samedi 30 mars 2019

Européennes 2019. L’Europe de Lagarde ressemble à celle de Macron mais sans Macron…

Logo de la liste UDI "Les Européens"
Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI et tête de liste de son parti aux élections européennes sur sa liste «Les Européens» continue sa croisade pour l’Union européenne et contre Emmanuel Macron, espérant toujours qu’il parviendra au seuil fatidique des 5% de voix afin d’avoir des élus au Parlement européen.
Les sondages lui donnent actuellement entre 1,5% et 2% des intentions de vote mais ce qui a du redonner du cœur à l’ouvrage du centriste ce sont deux sondages qui lui ont donné des pourcentages de 3% et 3,5%.
Reste que ces deux enquêtes sont minoritaires et appellent à confirmation dans les semaines à venir.
Pour ce faire, Lagarde ne ménage pas sa peine (sans doute a-t-il conscience que son avenir politique se joue lors de cette élection), d’autant qu’en voulant ratisser large, il doit faire souvent le grand écart entre ses convictions européennes et un discours teinté de nationalisme (il avait expliqué, voici peu, qu’il était un «européen nationaliste»…).
Ainsi, de cette affirmation:
«Si on renforce la construction européenne dans des domaines limités mais stratégiques: est-ce que l'on perd de la souveraineté? La réponse est 'non'».
Et de jouer sur la corde de l’Europe contre le reste du monde qui peut séduire, et les européens, et les nationalistes:
«Plus l’Europe sera divisée, plus les autres pays nous imposeront un à un leur volonté. Je veux que l’Europe soit l’instrument de notre intérêt, pas celui des autres. C’est le message que j’essaie de faire passer!»
Avec, au passage, la petite phrase d’un antiaméricanisme primaire peu goûté par les centristes mais qui plait toujours à droite:
«Je n'ai pas envie que le destin de mes enfants soit décidé par des électeurs américains.»
Et d’enfoncer le clou:
Aujourd'hui un citoyen Américain dépense quatre dollars par an pour la défense de l'Europe. Pendant que nous dépensons un euro par habitant.
Pour autant, l’ennemi premier reste Emmanuel Macron, même si, parfois, les attaques ne sont pas excessives voire vulgaires:
«Je ne conteste pas qu'il souhaite que l'Europe fonctionne mieux, mais son programme est insuffisant pour le faire. Si on modifie l'Europe aussi peu qu'il le propose, à terme, l'Europe disparaîtra. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas souhaité faire une liste avec Emmanuel Macron.»
Et c’est sur le rejet de Macron qu’il espère pouvoir potentialiser:
«Il y a des centaines de milliers de Français qui savent que nous avons besoin de l'Europe mais qui ne veulent pas à nouveau faire un chèque en blanc à Emmanuel Macron
Enfin, il justifie sa présence au Parlement européen (et donc sa démission de l’Assemblée nationale) si sa liste parvient au graal des 5%:
«A l’Assemblée nationale je ne peux pas interpeller les Commissaires européens pour leur demander de rendre des comptes. Au Parlement européen, je pourrai le faire.»


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