Voici une sélection, ce 8 septembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Bravo à Mistral pour sa nouvelle levée de fonds record. ASML il y a un an,
Samsung aujourd’hui : Mistral démontre sa capacité à nouer des
partenariats stratégiques avec les plus grands acteurs industriels pour hisser
l’Europe parmi les grandes puissances mondiales de l’IA. C’est tout le sens de
la vision que nous portons avec le Président de la Corée du Sud :
construire ensemble une troisième voie dans l’IA en rassemblant nos forces et
nos acteurs. Et ce n’est que le début !
> Bravo à Mistral pour sa nouvelle levée de fonds
record. ASML il y a un an, Samsung aujourd’hui : Mistral démontre sa
capacité à nouer des partenariats stratégiques avec les plus grands acteurs
industriels pour hisser l’Europe parmi les grandes puissances mondiales de
l’IA. C’est tout le sens de la vision que nous portons avec le Président de la
Corée du Sud : construire ensemble une troisième voie dans l’IA en
rassemblant nos forces et nos acteurs. Et ce n’est que le début !> [Discours
lors de l’ouverture du Sommet Lumière à Saint-Paul-de-Vence] Il y a un peu plus
de 130 ans, les frères Lumière faisaient jaillir sur un écran les premières
images animées. Flot de récits, d'émotions qui allaient gagner le monde entier.
Et plus qu'une invention technique, c'était une nouvelle manière de voir, de représenter
le monde, de le raconter qui commençait. Et de cette petite salle parisienne où
s'émerveillèrent quelques dizaines de spectateurs en 1895 jusqu'à ce sommet qui
nous réunit aujourd'hui à la Fondation Maeght, les images animées n'ont cessé
de peupler les vies, nos vies, nos imaginaires, tout en changeant de forme, de
support, d'échelle. Elles ont connu énormément de bouleversements et elles
connaissent sans doute les bouleversements les plus importants aujourd'hui. Et
c'est le sens de notre présence ici, prendre la mesure de ce qui est en train
de se passer pour y apporter une réponse collective et mondiale. Je veux avant
toute chose remercier Monsieur le président, cher Lee Jae Myung, d'avoir
accepté de coprésider ce sommet. Nous l'avons évoqué il y a quelques mois, vous
n'avez pas hésité une seconde. Et si nos histoires et nos langues diffèrent,
nos deux pays partagent tout de même beaucoup, à commencer par un certain art
de l'image animée enraciné dans la culture propre de nos pays et capable, par cette
singularité, de toucher les cœurs du monde entier. Et donc merci pour cela. Et
en effet, comme nos créations françaises, le cinéma et les séries coréennes
rayonnent par-delà les frontières. Et de « Parasite » à « Squid Game », en
passant par « Dernier train pour Busan » et tant d'autres, nous savons en
France combien vous avez cette capacité à nous émerveiller. J'en veux pour
preuve le fait que le Festival de Cannes ait d'ailleurs confié cette année la
présidence du jury à Park Chan-wook, l'un des grands maîtres du cinéma coréen.
Nous avons avec nous, vous l'avez dit, une soixantaine de nations,
d'organisations régionales, d'organisations internationales qui se sont
mobilisées et qui participent de l'initiative d'aujourd'hui. Et ce qui montre
que depuis l'Europe comme depuis l'Asie, ce qui nous importe, c'est que nos
œuvres montrent qu'une culture peut devenir mondiale tout en restant fidèle à
elle-même. Ce qui ne revient pas à dominer ou uniformiser, mais plutôt à
participer à un foisonnement créatif international, à un élan auquel chaque
pays, chaque acteur peut aujourd'hui prendre part. Je veux aussi remercier ceux
qui, à nos côtés, ont contribué à ce sommet. Le CNC, qui en a organisé
l’organisation, le ministère de la Culture, le ministère de l'Europe et des
Affaires étrangères, qui l'ont porté, et la Fondation Maeght, bien sûr, qui
nous accueille aujourd'hui.
Notre rendez-vous est nécessaire, je le crois très profondément, parce que le
cinéma et les images animées, comme je le disais, connaissent des mutations
radicales que personne ne peut ignorer. C'est pourquoi je suis heureux de voir
ici tout le monde rassemblé, responsables publics, grands acteurs de
l'industrie, chaînes, plateformes, producteurs indépendants, auteurs, talents
du cinéma, de l'audiovisuel et du jeu vidéo venus du monde entier. Si
l'invention du cinéma fut le Big Bang de ce que l'on pourrait appeler une
civilisation des images, celle dans laquelle nous vivons depuis 130 ans,
l'intelligence artificielle et la captation de notre attention par les réseaux
sociaux annoncent quant à elles un véritable changement d'ère. Et je voudrais
dire quelques mots de ces deux révolutions à la fois technologiques, d'usage,
qui sont très profondes et qui viennent bousculer ce que nous vivons depuis 130
ans.
Oui, notre ère est celle de l'accélération, de la propagation quasi infinie des
images. Elles défilent sur nos écrans de cinéma, sur nos téléviseurs, sur nos
consoles, sur nos smartphones. C'est une profusion qui n'est pas sans
conséquence sur notre rapport à la culture, au savoir et à l'art. Il faut
d'abord rappeler avec force que jamais autant d'êtres humains n'ont eu accès à
tant d'informations, à tant de contenus, à tant d'œuvres. Jamais un jeune
créateur n'a pu aussi facilement créer une image et la partager avec le monde
entier. Jamais les œuvres n'ont circulé aussi vite. Alors condamner les écrans
sans nuance, ce serait fermer les portes de cette bibliothèque d'Alexandrie à
laquelle ils nous donnent accès. Ce serait se priver des possibles qu'ils ouvrent
à nos artistes, à nos créateurs, à tous ceux qui inventent de nouvelles
manières de raconter. Mais cette réalité ne doit pas nous empêcher de voir le
grand paradoxe de notre temps. Nous n'avons jamais autant regardé les écrans et
pourtant, à force de tout regarder, nous courons le risque de finir par ne plus
rien voir. Nous cliquons, nous passons, nous scrollons, comme on dit
maintenant, et ce que nous voyons est moins, en quelque sorte, conçu pour
surprendre, émouvoir, faire réfléchir que pour retenir notre attention quelques
secondes et créer une excitation permanente. Le modèle dans lequel nous vivons,
dans lequel aujourd'hui nous sommes projetés dans ces contenus, c'est un modèle
qui a un modèle économique, celui des plateformes, qui crée l'excitation et qui
vient en fait capter ce qui est un trésor bien identifié, notre attention,
l'attention de nos enfants, de nos adolescents, des adultes que nous sommes,
pour pouvoir la monétiser. Alors, il est de plus en plus difficile aujourd'hui
pour beaucoup dans nos sociétés de passer du temps pour lire, c'est essentiel,
de passer du temps pour accepter de regarder pendant une heure, une heure et
demie, deux heures, trois heures, une série, un film, une création.
Et le risque, c'est que ce flux permanent finisse par digérer les œuvres. Mais
ce flux n'apporte rien, il capte simplement notre attention. Et cette
révolution est à l'œuvre depuis plusieurs années et elle bouscule à la fois la
création, la capacité à se confronter à un public, à le faire réfléchir, et
évidemment aussi l'industrie qu'il y a derrière. Notre attention est devenue
une ressource économique disputée de toutes parts et les conséquences, nous les
connaissons. Elles sont pour les enfants : leur sommeil, leur capacité à
apprendre, à se forger, il faut les en protéger, mais aussi notre rapport aux
autres, le rapport à soi. Et donc c'est en quelque sorte une crise tout à la
fois de la création, du rapport à l'image animée au cinéma, mais également une
crise démocratique qui se joue derrière. L'autre implication, moins souvent
évoquée et pourtant décisive, c'est que cette économie de l'attention est en
passe de transformer la nature de ce que nous regardons.
Dans un monde où chaque image dispute aux autres quelques secondes de notre
temps, la tentation devient très grande de ne produire que ce qui frappe, que
ce qui capte immédiatement, au détriment de la nuance, de l'exigence. Or, les
images conçues pour obtenir un clic n'ont ni la même force, ni la même valeur
que celles conçues pour laisser une trace.
Alors, chers réalisateurs, auteurs, producteurs, que vos œuvres soient
destinées aux salles, aux plateformes, aux consoles, vous le savez bien, créer
exige la réflexion, suscite des émotions, impose une attention, et une
intention et du temps. Et tout cela compte. C'est aussi cela dont nous devons
parler aujourd'hui et dont nous devons reprendre en quelque sorte le contrôle,
la maîtrise pour que ce soit une transformation technologique, ces plateformes,
ces usages, qui aident à diffuser, mais pas quelque chose qui change la nature
des créations et des possibles que vous proposez.
