Voici une sélection, ce 30 septembre 2026, des propos
tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Ecrits antisémites attribués à Jordan Bardella] Jamais nous
n’accepterons de propos antisémites. Jamais. Les propos qui ont été rapportés
sont évidemment gravissimes et inacceptables. Ils appellent à la condamnation
la plus extrême. Ce n’est pas la République. Ils impliquent que les
responsables clarifient.
> Discours du
Président de la République à l’occasion de la conférence « Aux racines de
l’Europe pour la paix et l’unité ». Très Saint-Père, soyez le bienvenu à
Metz. Conclure votre visite apostolique en France, ici, en Lorraine, deux sur
trois pour y évoquer notre Europe, est riche en symboles. A Metz, Berceau des
Carolingiens et l'un des trois Évêchés, à Metz, ville authentiquement
européenne par sa géographie et sa mémoire, à Metz, sur cette terre de
Lorraine, meurtrie par l'Histoire, disputée, conquise et reconquise, où s'est
bâtie la réconciliation franco-allemande, devenue la pierre d'angle de la
construction européenne.
Un des grands architectes de cette Concorde et de cette renaissance, Robert
Schuman, repose à quelques kilomètres d'ici, à Scy-Chazelles. Né à Luxembourg,
formé au droit en Allemagne, député de la Moselle, il fut déclaré vénérable par
l'Église. Sa foi éclairait son action, comme nombre de bâtisseurs de notre
Europe, de Adenauer à De Gasperi. En mai 1950, il proposa une méthode, faire du
charbon et de l'acier, hier instrument de guerre, le bien commun de six nations
fondatrices, créant ainsi cette solidarité de fait entre nos nations qu'il
appelait de ses vœux. À sa suite viendront le général de Gaulle et Konrad
Adenauer, visages de la réconciliation franco-allemande à la Messe de Reims,
qui scelleront l'amitié entre nos peuples par le traité de l'Élysée de 1963.
Mais ne déduisons pas de cette histoire magnifique que la construction
européenne appartient aux seuls Français et Allemands.
Pierre après pierre, elle fut aussi bâtie par la volonté des peuples sortis
des dictatures, puis avec ceux qui, après la chute du rideau de fer, permirent
à l'Europe de retrouver son unité. D'autres veulent encore aujourd'hui nous
rejoindre, des Balkans jusqu'à l'Ukraine, et il n'est sans doute pas de plus
beau plébiscite pour notre Union européenne que cette volonté d'appartenir à un
même espace de paix, de sécurité, de démocratie et de prospérité. Mais notre
Europe vient de plus loin et est avant tout une civilisation, certes une
géographie dont les confins de la Baltique à la Méditerranée et de l'océan au
Caucase ont toujours été questionnés. Elle est surtout le palimpseste de la
Grèce antique, de Rome, de la chrétienté, des empires successifs et de siècles
de guerre. Oui, cette Europe de nos villes et de nos villages, des écoles et
des universités, de nos cafés et de nos places publiques s'est construite sur
un socle gréco-romain et judéo-chrétien. Notre héritage européen, de ses
fondations à notre temps, à travers la Renaissance, le Grand siècle et nos
Lumières, de Montaigne, à Erasme, à La Fontaine ou Voltaire, a cristallisé le
primat de la personne, puis de l'individu libre et rationnel, inséparable de la
dignité humaine. La liberté, l'esprit critique, l'attachement à la science, la
démocratie libérale, l'égalité entre les femmes et les hommes, inséparable de
l'égalité et de la fraternité. Le capitalisme et le libre commerce, inséparable
de l'État-providence et de la démocratie sociale. Elle a traversé les
nationalismes et les totalitarismes du XXème siècle jusqu'à l'effondrement
moral de l'Holocauste pour consolider son attachement aux droits de l'homme, au
respect des droits des personnes et de toutes les minorités.
Alors oui, notre Europe est enracinée dans cet héritage. Elle s'est
consolidée à travers ses épreuves jusqu'à la construction européenne. Celle-ci
s'est appuyée sur un autre principe cher à la tradition de l'Église, le
principe de subsidiarité. Un principe de liberté qui protège la capacité d'agir
du plus petit et oblige le plus grand à respecter son autonomie et à lui
apporter soutien lorsque ses forces ne suffisent plus. Un principe qui dit ce
qu'est notre Europe. Non pas une puissance qui efface les nations, mais une
force qui prolonge et augmente leur capacité d'agir et de maîtriser leur
destin. Oui, là où l'Europe, durant deux millénaires, avait rêvé l'unité par
les empires et les guerres civiles, l'Union européenne est une invention
inédite fondée sur le respect, la paix, l'égalité entre ses États membres. Plus
que jamais, cela est essentiel.
75 ans après la déclaration Schuman, le monde a changé, la guerre est
revenue sur notre continent et notre Europe est bousculée par le retour des
empires. Schuman l'avait écrit, la paix mondiale ne saurait être sauvegardée
sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. Alors que
les dangers ont changé d'ampleur, nos efforts pour la paix doivent être à la
hauteur des enjeux. Pour assurer une souveraineté réelle, il nous faut donc
agir. Agir d'abord pour assurer notre sécurité et préserver nos valeurs, car la
paix ne se décrète pas, elle se construit patiemment par des artisans de bonne
volonté, lucides et constants. C'est précisément le sens de notre engagement
indéfectible aux côtés de l'Ukraine, face à l'agression militaire de la Russie
et aux côtés du droit international, en bâtissant une Europe de la défense et
de la paix.
Agir aussi pour se projeter pleinement dans la prochaine décennie en
répondant aux défis de compétitivité, impératifs pour rester dans la course et
maîtriser souverainement nos technologies et nos données, produire, innover et
investir en Europe pour rester libre, défendre nos intérêts et préserver notre
modèle social, parce qu'en Europe, croissance économique et justice sociale
sont indissociables. Agir pour le climat et bâtir en responsabilité l'avenir
que nos enfants méritent et dont la neutralité carbone au milieu de ce siècle
est le juste cap. Agir pour nous protéger contre l'épidémie de désinformation
et d'ingérence qui veulent saper nos démocraties et nous diviser, porter
atteinte aux projets européens. La vérité vous rendra libres, nous rappelle Jean.
La vérité, très Saint-Père, vous l'avez rappelée dans votre encyclique
Magnifica Humanitas, est un bien commun. Le mensonge, lui, change l'adversaire
en ennemi, le débat en procès, le doute en trahison et l'algorithme en
amplificateur d'émotions négatives. Les écrans nous habituent à vivre côte à
côte, certes, mais reclus. Une démocratie ne s'éteint pas seulement sous les
obus, elle s'éteint quand le dialogue cesse, quand les existences se délient,
quand la solitude s'installe et qu'on ne s'entend plus. Dès 1947, dans la
France contre les robots, Georges Bernanos, que vous évoquiez vendredi à
l'Elysée, mettait en garde contre la tentation de soumettre l'homme aux
instruments qu'il crée lui-même, au risque que le progrès technique ne devienne
une dépossession humaine.
Aujourd'hui, l'Europe, la première, a souhaité y répondre en se dotant d'un
cadre de régulation. L'innovation doit servir la dignité humaine, non la
puissance de quelques-uns. C'est également le sens de la gouvernance mondiale
que nous appelons de nos vœux, une technologie qui doit rester un serviteur de
l'homme, jamais son maître. Je pense enfin à notre jeunesse, son attention, sa
liberté, son jugement doivent être protégés des poisons de l'addiction et de la
prédation. Les Évangiles nous rappellent l'attention due aux plus fragiles
d'entre nous. Il en va de notre responsabilité collective. C'est pourquoi la
France porte ce combat de la majorité numérique en Europe. Agir, oui.
Ici, à Metz, nous sommes heureux de vous recevoir, très Saint-Père, pour
vous entendre, pour apprendre de vous. Car ici bat le cœur millénaire de
l'Europe, une Europe qui protège, unit et agit. Une Europe souveraine et
démocratique, habitée par ce projet de paix et de prospérité. Une Europe qui
doit retrouver le courage de ses fondateurs, oui, le courage, pour devenir la
puissance de paix, d'indépendance et de démocratie qu'elle a à être. Le courage
pour ne pas céder au repli, à la haine de l'autre, au retour des nationalismes
qui divisent.
Très Saint-Père, permettez-moi d'achever mes propos puisque c'est la
dernière fois que j'ai l'occasion de m'exprimer publiquement devant vous, en
vous réexprimant notre gratitude et notre joie. Quatre jours en France. Vous
avez senti, je l'espère, une nation fervente, unie et heureuse. Je vous en
remercie infiniment. Et nous avons voulu vous voir heureux aussi. Une formule
ashkénaze de la fin du XVIIIe siècle, ensuite reprise par nos amis allemands,
pour signifier le bonheur tranquille, dit : heureux comme Dieu en France.
Alors nous dirons désormais, en mémoire de ces quatre jours, heureux comme Léon
XIV chez nous. Alors merci pour cela.
