mardi 31 juillet 2018

L’Humeur du Centriste. Deux motions de censure contre le Centre, quoi de plus normal!

Assemblée nationale
Si, quand elles occupent le pouvoir, la Droite et la Gauche ont un ennemi principal, respectivement la Gauche et la Droite, le Centre a le triste privilège d’en avoir deux: la Droite et la Gauche.
Si tout cela est bien connu des politistes et politologues, cela semble encore surprendre les journalistes qui ont titré avec délectation sur les deux motions de censure déposées contre le gouvernement d’Edouard Philippe (à propos de l’«affaire Benalla») en parlant d’un événement rare.
Rare, oui, si l’on prend les périodes où le Centre a occupé le pouvoir au cours de la V° République: jamais avant l’élection d’Emmanuel Macron (la période Giscard d’Estaing étant celle d’une droite libérale alliée au Centre).
Commun si l’on s’en tient à la réalité politique où Droite et Gauche évitant de fricoter ensemble pour la photo officielle (d’où deux motions de censure, ont pourtant un ennemi commun: le Centre.
Car le Centre représente tout ce qu’elles haïssent et ce dont elles ont peur, un projet de société qui rapproche au lieu de diviser, qui parle aux citoyens et pas à des clients, qui parle d’équilibre et de compromis quand elles recherchent le déséquilibre et le rapport de force.
Le Centre, c’est l’empêcheur de faire ses petites affaires partisanes et de vivre d’un positionnement clivé et d’une rhétorique incendiaire qui sont l’apanage de la Droite et la Gauche et pas seulement de leurs extrêmes comme on peut le vérifier en ce moment d’hystérie politicienne.
Si nos deux compères Droite et Gauche avaient eu du courage politique, elles auraient du voter la même motion de censure car cela aurait eu une cohérence alors que faire semblant de voter chacune un texte leur permet de faire croire que ce n’est pas le Centre qu’elles ont en ligne de mire mais une «certaine vision» de la politique.
C’est sans doute de bonne guerre politicienne et partisane mais la France et les Français sont, eux et ici, les dindons d’une mauvaise farce maintes fois jouée.
Bien entendu, ces deux motions n’ont pu renverser le Gouvernement mais elles ont montré une concordance de vue entre les extrêmes (Rassemblement national de Marine Le Pen et France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui ont tous deux voté les deux motions présentées (dont celle de LR que les communistes ont également voté!) et la reconstitution de la vieille gauche (avec une motion de censure commune FI-PC-PS, soutenue et votée donc par RN!) sous la houlette de la France insoumise quel que soit les explications fumeuses d’un Parti socialiste qui se perd de plus en plus.
Il fallait bien la haine du Centre et de ses valeurs humanistes, démocratique et républicaines pour (ré)unir dans une nouvelle farce tout ce triste monde balayé aux dernières élections et qui n’a toujours rien compris…

Centristement votre.

Le Centriste

lundi 30 juillet 2018

Vues du Centre. Corporatisme et hubris journalistiques menacent la liberté de la presse

Par Jean-François Borrou

Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste.
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.


