Voici une sélection, ce 14 avril 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> [Discours lors de la session annuelle du Conseil de sécurité de l'ONU sur
la coopération UE-ONU] C’est un honneur pour moi de prendre à nouveau la parole
devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Je remercie Bahreïn d’avoir
convoqué cette réunion. Je vous souhaite plein succès dans votre présidence.
Chaque année, le Conseil de sécurité examine le partenariat de l'Union
européenne avec les Nations Unies en matière de paix et de sécurité.
Cela semble logique, même si l'on ne considère que les indicateurs financiers:
- L’UE et ses États membres fournissent 42 % de l’aide publique au
développement, mais ne représentent que 5 % de la population mondiale ;
- Nos États membres financent un quart du budget ordinaire de l'ONU ;
- Nous payons intégralement et à temps.
Mais l'UE n'a jamais considéré notre soutien aux Nations Unies uniquement en
fonction du montant de nos dépenses.
Nous sommes actifs dans la consolidation de la paix. Pensons aux missions de
l'Union européenne, certaines comme l'opération IRINI sous mandat direct de
l'ONU, d'autres en coopération avec l'ONU, qui apportent un soutien concret de
l'UE à la consolidation de la paix.
Par le biais de l'opération ASPIDES, nous protégeons la liberté de navigation
en mer Rouge. Et nous sommes depuis des années le principal soutien à la paix
et à la sécurité en Somalie grâce à notre contribution aux efforts de maintien
de la paix des Nations Unies et de l'Union africaine.
En tant que principal donateur à l'Autorité palestinienne et à son processus de
réforme, ainsi que principal donateur humanitaire à Gaza, et grâce à nos
engagements opérationnels via les missions EUBAM Rafah et EUPOL COPPS, nous
promouvons activement la solution à deux États et la mise en œuvre du plan de
paix pour Gaza.
Nous faisons tout cela en soutien aux Nations Unies car il s'agit du seul
système international qui défend la paix, représente l'intérêt collectif
mondial et protège le droit international.
Nous assistons aujourd'hui à la violation et à l'effondrement du droit
international les plus graves depuis la Seconde Guerre mondiale. De ce fait, la
paix et la sécurité sont menacées. C'est pourquoi le soutien de l'UE à l'ONU
est plus vital que jamais.
L’effondrement du droit international est manifeste dans les deux crises
mondiales majeures actuelles : la guerre d’agression de la Russie contre
l’Ukraine et la guerre au Moyen-Orient.
La Russie commet l'une des violations les plus flagrantes du droit
international de l'histoire des Nations Unies, en envahissant un pays souverain
et en reniant ses obligations en tant que membre permanent du Conseil de
sécurité de l'ONU.
La guerre au Moyen-Orient a engendré une instabilité immense et coûté bien trop
de vies. Elle ne se limite plus à un contexte régional ni à la seule sécurité
de la région. Ses répercussions se font sentir dans le monde entier.
Les citoyens d'Europe et d'Asie subissent les conséquences de la hausse des
prix de l'énergie. Les agriculteurs d'Afrique et d'Amérique du Sud sont
confrontés à des pénuries d'engrais. Et la crise accentue les vulnérabilités
structurelles du système mondial : la concentration des dépendances
énergétiques, la fragilité des corridors commerciaux et l'exposition
asymétrique des économies émergentes.
La Russie apporte également son soutien à l'Iran en lui fournissant des
renseignements et des drones. Prolonger la guerre profite à la Russie grâce à
la hausse des prix de l'énergie, l'affaiblissement de ses arsenaux de défense
aérienne et la diversion de l'attention.
Je reviens tout juste d'une visite dans la région du Golfe. Leurs routes,
aéroports, hôtels, infrastructures énergétiques et autres infrastructures
civiles ont été touchés par les mêmes armes qui sèment la désolation en
Ukraine.
Ensemble, les crises en Europe et au Moyen-Orient constituent le signe le plus
clair à ce jour d'un abandon des anciennes règles, y compris de la Charte des
Nations Unies. Un nouveau monde est en train de se construire, caractérisé par
la compétition et les politiques de puissance coercitives ; un ordre
mondial dominé par une poignée de puissances militaires qui cherchent à établir
des sphères d'influence.
La façon dont le monde réagit à cette situation en dit moins sur le nouvel
ordre émergent que sur nous-mêmes. Car nous avons déjà connu cela.
On parle beaucoup de multipolarité aujourd'hui. Mais soyons clairs : la
multipolarité, lorsqu'elle n'est pas encadrée par la Charte des Nations Unies
ni par le droit international, la multipolarité guidée uniquement par les
sphères d'influence, n'a jamais été pacifique, stable ni propice à la sécurité
mondiale et à un développement économique équitable. Elle aboutit toujours, en
fin de compte, à la dévastation.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le monde décida d'opter pour une
approche différente : le multilatéralisme plutôt que la multipolarité. La
Société des Nations était née.
Après la Seconde Guerre mondiale, d'importantes leçons ont été tirées. Nous
avons réaffirmé notre engagement envers le multilatéralisme, conscients que le
système international devait évoluer au même rythme que le monde. Pour
fonctionner, il devait bénéficier de l'adhésion de tous et être légitime.
Aujourd'hui, il semble que nous oubliions ces leçons et ce qu'il faut pour que
le système fonctionne.
Certains remettent même en question l'utilité même du multilatéralisme en tant
que principe organisateur des relations internationales.
L’Europe ne suivra jamais cette voie. De fait, l’histoire de l’Union européenne
a suivi une trajectoire similaire à celle de l’ordre international. L’Europe
privilégiera toujours la coopération à la coercition.
À l’instar de l’ordre international actuel, l’Union européenne est en proie à
l’imperfection. Mais cela ne signifie pas que nous renonçons à nous efforcer de
faire mieux.
C’est pourquoi, en matière d’ordre international, l’Europe peut faire partie de
la solution. Et c’est pourquoi, lorsque les pays recherchent des partenaires
fiables et attachés à des principes pour renforcer leurs alliances, défendre le
droit international et faire progresser le multilatéralisme, ils se tournent de
plus en plus vers l’Union européenne. J’entends cela systématiquement lors de
mes rencontres avec des dirigeants étrangers.
La coopération internationale fondée sur la Charte des Nations Unies profite
aux citoyens du monde entier. C’est pourquoi, malgré ses nombreux défis, le
déclin du multilatéralisme l’a paradoxalement remis au goût du jour : tel
est le paradoxe actuel. Si les plus grandes puissances militaires s’en
désintéressent, ce n’est pas le cas de tous les autres.
La question qui se pose maintenant est de savoir comment transformer le système
multilatéral défaillant en un système qui fonctionne pour tous ?
L’Union européenne partage la conviction que les Nations Unies doivent
s’attaquer au problème de la prévention des guerres. Pour ce faire, il est
essentiel de clarifier le rôle de l’ONU.
Premièrement, le droit international définit clairement les limites du recours
à la force par les États : uniquement en cas de légitime défense ou sur
mandat du Conseil de sécurité. Or, ces règles sont aujourd’hui bafouées en
toute impunité.
Deuxièmement, la prévention des conflits consiste autant à faire respecter les
droits, les règles et les normes internationales qu'à s'attaquer aux causes
profondes des conflits : la pauvreté, les inégalités, les changements
climatiques, l'absence de justice transitionnelle, pour n'en citer que
quelques-unes. L'ONU s'efforce d'apporter un changement concret et tangible à
la vie des populations là où les pays ne peuvent y parvenir seuls. Ces deux
volets doivent demeurer au cœur de l'action de l'ONU.
Comme l'UE l'a appris de sa propre histoire, des mesures concrètes et
progressives finissent par mener à un changement transformateur.
Nous pouvons et devons aller de l'avant :
- sur des sujets spécifiques
- en faisant respecter les règles
- sur l'amélioration des processus.
Sur des sujets précis, je vous donne deux exemples.
Premièrement, la médiation pour la paix, la consolidation de la paix et le
maintien de la paix.
L'ONU, et notamment son Conseil de sécurité, a fait l'objet de nombreuses
critiques quant à son incapacité à résoudre les conflits. Le recours record au
droit de veto en 2024, par exemple, laisse penser que cet organe peine à gérer
les conflits à mesure qu'ils surviennent.
D'une part, si le Conseil de sécurité fonctionnait correctement, nous n'en
serions pas là aujourd'hui. D'autre part, c'est l'occasion pour l'ONU de
prendre ses responsabilités et de prouver son efficacité. L'augmentation des
conflits exige également un renforcement de la médiation. Nous savons déjà
beaucoup de choses sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Les
Nations Unies devraient superviser la remise en œuvre des meilleures
pratiques.
Par exemple:
- Nous savons que le dialogue mené par les communautés locales, les minorités
et les jeunes permet de pérenniser la paix.
- Nous savons que l'inclusion des femmes dans les négociations augmente
considérablement les chances d'une paix durable.
- Nous savons également que l'implication des structures multilatérales — l'ONU
— contribue à dépasser les intérêts nationaux.
Ces principes ne sont pas appliqués de manière systématique dans les efforts de
médiation actuels, mais ils doivent l'être si l'on vise une paix durable.
Le maintien de la paix demeure essentiel là où la médiation échoue et requiert
toujours le soutien international le plus large possible. Depuis 1948, les
Casques bleus de l'ONU, issus de plus de 120 pays, ont protégé les civils et
sauvé des vies. Je suis fier d'annoncer que nos États membres sont actuellement
les plus importants contributeurs financiers au budget des opérations de
maintien de la paix des Nations Unies.
L'UE examine comment renforcer son engagement. Prenons l'exemple du
Liban : nous étudions comment mieux soutenir les Forces armées libanaises,
notamment pour compléter la présence de l'ONU et les importants efforts
bilatéraux déployés par plusieurs pays. Mais la guerre doit cesser au plus
vite.
Mon deuxième exemple est la sécurité maritime.
Notre sécurité, notre sûreté et notre prospérité collectives sont intimement
liées à ce qui se passe en mer. La sécurité maritime est essentielle aux
communications mondiales, à l'approvisionnement énergétique et au développement
économique.
Or, ce domaine est de plus en plus contesté. Qu'il s'agisse de la mer Baltique,
de la mer du Nord ou de la mer Rouge, des nombreux détroits ou de
l'Indo-Pacifique, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer
(CNUDM) est délibérément bafouée.
La coopération internationale en mer n'a pas évolué au même rythme que les
menaces dans ce domaine. Nous devons rattraper notre retard.
Ce qui se passe aujourd'hui dans le détroit d'Ormuz constitue l'appel le plus
clair à ce jour à la formation d'une coalition internationale forte en matière
de sécurité maritime.
De nombreuses initiatives sont à l'étude, mais les objectifs sont
simples : garantir la sécurité du passage de toutes les cargaisons
empruntant cette voie. Je tiens à le préciser : l'UE continuera de rejeter
tout accord visant à limiter la liberté et la sécurité de passage par le
détroit, conformément au droit international.
Je reviens tout juste d'une visite au Moyen-Orient. Il est clair qu'une trêve
fragile est en jeu, mais elle offre une occasion indispensable de négocier.
L'Union européenne continuera de contribuer à tous les efforts diplomatiques
visant à empêcher la région de sombrer davantage dans le chaos. Nous félicitons
le Pakistan pour sa facilitation des pourparlers et encourageons les parties à
poursuivre les discussions.
La protection de la liberté de navigation n'est pas le seul défi actuel. Les
câbles et pipelines sous-marins sont déjà des cibles de sabotage.
C’est pourquoi nous devons intensifier nos efforts en vue d’un nouvel accord
multilatéral afin d’instaurer la sécurité juridique et de développer les outils
nécessaires pour contrer ces menaces. Une fois les solutions efficaces
identifiées, nous devrons les reproduire ailleurs.