> J’arrive en Espagne avec un objectif :
obtenir des avancées concrètes pour nos deux pays. → Renforcer notre
souveraineté européenne et notre agenda de compétitivité. → Investir dans notre
avenir, par un budget européen à la hauteur des enjeux et doté de nouvelles
ressources propres, et pour que l’épargne européenne s’investisse en Europe. →
Protéger nos démocraties et nos enfants des dérives des réseaux sociaux par une
régulation du numérique. → Soutenir nos entreprises et nos emplois. → Avancer
ensemble sur l’espace, l’aéronautique et la défense. → Encore mieux relier nos
territoires par les transports et les énergies décarbonées. Une dizaine
d’accords et de déclarations seront conclus : numérique, soutien à la
Politique agricole commune, pêche, lutte contre la désinformation, industrie,
etc. Entre la France et l’Espagne, les Pyrénées ne nous séparent pas, elles
sont un trait d’union. Faisons de notre proximité une force et de notre
coopération un élan pour une Europe plus forte, plus souveraine et solidaire !
> J'exprime notre pleine solidarité avec l'Estonie
qui vient d'attribuer à la Russie la responsabilité d'un incendie ciblant une
entreprise du secteur de la défense. Il y a quelques semaines l'Allemagne en
avait fait de même pour un incident très grave à l'aéroport de Leipzig. La
multiplication de ces actes hostiles traduit une dangereuse fuite en avant de
la part de la Russie, qui ne fera que la mener dans l'impasse. La Russie doit
savoir qu'elle n'aura raison ni de notre unité, ni de notre détermination à continuer
de soutenir l'Ukraine.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Une alerte passe presque inaperçue dans le débat public : hier après-midi,
la France a emprunté à près de 4,8 % à dix ans, contre 3,5 % il y a un an. Il
faut remonter à 2008 pour retrouver un tel niveau. Les tensions énergétiques
poussent les taux à la hausse dans de nombreux pays. En France, l’incertitude
politique à l’approche de la présidentielle ajoute à cette pression. N’ajoutons
pas de l’instabilité à ces difficultés. Davantage d’intérêts à payer, c’est
moins de moyens pour les priorités du pays. Cette réalité s’impose à tous :
Gouvernement, Parlement, candidats à la présidentielle. Le réel nous rattrape.
Le Gouvernement présentera en Conseil des ministres un budget de redressement.
Nous serons à la disposition de chacun pour construire les compromis
nécessaires et aboutir. La France a besoin de décisions et de perspectives.
L’intérêt général nous oblige.
> La foi appartient à chacun. La fraternité nous
appartient à tous. Merci au Saint-Père pour sa visite en France. De Paris et
Saint-Denis à Lourdes et Metz, ces moments de ferveur populaire et de
retrouvailles ont touché bien au-delà des seuls croyants. Ils font du bien à
notre pays. Merci aux bénévoles, aux forces de l’ordre, aux communes, à leurs
élus et à leurs agents qui ont rendu ce bel accueil possible. La France est
belle lorsqu’elle se rassemble.
> Après les incendies de cet été, nous devons mieux
préparer la France aux feux de forêt. Nos sapeurs-pompiers ont été en première
ligne tout l’été. Leur engagement appelle notre reconnaissance et des moyens à
la hauteur de leurs missions. En Gironde et dans les Landes, le relèvement est
engagé, avec une mission interministérielle dédiée. Il faut aussi tirer les
leçons de ces incendies pour mieux protéger les Français à l’avenir, dans
l’hexagone comme dans nos Outre-mer. À Matignon, les sept parlementaires missionnés
en août m’ont remis aujourd’hui leur rapport. Leurs propositions viendront
compléter les travaux du Beauvau de la sécurité civile pour en faire un projet
de loi de modernisation et de programmation de la sécurité civile, avec un
nouveau titre consacré aux feux de forêt et à l’adaptation de notre modèle de
sécurité civile. Concrètement : mieux faire respecter les obligations de
débroussaillement, mieux protéger les constructions exposées aux incendies,
définir une doctrine nationale face aux feux de forêt, alourdir les sanctions
pénales contre les auteurs de destructions et de dégradations par incendie… Le
texte sera déposé au Parlement dès cet automne. Il constituera une première
base, qui pourra encore être enrichie par de nouveaux amendements au cours des
débats parlementaires. Parce que cette ambition exige des moyens, nous
proposerons dès 2027, 200 millions d’euros supplémentaires issus de la taxe sur
les conventions d’assurance pour renforcer les équipements de sécurité civile,
notamment ceux de nos sapeurs-pompiers. Cet effort viendra s’ajouter au
renforcement des moyens nationaux de l’État et au soutien au fonctionnement des
SDIS. J’ai également demandé au ministre de l’Intérieur d’inscrire dans ce
projet de loi une programmation financière sur plusieurs années, pour donner à
nos services de secours les moyens d’investir et de se préparer dans la durée.
L’État doit prendre toute sa part dans la protection de nos territoires.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> J’ai renouvelé mes instructions aux préfets et à l’ensemble des services
de sécurité intérieure suite à l’intensification des troubles à l’ordre public
et à un climat de violence inacceptable aux abords des établissements
scolaires. Je leur renouvelle toute ma confiance pour parvenir au juste
équilibre entre proportionnalité des interventions, nécessaire maintien de
l’ordre et protection des biens et des personnes.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> Additionner nos savoir-faire français et belges pour produire et innover
ensemble. À Oostende, chez Exail, cette coopération prend une forme très
concrète : plus de 100 ingénieurs, ouvriers et techniciens assemblent la
nouvelle génération de drones. Ces drones, sous-marins comme de surface,
permettent d'identifier puis de neutraliser les mines, tout en écartant nos
marins de la zone de danger. Cette capacité dronisée est une première au monde
: en unissant leurs compétences technologiques et industrielles, France et
Belgique prouvent que le réarmement peut être européen.
> À bord du BNS Oostende. Premier d’une nouvelle
génération de bâtiments de guerre des mines belges construits par Naval Group
et Exail, il incarne une coopération franco-belge à la fois opérationnelle et
industrielle. Une même ambition : disposer en Europe des capacités dont nous
avons besoin pour assurer notre sécurité.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> [Ecrits antisémites attribués à Jordan Bardella] À tous ceux qui auraient
la mémoire courte : l’antisémitisme n’est pas un accident de parcours pour le
RN, c’est l’histoire de ce parti.
> Ça
fait deux ans maintenant que des moyens militaires français sont déployés, pas
très loin de Yanbu, en mer Rouge, pour protéger la circulation des navires de
commerce contre les attaques de drones ou de missiles des Houthis. Et ça
marche, puisqu'on a escorté, protégé ainsi, plusieurs centaines de navires qui
battaient pavillon français sans qu'ils ne subissent aucun dommage. Depuis le
début de la guerre en Iran, ça n'a échappé à personne que la France est l'un
des pays qui a déployé le plus de moyens, vous vous souvenez, dès les premiers
jours de la guerre, pour protéger nos partenaires, certains de nos alliés,
contre les attaques indiscriminées de l'Iran, qui tapait à la fois des pays
européens, comme Chypre, mais aussi des pays du Proche-Orient. Qu'est-ce qui se
passe désormais ? Eh bien, alors qu'on voit que les États-Unis et l'Iran
peinent à conclure et mettre en œuvre cet accord, qu'ils ont trouvé et qui a
été signé même sous nos yeux à Versailles, est venu se greffer à ce conflit
dont nous payons le prix, puisqu'il exerce une pression forte sur les prix des
hydrocarbures, un autre conflit qui oppose effectivement l'Arabie saoudite et
ce groupe des Houthis qui, déjà, semait le désordre en mer Rouge. Que fait le
président de la République ? Il annonce qu'effectivement, il y a un terminal,
un point qui est névralgique. Pourquoi ? Eh bien, parce que l'Arabie saoudite
utilise ce point pour contourner Ormuz, pour passer par la mer Rouge. Et
comme on l'a fait depuis le début de cette guerre, eh bien, de manière
strictement défensive, on met à disposition des moyens. Défensifs. (…)
Le détroit de Bab el-Mandeb
n'est pas fermé. Le trafic est possible. Ce qui est très problématique, c'est
cette escalade de tension entre l'Arabie saoudite et les Houthis. Les Houthis
frappant des capacités énergétiques saoudiennes. L'Arabie saoudite qui, comme
chacun sait, est un grand exportateur de pétrole et d'hydrocarbures. Et donc,
il faut que la circulation des hydrocarbures saoudiens puisse reprendre de
manière à ce que la pression baisse sur les prix. Et comme l'a rappelé le
président de la République, ça peut être très rapide. Mais oui, il nous faut
faire baisser la tension par la diplomatie, notamment. Mais on ne peut pas s'en
arrêter là. Il faut également, et c'est tout le travail que nous menons,
notamment au Quai d'Orsay, sécuriser nos approvisionnements dans les mois qui
viennent si jamais la situation devait persister. Et puis à terme, diversifier
nos routes commerciales : qu'on ne soit pas systématiquement obligés de
dépendre en quelque sorte de l'ouverture ou pas de ces détroits.
