Voici une sélection, ce 25 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Protéger les enfants des dérives des écrans ne peut plus attendre. Je
viens de promulguer la loi visant à interdire les téléphones portables au lycée
dès la rentrée, proposition de la commission écrans. Une école sans téléphone,
c’est retrouver la sérénité de l’apprentissage.
> En ce Jour de l’Indépendance de l’Ukraine, la France salue un peuple qui défend sa liberté, sa souveraineté, son avenir. On ne soumet pas un peuple libre. L’Ukraine est debout. La France, l’Europe et tous les partenaires de la Coalition des volontaires, à ses côtés.
> La visite en France du Prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane marque une étape importante. Face aux défis de la région, la France et l’Arabie saoudite ont toujours promu ensemble la paix et la stabilité, et continueront leur concertation en ce sens. Notre partenariat se construit aussi dans l’action : grands projets, technologies de pointe, investissements et événements internationaux comme l’EWC à Paris. Nous avons déjà beaucoup accompli ensemble. Nous pouvons aller plus loin.
> Une annonce hors normes. Vous connaissez mon intérêt pour les mangas. Vous savez aussi ma détermination à attirer en France les investissements qui créent des emplois et rendent possibles les projets les plus ambitieux. Avec l’Arabie saoudite, nous faisons une annonce sans précédent. À Cergy-Pontoise, 3 parcs à thème vont voir le jour. 6 milliards d’euros d’investissements. 22 000 emplois créés. Du jamais vu depuis Disneyland Paris. Une nouvelle destination mondiale. Ici, en France. Merci à Qiddiya et à l’Arabie saoudite pour leur confiance en notre pays, en nos talents et en notre avenir. C’est tout le sens de Choose France : aller chercher les projets les plus ambitieux et faire de la France le pays où ils deviennent réalité. Créer des emplois. Faire rayonner la France. Nous n’avons pas fini de surprendre le monde. Très fier de cette réussite.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> À quelques jours de la rentrée, notre priorité est claire : une École qui
instruit, protège, unit et prépare l’avenir.
Dès cette année, et sous l'impulsion du ministre Edouard Geffray des décisions
concrètes entrent en vigueur :
- plus de 10 millions d’élèves, de la grande section à la terminale, seront
interrogés dès novembre sur les violences sexistes et sexuelles pour mieux les
détecter et mieux protéger les enfants ;
- les trois séances annuelles d’éducation à la vie affective, relationnelle et
à la sexualité devront être programmées dans chaque école et chaque
établissement ;
- le téléphone portable sera désormais interdit au lycée, comme il l’est déjà à
l’école et au collège : éteint et rangé pendant le temps scolaire ;
- dès la rentrée, les attendus en matière de maîtrise de la langue seront
clairement fixés pour les épreuves du brevet et du baccalauréat.
À l’heure de l’intelligence artificielle, savoir lire, écrire et maîtriser le
langage est plus indispensable que jamais ;
- dans 18 départements pilotes, les élus disposeront d’une visibilité à cinq
ans sur la carte scolaire, avant une généralisation de cette nouvelle méthode à
tous les départements.
Une même ambition pour chaque élève et une même exigence pour l’École, partout
sur le territoire.
> J’ai souhaité m’adresser aux responsables et aux militants de la CFDT à l’occasion de leur rentrée, consacrée cette année à l’avenir de nos services publics. Dans un contexte marqué par de fortes incertitudes internationales et politiques, le prochain budget doit permettre de redresser nos comptes sans céder à la facilité des rabots et des choix brutaux : engager maintenant les réformes qui permettront d’éviter l’austérité demain, définir clairement nos priorités et répartir justement les efforts. Cette même méthode doit guider l’avenir de nos services publics. Vieillissement de la population, changement climatique, intelligence artificielle, équilibre entre liberté locale et égalité républicaine : plutôt que subir ces transformations ou céder au « fonctionnaire bashing », nous devons les anticiper. Le dialogue social sera essentiel. Sur les transformations du travail comme sur celles de nos services publics ou encore l’adaptation de notre système de retraite, les partenaires sociaux doivent pouvoir se saisir pleinement de ces débats et contribuer aux solutions. C’est cette méthode de confiance que je continuerai de défendre.
> Aux Invalides, accueil aujourd’hui du Prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane. Entre la France et l’Arabie saoudite, le partenariat est ancien, solide et tourné vers l’avenir. Du développement d’AlUla, région historique et site archéologique majeur d’Arabie saoudite, aux nouveaux projets industriels, de la production de vaccins aux coopérations énergétiques : cette relation produit des résultats concrets et ouvre de nouvelles perspectives. Dans une région traversée par les crises, elle nourrit aussi un dialogue indispensable pour la sécurité et la stabilité.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Le 25 août 1944, Paris est officiellement et définitivement libéré après 4
ans d’occupation allemande. Le 19 août de la même année, des milliers de
valeureux policiers s’emparent de la Préfecture de police et y hissent le
drapeau tricolore. 82 ans après, notre reconnaissance est intacte.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> En ce jour de fête nationale de l’Ukraine, nous saluons le courage d’un
peuple qui se bat pour sa liberté et sa souveraineté face à l’agression russe.
La France continuera de soutenir les Ukrainiens et leurs forces armées.
> À l'occasion du conseil de partenariat stratégique tenu hier à Paris, j'ai co-signé une lettre d'intention qui pose des jalons concrets pour l'avenir de la relation bilatérale de défense franco-saoudienne : formations, nouvelles technologies, coopération d'armement. Engagés ensemble pour approfondir ce partenariat stratégique en faveur de la sécurité et de la stabilité régionale et pour renforcer nos capacités de défense.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Annuler la dette publique ? Crise financière assurée. (…). Ça fait des
années que Jean-Luc Mélenchon le dit et qu'il le répète. Alors il le fait avec
brio, mais il raconte n'importe quoi, absolument n'importe quoi. Bon d'abord,
je sais qu'il s'en moque, mais c'est illégal, non conforme aux droits
européens, c'est-à-dire que demander à la Banque de France indépendante, au
fond, de racheter une partie de la dette, 20% de la dette de l'Etat français.