L'intelligence artificielle est l'autre grande révolution technologique. J'en
parlerai longuement aujourd'hui. Je ne veux pas être trop long, mais là aussi,
c'est une transformation formidable qui peut réduire les coûts, donner la
capacité à produire une œuvre si elle est au service de celle-ci et de la
création. Mais si elle devient un instrument qui se substitue ou prétendrait se
substituer aux auteurs, aux créateurs, aux doubleurs, quand on parle de la
voix, alors nous ferions une erreur formidable, parce qu'on laisserait croire
que la capacité de calcul peut devenir une capacité à créer. Elle peut mimer ce
qu'est une création, mais elle ne pourra jamais transformer la singularité
absolue de ce qu'est la création humaine. Elle en a les apparences, elle peut
même mimer nos émotions, elle développe des langages, mais elle ne fait que
singer en quelque sorte l'émotion qui est la nôtre. Et notre capacité à
humaniser, donc à mettre au service de la création qui est la nôtre
collectivement, cette intelligence artificielle est un autre des défis du
temps.
Alors pour notre culture et notre histoire, parce que nos œuvres capturent
quelque chose de notre époque aussi, de ce que nous sommes, pour notre économie
aussi, parce que derrière chaque œuvre, il y a des créateurs, des techniciens,
des entreprises, des emplois, une chaîne de valeur, nous devons reprendre le
contrôle justement de ces grandes transformations technologiques, comme on a su
le faire à chaque étape importante. Et je le dis ici dans un pays qui a
reconnu, grâce à l'initiative de Beaumarchais il y a quelques siècles, à la
persévérance d'un Genevois puis d'un Malraux ensuite, ce qu'on a appelé le
droit d'auteur, qui est une création, reconnaître qu'il y a quelque chose
d'unique dans le fait de créer, que nous avons ensuite défendu en Européens dans
les droits voisins et les droits d'auteur européanisés, ce qui est un trésor.
Et c'est encore plus à défendre aujourd'hui.
Cela compte aussi, je le disais, pour nos démocraties qui ont besoin que chacun
puisse se confronter à l'altérité, à d'autres vies, d'autres convictions, et
qui ont besoin aussi de pouvoir démêler le vrai du faux. Alors, aujourd'hui, il
ne s'agit pas de revenir au monde d'avant ou de tenir ces bouleversements à
distance, mais d'affirmer que nous ne sommes pas condamnés à les subir. Et
cette civilisation des images, nous l'avons construite, c'est à nous de décider
ce que nous voulons en faire et comment, au fond, la réinventer en réussissant
à domestiquer ces transformations.
Parce qu'aucun studio, aucune plateforme, aucun artiste, aucun réseau de salles
de cinéma, pas même un pays, aussi puissant soit-il, ne peut répondre à ce défi
tout seul. Les technologies, les capitaux, les images ne connaissent plus de
frontières, c'est pourquoi ce défi est mondial. Et c'est ce qui impose ce que
nous sommes en train de faire aujourd'hui, qui est au fond l'invention d'un
multilatéralisme de l'image qui soutient la créativité, qui se bat pour un
monde dans lequel un auteur peut encore consacrer des années à une idée
incertaine, un producteur miser sur un réalisateur inconnu, un studio de jeux
inventer un nouvel univers plutôt que reproduire indéfiniment ce qui a déjà
marché. C'est ça, ce que nous défendons. C'est ça, ce qui fait que nous sommes
là. C'est ça, ce qui a animé les artistes qui vous entourent aujourd'hui quand
on parle de peinture et ce qui fait le travail, l'œuvre, la vie de beaucoup
d'entre vous et qui a créé tant d'émotions à travers nos pays.
Ça implique d'investir dans la création, de rémunérer justement les créateurs,
de protéger la propriété intellectuelle, de lutter contre le piratage, de
penser la révolution de l'intelligence artificielle et les enjeux de
découvrabilité, pour parler, inspiré par nos amis québécois, qu'elle pose.
C'est aussi assurer la transparence des contenus produits avec l'intelligence
artificielle pour ne pas la confondre avec les productions humaines. Et dans
une époque où l'offre devient infinie, financer une œuvre ne suffit plus, la
produire ne suffit plus, même la distribuer ne suffit plus. Encore faut-il la
trouver et que l'intelligence artificielle agentique la suggère, la mette en
avant, y compris lorsqu'on ne la cherche pas. Et donc on a également ce défi
qui est sur la table. Et ces mutations ont une vitesse telle que ce sommet ne
peut se permettre d'en rester aux principes ou aux grandes déclarations
d'intention.
Aujourd'hui, nous lançons des initiatives concrètes. Alors je ne vais pas ici
lister tout ce qui sortira de ce sommet. Il y a plusieurs déclarations,
plusieurs grands chantiers, je voudrais insister sur 4 d'entre eux. La première
concerne notre patrimoine. Une part considérable de la mémoire audiovisuelle
mondiale est aujourd'hui menacée et c'est un peu un paradoxe. Avec cette
transformation, les pellicules se dégradent, les archives disparaissent, de
nombreux pays n'ont pas les moyens de les préserver. On estime que seulement 20
% du patrimoine cinématographique mondial serait sauvegardé. Et avec ALIPH et
nos partenaires, nous engageons donc un effort international pour sauvegarder
ce patrimoine, les films mais aussi les archives audiovisuelles, partout où il
est en danger. C'est un geste essentiel pour que cette histoire soit sauvée,
qui est aussi celle de la diversité et de la créativité de nos pays et de nos
artistes.
La deuxième initiative, c'est l'éducation à l'image. En effet, nous voulons
protéger nos enfants des écrans trop précoces, les protéger aussi des réseaux
sociaux, et nous pensons que c'est indispensable, mais ça ne suffit pas. Ce que
nous devons faire dans le même temps, c'est leur apprendre à mieux regarder,
comprendre comment une image est fabriquée, distinguer le réel et sa
manipulation, sortir aussi des seules recommandations algorithmiques, apprendre
à nos enfants à créer eux-mêmes.
Cette éducation à l'image est fondamentale aussi avec l'UNESCO et nos
partenaires. Nous voulons faire de cette éducation une ambition universelle,
bâtir des programmes adaptés à tous les âges et déclinables dans tous les pays.
Ce partenariat mondial à l'éducation aux images, la Corée, le Nigeria et la
France en prennent l'initiative en rassemblant tous les pays qui sont prêts à
le rejoindre et les organisations. Parce que de même qu'on apprend à lire par
la fréquentation des livres, le regard se forme au contact de films, de séries,
d'œuvres audiovisuelles de qualité.
La troisième initiative concerne les salles indépendantes. En effet, nous avons
dans nos pays, je pense à ce que la Corée et la France ont fait en particulier,
beaucoup défendu la création indépendante. Nous tenons à nos modèles, ils sont
essentiels. Ils s'inscrivent dans une histoire longue. Ils ne sont jamais à
négliger et ils peuvent toujours être menacés. J'entends les voix qui
s'élèvent, mais nous avons su protéger cette création indépendante et c'est un
trésor. Mais l'indépendance, la diversité de ces créations passent aussi par la
capacité à avoir un réseau de salles indépendantes, une pluralité de
distribution. La diversité des œuvres ne vaut que si elle peut rencontrer un
public.
Aussi, nous montons sur pied ce que nous avons appelé IRIS, International
Resilience Initiative for Independent Screens.
C'est au fond une nouvelle organisation internationale qui va rassembler
l'ensemble des salles de cinéma indépendantes et préserver la diversité de ce
modèle et même l'encourager. Projet international soutenu par des talents des
quatre coins du monde, quatorze lauréats de la Palme d'or, seize Oscars et
beaucoup de partenaires. Le modèle des salles indépendantes, essentiel au
rayonnement des films, au pluralisme cinématographique, est en effet
aujourd'hui menacé. Il nous appartient de le préserver et de lui permettre de
se développer. Enfin, la quatrième initiative, sans être exhaustive, que je
veux ici citer est celle qui est dédiée aux jeux vidéo. Il est devenu en effet
l'une des grandes formes créatives de notre temps, au croisement de l'image, de
l'écriture, de la musique, du design, de la technologie. Je considère très
profondément que le jeu vidéo fait partie de notre culture et doit faire partie
d'ailleurs de l'exception culturelle française, comme nous avons su le faire
pour le cinéma et toutes les créations. Alors nous créerons un Festival
international du jeu vidéo pensé dès l'origine comme un grand rendez-vous
mondial de la création, de l'innovation, des joueurs et de l'industrie. Les
grands succès mondiaux français de jeux vidéo rappellent cette fécondité de
cette création, de cette créativité, ce qui est aussi une industrie. Il nous
faut davantage le mettre à l'honneur et réussir à emporter justement l'adhésion
de tous. Voilà ce que je souhaitais vous présenter, quatre initiatives qui sont
un point de départ, un motif d'espérance, qui rappellent ce que nous sommes
capables de bâtir ensemble, non plus dans un dialogue entre quelques pays, mais
à l'échelle des cinq continents.
Je veux à cet égard saluer l'engagement de la Corée, qui entend prendre toute
sa part dans ce multilatéralisme et nous permet d'investir conjointement. Nous
allons chacun investir, en effet, et nous mettons ensemble un milliard d'euros
sur cinq ans pour la création de ce qu'on a appelé le Partenariat Lumière,
initiative dédiée au soutien de la filière de l'image et de la souveraineté
culturelle qui, et je lance ici un appel, doit permettre à d'autres alliances
et soutiens matériels de se nouer. Mais ce milliard d'euros sur les cinq années
qui viennent que la Corée et la France mettent ensemble pour ce Partenariat
Lumière, c'est la création d'un mouvement pour soutenir justement cette filière
de l'image et de la souveraineté culturelle essentielle.