> depuis que la
Russie a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine, elle redouble
d'agressivité à l'encontre des pays européens, et notamment la France, qui
s'est tenue aux côtés de la résistance ukrainienne. Cette agressivité, elle a
pris la forme de campagnes de désinformation, de campagnes cyber, de sabotage
dans un certain nombre de pays européens, d'intimidation, vous voyez bien qu'il
y a des drones qui franchissent les espaces aériens de certains pays, et
désormais, des attaques comme celles qu'on a connues en Allemagne.
> Jean-Luc
Mélenchon dit « Je soutiens l'Ukraine », mais c'est tout de la faute de
l'Ukraine. C'est l'Ukraine qui a commencé, et parfois même, c'est l'OTAN qui a
commencé. Vous vous rendez compte de l'inversion, de la réécriture, voire même
du révisionnisme historique dont Jean-Luc Mélenchon se rend coupable ? La
résistance ukrainienne, c'est la lutte pour l'indépendance, pour la liberté.
Nous avons connu aussi des périodes, dans notre histoire, où notre
indépendance, notre liberté était contestée. Et alors quoi ? Il aurait fallu
retenir nos coups. Il aurait fallu que les forces françaises libres, la
résistance intérieure, fassent preuve de retenue pour défendre son intégrité et
l'intégrité territoriale de notre pays. C'est affligeant d'entendre ça, même si
ce n’est pas très étonnant. (…)
Jean-Luc Mélenchon a enlevé les gants pour taper dans la figure des Ukrainiens.
Marine Le Pen, elle, les a conservés. Mais au fond, c'est le même message.
C'est une défiance vis-à-vis de l'Union européenne, de notre organisation
politique. Et c'est une complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine. Parce qu'au
fond, rappelons-le toujours, ce qui est visé de la part de Vladimir Poutine,
c'est l'Union européenne comme organisation politique. Car chacun de nos pays,
pris isolément, il a une taille modeste à l'égard de ce qu'est le concert des
nations aujourd'hui. Mis tous ensemble et unis, rien ne peut résister à l'Union
européenne. C'est ça qui est visé par Vladimir Poutine. Et sans surprise,
Jean-Luc Mélenchon, comme Marine Le Pen qui se défie de l'Union européenne,
même s'ils le disent de manière masquée, si je puis dire, eh bien, sans
surprise, ils choisissent systématiquement d'aller dans le sens de Vladimir
Poutine et de réciter sa rhétorique.
> Mme Fedorova,
ce n'est pas son opinion qu'elle exprime, Ce qu'elle fait c'est de mobiliser
des méthodes, des réseaux, des argumentaires du Kremlin pour les diffuser dans
notre pays, et dans l'Union européenne, à des fins de déstabilisation du débat
public français, pour manipuler notre opinion publique. Eh bien, tout ça, on ne
peut pas l'accepter. C'est pour ça qu'on a pris des sanctions au niveau
français, que j'ai proposées, que ces sanctions soient prises au niveau
européen, ce qui n'a posé aucune difficulté, puisque tout le monde était
convaincu.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> La santé des femmes et des nouveau-nés doit être une priorité. Les
indicateurs de santé périnatale se dégradent en France. Le rapport qui m’est
remis aujourd’hui va nous permettre d’agir, alors la baisse de la natalité
(-120 000 naissances annuelles depuis 7 ans) affecte déjà notre offre de soins.
Nous devons moderniser l’organisation des soins périnatals, notamment à travers
une révision des décrets de 1998, et pleinement sécuriser les parcours, de la
grossesse au post-partum, en ville et à l’hôpital. Je remercie les
personnalités qualifiées pour leur travail. Deux priorités ressortent dès à
présent : Tout d’abord, la finalisation du référentiel, nouvelle méthode qui
sera construite avec les élus et les sociétés savantes, permettra d’évaluer
l’offre de maternités à partir d’un ensemble de critères de sécurité, de qualité
des soins, de ressources humaines, d’activité et d’accessibilité territoriale,
afin d’adapter l’offre de maternités aux besoins de chaque territoire, et de
concilier sécurité et proximité des soins. Ensuite, la mobilisation générale de
tous les acteurs de santé dans le repérage et l’accompagnement des femmes
précaires, dont les indicateurs sont particulièrement dégradés. Hôpitaux,
professionnels de ville, acteurs de la PMI et services de l’Assurance maladie
doivent mieux coopérer pour que ces femmes bénéficient du même niveau de suivi
que les autres.
> Nous avons signé l’accord-cadre Médicament avec
l’ensemble des représentants de la filière. Ce texte stratégique fixe notre cap
commun dans la politique de prix du médicament pour les quatre prochaines
années. Dans un contexte international singulier, cet accord illustre la clarté
de notre politique du médicament : prévisibilité, attractivité, souveraineté et
accès pour les patients.
> 70 ans de combats, d’engagement et
d'accompagnement pour les droits et la santé des femmes, cela se fête. Aux
côtés du Planning familial, nous continuons à agir pour rendre ces droits
effectifs, partout et pour toutes. C'est mon engagement, et celui du Gouvernement.
Et c'est le sens de notre nouvelle feuille de route pour la santé sexuelle
2026-2030 : renforcer l’éducation à la sexualité et lutter contre la
désinformation, garantir l’accès à l’IVG, permettre une contraception
réellement choisie. Merci à toutes celles et ceux qui font vivre ces combats
depuis 70 ans.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Signature de l’accord-cadre Médicament avec l’ensemble des représentants
de la filière. Ce texte stratégique fixe notre cap commun dans la politique de
prix du médicament pour les quatre prochaines années. Dans un contexte
international singulier, cet accord illustre la clarté de notre politique du
médicament : prévisibilité, attractivité, souveraineté et accès pour les
patients.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Au travail avec les rapporteurs de la loi intégrale et le président de la
commission. L'examen dans l'hémicycle commence ce jeudi. Nous réussirons dans
le consensus. C'est ce que les Français attendent de nous !
> «Il y a des crimes qu'on ne peut pas raconter.
Parce qu'on ne s'en souvient pas.» Face à la soumission chimique, nous nous
mobilisons avec Caroline Darian et M’endorsPas.
> Nos corps. Nos choix. Nos droits. Des générations
de femmes se sont battues pour une liberté essentielle : choisir ou non d’être
mère. Choisir quand le devenir. Pour nos mères, pour nos filles, pour toujours,
nous avons inscrit la liberté de recourir à l’avortement dans notre
Constitution. Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, nous célébrons les 70 ans
du Planning familial. Son combat nous rappelle qu’un droit pour être une
liberté réelle, doit être accessible. En cette Journée mondiale du droit à
l’avortement, nous pensons aux femmes qui doivent encore se cacher pour
avorter. Leur liberté est notre combat.
> [Ecrits antisémites attribués à Jordan Bardella] Ces
écrits, s'ils sont avérés, sont d'une immense gravité. Leur nature antisémite
et complotiste rappelle, à ceux qui voudraient l'oublier, la nature profonde de
l'extrême droite. N'y cédons rien.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Un moment de fragilité ne doit jamais devenir une porte d’entrée pour
l’emprise En matière de santé, certaines dérives sectaires ciblent précisément
celles et ceux qui traversent une période de vulnérabilité. C’est pourquoi,
nous devons agir le plus tôt possible. C’est tout le sens du nouveau guide
élaboré par la Miviludes. Il doit permettre aux professionnels de santé de
mieux identifier les situations à risque, d’adopter les bons réflexes et de
mieux accompagner les personnes vulnérables. Avec le Dérivomètre présenté par
le ministère chargé de la Santé, nous renforçons également les outils mis à
disposition de chacun pour reconnaître les signes d’une possible emprise. Face
aux dérives sectaires, nous devons agir avant que l’emprise ne s’installe :
mieux repérer et mieux prévenir, pour mieux protéger.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> L'économie circulaire est un enjeu environnemental, mais aussi industriel,
de compétitivité et de souveraineté. Concrètement, cela veut dire développer
une véritable industrie du recyclage en France.
