Voici une sélection, ce 11 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Pas de déni face à la hausse du chômage. Mais pas de caricature non plus.
Plus de 2 millions d’emplois ont été créés depuis 2017. Jamais autant de
Français n’ont travaillé. Et si la loi Plein emploi votée par le Parlement fait
aujourd’hui entrer dans les statistiques des personnes qui en étaient
auparavant exclues, je préfère une politique qui les accompagne vers l’emploi à
une statistique qui les laissait de côté jusqu’à maintenant. Nos objectifs
restent les mêmes : un marché du travail qui fonctionne mieux, un chômage
structurel qui baisse, un accompagnement vers l'emploi pour tous ceux qui en
ont besoin.
> Bilan d’un an d’action: Le logement est devenu l'une
des principales difficultés du quotidien pour des millions de Français. Nous
avons décidé d'en faire une priorité.
Avec le plan Relance Logement, le plus ambitieux depuis dix ans, nous avons
engagé une stratégie pour construire plus, plus vite et partout en France :
- un nouvel avantage fiscal pour les bailleurs privés afin de relancer
l'investissement locatif, sans zonage ;
- 500 M€ supplémentaires en 2026 pour soutenir les bailleurs sociaux ;
- un dispositif d’urgence pour construire en deux ans ce qui prenait parfois
six, proposé dans le projet de loi Logement ;
- +110 M€ d’effort en faveur de l’hébergement d’urgence en 2026 ;
- les premiers résultats sont visibles : + 22 % de mises en chantier sur le 1er
semestre 2026 par rapport à la moyenne 2025.
Notre objectif est clair : produire 2 millions de logements d'ici 2030.
> La parole publique doit être plus efficace, plus
sobre, plus lisible. Le Gouvernement engage donc une réforme structurelle de la
communication de l’État.
Le constat est clair : entre 2019 et 2024, ces dépenses ont augmenté de 45%,
près de 3 fois l’inflation. Dès 2026, elles reviendront à leur niveau antérieur
: 700 M€ au lieu de 1Md€ en 2024. Mais avec une exigence d’efficacité
redoublée. Comment ?
Grâce à une méthode en 4 axes.
Les campagnes à destination du grand public prévention et santé publique,
sécurité routière, lutte contre le narcotrafic, électrification seront plus
interministérielles et s’appuieront sur un budget unique de 113 M€. Plus
d’impact, moins de dispersion.
Au sein des ministères, les délégations à l’information et à la communication
deviendront les référents de tout leur périmètre, opérateurs compris.
Un chef de file identifié, plus d’efficacité.
Dans les territoires, la voix de l’État sera unifiée : un bureau unique de
communication sera créé dans chaque préfecture, sous l’autorité du préfet.
Au niveau gouvernemental, les missions du SIG seront resserrées, notamment pour
permettre l’intégration des outils d’intelligence artificielle, tandis qu’une
cellule mutualisée sera constituée à Matignon pour notamment mieux organiser la
présence de l’Etat dans les grands salons ou la veille.
Chaque année, pour plus de transparence, le Gouvernement rendra compte de ces
dépenses devant le Parlement.
Le but ? une communication de l’État plus lisible, plus efficace, plus
responsable… et une réforme pleinement opérationnelle dès janvier 2027.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Il y a 44 ans, le terrorisme frappait d’innocentes victimes rue des
Rosiers à Paris. Je pense aux victimes et à leurs familles meurtries.