Dès qu’ils sont attaqués, les journalistes brandissent la liberté de la presse qui serait en jeu parce qu’ils seraient critiqués.
Ils viennent de ressortir cette vieille antienne à propos de ce qu’ils ont eux-mêmes baptiser l’«affaire Benalla».
Or, s’il faut affirmer avec Tocqueville que «l’indépendance de la presse est l’élément capital et pour ainsi dire constitutif de la liberté» et qu’«un peuple qui veut rester libre a le droit d’exiger qu’à tout prix on la respecte», ajoutant que «pour recueillir les biens inestimables qu’assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu’elle fait naître», il n’en reste pas moins vrai que le journaliste doivent agir avec responsabilité et déontologie.
Car, comme le dit la Charte du journaliste rédigée en 1918 puis actualisée (notamment en 2011), ses devoirs sont, entre autres, «de respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître; de publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent; de ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents; de rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte; de s’interdire la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement; de ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste».
Depuis toujours, nombreux les journalistes qui négligent ces devoirs et qui, lorsqu’ils sont accusés de partialité ou de travail bâclé, montent au créneau pour défendre une liberté de la presse qui serait soi-disant en danger alors qu’ils ne font que du corporatisme et la défense d’eux-mêmes et de leurs fautes et erreurs.
Ici, avec les attaques contre Emmanuel Macron, accusé de tous les pêchers pour le comportement d’un de ses collaborateurs, on est dans la caricature d’un journalisme qui a voulu régler ses comptes quel que soit la réalité des faits et, plus grave, les conséquences sur la démocratie républicaine et la confiance des citoyens dans ce système.
Car, aujourd’hui, il y a deux France.
Celle qui croit les attaques de la presse et de l’opposition et qui perd confiance dans le monde politique, un des piliers de la démocratie.
Celle qui s’insurge contre ses attaques et qui perd également confiance contre un pilier de la démocratie, la presse.
L’«affaire Benalla» qui devait servir de marchepied à une «affaire Macron» risque donc d’avoir comme conséquence un affaiblissement de la démocratie républicaine.
Merci la presse!

Non, la presse n’est pas cette sphère immaculée où des vengeurs du peuple à la moralité parfaite s’attaquerait à cette fange politicienne où des créatures véreuses tenteraient constamment de l’enfumer pour leur propre profit.
Et dans la soi-disant «affaire Benalla», il y a bien eu dérapages de la presse.
Ainsi, Alexandre Vatimbella a eu raison d’expliquer ici dans un éditorial, les dérives journalistiques:
«En France, l’«affaire Benalla» a, de nouveau, rappelé que les clientélismes de gauche et de droite ainsi que la presse d’opinion, sans oublier nos intellectuels médiatiques, n’ont toujours pas accepté la victoire du Centre en 2017 et qu’ils souhaitent ardemment qu’elle ne soit qu’une parenthèse à refermer au plus tôt en s’emparant de tout ce qui pourrait permettre de se débarrasser d’Emmanuel Macron, de son gouvernement et de sa majorité, des ragots les plus puants aux faits divers les plus anodins.
Et l’on voit fleurir dans certains quotidiens des articles sur la destitution d’un président de la république pendant que nombre de politiciens jouent de l’emphase au risque d’emporter la démocratie avec leurs bons (mauvais) mots.»
Edouard Tétreau a eu raison dans Le Figaro de parler de «l’hystérie collective» qui s’est «emparée» des journalistes et d’écrire avec une grande lucidité:
«Il semblerait que les piliers traditionnels du système politique et médiatique français ne partagent pas cet objectif de lutte contre les populismes. Dans les partis dits de gouvernement, comme chez ceux que l'on désignait comme des «médias de référence» au XX° siècle, en passant par les télévisions et radios d'information continue – avec une mention spéciale pour les chaînes du service public à refonder autrement plus vigoureusement que par les réformettes de Mme Nyssen – une dérive s'installe. Un mélange toxique de propagande, d'approximations, de non-vérifications des faits mêlés aux opinions, d'incapacité à prendre du recul sur l'événement.
Le journalisme d'investigation se fait journalisme de délation, avec la nécessaire complicité de policiers bafouant le secret de l'enquête ou de l'instruction pour faire avancer leurs agendas parallèles. Le journalisme de combat est devenu journalisme d'invective: exit Henri Frenay et Albert Camus, place à Jean-Jacques Bourdin. Quant aux grandes gueules de l'opposition, celles qu'on appelait les ‘grandes voix’ au XX° siècle, la radicalisation des comportements et des expressions fait rage: on exécute d'abord; on écoute et on réfléchit ensuite. Cette classe politique et médiatique est-elle consciente de scier la branche sur laquelle elle est assise?»
Philippe Raynaud a eu raison de dire dans Le Monde:
«La dramatisation médiatique est excessive, et le ton inimitable de componction, de sérieux et de moralisme du Monde donne à cette affaire un goût de moraline, comme dirait Nietzsche. D'ailleurs la convergence éditoriale momentanée avec la rédaction du Figaro est assez symptomatique de cette "convergence des luttes" contre un président élu par une extraordinaire combinaison de chance et de talent qui dérange tout le monde.»
George Kiejman a eu raison de s’étonner dans une tribune brillante publiée dans Le Monde:
«A en croire l'ensemble des médias, à commencer par Le Monde (sept "unes" successives entre le 20 et le 27 juillet) et tous les dirigeants de l'opposition, notre République, la V°, est au bord du gouffre. Et certains, s'ils osaient, demanderaient au président de la République de démissionner pour répondre des fautes d'un de ses collaborateurs obscurs, un certain Benalla, qualifié de "barbouze", de "mauvais ange" du président, voire du couple présidentiel. Ne disposait-il pas des clés du portail de la maison familiale au Touquet? Ce dénommé Benalla pris d'un accès de violence dans une manifestation où il n'avait que faire, aurait molesté, selon les uns, deux spectateurs passifs venus assistés à une "manif parisienne", selon les autres, deux militants s'exprimant en grec et lançant distraitement, selon leur avocat, des carafes d'eau sur le service d'ordre.»