> Nous souhaitons développer une véritable
industrie du recyclage en France. Dans la filière textile, environ
150 millions d’euros seront fléchés vers de nouvelles capacités de
recyclage en France. Cela peut aussi nécessiter une approche territorialisée,
comme pour la consigne pour recyclage, où nous allons proposer d’avancer avec
les collectivités volontaires [car] les collectivités locales y étaient
unanimement opposées et les performances sont très hétérogènes d’une région à
l’autre. Dans 230 intercommunalités, on est à 77 % de taux de
collecte mais on est à moins de 35 % dans 45 autres. On voit bien
qu’une solution uniforme imposée depuis Paris ne fonctionnerait pas. Mais nous
allons développer des « contrats de performance » entre les
éco-organismes et les collectivités volontaires, sur la base d’un diagnostic
partagé, pour la mise en œuvre des principaux leviers du plan plastique.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> [Ecrits antisémites attribués à Jordan Bardella] La stratégie de
normalisation du RN ne saurait effacer son histoire, profondément marquée par
l’antisémitisme de Jean-Marie Le Pen et de ceux qui lui ont succédé. Changer de
discours et d’image ne suffit pas à effacer les propos, les combats et les
héritages qui ont contribué à le façonner.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> L’IA transforme déjà les métiers, les compétences et l’organisation du
travail. Notre responsabilité est d’anticiper ces transformations pour ne
laisser ni les salariés ni les entreprises seuls face à elles. La MAIF a fait
le choix de construire cette transformation avec ses salariés et les
partenaires sociaux : une convention de salariés tirés au sort pour réfléchir
collectivement aux usages de l’IA, puis un accord d’entreprise signé sur le
sujet. Une méthode concrète qui place l’humain et le dialogue social au cœur de
la transformation. C’est aussi l’ambition du plan Impulsion IA : former les
actifs, accompagner les entreprises et donner aux partenaires sociaux les
moyens de construire, au plus près du terrain, les réponses adaptées.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Très heureux d’avoir accueilli place Vendôme les jeunes placés au sein de
l’unité judiciaire à priorité éducative (UJPE) de Laon, dans l’Aisne, que
j’avais rencontrés cet été à l’occasion d’un déplacement dans leur
établissement. Depuis le 1er septembre, nous avons remplacé les centres
éducatifs fermés (CEF) par des UJPE pour améliorer la réinsertion de ces
jeunes, avec un accent particulier mis sur la santé et la scolarité.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Deux à trois enfants par classe : c’est ce que représente le chiffre des
violences sexuelles subies par près d’un enfant sur dix. Ce constat doit tous
nous ébranler. Il nous oblige à agir. Nous souhaitons libérer la parole des
élèves, en sachant que quelqu’un les écoutera. Les questionnaires qui seront
passés à partir du retour des vacances de la Toussaint sont un outil dans cette
démarche. Ils seront remplis après une séance d’éducation à la vie affective et
relationnelle, et à la sexualité pour le second degré, consacrée notamment au
respect du corps et au consentement. Chacun sera libre d’y répondre ou non, de
rester anonyme ou de laisser son nom pour être recontacté rapidement par un
adulte de confiance. Parce que demander de l’aide est parfois difficile, nous
devons ouvrir toutes les portes. Les personnels sociaux et de santé de
l’Éducation nationale seront mobilisés pour recueillir cette parole et
accompagner les élèves. Nous prendrons le temps nécessaire : une parole qui se
libère doit être écoutée, accueillie et protégée.
> Les lycéens ont le droit d’avoir des
revendications et de manifester. Leur parole doit être entendue et écoutée.
Dans chaque lycée, des instances démocratiques leur permettent de s’exprimer et
de dialoguer. Ce qui est inacceptable, c’est le déchaînement de violence contre
nos personnels et nos élèves. Depuis le début de la mobilisation, 76 d’entre
eux ont été blessés. Derrière ce chiffre, il y a un jeune qui a perdu l’usage
d’une partie de la main en tirant un mortier. Des proviseurs visés par des tirs
de mortier. Des professeurs pourchassés par des voyous. Aucune revendication ne
peut justifier de tels actes. Je le dis sans détour : ces violences doivent
cesser. En démocratie, il n'y a qu'un chemin : celui du dialogue et de
l'action.
> Au moins 10 personnels de l’Éducation nationale
et plusieurs élèves ont été blessés, notamment par des tirs de mortier. Les
premiers sont des fonctionnaires, qui servent l'intérêt général et le service
public. Les seconds sont des élèves que nous avons tous les jours dans nos
classes. Je leur adresse tout mon soutien, ainsi qu’aux équipes mobilisées pour
protéger les élèves et leur permettre d’aller en cours. Il y a les images qui
circulent sur les réseaux sociaux. Et il y a ce qu’elles ne montrent pas toujours
: un professeur frappé dans le Nord, un proviseur blessé par un tir de mortier
dans les Hauts-de-Seine, un autre menacé de mort en Essonne. À Toulouse,
plusieurs personnels ont été pris pour cible. Toutes les mesures sont prises
pour assurer leur protection et les poursuites judiciaires contre ces
agissements sont engagées. Ces violences sont inqualifiables. En démocratie,
dans notre service public, rien, absolument rien, ne peut les justifier. Le
droit de manifester est une liberté fondamentale, qui ne saurait servir de
caution à de tels actes. Les légitimer ou appeler, dans ce contexte, à étendre
les blocages, c’est mettre en danger nos élèves comme les agents publics. C’est
irresponsable. Porter des revendications est un droit. Frapper, menacer, brûler
ou empêcher les autres d’étudier n’en est pas un. La démocratie scolaire a ses
instances : les conseils de la vie lycéenne permettent aux élèves d’exprimer
leurs demandes, de proposer et de dialoguer, dans chaque lycée. J’ai demandé
qu’ils se réunissent cette semaine dans les lycées touchés par ces
perturbations. Ils sont légitimes parce qu'élus par leurs camarades. Ce cadre
ne peut être contourné ni détourné au service de mots d’ordre politiques
souvent sans lien avec la vie des établissements.
> Certains voudraient faire croire que l’État
délaisse les élèves de certains territoires. Les faits disent le contraire. En
Seine-Saint-Denis, l’État investit 13 % de plus par élève à l'école primaire
que la moyenne nationale. Au lycée en voie générale et technologique, le nombre
moyen d'élèves par classe est inférieur de deux élèves par rapport à la moyenne
nationale. On peut toujours discuter du niveau d'encadrement en
Seine-Saint-Denis, et plus généralement du fonctionnement du service public de
l'éducation. Pas diffuser des fausses informations pour faire croire à une
relégation bien éloignée de l'intérêt réel des élèves. Le débat sur l’École
exige de la rigueur. Nos élèves méritent mieux que des contre-vérités.
> Nous sommes face à des violences urbaines qui
court-circuitent la démocratie scolaire. Les revendications des lycéens doivent
être entendues dans un cadre serein, propice au dialogue. Il existe des
instances pour cela. J’ai donc demandé que les conseils de la vie lycéenne se
réunissent d’ici la fin de la semaine dans les établissements touchés par des
perturbations, afin de recueillir les demandes des élèves et d’y apporter des
réponses. C'est cela, exercer ses responsabilités vis-à-vis des jeunes de notre
pays. Pas les utiliser à des fins électorales en les envoyant bloquer des
établissements au milieu d'individus violents.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> Nous payons au prix fort notre dépendance au pétrole et au gaz.
Aujourd’hui, 1,4 milliard d’euros d’aides accompagnent les français les plus
touchés. À moyen terme, nous accélérons le passage à l’électrique pour se
déplacer et se chauffer.
> Face à la crise, l’Europe doit agir vite. À la
suite de l’initiative du Président de la République, j’ai défendu à Dublin un
report d’un an du règlement méthane. À court terme, nous devons garantir nos
approvisionnements. À moyen terme, nous devons accélérer l’électrification.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Pression sur les taux d’intérêt, crise géopolitique: notre débat politique
ne peut pas ignorer notre environnement international. Priver le pays de budget
serait dangereux dans ce contexte.
> Nous ne pouvons pas être des spectateurs passifs
du monde. Les crises géopolitiques ont un impact direct sur le pouvoir d’achat
des Français. En s’engageant auprès de l’Arabie Saoudite, nous défendons les
intérêts des Français. (…)
Je veux tordre le cou un peu à ce canard qu'on entend, on l'entend parfois sur
l'Ukraine, on l'entend parfois là : nous ne sommes pas co-belligérants. Nous
engageons des moyens défensifs à la demande de nos partenaires, en l'occurrence
l'Arabie saoudite, pour protéger ici un site pétrolier, un port de Yanbu. Ces
cinq millions de barils par jour qui sont aujourd'hui empêchés de passer. Donc
ça a un impact concret sur les prix des hydrocarbures. Et puis encore une fois,
ce sont des moyens défensifs. (…)
Je rappelle que c'est ce que nous avons fait aussi pendant la guerre en Iran,
où nous sommes engagés pour par exemple protéger l'espace aérien de nos
partenaires, la Jordanie, l'Irak ou encore les Émirats arabes unis, avec
lesquels nous avons des partenariats de sécurité. La France honore sa parole,
c'est un partenaire fiable. Donc nous avons des alliés, nous avons des
partenaires de sécurité. (…)
Le risque, ce serait de ne rien faire. Le risque, ce serait de regarder
passivement le monde, d'en être des spectateurs et de voir l'impact des crises
géopolitiques dans la vie des Français. Aujourd'hui, les prix du carburant
augmentent. Pourquoi ils augmentent ? Ils augmentent précisément à cause de ces
crises géopolitiques, de ces guerres que nous n'avons pas choisies. Donc nous
prenons nos responsabilités pour défendre nos intérêts, défendre les intérêts
des Français, en l'occurrence ici, pour faire baisser les cours du pétrole et
puis permettre le transit des hydrocarbures. Et aussi, encore une fois, parce
que nous avons des partenaires de sécurité et que nous honorons notre parole.
> Je refuse l’esprit de défaite. Il n’y aucune
fatalité à un match Le Pen-Mélenchon. Mais nous devons tous prendre nos
responsabilités. La division de notre famille politique est mortifère. La
droite et le centre doivent s’unir.