Je veux aussi remercier la Corée pour son soutien aux différents dispositifs
que je viens d'évoquer et que nous créons ensemble aujourd'hui, qu'il s'agisse
d'IRIS ou de l'éducation aux images.
Maintenant, si vous me le permettez, pour conclure, j'aimerais adresser
quelques mots à mes compatriotes qui sont nombreux à avoir répondu présents
aujourd'hui. Je les en remercie. La France est une grande puissance de l'image.
C'est aussi pourquoi nous avons voulu inventer et accueillir ce premier sommet
international consacré à l'avenir du cinéma et des images animées. Le cinéma
fait partie de notre culture. Nous tenons à cette diversité, à ce pluralisme.
Nous tenons à ce modèle singulier que nous avons su inventer, où les grands
succès internationaux ou français servent à financer le cinéma d'auteur et la
création indépendante. Et nous tenons aussi au modèle de salles indépendantes
que nous avons. Et nous sommes fiers d'avoir cette créativité, cette diversité
de créativité, et en même temps, cette capacité aussi de nous projeter à
travers le monde. Nous sommes un pays qui sait accueillir la grande création
coréenne, américaine, africaine, et qui prétend aussi s'exporter et rayonner.
Notre histoire est celle d'un berceau du cinéma qui ne s'est pas arrêté aux
frères Lumière ou à Méliès. Nous avons depuis sans relâche réussi à créer un
modèle unique de protection des créateurs, des auteurs, de leur propriété
intellectuelle de créer un financement de la diversité qui est un trésor qu'il
faut absolument préserver, d'inventer cette exception culturelle française,
devenue européenne, je l'évoquais, et je remercie infiniment Costa-Gavras qui,
pendant tant d'années, a présidé notre Cinémathèque française et s'est beaucoup
battu sur cela. Et nous allons continuer ce combat. Il est, au fond, plus
essentiel que jamais. Ces engagements historiques nous permettent justement de
continuer à créer, inventer. Ils ne sont pas devenus caducs. Ils sont plus
nécessaires encore aujourd'hui qu'hier. Et dans le même temps, nous avons su
créer une vraie diversité des films documentaires, de l'animation, du cinéma
d'auteur, et en même temps, des producteurs indépendants et des grandes maisons
de production devenues européennes et mondiales.
Nous avons réussi à produire Bureau des légendes, 10 %, HPI ou The Artist.
Notre puissance culturelle est ainsi devenue une puissance économique. Le
cinéma, l'audiovisuel, le jeu vidéo représentent 30 milliards d'euros de
chiffre d'affaires en France. Des tournages qui, à eux seuls, injectent près de
3 milliards d'euros chaque année dans notre économie parce qu'ils font
travailler l'hôtellerie, la restauration, les artisans, les entreprises, des
territoires. Emily in Paris et ses tournages en sont le parfait exemple.
C'est aussi pour ça qu'il y a maintenant 10 ans, nous avons stabilisé un crédit
d'impôt international qu'il faut lui aussi préserver parce qu'il permet
d'attirer ces tournages et qui est important. Et c'est pour ça aussi que ces
dernières années, avec France 2030 et la Grande Fabrique de l'image, nous avons
profondément renforcé nos capacités de production en France avec de nouveaux
studios, de nouveaux plateaux, de nouvelles écoles, tant et si bien que nous
sommes l'un des grands pays où le monde vient fabriquer ses images, ce qui fait
aussi notre fierté. Je le dis ici parce qu'au fond, on a trop souvent tendance
à opposer ces mondes et c'est une erreur. Le cinéma, l'image animée, c'est tout
à la fois la création, la singularité, la créativité, cette diversité et aussi
une économie importante et une capacité à produire, à créer de la richesse dans
notre pays et à l'exporter. Et nous avons besoin de réconcilier tous ces
univers, celui des grands studios qui font notre fierté et qui ont su produire à
travers le monde, parfois, consolider cette industrie en France, en Europe, aux
États-Unis, et des créateurs très indépendants.
Cet « en même temps » auquel je crois, c'est aussi la force du modèle français,
de savoir être compétitif à l'international, mais de préserver la diversité de
son écosystème. Et c'est ce que nous cherchons à faire, au fond, à travers ce
sommet. Je remercie Monsieur le président de la Corée, cher président, merci
infiniment d'être là et je vous remercie toutes et tous pour les travaux, les
partenariats qui seront noués aujourd'hui. Je veux vous dire en tout cas ma
conviction que ce qui se joue dans vos travaux, dans les déclarations
d'aujourd'hui, mais surtout les actions qui en découleront, c'est tout à la
fois notre conviction que la culture est au cœur de la civilisation qui est la
nôtre. Cette civilisation de l'image que j'évoquais, c'est au fond nos capacités
dans nos pays, de la Corée à la Mauritanie en passant par la France, à raconter
des histoires et à dire ce que nous sommes.
Tous nos pays confrontés à une modernité qui galope s'interrogent sur leur
identité. Nos identités, ce sont des récits, des récits passés, ceux que nous
sommes prêts à écrire. C'est ça, ce qui nous unit. Et c'est notre capacité à
écrire des histoires qui disent ce que nous sommes profondément et à faire
vibrer d'autres qui viennent d'horizons totalement différents à ces histoires.
C'est ce qui permet à notre identité d'avoir des traditions qui perdurent et
d'embrasser une modernité sans angoisse. C'est à cet égard que le cinéma, les
images animées jouent un rôle essentiel. Et c'est pour ça que nous défendons
ici la culture, nous défendons ici une économie culturelle, mais nous défendons
aussi ce qui tient nos démocraties ensemble. Comprendre l'autre, comprendre qui
nous sommes et d'où nous venons, et réussir à nouer ce dialogue respectueux qui
nous permet de mesurer que nous pouvons partager des émotions avec un créateur
à l'autre bout du monde. Ça suppose de reconquérir l'attention, de remettre
l'œuvre avant le flux et de protéger celles et ceux qui créent, inventent et
prennent ce risque infini, vous qui êtes là aujourd'hui, d'être des artistes,
de créer une œuvre d'art et d'être ce faisant essentiels à nos démocraties.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Je l’ai déjà dit : le budget 2027 est encore en préparation. Les « fuites
» qui circulent ne sont ni des annonces, ni des ballons d’essai du
Gouvernement. Nous ne démentirons pas chaque rumeur : ce serait finir par
dévoiler le budget en creux, au rythme de ceux qui les font circuler. Mais que
des informations de travail, dont certaines n'ont même jamais été remontées
jusqu'à Matignon, parfois susceptibles de toucher directement à des intérêts
économiques ou patrimoniaux, se retrouvent dans la presse n’a rien d’anodin.
C’est grave même. Les arbitrages seront annoncés lorsqu’ils seront rendus. Et
dans les temps. Pas avant. Les consultations se poursuivent.
> Soyons clairs : il n’a jamais été question de toucher à l’épargne salariale. Nous souhaitons même faire l’inverse : permettre aux salariés de disposer plus librement de l’argent qu’ils ont eux-mêmes épargné. Le Gouvernement soutient la proposition de loi du sénateur Olivier Rietmann permettant de débloquer exceptionnellement jusqu’à 5 000 euros d’épargne salariale, sans impôt ni cotisation. J’ai demandé qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale : elle y sera examinée avant la fin de l’année. Notre ligne est simple : pas question de prendre davantage sur l’épargne des salariés. Nous voulons au contraire leur donner plus de liberté pour disposer de leur propre argent.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Dans le cadre des consultations sociales de rentrée, j’ai reçu cet
après-midi les représentants du conseil de la fonction militaire de la
gendarmerie. Cela a été pour moi l’occasion de rendre hommage à l’engagement
déterminant de la gendarmerie dans la sécurité du quotidien, le maintien de
l’ordre public ou la lutte contre la criminalité organisée, en métropole comme
en outre-mer. Nos échanges ont notamment porté sur le financement des
investissements immobiliers, le renouvellement de la flotte d’hélicoptères et
la finalisation des mesures du protocole social 2022. Notre objectif est de
doter les gendarmes des moyens nécessaires et suffisants à l’accomplissement de
leur mission au service de la sécurité de nos compatriotes.
> C’est avec émotion et gravité que j’ai assisté ce matin à la cérémonie du souvenir, instaurée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à la mémoire des déportés français et des victimes de la Shoah. Pendant cette cérémonie, qui se tient chaque année à la Grande Synagogue de la rue de la Victoire à Paris, c’est l’ensemble de la communauté nationale qui se recueille aux côtés de la communauté juive avec les survivants, leurs familles, dans le souvenir des disparus et des victimes de la barbarie nazie.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> [Employées retirées lors d’un événement d’une association hindoue] Ce qui
s’est passé à la Tour Eiffel est totalement inacceptable. L’égalité dans notre
pays est un enjeu de tous les jours, et de tels agissements ne peuvent être que
condamnés.
