jeudi 16 juin 2022

Législatives 2022. Sondage Odoxa –Ensemble en tête devant Nupes

Selon un sondage de l’Institut Opdoxa pour Le Figaro, la coalition Ensemble est en tête dans les projections en siège avec entre 252 et 292 sièges.

 

► Résultats
- Ensemble (LaREM / MoDem / Agir / Horizons / UDI / Parti radical / Territoire de Progrès): entre 252 et 292 sièges
- Nupes (LFI / PS / EELV / PC): entre 179 et 225 sièges
- LR / UDI / Les centristes: entre 42 et 62 sièges
- RN: entre 25 et 49 sièges
- Divers droite:entre 2 et 8 sièges
- Divers gauche: entre 3 et 7 sièges
- Autres: entre 2 et 6 sièges ↗

(Sondage réalisé par internet les 14 et 15 juin 2022 auprès d’un échantillon de 2005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur entre 1,4 et 3,1 points selon l’institut)

 

Législatives 2022. Sondage Opinionway –Ensemble reste largement en tête des projections en siège

Selon la 6e vague (16 juin) du «baromètre» des législatives de l’Institut Opinionway pour Les Echos et Radio classique, la coalition Ensemble continue d’être en tête dans les projections en siège et pourrait même obtenir la majorité absolue avec un nombre de députés compris entre 275 et 305 sièges.

 

► Résultats
- Ensemble (LaREM / MoDem / Agir / Horizons / UDI / Parti radical / Territoire de Progrès): entre 275 et 305 sièges ↘
- Nupes (LFI / PS / EELV / PC): entre 165 et 210 sièges ↗
- LR / UDI / Les centristes: entre 60 et 75 sièges ↗
- RN: entre 20 et 40 sièges ↗
- Autres: entre 7 et 13 sièges ↗

(Sondage réalisé par internet entre le 14 et le 16 juin 2022 auprès d’un échantillon de 3001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur entre 0,8 et 1,8 points selon l’institut)

 

 

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. L’Union européenne à Kiev pour la liberté et la dignité

Macron, Scholz et Draghi à Kiev pour rencontrer Zelensky, c’est un message fort de l’Union européenne dans son soutien à l’Ukraine qui subit une invasion de la part du régime scélérat de Poutine.

Les trois principaux pays de l’UE, la France, l’Allemagne et l’Italie ont donc décidé d’aller ensemble rendre une visite officielle et surtout historique à l’Ukraine pour lui dire qu’elle n’était pas seule en Europe et qu’en plus sa candidature à l’Union européenne serait reçue positivement lors du prochain Conseil européen.

Le président français, le chancelier allemand et le président du conseil italien ont été sans aucune ambigüité sur l’encrage des Ukrainiens dans l’Europe démocratique.

De même, ils ont promis que l’aide serait accentuée jusqu’à la victoire de l’Ukraine sur la Russie que tous souhaitent.

Les pantins du Kremlin, comme l’ancien président Medvedev qui n’en finit pas de se ridiculiser avec ses messages haineux, xénophobes, racistes et va-t-en-guerre, ont eu beau se moquer de cette visite, elle est un geste d’une importance primordiale dans cette crise que Poutine a créé de toute pièce.

Mais, après les critiques dont certaines étaient certes légitimes sur certaines hésitations et certains propos, il faut tout de même rappeler que l’Union européenne n’est en rien responsable de ce conflit et qu’elle a réagi immédiatement en se tenant derrière l’Ukraine, ce qui était déjà un événement historique tant les précédents, notamment los de la guerre des Balkans, avaient montré une incapacité de l’Europe de parler d’une seule voix.

Et ce qu’a rappelé avec justesse le président français lors de la conférence de presse qui a suivi les discussions avec Volodymyr Zelensky, c’est que l’Ukraine sera la seule à décider de son avenir lorsque la guerre sera terminée.

Un message de liberté et de dignité pour un pays qui a refusé d’être la colonie d’une grande puissance, qui plus est, qui est devenue une dictature avec à sa tête un homme qui n’hésite pas à bombarder sans relâche une population civile et à tuer quotidiennement des enfants.

 

La quotidienne centriste du 16 juin 2022. Majorité relative et opposition responsable, une équation contredite par les comportements de LR et du PS

Si Ensemble remporte une majorité relative ce dimanche aux législatives, il lui faudra trouver sur certains textes un apport de voix venant de la Gauche ou de la Droite, voire de la Gauche et de la Droite ou encore une abstention de la Gauche e/ou de la Droite.

On sait évidemment que les extrêmes de gauche et de droite ne seront jamais au rendez-vous d’une opposition responsable qui étudiera les textes et les votera s’ils correspondent à l’intérêt du pays et/ou à ses convictions partisanes.

De même, si on peut supposer sans grand risque de se tromper que toute motion de censure contre le gouvernement de la majorité présidentielle sera votée, à la fois, par LFI et le RN de concert, on peut se dire que les voix des gauche et droite démocratiques ne se mélangeront pas avec celles-ci mais aussi entre elles.

En revanche, on peut supposer que le PS, EELV et LR ainsi qu’un certain nombre députés de gauche et de droite non-encartés seront au rendez-vous d’une opposition responsable et constructive

Telle d’ailleurs a été la configuration politique entre 1988 et 1993 quand la majorité d’alors fut relative pour les gouvernements de Michel Rocard, d’Edith Cresson et de Pierre Bérégovoy sous le deuxième septennat de François Mitterrand.

Or rien n’est moins sûr si l’on regarde ce qui s’est passé sous le précédent quinquennat d’Emmanuel Macron où l’opposition démocratique a été tout sauf responsable et constructive que ce soit l’Assemblée nationale et, surtout, au Sénat.

Ce qui s’est passé à la haute assemblée est d’ailleurs ce qui risque de se passer à la chambre des députés.

On a vu ainsi une improbable alliance entre le PS et LR pour refuser systématiquement tous les textes du gouvernement, sauf exception, pour refuser toute réforme des institutions, notamment la proportionnelle alors même que les sénateurs sont élus de la sorte, pour multiplier les commissions d’enquête politiciennes dont le seul but était de tenter de créer des affaires qui n’en étaient pas – la plus emblématique étant celle sur le comportement d’Alexandre Benalla –, pour se poser, avec une interprétation fallacieuse et éhontée de la Constitution, en opposition légitime au pouvoir en place.

Sans oublier les multiples interventions dont celle du président du Sénat, qui osait remettre en cause la légitimité du président de la république.

Au vu de ce que l’on peut appeler une fronde qui avait parfois des allures de sédition, on peut se demander si le PS et LR ne vont pas vouloir agir de même dans la prochaine Assemblée nationale au cas où Ensemble n’obtient pas la majorité absolue le 19 juin.

Dès lors, dans ce contexte de populisme démagogique qui touche également les partis démocratiques, on comprend pourquoi Emmanuel Macron s’est exprimé pour demander aux Français de lui donner une majorité absolue pour pouvoir gouverner.

Et pour la stabilité du pays, au vu de la manière dont le PS et LR ont agi pendant cinq ans, c’est sans doute le mieux qu’il puisse arriver.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]