lundi 8 juin 2026

Editorial du CREC. Eviter que la mort de Lyahanna se transforme en instrumentalisation politicienne au détriment des enfants


On espérait que ce ne serait pas le cas, que la dignité et la responsabilité l’emporteraient, surtout, que la cause des enfants primerait.

Or, ce n’est pas ce qui est en train de se passer.

La mort de Lyhanna, tuée par un prédateur sexuel, au-delà des réelles émotions et des affichages des politiques est en train de devenir une «affaire» politico-médiatique.

On comprend que devant l’indicible et les manquements qui semblent évident dans le traitement des plaintes visant le principal et unique suspect, un débat s’ouvre pour que les dysfonctionnements de l’Etat engagent une véritable réflexion pour que la protection des enfants passe à un niveau bien supérieur à ce qu’il est.

En revanche, les appels à démission, les déclarations incendiaires d’un camp contre un autre et toute une atmosphère glauque en tain de s’installer sont une volonté de transformer la disparition d’une petite fille de onze ans en campagne politicienne nauséabonde.

Parce que, oui, il faut renforcer la protection de l’enfance après des années de déni, non pas de ceux qui s’occupent de défendre inlassablement les enfants qui font un travail admirable souvent sans que leurs appels au secours ne soient entendus, mais de la société toute entière dont l’émotion devant des actes monstrueux ne dure qu’un instant mais ne sont guère suivi de la prise de conscience nécessaire puis de la mise en œuvre d’une politique efficace et de mesures fortes et absolument indispensables.

Si le calvaire de Lyhanna n’est plus qu’un prétexte pour régler ses comptes alors rien ne changera comme cela a été le cas jusqu’à présent.

S’indigner, c’est bien, agir c’est encore mieux.

Pour les enfants.