> La Russie multiplie les attaques hybrides contre
nos démocraties pour nous tester. À Leipzig un drame a été évité de peu. Nous
devons redoubler de vigilance pour protéger nos sites sensibles. La Russie
n’intimidera pas les Européens : nous continuerons notre soutien à l’Ukraine,
première ligne de défense de l’Europe.
> Les manifestations et revendications politiques
sont toujours légitimes. Mais les appels à la violence et l’intimidation de
Jean-Luc Mélenchon et LFI sont inacceptables. Le Premier ministre a raison
d’appeler à l’ordre et à l’autorité, et de dénoncer cette stratégie du chaos.
> [Baisse de la
contribution à l'Union européenne] Ce n'est pas du tout exact. Ce que nous faisons, c'est que nous
négocions avec l'Union européenne, qu'elle maîtrise ses dépenses et puis
qu'elle prenne aussi l'amende qui a été affligée à Google, c'est une nouvelle
recette pour l'Union européenne, 4,6 milliards d'euros, qui devrait automatiquement
faire baisser les contributions de tous les États membres. C'est une discussion
que nous avons à chaque fois avec l'Union européenne, précisément pour
maîtriser la contribution des États membres. C'était déjà le cas l'année
dernière, c'est de dire à l'Union européenne « il faut faire attention aux
dépenses et puis il faut engager des nouvelles recettes ». Et donc ces 4,6
milliards d'euros de recettes liées à l'amende Google, c'est une bonne nouvelle
aussi pour les États membres.
> Nous avons en ce moment une discussion avec les
Ukrainiens pour envoyer des Rafale, non pas pilotés par des Français, mais
pilotés par des pilotes ukrainiens dans le ciel ukrainien. Donc c'est pour ça
que nous avons aussi lancé un travail sur la formation de ces pilotes. Vous
savez aussi que nous aidons les Ukrainiens sur des moyens de défense
antibalistique à travers la livraison de SAMP-T NG, de missiles Aster, donc des
moyens aussi de protection du ciel. J'étais moi-même en Ukraine il y a deux
semaines précisément pour continuer à avancer sur ces sujets. Nous avons créé
la Coalition des volontaires avec la coalition antibalistique pour renforcer
aussi avec nos partenaires le soutien à l'Ukraine. Nous continuerons à le faire
parce qu'une fois de plus, ce qu'on voit, c'est un échec de la Russie qui est
fébrile sur le terrain, qui est en train de patiner, qui voit aussi
l'innovation, l'ingéniosité des Ukrainiens avec les frappes en profondeur sur
le territoire russe contre, par exemple, les raffineries, contre les centres de
lancement de missiles. Et cette escalade de la Russie, elle vise à intimider la
population ukrainienne, elle ne marchera pas.
[Possibles attaques russes contre la France] C'est
pour cette raison que le président de la République a demandé au gouvernement
de protéger les sites sensibles, de renforcer notre vigilance. On a vu des
attaques hybrides, en effet, chez nos voisins, des incursions de drones, des
attaques cyber. On voit régulièrement des attaques dans le champ informationnel
et cyber chez nous en France depuis déjà assez longtemps. On est très ciblés.
On a vu l'attaque à Leipzig, à l'aéroport, avec une attaque de drone contre un
avion qui aurait pu être un drame sur le plan humain. Donc effectivement, quand
on voit aujourd'hui la Russie qui redouble d'escalade et de violence, il faut
effectivement se préparer, être vigilants, mais surtout ne pas céder à
l'intimidation. Parce que la Russie veut nous intimider, veut nous diviser.
Nous ne céderons pas et nous continuerons de défendre notre sécurité et de
soutenir l'Ukraine.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Nous avons besoin de chacun pour soutenir les femmes et les enfants !
J'appelle à une participation constructive aux débats sur la loi intégrale,
issue d'un travail exemplaire qui a associé les parlementaires, les
associations, le CESE et le Conseil d’État !
> Opposer les citoyens à la police, attiser les
tensions puis se prétendre du côté de la jeunesse, c’est indigne de la part
d’élus de La France insoumise. J’appelle chacun au calme. Notre responsabilité
est de protéger les jeunes et de répondre à leurs préoccupations.
> [Ecrits antisémites attribués à Jordan Bardella] Je
pense aux millions de Français qui ont fait confiance à Jordan Bardella et cru
à un RN débarrassé de l’antisémitisme. Si les propos qui lui sont attribués
sont avérés, il aura trahi leur confiance. Il devra leur rendre des comptes.
> Monsieur le maire [LFI de Saint-Denis], vos
propos me révoltent. La violence ne devient pas légitime parce qu’elle se
réclame d’une cause. Quand un élu la justifie, il renonce à sa première
responsabilité, celle de protéger. Jamais la violence. Jamais. J’appelle au
calme et j’appelle tous les responsables politiques à faire de même, sans
ambiguïté.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Ma génération a grandi avec
une certitude : la guerre en Europe appartenait aux livres d'histoire. Cette
certitude, Poutine la piétine un peu plus chaque jour. La semaine dernière, un
hélicoptère militaire russe a violé l'espace aérien de la Pologne, un pays
allié et membre de l'OTAN. Pour tester nos défenses. En Pologne encore, une
station Starlink qui sert l'armée ukrainienne a été incendiée. Varsovie dénonce
un sabotage mené par les services russes. Aujourd'hui, le gouvernement estonien
affirme avec certitude que l'incendie qui a touché les locaux du fabricant de
drones Milrem Robotics est un sabotage ordonné, là encore, par les services
russes. Partout, le même but : nous intimider pour que nous lâchions l'Ukraine.
Depuis plus de quatre ans, les Ukrainiens tiennent. Ils meurent pour leur pays.
Ils tiennent aussi pour nous. Pour nos valeurs. Pour notre liberté. Et pendant
ce temps, plus de 200 milliards d'euros d'avoirs russes dorment dans nos
banques. Je propose que l'Europe les saisisse pour armer l'Ukraine. Tous. Dès
maintenant. Nous le devons aux Ukrainiens. Nous le devons à nos enfants. La
Russie doit payer pour sa guerre.
> Il y a eu un
grand plantage économique dans le macronisme, c'est le logement (…). Des
décisions ont été prises, des décisions fiscales, des décisions normatives ont
été mauvaises pour le secteur, et expliquent en grande partie, avec quelques
facteurs exogènes, la crise du secteur que l'on connaît depuis.
> Il faut éviter une crise de la dette. La
situation financière de la France, très aggravée par la dissolution, nous en
rapproche. Depuis 2024, il n’y a pas eu de véritable effort de réduction de la
dépense publique, les oppositions ont bloqué toute proposition d’économie et
même conduit le gouvernement à revenir sur des réformes. Il faut un budget pour
éviter une crise de la dette française.
> J'ai entendu le maire de Saint-Denis. La violence
n'est jamais légitime. Jamais. Un élu de la République doit toujours condamner
les violences, les dégradations et les attaques sur nos forces de l'ordre.
> La colère et les revendications, il faut les
entendre. J'ai fait de l'École le premier de mes chantiers capitaux. C'est le
premier de mes engagements. Ce n'est pas en bloquant ou en cassant qu'on
apporte des solutions.
> Les élus de La France insoumise se servent de nos
jeunes comme de la chair à canon électorale. Ils les mettent en danger. Ils
mettent en danger nos établissements scolaires. Ils mettent en danger le
personnel de l'Éducation nationale.
Marc Ferracci (député)
> Choisir comme présidente du groupe RN au Sénat celle qui affiche fièrement
la devise du fasciste Jacques Doriot dans son bureau est fort cohérent. Le FN
ne change pas, il s’appelle simplement le RN.
> Ces larmes de crocodile de Mélenchon prêteraient
à sourire si les violences n’étaient pas aussi graves. JLM n’a aucune empathie
pour les jeunes. Il instrumentalise les lycéens comme il instrumentalise les
musulmans, ou les Palestiniens qui souffrent. Sa méthode reste la même:
provoquer pour « tout conflictualiser ». Son dessein demeure le
désordre et le chaos.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> La France et l’Espagne partagent une même ambition : renforcer notre
souveraineté européenne, soutenir nos entreprises, investir dans notre avenir,
protéger nos démocraties des dérives des réseaux sociaux. Avançons ensemble !
> [Ecrits antisémites attribués à Jordan Bardella] L’extrême
gravité des propos antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart démontrent,
s’ils sont confirmés, que rien n’a changé au RN. La dédiabolisation n’est qu’un
écran de fumée. Au RN les générations passent, mais les fondamentaux restent
les mêmes.
Violette Spillebout (députée)
> Reconnaître les victimes, leur permettre d’obtenir réparation et faire
évoluer notre droit : l’État et la justice doivent pleinement prendre leur
part. À l’Assemblée nationale, nous avons avancé de manière transpartisane,
notamment sur l’imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs et sur
l’indemnisation des victimes. Avec Paul Vannier, nous poursuivons désormais le
travail au sein du comité de suivi de notre commission d’enquête pour veiller à
la mise en œuvre de nos recommandations.