Si nous nous engageons à respecter les principes fondateurs des Nations Unies,
notamment la Charte des Nations Unies, et si nous envisageons de développer le
corpus du droit international, alors nous devons nous entendre sur la manière
de faire respecter ces règles.
Pour que les règles soient respectées, nous devons renforcer la responsabilité.
Le droit international n'est efficace que dans la mesure où nous sommes prêts à
le rendre efficace.
C’est pour répondre de nos actes que nous contribuons à la mise en place d’un
tribunal pour le crime d’agression contre l’Ukraine. Sans le crime d’agression,
qui est un crime commis par les dirigeants, il n’y aurait pas de crimes de
guerre. Sans responsabilité des dirigeants, les crimes de guerre
persisteront.
Le Conseil de sécurité a une responsabilité particulière pour faire respecter
les règles, car il ne peut y avoir de sécurité dans un monde où règne
l'impunité. C'est pourquoi je salue les initiatives visant à limiter les abus
de veto, telles que : l’initiative introduite par le Liechtenstein pour
déclencher un débat à l’Assemblée générale en cas d’utilisation du droit de
veto et également l'initiative franco-mexicaine visant à limiter le recours au
droit de veto en cas de crimes atroces.
Lorsque cet organe manque à son devoir de garantir la paix et la sécurité, nous
devrions envisager de renvoyer la question à l'Assemblée générale.
Enfin, concernant le processus : notre collaboration ne doit pas se
limiter à ce à quoi nous sommes habitués depuis plus de 80 ans. Sortons
des sentiers battus et envisageons une approche novatrice.
- partenariats bilatéraux,
- alliances,
- organisations régionales,
- coalitions des volontaires,
- minilatéral,
- arrangements plurilatéraux.
Par exemple, nous pourrions réunir des organisations régionales autour d'un
thème d'intérêt commun. Nous pourrions envisager des partenariats multilatéraux
axés sur des problématiques spécifiques. Nous pourrions inclure plus
systématiquement d'autres acteurs, comme les entreprises, dans la résolution
des défis communs.
Tous ces mécanismes sont complémentaires à l'ordre
multilatéral fondé sur des règles que la plupart des États souhaitent. Aucun ne
doit le compromettre. Chaque évolution doit être conforme aux principes de
l'ONU, sous peine de voir l'ONU réduite à un simple nom.
Si nous multiplions ces initiatives, à l'échelle régionale et avec une masse
critique, nous pourrions renforcer le système dans son ensemble.
Si le premier succès des Nations Unies a été sa capacité à évoluer au rythme de
la communauté internationale, ce n'est plus le cas aujourd'hui.
De la modeste représentation des économies émergentes au Conseil de sécurité au
rôle de l'Assemblée générale dans le contrôle des plus puissants, la liste des
tâches à accomplir est longue. Sans équité, il est illusoire d'espérer un
nouveau fonctionnement.
Mais nous restons optimistes. L’UE demeure fermement convaincue de l’utilité
des Nations Unies et de leur capacité à impulser le changement.
L’UE possède une longue expérience en matière de réforme, d’adaptation et de
transformation. Nous savons que ce processus n’est pas instantané. Il exige
écoute, négociation, compromis politiques et une bonne dose d’humilité. Nous en
connaissons également la valeur.
Dans cent ans, les historiens se pencheront sur ce moment et se demanderont qu'a
fait l'ONU lorsque l'ordre international fondé sur des règles était menacé?
Avons-nous persisté dans le passé, défendant un système qui ne fonctionnait
plus pour le plus grand nombre ? Ou avons-nous eu le courage de le
réformer, de le rendre plus fort, plus juste et plus résilient ?
Avons-nous laissé faire les impitoyables qui réécrivaient les règles ? Ou
nous sommes-nous unis pour dire non, la loi s’applique à tous.
Avons-nous accepté un monde de sphères d'influence où la force prime sur le
droit ? Ou avons-nous choisi la coopération plutôt que la coercition, la
justice plutôt que l'impunité, et la paix plutôt que la guerre ?
La réponse est entre nos mains.
En tant que membres de ce Conseil, vous avez la responsabilité de préserver
les générations futures du fléau de la guerre. Telle était la promesse de 1945.
Telle doit être notre mission aujourd'hui.
Soyons la génération qui a bâti un ordre plus fort et plus juste, adapté
aux défis à venir.
Le moment d'agir est venu. (…)
Je n'aurais pas pris la parole si, pour reprendre les termes de l'ambassadeur
russe, certaines déclarations n'avaient pas été aussi absurdes.
Quelques points importants : la construction d’une architecture de
sécurité européenne ne peut se faire par la force. C’est d’ailleurs ce que la
Russie a accepté au sein de l’OSCE et dans l’Acte final d’Helsinki.
Il est clair que, lorsqu'on évoque la fin de cette guerre, je maintiens que
l'agression est vouée à l'échec. Si l'agression s'avère payante en Ukraine,
c'est une incitation à l'utiliser ailleurs. Or, c'est là le principe
fondamental de la Charte des Nations Unies : les frontières ne peuvent
être modifiées par la force.
Je maintiens donc mes propos : l'effondrement de l'Union soviétique a mis fin à
l'occupation russe pour de nombreux pays, dont deux réunis autour de cette
table, et leur a apporté des libertés qu'ils n'auraient pu connaître au sein de
la Fédération de Russie : la liberté d'expression et les libertés sociales.
Vous êtes libres de critiquer votre gouvernement. Il n'est pas nécessaire de
couper internet pour empêcher les gens de connaître les conséquences de la
guerre dans votre pays.
Et si vous pensez, ou si l'on vous accuse, que certaines de ces déclarations
sont russophobes, alors la question est : que signifie la phobie ? La
phobie signifie la peur, la peur de la Russie. Et pourquoi ? Parce que je
maintiens que la Russie a déjà attaqué de nombreux pays.
Nous appelons donc la Russie à mettre fin à cette guerre brutale en Ukraine, à
respecter la Charte des Nations Unies qui stipule : pas de modification des
frontières par la force, respect de l'intégrité territoriale, de la
souveraineté et de l'indépendance des autres pays, et ceci est particulièrement
requis des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies.
> Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre, mais le droit d’Israël à se défendre ne justifie pas d’infliger une destruction aussi massive. Les frappes israéliennes ont tué des centaines de personnes hier soir, rendant difficile l’argument selon lequel de telles actions lourdes relèvent de la légitime défense. Les actions israéliennes mettent sous une tension sévère le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. La trêve avec l’Iran devrait s’étendre au Liban. Le Hezbollah doit se désarmer. L’UE soutient les efforts du Liban pour désarmer le Hezbollah.
> [Déclaration sur le cessez-le-feu convenu entre
les États-Unis et l'Iran] L’UE salue le cessez-le-feu conclu entre les
États-Unis et l’Iran. Nous félicitons le Pakistan et les autres partenaires
régionaux pour leur médiation qui a contribué à ce résultat positif.
Nous exhortons toutes les parties concernées à respecter pleinement le
cessez-le-feu dans toute la région, à cesser toutes les opérations militaires
et à garantir pleinement la liberté de navigation ainsi que le libre passage en
toute sécurité dans le détroit d’Ormuz, conformément au droit international,
tel qu’il est reflété dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la
mer (CNUDM). Nous appelons également à une cessation urgente des hostilités au
Liban, qui font de nombreuses victimes civiles. Toutes les parties doivent
respecter le droit international humanitaire et protéger les civils et les
infrastructures civiles, les Casques bleus et le personnel humanitaire des
Nations Unies.
La diplomatie est essentielle pour résoudre tous les problèmes en suspens. Les
parties doivent poursuivre leurs efforts de bonne foi pour parvenir à un accord
durable sur tous les points litigieux.
Le moment est venu d’élaborer une stratégie globale pour une paix durable dans
tout le Moyen-Orient.
L’Union européenne contribuera à tous les efforts diplomatiques déployés dans
ce sens, en tenant compte de l’ensemble de ses intérêts et préoccupations, en
coordination avec ses partenaires.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> L’UE doit rester un marché sûr pour les consommateurs, et notamment pour
les enfants
L’année dernière, la plateforme Safety Gate a enregistré un nombre record
d’alertes concernant des produits dangereux entrant dans l’UE. Ce Labubu
contrefait n’est qu’un exemple. Il figure parmi plus de 4 600 produits
signalés comme dangereux, les jouets étant parmi les catégories les plus
fréquemment notifiées. À l’heure où des milliards de petits colis entrent
chaque année sur le marché de l’UE, nous ne pouvons nous permettre de relâcher
notre vigilance. La protection des consommateurs doit évoluer au même rythme
que le commerce électronique. C’est pourquoi nous renforçons nos contrôles. Des
alertes Safety Gate aux inspections ciblées de la sécurité des produits, nous
perfectionnons nos outils pour détecter, retirer et empêcher les marchandises
dangereuses d’atteindre les consommateurs. Nous réexaminons également le cadre
de coopération en matière de protection des consommateurs afin d'améliorer notre
réponse aux commerçants non conformes et de garantir une application
transfrontalière plus efficace de la réglementation. Ce cadre vise à renforcer
les pouvoirs des autorités et à leur donner des outils plus rapides pour agir
de concert au-delà des frontières et empêcher que des produits dangereux
n'atteignent les consommateurs. En tant que commissaire européenne à la
protection des consommateurs, je reste pleinement engagée à faire respecter les
normes les plus strictes en matière de sécurité des produits dans toute l'UE.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> Le conflit dans la région Amhara d'Éthiopie continue de s'étendre, et ce
sont les civils qui en subissent les conséquences les plus graves. Trois agents
de santé ont déjà été tués. Le droit international humanitaire interdit
clairement de telles attaques : les agents de santé ne sont pas des cibles
et les hôpitaux ne sont pas des champs de bataille.
> Félicitations à la Hongrie pour son excellent taux de participation aux élections ! Cela témoigne de l’attachement des citoyens hongrois à notre Union européenne et à ses valeurs. Je me réjouis de travailler en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement afin de renforcer la préparation, la résilience, l’égalité et la prospérité dans toute notre Union.
> Percée de la diplomatie humanitaire européenne: un corridor d’aide vitale en RDC est de nouveau opérationnel. Une demande essentielle de ma mission dans les Grands Lacs devient réalité. Le 4 avril, le premier camion a rejoint Uvira depuis Goma via Bukavu, acheminant 3,6 tonnes d’aide.
> À l'occasion de la Journée internationale des Roms, nous célébrons la culture vibrante, l'histoire riche et les contributions incroyables de la communauté rom, la plus grande minorité ethnique d'Europe.
> La résistance aux antimicrobiens et les maladies tropicales négligées constituent deux menaces mondiales croissantes. Nous renforçons notre préparation grâce à de nouveaux investissements en recherche et développement : 30 millions d’euros pour accélérer le développement de nouveaux antibiotiques ; 20 millions d’euros pour développer des traitements médicaux contre la dengue.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Je salue les progrès positifs réalisés à la Verkhovna Rada, le Parlement
ukrainien ayant adopté des lois importantes relatives aux réformes de l'UE et
du FMI. Merci au Président de la Rada, M. Stefanchuk, et au Premier ministre,
M. Svyrydenko, pour leur leadership. Ces mesures permettront de débloquer plus
de 2 milliards d'euros de financements essentiels pour stabiliser les besoins
de liquidités de l'Ukraine jusqu'à l'été. Elles témoignent également de
l'engagement constant de la Rada en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Merci la Hongrie!!!! De retour au cœur de l'Europe, là où est votre place,
et là où nous avons besoin de vous.
Dan Barna (vice-président)
> Un tournant historique : la Hongrie choisit la voie européenne !
