà des interprétations partisanes de ce rêve avec la prédominance de la réussite matérielle pour les républicains et de la réussite de l’émancipation pour les démocrates, il demeure les fondamentaux qui sont ceux de la démocratie républicaine libérale même si l’on peut se poser la question d’une dérive vers des principes autocratiques de la vision républicaine avec l’accession au pouvoir de Donald Trump.

En revanche, le grand public est moins au courant de celle du rêve chinois.

Pourquoi donc Xi Jinping, l’actuel potentat de la Chine l’a-t-il inventé et promu?

Tout simplement parce qu’il s’est rendu compte qu’une des pièces essentielles du soft-power dominant, celui des Etats-Unis, était le fameux rêve américain et que si la Chine voulait devenir la première puissance mondiale, il fallait qu’elle possède le sien pour motiver son peuple mais également pour susciter une communauté d’Etats, ce qui est en train de se passer avec l’internationale totalitaire.

Mais, bien évidemment, en tant que leader d’un régime dictatorial, son rêve prend l’exact contrepied du rêve américain.

Ici, pas question de réussite individuelle et d’émancipation de l’individu, tout est dans le collectif autour d’un nationalisme intransigeant et guerrier, voire revanchard, ainsi que d’un pouvoir centralisé qui dirige le peuple et lui indique l’unique bon chemin à suivre.

Autant le rêve américain est basé sur la liberté d’individus égaux, autant le rêve chinois est construit sur l’obéissance au pouvoir et le nivèlement dans une communauté où personne, à part le chef et ses acolytes, ne peut exprimer sa propre personnalité et son projet de vie s’il ne rentre pas dans les canons définis par le Parti communiste.

Quand, aujourd’hui, certains mettent sur le même plan les deux premières puissances mondiales et leurs impérialismes respectifs, ils oublient cette différence fondamentale qui leur permet même de trouver des avantages au rêve chinois.

Demain, si celui-ci devient la référence principale des peuples alors la démocratie républicaine libérale sera proche de l’extinction.

Alors, aussi imparfait et illusoire qu’il soit, le rêve américain sera toujours préférable et est une des références des centristes.