> Depuis la commission d’enquête sur les violences
en milieu scolaire, des avancées concrètes ont été engagées, notamment les
contrôles des internats, l'amélioration des signalements et la mobilisation des
établissements et des parents d’élèves. À l’Assemblée nationale, le travail a
été poursuivi avec deux textes importants, dont ma loi sur la lutte contre les
violences scolaires avec le soutien de Gabriel Attal et adoptée à l’unanimité
pour mieux protéger les enfants. Désormais, ces avancées doivent rapidement
être inscrites à l’ordre du jour du Sénat pour entrer pleinement en vigueur.
> Ce matin à Mouvaux, j’ai visité Réutec, une PME
qui développe des emballages réutilisables pour remplacer les emballages à
usage unique. Pierre Malbranque m'a alertée sur la suppression, votée au Sénat
dans le cadre du projet de loi DDADUE, de l’objectif français de 10 %
d’emballages réemployés en 2027. Ils craignent que cette évolution ne freine
une filière française du réemploi encore émergente et ne favorise, à terme, le
retour vers davantage de carton à usage unique. Un enjeu à la fois
environnemental, industriel et local, alors que Réutec développe déjà des
solutions capables d’être réutilisées jusqu’à 100 fois et a permis d’éviter 15
tonnes de déchets d’emballages depuis sa création. Je resterai attentive à ce
sujet lors de l’examen du texte à l’Assemblée nationale.
> À même talent, à même engagement, à même poste,
les femmes et les hommes doivent être payés de la même manière. La loi de 2018
a permis une avancée importante avec la création de l’Index de l’égalité
professionnelle, qui oblige les entreprises à mesurer les écarts de
rémunération entre les femmes et les hommes et à agir lorsqu’ils persistent. La
directive européenne sur la transparence salariale, qui doit être transposée
dans notre droit, doit permettre d’aller encore plus loin. Dans 3 ans, 4 ans, 5
ans, j’espère que nous n’aurons plus besoin de parler d’index ou de sanctions,
car l’égalité salariale doit devenir une évidence. C’est le symbole d’une
société véritablement mature sur l’égalité entre les femmes et les hommes.
> J’ai participé à la table ronde « Les femmes dans
les fonctions de leadership : de la représentation à l’influence », organisée
dans le cadre de la Réunion annuelle 2026 de l’ISO, accueillie en France à
l’occasion du centenaire de l’AFNOR. Aux côtés de Lena Harikiopoulos-Cordova,
fondatrice de CONSEQUALLY, de Aurore Jicquel HR director Responsable D&I,
Culture & Engagement France chez Alstom, et sous la modération de Franck
Lebeugle, directeur général adjoint d’AFNOR, nous avons parlé de la place des
femmes dans le monde professionnel, du sexisme, de l'empouvoirement, mais aussi
de ces freins encore trop présents, dont la difficulté à faire entendre sa voix
ou à peser réellement dans les décisions. Car la représentation ne suffit pas.
Être présente autour de la table ne signifie pas toujours avoir la même
capacité à prendre la parole, à être écoutée ou à influer sur les décisions.
Trop de femmes continuent encore à questionner leur légitimité, à devoir
davantage démontrer leurs compétences ou à composer avec des codes
professionnels et des modèles de leadership qui n’ont pas toujours été pensés
pour elles. En 2026, continuer à ouvrir ces espaces de parole est essentiel.
Partager les expériences et faire évoluer les pratiques reste indispensable
pour passer réellement de la représentation à l’influence.
> Les lycéens ont le droit d’exprimer leurs
revendications. Mais rien ne justifie les violences, les dégradations ou la
mise en danger des élèves, des personnels et des policiers. Alors que des
incidents éclatent, la surenchère de certains élus de La France insoumise est
irresponsable. Notre responsabilité, c’est de protéger les jeunes, de condamner
clairement ces débordements et d’appeler au calme. Tout mon soutien aux forces
de l’ordre mobilisées. Face aux violences, aucune ambiguïté : fermeté et retour
au calme.
Marie Lebec (députée)
> Aux Rencontres pour l’Attractivité de la France. Face au choc industriel
qui se dessine, j’ai rappelé trois priorités pour poursuivre l’effort engagé.
- faire de l’Europe un levier de compétitivité ;
- faire de notre mix énergétique un atout pour notre industrie ;
- donner à nos entreprises les moyens de devenir des champions européens et
mondiaux, notamment dans l’IA.
Anne Genetet (députée)
> À Maxéville, visite d’une école primaire REP+ où le collectif fait la
différence.
- Dialogue étroit avec la mairie
- Équipes stables et épanouies
- Dédoublement des classes
- Semaine de 4,5 jours
Résultat : des élèves accompagnés et un climat scolaire apaisé.
> À Metz, le message de paix et de fraternité du
pape résonne face aux guerres, aux replis et au rejet de l’autre. La paix ne
s’impose pas : elle se construit. Il faut être deux pour la bâtir. En Europe,
nous sommes 27 à avoir fait ce choix. Notre avenir est européen.
Paul Midy (député)
> Aujourd'hui, quand vous utilisez Claude, quand vous utilisez ChatGPT,
vous avez accès à du contenu intellectuel, artistique, scientifique pour lequel
vous n'avez pas payé. Ni Anthropic ni OpenAI n’ont payé. Mais vous non plus,
vous n’avez pas payé. Donc ça s’appelle du pillage, ça s’appelle du vol de
propriété intellectuelle, et ce n’est pas acceptable.
> Avec Gabriel Attal, nous proposons de former 20
millions de Français en 5 ans aux outils de l’IA. L’envie est là. Et les
bénéfices aussi : maîtriser les outils de l’IA, c’est jusqu’à une heure de
productivité gagnée par jour.
● MoDem
Erwan Balanant (député)
> [Ecrits antisémites attribués à Jordan Bardella] Les affaires se
succèdent. Qui est encore surpris des relents racistes et antisémites au RN ?
Tous les électeurs qui se tournent vers le RN ne sont résolument pas racistes
et antisémites. Nous devons répondre à leur colère, mais dans le respect total
de nos valeurs démocratiques.
Bruno Fuchs (député)
> À la frontière biélorusse, le message des autorités polonaises a été clair
: nous faisons face à des opérations de déstabilisation. 26 000 tentatives de
franchissement en 2025, presque aucune en 2026, après près d’1 Md€ investi par
la Pologne pour sécuriser 400 km de frontière.
> Les 15 et 16 juillet, je me suis rendu en Pologne
pour aborder plusieurs enjeux au cœur de notre sécurité européenne :
- Protection des frontières et de l’espace Schengen
- Menaces hybrides
- Europe puissance
- Coopération franco-polonaise
● Parti radical
> Quelle fiscalité sur les carburants ?
À la mi-septembre 2026, le SP95-E10
s’affichait à 2,15 €/L en moyenne nationale et le gazole à 2,33 €/L, une hausse
liée à la reprise des tensions au Moyen-Orient qui a repoussé le Brent au-delà
de 100 USD/baril. Selon la structure du prix, les taxes représentent en 2026
environ 48 % du prix du gazole et 54 % de celui du SP95-E10. Face à cette
augmentation sans précédent des prix des carburants, certains partis appellent
à la réduction de la fiscalité afin de faire baisser les prix. La fiscalité
prélevée sur les carburants repose principalement sur l’accise sur les produits
énergétiques et sur la TVA, qui fait déjà l’objet d’allégements ciblés pour les
professionnels. La question de son allègement s’inscrit dans celle, plus large,
de la situation des finances publiques.
- Une fiscalité qui repose sur deux taxes
La fiscalité des carburants repose sur
deux taxes : l’accise (ex-TICPE), montant fixe par litre fixé à 69,02 centimes
pour l’essence et 60,75 centimes pour le gazole en 2026, et la TVA à 20 %, qui
s’applique sur le prix hors taxes augmenté de l’accise (taxe sur la taxe). Ces
deux prélèvements représentent ensemble environ la moitié du prix à la pompe.
Des majorations régionales et des régimes dérogatoires (Corse, DROM) complètent
ce socle national.
- Une fiscalité qui prévoit de nombreux
ajustements
Cinq catégories bénéficient d’un tarif
réduit ou d’un remboursement partiel : le transport routier de marchandises, le
transport public de voyageurs, les agriculteurs, le BTP via le GNR, et des
secteurs spécifiques. Le coût budgétaire de ces deux principaux dispositifs
(TRM et GNR agricole) avoisine chacun 1,3 à 1,4 milliard d’euros par an, des
montants restés stables malgré des trajectoires de suppression votées puis
systématiquement reportées sous la pression des filières concernées. Le
Gouvernement a également mis en place des aides ponctuelles aux ménages
modestes « grands rouleurs ».
- Un enjeu budgétaire qui appelle à la
responsabilité
L’accise rapporte environ 16 à 18
milliards d’euros par an au budget de l’État, complétés par les parts versées
aux collectivités territoriales (environ 11 Md€) et à l’Agence de financement
des infrastructures de transport de France (AFITF) pour 1,9 milliard d’euros.
La TVA, elle, s’y ajoute et reste sensible aux cours du pétrole. Au total, la
fiscalité carburant génère de l’ordre de 35 à 40 milliards d’euros par an, un
enjeu budgétaire significatif pour un budget de l’Etat qui affiche un déficit
de 150 Md€.