L’annonce de Budapest est une victoire pour nos valeurs communes. Le virage
pro-européen de la Hongrie prouve que la démocratie et la modernisation sont
plus fortes que l’isolationnisme. Félicitations à nos voisins pour cette
décision courageuse. Ensemble, construisons une Europe plus unie et plus
prospère !
Irena Joveva (vice-présidente)
> Les populistes d'extrême droite, qui s'emparent de l'État et alimentent
une corruption endémique, sont toujours néfastes pour l'économie. Seuls les
cercles corrompus les plus intimes s'enrichissent indûment, tandis que le reste
de la population s'appauvrit. Pire encore, les jeunes diplômés fuient en masse,
portant un coup dur et durable à l'avenir du pays.
Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> Quel soulagement qu'Orbán reconnaisse sa défaite ! C'est une excellente
nouvelle. C'est une véritable victoire pour le peuple hongrois. Une immense
responsabilité repose désormais sur les épaules des Hongrois : restaurer l'État
de droit et la démocratie en Hongrie. (…)
L'UE doit désormais poursuivre ses réformes. Seule une instance forte et
déterminée peut survivre dans le monde hostile d'aujourd'hui. Pour ce faire, le
processus décisionnel doit évoluer. Finies les vetos !
> Orbán semble avoir subi une lourde défaite aux élections. C'est un enjeu majeur pour les Hongrois et le reste de l'Europe. Sa corruption et sa mauvaise gestion économique ont ruiné l'économie hongroise. L'État de droit est quasiment inexistant. Il incombe aux Hongrois de le rétablir.
> Un comportement chaotique engendre une politique chaotique. Il n'est donc pas surprenant que le cessez-le-feu en Iran soit déjà menacé. La politique désorientante de Trump au Moyen-Orient est vouée à l'échec.
Petras Austrevicius (député)
> Le Bureau mondial de la natation a autorisé les athlètes russes et
biélorusses à concourir sous leurs uniformes, drapeaux et hymnes respectifs. Le
président de la Fédération mondiale de natation, Husain Al Mussalam, qualifie
cette décision de principe de compétition pacifique. Un exemple de complaisance
honteuse.
> Un groupe de députés européens réagit au scandale qui a éclaboussé le gouvernement hongrois sortant en divulguant des informations sensibles à la Russie et demande que l'accès aux informations sensibles et aux activités officielles de certains députés ouvertement pro-russes soit limité et que leurs bureaux soient surveillés.
João Cotrim de Figueiredo (vice-président)
> Orbán détruit Les Hongrois ont voté en masse contre un régime autoritaire,
incompétent en matière d'économie et corrompu jusqu'à la moelle. L'argent du
contribuable servait de fonds de roulement aux amis du régime. Résultat :
la Hongrie est au niveau du Burkina Faso. La leçon de Budapest est
claire : on peut contrôler la télévision, les journaux et la justice. On
peut redessiner les circonscriptions électorales à sa guise. On peut demander à
ses amis russes de mener des campagnes de désinformation absolument répugnantes.
Mais au final, la réalité l'emporte : le populisme nationaliste n'est que
du vent. Ce sont des incompétents qui dirigent le pays. Quelle honte !
Engin Eroglu (député)
> [Chine] Respectez les électeurs hongrois. En démocratie, c'est le peuple
qui décide, même si d'autres ne sont pas d'accord. La Hongrie s'est exprimée.
Il est temps d'écouter.
> Lorsque Elon Musk a restreint l'accès à Starlink
pour les forces armées russes en début d'année, l'impact opérationnel a été
immédiatement perceptible : selon l'armée ukrainienne, la capacité
offensive de l'ennemi a diminué d'environ 50 %.
À l'heure actuelle, les applications essentielles au sein de l'UE reposent
elles aussi majoritairement sur Starlink. Nous devons réduire cette dépendance.
Nous ne pouvons pas nous permettre de devenir à la fois aveugles et sourds en
cas de crise, sans le soutien des pays tiers.
Après tout, cela signifierait que les quelque 6 800 milliards d’euros que
l’UE prévoit d’investir dans la #défense d’ici 2035 pourraient devenir
inefficaces.
Karin Karlsbro (députée)
> Lutter contre les effets négatifs de la surcapacité mondiale sur le marché
sidérurgique de l'UE est essentiel. Par cet accord, le Parlement, la Commission
et le Conseil affirment conjointement l'importance de supprimer rapidement et
progressivement toutes les importations de produits sidérurgiques russes.
> Quel soulagement ! Tous les votes doivent être comptabilisés. Mais il semblerait que la Hongrie soit en train de destituer Orbán. Une excellente nouvelle pour l'UE, mais une déception pour Poutine, qui perd son influence à Bruxelles, et pour la Maison Blanche, qui a misé sur des perdants désormais incapables de diviser l'UE.
> Félicitations à tous les Hongrois qui ont voté pour le changement aujourd'hui !
Michal Kobosko (député)
> Le nationalisme autoritaire en Hongrie vient d'être vaincu. Et Orbán, dans
un rare élan de clémence, semble l'avoir accepté. Mauvaise journée pour
Poutine. Mauvaise journée pour les partisans de Trump. Bonne nouvelle pour les
États-Unis, l'Ukraine, l'Europe et le monde libre.
> Viktor Orban a félicité Peter Magyar. C'est véritablement la fin d'une ère ! Souhaitons à nos frères et sœurs hongrois le meilleur pour cette occasion historique!
> Il était une fois le président Donald Trump qui rêvait du prix Nobel de la paix. Il en rêvait tellement que, lorsqu'il a perdu toute chance de l'obtenir, il a décidé de déchaîner l'enfer sur terre au lieu d'instaurer la paix. À chaque seconde qui passe, il s'expose davantage à une procédure de destitution. Pas l'année prochaine, pas le mois prochain, mais demain.
Hilde Vautmans (députée)
> Nous célébrons les résultats en Hongrie : le parti Tisza a finalement
vaincu Viktor Orbán après 16 ans, et ce grâce à une mobilisation sans précédent
des électeurs hongrois.
Le taux de participation exceptionnellement élevé ne laisse aucun doute :
les Hongrois reprennent possession de leur vote démocratique et choisissent
résolument un avenir européen.
C’est un choix porteur d’espoir et d’un nouveau départ. Il nous appartient
désormais de traduire ce mandat en changements concrets : une Hongrie
pro-européenne qui redevienne un partenaire fiable au sein de l’UE et de
l’OTAN. Les attentes sont claires : le rétablissement de l’État de droit,
des mesures anticorruption rigoureuses et un soutien sans faille à l’Ukraine.
Soyons honnêtes quant aux seize dernières années. Orbán s'est trop souvent
comporté en profiteur et a utilisé notre Union comme une machine à cash :
l'argent européen, mais pas nos valeurs. Tout en démantelant l'État de droit,
il a continué à tirer profit de la solidarité européenne. Ce n'est pas un
hasard si le Parlement européen a demandé à plusieurs reprises l'activation de
l'article 7.
De plus, il s'est montré un obstructionniste et un saboteur acharné. Il a
bloqué les décisions européennes, sapé notre unité et, trop souvent, pris parti
pour Poutine et Trump plutôt que pour l'Europe. Cette époque doit
définitivement prendre fin.
La leçon est claire : l’Europe ne peut plus se laisser prendre en otage.
Il nous faut renoncer à l’unanimité paralysante, limiter le droit de veto et
avancer avec les États membres partageant les mêmes valeurs, le cas échéant.
Une Europe plus forte et plus déterminée n’est plus une option, mais une
nécessité.
Ce qui se passe aujourd'hui nous touche aussi personnellement. Pendant la
Marche des Fiertés, j'ai défilé avec mes parents et mes grands-parents,
ensemble dans les rues pour la liberté, l'égalité et la dignité humaine. C'est
ce que représente l'Europe. Ces valeurs ne sont pas acquises ; il faut les
défendre chaque jour. Et c'est précisément le choix qu'ont fait les Hongrois
aujourd'hui.
Les Hongrois n'ont pas seulement choisi un avenir différent, mais ont aussi
réglé leurs comptes avec une direction qui a affaibli l'Europe et s'est trop
souvent tournée vers Moscou et Washington plutôt que vers ses propres citoyens.
Le véritable travail commence maintenant. La Hongrie doit rétablir l'État de
droit, reconstruire des institutions indépendantes et regagner la confiance de
ses citoyens et de ses partenaires européens. Cela exige du courage politique,
de la transparence et des réformes durables.
À cet égard, l’Europe ne doit pas rester spectatrice, mais partenaire :
apportant son soutien, mais aussi en posant des conditions claires. Quiconque
souhaite faire partie de notre Union doit en respecter et en défendre les
valeurs.
Il s'agit de bien plus qu'un simple revirement national. C'est un tournant
décisif pour l'Europe. Si nous tirons les leçons appropriées de cette crise et
avançons ensemble, nous pourrons en sortir plus forts, plus unis et plus
résilients.
> Ouf ! C'est clair ! Les Hongrois ont chassé le fauteur de troubles en Europe. Ils choisissent résolument l'Europe, la démocratie et l'État de droit. Un signal fort : les politiques illibérales n'ont pas leur place dans notre Union. Aujourd'hui, non seulement le citoyen hongrois gagne, mais l'Europe aussi !
Sophie Wilmès (députée)
> Ce résultat montre que le modèle illibéral et autoritaire d’Orbán
n’est ni inévitable ni irréversible. Le peuple hongrois en a assez de la peur,
de la corruption, de l’isolement et de l’érosion constante de ses libertés. Le
changement politique qu’il a choisi porte en lui la promesse d’un projet fondé
sur le respect de l’Europe, de l’État de droit et de nos valeurs démocratiques.
Restaurer la démocratie exigera des efforts considérables et une volonté
politique soutenue. Les dégâts sont importants. L’UE, ses institutions et Renew
Europe en particulier sont des alliés solides dans cette entreprise ambitieuse.
Nous sommes solidaires du peuple hongrois – citoyen européen à part entière –
comme nous l’avons toujours été.
Cynthia Ní Mhurchú (députée)
> Le Canada n’est pas seulement un partenaire, il devient l’allié
stratégique le plus important pour l’UE. Dans un monde plus fragmenté, nous
avons besoin d’alliés de confiance qui partagent notre engagement en faveur de
sociétés ouvertes, d’un commerce équitable et d’une coopération multilatérale.
L’AECG produit des résultats, mais il faut en faire davantage pour en
promouvoir les bénéfices et les pays de l’UE doivent enfin prendre leurs
responsabilités et le ratifier. (…)
L’Europe et le Canada ont à la fois la capacité et la responsabilité de
façonner les normes mondiales. En travaillant plus étroitement ensemble, nous
pouvons apporter stabilité et opportunités dans un monde de plus en plus
incertain.
Andreas Glück (députée)
> L’AECG reste l’un des accords commerciaux les plus avancés au
monde, mais il doit être considéré comme un point de départ, et non comme une
finalité. Nous devons approfondir la coopération dans les domaines du
numérique, de l’industrie et de la sécurité. En outre, le Canada peut être un
partenaire stratégique clé pour diversifier davantage notre approvisionnement
énergétique et construire des partenariats énergétiques pour l’avenir. Le
prochain sommet UE-Canada doit être ambitieux. »
Jana Toom (députée)
> Les administrations municipales comptent parmi les acteurs les
plus importants sur le terrain lorsqu’il s’agit de répondre aux crises. Si nous
voulons une Europe sûre et résiliente, le prochain budget de l’UE doit leur
fournir davantage de soutien et leur accorder un rôle plus important dans
l’élaboration des plans de préparation aux crises »,
Olivier Chastel (député)
> Lorsqu’une crise éclate, elle ne frappe pas seulement un État -
elle frappe une rue, un quartier, une ville. La crise du covid19 a montré que
la gestion des pandémies commence au niveau local. Construire une véritable
culture européenne de préparation aux crises nécessite d’intégrer les
dimensions sanitaire, environnementale et civile, et de renforcer la
coordination du niveau européen jusqu’aux villes, qui sont au cœur de la
réponse. »
Jan-Christoph Oetjen (député)
> Si l’on écoute la gauche européenne, l’Afrique est un continent que
nous devons simplement aider et à qui nous devons présenter des excuses. Si
l’on écoute la droite, l’Afrique est un problème à gérer et une source de
migration à nos portes. Nous, libéraux européens, croyons que l’Afrique est une
opportunité et un avenir à construire entre partenaires égaux. (…)
L’avenir ne peut pas se construire sur des récits dépassés. Nous devons laisser
dernière nous l’ère du paternalisme, de la dépendance et des lamentations.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
Nicole Buettner (secrétaire générale)
> Le fait que la coalition de centre-droit se rapproche de la position du
Parti libéral-démocrate (PLD) et souhaite permettre un certain allègement du
prix des carburants est en soi louable. Cependant, le fait qu'elle envisage de
financer tout cela non pas par une politique budgétaire saine, mais par une
hausse des impôts, est désastreux.