> À la Grande Synagogue de la Victoire, je me suis recueillie aux côtés des survivants, des descendants de déportés et des représentants de la communauté nationale, en mémoire des victimes de la Shoah. Depuis 1946, la Cérémonie du Souvenir fait vivre les noms et les visages de celles et ceux que la barbarie nazie voulut faire disparaître. Alors que l’antisémitisme resurgit dans notre pays, cette mémoire nous oblige plus que jamais : transmettre inlassablement, dénoncer la haine et la combattre partout où elle s’exprime. La France n’oublie rien.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> [Budget 2027] C'est facile aujourd'hui de dire, franchement, ce
budget, il ne me plaît pas, je le censure. C'est plus compliqué de dire, ce
budget, puisque je veux présider la France, je vais peut-être en hériter. Je
serais capable de le corriger, parce qu'on sait bien qu'un président qui arrive
avec un nouveau gouvernement peut corriger le budget adopté. L'alternative,
parce qu'ils se refilent tous la responsabilité les uns les autres en disant «moi
je vais censurer», c'est qu'on n'a pas de budget. Et si on n'a pas de budget,
là le mur on le frappera et on le frappera fort. (…)
Ça veut dire des taux d'intérêt qui montent de manière très forte, des crédits
plus difficiles à avoir, une inflation qui monte, des taux du découvert qui
peuvent monter. Si on perd la confiance de ceux qui nous prêtent pour faire
tourner la France, la France ne tournera plus
Mais la réalité, c'est que si on ne fait rien... On va dans le mur. Donc moi,
je souhaite pouvoir présenter un budget global, équilibré. Je dirais aussi
juste que possible. (...) Je souhaite que la France reste sur les rails de la
croissance et de la soutenabilité budgétaire. C'est ma responsabilité. (…)
De nombreuses économies vont être faites dans les dépenses du pays, beaucoup
dans les dépenses de fonctionnement de l'État, des collectivités locales et des
administrations de sécurité sociale.
> Les préventions des uns et des autres, par
exemple, porte sur s’il faut que les retraités fassent un effort.
J'ai envie de retourner la question. Est-ce qu'il y a des raisons pour que tout
le monde fasse des efforts, sauf les retraités, qui pour certains d'entre eux,
en tout cas, sont dans une situation, je dirais, de revenus relativement
favorables ? La réponse est évidemment non.
> [Taxer l'épargne salariale] Ça fait partie des pistes qu'on regarde comme d'autres, rien d'acquis aujourd'hui.
> Je ne cesserai jamais de le répéter : le
multilatéralisme, c’est utile et ça fonctionne.
L’actualité internationale est marquée depuis plusieurs mois par de vives
tensions. Ces tensions impactent directement notre quotidien : facture
d’énergie, prix de l’essence, vie de nos entreprises et de nos citoyens.
La semaine dernière, j’étais à Asheville en Caroline du Nord pour le G20
Finances présidé par les Etats-Unis d’Amérique. Dans un monde interdépendant,
aucun pays ne peut agir seul. Le multilatéralisme est crucial et ces enceintes
de dialogue permettent les échanges.
Obtenir un accord à 20 pays est un défi. C’est précisément là que la France a
un rôle à jouer : créer du lien, rapprocher les positions et faire entendre la
voix de l'Europe.
J’en ai aussi profité pour réunir les membres du G7 avec le Gouverneur de la
Banque de France pour avancer sur les objectifs de la présidence française du
G7.
Le combat que je porte au G20 comme au G7, c’est de maintenir le dialogue entre
les grandes puissances pour apaiser les tensions et trouver des solutions
collectives.
> [Victoire néo-nazie en Allemagne] "Ils ratent visiblement la majorité absolue de peu, mais la probabilité quand même que l'extrême droite, et c'est vraiment de l'extrême droite dure de chez dure, gouverne un land, donc une région allemande, elle est aujourd'hui réelle. Ça montre qu'on a un défi majeur face à une vague populiste qui est mondiale aujourd'hui et face à laquelle on doit résister. Mais ce n'est pas facile que l'Allemagne, y compris l'Allemagne de l'Est, tombe aux mains de l'extrême droite. C'est évidemment un signal très très préoccupant.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> [Victoire néo-nazie en Allemagne] Extrême droite : ouvrons grands les
yeux. La victoire électorale écrasante de l'extrême droite néonazie,
anti-européenne et pro-Poutine dans la région de Saxe-Anhalt en Allemagne
illustre la hauteur et la force de la vague qui déferle sur l'Europe depuis
deux décennies. Le programme de l'AFD est une trahison de l'esprit européen :
révisionnisme historique, placement des étrangers dans des camps, exaltation de
la xénophobie jusque dans les programmes scolaires, mise au pas des médias. La
première responsabilité qui est la nôtre est de résister à la banalisation des
idées de l'extrême droite. Elles sont bien connues. Elles ont conduit l'Europe
à la ruine et au déshonneur. Chaque fois que les forces démocratiques et
républicaines ont transigé, elles ont été dévorées par la bête immonde. Aucune
compromission possible. Mais il nous faut impérativement ouvrir grand les yeux
sur la désespérance qui porte de telles idées et de tels partis au pouvoir.
Déclassement, injustice, dépossession. Sans réponse à ce cri de colère lancé
par les peuples d'Europe aux responsables politiques, le pire est inéluctable.
Alors que s'ouvre en France un grand débat démocratique, c'est à cette colère
que tous ceux qui refusent le poison de l'extrémisme doivent apporter une
réponse d'urgence. C'est possible, mais c'est notre dernière chance.
> Souveraineté.
À Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), sur le campus de GTT, fleuron français
de la conception des méthaniers, ces navires qui transportent le gaz naturel
liquéfié à travers le monde.
GTT est aujourd'hui le leader mondial incontesté des systèmes de confinement à
membranes cryogéniques, cette technologie qui permet de maintenir le gaz
naturel liquéfié à -163°C sur des milliers de kilomètres. Cette expertise,
accumulée depuis plus de cinquante ans de recherche, équipe 80 % des méthaniers
actuellement en circulation et 100 % des commandes passées depuis 2015 : aucun
méthanier moderne ne peut aujourd'hui être conçu sans recourir à cette
ingénierie française.
C'est une souveraineté qui ne repose pas sur la possession d'une chaîne de
production, mais sur la maîtrise d'un savoir scientifique et technique
qu'aucune autre puissance industrielle n'a su reproduire.
Dans un contexte de crise énergétique inédite depuis la Seconde Guerre
mondiale, marqué par la nécessité de diversifier nos routes commerciales pour
ne plus jamais subir le prix de conflits qui ne sont pas les nôtres, disposer
d'un tel point de passage obligé dans les chaînes de valeur du transport de
l'énergie est un atout stratégique de premier ordre.
C'est une fierté nationale, portée par des ingénieurs et des chercheurs de rang
mondial, et une chance pour les Yvelines et la vallée de Chevreuse, dont le
patrimoine industriel et scientifique s'ajoute à la richesse naturelle et
culturelle du territoire.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> J’ai reçu aujourd’hui Milakulo Tukumuli, nouveau président du gouvernement
de la Nouvelle-Calédonie, élu le 31 juillet dernier. Depuis 2024, le système de
santé calédonien fait face à d’importantes difficultés, notamment liées au
départ de professionnels de santé et aux tensions qui pèsent sur l’offre de
soins. L’État est aux côtés de la Nouvelle-Calédonie pour accompagner la
reconstruction et répondre aux besoins de santé de la population. Nous allons
poursuivre le travail pour construire un accompagnement adapté aux besoins du
territoire et améliorer concrètement l’accès aux soins des Calédoniens.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> [Budget 2027] Face à des fuites répétées, hors de toute prise de décision
politique, le Premier ministre a saisi la justice au titre de l'article 40.
C'est la décision qui s'imposait. Les agents de Bercy construisent ce budget
avec rigueur depuis des semaines. Ce travail mérite d'être respecté.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> [Employées retirées lors d’un événement d’une association hindoue] En
France, on ne demande pas aux femmes de s'effacer. Aucun dogme, aucune religion
n'est supérieure aux lois de la République. Si les faits rapportés à la Tour
Eiffel sont confirmés, ils sont inacceptables. En France, l’égalité entre les
femmes et les hommes n’est ni négociable, ni à géométrie variable. C’est un
principe et il ne souffre aucune exception.
> Une affiche pour sauver des vies. Celles de femmes et d’enfants victimes de violences. Après les 450 aires d’autoroute et de repos, ce sont les 335 magasins RELAY dans les gares qui deviennent des espaces de protection et de sensibilisation. Ce combat contre les violences se gagnera sur le terrain, au plus près des victimes et des témoins.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> À la huitième édition du World Giverny Forum, organisé par le Cercle de
Giverny pour porter un message clair : l'écologie et l'économie ne s'opposent
pas, elles se nourrissent mutuellement. La transition écologique est la
condition absolue de la pérennité de nos modèles, et l'État doit accompagner
les entreprises en simplifiant les procédures sans abaisser nos ambitions
environnementales. Réduire les délais d'autorisation, alléger les contentieux
et fluidifier l'investissement tout en protégeant la biodiversité restent les
priorités pour libérer l'action sur le terrain.