Et vous faites un gigantesque bras d'honneur aux autres membres de la zone euro.
De fait, vous sortez de l'euro, puisque vous dites : «Je ne respecte plus les
règles de la maison commune». Deux, c'est dangereux, parce que ça veut dire in
fine qu'on va avoir des taux d'intérêt qui vont augmenter. Les créanciers qui
nous prêtent, qui disent l'État français vient de dire merde à 20% de sa dette.
Ils vont dire quoi ? Moi je ne vous prête plus à 4, je vous prête à 4,5, je
vous prête à 5. (…)
Les retraités grecs, ils ont vu - on en parlera tout à l'heure peut-être -
d'une moindre hausse des retraites l'année prochaine que prévue. Les retraités
grecs ont perdu plus de 10% de pouvoir d'achat. Les infirmières grecques ont vu
leur salaire baisser. C'est ça renégocier la dette. C'est ça dire merde, je le
répète, à des créanciers. Même si c'est la Banque centrale, accessoirement
indépendante, dont la mission principale c'est de lutter contre l'inflation,
c'est se moquer du monde. C'est prendre les Français pour des lanternes. C'est
mettre en danger la signature de la France, en donnant l'impression… Moi j'ai
eu l'impression d'écouter Raymond Devos, parce que je l'ai écouté hier… de
raconter absolument n'importe quoi, de le faire, je le répète, avec un certain
brio, et de donner l'impression qu'il y a une formule magique face à un défi
majeur, vous l'avez dit : croissance difficile, taux d'intérêt en hausse, dette
à faire réduire, qu'on pouvait le faire par une baguette magique. C'est le
serpent Caïn, qui nous raconte n'importe quoi, qui essaie de nous endormir.
Mais endormir les Français aujourd'hui sur ce sujet, c'est les préparer à un
cauchemar.
> Quand le Premier ministre écrit aux groupes parlementaires en leur disant : «Franchement, la présidentielle, elle est importante, elle a lieu dans 8 mois, en attendant, soyons responsables, votons ensemble un budget qui ne sera pas parfait, et celui ou celle qui sera élu pourrait le modifier». Et qu'on lui répond, Jean-Luc Mélenchon, le premier, en disant : «Non, on va vous censurer quoi qu'il arrive». J'espère que les autres seront plus responsables. Ça crée de l'incertitude. Si les marchés, aujourd'hui, se disent qu’on a un État qui est très endetté et en plus il y a un risque qu'il n'y a pas de budget, je vous le confirme, on va payer plus cher notre dette.
> On a révisé la croissance à la baisse à 0,7 juste avant l'été. J'espère qu'on y restera. Parce qu'on a eu un été difficile. Les canicules, les incendies, ça a un impact sur la production agricole. L'économie, c'est la réalité.
> [Dette et Budget 2027] Je pense que tout le monde
va devoir faire des efforts : les entreprises, les ménages, l'Etat, qui va,
comme on le dit, se serrer la ceinture, les dépenses de santé, plutôt que de
trouver un coupable idéal et taper dessus. (…)
Ce qu'on souhaite faire, le Premier ministre l'a dit, c'est mettre en place des
réformes structurelles. Quand on dit qu'on va augmenter un peu les franchises
médicales, pour ceux qui consomment beaucoup de médicaments, de manière à les
inciter à consommer un peu moins, c'est une réforme structurelle. Ce n'est pas
un coup de rabot. Quand on dit qu'on ne va pas baisser les retraites, on ne va
pas forcément les augmenter autant que l'inflation, qui est aujourd'hui assez
faible. Donc, on ne compte pas baisser les retraites des Françaises et des
Français. (…)
Un retraité qui gagne aujourd'hui 2 000 Euros par mois, l'inflation est à 2%,
c'est 40 Euros en plus. La question, c'est : est-ce qu'on met en place tous ces
40 Euros ou moins ? Il n'y a pas un salarié en France, à part ceux qui sont au
SMIC, qui sont automatiquement indexés.
> [Budget 2027] Le débat parlementaire, il a lieu avec toutes celles et ceux qui sont élus. Effectivement, ils vont tous déposer des amendements. Ce débat, il doit avoir lieu avec l'Assemblée nationale qui représente la France telle qu'elle est. Ce n'est pas la France dont je rêve forcément. Le premier groupe parlementaire de l'Assemblée, aujourd'hui, c'est le Rassemblement National. Je me suis engagé en politique pour lutter contre eux. La réalité, c'est qu'ils sont élus et qu'évidemment, je négocierai avec eux. On discutera avec eux leurs amendements. Je donnerai mon avis sur leurs amendements. J'ai bien vu que La France Insoumise avait décidé de nous censurer quoi qu'il arrive. On verra ce que font les autres. Moi, ce que j'espère, c'est qu'on va réussir, au fond, à dégager un peu la piste de décollage pour celles et ceux qui, quoi qu'il arrive, ils se voient tous élus, hériteront de ce budget, il ne faut pas l'oublier.
> Vous vous rendez-compte, c'est comme ça que La France Insoumise, qui se voit gouverner la France, qualifie le débat parlementaire. Qu'un gouvernement dise : «Je vais présenter un projet de loi de finances, je souhaite qu'il soit discuté et j'espère qu'il va être voté», ça c'est du chantage ? Là encore, on se moque du monde. La réalité, c'est que c'est comme ça que ça marche, la démocratie, ne leur en déplaise.
> Il y a deux défis majeurs : l'équilibre du régime des retraites et le fait qu'on vieillit, meurt de plus en plus tard, tant mieux. Les dépenses de santé augmentent de plus en plus. Il faut à la fois qu'on traite le déséquilibre des régimes de retraite du fait de la démographie et les enjeux de dépenses de santé qui ont tendance à augmenter beaucoup trop.