> Participation électorale record, changement de gouvernement après 16 ans d'Orbán et victoire du pro-européen Péter Magyar : que de bonnes nouvelles pour la Hongrie ! Et de bonnes nouvelles pour l'UE.
> Symbolique ! Avec le limogeage de Katherina Reiche, la dernière personne de cette coalition à oser encore afficher ouvertement son soutien à l'économie de marché est de facto écartée par le chancelier lui-même. Or, l'Allemagne n'a besoin de rien de plus urgent que cela : plus de marché, moins de redistribution.
Wolfgang Kubicki (ancien vice-président du Bundestag)
> Notre système de retraite est au bord de l'effondrement. Nous ne pouvons
pas nous permettre de l'ignorer. Les pensions indexées sur les actions doivent
devenir la pierre angulaire du système de retraite – et ce, rapidement. Il est
évident que cela ne fonctionnera pas si le fonds de pension n'investit pas
massivement sur les marchés financiers. Un Parti libéral-démocrate (FDP) qui
souhaite véritablement avoir un impact positif doit être intègre, sans se
compromettre par un dogmatisme stérile. L'honnêteté est de mise chez les
Libéraux. Nos concurrents alimentent déjà suffisamment d'espoirs irréalisables.
Une réforme rapide et radicale du système de retraite, qui permettrait de
sortir de l'impasse dans le débat allemand sur les retraites, justifierait la
création d'un fonds spécial. Car, contrairement aux solutions de Klingbeil et
Merz, il s'agirait d'un véritable investissement pour notre avenir.
> Non seulement au sein de la CDU de Merz, mais dans l’ensemble du discours politique allemand, Ludwig Erhard est mis au ban. Le slogan « Un État aussi interventionniste que nécessaire, un marché aussi large que possible » sonne aux yeux de nombreux leaders d’opinion, tant politiques que médiatiques, comme un extrémisme dangereux – un cas qui relèverait presque de l’Office fédéral de protection de la Constitution. Nous assistons à une dénonciation généralisée de ce qui aurait auparavant été considéré comme du bon sens économique normal et sain : un retour à la nostalgie d’une économie étatisée la plus étendue possible, qui, même en Allemagne, a toujours engendré davantage de difficultés et de misère pour une large partie de la population.
> La seule définition acceptable de « surprofit » est que chaque défaite électorale renforce l'influence du SPD sur les politiques du gouvernement fédéral. Ce dont la politique énergétique a réellement besoin : Des principes de marché, d'une diversification de notre approvisionnement énergétique et d'une efficacité accrue, plutôt que de nouvelles subventions inadaptées à la demande. Cela implique également une baisse durable des impôts et une augmentation de l'offre grâce à des subventions européennes et allemandes supplémentaires.
> Partout dans le monde où les prix et les salaires étaient fixés par l'État, la prospérité n'a pas augmenté, mais a diminué.
● Autriche
♦ Neos
> Un signal fort envoyé par la Hongrie à l'Europe ! Nombreux sont ceux qui
aspirent à une Europe de la coopération, non à l'impasse et à la dépendance
envers des régimes autoritaires. Cette élection indique clairement la voie à
suivre : plus d'État de droit, plus de transparence, plus de force collective.
Il est désormais crucial de persévérer dans cette voie. Pour une Europe unie et
agissante.
> Bienvenue à nouveau, chers voisins ! Il est très réjouissant de constater qu'hier, la Hongrie a massivement choisi la voie d'une coopération constructive, se détournant ainsi de la corruption et de l'influence russe. Ce résultat électoral offre une formidable opportunité d'approfondir la coopération au niveau européen, dans l'intérêt de l'Autriche, de la Hongrie et de l'Europe. C'est également une victoire pour les nombreux Hongrois qui n'ont jamais renoncé à leur désir d'appartenir à la famille européenne.
> À compter de cet automne, les données de performance de chaque établissement scolaire seront publiées progressivement. Cela permettra aux parents de prendre des décisions en toute transparence, et l'objectif est d'améliorer la qualité de tous les établissements scolaires à long terme.
> Depuis 2015, les problèmes d'intégration se sont considérablement aggravés. Le maintien du statu quo, avec des changements superficiels comme des cours de dialecte au lieu d'une véritable réforme, ne résoudra pas ce problème. Ce qu'il faut : une intégration dès le premier jour pour ceux qui ont de fortes chances de rester dans le pays, avec un plan d'insertion professionnelle clair.
> La désinformation n'est pas un hasard : c'est un outil politique. Vladimir Poutine est issu d'un système où ce genre de méthodes est délibérément employé. Aujourd'hui, nous constatons que ces stratégies sont également à l'œuvre en Europe, notamment au sein des réseaux entourant Viktor Orbán en Hongrie. Un exemple : la rumeur de prétendues « valises remplies d'argent liquide » envoyées à l'Ukraine. En réalité, l'aide financière est versée à des ONG ou à la Croix-Rouge. Ces récits sont également repris et diffusés par le FPÖ (Parti de la liberté d'Autriche). L'objectif est clair : saper la confiance et déstabiliser l'Europe. Il est donc essentiel d'être vigilant et de distinguer les faits des fausses informations.
> Pour nous, une chose est claire : l’Autriche n’a pas besoin d’une voie autoritaire. L’exemple de la Hongrie montre où cette voie peut mener : une liberté de la presse réduite, une ingérence politique accrue et un système qui favorise la corruption. Nous défendons une Europe démocratique et une Autriche forte.
> Les guerres et les crises touchent aussi l'Autriche, et elles sont en partie provoquées par les « amis » du FPÖ. Poutine, Trump et compagnie nuisent à notre économie et font flamber les prix. Raison de plus pour être clair : nous avons besoin de réformes et de plus d'indépendance.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Ce fut un grand plaisir pour moi d'être de retour au Monténégro. Cette
année marque le 20e anniversaire de l'indépendance, et c'est pour moi
l'occasion de transmettre un message fort en faveur d'un avenir monténégrin au
sein de l'UE. Le Monténégro est en tête du processus d'adhésion à l'UE, grâce
aux efforts considérables déployés. Des efforts qui inspirent les autres pays
candidats et que je ne peux que saluer. Ma visite a mis en lumière l'excellence
des relations bilatérales belgo-monténégrines et la coopération dans différents
domaines : une coopération policière et judiciaire efficace, le soutien
aux droits de l'homme et les opportunités économiques pour nos entreprises. (…)
Merci pour votre accueil chaleureux. Vous êtes membre de la famille européenne,
et je suis convaincu que votre destin est au sein de l'UE. Plus dans un avenir
lointain. Mais très proche. Nous sommes prêts à vous soutenir pour les réformes
restantes et nécessaires à la dernière étape.
> À compter d'aujourd'hui, j'entame une visite de travail de six jours dans les Balkans occidentaux. Je me rendrai au Monténégro, en Serbie, en Macédoine du Nord, au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine. Je me rendrai en Albanie ultérieurement, lors d'une mission dédiée, où j'aurai le plaisir d'inaugurer notre ambassade à Tirana. L'engagement auprès des Balkans occidentaux est stratégique pour la sécurité et la stabilité de notre continent. Les Balkans occidentaux ne sont pas aux portes de l'Europe ; ils en font partie intégrante. Leur sécurité est notre sécurité, leur stabilité est notre stabilité. Certains de ces pays attendent depuis plus de vingt ans de rejoindre l'UE. Il est donc important de maintenir une perspective d'intégration crédible, mais le processus reste fondé sur le mérite : nous attendons d'eux qu'ils aient le courage de mettre en œuvre les réformes nécessaires concernant l'État de droit, le système judiciaire, la lutte contre la corruption et la réconciliation régionale. La Belgique est et restera un partenaire engagé dans la région, tant sur le plan politique qu'économique. Je suis ici pour approfondir nos partenariats.
> Les efforts de l’UE sur les corridors humanitaires portent leurs fruits. La Belgique a activement plaidé en ce sens. C’est une étape importante. Nous espérons que la reprise de la médiation en Suisse permettra une nouvelle avancée vers un meilleur accès humanitaire et une paix durable, fondée sur le dialogue et le respect du droit international.
> Gratulálok ! Félicitations à Péter Magyar et au parti Tisza pour leur victoire aux élections législatives hongroises. Un moment historique pour la Hongrie et pour l'Europe. Avec une participation record, les Hongrois ont voté pour le changement. Ils ont voté pour un gouvernement qui restaure les institutions essentielles à la démocratie. Ils ont voté pour l'État de droit. Et ils ont voté pour l'Europe. Après des années où Budapest a trop souvent bloqué le processus décisionnel de l'UE et s'est tournée vers Moscou, les Hongrois ont choisi de se tourner à nouveau vers l'Ouest, vers l'unité européenne, vers le partenariat, vers les valeurs qui les ont initialement conduits à rejoindre notre Union. Je me réjouis de travailler avec le nouveau gouvernement hongrois dans les mois à venir. La Belgique est prête à ouvrir un nouveau chapitre de coopération avec une Hongrie qui, une fois de plus, joue pleinement son rôle au sein de la famille européenne.
> Discussion très fructueuse avec mon collègue, le ministre AymanHsafadi , lors de ma visite en Jordanie hier. Ce fut l'occasion de réaffirmer la solidité et la longue tradition des relations entre nos deux Royaumes, dans de nombreux domaines. Nous avons abordé la situation régionale, et notamment la crise humanitaire au Liban et les attaques disproportionnées d'Israël, la question des colonies illégales et des violences en Cisjordanie, ainsi que l'importance de préserver le statu quo à Jérusalem, où la tutelle hachémite joue un rôle majeur.
> Le cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l'Iran et l'annonce de l'accord d'Israël pour négocier avec le Liban en vue d'une cessation des hostilités sont de bonnes nouvelles pour le Moyen-Orient. Je félicite toutes les parties pour leurs efforts. Parallèlement, les autorités israéliennes ont annoncé la création de 34 nouvelles colonies illégales en Cisjordanie et ont décidé de bafouer le statu quo des lieux saints de Jérusalem. Ces décisions vont à l'encontre des efforts déployés pour instaurer la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient, et plus particulièrement en Israël. Je suis horrifié de voir des Palestiniens blessés ou tués par des bandes de colons. C'est inacceptable. J'appelle les autorités israéliennes à mettre fin à leur politique de colonisation, en violation flagrante du droit international, à faire cesser ces violences et à traduire les responsables en justice. Par ailleurs, je réaffirme mon soutien au rôle de la tutelle hachémite. Le statu quo doit être respecté.
> Je salue l'annonce du Premier ministre Netanyahou concernant l'ouverture prochaine de négociations avec le Liban. Hier à Beyrouth, j'ai apporté mon soutien au président Aoun et au Premier ministre Salam dans leur demande d'entamer ces négociations. Un cessez-le-feu immédiat de toutes les parties est la priorité. Le Hezbollah doit désarmer. La paix doit prévaloir.