L’extradition vers la France d’un suspect est plus qu’un signal fort de
justice, c’est notre réponse collective à la barbarie.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Il y a 44 ans, le terrorisme tuait en plein cœur de Paris. Nous
n’oublierons jamais les victimes de l’attentat de la rue des Rosiers, leurs
proches et tous ceux qui ont été meurtris par cette attaque. L’extradition
récente vers la France de l’un des principaux suspects nous rappelle que le
temps ne doit jamais faire obstacle à l'établissement de la vérité et à la
justice. Face à l’antisémitisme, nous ne céderons rien.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> Le terrorisme peut venir de partout. Il ne faut jamais sous-estimer
ceux qui veulent du mal à notre République. Notre modèle de vie sera toujours
une cible.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> [Feux de forêts] Nos voisins européens sont comme nous en train de faire
face à des situations qui sont d'une violence extrême et inédite en réalité,
mais qui sont appelées à se reproduire parce que les causes profondes, c'est le
réchauffement climatique. Et si vous le souhaitez, nous pouvons venir un peu
sur notre diplomatie climatique qui est un point essentiel. Sur cette
question-là, évidemment que les pays européens y répondent. Nous avons utilisé
un avion militaire, un A400M, qui est un avion qu'on utilise aussi pour évacuer
des Français lorsqu'ils sont dans des situations de difficulté.
> [Feux de forêts] La France insoumise et le Rassemblement national étaient observateurs d'une situation et commentateurs d'une situation. Alors qu'on voit que tous les Français, que ce soit les collectivités, l'État, les volontaires, tout le monde s'est mobilisé. Et je pense que si cette situation est dramatique et que maintenant il va falloir reconstruire et que... Et d'ailleurs, mes pensées ce matin, elles sont pour les personnes qui ont perdu leur maison et qui pensent à tout ce qu'elles ont perdu et à tout ce qu'elles vont devoir reconstruire.
> [Changement climatique] Le bilan de personne aujourd'hui n’est à la hauteur lorsque l'on voit que le réchauffement climatique est une réalité. En revanche, ce que je peux vous dire, c'est que la France n'a pas à rougir de sa politique climatique, et notamment à l'international. Alors que d'autres pays choisissent de nous dire que le changement climatique est une invention, alors qu'au sein même de notre pays, vous avez des partis politiques qui le contestent, nous avons tenu et nous tenons dans toutes les instances internationales un discours en faveur du climat et même des actes et des actions concrètes. Je vous donne un exemple, et ça c'est aussi un travail entre les parlementaires et le gouvernement, la ratification du traité sur la haute mer qui permet de protéger toute la mer qui n'est pas dans les zones économiques exclusives, donc en fait le principal régulateur des températures et du climat, parce que quand on parle de la mer, c'est le principal capteur de carbone. Ce type de traité, normalement ça met une dizaine d'années, une quinzaine d'années pour entrer en vigueur. Grâce à l'action diplomatique de la France et c'est reconnu par tous les pays à travers le monde, il est rentré en vigueur et il va pouvoir s'appliquer. On aura la première COP océan avec des mesures très concrètes de protection de la biodiversité marine et justement d'action sur cette régulation du climat.
> [Changement climatique] Les actions profondes pour changer notre mix énergétique, c'est ça vraiment qui va avoir un impact sur nos émissions et sur le climat, les actions profondes pour changer nos habitudes alimentaires, la loi EGalim, l'interdiction des plastiques à usage unique, toutes ces choses dont on ne parle plus, dont on ne parle pas assez, ce sont des mesures concrètes qui ont un effet. Aujourd'hui, si vous voulez parler du climat et si vous voulez voir comment est-ce qu'on agit réellement sur le climat en France et à l'étranger, il faut regarder ce qui est fait à l'international parce qu'aucun pays seul ne peut agir sur le climat. Tout ce que vous dites est tout à fait vrai et je suis de celles qui sont favorables à revenir sur ces mesures, à continuer à soutenir, à aider nos agriculteurs, les ménages, les Français à accélérer cette transition, à leur donner aussi un coup de pouce pour pouvoir faire les investissements nécessaires pour pouvoir acheter un véhicule électrique, pour pouvoir rénover leurs logements, pour les rendre, disons, plus adaptés. Mais si on parle vraiment du climat, si on parle vraiment des causes profondes de ce qui fait qu'aujourd'hui, vous avez des feux de forêt de plus en plus spectaculaires, il faut regarder ce que l'on fait à l'international. Et là, encore une fois, je vous le dis, la France est l'un des pays pionniers en la matière qui embarque les autres. J'étais à la Banque mondiale il y a quelques mois, justement, pour maintenir les objectifs climat du principal bailleur international. Je peux vous dire qu'on n'est pas beaucoup de pays à avoir cette position-là. Les accords de Paris, c’était à Paris.