> La facturation électronique, d'abord, c'est pour simplifier la vie des entreprises, pas pour leur compliquer. Deux, ça coûte très peu d'argent. J'ai entendu les débats sur ça va coûter une fortune. Il y a même des logiciels gratuits pour les micro-entrepreneurs qui permettent de le faire gratuitement. Trois, ce sont des outils nouveaux. Le problème auquel on fait face avec nos cyberattaques, c'est qu'on a des outils assez anciens dans l'administration qui ont été construits à travers le temps et qui ne sont pas forcément adaptés à ce monde d'aujourd'hui.
> On a noté que le prix du pétrole n'a pas baissé, que le prix du gaz n'a pas baissé, que le prix de l'essence à la pompe, malgré le plafonnement d'un certain nombre de stations que tous les Français ont vues sur les autoroutes, n'a pas baissé. Et donc on regarde de très près s'il faut prolonger ces aides et comment on va le faire. Je rappelle que le guichet aux gros rouleurs est toujours ouvert. On a 1 369 000 ménages qui l'ont demandé jusqu'au 31 août.
> Le problème auquel on fait face avec nos
cyberattaques, c'est qu'on a des outils assez anciens dans l'administration.
Ils ont été construits à travers le temps et ne sont pas forcément adaptés
aujourd'hui. Vous savez qu'aujourd'hui ces données elles sont déjà en ligne.
Vous n'imaginez pas qu'à Bercy on a des coffres avec toutes les factures papier
qui s'accumulent. On les met dans nos bases de données, elles existent déjà. La
seule différence, c'est que ça va être plus simple, plus efficace, moins
coûteux pour tout le monde. Et en passant, on va lutter contre les fraudes. (…)
On n'est pas au niveau, il faut qu'on investisse, mais on a besoin de s'y
mettre. (…)
On est face à des attaques de dimension d'échelle nouvelle. On a eu l'Ukraine,
on a eu l'Iran, on a eu la covid19. Cette épidémie de cyberattaques qui
s'accumule depuis des semaines, c'est un nouveau choc majeur auquel on doit
faire face ensemble. (…)
Franchement, il y a des investissements à faire, pas seulement dans l'État. On
a vu que les entreprises étaient aussi concernées.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Il y a 35 ans aujourd'hui le Parlement ukrainien proclamait l'indépendance
du pays par 321 voix contre 2. Ce choix était confirmé quelques mois plus tard
par référendum, avec plus de 92% de suffrages favorables au niveau national, et
une très large majorité dans chaque région du pays, y compris en Crimée, à
Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson, que revendique et occupe illégalement
Vladimir Poutine en prétendant éhontément qu'il s'agit de territoires russes.
Ce révisionnisme intolérable doit prendre fin. De même que cette guerre
d'agression impérialiste et coloniale qui épuise la Russie, la ruine et la
discrédite. La France restera aux côtés de l'Ukraine. Un peuple qui se bat pour
son indépendance et sa liberté, rien ni personne ne peut lui résister.
> En marge de la visite en France du Prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane, j’ai réuni ce jour au Quai d’Orsay, avec Roland Lescure, le Prince Abdulaziz bin Salman, ministre de l’Énergie, le Prince Faisal bin Farhan, ministre des Affaires étrangères, et Faisal Alibrahim, ministre de l’Économie. Notre partenariat stratégique avance : nous lançons de nouveaux travaux sur le pétrole, les énergies propres, les transports et le numérique. Face aux risques qui pèsent sur nos approvisionnements, la France et l’Arabie saoudite renforcent leur coopération, dans le respect de nos engagements pour le climat. Un partenariat stratégique qui se construit dans la durée, au service de la stabilité régionale et de la transition énergétique.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> On a proposé en juillet de
doubler ce plafond de franchises médicales, mais après des discussions, nous avons revu notre copie et nous avons
décidé de proposer un décret qui permettra de porter le plafond à une moindre
hauteur, qui correspond à l'indexation sur l'inflation. (…)
l'impact moyen pour les assurés payant
ces participations forfaitaires et franchises est estimé à 10 euros par
an, soit moins d'un euro par mois. Pour les patients en affection longue durée (ALD) qui bénéficient souvent de davantage de
consultations et médicaments pris en charge par l'Assurance maladie, l'impact
moyen est estimé à 2 euros par mois. Le plafond est un bouclier pour
protéger les Français, on a la chance d'être dans un pays qui protège et qui
nous permet d'avoir une protection sociale importante. (…)
18 millions de Français ne sont pas concernés par ces franchises : les mineurs, les femmes enceintes et les plus précaires qui ont la complémentaire santé solidaire
> On est face à un déficit de la Sécurité sociale, estimé à 20 milliards d'euros en 2026 et qu'il risque de s'aggraver avec la crise au Moyen-Orient.
> Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape dans la coopération entre la France et l’Arabie saoudite en matière de santé. Avec le ministre Faisal F. Alibrahim et la Dr Nouf Alnumair, et en présence de la vice-ministre de la Santé chargée de la coopération internationale, nous avons signé un accord pour renforcer nos coopérations dans des domaines stratégiques : prévention, formation des professionnels, recherche, biotechnologies, santé numérique et intelligence artificielle. Nos deux pays disposent d’expertises fortes et complémentaires. Nous voulons désormais les traduire en projets concrets, au service de l’innovation et de la santé de nos populations. Cette signature vient renforcer un partenariat déjà solide et ouvre de nouvelles perspectives pour nos professionnels, nos chercheurs et nos entreprises.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> La hausse forte des taux d'intérêt qu'on observe dans le monde entier,
mais qu'on observe aussi malheureusement en France, c'est un coup de semonce.
On a changé de monde, y compris par rapport à ce qu'on vivait il y a quelques
années, y compris par rapport au printemps dernier, quand on subissait le
déclenchement de la guerre dans le détroit d'Ormuz. Aujourd'hui, si on dépense
100 euros sans le financer, ça coûtera ensuite 140 euros à rembourser. Dans
quelques années, avant même 2030, la totalité de l'impôt sur le revenu ne
servira plus qu'à une chose, c'est à payer les charges d'intérêts, c'est-à-dire
au fond, à enrichir les créanciers. C'est la raison pour laquelle il faut
évidemment qu'on arrête cette machine infernale.