A l’heure où Donald Trump répète sans arrêt que les journalistes sont les principaux ennemis des Etats-Unis, je vous en prie, chers collègues, ne lui donnez pas raison dans sa dénonciation populiste et démagogique avec un comportement irresponsable.
La liberté de la presse est bien trop importante et doit toujours vous guider mais aussi être plus forte que vos tentatives mesquines de régler vos comptes.

Jean-François Borrou


dimanche 29 juillet 2018

Actualités du Centre. Affaire Benalla: quand Le Monde tente de piéger Bayrou sur Macron

François Bayrou
Pour ceux qui s’en rappellent, lors de la campagne présidentielle, Le Monde a publié une interview d’Emmanuel Macron où toutes les questions étaient à charge avec une agressivité rarement vue de la part de journalistes qui étaient, en l’espèce, plus des opposants politiques que des professionnels de l’information, beaucoup de ces derniers s’étant demandé le pourquoi d’une telle hargne.
On connait dorénavant la volonté de celui qui se voulut un temps et un peu pompeusement «le journal de référence» d’être un outil de propagande anti-Macron (il suffit pour le démonter de reprendre l’ensemble de ses Unes à propos du Président de la république quel que soit le sujet évoqué depuis son accession au pouvoir), sans que l’on sache très bien pourquoi le quotidien est devenu si agressif pour un pouvoir politique situé au centre de l’échiquier politique.
La réponse se trouve sans doute dans le tournant qu’il a pris, bien avant l’arrivée de Macron à l’Elysée, au temps de la fin du mandat de François Mitterrand où, noyauté par l’extrême gauche représentée, entre autres, par messieurs Jean Paul Besset et Edwy Plenel (ce dernier, créateur du site d’extrême-gauche Mediapart, ayant récemment mené une interview télévisée à charge de Macron en compagnie de l’ancien journaliste sportif, Jean Jacques Bourdin dont beaucoup se sont émus pour sa totale partialité) où il s’attaqua systématiquement au Parti socialiste et à la social démocratie en général (François Hollande peut témoigner que c’est toujours le cas, lui qui fut une tête de turc du journal pendant toute la durée de son mandat).
Toujours est-il que l’interview réalisée il y a deux jours de François Bayrou est de la même veine avec des questions qui sont à charge pour Macron et dans une volonté de piéger le président du MoDem en le mettant soi-disant en porte-à-faux avec ces déclarations passées s’il défendait le Président de la république.

Voici l’analyse de cette interview:
- Première question orientée: «Pensez-vous que cette affaire est ‘une tempête dans un verre d'eau’, pour reprendre les mots de M. Macron, ou qu'elle est au contraire symptomatique d'une dérive du pouvoir?
Réponse ferme de Bayrou: «Il y a une disproportion surprenante entre les faits tels qu'ils apparaissent au fil des auditions et le maelström médiatique et politique que nous vivons. (…). Cela n'en fait pas une affaire d'Etat. (…) Dès lors, quelle est la substance de cette polémique ?»

