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lundi 26 octobre 2026

Vues du Centre. Fou ou pas fou, l’assassin raciste connaissait son credo d’extrême-droite grâce à ceux qui le propagent

Par Jean-François Borrou et Alexandre Vatimbella


A force de pointer du doigt les méchants noirs, jaunes, marrons et autres basanés, certains partis et médias ne peuvent refuser leurs responsabilités quand des personnes saines ou non d’esprit passent à l’acte contre ceux-ci.

Les actes tuent mais les mots encouragent à passer à l’acte.

Et les mots ont été prononcés et le sont encore par les responsables politiques avec le relais évidemment indispensable des médias.

L’assassin de Trappes n’était peut-être pas un terroriste au sens où la justice le définit, c’est même peut-être un schizophrène comme il l’affirme, ce qu’a démenti les examens médicaux, mais quel que soit son statut politique ou psychiatrique, c’est un raciste qui a agi en accord avec ses idées qu’il puisait dans Mein Kampf retrouvé chez lui et dans toutes les déclarations des membres du RN, de Reconquête et autres formations d’extrême-droite ces dernières décennies sur les immigrés et les étrangers, surtout ceux qui ne sont pas blancs.

Beaucoup ont pointé du doigt les diatribes d’Eric Zemmour sur les chaînes d’information en continu et plus particulièrement sur CNews pour le rendre responsable moralement, ad minima, du passage à l’acte de l’assassin de Trappes.

Mais il ne faudrait pas oublier toutes celles émanant du RN depuis la création du FN et les «dérapages» de Jean-Marie Le Pen.

Et si l’on additionne les intentions de vote dans les sondages en faveur de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour, on est à plus ou moins 40%.

Quarante pour cent d’électeurs qui ont entendu ces diatribes répétées sans cesse, ce qui ne les a pas choqués, nombre d’entre eux les partageant, si bien que l’on se demande comment il n’y a pas eu plus d’attentats racistes et de morts même si le nombre d’actes racistes et antisémites explosent ces dernières années.

Le racisme est la négation de l’humanisme et de l’universalisme auxquels les centristes sont attachés.

Un être humain égal un être humain, il n’y a pas de discussion possible à ce sujet.

L’assassin de Trappes doit être puni sévèrement mais il ne devrait pas être le seul à devoir rendre des comptes.

Regrettons enfin la politique politicienne du maire de Trappes, membre du parti de gauche Génération s fondé par Benoit Hamon, qui s’en est pris à Emmanuel Macron alors que celui-ci s’est toujours, dans les discours et les actes, levé contre le racisme et l’antisémitisme.

S’en prendre systématiquement au Président de la république pour tout et n’importe quoi est devenu une mode malsaine qui, ici, n’est pas à la hauteur des enjeux.

 

[Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste. 
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes. 
Alexandre Vatimbella est directeur du CREC]

 

 


dimanche 18 octobre 2026

Vues du Centre. Les amis des émeutiers et des voyous s’appellent Mélenchon et ses sbires

Par Jean-François Borrou


Pendant que les casseurs étaient en action à travers la France, Jean-Luc Mélenchon s’en prenait à la police et les membres de LFI n’avaient pas un mot pour condamner les voyous.

Ce n’est guère étonnant ni même nouveau puisque la stratégie suivie par Mélenchon et ses sbires est de semer le chaos de l’Assemblée nationale à la rue en passant par les lycées et les universités en ce moment, partout où l’on peut allumer le feu de la violence et de la contestation de l’ordre républicain.

Tout est bon pour cette extrême-gauche pour qui cette violence est un des moyens d’action privilégiés depuis toujours, pour tenter de détruire la démocratie libérale.

Et lorsque les émeutiers – quels que soient leur couleur politique et érigés par LFI en avant-garde de la révolution – ou les voyous – identifiés par LFI comme le nouveau prolétariat et érigés en premières victimes de la société – attaquent la république, saccagent les rues et les édifices publics, pillent les commerces, mettent le feu à des immeubles d’habitations, mettent la vie de la population en danger, agressent policiers et journalistes, elle les soutient sans aucune nuance, chargeant les forces de l’ordre et le gouvernement, non seulement comme uniques responsables des violences mais en les provoquant sciemment comme le ferait un Etat policier.

Une vision subversive de la démocratie républicaine libérale qui ne correspond en rien à la réalité.