> [Budget] Il faut que les partis politiques à l'Assemblée nationale fassent preuve de responsabilité. Vous le savez, on n'a pas une majorité à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre a adressé ce week-end une lettre extrêmement claire qui rappelle l'essentiel, c'est-à-dire que s'il n'y a pas de budget pour l'année 2027, alors, on ira vers une catastrophe économique pour notre pays. Énormément de secteurs économiques tourneraient à l'arrêt, notre déficit exploserait. Et ces deux éléments sont publics. Ils ont été documentés par l'Inspection générale des finances et par le Conseil d'État. Pas besoin de me croire sur parole, ils sont accessibles sur Internet pour tout le monde.
> Jean-Luc Mélenchon lui-même fait maintenant des promesses qui relèvent davantage de la pensée magique qu'autre chose. Autant, vous connaissez les talents d'orateur de Jean-Luc Mélenchon, on lui découvre ce week-end des talents de magicien, il pense qu'il suffit de rayer la dette d'un trait de plume. Je crois que les chroniques se sont multipliées, y compris à votre micro, pour montrer que ça n'avait absolument aucun sens et que ça construirait en réalité à une catastrophe financière, donc je n'attendais rien de la France insoumise. En revanche, j'attends des partis de Gouvernement, des partis de la droite républicaine, des partis de la gauche républicaine, des partis du Bloc central, qu'on puisse entendre pour construire ce compromis, mais je le redis, un compromis qui évidemment ne soit pas n'importe quoi budgétaire et qui permette de continuer à poursuivre les efforts de réduction du déficit que l'on mène depuis 2025.
> Budget] Les arbitrages structurants pour le budget, et c'est normal, seront présentés par le Premier ministre dans un contexte où tous devront faire des efforts. Des efforts pour quoi ? Des efforts pour financer des politiques publiques essentielles. Je pense à celles qui concernent l'avenir de notre pays et dans le premier élément de budget que j'ai eu l'occasion de présenter au Parlement au mois de juillet dernier, il y a deux augmentations essentielles. La défense et la transition écologique. Et je crois que c'est un symbole de ce qu'on doit faire aussi dans le cadre de ce prochain budget, c'est-à-dire faire des efforts, faire tous des efforts pour pouvoir préserver les investissements indispensables dans l'avenir.
> Tous les débats qui permettent d'augmenter les salaires nets dans le cadre de la présidentielle sont légitimes. Là, l'urgence dans le cadre du budget 2027, c'est d'éviter une dérive très grave des finances publiques, de continuer à réduire les déficits. Demander des efforts aux plus fortunés, on l'a déjà fait dans les budgets précédents, ceux de 2024, ceux de 2025. C'était la contribution différentielle sur les hauts revenus, par exemple. Ça fera évidemment partie des débats légitimes, mais ça ne doit pas nous détourner de l'essentiel, c'est-à-dire les économies budgétaires.
> Notre priorité absolue, c'est de réduire le déficit. Et pour cela, la première chose à faire, c'est de faire des économies budgétaires. Parce que souvent dans ce pays, tout est prétexte, pardonnez-moi, à différer, reporter, enterrer les économies budgétaires. Certains disent qu'il suffit d'augmenter les impôts dans le pays qui est d'ores et déjà le plus imposé d'Europe. D'autres prétendent que la dette n'est pas un problème. D'autres voudraient qu'à chaque crise, on abandonne les efforts de consolidation budgétaire. Je crois que notre pays souffre de ça, donc concentrons-nous d'abord sur les économies budgétaires.
> Pourquoi est-ce qu'on fait cette réforme de la facturation électronique ? C'est-à-dire permettre à toutes les entreprises de facturer avec les mêmes standards. C'est pour simplifier la vie de tout le monde. C'est ce qui va permettre de réduire les délais de paiement. Et vous savez à quel point ça empoisonne la vie des PME. C'est ce qui va permettre de réduire les temps administratifs pour les chefs d'entreprise. C'est ce qui va permettre de lutter contre la fraude à la TVA sans multiplier les contrôles tatillons qui, là aussi, empoisonnent la vie.
> Les exigences de sécurité qu'on a demandées aux plateformes agréées sont supérieures à ceux qui existent en Italie et en Espagne. Et j'aurai l'occasion ce mercredi à Bercy, de convoquer l'ensemble des plateformes agréées pour renforcer encore les exigences de sécurité dans le contexte que vous évoquez. Et puis, je voudrais aussi être très clair, le 1er septembre, ce n'est pas une date coupe-prêt, c'est au fond le début, le coup d'envoi de cette réforme de la facturation électronique.
> Ce qui a été attaqué par le cyberattaquant ne concernait pas le paiement des impôts. Il n'y a pas d'impôts qui auraient été détournés, d'avis d'imposition qui auraient été modifiés. Il y a eu un accès à un certain nombre d'informations pour un peu plus de 600 000 particuliers et professionnels qui concernaient, par exemple, le revenu fiscal de référence. Pas la composition de votre revenu, mais le revenu fiscal de référence. Mais jamais le paiement de l'impôt n'a été perturbé.
> La première chose que je redoute, c'est la victoire de Marine Le Pen. Parce que ce que montrent les sondages que vous évoquez, c'est qu'aujourd'hui, Marine Le Pen, l'extrême droite, est extrêmement bien positionnée pour l'élection présidentielle. Je pense que ce serait une catastrophe pour notre pays. Une catastrophe pour les finances publiques. Le programme Marine Le Pen serait une catastrophe. On voit à quel point, même sur la question des retraites, le FN n'arrive toujours pas à dire ce qu'il compterait faire. Une catastrophe, évidemment, sur le plan européen, sur le plan des alliances internationales. Une catastrophe pour la cohésion de notre pays. Et je crois que ça, bien au-delà de ma famille politique, bien au-delà de mon parti politique, ça devrait tous interpeller avec une question : " Comment faire pour que les classes populaires et les classes moyennes, qui sont aujourd'hui tentées par le vote du RN, aient une autre voie d'espoir ? "
> [Budget 2027] J'attends des partis de gouvernement, de la droite républicaine, de la gauche républicaine, du bloc central, qu'on puisse s'entendre pour construire ce compromis. Un compromis politique ne pourra pas être synonyme de n’importe quoi budgétaire. Ce budget devra impérativement nous permettre de poursuivre les efforts de réduction du déficit engagés depuis 2025.
