mercredi 21 octobre 2026

Présidentielle 2027. Sondage IFOP: Attal et Philippe pas au second tour / Duel Mélenchon-Le Pen / Le Pen en tête


Selon la huitième vague du sondage IFOP pour LCI, Sud Radio, Gabriel Attal obtient 13% des intentions de vote au premier tour s’il était le candidat unique de l’actuelle majorité présidentielle (Edouard Philippe obtient 15%).

Avec ces intentions, Attal et Philippe sont devancés par Mélenchon et ne seraient pas en mesure de se qualifier pour le second tour.

Marine Le Pen est toujours en tête.

Au second tour, IFOP a testé six cas de figure avec, à chaque fois, la victoire de Le Pen.

 

 

► Résultat du premier tour selon les personnalités sélectionnées et les cas de figure retenus par l’IFOP
● Cas de figure 1 (avec Edouard Philippe, Gabriel Attal / Scénario improbable Attal et Philippe ayant indiqué qu’ils se désisteraient pour le candidat du camp présidentiel le mieux placé)
- Nathalie Arthaud : 0% (-0,5)
- Fabien Roussel : 3% (+0,5)
- Jean-Luc Mélenchon : 16,5% (+0,5)
- Marine Tondelier : 3% (+1)
- Raphaël Glucksmann : 13,5% (-0,5)
- Gabriel Attal : 5% (-1)
- Edouard Philippe: 12% (-2)
- Bruno Retailleau: 5% (-1,5)
- Nicolas Dupont-Aignan: 2% (=)
- Marine Le Pen: 36% (+2)
- Eric Zemmour: 3,5% (+0,5)

● Cas de figure 2 (avec Edouard Philippe)
- Nathalie Arthaud : 0,5% (=)
- Fabien Roussel : 2,5% (+0,5))
- Jean-Luc Mélenchon : 16,5% (+0,5)
- Marine Tondelier : 3% (+0,5)
- Raphaël Glucksmann : 14% (+0,5)
- Edouard Philippe: 15% (-3)
- Bruno Retailleau: 7,5% (+1)
- Nicolas Dupont-Aignan: 1,5% (-0,5)
- Marine Le Pen: 36% (+2)
- Eric Zemmour: 3,5% (+0,5)

● Cas de figure 3 (avec Gabriel Attal)
 (avec Gabriel Attal)
- Nathalie Arthaud : 0,5% (-0,5)
- Fabien Roussel : 2,5% (=)
- Jean-Luc Mélenchon : 17% (+2)
- Marine Tondelier : 2% (-2)
- Raphaël Glucksmann : 16% (=)
- Gabriel Attal: 13% (=)
- Bruno Retailleau: 7% (-1)
- Nicolas Dupont-Aignan: 1,5% (-0,5)
- Marine Le Pen: 38% (+2)
- Eric Zemmour: 3% (=)

● Cas de figure 4 (avec Edouard Philippe / Non-testé auparavant)
- Nathalie Arthaud : 0,5%
- Jean-Luc Mélenchon : 18%
- Raphaël Glucksmann : 16%
- Edouard Philippe: 16%
- Bruno Retailleau: 6,5%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2,5%
- Marine Le Pen: 37%
- Eric Zemmour: 3,5%

● Cas de figure 5 (avec Edouard Philippe, Gabriel Attal, François Hollande / Scénario improbable Attal et Philippe ayant indiqué qu’ils se désisteraient pour le candidat du camp présidentiel le mieux placé / Non-testé auparavant)
- Nathalie Arthaud : 0,5%
- Jean-Luc Mélenchon : 20%
- François Hollande: 10%
- Gabriel Attal : 6,5%
- Edouard Philippe: 14%
- Bruno Retailleau: 6%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2,5%
- Marine Le Pen: 38%
- Eric Zemmour: 3%

● Cas de figure 6 (avec Edouard Philippe, Gabriel Attal, François Ruffin, David Lisnard, Dominique de Villepin / Scénario improbable Attal et Philippe ayant indiqué qu’ils se désisteraient pour le candidat du camp présidentiel le mieux placé / Non-testé auparavant)
- Nathalie Arthaud : 0%
- Jean-Luc Mélenchon : 15%
- Fabien Roussel : 2%
- François Ruffin : 1,5%
- Marine Tondelier : 2,5%
- Raphaël Glucksmann : 12%
- Gabriel Attal : 4%
- Edouard Philippe : 12%
- Dominique de Villepin : 1,5%
- David Lisnard : 5,5%
- Bruno Retailleau: 5,5%
- Nicolas Dupont-Aignan : 1,5%
- Marine Le Pen : 34%
- Éric Zemmour : 3%

● Cas de figure 7 (avec Edouard Philippe / Scénario improbable Attal et Philippe ayant indiqué qu’ils se désisteraient pour le candidat du camp présidentiel le mieux placé / Non-testé auparavant)
- Nathalie Arthaud : 0,5%
- Jean-Luc Mélenchon : 15,5%
- Fabien Roussel : 2%
- Marine Tondelier : 3%
- Raphaël Glucksmann : 13%
- Gabriel Attal : 5%
- Edouard Philippe: 13%
- David Lisnard : 7%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2%
- Marine Le Pen: 36%
- Eric Zemmour: 3%

 

► Résultat du second tour selon les personnalités sélectionnées et les cas de figure retenus par IFOP (non-testés auparavant)
● Cas de figure 1: Attal-Le Pen : 42%-58%
● Cas de figure 2: Philippe-Le Pen : 44%-56%
● Cas de figure 3: Mélenchon-Le Pen : 32%-68%

● Cas de figure 4: Glucksmann-Le Pen : 43%-57%

● Cas de figure 5: Hollande-Le Pen : 41%-59%

● Cas de figure 6: Retailleau-Le Pen : 42%-58%

 

(Sondage réalisé par internet du 17 au 19 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1928 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur selon l’institut entre 1,2 et 3,5 points)

 

Nota: nous avons décidé de rendre compte des sondages réalisé par les instituts Elabe, IFOP, IPSOS-BVA, Odoxa, Opinion-way, Toluna-Harris Interactive qui partagent un cadre technique commun scientifiquement démontré. En revanche, nous ne rendons pas compte des résultats des instituts Cluster17 et You Gov dont les techniques ne sont pas validées par l’ensemble de la communauté des sondeurs. Bien entendu nous ne rendons pas compte des soi-disant enquêtes d’opinion réalisées par des sites complotistes ou diffusant des fake news.

 

 


Propos centristes. Monde – Etats-Unis: programme des démocrates aux élections de mi-mandat / Canada: non à l’indépendance de l’Alberta / Inde: Modi veut voler les élections / Ukraine: Zelensky met en garde les Européens contre Poutine / Israël: la faillite de Netanyahu en matière de sécurité…


Voici une sélection, ce 20 octobre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

● Argentine
♦ Propuesta Republicana
> Les pays qui anticipent le changement, au lieu de simplement y réagir, tendent à acquérir un avantage concurrentiel durable. Ceux qui ne le font pas ne disparaissent pas nécessairement, mais ils prennent progressivement et cumulativement du retard sur ceux qui planifient sur 30 ans. Sommes-nous prêts à aborder ce sujet en Argentine, un pays obsédé par l'immédiateté ?

 

● Canada 
♦ Gouvernement 
Mark Carney (Premier ministre) 

> [Non au référendum sur l’indépendance de l’Alberta]
Le 19 octobre, les Albertaines et les Albertains ont fait un choix clair. Ils ont choisi l’unité, de bâtir ensemble et de prendre soin les uns des autres.
Mais surtout, la population de l’Alberta a choisi le Canada.
Le dépouillement des votes obtenus pour toutes les questions n’est pas encore terminé, mais les résultats obtenus à la question fondamentale sur la séparation nous indiquent que la population de l’Alberta et de tout le Canada ira de l’avant ensemble, avec une détermination renouvelée et une grande ambition.
Nous bâtissons cet avenir, et nous le bâtissons plus grand et plus rapidement que jamais. Le Canada établit de nouveaux partenariats commerciaux partout dans le monde, accélère la réalisation de grands projets d’intérêt national aux quatre coins du pays et libère son plein potentiel en tant que superpuissance énergétique mondiale, avec l’Alberta en son cœur.
Le Canada est un pays bien plus grand que la somme de ses parties. C’est maintenant l’occasion de prendre ce qui nous a été légué, soit le meilleur pays au monde, et de faire de celui-ci un endroit encore meilleur pour chacun d’entre nous. 

> Des ports, des voies ferrées, des routes et des ponts. Des millions de nouveaux logements. De nouvelles grandes infrastructures énergétiques.  Nous bâtissons en grand et nous bâtissons canadien, en privilégiant les matériaux, les technologies et les travailleurs canadiens.

> Le soutien du Canada à l’Ukraine demeure indéfectible.

 

● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)

>
Reprendre le contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre des troupes sud-coréennes, actuellement dans les mains des Etats-Unis] Je pense qu'on ne peut pas laisser ainsi l'OPCON à un autre pays.
Pour parler franchement, l'OPCON doit être repris dans les meilleurs délais. Nous sommes suffisamment capables de le faire et les consultations liées entre la Corée du Sud et les Etats-Unis se déroulent bien dans cette direction. (…)
Nous devons assurer nous-mêmes notre défense nationale et je suis persuadé que nous sommes suffisamment capables de le faire. (…°
La souveraineté militaire pourrait constituer un pilier essentiel de la souveraineté nationale. Je suis convaincu que la Corée du Sud doit reprendre rapidement (l'OPCON) pour retrouver la condition la plus basique en tant que pays.

> Chaque pays doit prendre suffisamment en compte non seulement les bénéfices de l'IA mais aussi ses effets indésirables.
La coopération internationale doit se renforcer pour réduire les écarts au sein des pays eux-mêmes, ainsi qu'entre pays, susceptibles d'être entraînés par le développement de l'IA.

 

● Etats-Unis  
♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 

> [Elections de mi-mandat] Nous travaillons d’arrache-pied pour que, dès le 3 novembre, nous puissions entamer le processus visant à briser définitivement l’extrémisme MAGA aux États-Unis et à reprendre le contrôle de la Chambre des représentants.

> [Elections de mi-mandat] Nous travaillons d'arrache-pied pour remporter tous les sièges possibles. Bien sûr, nous devons atteindre 218 sièges, et ensuite nous essaierons d'en gagner le plus possible. Ce que nous savons des élections de 2018, où nous avons pu reprendre le contrôle de la Chambre des représentants, c'est que 75 % des sièges que nous avons conquis en 2018 avaient été remportés par Donald Trump en 2016. Notre capacité à gagner des sièges est donc bien réelle. Nous avons des candidats exceptionnels, qu'il s'agisse de médecins, d'infirmières, d'agriculteurs, de pasteurs, de policiers, de pompiers, d'enseignants, de responsables syndicaux, de travailleurs sociaux, et bien sûr, une superstar de la musique tejano de la vallée du Rio Grande au Texas, un pompier parachutiste et des vétérans de guerre comme Cait Conley et Rebecca Bennett, qui vont nous faire gagner des sièges à New York et au New Jersey.

> [Elections de mi-mandat] Nous avons clairement affirmé notre engagement pour une Amérique abordable, notre détermination à faire baisser le coût élevé des produits alimentaires, de l'essence et du logement, et à rendre les soins de santé accessibles à tous les Américains. Nous sommes sincères et nous voulons tenir nos promesses. Plus notre majorité sera forte, mieux nous pourrons contrer l'obstruction des Républicains, dont les manœuvres visent évidemment à bloquer tout progrès

> [Elections de mi-mandat] Nous allons nous concentrer sans relâche sur notre programme d'accessibilité financière. Il y a des mesures que nous devons prendre immédiatement pour réparer les dégâts causés. Nous allons lutter pour annuler ces coupes budgétaires dans Medicaid. Nous allons prolonger les crédits d'impôt de l'Affordable Care Act , ce qui permettra de rendre les primes d'assurance maladie plus abordables pour plus de 20 millions d'Américains directement et pour des dizaines de millions d'autres dont les primes ont augmenté indirectement, même s'ils sont assurés par une assurance privée. Il faut absolument régler ce problème. Nous allons lutter pour mettre fin à cette guerre irresponsable et coûteuse en Iran , qui, nous le savons, a fait exploser le prix de l'essence pour les Américains. Un prix moyen de l'essence supérieur à 4 dollars pendant une période record et prolongée, c'est inadmissible. Nous devons également veiller à reprendre le contrôle du Congrès en matière de droits de douane afin de mettre fin aux taxes imposées par Trump, qui ont fait grimper le coût de la vie des Américains de plusieurs milliers de dollars par an, notamment pour les produits alimentaires. Nous allons aussi insister sur la responsabilité, car lorsque des personnes occupant de hautes fonctions sont trop préoccupées par leur enrichissement personnel, celui de leur famille, de leurs amis et de leurs donateurs, elles ne se soucient pas d'améliorer la vie des Américains. Par conséquent, nous avons clairement fait savoir à tous ceux qui ont volé, escroqué ou lésé le peuple américain que, dès le premier jour, nous les tiendrons responsables et nous mettrons fin à leurs pratiques habituelles.