> [Changement climatique] Regardez les pays européens, regardez nos pays voisins et regardez où nous en sommes. Moi, je ne vais pas vous dire ici que tout va bien et qu'il n'y a plus rien à faire et que nous, finalement, on a fait notre partie, on a pris notre responsabilité. Ce n'est pas vrai. La situation est tellement grave qu'il faut que tous les pays, y compris ceux qui font le plus, accélèrent. Maintenant, est-ce que la France a une politique basée sur la science ? Est-ce que la France écoute justement les scientifiques ? Est-ce que nous sommes, par exemple, à l'origine du sommet Une seule santé dans lequel on montre que la santé environnementale a un impact direct sur notre santé humaine et où on prend des orientations pareilles au niveau international sur le sujet ? Est-ce qu'on s'intéresse aux forêts à l'international ?
> [Budget 2027] Le gouvernement planche sur le
budget sur 2027. Le Premier ministre a eu l'occasion, notamment dans
l'interview qu'il a donnée ce week-end, de montrer quelles étaient nos
priorités, notamment en matière de protection civile, notamment en matière de
reconstruction. (…)
Le gouvernement propose un budget et dans une situation comme celle que nous
avons aujourd'hui, avec un grand éclatement de groupes à l'Assemblée nationale,
avec toujours un risque de censure, avec la nécessité de composer avec toutes
ces différentes sensibilités politiques, vous devez faire des choix.
> L'aide publique au développement, après avoir connu une croissance très importante, a été particulièrement touchée, vous l'avez dit, au cours des deux dernières années. (…) Je défendrai ces budgets parce que ce que l'on fait en matière d'aide publique au développement, ça a un impact direct sur notre sécurité, et notamment en matière climatique. J'étais à Montpellier il y a quelques jours. Vous avez l'IRD, le CIRAD, qui sont notamment financés par notre ministère et qui travaillent sur la résistance des plantes à l'autre bout du monde pour leur permettre d'être justement plus résistantes et plus résilientes lors de grands incendies. Et bien ça, ce sont des savoir-faire que nous obtenons lorsque nous soutenons des politiques à l'étranger et qui ensuite sont utiles sur notre sol. Pareil pour les maladies, pour la santé mondiale. On peut vous dire « à quoi ça sert de donner des vaccins en Afrique ? » ou « à quoi ça sert d'intervenir dans des crises qui sont lointaines ? ». On a bien vu en 2019 que finalement, tout ce qui touche à la santé, notamment lorsqu'on parle de zoonoses, lorsqu'on parle de maladies qui sont transmises par des animaux, elles peuvent également se retrouver sur notre sol. Là aussi, vous n'avez pas de frontières. Donc, ce que l'on fait en matière de développement est essentiel. Et lorsque vous avez Jordan Bardella, pour ne pas le citer, qui vous dit qu'on pourrait se passer d'être public au développement, ou Sarah Knafo, eh bien, clairement, on est dans un vrai déni.