> [Dette publique] Il faut arrêter cette machine infernale. (…) Il faut tous faire des efforts pour éviter une dérive très grave des finances publiques. Notre priorité absolue est de réduire le déficit, et pour cela, il faut faire des économies budgétaires. (…) Il faut faire des choix d'urgence absolue. Les efforts devront être généraux dans le cadre du Budget.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Le 24 août, l’Ukraine célèbre son indépendance Mes pensées vont au peuple
ukrainien, à celles et ceux qui célèbrent aujourd’hui leur indépendance alors
que leur pays continue de subir la guerre, les frappes, les drones et les
alertes quotidiennes. À l’automne 2023, alors députée européenne, je me suis
rendue en Ukraine. J’y ai vu un peuple courageux, déterminé à défendre sa
liberté, son territoire, son avenir européen. Le 11 novembre, à Kyiv, nous
rendions hommage à nos morts pour la France. Dans ce contexte, cette cérémonie
disait beaucoup : la paix, la liberté et la souveraineté ne sont jamais
acquises. Près de trois ans plus tard, la paix n’est toujours pas revenue. La
Russie intensifie ses attaques contre les villes, les infrastructures et
surtout les civils. Face à cette violence, notre ligne ne doit pas varier : soutenir
l’Ukraine, c’est défendre le droit d’un peuple à vivre libre, souverain et
maître de son destin. C’est aussi défendre le droit international et la
sécurité du continent européen. La France et l’Europe resteront aux côtés de
l’Ukraine. Aussi longtemps qu’il le faudra pour accompagner son peuple jusqu’au
retour d’une paix juste et durable.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> L’apprentissage porté par le Président de la République depuis 2017
est une formidable réussite de ces deux quinquennats. Derrière chaque contrat
d'apprentissage, il y a un jeune, une famille, une promesse d'avenir. À la
veille de la rentrée, je lance un appel aux chefs d’entreprise : investissez
dans notre jeunesse !
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> L’économie circulaire est un levier de pouvoir d’achat, d’emploi et de
souveraineté. L’écologie doit être industrielle, concrète et populaire.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Il y a 35 ans, le peuple ukrainien choisissait librement son destin et
proclamait son indépendance. Aujourd’hui, sous les bombes, il continue de
défendre ce choix : celui d’être libre, souverain, maître de son avenir. Face à
l'agression russe, la France reste pleinement mobilisée, aux côtés de l'Ukraine
et de ses partenaires européens, pour la paix, la sécurité et la souveraineté
du continent.
● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature
> Avec 200 000 points de recharge ouverts au public, la France franchit un
nouveau cap dans l’électrification de nos mobilités.
Selon le dernier baromètre réalisé par l’Avere-France et le ministère de la
Transition écologique, la France compte 200 045 points de recharge ouverts au public,
soit 15 % de plus qu’il y a un an.
Derrière ce chiffre, il y a une réalité très concrète : partout en France, les
infrastructures de recharge se développent pour accompagner les Français qui
choisissent la mobilité électrique, dans leurs déplacements du quotidien comme
sur les longs trajets. Ces Français sont toujours plus nombreux à faire le
choix de l’électrique, avec 35 % du marché depuis la mise en place du plan
d’électrification.
Cette dynamique repose sur l’engagement de nombreux acteurs : collectivités,
opérateurs, entreprises et professionnels de la filière. Je tiens à saluer leur
mobilisation, qui permet à la 🇫🇷 de disposer aujourd’hui de l’un des
réseaux de recharge les plus développés d’Europe.
200 000 points de recharge, c’est un cap. C’est surtout le signe que la
mobilité électrique change d’échelle dans notre pays. À nous désormais de
poursuivre cette dynamique et de l’accompagner partout sur le territoire.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Protection des enfants, maîtrise du langage, interdiction du portable au
lycée, maillage territorial de l’École : alors que plus de 11 millions d’élèves
feront leur rentrée dans une semaine, mes priorités pour cette nouvelle année
scolaire.
> La loi interdisant l’utilisation du téléphone portable et des objets connectés au lycée est promulguée. Elle s’appliquera dès cette année scolaire. C’est une avancée majeure pour protéger nos jeunes des effets néfastes des écrans : pour la première fois, les élèves effectueront une scolarité complète sans téléphone. Pour que l’École reste pleinement un lieu d’apprentissage, de sociabilisation et d’émancipation. Cette mesure, portée par le Président de la République, s’inscrit dans la continuité de l’interdiction déjà en vigueur à l’école et au collège depuis 2018. Elle pourra être adaptée au cas par cas afin de s’adapter aux réalités locales. C’est un choix pour l’avenir de nos enfants, afin de leur offrir un cadre qui les aide à grandir, à développer leur esprit critique et à construire leur rapport au numérique.
> Devant les recteurs et les cadres de l'Éducation
nationale, nous avons présenté ce matin avec Sabrina Roubache la feuille de
route pour l'année scolaire à venir.
Une année qui pourrait se cantonner à l'immobilisme, mais qui n'en sera rien.
Cette rentrée sera celle de l’action, avec quatre grandes priorités qui
mobiliseront les équipes du ministère : instruire, protéger, unir, prévoir.
Notre responsabilité est de porter, avec clarté et fermeté, une vision pour
l'École. Car nous avons besoin d'une École en laquelle les Français croient, et
qui leur donne des raisons de croire en leur avenir.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Il y a 35 ans, l’Ukraine devenait indépendante après un vote massif de sa
population. Aujourd’hui, les Ukrainiens se battent pour leur liberté et la
sécurité de notre continent face à l’agression russe. L’avenir de notre Europe
se joue dans le combat pour la souveraineté des Ukrainiens. La France se
tiendra toujours aux côtés de Kyiv.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Le 24 août 1991, la Verkhovna Rada proclamait l'indépendance de l'Ukraine.
