samedi 30 mars 2019

Européennes 2019. Sondage des sondages (Politico) – Centristes à 117 députés (↗) dont 94 ALDE et 23 LREM

Voici, au samedi 30 mars 2019, les résultats en sièges des différents groupes du Parlement européen selon le sondage des sondages quotidien réalisé par le site Politico Europe pour les élections européennes, avec des centristes en légère hausse à 117 députés.
- Alliance des Libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE, centre): 94 (+1)
- Alliance progressiste des socialistes et démocrate (S&D, gauche): 137 (-1)
- Conservateurs et réformistes européens (CRE, droite radicale): 60 (=)
- Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD, populiste de droite): 32 (=)
- Europe des nations et des libertés (ENL, extrême-droite): 63 (=)
- Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL, extrême-gauche): 48 (=)
- Groupe des Verts/Alliance libre européenne (The Greens/EFA, écologiste): 42 (-1)
- Parti populaire européen (PPE, droite): 178 (=)
- Non-inscrit: 9 (+1)
- Nouveau (partis créés depuis la dernière élection au Parlement européenne de 2014): 42 (=) dont 23 LREM (=)
Score des centristes: ALDE + LREM: 117 (+1)


Européennes 2019. Nathalie Loiseau: «Aujourd'hui l'Europe est une puissance, il n'y a que nous qui ne le savons pas»

Affiche de campagne de la liste Renaissance
Voici les dernières déclarations des responsables LREM à propos de l’Union européenne et des prochaines élections au Parlement européen.

► Nathalie Loiseau (LREM, tête de la liste Renaissance aux élections européennes)
- [Brexit] D’abord, c’est une triste décision, mais ça rappelle qu’il y a 3 ans, des apprentis sorciers ont vendu des idées simplistes. Je me rappelle Marine Le Pen qui exultait «la liberté a gagné, vivement le Frexit»
- Pour nos enfants et pour la jeunesse, nous devons préparer l’Europe à faire un grand bond vers une Europe verte, qui protège la planète et notre avenir
- Mon objectif est de défendre les intérêts des Français en Europe pour qu’ils deviennent à l’avenir les gagnants.
- L'espace Schengen est une invention magnifique quand on abat les frontières intérieures mais pas quand on oublie de contrôler les frontières extérieures. Il faut décider des entrées sur le territoire européen.
- Nous ne passerons aucun accord commercial avec les Etats-Unis s'ils ne reviennent pas dans l'Accord de Paris. Quand M. Trump veut nous faire importer du poulet au chlore ou de la viande aux antibiotiques ou aux hormones, c'est non!
- Aujourd'hui l'Europe est une puissance, il n'y a que nous qui ne le savons pas.

► Stanislas Guerini (LREM, délégué général)
- L’UE est endormie depuis des années, sans projet politique. Il est temps de faire bouger les lignes au Parlement européen et que les idées progressistes gouvernent !
- La liste Renaissance doit être la base d’une discussion en Europe pour savoir ce que l’on partage. C’est tout l’objet de la discussion que j’ai eue avec les socialistes portugais. Développement d’une Europe sociale, écologie... on regarde ce qui nous rassemble, pas ce qui nous divise.

► Gilles le Gendre (LREM, président du groupe à l’Assemblée nationale)
- [Union européenne] Soit nous la réformons pour l'améliorer, soit elle meurt.
- Le risque de la victoire des populistes, c’est que l’Europe périclite, non seulement économiquement, mais surtout du point de vue des valeurs qui la fondent. 
- Imaginez la réputation internationale catastrophique de notre pays si le RN de Marine Le Pen dont les députés européens ont brillé par leur absence et leur inaction, gagnait.
- Nous sommes les seuls à prendre l’enjeu européen pour lui-même, en proposant des solutions concrètes avec des acteurs unis par le même projet. Les membres de la liste Renaissance ne sont pas réunis par des arrangements politiciens.

► Stéphane Séjourné (directeur de la campagne LREM pour les élections européennes)
La campagne sera violente, LREM s’y attend.


Européennes 2019. L’Europe de Lagarde ressemble à celle de Macron mais sans Macron…