> À la Foire de Châlons, aux côtés des agriculteurs pour évoquer à la fois le plan massif déployé par le Gouvernement pour faire face aux conséquences de l’été que nous avons connu ainsi que l’adaptation de moyens et long terme. Opposer écologie et agriculture c’est n’aimer ni l’une, ni l’autre.
> À la Foire de Châlons, pour redire l’engagement du Gouvernement face à l’urgence agricole : plus d’un milliard d'euros pour soutenir les filières agricoles puis préparer l’avenir en bâtissant, territoire par territoire, des solutions pragmatiques de stockage et de partage de l'eau. Les agriculteurs sont les premiers témoins et les premières victimes du dérèglement climatique.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Jean-Luc Mélenchon propose un modèle de société qui n’est ni tenable ni
souhaitable. Ce n’est pas en prônant une annulation de dette irréaliste, une
hausse des impôts et une mainmise totale de l’Etat sur l’économie que l’on
répond aux besoins des Français.
> Le contexte international pèse lourdement sur notre économie et use le pouvoir d’achat des Français. Pour préserver nos services publics et notre souveraineté, il faut qu’un budget soit voté.
> Notre priorité collective doit être d’établir un budget pour la France. Il en va de notre capacité à agir et du coût croissant de notre dette. Le Premier ministre a pris ses responsabilités, chacun doit prendre les siennes.
> La position du Rassemblement national vis-à-vis de la Russie n’a pas changé.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> A l'occasion de la rentrée scolaire, je me suis rendu au CFA BTP de Rueil
Malmaison pour redire aux apprentis et formateurs à quel point l'apprentissage
est une de mes priorités. Dans un contexte budgétaire exigeant, nous faisons le
choix fort de préserver intégralement les crédits nationaux consacrés à
l’apprentissage. Les aides à l’embauche pour les entreprises seront maintenues
en l'état, car la stabilité est synonyme d'efficacité. Nous veillons également
à la qualité des formations et à leur adéquation avec les besoins de notre
économie, pour qu’elles offrent de réelles perspectives d’emploi. Cela passe
aussi par une lutte renforcée contre les organismes de formation frauduleux.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Avec mon homologue libanais Adel Nassar, nous avons signé aujourd'hui deux
accords renforçant la coopération entre nos deux pays. Le premier va
intensifier le dialogue et l'assistance mutuelle entre nos institutions
judiciaires. Le second va fluidifier l'inscription aux barreaux pour les
avocats français et libanais. Deux pas significatifs, utiles à nos
professionnels du droit et témoins du lien unique qui lie la France et le
Liban.
> Très honoré d’avoir été reçu par le Président de la République libanaise, M. Joseph Aoun, à qui j’ai transmis les messages du Président de la République Emmanuel Macron, saluant notamment l’abolition récente la peine de mort au Liban, ainsi que les réformes engagées au service de l’indépendance de la Justice. J’ai par ailleurs rappelé l’indéfectible soutien de la France au respect de la souveraineté du Liban, tout en revenant sur la mort de soldats français engagés au sein de la FINUL, qui appelle une réponse ferme de la Justice libanaise.
> Un déplacement au Liban pour développer notre coopération judiciaire et soutenir notre pays frère dans ses projets de réformes judiciaires dans le contexte difficile que l’on connaît. Il s’inscrit dans la suite des travaux engagés par le Président de la République française pour soutenir et aider le Liban. La coopération judiciaire entre la France et le Liban est essentielle, notamment dans la lutte contre la délinquance économique et financière et la lutte contre le terrorisme. Elle se décline aussi en matière civile et dans la formation des professionnels du droit. A cette fin, plusieurs réunions de travail se tiendront avec mon homologue libanais à la suite de ses deux déplacements à Paris. Lors de ce déplacement, je rencontrerai également le Président de la République libanaise, le Premier ministre et le président du Parlement. J’échangerai aussi avec des membres de la société civile libanaise et des avocats français et libanais exerçant au Liban, qui font vivre au quotidien l’amitié ancienne et profonde qui lie nos deux pays.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Classement PISA] Les
résultats de PISA 2025 sont une alerte collective. Nous devons y répondre par
une mobilisation durable, avec une priorité : relever le niveau de nos élèves.
Le constat dépasse largement nos frontières. Dans la quasi-totalité des pays de
l’OCDE, les résultats stagnent en sciences et reculent nettement en
compréhension de l’écrit, sur fond de chute de la lecture. En mathématiques, la
baisse se poursuit pour la deuxième session consécutive.
La France n’échappe pas à cette évolution. Nos élèves restent dans la moyenne
de l’OCDE en sciences et en compréhension de l’écrit. En mathématiques, leur
recul est plus marqué. Ce phénomène est largement partagé.
Cela ne diminue en rien notre responsabilité d’agir. Les explications sont
multiples, mais trois signaux communs aux pays de l’OCDE ressortent :
- La consommation massive de réseaux sociaux, associée à de moins bonnes
performances scolaires.
- Le téléphone utilisé à des fins de loisirs dans l’établissement : trois
heures de distraction par jour correspondent à un écart de performance
équivalent à une année scolaire entière.
- Le recul de l’implication des parents dans le suivi scolaire,
particulièrement marqué en France : 48 % de parents investis en 2025, contre 62
% en 2022.
À ces tendances s’ajoutent nos propres fragilités : une part d’élèves en grande
difficulté qui se stabilise, mais reste importante ; moins d’élèves excellents
; un climat de classe dégradé.
Nous devons donc agir à la fois pour les élèves qui peinent et pour ceux qui
peuvent aller plus loin. Cela suppose des objectifs d’apprentissage plus
clairs, des pratiques pédagogiques efficaces et une formation renforcée de nos
professeurs.
C’est le sens des décisions engagées depuis le début de ma mission. Protéger
les temps d’apprentissage, avec l’interdiction du téléphone portable au lycée
et la mobilisation de la France, à l’initiative du Président de la République,
pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Ces résultats renforcent l’urgence d’agir face à la surexposition aux écrans.
Fixer un cap partagé, avec la refonte des programmes publiés depuis la rentrée
2025 et des objectifs annuels exigeants. La maîtrise du langage et du
raisonnement scientifique sont au cœur de cette ambition.
Faire progresser chaque élève, avec la lutte contre la grande difficulté
scolaire engagée depuis janvier 2026 dans les 800 « collèges en progrès », et
la création du concours général du collège pour valoriser l’excellence. Mieux
former nos professeurs, avec la réforme de la formation initiale, dont les
premiers concours ont fait le plein dès cette année.
Mais nous devons aller plus loin. En particulier au collège, où le niveau des
élèves s’effrite. Dès le retour des vacances de la Toussaint, tous les parents
et les élèves recevront les objectifs d’apprentissage qui correspondent à leur
niveau. Chaque famille doit savoir ce que son enfant doit apprendre pour
pouvoir l’accompagner. Avant chaque période de vacances scolaires, des
propositions de listes de lecture seront mises à disposition des élèves et des
familles, pour chaque niveau. Dans le premier degré, les 18 heures annuelles de
formation obligatoire pourront être modulées jusqu’à 36 heures, en fonction des
besoins exprimés par les équipes.
Au-delà de ces mesures, nous devons permettre à l’École de se concentrer sur
son cœur de métier : enseigner et faire progresser. Cela passe aussi par
davantage d’autonomie pour les collèges. La baisse démographique nous offre une
possibilité que nous devons saisir : augmenter de 50 %, d’ici cinq ans, les
heures d’autonomie accordées aux collèges. Pour renforcer le soutien aux élèves
en difficulté, pour diversifier l’offre et ouvrir davantage de possibilités à
tous les élèves.
Nous devons poser les bases de ce travail dès maintenant. Relever le niveau
exige de la clarté, de la constance et un engagement collectif. Nous le devons
à nos élèves. C’est l’avenir de l’École, et celui du pays, qui se jouent.
Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du
territoire et de la Décentralisation)
> Dans les Landes aujourd’hui, après les incendies. L’heure est à la
reconstruction. L’État est au rendez-vous, aux côtés des habitants et des élus
du territoire, pour accompagner, reconstruire et préparer l’avenir.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> Certains agriculteurs ont vu le fruit d’une année de travail balayé par la
sécheresse ou les incendies. Avec 1,3 milliards d’aides, l’Etat tient son rôle,
pour protéger le tissu productif avec des indemnisations et exonérations, et
pour assurer les prochaines mises en cultures.
Sébastien Martin (ministre délégué auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> L’Europe doit se doter d’une industrie forte sur les secteurs
indispensables à notre souveraineté. L’argent public européen doit profiter aux
européens. C’est avec une Europe forte que le Royaume-Uni trouvera un
partenaire de long terme. Nous continuerons à travailler ensemble dans cet
esprit d'amitié et de clarté.
> Dans la course à l’espace, la France accélère ! À
Vernon vendredi, aux côtés de Sébastien Lecornu, nous avons posé la première
pierre de l'usine Maia Space.
Sur le new space, nous avons une filière puissante où grands industriels,
startups et monde de la recherche font équipe. Avec le soutien de l’État et des
collectivités, nous avons les armes pour réussir !