- Deuxième question où l’interviewer fait une affirmation que rien ne vient jusqu’à présenté étayer pour faire réagir Bayrou: «M. Benalla a profité de sa proximité avec le président pour disposer de pouvoirs qui allaient au-delà de sa fonction, n'est-ce pas la preuve d'un excès du présidentialisme que vous dénonciez régulièrement par le passé?»
Réponse tout aussi ferme de ce dernier: «Je ne vois pas les pouvoirs que vous lui prêtez. (…)»

- Troisième question où, manifestement, l’interviewer veut que Bayrou critique Macron en faisant référence à ce qu’il aurait dit auparavant: «Lors de vos campagnes, vous avez souvent stigmatisé les avantages indus des dirigeants. Comprenez-vous les facilités matérielles dont disposait M. Benalla?»
Réponse de Bayrou qui ne se laisse toujours pas piéger: «Mais aucun des moyens mis à disposition ne l'était à titre personnel. (…) Il s'agissait de moyens professionnels qui étaient liés à sa fonction puisqu'ils ont dans l'instant disparu avec elle.»

- Quatrième question où l’interviewer met un peu plus les pieds dans le plat en critiquant et en accusant directement Macron: «Vous évoquez le maelström médiatique mais n'est-ce pas M. Macron le premier fautif? En dissimulant les faits, en attendant les révélations de la presse pour se séparer de son collaborateur, n'a-t-il pas alimenté la défiance et le soupçon?»
Réponse de Bayrou qui renvoie la presse à son (ir)responsabilité dans cette affaire: «La presse révèle ce qu'elle découvre. C'est une démarche civique. Mais la surenchère dans l'exploitation de ces révélations n'est plus maîtrisée. Nous sommes entrés dans l'ère du soupçon universel : n'importe qui, dans n'importe quel domaine de responsabilité, peut être mis en accusation, sans preuve et sans fondement. Les réseaux sociaux, les télévisions en continu, les fuites des enquêtes… Tout le monde est entraîné dans une sarabande de dénonciations. Et tout cela n'est plus régulé par aucune de nos institutions. C'est un sujet pour tous les démocrates.»

- Cinquième question où l’interviewer tente de revenir par un autre biais à la responsabilité de Macron comme le montre la sixième question: «S'il n'y a pas d'abus de pouvoir, selon vous, comment expliquez-vous alors la genèse de cette crise politique?»
Réponse de Bayrou:
(…) Il y a eu une instrumentalisation politique. Ceux qui exerçaient le monopole du pouvoir depuis des décennies essayent de déstabiliser le nouveau président. Pour eux, son élection n'est qu'un accident de l'histoire. Ils veulent revenir à la situation antérieure et pensent son élection fortuite. Ils se trompent. L'élection de 2017 a répondu à une attente profonde du pays qui voulait sortir de l'impuissance généralisée et changer le modèle français d'exercice du pouvoir au sein de l'Etat. Devant ce changement, il y a des résistances très fortes.»

- Sixième question qui revient à une attaque directe de Macron en le comparant à Sarkozy, personnalité que Bayrou déteste: «En 2009, dans votre livre ‘Abus de pouvoir’, écrit contre Nicolas Sarkozy, vous affirmiez ‘qu'un peuple comme le nôtre, avec son histoire, avec sa profondeur, n'a surtout pas besoin de quelqu'un qui se croit un –surhomme’. Quand M. Macron dit ‘Qu'ils viennent me chercher’, ne se place-t-il pas dans la position du surhomme ?
Réponse de Bayrou: «C'est une formule que j'ai trouvée inutilement western. Je pense qu'il voulait dire ‘S'ils veulent s'en prendre à quelqu'un, qu'ils s'en prennent à moi, je ne me défausserai pas…’ Quand je parle avec lui, je ne vois pas un homme tenté par l'ivresse de toute-puissance. Au contraire, il pense sa responsabilité devant l'Histoire en mesurant la difficulté de la tâche. Avec cette crise, il peut désormais vérifier chaque jour la dureté des résistances qui lui sont opposées.»