> Donald Trump est un fervent admirateur de Poutine. On ne peut pas lui faire confiance pour défendre correctement l'Ukraine.

 

Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au Sénat) 
> Prix de l'essence avant la guerre illégale de Trump contre l'Iran : 2,98 $. Prix de l'essence 233 jours après le début de la guerre illégale de Trump contre l'Iran : 4,30 $. Les Américains ont dépensé plus de 100 milliards de dollars supplémentaires en essence durant cette période. Aucune des déclarations puériles et stupides de Donald Trump ne détournera l'attention des Américains de ce fait.

> La FCC doit rejeter la demande d'un groupe républicain visant à autoriser les groupes politiques à passer des appels automatisés sur les téléphones portables sans consentement. Exposer les Américains à la désinformation, alimentée par des techniques de tromperie générées par l'IA à l'approche d'une élection cruciale, constitue une nouvelle tentative des Républicains pour induire les électeurs en erreur. Le risque est grave : ouvrir la boîte de Pandore de la désinformation électorale, rendue plus crédible par l'IA. L'approche des élections est une raison de préserver les garde-fous, et non de les suspendre.

> Trump vient d'offrir à Poutine le plus beau cadeau d'anniversaire qu'il recevra cette année. En soutenant l'économie russe à flot, son pacte avec le diable devient de plus en plus sordide. Il n'y a rien de « L'Amérique d'abord » dans le fait que Trump cède à Poutine et exempte la Russie des sanctions américaines. Les Américains ont besoin d'être soulagés de la flambée des prix. Au lieu de cela, Trump soutient et encourage un dictateur qui a aidé l'Iran à cibler les troupes américaines au Moyen-Orient.

> La corruption de Trump continue de faire des ravages parmi les familles. Trump a amassé des millions grâce aux grands groupes pharmaceutiques, tout en protégeant leurs profits, en faisant grimper le prix de vos médicaments et en réduisant vos dépenses de santé. Les démocrates se battront pour annuler chacune des coupes budgétaires qui ont fait exploser vos dépenses et enrichi Donald Trump et les grands groupes pharmaceutiques.

> Donald Trump a clairement indiqué qu'il voulait manipuler nos élections. Nous ne devons rien tenir pour acquis. C'est pourquoi les sénateurs démocrates ont annoncé aujourd'hui avoir recruté et formé plus de 100 membres du personnel du Sénat en tant qu'observateurs électoraux officiels au Congrès. Ils seront les yeux et les oreilles du Sénat sur le terrain lors des élections sénatoriales serrées. Nos élections ont toujours été justes, sûres et sécurisées. Nous sommes déterminés à ce qu'il en soit toujours ainsi.

> L’«âge d’or » de Donald Trump signifie une hausse incessante des prix pour les Américains, tandis que lui bénéficie d’une salle de bal et que les milliardaires profitent de réductions d’impôts.

 

Barack Obama (ancien président des Etats-Unis) 
> Un principe fondamental de la démocratie américaine interdit au gouvernement de cibler sélectivement des individus en raison de leurs convictions politiques ou de leurs propos. Or, c'est précisément ce que fait l'administration Trump à l'encontre de la députée Ilhan Omar, du Minnesota. Pour comprendre à quel point cette situation est révoltante, il est essentiel de connaître les faits. Mme Omar est arrivée aux États-Unis avec son père à l'âge de 12 ans. Cinq ans plus tard, son père a obtenu la nationalité américaine. Si Ilhan avait eu 18 ans à ce moment-là, elle aurait dû faire une demande de naturalisation séparément. Mais comme elle avait 17 ans, elle a été naturalisée automatiquement. Mme Omar a ensuite obtenu son diplôme universitaire, travaillé comme organisatrice communautaire, est devenue la première Américaine d'origine somalienne élue à une fonction publique aux États-Unis, et a été élue au Congrès. Elle y est devenue l'une des plus farouches critiques de l'administration Trump, ce qui a conduit le président à la prendre pour cible à plusieurs reprises, la présentant comme une personne qui, selon lui, n'a pas sa place dans ce pays. L'administration tente activement d'expulser la députée Omar, apparemment sur la seule base d'une théorie non fondée selon laquelle elle aurait eu 18 ans lors de la naturalisation de son père et ne serait donc pas citoyenne américaine. Des agents fédéraux ont perquisitionné son domicile, confisqué des documents personnels et saisi son téléphone, dans l'espoir de dénicher une preuve irréfutable vieille de 20 ans qui, d'une manière ou d'une autre, étayerait leurs accusations. Imaginez un peu. Toute la puissance du gouvernement fédéral s'abat sur une élue respectueuse des lois simplement parce qu'elle a osé critiquer le président. Et ce n'est pas la première fois. Sous la présidence de Trump, le ministère de la Justice s'en est pris à plusieurs reprises à ceux qu'il considère comme ses adversaires politiques, du procureur général de New York à l'ancien directeur du FBI, en passant par des membres de la Réserve fédérale. Dans ces affaires, les poursuites ont soit été bloquées, soit abandonnées faute de fondement juridique, et il est probable qu'il en soit de même dans ce cas-ci. Mais avant cela, la vie de la députée Omar a été bouleversée, ses frais d'avocat se sont accumulés et elle a été contrainte de consacrer son temps à se défendre contre des accusations infondées au lieu de servir les citoyens du Minnesota. Le simple fait qu'un président, ou une administration, soit prêt à recourir à des méthodes aussi flagrantes pour intimider une personne devrait indigner tous les Américains, quelles que soient leurs opinions politiques sur la députée Omar. Car si cela devient la norme, rien ne permet de croire que cela s'arrêtera à elle – ni que les futurs présidents, quel que soit leur parti, n'en feront pas autant.

> Le changement part souvent de la base, et cette année, des centaines de candidats aux élections locales et étatiques défendront leurs communautés et se battront pour le progrès. Ces élections contribueront à façonner notre avenir, et il n'a jamais été aussi important de s'impliquer.

 

Kamala Harris (ancienne vice-présidente des Etats-Unis) 
> Les gens en ont assez de devoir choisir entre l'essence et les courses, car les deux sont devenus trop chers à cause de la guerre menée par Donald Trump en Iran. Ils en ont assez de se serrer la ceinture pour payer le loyer, la garde d'enfants et les soins de santé, alors que le coût de chaque dépense ne cesse d'augmenter tandis que leurs salaires restent inchangés. Ils en ont assez des mensonges de Donald Trump. Ils en ont assez de sa cruauté. Et ils sont prêts à l'arrêter.

 

Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat) 
> Il y a dix ans jour pour jour [mon débat avec Donald Trump]. Ces derniers jours, Trump a conclu un accord permettant aux États-Unis d'acheter du diesel russe, une bouée de sauvetage économique pour Poutine ; lui et Elon Musk se sont mutuellement accusés d'avoir ralenti la connectivité du satellite Starlink au-dessus de l'Ukraine, affaiblissant ainsi la défense du pays lors d'une attaque russe dévastatrice ; et Trump a levé les sanctions imposées à la Russie, sanctions que le Congrès, sous l'impulsion de son regretté ami Lindsey Graham, avait exigées. Aujourd'hui, Poutine propose un sommet entre Trump et Xi pour décider du sort de l'Ukraine, anéantir un siècle de coopération internationale et présenter la Russie comme l'égale des États-Unis et de la Chine. L'avenir nous dira si la marionnette de Poutine continuera à être à sa merci.

> J'ai eu le grand plaisir de rencontrer aujourd'hui en personne le Dr Omar Mohammad, historien et écrivain dont j'admire le travail depuis longtemps. Pendant des années, l'œuvre d'Omar a joui d'une renommée internationale sans que personne ne connaisse son nom. Son blog anonyme, Mosul Eye, est devenu une source d'information rare et fiable en provenance du nord de l'Irak durant la période la plus sombre de l'emprise de Daech sur la région. Omar a refusé de laisser sa ville être détruite en silence et continue aujourd'hui encore de raconter l'histoire de Mossoul et de sa lutte pour un avenir meilleur. Son nouveau livre relate ce travail de témoignage, parfois au péril de sa vie. J'espère qu'il inspirera une nouvelle génération à défendre la liberté et la transparence comme il l'a fait et le fait encore.

> Elon Musk, vous avez toujours été un outsider et vous n'avez jamais renoncé à défendre vos idées. N'abandonnez pas les Ukrainiens qui luttent pour leur vie et leur liberté face à un agresseur.

 

Cory Booker (sénateur du New Jersey) 
> Le Trésor américain, sous l'administration Trump, envisagerait d'imposer de nouvelles pénalités, des saisies sur salaire et des procédures de recouvrement à des millions d'Américains déjà en difficulté financière en raison de défauts de paiement de leurs prêts étudiants. Il est inadmissible de pénaliser des personnes qui tentent de financer leurs études et d'offrir un avenir meilleur à leurs familles.

> Trump avait promis de baisser les prix. Il ne l'a pas fait. Aujourd'hui, il se moque de la crise du pouvoir d'achat des Américains, alors que beaucoup coupent leurs médicaments en deux et doivent choisir entre l'essence et les courses. Nous méritons des dirigeants qui comprennent les difficultés et les souffrances des travailleurs et qui se battront pour faire baisser les prix.

> La sécurité sociale est un droit fondamental que les Américains ont acquis au prix d'une vie de dur labeur, et non une tirelire pour les politiciens. Trump et les Républicains imposent des coupes budgétaires irresponsables qui mettent en péril la sécurité des personnes âgées. Lors de ces élections de mi-mandat, nous, le peuple, devons nous mobiliser et nous organiser pour les contrer.

> Le meilleur moyen de lutter contre la corruption et le chaos engendrés par Trump — et de faire baisser les factures qui accablent les familles travailleuses — est que nous allions tous voter. Organisés. Motivés. Et en nombre suffisant pour être incontournables. Nous pouvons le faire. Allons-y !

> Des générations se sont battues pour qu'aucun Américain n'ait jamais à se demander si sa voix peut être entendue. Ce droit sacré est aujourd'hui confronté à de nouvelles attaques, c'est pourquoi nous devons redoubler d'efforts pour défendre la démocratie.

> Partout au pays, des familles sont accablées par la flambée des prix de l'essence et du diesel. Cette situation aurait pu être évitée. Elle est la conséquence directe de la guerre inconsidérée et inutile lancée par Donald Trump et du refus des Républicains de le tenir responsable.

> Partout aux États-Unis, les familles souffrent de la flambée des prix de l'essence et des courses, conséquence directe de l'inflation galopante. La guerre irresponsable menée par Donald Trump en Iran et ses droits de douane anarchiques sont les principaux facteurs de cette crise. Ce sont les travailleurs qui en paient le prix, tandis que cette administration refuse d'assumer ses responsabilités.

> Elon Musk vient d'investir 276 millions de dollars dans les élections de mi-mandat pour tenter d'en influencer le résultat. Notre démocratie repose sur le pouvoir du peuple, et non sur la richesse. La seule solution est que nous nous mobilisions tous, que nous nous organisions et que nous votions comme si notre vie en dépendait – car c'est le cas.

 