Aussi, compte tenu de la situation très
dégradée de nos finances publiques, une diminution de la fiscalité sur les
carburants, en premier lieu sur les activités de production (agriculteurs,
transport, pêcheurs, infirmiers…) ne peut être envisageable que si une économie
équivalente de dépenses est réalisée par ailleurs. Seul le rééquilibrage des
finances publiques redonnera à l’Etat le pouvoir de mieux protéger les Français
des chocs économiques internationaux.
Enfin, il faut investir massivement dans
les alternatives au pétrole comme source énergétique dans les transports, comme
l’électrification du parc automobile, l’hydrogène ou le biocarburant. C’est la
seule voie à long terme pour atteindre une pleine souveraineté énergétique et
notre indépendance géopolitique. Le parc nucléaire français constitue à cet
égard une formidable opportunité pour réaliser cet objectif mais qui doit être
complété par des infrastructures de distribution et des capacités de production
en matière de stockage à la hauteur des besoins.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
> En réponse aux appels des citoyens demandant à l'Europe de réagir à la
crise du coût de la vie qui s'aggrave, une crise dans laquelle l'inflation
devrait atteindre son pic fin 2026, le conflit au Moyen-Orient ayant fait
grimper les prix de l'énergie, les Libéraux et Démocrates au Parlement européen
présentent aujourd'hui un plan d'action en dix points pour rendre la vie plus
abordable pour les citoyens.
Trop de familles, de travailleurs et d'entreprises
européennes plient sous le poids des prix qui s'envolent. Si l'Europe ne peut
pas choisir le Président américain, dont les actions ont aggravé nos
difficultés, elle peut choisir d'agir.
Une Europe où des parents sautent des repas pour nourrir leurs enfants n'est
pas l'Europe que nous acceptons. Restaurer l'équité et l'accessibilité
financière n'est pas seulement une mesure d'urgence, c'est le fondement de
notre avenir. La croissance, la compétitivité et le pouvoir d'achat en
dépendent. Nous sommes convaincus qu'une réponse européenne unie est
essentielle pour protéger l'Europe des chocs, préserver la prospérité
européenne et maintenir le bien-être et un niveau de vie élevé accessibles et abordables
pour tous.
Notre plan d'action comprend notamment :
1. L'indépendance énergétique, maintenant.
Les tensions géopolitiques et la volatilité des marchés ont rendu l'Europe
vulnérable. Nous devons éliminer progressivement les subventions aux énergies
fossiles, accélérer le développement des énergies propres dans le cadre de
REPowerEU, stabiliser les marchés et défendre le système d'échange de quotas
d'émission de l'UE (SEQE) comme moteur de la décarbonation et de la
compétitivité. Une énergie abordable et l'indépendance énergétique vont de
pair.
2. Un logement pour tous
Des pénuries de main-d'œuvre aux investissements spéculatifs, la crise du
logement pousse des millions de personnes au bord du précipice. Les jeunes
repoussent les grandes étapes de leur vie parce qu'ils ne peuvent pas se
permettre un logement. L'Europe doit agir : réduire les tracasseries
administratives, construire davantage et garantir que le logement reste un
droit, et non un privilège.
3. Un marché unique qui fonctionne
Tandis que les États-Unis et la Chine faussent les marchés, l'Europe s'accroche
à un logiciel dépassé. Nous devons donc mettre fin aux « Dix Terribles »
obstacles à un véritable marché unique, numériser les services transfrontaliers
et combler le fossé d'investissement de 500 milliards d'euros. Réformer les
règles en matière d'aides d'État, privilégier les projets d'origine européenne
et mobiliser les investissements privés pour réduire les coûts des ménages.
Bernard Guetta (député)
> [Opinion: Il faut faire savoir à Poutine le prix d’une escalade] Contrairement
à ce que pensent les Russes, leur président n’est peut-être pas l’homme le plus
riche du monde. Il a des concurrents mais sa fortune est évidemment
considérable car depuis vingt-sept ans qu’il est aux commandes d’un pays gorgé
de gaz et de pétrole, il a eu tout loisir de profiter de la kleptocratie qu’il
a mise en place.
Cet argent est investi grâce à des cascades de sociétés dont le détenteur n’est
pas aisément traçable mais les services secrets y ont travaillé. Ils sont payés
pour cela. Beaucoup de gouvernements ont d’épais dossiers sur les avoirs de
Vladimir Poutine, ses placements et les entreprises qu’il contrôle, et rien
n’empêcherait donc de lui faire savoir que ces informations pourraient être
publiées.
Ce serait l’un des moyens de lui donner à réfléchir avant qu’il ne se lance
dans l’escalade à laquelle le poussent l’essoufflement de son économie, l’échec
de ses troupes dans le Donbass et la fenêtre d’opportunité qui s’ouvre à lui
aux Etats-Unis comme en Europe. Non seulement le maître du Kremlin a un besoin
vital de marquer des points pour des raisons de politique intérieure mais il
croit que les élections américaines de mi-mandat, la confusion que les succès
de l’AfD créent en Allemagne et la campagne présidentielle dans laquelle est
entrée la France lui en offrent la possibilité.
Il a déjà entrepris d’intensifier le bombardement des villes et infrastructures
ukrainiennes. Il multiplie les provocations sur le territoire de l’Union et les
services de renseignement rapportent unanimement qu’il va tenter d’ouvrir un
second front au Nord et s’apprête à organiser un coup de main dans un pays
membre ou proche de l’Union européenne et de l’Otan.
Son objectif est clair. Il veut mettre les Européens au défi d’accroître leur
soutien militaire et financier à l’Ukraine, leur donner à voir, dans le même
temps, que la protection américaine ne leur est décidément plus assurée et
semer de cette manière la peur dans chacun des 27 Etats de l’Union afin de les
diviser de l’intérieur.
Les plans de Vladimir Poutine se tiennent mais une fois de plus, il sous-estime
les Européens. Il oublie que l’invasion de l’Ukraine avait amené la Finlande et
la Suède à rejoindre les rangs de l’Otan, qu’elle avait conduit l’ensemble de
l’Union à augmenter ses dépenses militaires et que les Européens avaient su
empêcher Donald Trump de s’entendre avec lui sur le dos des Ukrainiens. Il ne
voit pas que loin de s’assurer la reddition de l’Ukraine et la soumission de
l’Union, il va affirmer un front commun des 27 face auquel ses armées seront
encore plus impuissantes que face à la seule Ukraine.
Ce que médite le président russe n’est rien d’autre qu’une folie qui exposerait
tout le continent à de graves dangers avant que la défaite du Kremlin ne
s’avère.
Le face-à-face qui menace et tous les dérapages qu’il comporterait, on doit
donc les éviter à tout prix.
On ne peut pas laisser Vladimir Poutine jouer avec le feu. Contrairement à ce
que fait Mme Le Pen, on ne doit surtout pas nourrir ses illusions en lui
laissant espérer que les extrêmes-droites « ferment le robinet » de l’aide à
l’Ukraine. Il ne faut pas entretenir l’absurde crainte d’une guerre nucléaire
mais montrer une absolue détermination à relever le gant, laisser voir la
manière dont nous sommes prêts à défendre les frontières orientales de l’Union
et, face à des provocations qui s’aggravent, rendre œil pour œil, dent pour
dent.
Nous ne devrions plus hésiter à dévoiler ce que nous savons de la corruption de
Vladimir Poutine. Sans plus attendre, nous devrions créer une radio commune,
Voice of Europe, La Voix de l’Europe, pour tendre la main aux Russes par-dessus
la tête de leurs dirigeants. Nous devrions avant tout montrer que nous pouvons
nous aussi couper les réseaux de communication de grandes banques et
administrations, perturber Internet ou pirater une chaîne de télévision. Ce que
les services russes savent faire, les nôtres le savent aussi.
Pascal Canfin (député)
> Des discussions fructueuses lors du cycle de négociations d'hier. Je suis
heureux que nous progressions sur EU Inc : la dernière réunion fantôme, lundi
prochain, sera le dernier cycle de négociations avant un vote en commission
jeudi, à Strasbourg. Je suis particulièrement fier des progrès réalisés en
matière d'accès aux marchés publics, de plans d'options d'achat d'actions et de
contrôles préventifs. Même si nous sommes encore en désaccord sur certains
sujets, comme la manière de gérer la participation des salariés, j'espère que
nous parviendrons à un accord la semaine prochaine.
> Nous avons besoin de davantage de data centers en
Europe si nous voulons développer des modèles européens d’intelligence
artificielle et conserver les données chez nous. Sans cela, nous aggraverons
nos dépendances envers les États-Unis et la Chine. Et c'est parce qu'il faut
les développer qu'il nous faut promouvoir un mode de fonctionnement qui soit le
plus efficace possible, tant sur le plan énergétique que sur le plan de la
ressource en eau.
C’est précisément le but de l'annonce de la Commission européenne, qui a
proposé un label de durabilité pour les centres de données européens.