> [Crise migratoire de Ceuta] Le gouvernement
espagnol, l'Espagne, a été victime d'une situation inédite, c'est-à-dire un
afflux qui nous a tous surpris, on a tous vu les images. Maintenant, avant
d'entrer dans le pourquoi est-ce qu'on en est arrivé là, j'aimerais quand même
avoir une pensée pour toutes celles et ceux qui ont péri, parce qu'on a quand
même 70 personnes qui ont péri dans cet épisode véhiculé par des fake news,
instrumentalisation d'une décision d'ailleurs du tribunal suprême espagnol qui
voulait qu'on ne pouvait pas renvoyer les migrants en caliente,
c'est-à-dire à chaud. Mais on parle d'une enclave sur le continent africain, on
parle de Ceuta et Melilla, ce sont des enclaves espagnoles sur le continent
africain. Ce n'était pas des afflux de migrants qui arrivaient sur le continent
européen. Et si ça fait partie de l'espace Schengen, il n'y a pas
d'automaticité de l'arrivée de ces personnes sur le sol européen et sur le
territoire Schengen. Ils ne peuvent pas passer les frontières. Il n'y a pas en
fait une liberté de circulation comme lorsque vous, vous prenez l'avion pour
vous rendre au Danemark ou lorsque vous prenez le train pour vous rendre en
Espagne. (…)
Cet afflux de migrants qui aurait fait le beurre de l'extrême droite et qui
d'ailleurs leur a donné de quoi commenter pendant cette première semaine du
mois d'août, parce qu'on ne parle que de ça, et bien finalement, ça ne s'est
pas traduit par un afflux de migrants en Europe. Ça nous permet justement de
voir à quel point notre politique de frontières, notre politique européenne,
comment Frontex fonctionne. Et on a vu surtout un pays voisin, un pays duquel
on doit être solidaire, l'Espagne, qui a dû faire face à une situation
extrêmement compliquée. Et encore une fois, des gens qui tout simplement ont
péri en Méditerranée, ce qui est inacceptable en 2026.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> L’emploi des jeunes est une priorité et des résultats concrets sont à
souligner malgré des difficultés qui existent : ces dernières années, le taux
d’emploi des jeunes a nettement progressé pour atteindre son plus haut niveau
depuis 1990. Depuis 2017, ce sont 500 000 jeunes supplémentaires qui sont en
emploi. Cette dynamique, nous la devons notamment au succès de l’apprentissage
et nous faisons le choix fort de soutenir cette politique. Dans le budget 2027,
nous préserverons le soutien à l’apprentissage et nous maintiendrons le nombre
de contrats d’engagement jeune pour ceux qui ont besoin d’un accompagnement
renforcé. Avec le Premier ministre, nous poursuivons nos efforts sur le front
de l’emploi. Favoriser l’emploi, c’est renforcer notre économie, consolider
notre modèle social et garantir notre souveraineté.
> Soyons précis sur les chiffres du chômage : sans
déni, mais sans alarmisme. La France compte aujourd’hui beaucoup plus de
personnes en emploi ou engagées sur le marché du travail qu’en 2017. Depuis
2017, plus de 2 millions d’emplois ont été créés. Jamais autant de personnes
n’ont travaillé en France. Et nous avons atteint le quasi plein emploi pour les
personnes entre 30 et 60 ans.
Mais une hausse du taux de chômage était attendue :
1/ Pour la première fois, les statistiques intègrent les effets de la loi pour
le plein emploi. Sans cette loi, le taux de chômage serait inférieur de 0,4
point, soit sous les 8 %. Mais environ 150 000 personnes seraient laissées de
côté, invisibilisées, mais surtout pas prises en charge pour améliorer leur
accès à l’emploi. C’est une réforme courageuse : elle vise à ramener vers
l’emploi celles et ceux qui en étaient jusqu’ici les plus éloignés.
2/ Le contexte économique avec les conséquences directes d’Ormuz, de la
canicule, des incendies, ont pour effet une croissance limitée qui impacte la
création d’emplois.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Ne pas vouloir améliorer le service public de la justice, et donc des
services d’enquête, n’est pas à la hauteur de la lutte contre les violences
sexuelles faites aux enfants.
Le monde dans lequel nous évoluons est celui où l’on commente un « courrier »
qu’on n’a pas vu… Je le regrette pour le sérieux du débat public. D’autant plus
que personne n’a créé autant d’effectifs aux policiers et aux gendarmes (plus
de 8 000 !), donné autant de moyens, sous l’autorité du Président de la
République, et s’est intéressé autant à la protection des mineurs que lors de
mon passage à l’Intérieur voilà deux ans (création du premier office spécialisé
pour protéger les mineurs - OFMIN -, doublement des effectifs de la brigade des
mineurs de la préfecture de police, augmentation de 30 % des salles Mélanie et
spécialisées sur le territoire).