● Inde 
♦ Congrès national indien

Rahul Gandhi (leader au Parlement)
> Vous voyez tous ce qui se passe dans le pays. Tout le pays sait que Narendra Modi et Amit Shah (certains les accusent de vol d'élections)... regardez, tout le pays le sait, il n'y a aucun doute. Nitish Kumar infiltre le système de fraude électorale, Amit Shah le met en œuvre et Narendra Modi orchestre tout en coulisses. Chose intéressante, il y a plus de 45 plaintes en diffamation contre moi... contre Amit Shah, contre Modi... il y en a 45. Mais je le dis à tout le monde : Narendra Modi est impliqué dans la fraude électorale ; aucune plainte n'est déposée contre moi à ce sujet. Je vais vous dire pourquoi ? Parce qu'ils craignent que si une plainte est déposée... deux plaintes contre les voleurs d'élections, cela prenne de l'ampleur et que ces personnes soient impliquées. Écoutez, l'affaire est publique et nous avons prouvé, preuves à l'appui, que ces individus ont commis des fraudes électorales au Madhya Pradesh, au Haryana, au Karnataka, au Chhattisgarh, au Maharashtra, au Bengale et en Assam. Ils ont réduit le nombre de voix de l'opposition, réduit celui de nos sympathisants, et augmenté le leur… Ils ont transféré des voix d'un district à l'autre, ils ont même capté des voix d'autres États pour les transférer dans le leur.
Alors, avant toute chose, il faut être très vigilant lors des élections. C'est vous qui êtes les garants de notre Constitution et vous… vous, les militants du Congrès… il est de votre responsabilité de démasquer ceux qui volent des votes. Là-bas, à Delhi, nous les avons démasqués… Anil Kumar Sono ne ferme plus l'œil de la nuit… Modi ji ne ferme plus l'œil de la nuit, Amit Shah ne ferme plus l'œil de la nuit. Parce que… parce qu'ils savent qu'un jour ou l'autre… si ce n'est aujourd'hui, ce sera demain, le parti du Congrès leur fera payer leurs actes. Ces gens… n'oubliez pas, écoutez-moi et comprenez… Amit Shah sait, Narendra Modi sait, Nitish Kumar sait que ces gens ne peuvent pas échapper au parti du Congrès, car nous sommes les gardiens de la Constitution, nous sommes les protecteurs de la Constitution, c'est notre religion. Et quand ces gens ont volé des votes, attaqué la Constitution, ils ont attaqué notre religion. Et nous ne sommes pas prêts à l'accepter. Vous voyez, tous les militants du Congrès… vous les entendez – Narendra Modi, Amit Shah, Gyanesh Kumar – devront répondre de leurs actes devant la justice et paieront pour ce qu'ils ont fait. Vous connaissez mieux que moi la situation à Goa. Goa est un paradis, le plus bel endroit du pays, avec le meilleur gravier. Pourtant, votre gouvernement vous arrache vos terres, arrache les terres des agriculteurs, arrache les terres des pauvres, et les vend à des personnes extérieures à Goa pour des millions. Il y avait un plan directeur, mais il a été annulé, et ce gouvernement donne les terres de Goa à ses amis… C’est leur seul but, leur seule raison d’être : faire de Goa une tirelire, s’enrichir grâce à Goa… C’est leur unique préoccupation. Dès qu’ils peuvent gagner de l’argent à Goa, ils le font, et c’est leur métier : piller les habitants de Goa, vous voler vos terres et les donner à des milliardaires. 3. Parlez-moi de la situation de l’emploi. Les jeunes de Goa trouvent-ils du travail ? En trouvent-ils ? Goa a le taux de chômage le plus élevé du pays. Il n’y a pas d’avenir pour les jeunes. Vos habitants quittent Goa pour l’étranger. Partent-ils vraiment ? (La foule a répondu : « Oui, ils partent. ») Les membres du BJP, leurs dirigeants, deviennent milliardaires. Le patrimoine de la famille du ministre en chef ne cesse de croître. Les jeunes de Goa ne trouvent pas d'emploi ; ils ont détruit tout le système, ils ont sapé les fondements mêmes de l'emploi.
Adani et Ambani dirigent le pays. Toutes les infrastructures, aéroports, routes, centrales électriques, défense… tout ce que vous voyez, Modi l’a remis à Adani et Ambani. C’est leur système : donner de l’argent aux milliardaires, leur donner des propriétés, leur donner des terres. Les milliardaires font du marketing. Vous voyez Modi à la télévision, vous voyez Amit Shah 24 h/24… ils volent les votes, puis vous prennent vos terres et les donnent aux milliardaires. C’est leur système… c’est dans tous les États, pas seulement à Goa. La corruption y est extrême. C’est peut-être à Goa qu’il y a le plus de corruption dans tout le pays. Cette corruption… Monsieur… Je disais à Garsh dans la voiture : « Ces gens ont fait de Goa un modèle de corruption. Les autres… leurs complices, ceux qui viennent du BJP, font pareil. Frère, si tu veux faire de la corruption, tu trouveras la technologie à Goa. Corruption de pointe, corruption sous toutes ses formes, corruption foncière… ils font tout ici. » Tout comme il y a eu le modèle du Gujarat de Narendra Modi, le modèle du vol de votes… ici, à Goa, il y a le modèle du couvre-feu spécial, et il faut le démanteler. Qui d’autre peut le faire ? Seul le Parti du Congrès le peut, personne d’autre, car c’est un combat pour notre idéologie. On se réveille le matin et la première question qui nous vient à l’esprit, frère, c’est : comment combattre le BJP aujourd’hui, comment combattre l’idéologie du BJP ? Tu vois, avant, dans quel état était le pays ? Le problème du pays, c’était notre système éducatif. Le monde entier pensait que le système éducatif indien était un système de classes, et pourtant, regardez ce qui se passe aujourd'hui à Delhi. On tire à la carabine à air comprimé sur les étudiants, on les charge à coups de matraque, on les bat, parce que… parce que les étudiants réclament des mesures contre la fraude électorale, contre la fraude à l'emploi, contre la crise de l'éducation, contre l'inflation… Que font Narendra Modi et Amit Shah ? Ils tuent des étudiants. Ils ont détruit tout le système éducatif hindou. Des membres du RSS sont infiltrés dans tous les établissements d'enseignement supérieur. Pour devenir vice-chancelier, nul besoin de connaissances : ni physique, ni chimie, rien… Il suffit d'aller à la section locale du RSS, c'est tout. Si vous sortez de cette section, vous pouvez obtenir n'importe quel poste, n'importe quel contrat. Pour devenir vice-chancelier, aucune connaissance n'est requise… Si vous appartenez au RSS, ils vous arrêteront.
Voici notre combat. Ce pays n'appartient à aucune organisation, ni au RSS, ni au BJP. Ce pays appartient au peuple indien. Goa est à vous. Goa n'est pas la propriété personnelle de votre ministre en chef, ni celle de vos ministres. Goa est à vous, c'est votre propriété. Vous devriez être instruits, vos enfants devraient être instruits, vous devriez avoir accès aux soins de santé, vous devriez avoir un emploi, l'environnement devrait être protégé et vous devriez avoir un avenir. Enfin, je veux vous dire : ces gens volent les votes. L'argent ne leur manque pas ; ce sont les plus rusés. Alors, aux élections de Goa, vous devrez donner la majorité absolue au Parti du Congrès. Vous devez bien le comprendre. La douleur que vous ressentez, l'humiliation quotidienne que vous subissez, vos terres spoliées et vendues… Si vous voulez que cela cesse, vous devrez donner la majorité absolue au Parti du Congrès. Alors, en gardant cela à l'esprit, vous devez unir chaque militant du Congrès, chaque dirigeant du Congrès, chaque citoyen de Goa, et faire en sorte que le Parti du Congrès remporte une majorité absolue. Et vous, pensez à Goa… Nous nous occuperons de Narendra Modi et d'Amit Shah à Delhi en un rien de temps. N'ayez crainte, le travail est en cours, l'échéance approche. Je vous le garantis… Nous allons nous occuper de Narendra Modi, d'Amit Shah, d'Ashish Gupta… tous, ils ne pourront pas s'échapper. 5 Je ne sais pas si vous l'avez vu ou non… Avez-vous vu le visage de Modi ji ces derniers temps, l'avez-vous vu (la foule a répondu : Je l'ai vu)… Où est passé son torse de 142 cm ? Ces jours-ci, Narendra Modi ne peut plus leur tenir tête. Amit Shah, Narendra Modi… tout le monde sait que le Parti du Congrès les a acculés. Ils se sont retournés contre la jeunesse. L'âme du pays a compris la vérité sur Narendra Modi et Amit Shah ; Après cela, plus personne ne pourra rien faire. Vous pouvez déployer autant de forces que vous le souhaitez, investir autant d'argent que vous le souhaitez, ou faire autant de marketing que vous le souhaitez… vous pouvez le faire ; cela n'a aucune importance. Le jour où l'âme de cette nation s'est décidée, le jour où l'âme de cette nation a compris Narendra Modi, qui l'a compris, a compris Amit Shah… ce jour-là, l'affaire était close. Narendra Modi le sait, Amit Shah le sait, et vous connaissez Anesh Kumar ; il n'en dort plus.
Alors, battez-vous de toutes vos forces. Je vous félicite encore une fois pour le chemin que vous avez entrepris et pour les programmes que vous mettrez en œuvre dans les prochains jours… le programme d’aller à la rencontre du peuple, le programme de rencontres avec les habitants… faites-le avec amour et affection, et vous verrez, le peuple de Goa permettra au Parti du Congrès de remporter Goa avec une majorité absolue. Où que l’on ait besoin de moi… sachez que je viendrai à Goa avec grand plaisir, il n’y a pas d’endroit plus beau dans tout le pays… alors où que vous souhaitiez m’appeler, autant de fois que vous le souhaitez, appelez-moi, je viendrai avec joie. Merci infiniment du fond du cœur.

 

● Israël
♦ Yesh Atid

Yair Lapid (Président)
> La campagne du grand parti pourrait nous faire perdre les élections. J'en ai déjà fait l'amère expérience. Nous avons mené quatre campagnes en tant que grand parti, et à chaque fois, Netanyahu a formé un gouvernement, y compris lorsque nous étions le grand parti. Quelle est la seule fois où nous avons gagné ? Lorsque nous avons mené une campagne de bloc. Netanyahu était le grand parti, mais c'est nous qui avons formé le gouvernement. Agissons de manière responsable. Si chacun se concentre sur son propre électorat, nous gagnerons. Si nous nous entre-déchirons, tout le bloc est en danger.

> Ce matin, Netanyahu a révélé l'accord scandaleux conclu avec Deri et Goldknopf : l'évasion fiscale contre un gouvernement. Netanyahu trahit nos soldats. Il a promis publiquement une loi contre l'évasion fiscale qui affaiblit Tsahal et compromet la sécurité. Et tout cela à vos dépens. Des dizaines de milliards. Si cette loi est adoptée, la TVA atteindra 22 %, tous les prix augmenteront. En une semaine, vous pourrez choisir la révolution des fonctionnaires. Notre gouvernement prélèvera 30 milliards de shekels auprès des fraudeurs et les redistribuera aux soldats et aux fonctionnaires, à la population qui travaille et paie ses impôts.

> C'est incroyable ! Netanyahu a promis à Trump de commencer la reconstruction de la bande de Gaza, malgré le refus du Hamas de désarmer. Je le répète : qui veut vaincre le Hamas doit renvoyer Netanyahu chez lui !

> Netanyahu continue de transférer de l'argent qatari au Hamas, et des agents qataris continuent d'opérer dans son bureau. Personne ne comprend, mais cela perdure. S'il ne démissionne pas, il y aura un autre 7 octobre, puis un autre, et encore un autre.

> Même selon les critères de Netanyahu dans sa version actuelle, fatiguée et incohérente, son document sur le concept de sécurité est un document superficiel et étrange, qui semble avoir été rédigé par un logiciel de messagerie instantanée. Difficile de prendre au sérieux deux pages de titres comme un « concept de sécurité », mais la majeure partie de son contenu est une tentative de masquer les échecs et les désastres dont Netanyahu est lui-même responsable.
Quelques questions:
1. Si le principe directeur qui ouvre le document est « l’avantage en matière de capacités militaires », comment cela se concilie-t-il avec l’encouragement de l’évasion massive par les ultra-orthodoxes, pour un coût de plusieurs dizaines de milliards, l’anéantissement du principe de l’armée populaire et l’érosion des réserves, l’annonce de l’annulation du protocole d’accord avec les Américains, le fait d’ignorer le renforcement militaire turc et le silence concernant les ventes d’armes sophistiquées au Moyen-Orient ?

