Qu’une île de 400.000 habitants, éloignés du continent et repliée sur elle-même, dise non à des négociations en vue d’une adhésion à l’Union européenne et, déjà, des commentaires vont bon train sur l’absence d’attrait de celle-ci pour les pays dits «riches» en faisant un parallèle avec le refus de la Norvège d’en devenir membre.
La Suisse, elle, n’a jamais demandé son adhésion.
Ce qui questionne ici c’est que les peuples norvégien, suisse et islandais veulent les avantages de l’UE sans en avoir les devoirs.
Le premier à son pétrole, le second ses banques et le troisième sa pêche qu’ils ne veulent surtout pas partager avec les autres européens.
En revanche, ils sont totalement d’accord de pouvoir commercer avec l’Union européenne et s’enrichir grâce à elle et, surtout, pouvoir compter sur l’aide de celle-ci s’ils étaient agressés.
On est plus ici dans une vision égoïste que dans un refus qui serait une fierté nationaliste, ce que l’on peut peut-être dire du Royaume-Uni qui a quitté l’union dans une décision que sa population paye tous les jours.
Quoi qu’il en soit, le refus des Islandais d’ouvrir des négociations d’adhésion – le non obtenant 52,8% – ne va pas gêner plus que cela l’UE.
Sans oublier que frappent à sa porte la Serbie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, l’Ukraine, la Moldavie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine qui représentent des enjeux autrement plus importants que l’Islande.
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