Projet Notre-Dame, nous faciliterons chaque étape pour laisser Maïa Space se
concentrer sur son développement. Prise de risque, réactivité et action : voilà
comment nous garantissons notre indépendance.
Anne Le Henanff (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargée de l’Intelligence artificielle et du
Numérique)
> 3 milliards d’euros. Une levée record pour Mistral AI. Et une immense
fierté française 🇫🇷 Un an après son milliard d’euros
levé, notre champion français change de dimension et accélère pour construire
une IA française et européenne capable de rivaliser avec les meilleurs au
monde. Après ASML, Samsung rejoint l’aventure aux côtés d’investisseurs
français, européens et internationaux de premier plan. La troisième voie de
l’IA se construit. Et la France en est un acteur central. C'est excellente
nouvelle pour notre souveraineté numérique. Bravo aux équipes de Mistral AI !
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> C’est un moment grave en Europe de voir l’extrême-droite l’emporter dans
une élection régionale en Allemagne. Nous devons entendre avec humilité les
colères, les inquiétudes, les peurs et y répondre. Mais le nationalisme et la
xénophobie ne seront jamais une solution. Nous ne devons jamais cesser de
défendre nos valeurs démocratiques et le projet européen. Nous ne pouvons pas
oublier notre histoire. C'est le sens des choix de la France et de l'Allemagne.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> [Employées retirées lors d’un événement d’une association hindoue] Je
refuse que des femmes soient sommées de s’effacer pour satisfaire les exigences
de visiteurs étrangers. Accueillir ne signifie jamais renoncer à nos valeurs.
En France, les femmes occupent pleinement l’espace public. Personne ne leur
dicte d’y devenir invisibles.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> [Employées retirées lors d’un événement d’une association hindoue] En
France, aucune culture, aucune croyance, aucun culte, rien ni personne ne peut
venir dicter aux femmes leur place. Plein soutien aux équipes qui se mobilisent
pour défendre notre tour Eiffel, phare de la liberté et de l’émancipation.
> Mélenchon et sa meute seront toujours les premiers pour entretenir les pires clientélismes. Revenir sur ma décision d’interdire le port de l’abaya et du qamis à l’École, c’est piétiner la loi de 2004. C’est refuser de faire de l’École un sanctuaire. C’est refuser de protéger notre jeunesse contre les pressions et les obscurantismes.
> N'ayons pas peur ! Je le dis aux Français, notre pays peut redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans à condition de réussir sur quatre chantiers capitaux : l'École, les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle. C'est possible et je vais me battre pour y arriver.
> En réalité, Mathilde Panot et la France insoumise ne veulent pas abroger l'interdiction de l'abaya et du qamis que j'ai instaurée, ils veulent abroger la loi de 2004 et réintroduire tous les signes religieux, y compris le voile, dans nos écoles. Je m'y oppose car l'École de la République doit rester un sanctuaire, doit former des citoyens libres et éclairés.
> La laïcité, ça n'est pas l'interdiction des religions. C'est la liberté de croire ou de ne pas croire. C’est la liberté d'exercer son culte. Je ne suis pas favorable à ce qu'on interdise le port du voile aux femmes majeures, en conscience, dans l'espace public. Ce que je veux, c'est que toutes les femmes en France puissent toujours avoir le choix et faire ce choix librement. C'est pour ça que je me bats pour faire de l'École un sanctuaire. Pour protéger nos jeunes et leur garantir une véritable liberté de conscience.
> Je propose de faire payer à la Russie le soutien à l'Ukraine. Nous avons aujourd'hui 240 milliards d'euros d'avoirs russes gelés sur des comptes bancaires en Europe. Je me bats et je me battrai pour financer l'aide à l'Ukraine grâce à ces fonds.
> Soutenir l'Ukraine dans sa défense face à l’agresseur, ce n’est pas de l'humanitaire. C'est protéger nos intérêts et agir pour notre sécurité. Derrière l'Ukraine, il y a l'Union européenne et nos alliés.
> Le Rassemblement national a toujours défendu assidûment les intérêts du régime de Vladimir Poutine. Ce n’est rien de nouveau. Si Marine Le Pen avait été élue en 2022, la France ne serait pas en train de soutenir la résistance ukrainienne, elle serait en train de livrer des armes aux Russes.
> Je propose de transformer en profondeur notre modèle migratoire. En misant sur une véritable immigration du travail.
> Jordan Bardella espérait être pris en photo aux côtés d’une personnalité politique à l’étranger. Il s'est fait totalement avoir en signant, par pure vanité, un accord qui sacrifie notre souveraineté et fait de la France un camp de rétention pour le Royaume-Uni. Son amateurisme flagrant prouve, une fois encore, que le seul véritable réflexe du Rassemblement national reste la capitulation face aux intérêts étrangers.
> La victoire de l'extrême droite en Saxe-Anhalt doit constituer un signal d'alarme. Un signal d’alerte pour tous ceux qui pensent que proposer à nos compatriotes de faire barrage à l'extrême droite constitue un projet politique. C’est par la vision, par les propositions que nous porterons un optimisme. Que nous bâtirons un chemin d’espoir pour les Français.
Marc Ferracci (député)
> Nous avons stoppé la désindustrialisation du pays. Depuis 2017, l'emploi
industriel est reparti quand il s'effondrait avant. Des usines rouvrent quand
il s'en fermait davantage qu'il ne s'en créait. Jamais autant de Français n'ont
travaillé. Est-ce suffisant ? Non. Dans les territoires où les emplois sont
partis, les services publics et les commerces ont suivi, et le Rassemblement
national prospère sur ce vide. Notre combat aujourd'hui : que l'on travaille
plus nombreux, et partout sur le territoire.
Olivia Grégoire (députée)
> Il ne s’agit pas de rien faire, c’est certain. Mais toucher à l’épargne
salariale, qu’on a mis des années à renforcer, et qui est essentielle pour le
patrimoine des salariés : c’est non! Vouloir renforcer le travail et faire cela
serait une hérésie.
Précisons que cette épargne salariale est en forte hausse, et qu’il aura fallu
du temps pour la booster ! +74 % entre 2017 et 2025, avec une croissance
moyenne d’environ 7,2 % par an : ne cassons pas ce qui marche !
Prisca Thevenot (députée)
> Quand la gauche n’invente pas une taxe, elle est un tract ambulant pour
encourager l’immigration irrégulière. « Venez, on va vous régulariser » Ils
proposent de lutter contre l’immigration irrégulière en … la régularisant. La
France a besoin de courage, pas de renoncement.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> [Victoire néo-nazie en Allemagne] La victoire de l’AFD hier en Saxe Anhalt
est une menace grave. La progression de l’extrême-droite sur le continent fait
peser le risque du retour du nationalisme et la désintégration de l’Europe. Il
faut repenser le projet européen pour plus de protection et d’intégration.
Violette Spillebout (députée)
> Avec Gabriel Attal, nous voulons regarder la réalité en face : reconnaître
les réussites, mais aussi les échecs et ce qu’il faut corriger. Notre ambition
est claire : refaire de la France la première puissance d’Europe. Face au RN et
à LFI, qui prospèrent sur les fractures, la colère et le déclin, nous faisons
un autre choix : celui d’une France forte, fière, positive et rassemblée. C’est
cette France que nous voulons porter.
Charles Rodwell (député)
> Le Rassemblement national l’a dit : il veut « couper le robinet à
l’Ukraine ». Le Rassemblement national l’a fait : pas une fois, il n’a
soutenu l’aide française et européenne à la résistance ukrainienne face à
l’agression russe. S’il prend le pouvoir, le Rassemblement national abandonnera
l’Ukraine.
> Depuis 50 ans, les partis de gouvernement ont abandonné le combat de l’immigration et de l’identité aux mains des populistes. Il est temps de replacer le combat de l’identité et de l’immigration au cœur de notre projet politique, en portant notre propre vision de l’identité française.
Olga Givernet (députée)
> [Victoire néo-nazie en Allemagne] L’extrême droite allemande de l’AfD
vient de remporter une victoire historique en Saxe-Anhalt. Ce résultat devrait
servir d’avertissement en France.
Constance Le Grip (députée)
> [Victoire néo-nazie en Allemagne] La victoire à une élection régionale
en Allemagne de l'AFD, parti d'extrême-droite xénophobe, révisionniste et
pro-Poutine, est un coup de semonce pour tous les Européens attachés à la
liberté et à la souveraineté de notre Union européenne, ainsi qu'à l'état de
droit et aux valeurs qui ont fondé notre alliance entre l'Allemagne et la
France.
> N'oublions pas ! Le régime des mollahs et des Gardiens de la Révolution Islamique continue de martyriser son peuple.
> Présente comme année à la cérémonie du souvenir, en la Grande synagogue de la Victoire à Paris, pour honorer la mémoire des déportés et des victimes de la Shoah: aux côtés des institutions juives de France, des derniers rescapés de la Shoah, des familles de déportés, c'est, autour des autorités de notre pays, l'ensemble de la communauté nationale qui effectue le devoir de mémoire et de transmission. Se souvenir de la barbarie nazie et lutter sans relâche contre toutes les formes d'antisémitisme !