2. Comment la clause de dissuasion (article 3), relative à « l’obtention et au maintien d’un système de renseignement continu et efficace », concilie-t-elle le refus de créer une commission d’enquête d’État chargée d’examiner les défaillances du renseignement et les erreurs des échelons militaires et politiques avant le 7 octobre ? Comment, par ailleurs, cette clause concilie-t-elle la nomination de personnes sans aucune expérience dans le renseignement à la tête des services de renseignement israéliens et l’infiltration du cabinet de Netanyahu par le Qatar en temps de guerre ?
3. Comment la clause relative aux alliances stratégiques (article 6) concilie-t-elle la destruction totale du statut d’Israël aux États-Unis, tant chez les Démocrates que chez les Républicains, et l’échec de l’élargissement des accords d’Abraham ? Que signifie l’expression « promotion des alliances régionales et internationales » lorsque des pays comme l’Arabie saoudite et l’Indonésie indiquent clairement qu’ils ne soutiendront aucune alliance régionale tant que vous serez au pouvoir, et que des projets stratégiques tels que le corridor IMEC nous échappent en raison d’une défaillance de gestion et de stratégie ?
4. Que signifie l'expression pompeuse « capacités performantes dans les technologies critiques » (article 7), alors que 80 % des entreprises technologiques israéliennes sont enregistrées à l'étranger, que l'immigration de technologues et de scientifiques israéliens est sans précédent et que les accords de coopération technologique sont gelés ou annulés en raison des politiques de votre gouvernement ?
5. Comment concilier l'article relatif à la « lutte pour la prise de conscience » (article 8) avec le fait que le gouvernement Netanyahu a remplacé trois ministres des Affaires étrangères en trois ans, chacun plus incompétent que le précédent, et n'a pas jugé utile de nommer un directeur du réseau national de propagande pendant deux ans (mai 2024 – mai 2026) ? Si la prise de conscience est essentielle à la sécurité nationale, pourquoi les ministres et les hauts responsables de la coalition qui ont suggéré de larguer une bombe atomique sur Gaza ou d'affamer ses habitants n'ont-ils pas été limogés ? De plus, le Premier ministre lui-même a admis, dans plusieurs entretiens avec des journaux étrangers, son échec en matière de sensibilisation du public, notamment dans une interview accordée à The Economist en janvier 2026 où il affirmait qu'Israël était impuissant face aux attaques contre les plateformes numériques. Or, Israël n'est absolument pas impuissant ; c'est son gouvernement qui l'est. Par ailleurs, si la sensibilisation du public est si importante pour la sécurité nationale, pourquoi n'a-t-on rien fait pour endiguer le terrorisme juif en Judée-Samarie ?
6. Comment concilier la clause relative à « l'esprit du peuple » (article 10) et la déclaration sur la « cohésion et le consensus nationaux » avec les profondes divisions survenues durant son mandat, la machine à propagande qu'il a mise en place sur la chaîne 14, et les incitations à la haine sur les réseaux sociaux contre Tsahal et ses commandants, contre les institutions de l'État, ainsi que contre l'opposition et ses partisans ? Comment concilier l'appel à un « gouvernement démocratique » avec la tentative de bafouer la séparation des pouvoirs et les appels à la violation des décisions de justice ? Comment concilier l’appel à « encourager les contacts avec la diaspora juive » avec les attaques incessantes des hauts responsables de la coalition contre les différents courants du judaïsme ?
7. La section évoquant une « augmentation significative du budget de la défense » ne fournit aucune justification budgétaire. Sans justification, cela entraînera inévitablement une hausse de la TVA à 21-22 % et une augmentation des impôts, directs et indirects. Une économie forte contribue à la sécurité nationale, et alourdir la pression fiscale sur une population active et déjà accablée par les charges fiscales ne fera que nuire à la sécurité nationale. Il est inutile d'entrer dans les détails. Ce document n'est pas un document de sécurité nationale, mais un recueil de slogans creux et dénués de sens. Il ne repose sur aucune réflexion systémique, aucune stratégie cohérente, ni sur une prise en compte de la réalité.
On en arrive à la conclusion inévitable que si Netanyahu reste au pouvoir, nous assisterons à des attentats du 7 octobre de plus en plus fréquents, et à des situations similaires à celles de « Play-Dubai », dont les conséquences seront bien pires la prochaine fois.
Au lieu de m'étendre sur cet étrange document, voici quelques propositions qui en étaient absentes :
1. Nous retirerons la Turquie et le Qatar de Gaza, nous mettrons fin au flux de 250 millions de shekels qataris vers Gaza chaque mois, nous éliminerons les capacités militaires du Hamas, nous éradiquerons toute trace de la présence du Hezbollah au Sud-Liban, nous intensifierons la lutte contre l'Iran et n'hésiterons pas à bombarder l'industrie pétrolière iranienne. La politique d'endiguement de Netanyahou prendra fin.
2. Le recrutement des ultra-orthodoxes est un pilier essentiel de la sécurité nationale et aucun document sérieux ne saurait l'ignorer. Dans le cadre de la « révolution au service des autres », nous tarirons toutes les sources de financement de l'évasion fiscale des ultra-orthodoxes, nous recruterons 20 000 jeunes ultra-orthodoxes au cours des deux premières années, et nous économiserons environ 30 milliards de shekels par an à l'économie, qui seront consacrés au renforcement de la sécurité sans alourdir la pression fiscale.
3. Nous établirons une commission d'enquête d'État et veillerons à ce que les services de renseignement soient dirigés par des professionnels indépendants de toute nomination politique et dont la loyauté ne sera testée que devant l'État. C'est la seule façon de créer un système d'alerte et de dissuasion digne de l'État d'Israël.
4. Nous défendrons le prochain protocole d'accord, améliorerons les relations avec le Parti démocrate et les jeunes républicains. Nous rétablirons la coopération scientifique et technologique avec l'Europe et les États-Unis et encouragerons le retour en Israël des scientifiques et des techniciens de haut niveau.
5. Nous remporterons la bataille des consciences grâce à un travail rigoureux et à une intégration efficace du système national d'information et du ministère des Affaires étrangères. Nous y consacrerons des ressources, mobiliserons la communauté juive mondiale et veillerons à ce que tous les ministres du gouvernement partagent le même message. Nous œuvrerons à l'éradication du terrorisme juif avec fermeté et détermination.
6. Nous poursuivrons les négociations et finaliserons la signature de l'accord avec l'Arabie saoudite, bloqué uniquement par les échecs de Netanyahu.
7. Nous établirons un gouvernement où aucun agent ennemi qatari ne figurera au sein du cabinet du Premier ministre, et un cabinet politico-sécuritaire exempt de personnes ayant fui leurs fonctions, de criminels condamnés et de personnes reconnues coupables de soutien au terrorisme.
Nous instaurerons une véritable sécurité pour l'État d'Israël, au lieu de documents obscurs et sans fondement.

> Les acquisitions de matériel de défense sont nécessaires, mais elles peuvent être réalisées sans réduire les budgets destinés aux plus démunis ni à l'éducation de nos enfants. Des milliards de dollars dorment dans les fonds de la coalition. Au lieu de voir cet argent enrichir les corrompus, les fraudeurs fiscaux et les déserteurs, on pourrait l'utiliser pour acheter des hélicoptères Apache. Les coupes budgétaires dans les services sociaux et l'éducation constituent un autre crime du gouvernement contre les citoyens productifs et dévoués à leur mission.

> Nous sommes au plus fort de la lutte pour l'image de l'État d'Israël. Nous vaincrons si nous ne nous perdons pas dans des querelles intestines concernant les mandats, mais si nous allons plutôt chercher des mandats partout où nous le pouvons – et il est essentiel de les obtenir. C'est ce que fait le Parti Ensemble lors de sa dernière réunion.

 

● Japon 
♦ Parti démocrate constitutionnel

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Le 19 octobre, le député Shunichi Mizuoka a tenu une conférence de presse régulière au bâtiment de la Diète et a parlé de (1) questions au sein de la commission du budget de la Chambre des conseillers, (2) l'élaboration du budget supplémentaire, (3) les protestations contre la détention par la Russie d'un ressortissant japonais et les demandes de sa libération immédiate, (4) les réponses aux allégations concernant les fonds politiques, (5) la position du Premier ministre sur la diffusion de l'information alors que l'administration Takaichi célèbre son premier anniversaire, (6) la nomination de femmes interrogatrices au sein de la commission du budget de la Chambre des conseillers et (7) les mesures visant à unir les partis d'opposition.

- Nous exigeons des comptes de l'ancien ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, Yanagi.
Le député Mizuoka a critiqué les délibérations de la Commission du budget de la Chambre haute, affirmant que le gouvernement n'avait pas apporté de réponses claires concernant la réduction de la taxe sur la consommation et le projet de loi relatif aux aides. Face à l'absence de précisions sur les modalités de ces versements, il a déclaré : « Tenter de faire adopter une loi sans préciser qui recevra quoi, c'est comme demander un chèque en blanc au peuple. N'est-ce pas d'une arrogance extrême ? » Il a également souligné que la démission de l'ancien ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, M. Yana, pourrait constituer une violation de la loi électorale et que sa démission ne l'exonère pas de toute responsabilité. Dans un souci de confiance du public envers la politique, il a suggéré que le parti au pouvoir envisage de le convoquer comme témoin.
- Des paiements rapides sont nécessaires pour lutter contre la hausse des prix.
Concernant l'élaboration d'un budget supplémentaire, la Première ministre Takaichi a plaidé pour une réduction du recours à ce type de budget, tout en indiquant qu'elle ne s'y opposerait pas catégoriquement si un tel budget, incluant des mesures économiques, était établi. Le Parti démocrate constitutionnel a insisté sur la nécessité d'effectuer des paiements rapides afin de lutter contre l'inflation. Il a également souligné qu'il serait souhaitable d'élaborer un budget supplémentaire et de le soumettre à la Diète pour des dépenses telles que celles liées au redressement et à la reconstruction suite au séisme de Kumamoto de 2026 et aux fortes pluies, ainsi qu'aux subventions sur l'essence.
- Manifestation contre la détention par la Russie de ressortissants japonais et demande de leur libération immédiate.
Suite à l'annonce du Service fédéral de sécurité russe concernant l'arrestation d'un journaliste japonais du Hokkaido Shimbun, soupçonné d'espionnage, il a déclaré qu'il était « extrêmement regrettable » qu'aucune explication claire n'ait été fournie quant aux raisons de cette détention et qu'il n'ait pu bénéficier d'une rencontre consulaire en vertu du traité consulaire. Il a protesté vigoureusement auprès de la Russie et exigé la libération immédiate du journaliste. Il a également déclaré souhaiter que le gouvernement « fasse de la libération du journaliste une priorité et négocie avec persévérance, dans le cadre d'une politique visant à résoudre la question de la souveraineté des quatre îles du Nord et à conclure un traité de paix ».
L’approche du Premier ministre Takaichi en matière de diffusion de l’information durant la première année de son mandat.
Alors que le gouvernement Takaichi célèbre son premier anniversaire, elle a vivement critiqué le style de communication de la Première ministre et sa position sur la responsabilité devant la Diète, déclarant : « J'entends dire qu'elle communique beaucoup via les réseaux sociaux, mais n'est-il pas important qu'elle fournisse des explications claires et directes au public devant la Diète ? N'est-ce pas sa responsabilité en tant que Première ministre ? » Elle a également pointé du doigt le style de réponse de la Première ministre, notamment son fameux « Il n'y a pas lieu de s'inquiéter », et a ajouté : « Je souhaiterais qu'elle engage un débat approfondi », exigeant des explications qui satisferaient le public.
Nomination de femmes comme interrogatrices au sein du comité budgétaire de la Chambre des conseillers
Concernant le grand nombre de femmes parlementaires qui ont pris la parole pour poser des questions lors de la réunion de la Commission du budget de la Chambre haute le 16, elle a souligné : « À la Chambre haute, notre parti est représenté par une quasi-parité hommes-femmes (17 membres sur 38 sont des femmes). C’est une fierté pour notre parti. » Elle a ensuite ajouté : « La Commission du budget attire l’attention car c’est là que nous discutons de l’aide que nous pouvons apporter aux personnes en difficulté. Nous souhaitions montrer que nous abordons les débats au sein de cette commission avec une perspective féminine. »
- Mouvements en faveur de l'unité des partis d'opposition
Alors que le parti Komeito entreprend une restructuration, le député Mizuoka a partagé son point de vue sur la restructuration du Parti démocrate constitutionnel et sur le mouvement en faveur de la réintégration et du regroupement de ses anciens membres. Concernant les actions du Komeito, il a déclaré : « Je pense que nous devrions tirer des enseignements de la fermeté et des efforts déployés par le Komeito pour aller de l'avant. » Au sujet de la restructuration du Parti démocrate constitutionnel, il a souligné : « Nous souhaitons examiner cette question en tant que parti, en tenant compte des mouvements des groupes parlementaires au sein de la Diète, et notamment de l'évolution de la situation à la Chambre des représentants. » Concernant le calendrier de la fusion avec l'Association pour la réforme démocratique, le député Mizuoka a déclaré : « J'ai déjà dit que l'un des principaux obstacles est de définir une orientation entre la fin des élections locales unifiées au printemps et l'été prochain. Cependant, la situation politique à la Diète évolue constamment, c'est pourquoi nous voulons avancer en recueillant des informations et en écoutant l'avis de nos collègues. »

> Le 16 octobre, une séance de questions-réponses préliminaires s'est tenue au sein de la commission du budget de la Chambre des conseillers, en présence de la Première ministre Takaichi et de tous les ministres. Après l'intervention de la directrice de la commission, Kiyomi Tsujimoto, les membres Saori Yoshikawa, Mari Takagi, Kanako Yamauchi et Hiroto Kumagai ont pris la parole pour poser des questions.
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Représentant Saori Yoshikawa
La sénatrice Saori Yoshikawa a posé des questions sur la gestion des statistiques et des documents administratifs qui soutiennent la confiance du public dans le gouvernement, la cybersécurité et la transparence dans l'allocation du budget.
Il a d'abord souligné l'importance de statistiques précises, qui constituent le fondement de l'élaboration des politiques, ainsi que la nécessité de créer et de gérer correctement les documents administratifs. Il a affirmé que les statistiques officielles sont essentielles à la prise de décision des citoyens et à l'élaboration des politiques, et que les documents officiels soutiennent la démocratie.
Ensuite, concernant les résultats du recensement national, l'intervenant a évoqué la hausse plus rapide que prévu de la proportion de ménages d'une seule personne et a souligné la nécessité d'anticiper l'impact sur le logement et les prestations sociales pour la génération du chômage, à mesure qu'elle vieillit. En réponse, le ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a déclaré que si les projections futures des prestations sociales et autres aides doivent tenir compte des revenus, du patrimoine et de la composition des ménages, la difficulté réside dans l'insuffisance des données disponibles pour établir de telles projections.
Concernant la série d'incidents d'accès non autorisé, la Première ministre Takaichi a répondu à l'affirmation selon laquelle un système est nécessaire pour recenser de manière centralisée non seulement le nombre de victimes, mais aussi les méthodes d'attaque, et pour partager ces informations avec les organisations et entreprises concernées. Elle a convenu qu'une compréhension et une analyse unifiées sont indispensables tant pour le gouvernement que pour le secteur privé. Elle a également indiqué que, suite au rapport de la Cour des comptes qui soulignait les lacunes des mesures de protection et de gestion des journaux d'activité des organismes gouvernementaux, le gouvernement suivait de près les progrès réalisés en matière d'amélioration.
Au cours de la seconde partie de la séance de questions, il a été souligné que la Diète ne pouvait juger de l'efficacité de la politique si les critères d'attribution, les bénéficiaires et les montants des prestations restaient flous. Il a été avancé que « la Diète devrait mener ses délibérations après avoir clarifié les critères et les sources de financement du système sur la base de statistiques et de données ».
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Représentante Mari Takagi
Le député Takagi a remis en question la position du gouvernement sur les mesures visant à lutter contre l'inflation, la politique énergétique, le fonctionnement des fonds public-privé et les investissements public-privé dans les stratégies de croissance.
Concernant les mesures visant à contrer l'inflation, nous avons comparé l'option d'une réduction de la taxe sur la consommation des produits alimentaires à celle d'une aide financière, et confirmé la position du gouvernement en faveur de la mise en place d'un crédit d'impôt remboursable.
Nous avons également examiné la situation des ménages qui ne constatent aucune augmentation de leur revenu disponible malgré la hausse des prix et l'augmentation des recettes fiscales, ainsi que le poids des remboursements de prêts étudiants et la hausse des loyers dans les 23 arrondissements de Tokyo, et nous nous sommes interrogés sur les mesures prises par le gouvernement pour faire face à ces dépenses courantes.