> Visite intense à Beyrouth, pour délivrer en personne un message de soutien à la population et au gouvernement libanais, qui propose pour la première fois des négociations officielles avec Israël pour une paix durable et qui est engagé pour le désarmement du Hezbollah. L’urgence humanitaire était aussi au cœur de cette visite, en raison de la précarité dans laquelle plus d’un million de déplacés se trouvent, forcés de quitter le sud du pays en raison des attaques incessantes d’Israel. J’ai soutenu l'idée que l’escalade devait stopper. Les attaques initiées par le Hezbollah contre Israël en soutien de l'Iran sont à condamner. La riposte disproportionnée de l’Etat hébreu qui menace l'intégrité territoriale du Liban l’est tout autant. La diplomatie doit prévaloir sur les armes. Le cessez-le-feu négocié entre les USA et l'Iran devrait aussi concerner le Liban. Mes rencontres avec le Président de la République, le Premier Ministre et le Président du parlement, ont été l’occasion de délivrer ces messages et de consolider l’engagement de longue date de la Belgique aux côtés de la population libanaise, notamment via l'annonce d'une aide concrète supplémentaire pour le court et le plus long terme. Les attaques d'une ampleur inédite, qui ont fait hier des centaines de victimes civiles à Beyrouth et ailleurs dans le pays, rendent l’appel européen à la désescalade encore plus urgent et nécessaire.
> Je suis venu aujourd’hui à Beyrouth pour manifester notre soutien total aux autorités libanaises et exprimer notre profonde solidarité avec les familles touchées par le violent conflit qui oppose Israël au Hezbollah. Peu avant de féliciter le président Aoun d’avoir proposé d’entamer des négociations officielles avec Israël en vue d’un cessez-le-feu, Israël a lancé, sans aucun avertissement préalable, l’une des frappes les plus massives depuis le début des hostilités, qui aurait fait des centaines de victimes civiles. Nous étions à l'ambassade avec ma délégation, à quelques centaines de mètres seulement de l'endroit où les missiles ont frappé. Cela doit cesser. Le cessez-le-feu entre les États-Unis, Israël et l'Iran doit inclure le Liban !
> J'ai conclu une visite fascinante et inspirante en Finlande, qui m'a permis de mieux comprendre comment les autorités finlandaises œuvrent à la résilience de leur population, depuis les opérations de déglaçage dans le golfe de Finlande jusqu'au maintien des abris civils à travers le pays. Un grand merci à ma collègue, pour son invitation et son accueil chaleureux. La Belgique et la Finlande partagent de nombreux points communs, notamment la lutte pour la défense de la démocratie et de l'État de droit. Notre coopération économique se développe dans divers secteurs tels que l'énergie et la défense. Nous pouvons faire encore beaucoup plus ensemble, et nous y travaillerons. Nous resterons également unis pour défendre l'Ukraine et lutter contre les activités malveillantes de la Russie et toute forme de menace hybride en Europe.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Ce soir, les Hongrois ont fait un choix courageux. Après des années de
dérive illibérale portée par Viktor Orbán, ils ouvrent une nouvelle page, celle
de l’espoir démocratique, de l’État de droit et du respect des valeurs
européennes. Ce vote dépasse les frontières de la Hongrie. Il envoie un signal
fort à toute l’Europe, rien n’est jamais figé, et les citoyens peuvent
reprendre la main. Ce moment nous concerne tous. Partout en Europe, les
démocraties sont mises à l’épreuve, parfois fragilisées, souvent contestées.
Mais ce soir, un peuple rappelle que l’engagement citoyen peut faire basculer
l’histoire, et que nos valeurs communes restent une force vivante, dès lors que
nous choisissons de les défendre ensemble.
> PFAS dans vos produits cosmétiques : tensions au Parlement européen. Si vous demandez aux citoyens s’ils sont prêts à appliquer sur leur peau un produit susceptible de leur donner le cancer, la réponse sera toujours NON. Alors pourquoi devrait-on accepter ce que personne ne veut ? Pour faire plaisir aux lobbies? Ça n’aurait aucun sens. Alors que des discussions sont en cours au Parlement européen sur la réglementation des substances chimiques, je suis sidéré des tentatives inquiétantes (et parfois hallucinantes) d’assouplissement des règles encadrant l’usage de substances dangereuses dans les cosmétiques, notamment les PFAS.
> Netanyahou doit être stoppé. Récap de ces
dernières semaines :
- réintroduction de la peine de mort votée par le Parlement israélien ;
- poursuite des exactions et des drames en Cisjordanie et à Gaza ;
- bombardements au Liban en violation du droit international et du
cessez-le-feu.
Autant d’actes gravissimes, contraires aux valeurs démocratiques, pour un pays
encore partenaire de l’Union européenne. Netanyahou ignore les avertissements
répétés de la communauté internationale et de l’Union européenne. Jusqu’où
ira-t-il ?
Il ne peut pas continuer. Il n’en a pas le droit. Il
doit être stoppé. Maintenant.
- Nous demandons au Conseil européen de suspendre d’urgence l’accord
d’association UE-Israël, au regard des violations graves et persistantes de son
article 2 relatif aux droits humains.
- Nous demandons le retrait d’Israël du programme Horizon Europe.
- Nous demandons des sanctions contre Netanyahou et contre les colons. Les
pyromanes du monde doivent être stoppés.
> Les frappes israéliennes au Liban, à quelques centaines de mètres de notre ministre des Affaires étrangères en mission à Beyrouth, sont intolérables. Avec 182 morts et près de 900 blessés hier, des quartiers civils frappés sans avertissement et des infrastructures vitales touchées, cette escalade menace directement la stabilité régionale. Oui, le Hezbollah doit être désarmé et les ingérences régionales doivent cesser. Mais non, le Liban, et certainement pas les civils libanais ne peuvent faire les frais de tensions géopolitiques qui le dépassent. Comme l’ont rappelé plusieurs partenaires européens, la priorité est claire, un cessez-le-feu crédible, durable, et étendu au Liban.
> Un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, après 40 jours de risques d’escalade, de bombardements, de vies perdues, c’est une bonne nouvelle. Mais on ne doit rien oublier. Le chaos, les destructions, et pendant ce temps, Israël revendique encore des frappes massives au Liban. On ne va pas applaudir les pyromanes qui ont mis le feu au monde. Les tensions géopolitiques et économiques n’én sont pas pour autant pas à leur terme. Il faut à présent des actes. Une désescalade réelle, pas une pause entre deux cycles de violence, en Iran, au Liban et dans toute la région.
♦ DéFI
Sophie Rohonyi (présidente)
> Taxer les surprofits des géants énergétiques est une solution juste. Mais
cela ne suffira pas Investissons aussi dans la lutte contre la fraude fiscale, blanchiment
d’argent et paradis fiscaux. Misons sur les achats groupés. Investissons dans
le nucléaire, renouvelable et sobriété.
> Derrière la crise de l’énergie, une autre se prépare: celle du logement, puis de l’alimentation. À force de mal gérer l’urgence, on fabrique une crise durable.
> L’Allemagne et la Belgique étaient les derniers Etats européens à ne pas soutenir leurs citoyens face à la flambée des prix de l’énergie. Sauf que l’Allemagne, gouvernement de centre droit, intervient. Ne reste donc plus que le gouvernement belge: il faut un sursaut d'énergie!
> Game Over Orbán! 70 ans après l’insurrection de Budapest, les Hongrois se sont à nveau massivement levés face à l’impérialisme russe et ses sinistres vassaux. Les Hongrois ne veulent plus d’autoritarisme, kleptocratie et Poutine. Ils ont choisi la liberté, l’Etat de droit, et l’Europe.
● Danemark
♦ Venstre liberale parti
> Pour le Parti libéral, une politique économique responsable qui enrichit
le Danemark restera toujours une condition essentielle à tout gouvernement. Ce
n'est qu'en enrichissant le Danemark que nous pourrons investir dans la
protection sociale, la défense, la transition écologique et, simultanément,
permettre aux Danois de conserver une plus grande part de leurs revenus. C'est
ce que nous pensions avant notre rencontre de lundi avec l'enquêteur royal. Et
nous le pensons toujours !
> Chez Venstre, nous voulons rendre le Danemark plus prospère. Car c'est seulement en enrichissant le Danemark que nous pourrons investir dans la protection sociale, la défense, la transition écologique et, en même temps, permettre aux Danois de conserver une plus grande part de leurs revenus. Un Danemark plus prospère était au cœur de notre action au sein du gouvernement SVM, mais pendant la campagne électorale, les sociaux-démocrates ont abandonné la voie de réformes responsables au profit de propositions radicales qui assécheront l'économie danoise. Cependant, lorsque nous sommes invités, nous venons naturellement discuter de ce que nous considérons comme une condition essentielle à tout gouvernement. Et c'est une politique économique responsable qui rend le Danemark plus prospère.
> Le Danemark a besoin d'un gouvernement qui poursuive les réformes si nous voulons pouvoir assurer le bien-être social, la sécurité et la transition écologique à l'avenir. Nous n'y parviendrons pas avec un gouvernement républicain. Il était donc peut-être temps de nommer un nouvel enquêteur royal.
Troels Lund Poulsen (Président)
> Lorsque Venstre se rendra aux négociations avec l'enquêteur royal plus
tard dans la journée, je ne pourrai malheureusement pas y participer. Mon
opération m'empêche d'être physiquement présent pour le moment, mais Venstre y
sera fortement représenté. Je souhaite toutefois vous parler brièvement de nos
propositions. Pendant la campagne électorale, nous avons présenté plusieurs
propositions classiques de Venstre : une école sous contrat, des
améliorations dans le secteur de la santé, des investissements dans notre
défense et bien d'autres choses encore. Mais toutes ces propositions ont un
coût. Parallèlement, l'incertitude croissante dans le monde renforce la
nécessité de pérenniser structurellement l'économie danoise. Autrement
dit : que le Danemark devienne plus prospère. C'est pourquoi nous devons
aborder en priorité la question de la politique économique. Durant la campagne
électorale, les sociaux-démocrates ont tourné le dos à la voie de réformes
responsables que le Danemark a suivie pendant des décennies. Ils ont, au
contraire, proposé de nouvelles taxes et un arrêt des réformes. C'est pourquoi
j'ai également affirmé qu'il n'est pas évident que nous puissions établir des
bases communes pour une politique économique. J'en suis toujours convaincu. Il
est également important de souligner que lors de la formation du gouvernement
SVM, le Folketing était majoritairement républicain. Ce n'est plus le cas. Les
Danois ont désormais constitué un Folketing plus progressiste, et cela devrait
se refléter dans les ambitions du prochain gouvernement. Le Parti libéral
souhaite garantir un marché du travail suffisant pour les entreprises et la
protection sociale. Cela implique une augmentation de l'offre de main-d'œuvre.
Le Parti libéral souhaite garantir que l'économie danoise puisse faire face à
la concurrence internationale croissante. Cela nécessite de meilleures
conditions pour nos entreprises. Le Parti libéral souhaite encourager
l'investissement dans l'entrepreneuriat. Cela requiert une réforme de notre
marché boursier et de nos marchés de capitaux. Et nous pensons qu'il devrait
être plus abordable d'être Danois. Cela nécessite une nouvelle réforme fiscale.
Nous en discuterons avec l'enquêteur royal. Tout cela est de notoriété publique,
car nous avons présenté notre programme lors de la campagne électorale, où nous
avons notamment exposé un plan d'affaires complet et un plan économique
détaillé. Ce n'est qu'en enrichissant le Danemark que nous pourrons investir
dans notre société de protection sociale, la transition écologique, renforcer
notre défense et donner aux Danois une plus grande autonomie financière.