C'est un outil supplémentaire qui permettra de connaître l'impact des
infrastructures de nos usages numériques dans l'UE. La Commission délivrera des
notes, entre A et G, concernant l'usage de l'eau et la consommation
d'électricité des centres de données en Europe.
Ces notes permettront de donner de la transparence sur la consommation des 2
800 centres de données européens, mettant en valeur ceux qui sont branchés sur
des mix énergétiques décarbonés et qui sont frugaux sur leur consommation
d'eau. Un critère important alors que l'Europe souhaite tripler ses capacités
de data centers en sept ans pour développer l'intelligence artificielle sur
notre continent.
La prochaine étape sera, au deuxième semestre 2027, la mise en oeuvre de
standards minimaux de performance, sur l'efficacité énergétique, la
consommation d'eau et la récupération de chaleur. Ces standards fixeront un
seuil minimum, qui nous permettra de décider quels data centers nous voulons
voir se développer sur notre continent.
La construction d'un modèle européen de data center est la meilleure voie pour
éviter la polarisation qui se développe sur le sujet aux États-Unis.
> Opposer transition écologique et puissance
industrielle, c'est se tromper de débat. D'abord parce que le changement
climatique n'attend pas. L'Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste
de la planète. Nous allons vers un monde à +2 °C, une France à +4 °C, et
jusqu'à +7 °C dans les scénarios les moins maîtrisés. Or, la première politique
d'adaptation, c'est la réduction de nos émissions.
L’électrification n'est pas seulement un impératif climatique, c'est un levier
de compétitivité industrielle et de souveraineté énergétique car l’Europe n’a
pas, et n'aura jamais, d'énergies fossiles. La Chine, elle aussi, importe
massivement du gaz et du pétrole. Elle a donc fait de la réduction de cette
dépendance un enjeu stratégique. Elle a fait passer la part de l'électricité
dans sa consommation finale d'énergie de 10 % à plus de 30 % en vingt ans,
quand nous stagnons autour de 20 % depuis vingt-cinq ans. Nous en payons
aujourd'hui le prix.
Les tensions géopolitiques, loin de reléguer la transition au second plan, en
démontrent l'urgence. La guerre au Moyen-Orient nous a rappelé le coût de notre
dépendance aux énergies fossiles importées. Le plan d'électrification présenté
par la Commission, qui vise à électrifier près de la moitié de notre économie
d'ici 2040, permettrait jusqu'à 260 milliards d'euros d'économies par an.
Il est donc aberrant de considérer la transition écologique comme une
contrainte plutôt que comme une stratégie de souveraineté et de puissance. Le
danger est que le backlash climatique porté par l'alliance de la droite et de
l'extrême droite nous fasse de nouveau prendre du retard.
> Le premier facteur qui pèse sur la compétitivité
des entreprises européennes, c’est le prix de l'énergie. Toutes les enquêtes
réalisées auprès des dirigeants le montrent. Or, la transition permet de
baisser à court terme les quantités d'énergie consommées grâce aux
investissements dans l'efficacité énergétique. Par ailleurs, ce qui augmente,
ce sont les prix des fossiles, pas le prix des renouvelables ou du nucléaire
installé. Donc, électrifier nos processus de production, c'est pouvoir
bénéficier de prix plus bas, parfois garantis sur des décennies avec des
contrats de long terme. Et nous devons aussi inventer la gestion du réseau
électrique qui va avec le déploiement des batteries et des renouvelables. Il y
a là un potentiel majeur de création de valeur que, pour l'instant, personne ne
capte alors que cela permettrait de contribuer à encore plus faire baisser les
prix.
Enfin, si l'industrie européenne tend à décrocher en
matière d’innovation, cela n'a rien à voir avec la transition écologique.
Depuis 30 ans, les États-Unis ont inventé une nouvelle économie, Internet
d'abord puis l'IA aujourd’hui. C'est cela qui explique la totalité de l'écart
de productivité entre nos deux économies, comme l'a montré le rapport Draghi.
La vraie question est donc : pourquoi avons-nous été incapable de faire cette
révolution technologique chez nous ?
Entre 2000 et 2024, dans les grandes entreprises
européennes, la part des investissements nets dans la marge brute est passée de
18,9 % en 2000 à seulement 7,4 % en 2024 - alors que dans le même temps, elles
augmentaient considérablement les dividendes et le rachat d'actions.
> L'Europe doit tenir sur deux piliers : investir
pour produire et innover sur son sol, et se protéger lorsque ses concurrents ne
respectent pas les mêmes règles.
Avec la Chine aujourd'hui, les conditions d'une
concurrence loyale ne sont pas réunies. Selon l'OCDE, les entreprises chinoises
reçoivent trois à huit fois plus de soutien public rapporté à leur chiffre
d'affaires que leurs concurrentes européennes. Il nous faut un instrument de
sauvegarde contre les surcapacités dans tous les secteurs, et une vraie
préférence européenne dans la commande publique, comme le propose l'Industrial
Accelerator Act (IAA), que nous négocions en ce moment en Europe.
Sur un autre terrain, nous progressons dans notre capacité à assurer une
concurrence loyale avec le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières. Nous
sommes en train de négocier son extension à plus de 400 produits. Nous
garantissons ainsi aux entreprises européennes qui investissent dans les
technologies de la décarbonation le fait que leurs concurrents ne pourront pas
pratiquer de dumping climatique.
À travers cette interview, Pascal Canfin défend ainsi une approche dans
laquelle transition écologique, souveraineté et compétitivité industrielle ne
s’opposent pas. Électrification, investissements dans la décarbonation,
innovation et protection des entreprises européennes face aux distorsions de
concurrence constituent, selon lui, autant de leviers pour permettre à l’Europe
de poursuivre ses ambitions climatiques sans fragiliser son industrie.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> 8 Français sur 10 veulent une action ambitieuse pour la transition
écologique. Mais seulement 1 sur 4 pense qu’elle réduira leurs dépenses
d’énergie ! Alors, comment recréer de la confiance dans la transition
énergétique ?
> Notre modèle social repose sur une population
active en croissance. Ce ne sera bientôt plus le cas. Et ça va durer. Face au
choc démographique, nous avons 3 leviers : productivité, âge de la
retraite et immigration économique. On ne peut pas fermer ces 3 portes à
la fois ! Aucun pays européen ne l’a fait…
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Auditionnée par le Sénat, je pense aux enfants victimes de violences dans
le périscolaire et à leurs familles dont la confiance a été trahie. Rétablir
cette confiance exige de prévenir, protéger, écarter les mis en cause et
apporter une réponse pénale rapide et ferme.
Prévenir les violences dans le périscolaire commence avant le recrutement !
Halte à la multiplication des dispositifs : je propose un service
interministériel unique de vérification des antécédents judiciaires avant toute
prise de fonction auprès de mineurs.
Un enfant ou un parent doit savoir à qui signaler un doute et sans crainte.
Je propose des inspecteurs interministériels identifiés dans chaque académie
pour traiter les situations de violences, de l’école au périscolaire. Alerter,
c’est vérifier et de protéger.
Quand un enfant révèle des violences, il faut le mettre immédiatement à l’abri,
l’écouter et l’accompagner. La chaîne de signalement doit être connue.
Je défends l’audition filmée dès que possible, pour éviter qu’un enfant ait à
raconter plusieurs fois ce qu’il a vécu.
3e pilier : éloigner immédiatement des enfants un adulte faisant l’objet d’un
doute, dans le respect de la présomption d’innocence.
Je propose d’informer sans délai les familles concernées lorsqu’une mesure
conservatoire suit un signalement pour faits à caractère sexuel.
4e pilier : une réponse pénale rapide et ferme face aux violences sur des
enfants. Cela exige des agents formés à recueillir leur parole, une bonne
articulation avec les mesures d’éloignement et un accompagnement de l’enfant.
La protection des enfants doit être notre priorité partout et tout le temps.
> Le covid19 long pédiatrique ne doit plus être un
angle mort. Mieux connaître pour mieux reconnaître. Mieux reconnaître pour
mieux accompagner. Nous devons avancer sur tous les fronts, avec une approche
réellement adaptée aux enfants.
> Réseaux sociaux interdits aux -16 ans au Rwanda,
-15 ans en France : même défi, même exigence de protection. Avec l’ambassadeur
du Rwanda en France, pour mieux protéger les enfants en ligne. Face aux
plateformes mondiales, la coopération internationale !
> 29 000 signalements de sextorsion en France: +460
% en 3 ans. Ce ne sont pas des « dérives du numérique », mais des violences
sexuelles. La honte doit changer de camp. Un enfant menacé avec une image
intime est une victime, pas un coupable. Parlez, signalez, contactez le 3018 !
> un message simple : avoir un enfant ne doit
jamais devenir un risque ou une rupture de vie. Logement, garde, pouvoir
d’achat : nous devons permettre aux familles de se projeter. L’enfance n’est
pas une dépense mais un investissement.
> Le plan de lutte contre les violences faites aux
enfants 2023-2027 a permis de construire des outils concrets pour mieux
protéger les enfants. Notre responsabilité : un plan 2028-2032 non pas avec des
dispositifs, mais une véritable chaîne nationale de protection de l’enfant.