35 ans plus tard, le peuple ukrainien continue de défendre ce choix. Les armes
à la main. En ce jour d’anniversaire, hommage à ce peuple, libre et fier, qui
refuse de plier et de renoncer. Le 14 juillet dernier, des soldats ukrainiens
défilaient à Paris, aux côtés de nos forces. Ensemble, comme le sont les
peuples qui savent que la liberté des uns est la liberté de tous. Vous n’êtes
pas seuls. La France et ses partenaires sont à vos côtés.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Je veux mettre fin au doute français sur l’École. Je suis convaincu que la
pédagogie peut renverser la sociologie. La cause de l’École est mon premier
combat, le premier de mes chantiers capitaux. Loi de programmation pour
l’École, certificat d’études, apprentissage de la lecture dès la maternelle,
moins de 20 élèves par classe en primaire, revalorisation inédite de nos
professeurs et de nos AESH, nouveau collège et fermeture des 100 collèges qui
concentrent les plus grandes difficultés… J’ai présenté mes premières
propositions pour faire de l’École française la meilleure d’Europe.
> Bonne fête nationale au peuple ukrainien ! Tous les jours, face à l'agresseur russe, il fait preuve d'un héroïsme, d'une volonté d'âme et d'une confiance indéfectible dans la victoire. Leur combat est aussi celui de la France et celui de l'Europe. Slava Ukraini.
● MoDem
François Bayrou (président)
> Aujourd'hui, s'il y avait un 1er tour de l'élection présidentielle
dispersé, ça voudrait dire Mélenchon-Le Pen au 2e tour : deux mâchoires de la
tenaille qui sont mortelles pour le pays. Je pense à une compétition loyale
entre tous ceux qui refusent les extrêmes.
> [Dette] Il arrive dans un pays qui y ait des dangers mortels. On dit un danger létal. Létal, cela veut dire mortel. On est exactement dans cette situation-là. Alors, ne répondons pas par ce petit bout de la lorgnette. Est-ce qu'on peut annuler la dette ? Si on annule la dette, à l'instant même, le pays ne peut plus fonctionner, ne peut plus vivre. Pour une raison très simple, c'est que les retraites, comme disait Bellamy très justement à l'instant, les salaires des fonctionnaires, le poids des services publics, ne peuvent pas être envisagés aujourd'hui en 2026 s'il n'y a pas une possibilité d'emprunter pour faire les fins de mois. On est arrivé à cette situation qui est à mes yeux, et vous l'avez dit, j'ai si longtemps bataillé pour avertir, on est arrivé à cette situation où nous ne pouvons pas aujourd'hui vivre sans emprunter. Et c'est une situation en effet inquiétante, tragique, qui devrait mobiliser la réflexion de tous. Et on est dans une vie politique où on vient d'en avoir un exemple, où de manière complètement assumée, ce danger est nié. Et par des gens qui sont sûrement des gens très bien, aujourd'hui même, des candidats à l'élection présidentielle et que j'aime bien tous les deux, Raphaël Glucksmann d'un côté, Edouard Philippe de l'autre. On dit qu'on va augmenter les salaires des enseignants de 20%. (…) Les deux disent cela, mais avec quel argent ? Et pas seulement avec quel argent, ce sont des promesses dont ils ne peuvent pas, les uns et les autres, ignorer qu'elles sont folles, parce que lorsque vous augmentez une catégorie, les enseignants par hypothèse, j'en suis un, et mes enfants, presque tous mes enfants sont enseignants, si vous augmentez une catégorie, à ce moment-là, vous déclenchez un effet de dominos. Parce que si vous augmentez les actifs, il faut augmenter les retraites. Évidemment. Et si vous augmentez les enseignants, il faut augmenter les autres corps de la fonction publique.
> Il y a presque un an, pas encore un an, mais presque un an, je suis monté à la tribune de l'Assemblée nationale, à la tête du gouvernement, d'un gouvernement qui venait de faire baisser le déficit de presque 1%, 0,7%, en une seule année, ce qui ne s'est jamais fait depuis longtemps. Je suis monté à la tribune de l'Assemblée nationale pour engager la responsabilité, c'est-à-dire pour dire à l'Assemblée nationale pour dire : « Mesdames et messieurs les députés, la situation est si grave que nous devons ensemble signer un constat qui nous obligera à changer notre politique ». Et l'Assemblée nationale a renversé le gouvernement.
> Tous les gouvernements successifs depuis 1981,
tous les gouvernements successifs ont pris une part à cet accroissement de la
dette. Le plus lourd, ce sont les gouvernements Mitterrand. (…)
Une chose très simple qu'il faut avoir en tête, tous les courants d'opinion ont
participé directement ou indirectement en dépensant ou en demandant des
dépenses encore supplémentaires.
> M. Mélenchon, il veut plonger la France dans une situation dont elle ne se sortira pas. Donc pour partir de cette question, la question de la dette est en effet une question centrale parce qu'elle dit ce que nous sommes. Ou bien nous nous abandonnons pour aller vers les catastrophes que vous savez, que vous avez décrites. Ce qu'ont vécu les Grecs, ce qu'ont vécu les Italiens, ce qu'ont vécu les Espagnols, ce qu'ont vécu les Portugais, ce qu'ont vécu les Suédois, les Canadiens...
> Non seulement 60% de nos créanciers sont étrangers, mais si on suivait les annonces des uns et des autres, alors à l'instant même, la capacité de la France d'emprunter se trouverait immédiatement bloquée. Soit avec des taux d'intérêt considérables. Vous savez, aujourd'hui, nous empruntons à peu près à 25% plus cher que les Allemands, nos voisins allemands, pour les mêmes sommes, que nous remboursons à la même date, avec la même précision. Le coût de l'argent emprunté, c'est 25% de plus pour la France que pour les Allemands. On n'a jamais eu une telle différence. Vous savez, on dit dans le milieu un spread. On n'a jamais eu une différence de taux de cette importance.