Après les saccages de ce 17 octobre, plus personne ne peut refuser de condamner LFI et tous ceux qui défendent la démocratie républicaine libérale doivent mettre en œuvre un front républicain contre cette formation factieuse qui encourage la sédition, tout comme un front républicain avait été mis en place contre le FN.

Et la Gauche qui prétend défendre cette démocratie doit rompre ses liens avec cette formation à moins de cautionner son comportement et d’en être complice.

En démocratie, manifester est toujours un droit, mettre le chaos, jamais.

Ah! Et un mot pour ceux qui vont prétendre que je défends ici les violences policières et les passe sous silence: celles-ci sont évidemment condamnables lorsqu'elles se produisent sans raison et sans légitimité.

Jean-François Borrou

 

[Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste. 
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.]

 

 


dimanche 30 août 2026

Vues du Centre. Avant de s’informer sur ce que feront Le Pen et Mélenchon, demandez-vous ce qu’ils auraient fait s'ils avaient été au pouvoir

Par Jean-François Borrou


Avant de confier les destinées aux extrémistes populistes, ceux qui se proposent de voter pour eux doivent bien sûr se renseigner sur ce qu’ils se proposent de faire.

Mais il est tout aussi important de se demander ce qu’ils auraient fait face aux événements qui se sont produits ces dernières années et où ils auraient conduit la France aujourd’hui parce que cela dit autant de leur ligne politique et de leur vision du pays ainsi que de son organisation.

La pandémie de la covid19, l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la guerre économique de Trump, la menace chinoise de plus en plus prégnante, le changement climatique qui s’accélère, le réarmement de la France et de l’Europe, la protection des enfants, la lutte contre les violences sexuelles, la réformes des retraites, la réindustrialisation du pays, l’immigration, etc., les dossiers ne manquent pas pour faire un bilan des prises de position de LFI et du RN et de leurs alliés et proxys.

Il ne s’agit pas d’être exhaustif ici, chacun pourra consulter plus en avant telle ou telle question mais de dégager les grandes lignes du positionnement ses extrêmes.

Le premier point est l’attitude que ceux-ci ont eu, en particulier au Parlement et plus précisément à l’Assemblée nationale.

Force est de constater que LFI et le RN ont joué systématiquement sauf rares exceptions, contre toutes les mesures du gouvernement et des autres partis, provoquant le blocage (par le biais du dépôt de milliers d’amendements sur certains textes en discussion), le chaos (avec des incidents de séance, des interruptions constantes et intempestives des orateurs du gouvernement et des autres partis) et utilisant souvent l’insulte, voire la diffamation.

Donc, pas de rôle constructif de la part de leurs députés et sénateurs, pas de volonté de travailler pour trouver des consensus, au contraire, une posture du contre tout et tous.

Ces attitudes des parlementaires font directement écho à leurs déclarations sur les grands sujets qui ont impactés la présidence d’Emmanuel Macron.

L’agression de Poutine contre l’Ukraine est un bon exemple de cette opposition systématique qui se traduit par une bienveillance étonnante vis-à-vis du régime totalitaire en place en Russie et par un refus d’aider les Ukrainiens et de réarmer l’Europe.

Si le RN a été, comme d’habitude, proche de Moscou qui est depuis longtemps un de ses soutiens les plus fidèles, lui ayant même prêter de l’argent, LFI a souvent choisi Poutine, un nationaliste d’extrême-droite et criminel, contre Zelendsky, un démocrate centriste, avant par un antiaméricanisme et un antieuropéanisme primaires où l’ennemi de mes ennemis est mon ami.

Du coup, si un de ces deux partis avaient été au pouvoir, non seulement, la France aurait de bonnes relations avec la Russie mais elle n’aiderait pas l’Ukraine, ne lui enverrait pas d’armes et aurait refusé d’augmenter son budget en faveur de sa défense et de celle de l’Union européenne.

Ce qui serait mettre en danger la sécurité du pays.

La réforme des retraites est un autre dossier qui montre que les deux extrêmes jouent la démagogie plutôt que la responsabilité.

Revenir à la retraite à 60 ans est un des slogans préférés des extrêmes et une de leurs promesses les plus démagogiques.

S’ils avaient été au pouvoir LFI et le RN auraient donc fait voter cette mesure qui aurait plombé l’économie et fragilisé la protection sociale des Français, augmentant le déficit public.

La défiance envers l’Union européenne que les deux formations pratiquent inlassablement auraient évidemment affaibli celle-ci et en conséquence la France.

