Evidemment, dès que la décision du Conseil Constitutionnel retoquant la mesure sur l’interdiction des réseaux sociaux au moins de quinze ans a été connue, une partie de l’opposition et des médias ont affirmé avec leur gourmandise habituelle qu’il s’agissait d’une défaite, voire d’un «camouflet», pour le Président de la république.
Bien sûr, si l’on prend l’angle d’une basse polémique politicienne, c’est bien un revers d’Emmanuel Macron qui la portait avec conviction et qui avait réussi à la mettre au centre de débats en Europe et dans le monde.
En revanche, si l’on se préoccupe de la protection des enfants, ce qui parait ici le plus important, alors les vaincus ce sont bien eux.
Peut-être que la loi n’était pas assez bien ficelée comme l’a déclaré le Conseil Constitutionnel qui a préféré mettre en avant la liberté plutôt que la sécurité des enfants dans sa décision mais il n’en reste pas moins que les réseaux sociaux recèlent d’évidents dangers pour les plus jeunes qu’il convient d’éliminer le plus possible.
Ainsi, ceux qui se sont emparés de cette polémique politicienne, comme LFI qui est d’ailleurs à l’origine du recours devant le conseil avec le PS, sont sans doute moins préoccupés par protéger l’enfance que de permettre à des prédateurs de pouvoir la menacer au nom de la liberté.
Rappelons que pendant des années la société française a eu une indulgence plus que coupable envers les pédophiles qui étaient même invités sur les plateaux de télévision au nom de la création littéraire et autres billevesées.
Encore aujourd’hui certains artistes continuent à être adulés alors que leur comportement coupable vis-à-vis des enfants n’est plus à démontrer comme c’est le cas de Michael Jackson.
Ceux qui mettent en avant la liberté se trompent parce qu’ici, il s’agit de licence.
Toujours est-il qu’à la demande du Président de la république, une autre loi est en préparation et devait être votée avant la prochaine présidentielle.

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