Concernant les mesures visant à maîtriser le prix de l'essence, j'ai posé des questions sur la viabilité des subventions et les stratégies de sortie. Je me suis également renseigné sur le soutien apporté au développement des réseaux électriques et du stockage d'énergie par batteries raccordés au réseau afin de favoriser l'intégration des énergies renouvelables.
Concernant les fonds de partenariat public-privé, des questions ont été soulevées quant aux facteurs ayant contribué aux pertes cumulées du Cool Japan Fund et aux responsabilités de chacun. Par ailleurs, des interrogations ont été exprimées sur la manière dont l'objectif d'investissement de 370 000 milliards de yens d'ici à l'exercice 2040, incluant les secteurs public et privé, sera évalué et suivi. Le député Takagi a insisté sur la nécessité de garantir la transparence en centralisant la gestion de tous les investissements dans une liste unique, afin de permettre une évaluation précise de l'état d'avancement et des résultats des politiques mises en œuvre.
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Représentant Kanako Yamauchi
Le député Yamauchi a soulevé les questions suivantes : (1) augmenter la limite de paiement personnel pour les dépenses médicales élevées, (2) améliorer le traitement des travailleurs de la santé et réviser les frais de service de soins au cours de l'exercice 2027, et (3) la participation politique des jeunes, et a demandé l'avis du Premier ministre Takaichi et d'autres ministres concernés.
Concernant le système de remboursement des frais médicaux élevés, le député Yamauchi s'est inquiété du fait que le relèvement du plafond de paiement direct en août dernier puisse alourdir le fardeau financier des patients et les inciter à renoncer à des traitements nécessaires. Il a également plaidé pour des améliorations du nouveau plafond annuel, notamment la mise en place d'un système permettant aux patients de régler leurs frais médicaux à l'avance et d'être remboursés ultérieurement, ainsi que pour des campagnes d'information publiques approfondies afin d'éviter que les patients ne passent à côté de certaines opportunités.
Ils ont également demandé au gouvernement d'enquêter sur l'impact des modifications du système sur les finances des ménages et les consultations médicales, de le publier et de le réviser en conséquence. Le Premier ministre Takaichi a répondu qu'ils examineraient « avec attention les changements de comportement en matière de consultation médicale », et le ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, Ueno, a également indiqué qu'ils analyseraient les impacts en fonction de l'âge, de la maladie et du niveau de revenu.
Concernant l'amélioration du traitement des aides-soignants, le rapport souligne que les primes destinées à augmenter les salaires sont absorbées par le calcul du salaire minimum, ce qui ne permet pas de réduire l'écart salarial avec les autres secteurs. Il met en lumière un écart de 82 000 yens par mois et interroge le Premier ministre sur le montant précis et le calendrier fixés pour atteindre son objectif d'un « traitement comparable à celui des autres professions ». Le Premier ministre a répondu qu'il était difficile de fournir un chiffre précis à ce stade, mais a ajouté qu'il examinerait la question après avoir analysé en détail la situation des prestataires de soins et l'évolution des salaires.
Concernant la participation politique des jeunes, il a évoqué la décision du tribunal de district de Tokyo (25 septembre) déclarant « inconstitutionnelle » l'interdiction générale faite aux mineurs de faire campagne pour les élections, ainsi que l'abaissement de l'âge d'éligibilité, plaidant pour une législation facilitant l'accès des jeunes à la vie politique. À ce propos, il a également mentionné la réduction du nombre de députés, soulignant son impact potentiel sur la représentation des minorités, notamment celles des jeunes et des zones rurales. Le député Yamauchi a demandé : « Faut-il réduire le nombre de députés, ou bien reconquérir une politique en laquelle nous puissions vraiment croire ? » Il a conclu son intervention en réaffirmant sa détermination à mener « une politique qui protège les vies, une politique au service des citoyens ».
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Représentant Hiroto Kumagai
Le député Kumagai a soulevé les points suivants : (1) la réaction à la détention de ressortissants japonais en Russie ; (2) l’impact économique des fluctuations des taux de change, de la hausse des taux d’intérêt et des réductions de la taxe sur la consommation ; (3) les négociations visant à lever l’embargo sur les importations de pommes de terre fraîches américaines destinées à la distribution générale ; (4) la question de la collecte de fonds organisée par le ministre de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie ; et (5) l’augmentation du budget alloué aux bourses d’études. Il a sollicité l’avis du Premier ministre Takaichi et des autres ministres concernés sur ces sujets.
Le député Kumagai a soulevé la question de la détention de journalistes par les autorités russes et a interrogé le ministère des Affaires étrangères sur sa réaction. Le ministre des Affaires étrangères, Motegi, a répondu que le ministère avait demandé à la Russie de fournir des informations sur les faits et de traiter les personnes concernées avec équité et impartialité, et que toutes les mesures possibles étaient prises pour protéger les citoyens japonais.
En réponse à une question du député Kumagai concernant l'impact de la faiblesse du yen et de la hausse des taux d'intérêt sur l'économie et les remboursements hypothécaires, le ministre des Finances, M. Katayama, a déclaré que le gouvernement resterait attentif aux risques liés à l'inflation et aux fluctuations des taux d'intérêt et collaborerait étroitement avec les ministères concernés. Le député Kumagai a également interrogé le gouvernement sur les effets de la réduction de la taxe sur la consommation et des mesures de soutien aux ménages à faibles revenus. Le Premier ministre Takaichi a souligné l'importance de la baisse du taux de la taxe sur la consommation et des aides liées aux revenus, et a affirmé que le gouvernement travaillerait en étroite collaboration avec les ministères concernés afin que la population puisse pleinement en ressentir les effets.
Concernant les discussions sur la levée de l'interdiction d'importer des pommes de terre fraîches des États-Unis destinées à la distribution générale, le député Kumagai s'est enquis de l'impact sur les producteurs nationaux de plants de pommes de terre. Le ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, M. Takebe, a déclaré qu'ils envisageraient des mesures efficaces après avoir examiné la gestion des risques liés aux ravageurs et aux maladies, en s'appuyant sur les connaissances scientifiques. Il a par ailleurs indiqué qu'une politique de soutien au renforcement de la production nationale serait mise en œuvre, notamment en prenant en compte le vieillissement des producteurs de plants de pommes de terre, en allégeant leur charge de travail et en encourageant l'adoption de nouvelles variétés.
Le député Kumagai a vivement interpellé le ministre de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, Yoshihiro Seki, au sujet du manque de transparence concernant sa soirée de levée de fonds et de l'utilisation inappropriée des locaux de la Diète. Le ministre Seki a présenté ses excuses : « Je regrette profondément que nous ayons organisé cet événement dans les locaux de la Diète et je serai plus vigilant à l'avenir. »
Concernant le système de bourses d'études, qui pèse sur la jeune génération, le député Kumagai a plaidé pour une augmentation du budget alloué aux bourses sous forme d'aide financière. Le ministre de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, M. Seki, a expliqué le système : des intérêts s'accumulent pendant les études et l'État prend en charge les intérêts dépassant 3 %. Le Premier ministre Takaichi a indiqué avoir chargé le ministre de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie d'accroître le budget des bourses sous forme d'aide financière et de revoir le système afin que les étudiants rencontrant des difficultés financières ne se retrouvent pas dans une situation précaire.

 

● Norvège
♦ Senterpartiet

> La protection de l'enfance doit garantir la sécurité des enfants, et non enrichir les criminels. Le rapport sur la criminalité de catégorie A révèle de graves manquements. Malgré cela, le Parti travailliste persiste à privatiser les services et à les soumettre à la concurrence pour nos enfants les plus vulnérables. Il ne s'agit pas d'un marché à prendre. Les enfants victimes de ces injustices méritent des excuses et des mesures concrètes. Le Parti du Centre attend du gouvernement qu'il fasse de cette situation une priorité absolue. Écoutez l'intervention de Kjersti Toppe suite à la déclaration du ministre au Storting cette semaine.

> Aujourd'hui, plusieurs centaines d'élèves d'écoles populaires de tout le pays ont manifesté contre les coupes budgétaires que le gouvernement envisage de leur imposer. Le Parti du Centre s'est battu l'an dernier et a réussi à les sauver ; nous nous battrons à nouveau ! Les écoles populaires sont essentielles !

> Il est tout à fait aberrant que notre plus grande entreprise publique d'électricité s'oppose à des propositions visant à freiner la hausse des prix de l'électricité. Statkraft a maintenant soumis une réponse à la consultation préconisant un durcissement encore plus rapide du système de quotas climatiques de l'UE. Cela pourrait entraîner une hausse des prix de l'électricité, y compris ici, en Norvège. Nous avons bâti l'industrie norvégienne et créé des emplois pendant des générations grâce à un accès à une énergie abordable et stable. Cela a été l'un de nos principaux atouts concurrentiels. Dès lors, nous ne pouvons pas accepter qu'une entreprise publique défende une politique susceptible de rendre l'électricité encore plus chère pour les entreprises et les familles norvégiennes. Il est temps de se poser une question fondamentale : à qui Statkraft doit-elle réellement servir ? Le Parti du Centre souhaite que Statkraft ait une mission sociale plus claire, où la prise en compte de l'industrie, de l'emploi et de la collectivité norvégiens prime sur la recherche du profit maximal. Notre hydroélectricité, fruit de générations de travail, appartient au peuple norvégien. Elle doit donc être gérée dans l'intérêt des citoyens et des entreprises norvégiennes !

> Les municipalités ont besoin de plus de fonds pour les services, pas d'incitations à fusionner ! Nombreuses sont les municipalités qui peinent à trouver les financements nécessaires pour garantir des écoles, des crèches et des services aux personnes âgées de qualité. Pourtant, le gouvernement travailliste s'en tient au niveau minimum de la croissance annoncée des recettes disponibles des municipalités, tout en souhaitant dépenser des millions pour les inciter à fusionner. Dans le budget de l'État pour 2027, le Parti travailliste propose au moins 40 millions de couronnes norvégiennes pour la fusion de deux municipalités, et davantage si la nouvelle municipalité compte plus de 20 000 habitants. On pourrait croire que le Parti travailliste considère ce chiffre comme la taille idéale pour une municipalité. Or, aujourd'hui, 80 % des municipalités norvégiennes comptent moins d'habitants. Nous avons déjà constaté les conséquences des fusions municipales : centralisation des services et des emplois, éloignement des citoyens et des décisions, perte d'influence des collectivités locales et baisse de la participation électorale. Et qu'a démontré la précédente vague de fusions forcées de municipalités sous le gouvernement Solberg ? Oui, la bureaucratie a augmenté de 7 600 personnes. Les fusions municipales ne créent pas, en elles-mêmes, plus d’infirmières, plus d’enseignants ni de meilleurs services. Le Parti du Centre privilégie le renforcement de l’économie municipale, la garantie de services de qualité à proximité des citoyens et laisse les municipalités libres de décider de leur propre avenir. Le Parti du Centre aspire à une société où les services sont chaleureux et accessibles, plutôt que froids et distants.

> L'épicerie du quartier est bien plus qu'un simple lieu d'achat ! Avec la fermeture des écoles et la centralisation des autres services, l'épicerie du quartier est souvent l'un des derniers lieux de rencontre dans les petites communes. C'est le café où se retrouvent les voisins, le point de retrait du courrier et une ressource essentielle en cas d'urgence. Pour beaucoup, elle est absolument vitale pour la continuité de la vie quotidienne. Or, le gouvernement propose des coupes drastiques dans le programme Merkur, qui apporte soutien et conseils aux épiceries de quartier. Nombre d'entre elles dépendent de ce soutien pour maintenir leur activité. Le Parti travailliste a pris plusieurs mesures ciblées dans le budget, affectant les quartiers. Vue d'Oslo, chaque coupe peut paraître minime, mais cumulée, elle rend la vie plus difficile dans les petites communes. Partout en Norvège, les citoyens paient leurs impôts et devraient bénéficier en retour de services et de sécurité. Nombre de ces petites communes gèrent des ressources naturelles et créent une valeur considérable dont profite toute la Norvège. Il est donc impératif que la communauté se mobilise pour les défendre. Le Parti du Centre souhaite que chacun puisse vivre dignement dans toute la Norvège. Il nous faut alors des commerces de proximité et des personnes qui font tourner la machine – même dans nos plus petits villages !