♦ Radikale
Venstre
Martin Lidegaarg (leader)
> Si nous voulons devenir plus indépendants des combustibles fossiles, qui
sont coûteux, nocifs pour le climat et posent également des problèmes de
sécurité, alors nous devons passer à la vitesse supérieure.
● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom
> Victoire! Le régime d'Orbán, menteur et semant la haine, a échoué !
Félicitations à Tisza pour cette victoire, et bravo pour l'excellent travail
accompli ! Merci, Hongrie ! Merci aux électeurs, aux amoureux de la liberté qui
ont participé au changement de gouvernement, à ceux qui ont manifesté dans les
rues, à ceux qui ont fait entendre leur voix, aux militants infatigables, aux
candidats et partis qui se sont retirés, et à tous ceux qui ont contribué à
cette victoire ! C'est notre succès commun. Maintenant, réjouissons-nous,
célébrons et savourons à nouveau ce doux sentiment de liberté ! Ensuite,
retroussons nos manches et construisons ensemble une Hongrie nouvelle,
pacifique, fonctionnelle, moderne et européenne. Un pays où il fait bon vivre,
où il fait bon travailler, où il fait bon revenir. Le changement de régime peut
commencer ! « Le nom hongrois retrouvera sa beauté, Digne de sa gloire passée ;
Que les siècles l'ont souillé, Effacez la honte ! »
> Merci à tous les primo-votants et aux jeunes qui ont soutenu le changement de gouvernement ! Toute une génération a grandi sous le régime d'Orbán, sans vraiment comprendre l'intérêt de voter. C'est pourquoi nous avons fait campagne ces dernières semaines avant l'élection pour inciter les jeunes à aller voter. Voter en valait la peine : merci à vous aussi d'avoir fait irruption dans un nouveau pays le 13 avril.
> Merci à tous ceux qui ont sillonné le pays avec nous ! Pendant des mois, nous avons fait campagne dans les circonscriptions indécises avec des affiches, des voitures décorées, des stands et des tracts. Nous avons parlé aux gens du changement de gouvernement, car même si nous nous sommes retirés de cette élection, nous avons continué à déployer toute notre énergie pour remplacer le Fidesz. Certains de nos élus se sont rendus seuls dans les localités, comme Dávid Bedő, Lajos Lőcsei ou Ferenc Gelencsér. Et les week-ends, nous y allions en groupe, avec des élus et des bénévoles qui nous ont rejoints. Nous sommes ravis que vous vous soyez inscrits et ayez parcouru les rues des localités avec nous ! Cela en valait la peine ! Le changement de gouvernement est une victoire pour toute la Hongrie !
Dávid Bedő (leader)
> Merci pour votre soutien, vos gentils mots et vos encouragements au cours
des dernières années ! Le groupe parlementaire Momentum va bientôt se séparer,
mais nous espérons que ce ne sera que temporaire. L'année dernière, nous avons
décidé de ne pas nous présenter aux élections, ce qui signifie évidemment que
nous ne serons plus un parti parlementaire et que nous ne serons plus députés.
Je suis heureux de cette décision, car dimanche soir, nous avons reconquis
notre pays et chaque sacrifice en valait la peine. Nous souhaitons à ceux qui
nous succéderont beaucoup de succès, de force et de persévérance ! Si nous
pouvons vous aider de quelque manière que ce soit pour faciliter la transition,
nous sommes à votre disposition. Allez la Hongrie !
● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)
> L’opposition affirme qu’aucune action n’a été faite. C’est manifestement
faux. Nous mettons en œuvre des actions importantes, avec un ensemble total de
750 millions d’euros destiné à aider très directement à protéger les emplois et
à réduire les coûts.
> En une période internationale turbulente, le gouvernement a réagi de manière substantielle. Nous tiendrons la situation économique en état d’examen afin de soutenir les secteurs vitaux qui maintiennent l’emploi et l’économie en activité.
> Je tiens à féliciter Péter Magyar et son parti Tisza pour leur victoire aux élections parlementaires en Hongrie. J’ai hâte de travailler avec le Premier ministre élu Magyar pour renforcer les relations bilatérales entre l’Irlande et la Hongrie.
> Nous reconnaissons et comprenons les pressions qui ont été exercées en raison de la hausse des coûts du carburant pour toutes les familles et entreprises. Je suis très consciente que nous devons soutenir les personnes, protéger les services clés et faire des investissements essentiels. Ce paquet est une réponse importante aux pressions réelles.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> Même les événements d'aujourd'hui avec Trump confirment que nous ne
pouvons faire confiance à une classe dirigeante incapable de veiller au
bien-être du pays. La Chine nous inonde de marchandises, la Russie attaque nos
frontières, les États-Unis imposent des droits de douane et alimentent
l'instabilité. Et tandis que tout s'effondre, la seule réponse possible est un
centre pro-européen et responsable, soucieux des intérêts des Italiens et des
Européens.
> Meloni a eu le courage de faire ce qui devait être fait depuis longtemps : dire « ça suffit ! » à ce fou. C’est déjà plus que ce que beaucoup d’autres ont fait. Et j’espère sincèrement que face à cette attaque de Trump contre notre pays, nous resterons tous unis pour la rejeter.
> La gauche comme la droite aspirent à une politique détachée du pouvoir étatique. Une politique de l'être qui attise la haine et les conflits tandis que le monde se désagrège. Cela requiert également un pouvoir central responsable, capable de rétablir la paix dans le pays.
> En Hongrie, un conservateur pro-européen a battu un pro-Poutine. Et tout un peuple s'est mobilisé pour clamer haut et fort : nous sommes en Europe. Malgré tous ses dysfonctionnements, l'Europe demeure le meilleur endroit au monde où vivre. Et si nous ne la protégeons pas, elle s'effondrera. C'est précisément ce que la Chine, la Russie et les États-Unis tentent de faire.
> Aujourd'hui, nous allons poser une question parlementaire afin de comprendre comment il est possible de permettre à des plateformes sanctionnées d'organiser des initiatives de propagande pro-Poutine violentes en Italie.
> En tant que laïc et non-croyant : le pape est le seul à avoir eu le courage de répondre du tac au tac à Trump. Chapeau !
> L'attaque de Trump contre Sa Sainteté Léon XIV est extrêmement grave. Il est temps de répondre fermement à ce tyran venu de l'étranger. Nous souhaitons entendre le Premier ministre s'exprimer avec plus de courage et de clarté.
> Le retour de l'européanisme sur le continent est puissant et découle des erreurs de Trump et de l'agression de Poutine. Nous avons le sentiment que seule une Europe forte peut nous défendre. Il est donc temps pour les pro-Européens de se mobiliser, non pas ceux qui se contentent de belles paroles et de slogans, mais ceux qui veulent une Europe ferme, capable de se défendre et d'être indépendante. Ce message trouve un écho aussi bien à droite que dans un large éventail de milieux et devrait encourager le Parti populaire, les libéraux et les réformistes à ne pas céder au bipopulisme. Courage.
> Une grande journée pour l'Europe et pour ceux qui veulent nous tenir à distance de la Russie ! Félicitations à Peter Magyar et au peuple hongrois. Continuez comme ça !
> On parle de l'absence de GNL en Italie. Le problème, c'est que l'Asie accapare tout l'espace disponible à n'importe quel prix. Il faut aussi se préparer, notamment en tenant compte de la réouverture des centrales de Brindisi et de Civitavecchia, moins polluantes que les centrales allemandes et polonaises. Giorgia Meloni, priorité absolue : nous sommes au bord d'un choc énergétique.
> Notre véritable ennemi, c'est la méfiance. Prisonniers du présent et craignant tout sacrifice, nous avons oublié les hauts faits et les exploits dont nous, Européens, avons été capables. Nous nous sentons seuls, encerclés et décadents. Mais il n'en est rien. Nous sommes une grande puissance démocratique et économique, le berceau de la civilisation occidentale, avec tous les moyens de nous défendre et de prospérer.
> Points pertinents et non pertinents
Pertinents
1) Le lancement de la nouvelle IA Claude Mythos a été reporté car il a été
constaté qu'elle est capable d'identifier toutes les (nombreuses) failles de
cybersécurité des systèmes les plus complexes et stratégiques, les rendant
potentiellement accessibles aux ennemis et aux terroristes.
2) L'Italie risque la récession et ne sortira pas de la procédure d'infraction,
ce qui signifie qu'elle n'investira pas dans la défense.
3) La Russie a réaffirmé qu'elle n'entend pas s'arrêter en Ukraine ; tout
faux plan de paix américain a été abandonné.
4) Vance a quitté le Pakistan sans accord.
Non pertinents
1) Urso se dispute avec Salvini au sujet des prix du carburant.
2) Depuis deux semaines, la gauche ne parle que des primaires.
> 174 ans de police. Joyeux anniversaire aux femmes et aux hommes qui, chaque jour, accomplissent avec dévouement un travail difficile et souvent dangereux, pour la sécurité de tous et la protection des libertés démocratiques, sans toujours disposer des ressources et des conditions qu'ils méritent. Cette année, le Président de la République a rendu un hommage particulier aux personnels de la Police d'État engagés dans des missions d'escorte et de protection, en Italie et à l'étranger, et a eu une pensée pour ceux qui ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions. À eux, tout notre respect et notre gratitude.
> Face aux bouleversements du monde, Meloni lance sa campagne électorale. L'Italie a besoin d'un leadership fort, et non d'une ambiguïté entre atlantisme et gaz russe. Il nous faut choisir entre démocraties libérales et autocraties. Le compromis n'est plus envisageable.
> Un rapport faible et vindicatif de Giorgia Meloni Le problème n'est pas la perte du référendum, mais plutôt le refus persistant d'admettre le choix fondamental que l'Italie doit faire : construire l'Europe et reconnaître la réalité de l'abandon par #Trump de la culture démocratique libérale. Le sérieux que requiert cette situation dramatique fait défaut ; il est inacceptable de s'adresser à l'ensemble du pays et non à un seul camp ou faction. Ce n'est pas le moment pour les Guelfes et les Gibelins. Quand la droite et la gauche s'en rendront compte, il sera déjà trop tard.
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> Le peuple hongrois s'est exprimé. C'est un tournant pour la Hongrie et
l'UE, porteur d'espoir pour le rétablissement de la démocratie, de l'État de
droit et de la coopération européenne. Toutes mes félicitations à Peter Magyar
pour sa victoire électorale historique.
> De concert avec ses partenaires internationaux, les Pays-Bas appellent à l’inclusion du Liban dans les efforts régionaux de désescalade et saluent l’engagement d’Israël et du Liban en faveur d’une solution politique durable.
> En ces temps de turbulences géopolitiques, il est rassurant de pouvoir compter sur le Royaume-Uni, notre bon voisin de la mer du Nord, comme partenaire et ami. Cela a été réaffirmé aujourd'hui lors de ma visite au Premier ministre @Keir_Starmer à Londres. Nous avons naturellement évoqué la situation fragile en Iran et dans ses environs. J'ai salué l'initiative du Royaume-Uni de contribuer, avec les Pays-Bas et d'autres alliés, à l'ouverture du détroit d'Ormuz. La fermeture de ce détroit a un impact économique considérable à l'échelle mondiale. Parallèlement, nous restons attentifs au conflit en Ukraine. L'Ukraine peut continuer à compter sur nous. Aujourd'hui, le Premier ministre Starmer et moi-même avons également participé à une table ronde avec des entreprises énergétiques de nos deux pays, consacrée à la crise énergétique actuelle qui affecte durement les ménages et les entreprises. Nous devons également maintenir notre engagement à trouver des solutions à long terme pour garantir un coût de l'énergie abordable et poursuivre notre transition vers un avenir climatiquement neutre.
