vendredi 1 mars 2019

L’Humeur du Centriste. Il est temps qu’Hervé Morin débarrasse définitivement le plancher centriste

Hervé Morin
Or donc Hervé Morin réfléchit à une alliance avec Laurent Wauquiez pour les élections européennes selon Le Figaro.
«C’est une hypothèse sur laquelle on travaille», explique l’intéressé au quotidien.
Cette information n’étonnera que ceux qui ne lisent pas notre site internet qui a pointé depuis longtemps le rapprochement de l’ex-centriste avec la droite radicale, le bonhomme s’affichant sans cesse et sans vergogne avec les représentants de LR dont son président, monsieur Wauquiez avec des propos où la référence centriste serait difficile à trouver.
Ceux deux personnages pathétiques (l’un, Morin, en utilisant le Centre pour ses petites ambitions personnelles, l’autre, Wauquiez, ayant fait croire à sa sensibilité centriste pour se faire élire député dans la circonscription de feu Jacques Barrot) devraient avoir la décence de ne pas se cacher derrière des paravents aux appellations mensongères (le micro parti de monsieur Morin s’appelle Les centristes, prière de ne pas rigoler…).
Mais, sans doute, la question n’est pas qu’ils affichent clairement leurs opinions mais qu’ils en aient vraiment!
Car, oui, messieurs Morin et Wauquiez, vous n’êtes ni du Centre, ni de la droite libérale, ni même de cette droite radicale dont vous empruntez de plus en plus le discours et les postures mais vous être bien des opportunistes qui naviguez sans cesse dans ce marécage où évoluent nombre de politiciens dont la seule recherche est celle de postes et des lumières des plateaux télés.
Bien sûr et malheureusement, dans le cas d’Hervé Morin, ce n’est pas la première fois qu’un opportuniste en dérive droitière constante depuis longtemps tente de tromper les électeurs en instrumentalisant le Centre.
Dans le cas d’Hervé Morin, il s’agit, à la fois et entre autres, de tenter de continuer à exister médiatiquement et de se venger sans cesse de ses deux anciens chefs, François Bayrou (à l’UDF) et Jean-Christophe Lagarde (à l’UDI).
C’est dire la hauteur à laquelle il se place et à laquelle il place son engagement dans la politique.
Comme je l’ai dit maintes fois, ce qui est dommageable c’est que des politiciens comme lui ridiculisent le Centre et le Centrisme et soient du pain béni pour les ennemis de ces derniers.
Alors, monsieur Morin, ayez au moins du courage politique une fois dans votre vie: cessez de vous revendiquer d’un Centre auquel vous n’appartenez manifestement plus et auquel, sans doute, vous n’avez jamais réellement appartenu.
En plus, je suis sûr que cela apaisera enfin votre colère, votre amertume, votre dépit et votre rancœur…

Centristement votre.

Le Centriste


Actualités du Centre. Paroles centristes: Agriculture, Europe, Grand débat, impôts, droits des femmes, Brexit…

Voici une sélection des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux.

Emmanuel Macron (Président de la république)
- Je sais que l’avenir de ce terroir français, de ces terroirs français passe par une politique agricole européenne protectrice, pragmatique, ambitieuse dont nous avons besoin.
- Notre défi ce n’est pas simplement, comme le voudrait certains, de liquider l’héritage de plus soixante ans de politiques agricoles communes, de céder au poison lent de la division. Mais c’est bien de réinventer cette politique agricole commune aujourd’hui.
- La nourriture ne sera jamais une marchandise comme les autres.
- Le défi de l’agriculture européenne pour demain, ce n’est pas de faire moins cher que les poulets brésiliens, le lait néo-zélandais ou la viande produite par les feeds lot brésiliens, non, ni la géographie, ni notre modèle social, ni notre ambition environnementale ne nous le permettent. Le défi de notre agriculture, de l’agriculture européenne, c’est de se différencier, c’est de s’appuyer sur des savoir-faire pluriséculaires, sur l’image de qualité que des décennies d’excellence ont précisément permis d’acquérir.
- La relation franco-allemande est la condition nécessaire pour faire progresser l’Europe.
- Le moment est donc venu pour les Britanniques de faire des choix et nous offrir ce que l'on se doit entre partenaires, amis et alliés c'est-à-dire une vision claire, un projet commun pour l'avenir.
- [Brexit] Nous n'avons pas besoin de plus de temps. Nous avons besoin de décisions.