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
> La négligence dont ont été victimes les maisons de retraite pendant la pandémie de covid19 a été catastrophique. Les avertissements concernant les tests et les équipements de protection individuelle ont été ignorés, mettant ainsi en danger les résidents et le personnel les plus vulnérables. À tout le moins, des excuses sont dues aux personnes concernées.

> Les anciens combattants méritent une meilleure protection. Les enquêtes ne devraient être rouvertes qu'en présence de nouveaux éléments de preuve matériels, et les incidents anciens ne devraient pas être jugés selon des lois qui n'existaient pas à l'époque. Le gouvernement doit prendre la bonne décision.

> Les familles sont confrontées à une nouvelle flambée du coût de la vie. Notre plan d'urgence de 14 milliards de livres sterling permettrait de réduire les coûts de l'énergie et des transports et de soutenir les commerces de proximité en difficulté. Il est temps de redonner du pouvoir d'achat aux ménages.

> Chacun devrait pouvoir profiter des petits plaisirs de la vie, et non pas simplement survivre. Notre budget « Un peu de répit » permettrait aux ménages d’économiser en moyenne 350 £ sur leurs factures d’énergie, de transport et de sorties. Il est temps d’offrir aux familles le répit qu’elles méritent.

> Il est encourageant de constater que le Premier ministre partage notre engagement à réformer définitivement le système de protection sociale. Mais il ne doit plus tarder à agir. Nous l'exhortons à fixer immédiatement une date pour de nouvelles discussions interpartisanes. C'est la seule façon de réformer durablement le système de protection sociale.

 

Ed Davey (leader) 
> J’exclus catégoriquement que notre parti s’engage dans un partenariat national avec tout parti qui défend une politique dangereuse et antisémite comme celle du Parti vert.

> Des enfants sont victimes de harcèlement scolaire parce que leurs parents risquent leur vie pour sauver des vies en mer. Ce n'est pas la Grande-Bretagne à laquelle nous croyons. Farage et ses semblables ont beaucoup à se reprocher.

> Chaque meurtre perpétré par Poutine en Ukraine est désormais commandité par Donald Trump.

> Trump et son fidèle Musk tentent une nouvelle fois de contraindre l'Ukraine à capituler face à l'agression brutale de Poutine. Le Royaume-Uni et l'Europe ne peuvent les laisser faire. La Coalition des volontaires doit saisir les 180 milliards de livres sterling d'avoirs russes gelés en Europe et les utiliser pour défendre l'Ukraine.

> [À l'intérieur de Reform : Les opinions extrêmes et racistes des conseillers et candidats filmées par la caméra] C'est glaçant. Je compatis avec tous ceux qui regardent cela ce soir et qui sont effrayés de voir un tel racisme et une telle haine se développer dans leur communauté. C'est le pire de ce que nous voyons dans l'Amérique de Trump. Nous ne pouvons pas laisser cela devenir la Grande-Bretagne de Farage.

> Les bombes de Poutine tuent des civils ukrainiens, et Donald Trump les finance en achetant du diesel russe. Le Royaume-Uni doit dénoncer cette situation comme une nouvelle trahison de Trump envers le peuple ukrainien et la sécurité européenne.

 

● Suisse 
♦ Le Centre 
> La Suisse ne peut pas produire tout ce dont son armée a besoin. Elle dépend des chaînes d'approvisionnement internationales et de partenaires fiables. La révision de la loi sur le matériel de guerre facilite cette coopération.

 

♦ Vert’libéraux 
> Un rapport de l’OFEV le montre : le changement climatique coûtera cher à la Suisse – santé, productivité, agriculture, tourisme. Il faut agir : zéro net et adaptation au changement climatique !

> Nouvelle loi sur le matériel de guerre : cette adaptation est nécessaire pour préserver notre industrie de défense. Celle-ci est indispensable pour garantir notre sécurité dans le contexte géopolitique tendu en Europe.

 

● Ukraine
♦ Gouvernement
Volodymyr Zelensky (président)
> La propagande russe est omniprésente en Europe. Les investissements russes y sont aussi importants que ceux consacrés à l'armement durant cette guerre. Il s'agit d'un vaste programme financier qui s'étend sur plusieurs décennies. La Russie mène depuis longtemps une guerre hybride contre l'Europe, notamment l'Italie, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Simplement, elle ne leur livre pas une guerre à grande échelle comme elle le fait contre nous, car nous sommes confrontés au même type de guerre hybride. Les discours russes sont diffusés sur toutes les plateformes télévisuelles et médiatiques, sur internet et sur les réseaux sociaux. Il ne faut pas se laisser endoctriner par le flot de propagande russe. Il appartient à la France, à l'Ukraine, à l'Italie et à l'Espagne de décider de leur mode de vie et de leurs représentants. La Russie ne peut influencer les choix et la liberté de l'Italie. L'Italie est un pays libre, tout comme l'Ukraine. Les Russes chercheront à exploiter les mouvements d'extrême droite, les mouvements religieux, la foi, les migrations et les questions de genre. La Russie ne se soucie pas des sujets susceptibles de diviser la société : de la religion à la langue, elle les trouvera toujours et frappera là où ça fait mal. On observe ce phénomène non seulement en Europe, mais aussi aux États-Unis. Un mouvement important s'y développe et leur réseau est opérationnel.

> Nous avons toujours entretenu des relations stratégiques importantes et solides avec les États-Unis d'Amérique. Nos relations bilatérales se sont développées de manière particulièrement active pendant la guerre à grande échelle. Je suis reconnaissant de tout le soutien apporté. Mais nous avons toujours fondé nos relations sur l'honnêteté, l'équité et, surtout, la transparence. Car mentir à son peuple en temps de guerre est extrêmement douloureux. C'est pourquoi j'ai toujours voulu ne rien cacher et ne jamais mentir au président des États-Unis. De toute façon, nous avons plus en commun que l'Amérique avec la Russie. La plupart des Ukrainiens et des Américains le comprennent. Nous souhaitons maintenir avec l'Amérique les mêmes relations ouvertes, honnêtes et pragmatiques qu'aujourd'hui. Notre position est très simple. Nous soutenons un cessez-le-feu énergétique mutuel. Il s'agit de ne pas riposter aux attaques contre les installations énergétiques russes après qu'elles ont frappé nos réseaux de gaz, d'électricité, de pétrole – tout. Les Russes frappent. L'Amérique ne peut pas les arrêter. Supposons qu'elle le veuille vraiment, mais qu'elle ne le puisse pas. En tant que partenaire, je suis prêt à faire des concessions au président Trump : s’ils nous attaquent et que nous ne pouvons pas riposter – ce qui est injuste et déloyal –, mais si c’est ce dont vous avez besoin, si vous ne parvenez pas à contenir Poutine, alors fournissez-nous des missiles intercepteurs afin que je puisse protéger nos infrastructures énergétiques. Vous n’avez pas réussi à arrêter Poutine, mais vous avez aidé l’Ukraine.

> J'entretiens d'excellentes relations avec Giorgia Meloni, que je respecte profondément. Je suis reconnaissant au peuple italien et à tous ceux qui soutiennent l'Ukraine. Notre gratitude ne se limite pas à de vaines paroles : nous partageons déjà notre expérience. Nous leur faisons part de nos retours d'expérience sur l'efficacité des armes italiennes et européennes, ainsi que sur les améliorations technologiques que nous avons apportées. Nous partageons toutes ces informations avec les fabricants italiens. Nous avons créé des sites de production communs en Italie et en Ukraine – il s'agit de coentreprises italo-ukrainiennes. Nous entretenons d'excellentes relations avec Leonardo, auquel nous sommes très reconnaissants. En retour, ils bénéficient grandement de notre collaboration. Je suis ravi de ce soutien mutuel et de la progression du niveau d'expertise technologique des Italiens. Des Italiens travaillent dans les entreprises et usines qui ouvrent en Italie. C'est, à mon avis, un point essentiel. Cela représente non seulement des emplois, mais aussi une aide précieuse pour l'Ukraine et l'Italie.

> J'ai parlé avec Marco Rubio, et notre échange a été constructif, portant sur les points essentiels. Merci pour votre disponibilité et votre position claire. Le premier point concerne les intercepteurs antimissiles balistiques, indispensables pour protéger des vies. Le deuxième est l'alerte précoce en cas d'attaques balistiques russes, qui est vitale. Le troisième est la situation autour de Starlink/Starshield, qui doit être rétablie. Bien entendu, tout cela s'inscrit dans le cadre de nos efforts diplomatiques pour mettre fin à cette guerre terrible et aux massacres incessants. Nous avons convenu de vous recontacter prochainement pour faire le point. Merci, Marco, pour votre approche constructive ! Merci à tous les Américains qui soutiennent des solutions équitables !

> J'ai parlé avec le pape Léon XIV et lui ai souhaité un prompt et complet rétablissement après son opération. Nous sommes reconnaissants qu'en cette période difficile, Sa Sainteté pense à l'Ukraine et prie pour notre peuple. Il a évoqué en détail l'escalade des tensions avec la Russie et ses attaques incessantes contre les villes et les localités ukrainiennes. Nous avons également parlé de la catastrophe humanitaire à Oleshki, zone temporairement occupée. Nous œuvrons pour venir en aide à nos concitoyens et nous travaillons à une solution. Sa Sainteté nous a informés de nos contacts avec la partie russe à ce sujet. Bien entendu, nous avons aussi abordé tous les défis et menaces sécuritaires actuels, notamment le manque d'avertissements de nos partenaires concernant les frappes balistiques russes, un incident qui s'est produit à trois reprises. Je remercie Sa Sainteté pour son soutien et tous ses efforts en faveur d'une paix digne.

> Une terrible frappe russe dans la région de Kharkiv. Le missile « Shahed » a touché directement des personnes, dans un parc près d'un café ordinaire. Une atrocité absolue. Six personnes sont mortes, dont des enfants. Une fillette en fauteuil roulant, Angelina, a été tuée. Elle avait un peu plus d'un an, elle était née en août 2025… Sa mère, Inna, est décédée à l'hôpital… L'autre fillette tuée avait 11 ans. Mes condoléances à sa famille et à ses amis. Quatorze autres personnes ont été blessées, dont six enfants. Je suis reconnaissant envers tous ceux qui soutiennent l'Ukraine dans ces circonstances et qui nous aident à abattre les missiles « Shahed », à stopper les attaques russes. Ces images sont terribles, mais derrière elles se cachent des vies brisées et la vérité sur cette guerre. Nous devons protéger des vies. L'Ukraine a besoin d'une défense aérienne. Nous ne pouvons pas envisager de négociations financières avec la Russie tant qu'elle poursuit cette guerre absurde. Nous demandons que les sanctions contre la Russie ne soient pas levées tant que les massacres persistent. Nous demandons aux États-Unis de faire preuve de fermeté et d'appliquer la loi Lindsey Graham. Nous demandons à l'Europe de maintenir son soutien. Nous lui demandons de tout mettre en œuvre pour que la paix s'installe et que la sécurité soit garantie. L'Ukraine aspire à la paix. C'est la Russie qui, depuis tout ce temps, s'obstine à perpétuer les massacres. Le monde a le pouvoir d'arrêter la guerre. Nous devons enfin utiliser ce pouvoir – contre les assassins.

> J'ai tenu une réunion d'information sur la situation dans les régions d'Ukraine suite à une nouvelle vague d'attaques russes. Malheureusement, 28 sous-stations et d'autres installations énergétiques importantes ont été endommagées. Les travaux de réparation sont en cours partout et l'électricité est progressivement rétablie. Je suis reconnaissant à toutes les équipes de réparation et à tous les employés des entreprises énergétiques. Le Premier ministre ukrainien a présenté un rapport sur la préparation des infrastructures pour la saison de chauffage. Les principaux axes d'intervention des structures gouvernementales, des entreprises énergétiques et des autorités régionales et locales ont été détaillés. Le ministre de la Défense, le ministre des Affaires étrangères et leurs équipes ont reçu des instructions urgentes concernant la prise de contact avec les partenaires susceptibles de soutenir notre défense aérienne dans les plus brefs délais. Certains accords politiques n'ont pas encore été mis en œuvre. Des retards sont également à prévoir dans la livraison de certains approvisionnements essentiels au niveau du département de la Guerre des États-Unis. Une réunion complémentaire se tiendra ce soir afin de faire le point sur les résultats des contacts de la journée. J'attends des résultats concrets. En collaboration avec le ministre de la Défense, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes et le commandant de l'armée de l'air, nous avons identifié des capacités supplémentaires de production de tourelles, qui ont démontré leur efficacité dans la lutte contre les avions de combat « Shaheed ». Nous augmentons nos commandes et il est essentiel d'accélérer autant que possible tous les processus : organisationnels, financiers et de production. Des instructions ont été données concernant les contacts avec les États baltes en vue du soutien logistique ; j'attends un rapport du ministère des Affaires étrangères ukrainien à ce sujet. Le commandant en chef des forces armées ukrainiennes a également présenté un rapport distinct concernant les informations recueillies par les unités sur l'utilisation des services Starlink/Starshield. Malheureusement, nous constatons que, sur différents secteurs du front, le matériel cesse de fonctionner à une vitesse de 130 à 161 kilomètres par heure. Cela ralentit notre logistique de première ligne et limite l'utilisation de drones de différents types, notamment les drones d'attaque à moyenne portée et les intercepteurs d'avions de combat « Shaheed ». Ce point doit être abordé à nouveau aujourd'hui avec nos partenaires à tous les niveaux. La rapidité d'intervention est essentielle pour sauver des vies. Merci à tous ceux qui contribuent ! Gloire à l'Ukraine !