> En compagnie du roi Willem-Alexander et de la reine Máxima, j'ai rencontré ce soir le président DonaldTrump et la Première dame Melania Trump à la Maison Blanche. Notre visite a porté sur les liens privilégiés et profonds qui unissent les États-Unis et les Pays-Bas. Nous avons évoqué nos solides relations commerciales et notre coopération en matière de sécurité, notamment au sein de l'OTAN. Naturellement, nous avons consacré une part importante de notre temps à discuter des récents développements en Iran et dans ses environs. Il est essentiel d'œuvrer sans tarder à une solution durable et d'empêcher toute nouvelle escalade. L'agression russe en cours en Ukraine a également été un sujet central de nos discussions.
> Au Capitole, je me suis entretenu avec des sénateurs démocrates et républicains membres du Groupe de travail sur les relations transatlantiques. En cette période de fortes tensions internationales, une relation américano-européenne solide revêt une importance capitale, même si nous ne partageons pas tous les points de vue. J'ai eu le plaisir de discuter avec les sénateurs de notre partenariat, de notre coopération au sein de l'OTAN, du commerce et des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine.
> Les relations entre les Pays-Bas et l'Estonie sont excellentes. Ce pays, situé à la frontière orientale de l'Europe, est un partenaire important, tant sur le plan bilatéral qu'au sein de l'UE et de l'OTAN, en matière de valeurs démocratiques et de sécurité européenne. C'est donc avec grand plaisir que j'ai accueilli le Président de l'Estonie à La Haye. La menace russe est ressentie quotidiennement en Estonie. Nous avons évoqué la nécessité de soutenir l'Ukraine et de maintenir la pression sur la Russie. J'ai souligné l'engagement constant des Pays-Bas à protéger le flanc oriental de l'Europe. Dans le domaine de la numérisation, l'Estonie est un exemple pour les Pays-Bas, et nous continuerons à coopérer étroitement sur ce sujet.
> Les relations entre les Pays-Bas et l'Irlande sont excellentes. Notre amitié est ancienne et, en ces temps de turbulences internationales, il est essentiel de la préserver. Nous collaborons étroitement en Europe, notamment sur des thèmes tels que la compétitivité, l'énergie et la sécurité. Par ailleurs, l'Irlande assure la présidence de l'UE à partir de juillet. Il est opportun d'en discuter ce soir avec le Premier ministre Martin au Catshuis. Nous avons également abordé les derniers développements au Moyen-Orient et notre soutien à l'Ukraine.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Orbán représentait le gouvernement le plus pro-russe de l'Union
européenne. Le passage à un gouvernement qui coopère plutôt que de bloquer est
une bonne nouvelle pour l'Europe et pour la Pologne.
> Nous félicitons la Hongrie pour sa décision de renouer avec la coopération européenne. La victoire de Peter Magyar est également une bonne nouvelle pour la Pologne, qui s'assure ainsi un partenaire prêt à œuvrer ensemble pour la sécurité et le développement de notre région.
> Il y a quelques instants, nous nous sommes adressés aux manifestants devant la Diète (chambre basse du Parlement) car nous sommes unis sur la question des locations de courte durée : il est temps d’instaurer des règles claires ! Barcelone, Berlin et Amsterdam l’ont déjà fait : elles protègent leurs habitants et rétablissent l’ordre sur le marché du logement. La Pologne doit elle aussi franchir ce pas. Demain est un moment crucial : la première lecture du projet de loi Pologne 2050, qui mettra fin au chaos du marché locatif.
> C’est fait ! Le projet Pologne 2050, qui prévoit le relèvement de la deuxième tranche d’imposition, vient d’être soumis à la Diète (Sejm) ! Aujourd’hui, cette deuxième tranche ne concerne plus les « riches », mais les enseignants, les ambulanciers, les infirmiers et les spécialistes. Une prime, des heures supplémentaires ou une augmentation de salaire peuvent rapidement amputer leur budget de plusieurs milliers de zlotys par an. C’est pourquoi nous relevons le seuil de la deuxième tranche d’imposition de 120 000 à 140 000 zlotys. Cela représente jusqu’à 4 000 zlotys de plus par an dans le portefeuille des travailleurs. Le financement est clair : les recettes de la taxe sur le numérique et une part plus importante des bénéfices de l’État pour les banques et les entreprises. Le budget de l’État ne peut pas reposer sur une augmentation constante des impôts pour la classe moyenne, tandis que les plus grands acteurs calculent méticuleusement leurs profits.
> Ce ne sont pas des « riches ». Ce sont vos voisins. Un professeur qui fait des heures supplémentaires. Un ambulancier qui prend des gardes supplémentaires. Une infirmière, un logisticien, un spécialiste. Plus de travail signifie un taux d'imposition plus élevé. Les heures supplémentaires vous coûtent quelques milliers de zlotys de moins. C'est pourquoi nous déposons un projet de loi visant à relever le second seuil à 140 000 PLN. Car l'État ne peut pas fonctionner aux dépens de ceux qui font tourner le pays.
> Nous nous opposons à un système qui pénalise les personnes qui travaillent davantage. Aujourd'hui, nous avons déposé une proposition de loi visant à relever le deuxième seuil d'imposition de 120 000 PLN à 140 000 PLN. En effet, de plus en plus de travailleurs ordinaires, (enseignants, infirmiers, ambulanciers) sont imposés à 32 % non pas parce qu'ils sont riches, mais simplement parce qu'ils travaillent plus. Nous avons également clairement indiqué d'où proviendront les fonds nécessaires : une taxe numérique sur les banques et les géants du numérique, ainsi qu'une augmentation des droits d'accise. L'État ne peut rester impuissant face aux grandes entreprises et pénaliser la classe moyenne. C'est pourquoi Pologne 2050 rétablit une justice fondamentale, qui fait cruellement défaut aujourd'hui.
> Excellente nouvelle pour terminer la journée ! Comme annoncé précédemment : Pologne 2050 a déposé aujourd’hui un nouveau projet de loi visant à accroître la transparence du marché immobilier. Jusqu’à récemment, pour connaître le prix d’un appartement, il fallait envoyer un courriel et fournir ses coordonnées. Grâce à Pologne 2050, les prix sont désormais publics : chacun peut les consulter sans quitter son domicile. Nous allons encore plus loin : nous mettons en place un format unifié pour les données relatives aux prix des appartements sur le site http://dane.gov.pl, afin de faciliter leur comparaison et leur analyse. Le marché immobilier est en pleine mutation et nous progressons constamment.
> Il s'agit de l'une des plus importantes décisions d'investissement culturel de ces dernières années ! 653 millions de zlotys sont alloués à la Pologne, répartis sur 24 sites spécifiques. Ces fonds serviront notamment à moderniser les centres culturels, à reconstruire les bâtiments historiques et à revitaliser les monuments historiques, parmi lesquels la mine de sel de Bochnia, la Maison des artistes de Paczków, le Centre culturel municipal de Skarżysko-Kamienna et la forteresse de Giżycko. Grâce à ces investissements, les habitants bénéficieront de nouveaux espaces pour des événements, des activités culturelles et des rencontres, et de nombreux sites historiques retrouveront leur utilité et leur attrait.
> Les écoles polonaises ne sauraient servir de terrain d'expérimentation pour des décisions politiques. Il y a plus d'un an, l'éducation à la santé obligatoire a été annoncée. Sous la pression des protestations et des fausses informations, elle a été retirée. Aujourd'hui, les enfants sont contraints de se tourner vers TikTok au lieu de recevoir une éducation à la santé fiable. Pourtant, nous vivons une période de crise de santé mentale chez les jeunes, mis à rude épreuve par les réseaux sociaux et la dépendance aux smartphones. L'initiative Pologne 2050 a affirmé dès le départ que l'éducation à la santé devait être obligatoire et l'éducation sexuelle facultative. Il en a été de même pour les smartphones à l'école. Lorsque nous avons déposé une proposition de loi il y a plus d'un an pour les interdire dans les établissements scolaires, on nous a répondu : « C'est impossible. » Aujourd'hui, force est de constater que c'est possible.
Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> Hier, on prévoyait la destruction totale de la civilisation.
Aujourd'hui, un cessez-le-feu est en vigueur. Qu'a « gagné » Trump ? Les stocks
d'uranium enrichi restent inchangés en Iran. Le régime des ayatollahs perdure.
Qui plus est, les États-Unis s'assoient à la table des négociations avec ce
régime – sur un pied d'égalité. Le plus grand succès revendiqué est la
réouverture du détroit d'Ormuz, déjà ouvert le jour du début de la guerre – à
ceci près que, désormais, le détroit est contrôlé par l'Iran et les navires
sont escortés par l'armée iranienne. Les prix du pétrole ont augmenté de plus
de 50 % depuis le début du conflit, et les consommateurs européens et
américains en subissent les conséquences chaque jour. L'un des principaux
bénéficiaires est Poutine, dont les sanctions ont été levées et qui amasse une
fortune grâce au pétrole. Le coût financier de la guerre pour le contribuable
américain s'élève à environ un milliard de dollars par jour. La crédibilité
politique des États-Unis est en net déclin. Je dédie ce message aux partisans
de Trump et à tous les pseudo-conservateurs comme lui, en Pologne et dans le
monde entier. Mes chers, voici comment cela se passe : au début, de
grandes promesses de changement radical et de construction d’un monde meilleur,
mais face à la réalité, toutes les règles volent en éclats, les tyrans et leurs
entreprises complices s’enrichissent. Et pour les gens ordinaires, cela se
traduit par des coûts exorbitants, l’impuissance et la peur. Le monde doit
changer, mais pas en érigeant la force brute en principe. Il doit changer en
s’appuyant sur de vraies valeurs : la liberté, la solidarité et le respect
d’autrui. Ce sont ces valeurs qui apportent la paix et la sécurité. Il doit
changer en apportant des solutions concrètes pour les gens, des solutions peut-être
difficiles et ardues, mais qui permettent véritablement d’améliorer la vie.
Szymon Hołownia (vice-président de la Diète)
> Ce sera un événement regrettable. Mais examinons chaque étape. Les juges
du Tribunal constitutionnel sont nommés par la Diète (Sejm), le pouvoir
législatif. Logique, puisqu'ils sont censés veiller à l'application des lois.
La Diète nomme également les juges du Tribunal d'État. Le Président, quant à
lui, nomme les juges des tribunaux de droit commun, des tribunaux militaires,
de la Cour administrative suprême et de la Cour suprême. Point final. Le président
Nawrocki fait parfois savoir (et à juste titre : il a parfois raison) qu'il ne
souhaite pas être « pris à partie ». Aujourd'hui, la Diète fait
savoir au Président qu'elle ne se permet pas non plus de telles ingérences. Le
pouvoir exécutif, le gouvernement et le Président ont trop souvent tendance à
usurper les pouvoirs du Parlement. J'ai constaté cela à plusieurs reprises en
tant que Président de la Diète et je m'y suis toujours fermement opposé. Il n'y
a donc rien de mal à ce que le président de la Diète (Sejm), @wlodekczarzasty
présente aujourd'hui la résolution relative à la nomination des juges du
Tribunal constitutionnel désignés par la Diète. S'ils prêtent serment, même
sans la présence physique du président, pour prouver qu'ils acceptent
l'élection et sont prêts à exercer les fonctions qui leur sont confiées, cela
les regarde. Et cela ne regarde ni les politiciens, ni les maréchaux, ni le
président. Ils prennent des décisions, ils en assument la responsabilité. Notre
rôle de députés s'arrête dès l'instant où nous les élisons. Alors pourquoi tant
d'amertume ? Parce que nous savons ce qui va se passer demain. Il y aura deux «
tribunaux ». Aucun des deux ne pourra fonctionner dans les mois à venir. Chacun
sera reconnu par la moitié politique de la Pologne (politique, car le citoyen
lambda ne voit que chaos, peu importe qui crie). Il y aura une guerre
d'analyses juridiques, de sanctions disciplinaires et un terreau fertile pour
les attaques médiatiques meurtrières du dimanche matin. On entendra des cris à
propos du Tribunal constitutionnel, d'un coup d'État, et l'on s'écriera: «Voici
le bastion ! » et « Vous êtes là depuis huit ans ! ».