> On a rompu avec un cycle précédent et on a ouvert un nouveau cycle. Aujourd'hui, la situation appelle un nouveau cycle. Et ce nouveau cycle, il devra être évidemment construit autour d'un projet et d'une personnalité. Cela ne peut se faire que si nous avons un débat. J'ai cité le profil de Thierry Breton. Parce que je trouve qu'il aurait, s'il se présentait, des avantages incroyables. Vous avez vu ce que Trump a fait hier.
> Aujourd'hui, la planète tout entière est prise dans un tsunami totalement inimaginable de brutalité, de violence. Qui aurait pu imaginer que le président des États-Unis entrerait en conflit ouvert avec le Canada, son voisin et son plus proche allié, avec le Japon, et choisirait Kim Jong-Un, c'est-à-dire le leader de la Corée du Nord ? Parce que ceci qu'on découvre sur les écrans de télévision, c'est la vie des enfants qui arrivent. Et la menace sur eux directe. Et si la France n'est pas capable d'affronter les yeux ouverts les problèmes que vous avez si justement énoncés ce soir, nous ne survivrons pas.
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à
l’Assemblée nationale)
> Le sondage paru ce matin fait beaucoup réagir. D’autres viendront. Mais je
veux dire dès à présent ceci à tous ceux qui ne se résoudront jamais à laisser
gagner les extrêmes : on ne gagne rien à se réjouir quand c'est tout son camp
qui baisse. En se focalisant sur des querelles, on prépare une défaite
collective et ce dès le premier tour. Le vrai sujet n'est pas l'écart entre
telle ou telle candidature, c'est la progression des extrêmes, nos seuls vrais
adversaires. De quoi se réjouit-on au juste ? Ce devrait être un électrochoc
pour chercher plutôt ce qui nous rassemble et travailler sur le fond. Cherchons
à créer de l'enthousiasme, de l'envie et de la crédibilité. Cherchons à
réserver nos attaques et notre attention à ceux qui sont un risque pour la France.
Et c'est à cela que nous allons, pour notre part, avec le MoDem consacrer notre
énergie.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
> Il y a 35 ans, l'Ukraine devenait indépendante. Depuis le 24 février 2022,
ce Jour de l'Indépendance résonne bien plus fort. Car depuis plus de 4 ans,
l'Ukraine se bat pour préserver cette liberté si précieuse. Depuis plus de 4
ans, elle résiste face à la violence inqualifiable de la Russie de Poutine.
Ukrainiens et Ukrainiennes se battent sans relâche pour leur liberté,
l'indépendance de leur nation et leur avenir. Ce peuple force le respect. Nous
sommes à leurs côtés. Notre soutien est et restera indéfectible. L'Ukraine
défend sa sécurité ainsi que celle de toute l'Europe. Ne l'oublions jamais.
Slava Ukraini. Hier. Aujourd'hui. Demain.
> Alors que la Russie continue de cibler et d'assassiner de plus en plus de civils ukrainiens, nous appelons les gouvernements de l'UE et la coalition de partenaires volontaires à agir pour fournir une défense aérienne urgente afin de sauver des vies ukrainiennes. Il est grand temps que les paroles se traduisent par des actes !
Pascal Canfin (député)
> Nous venons de vivre un été de canicules, de sécheresses et d’incendies
inédits en France et en Europe. Alors que les travaux reprennent au Parlement
européen et que la pré-campagne présidentielle s'accélère en France, je mets
l'accent sur trois priorités dans mon action politique :
La première est de continuer à porter le combat pour l'action climatique et la
transition écologique. Alors que notre continent a subi un été dramatique en
raison des canicules, des sécheresses, des incendies… je serai toujours au
front pour proposer, porter et défendre des solutions pour la lutte contre le
changement climatique, et m'opposer à ceux qui, essentiellement à droite
et à l’extrême droite, veulent mettre fin au Pacte vert et à notre action pour
le climat. La Commission européenne prépare la première loi européenne sur
l’adaptation et la résilience au changement climatique. Elle est plus que
nécessaire. Elle est urgente. Aujourd’hui prévue pour octobre, je plaide pour
qu’elle soit avancée dès septembre. Nous devons tirer les leçons de l’été 2026
le plus rapidement possible. Je me battrai également contre un recul historique
en matière d'encadrement des pesticides en Europe : ce que prépare l’alliance
de la droite et de l’extrême droite au Parlement européen fait passer la loi
Duplomb pour un travail d'enfant de chœur.
La deuxième priorité est de continuer à construire l'Europe puissance dont nous
avons tant besoin face à Poutine, Trump et Xi Jinping. Je suis mobilisé avec le
groupe Renew sur tous les fronts : financer plus d’innovations et permettre aux
start-ups de se développer en Europe pour ne pas subir la domination
technologique américaine ou chinoise, avoir un vrai budget européen 2028-2034
dont la négociation va s’accélérer car il nous sera impossible de construire
cette puissance européenne sans une force de frappe financière digne de ce nom,
mettre en place et activer des outils nouveaux face aux pratiques déloyales de
la Chine en matière commerciale et industrielle, que ce soit dans le textile,
le commerce ou les technologies vertes pour protéger nos industriels et nos
emplois au moment où nous devons investir massivement pour innover. En tant que
rapporteur permanent du Parlement européen pour les relations commerciales avec
la Chine, je serai à l’avant-poste dans cette bataille.