> La tendance se confirme cette année : depuis le début de l'automne, nos soldats ont libéré plus de territoire que les Russes n'en ont conquis. Il en a été de même à d'autres endroits cette année. Nous continuons de mettre la pression sur les Russes sur le front. Dobropillia, Kostiantynivka, Oleksiievo-Druzhkivka, Orikhiv, Novopavlivka, Novoandriivka et Velykomykhailivka sont toutes sous contrôle ukrainien. Nous défendons également les zones proches de Kramatorsk et détruisons les forces russes à 20 kilomètres de Zaporijia, et non à 5, comme certains en Russie le prétendent à Poutine. Notre front est solide, et je remercie chaque soldat et chacune de nos unités qui remplit pleinement sa mission.

> J'ai eu une conversation avec les représentants du président des États-Unis, Steve Witkoff et Jared Kushner. La paix ne peut s'instaurer que par la force et une coopération fondée sur la confiance. Nous mettons tout en œuvre pour que la position américaine soit ferme et contribue à rapprocher la paix, que tous, à l'exception de la Russie, attendent depuis plus de quatre ans et demi. Nous avons notamment évoqué les résultats de la réunion de nos équipes en Floride. Nos équipes sont d'ailleurs en communication constante. Nous préparons également les prochaines étapes diplomatiques. Nous informons régulièrement nos partenaires de la situation réelle concernant les bombardements russes, qui ne cessent pas, et la question de la défense aérienne. L'issue de cette crise dépend en grande partie de la position américaine. L'Ukraine est prête à poursuivre son travail de manière constructive, honnête et en vue d'un résultat concret. Je remercie tous ceux qui, aux États-Unis et en Ukraine, soutiennent cette approche.

> Depuis l'annonce du cessez-le-feu énergétique par le président américain il y a une semaine, la Russie a délibérément attaqué les secteurs énergétique, pétrolier et gazier ukrainiens à 76 reprises. Rien que la nuit dernière, des sous-stations électriques ont été touchées dans les régions de Vinnytsia, Jytomyr, Khmelnytskyï et Odessa. Des dizaines de milliers de familles sont toujours privées d'électricité. Les équipes d'intervention et de réparation travaillent quasiment jour et nuit pour rétablir le courant. Durant la nuit, les Russes ont également bombardé des bâtiments résidentiels dans nos régions. À l'heure actuelle, on dénombre 12 blessés, dont deux enfants, et deux morts. J'adresse mes condoléances à leurs familles et à leurs proches. Ce matin, une exploitation agricole a été bombardée à Volyn. Tous les services essentiels sont opérationnels sur le site. Au total, au cours de la semaine écoulée, les Russes ont attaqué l'Ukraine avec près de 2 700 drones d'attaque, 1 700 bombes aériennes et 66 missiles, pour la plupart balistiques. Les principales cibles de ces frappes sont les installations énergétiques ; les Russes cherchent à provoquer une panne d'électricité générale. L'Amérique doit constater que la Russie ne prend aucune mesure de réciprocité suite à l'allègement des sanctions ou aux accords. Au contraire, elle interprète chaque opportunité de profit comme la preuve que son pari sur la guerre est gagnant et qu'elle peut poursuivre les combats. C'est cette position de la Russie qui explique la poursuite de la guerre, et non la légitime défense de l'Ukraine. C'est à la Russie qu'il faut exercer des pressions pour que la paix ait une chance d'émerger. Merci à tous ceux qui comprennent cela et qui contribuent à cet effort.

> La voie de négociation américaine se poursuivra. Nous comptons sur eux pour exercer davantage de pression sur Poutine, et non sur nous. Autrement, ce serait tout simplement injuste. Concernant nos rencontres avec la partie américaine, nous prévoyons de nous rencontrer et sommes prêts à le faire en Ukraine ou en Europe. S'ils souhaitent nous rencontrer en Amérique, qu'ils nous invitent. Nous sommes prêts à négocier partout et dans n'importe quel format : à trois, à deux, à quatre, voire à cinq – peu importe. Ce qui compte, c'est la paix. La partie américaine nous a fait savoir que notre rencontre pourrait avoir lieu la semaine prochaine. Et, bien sûr, à mon avis, les Européens doivent disposer de leur propre infrastructure et de leur propre voie de négociation avec la Russie. Nous devons explorer toutes les pistes possibles pour mettre fin à la guerre. Nous nous entretiendrons également séparément avec la Turquie. Je prévois de m'entretenir séparément avec le président Erdoğan au sujet de la sécurité maritime et alimentaire, ainsi qu'avec des représentants des pays du Moyen-Orient. Concernant une rencontre avec Poutine, les États-Unis y travaillent. Ils ont une proposition de réunion trilatérale. Cette réunion pourrait avoir lieu dans un pays du Moyen-Orient. Les États-Unis ont toujours évoqué les Émirats arabes unis ou l'Arabie saoudite. Une autre possibilité serait qu'elle se tienne aux États-Unis pendant le sommet du G20. Cependant, ni la Russie ni les États-Unis n'ont encore confirmé cette information. La réunion pourrait également se tenir dans un pays européen. Je sais que les Européens ont entamé des discussions à ce sujet. Nous verrons comment les choses évoluent.

> La veille, les Russes ont porté un coup dur au secteur énergétique ukrainien : plus de 15 installations importantes de production et de transport d'électricité dans différentes régions d'Ukraine ont été attaquées. Les travaux de rétablissement sont en cours et tous les services nécessaires ainsi que toutes les forces disponibles des entreprises énergétiques ukrainiennes sont mobilisés. Je remercie tous ceux qui travaillent sans relâche pour rétablir l'électricité. La situation était la plus critique à Loutsk, Rivne, Jytomyr, Vinnytsia, Chepetivka, Slavouta et Netichyn. Le secteur énergétique de Kharkiv, Kyiv, Dnipro et d'autres régions a également été touché. Les Russes ont intensifié leurs attaques contre notre secteur énergétique et tentent de disperser au maximum nos réserves et notre capacité de production d'énergie renouvelable. Rien qu'entre 19 h hier et 7 h ce matin, plus de 320 roquettes « Shahed » (bombes à réaction et à essence) ont été utilisées contre notre secteur énergétique, nos villes et nos localités, ainsi que des munitions de barrage, des missiles de croisière et des missiles balistiques. Bien que nos soldats parviennent à abattre une part importante des appareils russes, l'ampleur et la continuité de leurs frappes, notamment sur le secteur énergétique, ont malheureusement de nombreuses conséquences néfastes. Il est important que nos partenaires européens aient déjà préparé de nouveaux plans de soutien à l'Ukraine. Je leur en suis reconnaissant. Il est également important que tous les Américains prennent conscience de la situation. Alors que les Russes ont porté un coup si dur à notre secteur énergétique, les États-Unis ont malheureusement choisi d'ignorer complètement la loi Lindsey Graham, censée exercer une pression efficace sur la Russie pour mettre fin à cette guerre. Cette loi pouvait – et peut encore ! – être d'une grande aide. Mais il est essentiel qu'elle soit réellement appliquée, et chaque vote compte. La Russie tente de plonger l'Ukraine dans le noir juste avant l'hiver. Elle cherche à priver des millions de nos concitoyens d'électricité et de chauffage. Il est impératif d'exercer une pression pour l'en empêcher. Les sanctions américaines, le relâchement de la pression sur l'agresseur et les récompenses financières accordées à Poutine ne font que l'encourager à poursuivre le combat. Nous ne devons pas céder et nous devons tout faire pour mettre fin à cette guerre. Il faut y mettre fin et ne pas donner à Poutine toutes les raisons de le perpétuer indéfiniment. Merci à tous ceux qui luttent véritablement pour la paix et qui aident l'Ukraine !

> Poutine veut nous détruire. Il ne nous respecte pas, ni notre souveraineté, ni notre intégrité territoriale. Il pense vraiment que nous ne sommes ni un pays, ni une nation. Croyez-vous vraiment que la seule partie orientale de notre pays lui suffira ? Alors pourquoi s'est-il attaqué à Kiev au début de l'invasion à grande échelle ? Est-ce le Donbass ? Non, c'est la capitale. Sans capitale, il n'y a pas d'État. Et que se passera-t-il ensuite ? Jusqu'où s'arrêtera-t-il ? S'il teste actuellement tous ces drones contre des pays européens, voire des pays de l'OTAN ? Pour l'instant, ils ne crient pas au scandale. Ils ne veulent pas d'escalade car ils possèdent un drone russe, deux drones, dix. Mais vous allez beaucoup plus crier quand il y aura des missiles balistiques, des missiles de croisière et des milliers de drones. Nous en avions mille hier. Mais la partie américaine a déclaré qu'il est difficile de dialoguer avec Zelensky. C'est plus facile avec Poutine. Évidemment.

> Poutine ne souhaite aucune négociation pour le moment, sous quelque forme que ce soit. Il joue sur les mots, prétendant qu’« ils répondent ». Cela ressemble fort à une parodie de toute volonté sincère de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons accepter d’accords sur le diesel, car ceux sur le gaz suivront. J’en suis absolument certain. Après le gaz, les sanctions seront levées sur d’autres secteurs. Elles finiront par toucher le système bancaire, certaines personnes et l’industrie chimique. Et les avoirs gelés comportent des risques. Si je ne défends pas ces avoirs par la voie diplomatique, qui le fera pour nous ?

> [Discours au Conseil européen] Nous pensons que cette guerre prendra fin au plus vite. Mais Poutine compte bien s'installer durablement. Il construit une Russie à l'image de la Corée du Nord, où les enfants sont endoctrinés dès leur plus jeune âge pour la guerre et pour mourir pour leur dirigeant. La Russie restera donc une menace. Et c'est notre force – ukrainienne –, notre armée, nos technologies qui contribuent à garantir la sécurité européenne, votre sécurité. Ces garanties de sécurité ne sont pas encore prises en compte – à notre avis – dans votre budget à partir de 2028. Prenons ce problème au sérieux. Déterminons précisément comment les capacités de défense de l'Ukraine doivent être intégrées à ce budget.

> [Discours au Conseil européen] La guerre coûtera 155 milliards d'euros l'année prochaine. Et nous avons besoin d'au moins 70 milliards d'euros supplémentaires de votre part – pour la défense, l'armement et notre capacité de résilience. C'est un montant réaliste. Je vous demande donc de trouver ce soutien. Il nous aidera à contenir la Russie. Voici quelques faits très simples. Nous neutralisons la plupart des offensives russes sur la ligne de front grâce aux drones. Nous coupons les lignes de ravitaillement russes grâce à ces technologies. Et nos drones contribuent à affaiblir l'économie russe. Actuellement, nous pourrions produire deux ou trois fois plus de drones – selon le type. Mais nous n'en avons tout simplement pas les moyens. C'est un fait. Imaginez un peu si nous pouvions exercer une pression deux ou trois fois supérieure sur la Russie.

> [Discours au Conseil européen] Nous avions prévenu que tout allègement des sanctions en Europe serait rapidement exploité par d'autres, et nous le constatons déjà. Nous voyons aujourd'hui comment l'argent va recommencer à affluer en Russie grâce à l'« accord sur le diesel ». Cet « accord sur le diesel » ne suffira jamais à compenser l'impact du détroit d'Ormuz sur les marchés mondiaux. En revanche, il alimentera directement les caisses de Poutine pour financer cette guerre. Nous avons besoin d'un 22e train de sanctions européennes conséquent. Et surtout, nous exigeons de véritables sanctions contre toutes les entreprises et toutes les personnes impliquées dans la fabrication de missiles balistiques, de systèmes de communication avancés et de drones russes, ainsi que contre celles impliquées dans le système financier russe.

> [Discours au Conseil européen] Je suis reconnaissant à tous ceux qui s'efforcent de maintenir l'unité entre l'Europe et les États-Unis. Nombreux sont les Américains de bonne volonté qui souhaitent sincèrement la défaite du mal et la force de l'Ukraine. Ce sont ces mêmes personnes qui ont aidé l'Europe à défendre sa liberté, qui ont combattu lors du Débarquement, qui ont remporté la Guerre froide et qui veulent le meilleur pour l'Europe. Des personnes qui aspirent à l'alliance, et non à la division ou à l'humiliation de l'Europe. Je crois que la plupart des Américains partagent encore ce sentiment. Et en fin de compte, le peuple américain aura son mot à dire. Poutine écoutera l'Amérique si celle-ci intensifie véritablement la pression sur lui et lui fait clairement comprendre une chose : soit il choisit la paix, soit il ne recevra plus aucun financement pour sa guerre.