- Septième question où revient en force la critique continuelle du Monde à propos d’un Macron qui ne serait pas démocrate et plutôt proche d’un personnage comme Napoléon III: «N'est-il pas tenté par une forme de césarisme moderne? Son souci permanent est de construire une relation directe avec les Français en critiquant les contre-pouvoirs comme la presse ou en diminuant les pouvoirs du Parlement…»
Réponse de Bayrou: «La relation directe avec les Français est constitutive non seulement de la V° République, mais de toutes les démocraties modernes.»

- Après une huitième question qui attaque la réforme constitutionnelle voulue par Macron, la neuvième s’attaque à La république en marche auquel est alliée dans la majorité présidentielle le MoDem de Bayrou: «Avant la prise de parole de M. Macron, la majorité a semblé perdue. Est-ce que les macronistes sont mûrs pour traverser de tels moments?»
Réponse de Bayrou qui manie ici l’esquive: «L'organisation de la majorité présidentielle n'est pas encore aboutie. Les deux organisations, La République en marche et le MoDem, partagent beaucoup de convictions, mais n'ont ni la même tradition, ni le même socle doctrinal, ni la même pratique politique. Or, elles sont coresponsables de l'avenir, embarquées sur le même bateau. Il faut bâtir la charpente de ce bateau.»

- Enfin la dixième et dernière question tente une dernière fois de faire dire à Bayrou ce qu’il a refusé de dire lors des neufs premières: «A l'aune de son exercice du pouvoir, vous arrive-t-il de regretter votre alliance avec M. Macron?»
Réponse ferme de Bayrou: «Jamais. (…)»


vendredi 27 juillet 2018

Actualités du Centre. Bayrou contredit les médias qui instrumentalisaient son silence: Benalla n’est pas «une affaire d’Etat»

François Bayrou & Emmanuel Macron
Le Figaro, dans un article intitulé «la difficile partition politique du MoDem» (!), croyait savoir que François Bayrou, «bouillonnait  de s'exprimer» pour dire tout le mal qu’il pensait Macron et de l’affaire Benalla tandis que Libération pouvait titrer sans pudeur, «Bayrou, le Béarnais berné et muet», sous-entendant que le président du MoDem était le dindon de la farce des dérives macronistes.
On pourrait prendre d’autres exemples mais ceux-ci, concernant un journal de droite et de gauche militants, résument bien l’hystérie qui frappe la presse française à propos des comportements de monsieur Benalla dont on ne sait pas encore ce que la justice en dira…
Car, contrairement aux souhaits secrets de journalistes qui espéraient que le président du MoDem allait enfin ruer dans les brancards contre son allié et créer une mini-crise de régime, le leader centriste, lors  d’une rencontre avec Emmanuel Macron au Pic de Midi de Bigorre, a déclaré avec fermeté qu’«Il n'y a aucune ambiguïté sur l'engagement politique qui est le mien auprès de lui, surtout quand des procès infondés lui sont faits».
Il a ajouté:
«Il n'y a qu'à voir les différentes auditions pour se rendre compte de la solidité de ceux qui entourent le président. Ils sont intègres et au-dessus de tout soupçon, que ce soit les hauts fonctionnaires ou le secrétaire général de l'Elysée. Je n'ai aucun doute que les enquêtes en cours vont prouver tout ça. C'est uniquement la sortie de route d'une personne.»
Et de s’interroger: «En revanche, je me demande bien pourquoi tout ça sort maintenant...»
Dans une interview à l’AFP et France 3, il a enfoncé le clou:
«On voit qu'il y a évidemment une utilisation à des fins polémiques de ces événements condamnables, mais pas à la mesure d'une affaire d'Etat. (…) Il y a un énorme contraste entre la réalité et l'exploitation qui en a été faite. Cela invite à se poser des questions.»
Dont celles-ci:
«Pourquoi tout ça est sorti? Pourquoi cette explosion de mises en cause et d'accusations qui ne reposent pas, c'est le moins qu'on en puisse dire, sur des réalités substantielles.»