Gérald Darmanin (ministre)
Taxe d'habitation, impôt sur les sociétés, suppression des cotisations salariales... Nous sommes le gouvernement qui a le plus baissé les impôts depuis ces 40 dernières années.

Muriel Pénicaud (ministre)
La France a obtenu la note de 100/100 à l'indice «Woman, Business and Law» de la Banque mondiale qui évalue dans 187 pays les droits des femmes dans leur vie professionnelle Avec l'Index égalité femmes hommes, la Fraance aura la législation la plus avancée du monde.

François de Rugy (LREM, ministre)
Nous pourrions être la première viticulture du monde sans glyphosate. Comme l’a rappelé Emmanuel Macron lors de sa visite au Salon de l’Agriculture, l’objectif du gouvernement est de sortir du glyphosate le plus rapidement possible, sous 3 ans.

Marc Fesneau (MoDem, ministre)
- Ce que je perçois du Grand débat, c’est un besoin de réhabiliter la présence publique dans les territoires, avec un sentiment, de la part de certains Français, d’avoir été mis à l’écart de la mondialisation. Il y a aussi un grand sentiment d’injustice fiscale.
- Le rôle d’un ministre qui participe [à une réunion du] Grand débat, c’est d’écouter et de s’interroger sur ce que les Français ressentent et expriment. Ce n’est pas un pompier de service. Cette crise est très ancienne, et c’est à nous, aujourd’hui, de trouver des solutions.
- Le Grand débat traduit l’envie des citoyens de débattre. De se ressaisir des questions. A partir de cette somme d’expressions, il faudra construire une réponse collective. Après le temps des revendications, nous allons entrer dans le temps des solutions.

Benjamin Griveaux (LREM, ministre)
La liberté fondamentale de manifester et le respect de l’ordre républicain sont deux piliers que nous défendrons toujours.

Marlène Schiappa (LREM, ministre)
- On peut parler d'islam et de voile de façon apaisée. [Mais] il faut véritablement se poser la question du message que l'on veut envoyer. Les femmes ont le droit, si c'est leur choix, si c'est leur liberté de conscience, de porter le voile, mais il faut aussi soutenir les femmes, qui partout dans le monde, courageusement, au péril de leur vie, choisissent de retirer leur voile, ou celles qui dans certains quartiers en France sont contraintes de le porter.
- La laïcité, comme l'égalité femmes-hommes, sont des valeurs fondamentales de la république française et méritent autre chose que des réactions pavloviennes, de tweets contre tweets.

Stanislas Guerini (LREM, délégué général)
- 4 groupes de travail. 50 auditions réalisées. Plus de 2 500 propositions récoltées en ligne. Nos idées pour la France, construites ensemble, nous les présenterons aux marcheurs, aux Français et à la presse lors d’un événement, le dimanche 10 mars 2019 à Chartres. Nous les remettrons ensuite au Gouvernement.
- Contre les dangers d'internet, les députés en herbe de l'école Jouffroy d’Abbans (17e) ont une idée : donner à chacun une carte numérique à sa naissance. Bravo pour leur travail !

Aurore Bergé (LREM, porte-parole)
Mon choix de femme et de citoyenne sera de ne plus faire confiance à Decathlon, marque qui rompt avec nos valeurs.