Et ainsi de suite.

On le constate, le bilan de leur gouvernance aurait été catastrophique.

Mais, on peut imaginer, comme cela a été le cas de plusieurs partis extrémistes, populistes et démagogiques qui sont parvenus au pouvoir ces dernières années, que les promesses ne soient pas tenues parce qu’elles étaient impossibles à implémenter.

Pour l’extrême-gauche, on a l’aventure Syriza qui a d’abord appauvrit la Grèce avant que le gouvernement d’alors, obligé par le réel, abandonne tout son programme populiste.

Pour l’extrême-droite, on a le cas Fratelli d’Italia qui dirige actuellement l’Italie et qui a dû tourner le dos à nombre de ses promesses, sachant que la plupart de celles qui ont été mises en place ont affaibli la démocratie et l’économie transalpines.

Mais alors à quoi bon voter pour des partis qui tourneraient le dos à leurs promesses et feraient la politique de l’axe central.

Autant voter pour les formations le représentant, l’original valant toujours mieux que les copies!

Dès lors, que les extrémistes, les populistes et les démagogues aient appliqué leurs programmes ou qu’ils aient du tourner le dos à leurs promesses intenables et dangereuses, leur bilan devrait décourager tout électeur sensé et voulant défendre ses intérêts de voter pour eux.

 

[Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste. 
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.]

 

 


mardi 4 août 2026

Vues du Centre. Pour une opposition sans concession mais intelligente face au RN

Par Jean-François Borrou


Ce n’est pas parce que le RN dit que le soleil réchauffe et que l’eau désaltère qu’il faut dire le contraire…

A trop vouloir s’opposer au RN de manière manichéenne à l’instar de LFI, on risque de dire et faire n’importe quoi qui, pire, lui profitera ce qui est d’ailleurs peut-être la stratégie des amis de Mélenchon.

Oui, évidemment, tous les démocrates doivent s’opposer fermement et sans concession aux projets et au programme de l’extrême-droite mais de manière intelligente.

Le systématique frontal permet ainsi au RN et à toute la galaxie qui gravite autour de se parer des habits des boucs-émissaires d’un complot des puissants et de l’Etat profond, et d’affirmer aux Français que quoiqu’ils disent ils sont voués aux gémonies.

Et cette victimisation fonctionne!

Mais, attention, certains ont choisi une voie tout aussi dangereuse qui est de récupérer les thèmes du RN et de le concurrencer sur le terrain de la démagogie et du populisme.

Malheureusement, c’est parfois le cas dans l’espace centriste/central.

Ici, aussi, c’est une stratégie perdante puisque cela légitime les discours irresponsables et irréalistes de l’extrême-droite, donc, in fine, lui profite encore.

Ni confrontation manichéenne, ni compétition populiste, seulement une parole et des actes qui démontent les affirmations mensongères et haineuses du RN où se mêlent allègrement fake news et théories complotistes et qui, en même temps, se basent sur un vrai projet politique concret et réalisable.

De même lorsque le RN dit des choses sensées ou vraies, il faut faire remarquer qu’il est obligé de le faire et se rallier malgré lui au camp des responsables, non par conviction mais pour ne pas apparaître comme ridicule et incompétent même face à son électorat de fan(atique)s.

Au moment où l’extrême-droite est aux portes du pouvoir, cette opposition n’est pas souhaitable, elle est une exigence et une urgence.

Jean-François Borrou

 

[Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste. 
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.]

 

 


jeudi 9 juillet 2026

Vues du Centre. Marine Le Pen candidate à la présidentielle, une bonne nouvelle?

Par Jean-François Borrou


Au-delà de l’incompréhension de l’arrêt de la Cour d’appel qui est d’une grande mansuétude envers Marine Le Pen qui a détourné des fonds publics, donc de l’argent durement gagné par les citoyens, la décision de celle-ci de se présenter à la présidentielle de l’année prochaine est peut-être une bonne nouvelle, dans le sens évidemment qu’elle est à nouveau partie pour la perdre et ce, une troisième fois, ce qui sauvegarderait la France d’une expérience d’extrême-droite et sauverait la démocratie républicaine libérale.

Même si les premiers sondages semblent donner raison à l’héritière de l’entreprise familiale Le Pen, dans lesquels elle progresse fortement au premier tour et bat tous ses potentiels adversaires au second tour, la campagne va être longue avec quelques boulets qu’elle va traîner tout au long de celle-ci.