Je sais le travail extrêmement difficile et courageux des enquêteurs et la
crise de la filière investigation. Je sais aussi la difficulté des magistrats
et des services d’enquête à travailler ensemble dans un contexte de grandes
tensions où la numérisation de la justice est en retard. (…)
S’ensuit une revue des points de friction entre magistrats et services
enquêteurs du point de vue des procureurs généraux que j’ai réunis
individuellement tout l’été. Le principe est de les confronter à ce que disent
les services enquêteurs eux-mêmes dans leurs difficultés de travail, s’il y en
a avec les magistrats, afin d’améliorer le travail collectif. Chacun doit
améliorer son process de travail, à la justice comme dans les forces de
l’ordre, en regardant la réalité en face. La protection des enfants est en jeu.
> Les deux importants narcotrafiquants, objectifs prioritaires de la justice française, ont été placés en détention provisoire en Algérie à la demande du parquet d’Alger. Ils ne sont donc plus sous simple contrôle judiciaire. Merci aux autorités judiciaires algériennes pour nos échanges et pour notre collaboration au bénéfice de notre lutte commune contre le narcotrafic.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Comme je m'y étais engagée, plus de 7 500 conjointes collaboratrices
pourront désormais bénéficier d'une exonération de cotisations sociales
lorsqu'elles s'installent comme cheffes d'exploitation. Il s'agit d'une des
mesures phares du plan pour les femmes en agriculture que j'ai présenté au
Salon de l'agriculture. Une avancée majeure pour les agricultrices et pour le
renouvellement des générations.
Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du
territoire et de la Décentralisation)
> L'accès aux soins : on avance !
-10 260 nouveaux postes d'internes en médecine contre 8919 l'an dernier.
- augmentation des effectifs dans 7 spécialités en tension : pédiatrie,
gériatrie, psychiatrie, dermatologie...
- arrivée dans les territoires de la première promotion de docteurs juniors.
Jean-Didier Berger (ministre délégué auprès du
ministre de l’Intérieur)
> La loi RIPOST donne à nos forces de sécurité les moyens d'agir face à
des délits en forte progression pour lesquels les outils juridiques étaient
jusqu'ici insuffisants. Adapter notre droit aux nouvelles formes de criminalité
est une nécessité.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Je veux faire de l’eau un
outil de progrès et d’écologie.
> Je veux lancer la plus grande chasse au gâchis d’eau jamais menée, à ce gâchis du siècle. (…) Il faut résorber les fuites et d’ici à 2035, de récupérer 1.000 milliards de litres d’eau, l’équivalent de 400.000 piscines olympiques.
> [Réutilisation des eaux usées] Il faut faire sauter
certains freins administratifs pour que l’autorisation devienne automatique si
les standards globaux sont respectés. (…)
Je souhaite aussi mettre en place un plan de récupération systématique de l’eau
de pluie sur les bâtiments publics, rendre le sol des parkings publics plus
perméable et végétalisé afin qu’elle pénètre plus facilement dans les nappes
phréatiques.
> Il faut aller mettre en place un ministère de l’eau, en étroite relation avec les élus locaux et qui rassemblera d’excellents ingénieurs et techniciens.
> [Facture de l’eau] Garantir un tarif bas et fixe pour les premiers litres essentiels en fonction de la taille du foyer sera l’une de mes priorités. Ce bouclier tarifaire sera destiné aux classes moyennes et populaires pour éviter que leurs factures s’envolent.
> Dans les Pyrénées-Orientales, aux côtés de nos agriculteurs confrontés à la sécheresse. L’eau est le bien commun de toute l’humanité. Nous devons en prendre soin. Je refuse de laisser le monopole de ce sujet aux verts et à la France insoumise. C’est un enjeu vital pour les Français, pour nos agriculteurs et pour notre industrie. Pour préserver cette ressource, et alors qu’un litre d’eau sur cinq est perdu par la vétusté du réseau, je propose de lancer la plus grande chasse aux fuites jamais réalisée. Je veux aussi lever tous les freins qui empêchent la réutilisation des eaux usées. Les Espagnols réutilisent 14 fois plus leur eau que nous ! Je propose de renforcer les sanctions pour ceux qui ne respectent pas les règles pendant les alertes sécheresse. De garantir des prix accessibles aux plus modestes grâce à un bouclier tarifaire sur les premiers litres essentiels à tout foyer. De faciliter pour nos agriculteurs, les projets de retenues d’eau dès qu’il y a un consensus local : petits ouvrages, nombreux, intégrés au paysage. L’eau, abondante en hiver, doit permettre de continuer de vivre l’été.