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Comment construire un budget qui crée les conditions d'un nouveau pacte
entre les générations ? Notre jeunesse est exsangue. Elle est aussi l'avenir du
pays. Tirons-en les conséquences politiques, environnementales et budgétaires.
Maud Petit (députée)
> Les cures thermales ne sont pas un luxe : elles soulagent durablement des
milliers de patients chroniques, souvent après des traitements lourds.
Douleurs, mobilité, fatigue, qualité de vie… Les bénéfices sont réels,
documentés, et leur coût pour la Sécurité sociale reste très faible ! Couper
ces remboursements serait une erreur : la prévention évite des dépenses bien
plus lourdes ensuite. Je me battrai pour maintenir leur prise en charge dans le
budget de la Sécurité sociale.
● Parti radical
> [Employées retirées lors d’un événement d’une association hindoue] À
la Tour Eiffel comme partout en France, aucune conviction religieuse ne peut
justifier que des femmes soient écartées parce qu’elles sont des femmes. Le Parti
radical condamne ces agissements et soutient les personnels mobilisés pour
faire respecter l’égalité.
Nathalie Delattre (présidente)
> [Victoire néo-nazie en Allemagne] Le vote en Allemagne me glace.
Comment l’être humain peut-il répéter les erreurs les plus sombres de son
histoire ? Comment peut-on connaître le pire, en transmettre la mémoire… et
choisir pourtant d’en réveiller les ombres ?
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> [Victoire néo-nazie en Allemagne] Les résultats de l'AfD en Saxe-Anhalt
doivent nous alerter.
La progression électorale d'une extrême droite nostalgique du IIIe Reich,
pro-russe et europhobe dans un grand pays européen est une menace très grave
pour nos démocraties.
Mais l'émotion et nos condamnations ne sont pas une réponse politique.
Les Européens se tournent chaque jour davantage vers les forces populistes sur
la base de thématiques particulièrement bien identifiées.
Derrière leurs inquiétudes et leurs demandes, il y a les limites politiques des
États. Leur impuissance sur des sujets qui vont au-delà des frontières
nationales. Parce que le pouvoir s'exerce aujourd'hui à une plus grande
échelle.
Face à la radicalité des extrêmes, je suis intimement convaincue que nous
devons opposer une autre radicalité, pro-européenne celle-ci. Un projet
optimiste et porteur d’espoir que nous défendons. Parce que c’est le seul qui
nous permette d’agir et de répondre aux défis sécuritaires, économiques et
géopolitiques qui sont les nôtres. Nous avons les solutions. Bien sûr, elles ne
ressemblent pas aux mensonges démagogiques de l’AfD et des autres formations
d’extrême droite. Elles demandent du temps, du courage et sont complexes à
mettre en œuvre parce qu’elles veulent vraiment résoudre les problèmes. Mais
elles existent.
L’Europe n’est pas le problème. Elle est la réponse. Elle est la promesse d’un
avenir libre et prospère. Ne lâchons rien.
> L’impact culturel de l’extrême droite sur nos leaders politiques est réel. Nous prenons du retard dans la mise en œuvre de nos réponses politiques sur le climat, la compétitivité ou l’Ukraine parce que les populistes nous entravent. À cette radicalité extrémiste, nous devons assumer d’opposer une radicalité positive, pro-européenne celle-ci.
> Nous ne devons pas céder à l’agenda de l’extrême droite : le sujet majeur de notre été n’a pas été Ceuta même s’il faut agir sur l’immigration illégale. Les canicules et leurs conséquences ; et le projet d’attentat de la Russie à l’aéroport de Leipzig, sont supérieurs dans l’échelle des risques. Or sur ces deux sujets, l’extrême droite a été muette. Pire, elle s’oppose à nos objectifs de lutte contre le réchauffement climatique et soutient Vladimir Poutine.
> Quand la droite va sur le terrain de l’extrême droite en reprenant ses idées, elle ne gagne pas. Elle la renforce. C’est une alerte très claire pour tous nos pays.
Bernard Guetta (député)
> [Opinion: La résistible ascension de Mme Le Pen] Les droites qui
gouvernent la Suède avec le soutien de l’extrême-droite pourraient être battues
dimanche. Tout n’est, autrement dit, pas noir, mais pourrions-nous oublier pour
autant le triomphe que l’extrême-droite allemande vient de remporter en Saxe-Anhalt,
la montée d’une nouvelle extrême-droite italienne ouvertement favorable à
Vladimir Poutine, l’enracinement d’un nationalisme xénophobe en
Grande-Bretagne, et les sondages qui tous donnent Mme Le Pen élue le 2 mai par
les Français ?
La gauche a partout perdu sa domination culturelle de l’Après-guerre. Le monde
pense à droite, mais, comme les Britanniques il y a deux ans, les Suédois
pourraient bientôt nous rappeler que les centres et les gauches peuvent
remporter des élections dans un monde de droite, comme la droite en remportait
hier dans un monde de gauche.
Mme Le Pen ne l’emporterait au second tour que faute d’un candidat pouvant
rassembler les deux tiers des Français qui ne se reconnaissent pas en elle. Son
ascension n’a rien d’irrésistible, puisqu’elle serait automatiquement battue si
cette majorité, apparemment si diverse et aujourd’hui si fracturée, pouvait
prendre conscience de ses si profondes convergences.
Après l’été des canicules et de la tragédie népalaise, il n’y a plus qu’une
petite minorité de Français pour ne pas croire à la réalité du changement
climatique, et continuer, comme l’extrême-droite, à refuser les mesures de fond
qu’il impose.
Une écrasante majorité de Français sait que Donald Trump veut détruire notre
économie et nous vassaliser, comme il tente de le faire avec le Canada, qu’il
est notre adversaire et que c’est sur l’extrême-droite – il le dit lui-même –
qu’il veut s’appuyer en France et dans toute l’Europe.
Les sabotages auxquels se livrent les services russes en France et dans toute
l’Europe, ont considérablement réduit les sympathies dont bénéficiait Vladimir
Poutine. C’est si vrai que Mme Le Pen et ses amis font tout pour faire oublier
qu’ils l’ont tout autant aimé que Donald Trump.
À peu près plus personne en France n’ignore plus que nos industries pourraient
ne pas survivre au dumping chinois, et les Français sont très majoritairement
conscients que nous ne pourrons relever ce défi qu’en faisant front avec nos
partenaires européens, en renforçant donc et non pas en affaiblissant l’unité
de l’Union.
Et puis, d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, les Français voient bien
que l’incompétence américaine ne fait qu’aggraver les conflits du Proche-Orient
et que nous devons tout faire, avec les autres Européens, pour les contenir
avant qu’ils ne nous déstabilisent plus encore.
Sur les cinq plus grands dangers auxquels nous avons à faire face, non
seulement les gauches et les centres convergent totalement, mais nombre des
électeurs de l’extrême-droite et de la gauche dite « insoumise » les rejoignent
en tout ou partie. Mme Le Pen n’est pas majoritaire, mais comment faire
apparaître et réunir, dira-t-on, ce qui est la vraie majorité des Français ?
Deux conditions y suffiraient.
La première serait d’admettre et dire qu’il n’y a pas plus de différences entre
les gauches et les centres qu’il y en a toujours eu au sein des partis de
gauche et de centre-droit. Gauches et centres forment aujourd’hui ce qui
devrait être une fédération, ou un grand parti démocrate, dont l’affirmation
mettrait en minorité l’extrême-droite nationaliste, section française de
l’internationale réactionnaire.
Il faudrait, en deuxième lieu, fonder cette unité des démocrates sur
l’officialisation, par la gauche, de son abandon des grands mythes
révolutionnaires, et sur l’absolu rejet, par les centres, du retour à l’argent
roi et à la violence des inégalités entre mal-nés et bien-nés.
Celle ou celui qui se présenterait alors, au nom des démocrates, pour mobiliser
la France contre les cinq menaces pesant sur elle, l’emporterait à coup sûr.
L’ascension de Mme Le Pen est totalement résistible, mais il ne reste que huit
mois pour le prouver.
Pascal Canfin (député)
> Les nouveaux standards de durabilité, les ESRS, sont validés par le
Parlement européen, concluant après 18 mois de négociations la saga de
l’Omnibus I et de la CSRD.
La canicule de cet été nous l’a démontré une nouvelle fois : les risques
climatiques pèsent sur notre économie. Il est essentiel de pouvoir les prendre
en compte : que ce soit avec la CSRD ou la SFDR, où je salue le travail
de mon collègue Gerben-Jan Gerbrandy,
dont nous voterons le compromis ce jeudi en commission ECON.
L’Omnibus I, acte dit de « simplification » de la CSRD et la CSDDD, avait
pris de court les équipes de durabilité des entreprises européennes, qui se
préparaient à publier leurs premiers jeux de données ESG. Certaines n’étaient
plus sûres d’être dans le champ du texte, d’autres ne savaient plus quelles
données reporter.
Le tout, alors que les investisseurs, banques et assureurs ont besoin de ces
données pour évaluer leurs risques et adapter leurs financements au monde de
demain.
Je me félicite que les ESRS soient aujourd’hui officiellement adoptés. Ils
réduisent de 70% les données nécessaires, sans toucher au cœur du reporting.