> [Discours au Conseil européen] Je vous suis reconnaissant de votre soutien à l'Ukraine. Merci. Nous avons traversé bien des épreuves ensemble, durant ces années de guerre totale. Aucun d'entre nous ne souhaitait cette guerre, absolument aucun. Mais c'est à nous d'en subir les conséquences brutales et l'instabilité qu'elle a engendrée. L'unité en matière de défense se construit toujours par la solidarité. Sans une Union européenne déterminée, capable de prendre des décisions fortes, Poutine serait allé bien plus loin. L'Union européenne n'a pas flanché. Elle n'a ni reculé ni cédé à la peur lorsqu'il s'est agi de défendre le mode de vie européen. Et cela a été tout aussi important que le courage des Ukrainiens.

 

● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> La dirigeante vénézuélienne María Corina Machado a affirmé que la tenue d'élections présidentielles était une priorité pour faire progresser la transition démocratique au Venezuela et a assuré qu'elle œuvrait à son retour au pays. Elle l'a déclaré lors d'un entretien accordé au quotidien colombien El Tiempo à Panama, où elle a abordé le processus politique vénézuélien, les relations avec la Colombie et les projets de relance économique.
Machado a soutenu que la transition devait résulter d'un « grand accord national » impliquant tous les citoyens et a appelé à la fixation d'une date pour les élections présidentielles dans les plus brefs délais. Selon elle, empêcher son retour n'arrêtera pas le processus de changement que, d'après elle, la société vénézuélienne réclame.
« Pour nous, il ne s’agit pas d’une lutte électorale ou politique : il s’agit d’une lutte existentielle pour la vie, d’une lutte éthique pour la vérité et d’une lutte spirituelle pour le bien », a-t-elle déclaré.
La dirigeante vénézuélienne a également abordé les relations entre le Venezuela et la Colombie, excluant toute possibilité de coopération efficace avec le régime de Delcy Rodríguez dans la lutte contre les groupes armés tels que l'ELN et la Segunda Marquetalia.
« Il n’y aura pas de paix durable en Colombie tant qu’il n’y aura pas de démocratie au Venezuela », a rappelé Machado, faisant référence à un message qu’elle avait délivré devant le Sénat colombien en 2013. Elle a également souligné les liens entre les deux pays et a affirmé que la transition vénézuélienne contribuerait à la stabilité régionale et au retour des migrants.
Sur le plan économique, Machado a proposé de remettre en service le gazoduc Antonio Ricaurte, qui relie la Colombie et le Venezuela, et d'accroître la production de gaz afin de répondre aux besoins colombiens. Elle a également proposé d'attirer les investissements dans les secteurs de l'énergie, de l'agriculture, des mines et des infrastructures, en s'appuyant sur des garanties juridiques et une réglementation transparente.
Enfin, il a soutenu que la transition devait permettre des progrès en matière de vérité et de justice, sans pour autant devenir un processus de vengeance.

 

María Corina Machado (leader)
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[Discours lors de la rencontre de la Plateforme d'unité démocratique] Je crois que cette réunion est opportune et nécessaire. C'est l'occasion pour nous de nous rassembler et de réfléchir à la période que nous traversons, à ce que nous avons accompli jusqu'à présent et aux défis qui nous attendent.
Le Venezuela a sans aucun doute traversé des années de ténèbres absolues. Nous avons énormément souffert, beaucoup perdu et beaucoup appris. Il est inacceptable et incompréhensible de voir aujourd'hui tant d'enfants vénézuéliens livrés à eux-mêmes dans les rues, sans école, sans famille, sans nourriture.
Voir des personnes âgées passer leurs dernières années seules. Des maisons où les gens vivent dans l'obscurité au quotidien, privés de repas ou incapables d'envoyer leurs enfants à l'école. Des familles déchirées, des enfants loin de chez eux.
Ces années ont été marquées par de grandes souffrances, mais aussi par un combat si gratifiant. Songeons à ce que nous avons accompli, à ce qui nous a menés jusqu'ici. Chaque pas, chaque cri, chaque étreinte, chaque prisonnier libéré, chaque Vénézuélien qui peut rentrer chez lui.
Tout cela représente les véritables acquis d'une société qui a choisi la liberté et qui n'a jamais, jamais capitulé. Vous m'avez souvent entendu dire que notre combat est un combat éthique pour la vérité, un combat existentiel pour la vie et un combat spirituel pour le bien. À ce sujet, j'aimerais partager quelques réflexions avec vous.
Avant tout, il y a la valeur de la vérité. Car il faut un courage immense pour rester ferme, appeler les choses par leur nom, alors qu'il est si facile, comme certains le font, de masquer sa soumission ou sa faiblesse sous un vernis de pragmatisme.
Mais surtout, seule la vérité, seule la vérité nous mènera à la liberté et à la confiance entre les citoyens. Seule la vérité permettra au pays de retrouver confiance en lui. Et je vous le dis, s'il y a une chose que j'ai apprise dans ce combat, c'est que la seule chose qui compte, c'est votre parole.
Aujourd'hui, compte tenu de la situation au Venezuela et des pratiques politiques mondiales, c'est dans ce contexte que la confiance se construit et s'entretient, permettant l'émergence de grands mouvements qui transforment les nations. C'est là l'essence et le pilier fondamental de notre combat. Deuxièmement, la valeur de la vie.
Ceci nous amène à l'impératif éthique d'une nation où chaque jour qui passe se mesure non pas en heures, mais en vies humaines. Par conséquent, perdre du temps est éthiquement inacceptable. Nous devons écouter le cri du peuple, ses besoins, l'urgence de ceux qui ne peuvent plus attendre.
Comment peut-on demander de la patience à une nation qui, depuis 27 ans, vit dans l'humiliation de recevoir des miracles, dans la douleur de ne pouvoir serrer ses enfants dans ses bras ? Dans la rage qui naît du constat qu'en présence d'une tragédie comme nos tremblements de terre, l'inhumanité et le cynisme ont triomphé. Une corruption flagrante. Débridée et obscène.
Face à une société en perpétuelle mutation, elle s'ouvre. Et troisièmement, bien sûr, il y a la valeur du bien. Car tout n'est pas acceptable dans la vie.
Il existe une distinction nette entre le bien et le mal. Tout n'est pas acceptable en politique. Et je le répète, masquer la soumission sous couvert de pragmatisme ne fait qu'accroître le fossé entre le peuple et certains dirigeants ou élites. C'est pourquoi nous savons aujourd'hui que le Venezuela ne pourra se libérer de cette horreur et de cette souffrance tant que nous n'aurons pas démantelé ce régime malfaisant, indifférent à la vie des Vénézuéliens, un régime qui se nourrit de mensonges et qui cherche à se perpétuer à tout prix.
Aujourd'hui, nous, Vénézuéliens, forts de nos acquis, devons œuvrer à la conquête de la liberté et de la dignité, conscients que c'est grâce au courage, à l'intégrité et à la détermination que nous y parviendrons. Aujourd'hui, nous constatons comment une nation qui a choisi la liberté a compris la nécessité d'abattre les barrières érigées par le régime pour nous diviser et nous dresser les uns contre les autres.
Et cette véritable unité naît du cœur même d'une nation, centrée sur les valeurs qui la définissent. Nous sommes aujourd'hui à l'aube d'une ère nouvelle. Enfin, nous allons réaliser la République libérale-démocrate tant attendue, telle qu'imaginée par nos pères fondateurs, bâtie sur ces valeurs : liberté, égalité, sécurité, identité et propriété.
Et c'est ce que ces années de lutte ont démontré.
Nous nous sommes préparés, à travers nos échecs comme nos réussites, pour en arriver là. Et aujourd'hui, alors que nous commémorons le troisième anniversaire du 22 octobre 2023, ceci témoigne et rend hommage à cet exploit historique et sans précédent, un tournant qui a changé notre histoire à jamais, et pour le mieux.
Aujourd'hui, je tiens à saluer les partis politiques qui ont compris qu'il était temps de rendre le pouvoir au peuple. Que les citoyens puissent faire entendre leur voix. Que voulaient-ils ? Où voulaient-ils aller, et avec qui ? Et bien sûr, je rends hommage à tous ceux qui ont risqué leur liberté, leurs biens, leur vie.
De la Commission nationale des primaires, des commissions des primaires de chaque État, des témoins, des organisations de la société civile, de Súmate, des ONG, tous ceux qui se sont engagés à rendre cela possible. Ceux qui, par leur temps, leur vocation et leur amour, ont fait comprendre au monde entier que le Venezuela avait changé à jamais. Je me souviens toujours de la nuit précédente, ce 21 octobre, la nuit où nous avons fait nos paris.
Combien de personnes allaient finalement se présenter le 22 octobre malgré la peur et les intimidations ? Nous avions imprimé bien plus de bulletins de vote que nécessaire afin d’éviter toute pénurie. Certains parlaient d’un demi-million, 600 000, 800 000, voire un million — les plus audacieux. Et le 22 octobre arrivé, vers 10 ou 11 heures du matin, mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. Bien sûr, c’étaient des gens des Andes qui appelaient de Mérida, Táchira, Trujillo, Barinas, furieux car il n’y avait plus de bulletins.
Plus de trois millions de Vénézuéliens sont descendus dans la rue ce jour-là. Ce fut notre victoire spirituelle. Ce jour-là, nous avons vaincu le régime car il nous avait sous-estimés avec cette planche à repasser. Vous souvenez-vous de Catia ? Comme la planche à repasser n’était pas arrivée, une femme a sorti la sienne. Pour moi, c’est devenu l’image emblématique de la lutte quotidienne dans l’exercice sacré de la souveraineté populaire, dimension indissociable de la souveraineté nationale. C’est pourquoi, ce jour-là, nous avons célébré à la fois la souveraineté populaire et la souveraineté nationale, et nous nous sommes organisés pour ce qui allait être la victoire incontestable et historique du 28 juillet.
Et une fois encore, nous devons rendre hommage à celles et ceux qui, avec courage, dévouement et amour, ont tout donné pour que cet exploit devienne réalité. À Edmundo González Urrutia, à notre président élu, à Corina Yoris, qu'ils craignaient, à nos commandos locaux, à la plateforme 600K, à chacun d'entre vous, vous qui êtes les héros, les héros civils de ce grand combat. Et je vous le dis, le 28 juillet a posé les fondements moraux et juridiques permettant que Nicolás Maduro soit traduit en justice aux États-Unis le 3 janvier, et nous en serons toujours reconnaissants au président des États-Unis.
Elle a ouvert la voie à la liberté, à la démocratie et à une véritable souveraineté, en chassant les réseaux criminels de notre territoire, de nos communautés et de nos institutions. Aujourd'hui, le Venezuela se relève, se relève avec dignité et fierté, car c'est notre accomplissement, non seulement depuis l'indépendance, par la conquête de la démocratie, mais aussi aujourd'hui. Affronter et vaincre la pire tyrannie que ce continent ait jamais connue.
C’est pourquoi il est si important que nous nous souvenions ici de la valeur de notre parole et de la vérité. Cela s’est manifesté lors de l’Accord de Panama, dans cette ville qui m’a accueilli. En mai dernier, nous avons convenu que rien ni personne ne nous arrêterait tant que nous n’aurions pas progressé sur la voie qui nous permettrait de mettre fin à la tyrannie et, par le biais d’élections présidentielles, de permettre à la société vénézuélienne de s’exprimer librement.
Tous ceux qui souhaitent se présenter, tous ceux qui ont le droit de vote. Cet appel de la société et cet engagement que nous avons pris sont plus pertinents que jamais. Et nous sommes ici pour le réaffirmer.
C’est pourquoi nous allons maintenant mettre en œuvre l’une des initiatives les plus importantes, les plus efficaces et les plus nécessaires, une initiative qui sera reconnue par le monde entier : notre grand accord pour la reconstruction de la République. Un grand accord national par lequel tous les Vénézuéliens s’engagent à restaurer cette République libérale et démocratique. Et l’histoire nous enseigne que les transitions sont généralement menées par un petit nombre d’acteurs.
Des accords entre élites, dirigeants politiques ou économiques, groupes sociaux et partis. Mais nous, à la manière vénézuélienne, souhaitons une transition où toute la société participe, est entendue et assume la responsabilité individuelle de la défendre. C'est pourquoi je retourne au Venezuela, afin qu'ensemble, nous puissions aller d'un État à l'autre, d'une municipalité à l'autre, d'une paroisse à l'autre, d'une communauté à l'autre, d'un village à l'autre, d'un foyer à l'autre, pour écouter, enrichir et ratifier ce grand accord national.
C’est pourquoi je considère qu’aujourd’hui, parmi vous, organisations politiques démocratiques du Venezuela, vos propositions et votre vision, qui s’entremêlent à toutes ces aspirations, idées et convictions que nous, Vénézuéliens, forgeons ensemble, constituent un événement historique. Tout comme le 22 octobre 2023, que nous célébrerons dans quelques jours – pas aujourd’hui, comme je l’ai dit précédemment, mais dans quelques jours –, tout comme ce 28 juillet, nous aurons à nouveau l’occasion de montrer au monde entier ce dont nous, Vénézuéliens, sommes capables. La première transition qui sera accueillie, soutenue et enrichie par toute une nation. Merci à tous pour votre amour, votre dévouement, votre engagement démocratique et votre courage.
Chacun d'entre vous témoigne de l'immense force du peuple courageux et prouve que le Venezuela sera libre. Que Dieu nous bénisse et, comme je l'ai dit, c'est un combat spirituel, c'est pourquoi nous restons unis à Dieu jusqu'au bout.