> L’eau est le bien commun de l’humanité. Elle est bien trop précieuse pour être laissée aux verts et à la France insoumise. (…) Ils veulent en faire un objet de décroissance et d’idéologie, je veux en faire un outil de progrès et d’écologie.
Elisabeth Borne (députée)
> Les derniers chiffres du chômage sont inquiétants, notamment pour les
jeunes. Dans le cadre du soutien à la création d’activités et d’emplois, je
suis fière d’avoir porté les aides à l’apprentissage, le plan 1 jeune 1
solution et la réforme du lycée professionnel. Ces politiques ont fait leurs
preuves avec des résultats concrets. Il faut retrouver le cap et poursuivre ces
actions indispensables à l’emploi et à l’avenir de notre jeunesse !
Prisca Thevenot (députée)
> Préserver l’eau, c’est protéger notre avenir. Alors ne subissons pas :
agissons. Lutter contre le gaspillage, réutiliser les eaux usées, permettre les
retenues pour nos agriculteurs, protéger les plus modestes.
● MoDem
François Bayrou (président)
> [Présidentielle] Tous ceux
qui rejettent les extrêmes doivent accepter d’organiser une compétition entre
les candidats potentiels. (...) du Parti socialiste, dans sa version
sociale-démocrate, jusqu'aux gaullistes. Une grande primaire lors de laquelle
chacun défend sa vision de l'avenir et un vote le plus ouvert possible (...)
fin janvier ou début février pour décider, ce qui laissera au lauréat deux mois
pleins de campagne, bien assez pour remporter un scrutin qui se joue à la fin,
parfois la dernière semaine. (…)
Tous ceux qui veulent se présenter doivent maintenant s’exprimer d’ici
septembre, car la période des présentations, c’est la rentrée, avant la
décantation et la confrontation. (…)
Le risque maximum, c'est un deuxième tour entre l'extrême droite et l'extrême
gauche. Une catastrophe qui se produira si nous ne portons pas au deuxième tour
un candidat capable de rassembler tous les démocrates réformistes.
> [Présidentielle] C’est l’élection la plus importante depuis l’origine de la Ve République. D’abord parce que c’est la fin d’un cycle. Dix ans, c’est un cycle de la vie. Naturel, presque biologique. La fin d’un cycle appelle le commencement d’un cycle vraiment nouveau. Et pas la simple prolongation du précédent. Les Français attendent un renouvellement profond, le pays ne choisira pas le gris. De toute façon, il y aura une rupture. D’autant plus que, même si nous refusons de le voir, nous allons tout droit vers une crise sans précédent, multiforme mais d’abord financière.
Maud Gatel (secrétaire générale)
> [Présidentielle] On nous annonce le scénario du pire. Il n’est pas
inéluctable. À condition que les candidats démocrates réformistes, qui refusent
les extrêmes, s’entendent, démontrant que le destin du pays est plus important
que leur personne. Sans nier leurs différences.
► Autres
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> La voiture autonome va bouleverser l’avenir des mobilités humaines. Très
vite. L’Europe doit réagir pour ne pas rater cette révolution ou dépendre
durablement de solutions étrangères
> Nous avons publié cet été une étude pour développer une culture de l'adaptation aux grandes chaleurs. En nous inspirant notamment du cas de Barcelone, qui a mis en place plus de 500 «refuges climatiques», ces lieux où l'on peut se poser en cas de canicule. Notre démarche consiste à examiner les besoins locaux et à mener un véritable travail de terrain.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> La formation n’est pas un détail : c’est une condition de la protection.
Les failles révélées face aux violences sexuelles le démontrent : les
professionnels doivent être mieux formés au recueil de la parole de l’enfant.