Voilà une vraie simplification intelligente, bien plus que le travail chaotique
de l’Omnibus I…
Les États membres doivent maintenant s’assurer que la CSRD soit appliquée chez
eux : certains n’ont toujours pas transposé le texte de 2024.
Je resterai particulièrement vigilant à son application, mais également aux
risques que posent les pressions américaines et chinoises sur la remontée des
données. J’ai déjà alerté sur ce sujet sur LinkedIn ces derniers mois et je
vous remercie de m’avoir transmis vos retours d’expérience.
La construction d’un système de données dites extra-financières transparent et
fiable reste indispensable. Tout comme la comptabilité financière ne s’est pas
faite en un jour, cette ambition prendra du temps, mais nous y parviendrons !
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> [Victoire néo-nazie en Allemagne] On le voit encore en Allemagne ce soir,
l’extrême-droite est aux portes du pouvoir. Le risque français n’est pas un
phénomène isolé. Nous ne pouvons pas faire comme avant. Un rassemblement large,
cohérent, est vital et urgent : une coalition.
> [«France 2035, France 2050»] Nous avons voulu
faire quelque chose de très simple : donner des clés de compréhension et
éclairer les grands choix qui se présentent à la France. Nous avons retenu dix
grands thèmes. Ils ne couvrent évidemment pas tous les sujets, mais embrassent
l’essentiel des grands débats : le climat, les finances publiques, la
défense et la sécurité, l’économie et la production, la démocratie… Nous avons
aussi prévu un chapitre inédit consacré au regard porté sur la France depuis
l’étranger. C’est un exercice sans précédent, avec des contributions de grands
intellectuels, universitaires, écrivains et artistes étrangers qui
entretiennent un rapport étroit avec notre pays. (…)
Pour chacun des dix chapitres, il y a un chef de file, une personnalité
extérieure au Plan, qui pilote un groupe de travail d’une dizaine de personnes,
avec des regards volontairement différents. Nous avons voulu ouvrir les portes
et les fenêtres pour faire entrer les idées. Pour le climat, par exemple,
Antoine Pellion a piloté le groupe, Valérie Masson-Delmotte, du GIEC, y a
contribué mais aussi de grands spécialistes de l’agriculture. Sur l’économie,
Jean-Luc Tavernier et Xavier Ragot ont conduit le groupe, Nicolas Dufourcq,
Philippe Aghion, des industriels y ont donné leurs idées.
À chaque fois, le résultat est une contribution libre, avec forcément une part
de subjectivité. (…)
Si l’on cherche uniquement à être descriptif, on peut donner quelques clés
intéressantes, mais le résultat risque d’être fade et, surtout, moins éclairant
pour le débat public.
Sur le travail, par exemple, le chapitre assume qu’il faudra travailler plus et donner plus de liberté aux salariés avec un vrai compte épargne temps universel, qui permettrait de prendre un congé de naissance, financer une reconversion professionnelle ou encore bénéficier d’un droit au temps partiel dans la dernière décennie de sa carrière. C’est une proposition très innovante !
Si l’on travaille plus longtemps, on doit sans doute travailler un peu moins au cours des dernières années.
> Nous avons trop souvent les yeux rivés sur demain,
alors que les décisions qui transforment se jouent à dix ou vingt ans. C’est
tout le sens de la prospective publique, inventée au Plan : prendre de la
hauteur, regarder au-delà du présent et préparer les choix de demain. Nous
n’avions pas fait d’exercice d’une telle ampleur depuis 2013. 2035, c’est dans
dix ans : cela permet de prolonger les grandes tendances actuelles. 2050,
c’est dans vingt-cinq ans : c’est l’horizon d’une génération. À cette
échéance, on peut transformer ce que l’on observe aujourd’hui en tendances
possibles et en réformes souhaitables.
Soyons très clairs : nous ne sommes pas Madame Irma. Nous ne prétendons
pas dire à quoi ressemblera la France en 2050. Il y aura nécessairement des
chocs et des surprises. Personne n’avait évidemment anticipé l’intelligence
artificielle telle qu’elle existe aujourd’hui. Mais la planification c’est
comme la météo : ce n’est jamais parfait, mais ça évite de sortir en tongs
quand il pleut ou en anorak pendant la canicule !
En revanche, réfléchir à ces horizons permet de mieux décider maintenant. C’est,
en quelque sorte, l’« équipe de France du temps long » que nous
essayons de réunir pour être mieux armés dans le présent.
La planification c’est comme la météo : ce n’est jamais parfait, mais ça
évite de sortir en tongs quand il pleut ou en anorak pendant la canicule !
> [Démographie] C’est la question qui traverse en
réalité tous les autres. Pour moi, c’est, avec le choc climatique, le deuxième
grand choc dont nous devons prendre conscience et que nous devons mettre en
tête de gondole du débat public. Cela concerne toute notre société :
l’école, les déserts médicaux, l’immigration… La question de l’immigration
économique est d’ailleurs assumée dans ce rapport.
> Une phrase du rapport m’a particulièrement frappé lorsque je l’ai relu.
Elle a été écrite avant l’été : « En 2050, aucun territoire français
n’échappera à un aléa climatique majeur. » Cela peut être la sécheresse,
la pénurie d’eau, des inondations récurrentes ou des feux de forêt répétés,
avec une intensité comparable à ce que nous avons connu en 2022 ou en 2026. La
question, ici, de l’habitabilité est essentielle. L’adaptation au changement
climatique doit devenir une dimension fondamentale de toutes nos politiques
publiques.
> Il ne suffit pas d’avoir une bonne idée dans son coin et de la mettre en ligne. Il faut l’expliquer, la défendre et en discuter.
> J’ai voulu que tout notre travail — c’est même
inscrit dans notre décret — soit mené dans un cadre national et européen. C’est
une conviction personnelle, mais je pense surtout que c’est indispensable. Tous
les défis dont nous parlons — démographie, climat, avenir du travail,
immigration… — existent, à peu près de la même manière, dans les autres grands
pays européens, avec des réponses différentes. Et c’est normal. Regarder leurs
réponses, exporter parfois nos idées, faire cet « import-export » de
solutions : cela fait pleinement partie de notre mission et c’est utile au
débat public. C’est d’ailleurs l’ADN du Plan.
Pour prendre un exemple concret, Ursula von der Leyen s’est appuyée, lors de la
rentrée du MEDEF la semaine dernière, sur plusieurs chiffres et propositions de
notre rapport consacré à la Chine. Cela montre bien que nous infusons dans le
débat public, que nous menons une bataille des idées et que, lorsque nous
croyons à certaines idées — comme celle d’une juste protection européenne — il
faut prendre notre bâton de pèlerin.
> On dit souvent que les démocraties sont faibles
parce qu’elles sont concentrées sur le quotidien. C’est effectivement l’une de
leurs difficultés aujourd’hui. Les régimes autoritaires nous défient sur ce
terrain et cela nourrit parfois, dans nos opinions publiques, l’idée qu’ils
seraient plus efficaces que nous.
On l’a vu pendant la crise du covid19. Au début, certains présentaient la
gestion chinoise comme la preuve de l’efficacité d’un régime autoritaire. Deux
ans plus tard, lorsque tout le monde était enfermé à Shanghai avec des drones
devant les fenêtres, le discours avait changé. La démocratie est efficace. Elle
n’est pas condamnée à gérer le quotidien.
Nous avons d’ailleurs inventé la planification en 1946 précisément pour montrer
qu’il était possible d’avoir une vision à long terme, d’être efficace et, en
même temps, de conserver la délibération et le choix démocratiques. C’est cela,
la planification à la française : une voie entre l’autoritarisme vertical
et le libéralisme débridé.
On ne peut plus continuer à voter un budget chaque année comme si tout
recommençait à zéro. Cela crée du stress pour les citoyens, de l’incertitude
pour les entreprises et donne le sentiment que l’on défait chaque année ce qui
a été décidé l’année précédente.
J’étais en Autriche pour étudier leur système. Ils font déjà des budgets sur
deux ans. Il n’y a même pas de débat budgétaire une année sur deux. On doit
avoir des budgets qui ne bougent pas jusqu’à trois ou cinq ans sur les grands
paramètres, notamment la fiscalité. C’est l’une de nos propositions !
> [Héritage] Près de 9 000 milliards d’euros de patrimoine
devraient être transmis à l’horizon 2040. C’est une occasion de réfléchir plus
largement à ce que signifie transmettre. Faut-il donner davantage de liberté
aux personnes qui transmettent de leur vivant ? Faciliter encore les
donations ? Assouplir certaines règles pour transmettre aux aidants, qui
vous ont aidé dans les dernières années de vie ? Oui, nous avons lancé un
travail sur ce sujet de société.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> La France a toujours été motrice en Europe pour protéger nos enfants dans
le monde numérique. Loi SREN, priorité au G7 2026, interdiction des RS aux
moins de 15 ans : nous avons ouvert la voie. Face aux géants du numérique, nous
serons plus forts à l’échelle européenne !
> Accompagner nos enfants dans le numérique, ce n’est pas les tenir à distance de leur époque. C’est leur donner les clés pour y grandir créatifs mais surtout protégés !