Enfin, la rentrée 2026 est la dernière avant la prochaine élection
présidentielle en France. Je mettrai toute mon énergie à éviter une victoire de
l’extrême droite, synonyme d’implosion de l’Europe et de fracturation
nationale, de régressions démocratiques et écologiques. Depuis juillet 2025,
j’ai travaillé dans le cadre de la Plateforme progressiste à définir ce qui
unit une potentielle coalition progressiste, dont nous aurons besoin pour
gagner en 2027. La division de l'arc progressiste sera la certitude de sa
défaite, je contribuerai donc à chercher un chemin d’unité et de compromis au
service d’un projet qui rendra notre pays plus fort et plus juste.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> L’Ukraine célèbre aujourd’hui les 35 ans de son indépendance. Face à
l’agression russe, le peuple ukrainien se bat chaque jour pour défendre sa
liberté. Et la nôtre. Un combat qui nous engage, que nous ne devons pas lâcher,
nous Français et Européens. Slava Ukraini
> En janvier 1946, le général de Gaulle créait le Plan et nommait Jean Monnet à sa tête. Une conviction simple l’animait : les grandes transformations exigent une vision de long terme. 80 ans plus tard, la leçon demeure : une Nation qui ne pense pas son avenir le subit.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> En cette Journée de l’indépendance, nous sommes aux côtés de l’Ukraine et
de son peuple. Une pensée
particulière pour les milliers d’enfants ukrainiens arrachés à leurs familles
et déportés par la Russie. Ils doivent retrouver les leurs. Tous.
> Le chômage des jeunes n’est pas une fatalité. L’apprentissage a fait ses preuves et doit rester une priorité. Former, accompagner, donner une première chance et ouvrir les portes de nos entreprises : c’est essentiel pour nos enfants.
> Les plateformes,
et je parle ici des marketplaces et non des réseaux sociaux, sont des
distributeurs. Comme un centre commercial conçoit son parcours consommateur
pour orienter et recommander des produits, elles agencent leur espace d’achat.
De ce fait, elles ne sont jamais neutres. Or, pendant très longtemps, la
spécificité du mineur n’a tout simplement pas été intégrée dans cette
conception. On a avancé sur l’accessibilité pour les personnes malvoyantes, on
a commencé à réfléchir à l’inclusion, mais l’enfant en tant qu’usager ou client
potentiel a été largement oublié. C’est là que réside le cœur du problème.
(…)
Plusieurs choses. D’abord, des pratiques
que l’on appelle les dark patterns (des mécanismes de conception qui manipulent
l’acte d’achat) : faux prix barrés, urgence artificielle avec un compte à
rebours de dix minutes pour finaliser une commande, gamification excessive,
captation de données sans distinction entre mineurs et majeurs. Ensuite, il y a
la présence pure et simple de produits illégaux ou dangereux, accessibles sans
aucun filtre. Temu vient d’écoper d’une amende record de 200 millions d’euros
de la Commission européenne pour défaut d’évaluation des risques liés à la
vente de produits dangereux destinés aux bébés. AliExpress et Shein font
l’objet d’enquêtes ouvertes. X a été sanctionné à hauteur de 120 millions
d’euros en 2025. Le cadre réglementaire, notamment le DSA, permet aujourd’hui
des sanctions allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial, c’est
considérable.
> La loi évolue, mais elle reste en retard sur la réalité du terrain. On a commencé par réguler les réseaux sociaux avec la majorité numérique, mais les marketplaces ont été très peu concernées jusqu’ici. Dans le monde physique, la régulation est ancienne et bien rodée : vous ne trouverez pas certains objets dans un supermarché généraliste, et des boutiques spécialisées imposent un accès réservé aux majeurs. Le numérique n’a pas encore atteint ce niveau de maturité. Si l’achat se fait en un clic, la protection doit être présente avant le clic. L’État ne peut pas se contenter d’intervenir après incident, avec une logique de réparation et non de prévention.
> Nous sommes au moment précis où les standards se fixent. Les plateformes qui anticiperont, qui intègreront ce que j’appelle le “Safe child by design”, c’est-à-dire une conception qui tient compte dès l’origine de la spécificité des enfants, seront les leaders de demain. L’exemple de Shein est parlant : à la suite du scandale des poupées pédocriminelles vendues sur sa marketplace, en pleine tourmente judiciaire, la plateforme a perdu près de 45 % de son chiffre d’affaires entre octobre et novembre 2025. On voit une réaction immédiate du consommateur qui impacte les résultats de l’entreprise. Ce n’est pas seulement un risque réputationnel, c’est un risque stratégique.
> Dans un contexte de déficit de confiance des consommateurs, les plateformes qui démontreront la solidité de leur schéma de référencement et l’exigence de leur modèle gagneront des parts de marché. La technologie existe déjà : le secteur de la lutte contre la contrefaçon a développé des outils très performants pour contrôler les produits à forte valeur. Ces mêmes technologies peuvent être déployées pour protéger les mineurs. Je ne demande pas aux plateformes d’arrêter de vendre des produits pour adultes puisque c’est tout à fait légal. En revanche, je leur demande de différencier les expériences selon la cible, de créer des espaces adultes clairement identifiés plutôt que de noyer tout dans les conditions générales de vente.
> Il faut transmettre une véritable citoyenneté numérique. Apprendre aux enfants à comparer les prix, à identifier les faux avis, à reconnaître le phishing ou les fausses promotions. De la même façon qu’on les accompagne faire les courses au supermarché, il faut les intégrer dans nos achats en ligne pour leur montrer les bons réflexes. Les plateformes ont aussi un rôle à jouer : des boutons de signalement visibles et accessibles, une communauté de consommateurs mobilisée pour alerter. Ce sont des leviers concrets que nous avons déjà commencé à travailler avec certaines marketplaces, quelle que soit leur nationalité.
> [Plateformes internet] Je vois deux types d’acteurs se dessiner. Les premiers prennent les devants, ils vérifient leurs process, font appel à des expertises externes sur la spécificité de l’enfance, et considèrent que leur réputation et leurs valeurs ne sont pas compatibles avec la mise en danger des mineurs. Les seconds attendent une obligation légale. Je leur dis de faire attention. Nous vivons un momentum réglementaire fort, en France comme en Europe. Les amendes sont désormais massives et les consommateurs ne pardonneront pas l’inaction. Les technologies de protection existent, le secteur de la contrefaçon l’a récemment prouvé. On ne peut plus se défausser derrière la nouveauté du sujet. C’est une question de volonté. Et pour les plateformes de toutes tailles qui souhaitent engager cette réflexion, le Haut-Commissariat à l’Enfance est totalement ouvert à l’échange et au travail commun.