Jean-Christophe Lagarde (UDI, président)
- Chacun parle avec son vocabulaire, mais je veux dire que ceux qui manifestent doivent comprendre qu'ils donnent l'occasion à des extrémistes de tous poils, à des casseurs, à des gens qui viennent se défouler de mettre le désordre et le bazar dans notre pays.
- Le droit de manifester est évidemment à respecter dans notre pays.
- On n'est pas candidat pour un score [aux élections européennes], on est candidat pour des idées et des convictions. C'est mieux de faire un beau score, mais faudrait-il qu'il y ait une campagne? Aujourd'hui, le grand débat national et les manifestations des gilets jaunes occupent tout et on n'a pas le droit de parler d'Europe.
- Je ne suis pas sûr que l'UE ne puisse pas disparaître, on voit bien qu'elle est attaquée de l'extérieur par de grandes puissances [les États-Unis, la Chine, la Russie] qui ne s'en cachent pas et qui voudraient voir l'Europe disparaître pour mieux dépecer nos économies.
- Les libertés locales et la décentralisation sont au cœur du projet politique de l’UDI. Il n’y a pas grand-chose finalement que l’Etat devrait conserver de mon point de vue en dehors des grands pouvoirs régaliens. Le paradoxe est qu’à force de tout faire, la seule chose que l’Etat ne fait plus, ce sont les missions régaliennes : pas capable d’assurer la sécurité, pas capable de rendre la justice, pas capable de gérer l’éducation avec un niveau qui baisse en permanence. (…) Les fonctions régaliennes de l’Etat sont celles qu’il n’assume plus à force de s’occuper des autres.
- Le boulot du Président de la République n'est pas d'animer des réunions de quartier. Son boulot, c'est de gouverner le pays, de s'occuper du Brexit, d'Air France, de M.Trump !


Actualités du Centre. Sondage européennes: LREM-MoDem en tête à 22%, UDI à 2%

Selon un sondage de l’institut Opinionway  concernant les prochaines élections au Parlement européen de mai et réalisé pour Les Echos et Radio classique, la liste LREM-MoDem est en tête à 22% des intentions de vote à égalité avec celle du RN.
Tandis que cette dernière est stable par rapport à la précédente vague de ce sondage, la liste La république en marche gagne, elle, deux points.
En troisième position se trouve la liste LR à 14%, suivie par la liste FI (7%) puis par les listes PS et EELV (6%).
Viennent ensuite les listes Debout la France (5%), Génération.s (4%) devant celles du PC, de l’UDI et de LO (2%).
Les listes Les patriotes et UPR sont à 1%.
6% des sondés se déclarent en faveur d’une «autre liste» (notamment gilets jaunes) et 22% n’ont pas exprimé de préférence.
Le total des intentions de vote pour les listes centristes est de 24%.
A noter que 58% des sondés se disent intéressés par cette élection.
Sans surprise, ce sont les sympathisants LREM et d’Emmanuel Macron (74% et 67%), donc centristes ou proches du Centre, qui sont les plus intéressés par cette élection.
Quant aux «enjeux de la campagne», les sondés, sur une liste fermée, indiquent, dans l’ordre: la lutte contre le terrorisme (41%), la fiscalité (38%), l’environnement et les migrants (37%), le chômage (32%), la protection sociale (31%), la sécurité (29%), la réforme des institutions européennes (25%), l’accueil et l’intégration des étrangers en France (24%), la politique commerciale de l’UE et les relations entre les pays membres de l’UE (23%), l’éducation (22%), l’avenir de l’euro (21%), la construction d’une défense et d’une politique étrangères européennes (19%), la gestion du Brexit (11%).
Pour les sympathisants LREM, les priorités sont la lutte contre le terrorisme (41%) suivie par l’environnement, la réforme des institutions européennes et la politique commerciale de l’Europe (40%), les relations entre les pays membres de l’UE (38%), soit que des enjeux qui ne peuvent être réglés au mieux qu’au niveau européen quand il ne s’agit que de problèmes européens.
Ce tropisme européen des sympathisants LREM se confirme lors des questions sur la constitution de grands groupes européens où ils sont les seuls à préférer cette option majoritairement (50%) à celle de conserver des grands groupes français (46%) alors que le résultat pour l’ensemble des sondés est 33% contre 63%.
D’ailleurs, ils sont 70% à faire confiance dans l’UE devant les sympathisants socialistes (66%) et ceux de LR (50%).
Rappelons que le seuil de remboursement de campagne est à 3% et le seuil d’élection de députés est à 5%.
(Sondage Elabe réalisé par internet du 20 au 27 février 2019 auprès d’un échantillon de 1905 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur d’environ 3 points)