Logo de la liste UDI "Les Européens"
Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI et tête de liste de son parti aux élections européennes sur sa liste «Les Européens» continue sa croisade pour l’Union européenne et contre Emmanuel Macron, espérant toujours qu’il parviendra au seuil fatidique des 5% de voix afin d’avoir des élus au Parlement européen.
Les sondages lui donnent actuellement entre 1,5% et 2% des intentions de vote mais ce qui a du redonner du cœur à l’ouvrage du centriste ce sont deux sondages qui lui ont donné des pourcentages de 3% et 3,5%.
Reste que ces deux enquêtes sont minoritaires et appellent à confirmation dans les semaines à venir.
Pour ce faire, Lagarde ne ménage pas sa peine (sans doute a-t-il conscience que son avenir politique se joue lors de cette élection), d’autant qu’en voulant ratisser large, il doit faire souvent le grand écart entre ses convictions européennes et un discours teinté de nationalisme (il avait expliqué, voici peu, qu’il était un «européen nationaliste»…).
Ainsi, de cette affirmation:
«Si on renforce la construction européenne dans des domaines limités mais stratégiques: est-ce que l'on perd de la souveraineté? La réponse est 'non'».
Et de jouer sur la corde de l’Europe contre le reste du monde qui peut séduire, et les européens, et les nationalistes:
«Plus l’Europe sera divisée, plus les autres pays nous imposeront un à un leur volonté. Je veux que l’Europe soit l’instrument de notre intérêt, pas celui des autres. C’est le message que j’essaie de faire passer!»
Avec, au passage, la petite phrase d’un antiaméricanisme primaire peu goûté par les centristes mais qui plait toujours à droite:
«Je n'ai pas envie que le destin de mes enfants soit décidé par des électeurs américains.»
Et d’enfoncer le clou:
Aujourd'hui un citoyen Américain dépense quatre dollars par an pour la défense de l'Europe. Pendant que nous dépensons un euro par habitant.
Pour autant, l’ennemi premier reste Emmanuel Macron, même si, parfois, les attaques ne sont pas excessives voire vulgaires:
«Je ne conteste pas qu'il souhaite que l'Europe fonctionne mieux, mais son programme est insuffisant pour le faire. Si on modifie l'Europe aussi peu qu'il le propose, à terme, l'Europe disparaîtra. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas souhaité faire une liste avec Emmanuel Macron.»
Et c’est sur le rejet de Macron qu’il espère pouvoir potentialiser:
«Il y a des centaines de milliers de Français qui savent que nous avons besoin de l'Europe mais qui ne veulent pas à nouveau faire un chèque en blanc à Emmanuel Macron
Enfin, il justifie sa présence au Parlement européen (et donc sa démission de l’Assemblée nationale) si sa liste parvient au graal des 5%:
«A l’Assemblée nationale je ne peux pas interpeller les Commissaires européens pour leur demander de rendre des comptes. Au Parlement européen, je pourrai le faire.»


Européennes 2019. Le Mouvement radical explique sa présence sur la liste Renaissance menée par LREM

Dans un communiqué, le Mouvement radical social libéral explique les raisons de sa présence sur la liste Renaissance pour les élections européennes de mai prochain, conduite par LREM et regroupant, outre celle-ci et les radicaux, le MoDem, Agir et des candidats venus d’autres horizons comme le mouvement écologiste mais aussi de la société civile.
Ainsi, pour Laurent Hénart, le président du mouvement:
«Beaucoup de Français voient qu’il y a un vrai risque de la fin de l’Union. Le vote utile pour l’Europe est l’argument alpha de notre rassemblement.»
Et de préciser:
«Le projet européen est attaqué de front par les populistes qui encouragent les nations à se replier sur elles-mêmes. Je refuse cette hypothèse. Nous devons affirmer tous ensemble notre volonté d’un nouveau projet européen, politique, souverain, social, capable de ramener la confiance de nos concitoyens.»
Hénart néanmoins ne parle pas que d’«utilité» mais également de fierté et d’amour de l’Europe:
«Je suis fier de participer à ce rassemblement des amoureux de l'Europe. Elle mérite que nous allions au-delà de nos différences partisanes. Battons-nous pour une Europe politique, souveraine, sociale, écologique!»

Voici le texte du communiqué publié par le Mouvement radical:

Le Mouvement Radical participe à la Liste Renaissance
Le Comité national du Mouvement Radical / Social-Libéral (MRSL) qui s’est tenu mercredi a confirmé la participation des Radicaux à la liste Renaissance et a investi Dominique Riquet, député européen et Catherine Amalric, adjointe au maire à Aurillac sur cette liste.
Ils incarnent la philosophie fédéraliste européenne dans le cadre de l'alliance qui rassemble, autour de La République en Marche, le Modem, Agir, le MRSL et plusieurs personnalités issues de la société civile et du mouvement écologiste.
Les Radicaux appellent tous les pro-européens à se rassembler autour de la liste Renaissance et à surmonter les différences de positions de politique nationale.
Pour Laurent Hénart, Président du Mouvement Radical, «le projet européen est attaqué de front par les populistes qui encouragent les Nations à se replier sur elles-mêmes. Je refuse cette hypothèse. Nous devons affirmer tous ensemble notre volonté d’un nouveau projet européen, politique, souverain, social, capable de ramener la confiance de nos concitoyens».
Le Mouvement Radical/Social-Libéral défend des propositions concrètes : remise à plat de l’espace Schengen avec une même politique d’asile, création d’une police des frontières commune, d’une armée et d’un traité de défense, instauration d’un bouclier social et d’un salaire minimum européen, mise en place d’un plan d’investissement dans la transition écologique.