On l’a vu lors de sa première sortie électorale où elle a été huée après la confirmation de sa culpabilité dans l’affaire des attachés parlementaires au Parlement européen.

Cette scène se répètera sans doute de nombreuses fois.

En outre madame Le Pen est vue par nombre d’électeurs dont une partie de son propre potentiel électorat comme une «looseuse» et une «has-been» ayant déjà échoué par deux fois à gagner la présidentielle.

Face au jeune «bien propre sur lui» Jordan Bardella, son image est assez poussiéreuse.

Personne n’oubliera, non plus, sa calamiteuse prestation lors du débat de l’entre-deux tours en 2017 et la faiblesse de celle de 2022.

En outre, il faudra bien que son programme soit dévoilé au-delà des petites phrases, des postures et des promesses démagogiques et irréalisables, ce qui sera un handicap vis-à-vis d’une partie de l’électorat qu’elle doit attirer vers elle si elle veut remporter le scrutin.

Car, n’oublions pas que le RN n’est pas majoritaire en France (et il ne l’a jamais été).

Même si l’on additionne ses voix avec celles des autres candidats d’extrême-droite (Zemmour et Dupont-Aignan), le total dépasse tout juste les 40%.

Il lui reste donc à convaincre plus ou moins 10% de l’électorat, ce qu’elle n’a jamais réussi à faire jusqu’à présent (au-delà des sondages).

En outre, ses soutiens extérieurs s’appellent Poutine, Trump, Orban, entre autres, autant de personnalités peu appréciées par les Français.

Tous ces éléments démontrent que sa candidature recèle de nombreuses faiblesses qu’elle va certainement tenter de glisser sous le tapis mais qui resurgiront sans cesse.

C’est pourquoi sa candidature est une bonne nouvelle pour la démocratie républicaine libérale même si elle n’est pas un gage d’une défaite inexorable.

Pour qu’elle le soit, la mobilisation doit être forte, sans faille et doit commencer dès à présent.
Jean-François Borrou

 

 

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Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.]

 

 


vendredi 29 mai 2026

Vues du Centre. Peut-on encore voter LFI en se bouchant le nez pour faire barrage au RN?

Par Jean-François Borrou et Alexandre Vatimbella


Nous sommes des militants de la démocratie républicaine libérale et des valeurs humanistes qui ont toujours combattu l’extrême-droite et qui n’ont jamais fait aucune concession face au FN-RN de la famille Le Pen et à toute cette galaxie facho-pétainiste nauséabonde.

C’est notre ADN politique.

En 2017, sûrement, ou en 2022, sans doute mais difficilement, nous aurions voté Mélenchon contre Le Pen s’il y avait eu un second tour entre les deux à la présidentielle.

De même pour un duel entre un candidat FN-RN et LFI aux législatives.

Mais en 2027, que ferons-nous?

Devant la radicalisation, les insultes, la défense de l’indéfendable et la stratégie du chaos qui sont les marqueurs des agissements de Jean-Luc Mélenchon et de ses troupes, l’hésitation, plus, l’impossibilité du choix est là.

Que l’on comprenne bien que nous ne mettrons jamais un bulletin RN dans l’urne qu’il porte le nom de Bardella ou de Le Pen ou de tout autre membre de l’extrême-droite.

Il s’agit donc de savoir si notre choix sera le blanc ou un bulletin Mélenchon.

Et, ici, la réflexion doit tout autant porter sur le barrage face à l’extrême-droite que sur ce que fera l’extrême-gauche au pouvoir.

Si l’on prend les références de Mélenchon en la matière que ce soit le Cuba des frères Castro, le Venezuela de Chavez et Maduro, la Bolivie de Morales ou la Grèce de Tsipras sans parler des références trotskystes, voter Mélenchon c’est, non seulement mettre la démocratie républicaine libérale en danger de mort mais aussi conduire le pays vers le chaos économique et le déclassement à l’international.

Sans oublier la mansuétude du leader de LFI et de ses troupes envers Poutine (et leur haine de l’Ukraine de Zelensky) et même envers Xi, deux dictateurs criminels.

Dès lors, la balance entre Bardella/Le Pen et Mélenchon reste fermement à l’équilibre, donc au vote blanc.

Parce que nous refusons, comme pour le RN, de voter LFI en se bouchant le nez et les oreilles ainsi qu’en fermant les yeux.

Parce que les extrêmes sont la menace.

 

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