La semaine prochaine, la Diète (Sejm) accueillera un discours enflammé du
ministre Bogucki et des motions officielles concernant le « Tribunal
Święczkowski » et le « Tribunal Markiewicz ». Cela
signifiera-t-il enfin que les problèmes des citoyens, si négligemment ignorés
par l'actuel Tribunal constitutionnel, seront enfin examinés ? Et
comment ? À partir de l'élection présidentielle de 2020, je pose une autre
question : sommes-nous au début du chemin vers la guérison du Tribunal
constitutionnel, ou peut-être à son terme ? Supposons que cette Diète
parvienne à obtenir la majorité au sein du Tribunal constitutionnel. Que se
passera-t-il alors ? Après tout, l'opposition actuelle, menée par le
Président, qui s'en prend maintenant au Tribunal constitutionnel pour un rien,
commencera alors à le considérer comme inexistant, car elle estimera que les
juges n'ont pas prêté serment de le faire. Il n'y a qu'une seule solution à ce
problème. Il faut cesser – des deux côtés – de jouer les exorcistes qui
chassent le mal de la Pologne. Il est temps de se parler, au lieu de se livrer
à des débats stériles, chacun menant sa propre croisade contre l'autre. Le
Tribunal constitutionnel est-il réformable ? Ou devrions-nous y renoncer
définitivement et opter pour un contrôle constitutionnel décentralisé ?
Qui montrera quoi à qui, et combien, en 2027 ? C'est passionnant, mais
pour l'instant, nous sommes en 2026. La Pologne, en proie à une guerre froide
interne, a besoin de thérapeutes, pas (Dieu merci) de chevaliers. De
médiateurs, de diplomates qui ouvrent la table des négociations dès
aujourd'hui. À cause de cette guerre absurde, nous n'avons ni Cour
constitutionnelle, ni de bonnes lois, ni d'argent, ni d'emplois. Traitez-moi de
symétriste, ou comme vous voulez, je répéterai sans cesse la même chose :
paix, respect, dialogue. Paix. Respect. Dialogue.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Mission d'IL : Réformer le Portugal
Sans réformes, la vie des citoyens ne peut s'améliorer. Les politiciens sont
élus pour avoir le courage de résoudre ces problèmes.
1/ Réforme de l'État : Un État efficace, concentré sur ses fonctions
essentielles, doté de processus agiles et d'un service public d'excellence. Il
dispose des informations pertinentes à chaque instant, agit rapidement et
élimine les redondances et la bureaucratie inutile. L'État ne dépense que les
ressources nécessaires à l'accomplissement de ses missions.
2/ Réforme des collectivités locales : Redéfinition des niveaux de pouvoir
locaux et modification de la loi municipale : le maire est élu par le conseil
municipal et constitue son équipe, mettant fin au système des conseillers sans
portefeuille. Une plus grande clarté des responsabilités, une meilleure
gouvernance.
3/ Réforme du droit électoral : Élimination des votes perdus, création d'un
système de compensation pour une meilleure représentation des citoyens
portugais de tous les districts.
4/ Révision constitutionnelle : Une Constitution moderne pour un pays prospère,
consacrant la propriété privée comme un droit fondamental, éliminant les biais
idéologiques de l'économie et défendant les droits, libertés et garanties
individuels face aux nouvelles technologies.
5/ Réforme fiscale : Baisse significative des impôts sur le travail et
simplification du système d'imposition sur le revenu des personnes physiques,
faisant du Portugal un pays à faible imposition.
6/ Réforme des retraites : Introduction d'un pilier de capitalisation en
complément du pilier redistributif existant, afin de garantir aux citoyens
portugais le droit aux prestations de retraite auxquelles ils ont cotisé.
7/ Réforme du travail : L'économie portugaise est l'une des plus rigides de
l'OCDE. Création d'un marché du travail plus flexible, facilitant l'embauche,
offrant davantage d'opportunités et de meilleurs salaires. Un marché de
l'emploi plus dynamique.
8/ Réforme du système de santé : Afin que les citoyens portugais puissent
choisir leur hôpital, clinique ou médecin, qu'il s'agisse d'un service public,
privé ou social, et recevoir les soins nécessaires rapidement et sans surcoût.
9/ Réforme de la protection civile : Nouvelle loi fondamentale sur la
protection civile : privilégier la prévention plutôt que le simple
sauvetage. Mieux se préparer, mieux protéger la population.
> C'était un gouvernement totalement corrompu au sein de l'Union européenne. Une véritable mafia d'État au service des amis d'Orbán. Les traîtres et les corrompus finissent toujours par tomber. Aujourd'hui, un autre est tombé. Espoir d'un avenir meilleur pour la Hongrie.
> Il est urgent de réformer le contrat social. Il faut l'adapter au XXIe siècle. Il ne représente même pas 10 % des travailleurs du secteur privé. Les PME, les professionnels indépendants, etc., n'y sont pas représentés. Comment pouvons-nous le faire évoluer ainsi ?
> Deux ans d'attente pour voir Luís à l'œuvre
Luís Montenegro a cultivé un talent particulier ces deux dernières
années : parler beaucoup sans rien dire de concret, annoncer beaucoup sans
presque rien réaliser, et réclamer des applaudissements. Difficile de faire
passer ce qui n'est, en réalité, qu'une gestion routinière pour une
« réforme historique ». La célébration du deuxième anniversaire en
dit long. Gâteau à São Bento, photo de famille, ministres sillonnant le pays en
mode campagne électorale, vidéos taillées pour les réseaux sociaux. Et pour couronner
le tout, une tribune contenant une phrase qui relève de la pure
rhétorique : « La stabilité sans ambition serait un gâchis
impardonnable. L'ambition sans stabilité serait une imprudence puérile. »
Autrement dit, faute de stabilité, on ne peut rien faire, mais tout sera fait
quand elle arrivera. Comme elle n'arrive jamais, le scénario se répète, servi
sur un alibi soigneusement élaboré. Faisons donc cet exercice simple que le
gouvernement refuse de faire. En matière de santé, le gouvernement avait promis
de supprimer les listes d'attente d'ici 2025 et d'offrir un médecin de famille
à chaque citoyen portugais. Deux ans plus tard, le nombre d'usagers en attente
de leur premier rendez-vous a augmenté de 25,6 %. Les fermetures de services
d'urgence sont devenues monnaie courante, et le service d'obstétrique est
saturé en raison de fermetures successives, d'accouchements en ambulance et de
femmes enceintes parcourant des dizaines de kilomètres à la recherche d'un
hôpital ouvert. Dans le secteur du logement, les prix ont augmenté de 27 %
depuis l'investiture du gouvernement. Les mesures de soutien aux jeunes ont
stimulé la demande sans pour autant adapter l'offre, contribuant ainsi à
l'inflation du marché. Les jeunes ont été aidés à accéder à un marché que le
gouvernement lui-même a rendu plus cher. Concernant la réforme du travail, huit
mois de négociations ont abouti à 76 articles de loi, validés lors de plus de
50 réunions. Au rythme actuel, le Code du travail ne sera pas prêt avant la fin
de la prochaine législature. En matière de fiscalité, le gouvernement présente
les baisses d'impôt sur le revenu comme preuve de sa politique de réforme. Mais
il y a une question à laquelle il préfère ne pas répondre : l’argent qui
restait dans les poches des citoyens était-il suffisant pour compenser la
hausse des prix ? Le panier alimentaire de base coûte 35,5 % plus
cher qu’en 2022, et les prix des carburants ont atteint leur plus haut niveau
depuis la crise ukrainienne. Le Portugal applique une taxe de 9 % sur les
carburants et de 4 % sur l’essence, un taux supérieur à la moyenne
européenne, dans un pays 23 % moins riche que la moyenne européenne. La
baisse de l’impôt sur le revenu ne suffit pas à compenser la hausse du prix des
œufs. Le défaut structurel de cet exécutif est de confondre communication et
gouvernance, apparence et réalité. Un gouvernement qui remplace les réformes
par des annonces de réformes ne change pas le pays, il fait de la propagande.
Un gouvernement qui achète des logiciels pour surveiller les journalistes ne
défend pas la démocratie, il manipule le discours. Un gouvernement qui dresse
un bilan de deux ans sans répondre à une seule question ne rend pas de comptes,
il met en scène un rapport de reddition de comptes. Un gouvernement qui se
promène au marché de Bolhão entouré de ministres et de militants ne cherche pas
à dialoguer avec les citoyens ; il fait campagne avec l’argent du
contribuable. Ils nous ont demandé de laisser Luís travailler. Nous l’avons
laissé faire. Il a travaillé dur à la fête d’anniversaire. Quant aux autres,
nous attendons toujours.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Félicitations Peter Magyar et au parti Tisza pour cette victoire
historique ! Le peuple hongrois s'est exprimé avec force et clarté. La Roumanie
et la Hongrie sont voisines, partenaires et membres de l'UE et de l'OTAN. Je me
réjouis d'écrire un nouveau chapitre des relations roumano-hongroises, fondé
sur le respect mutuel, un dialogue ouvert et notre attachement commun aux
valeurs européennes et euro-atlantiques. De formidables opportunités s'offrent
à nous pour travailler ensemble sur la sécurité régionale, la coopération économique
et le bien-être de nos peuples. Félicitations !
> Je salue l'accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l'Iran, et nous remercions le Pakistan et les autres médiateurs régionaux pour leur travail. Des semaines de conflit ont fait grimper les prix de l'énergie et des denrées alimentaires à des niveaux insoutenables pour les familles et les entreprises du monde entier et en Europe. Il est temps désormais que tous les engagements soient respectés afin de faciliter les négociations diplomatiques et de parvenir à une solution durable, garantissant ainsi la stabilité et la sécurité dans la région, notamment la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz. La Roumanie est en contact avec ses partenaires et se tient prête à soutenir les efforts en cours.
> Le FBI, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont le SRI, a annoncé le démantèlement d'une cyberattaque prolongée visant des infrastructures sensibles dans plusieurs pays occidentaux. Des cybercriminels associés au GRU, le service de renseignement militaire russe, collectaient des informations militaires, gouvernementales et relatives aux infrastructures critiques. La Russie poursuit donc sa guerre hybride contre les pays occidentaux, et seuls les aveugles persistent à l'ignorer. La Roumanie doit renforcer sa cybersécurité et continuer à collaborer avec ses partenaires occidentaux.
● Slovaquie
♦ Progresivne Slovensko
Michal Šimečka (président)
> Félicitations à la Hongrie pour s'être libérée du régime de Viktor Orbán !
Robert Fico sera sans doute le prochain sur la liste des défaites électorales.
> Que signifient les élections hongroises pour la Slovaquie ? Nous pouvons vaincre Fico, mais nous devons agir de manière responsable. Au sein du Parti socialiste, nous sommes prêts à soutenir les petits partis d'opposition s'ils approchent les 5 %. Pas une seule voix d'opposition ne doit être perdue !
> Aujourd'hui, nous décidons de ce que sera la Slovaquie dans quelques années. Sera-ce un pays où le gouvernement choisit ses électeurs ou un pays où les citoyens choisissent librement leur gouvernement ? J'en suis convaincu et je sais que vous l'êtes aussi. Nous ne resterons pas les bras croisés. Nous défendrons notre pays avec la même vigueur qu'en Hongrie !
● Slovénie
♦ Gouvernement
Robert Golob (premier ministre)
> Nous sommes unis et plus que jamais déterminés à honorer nos engagements
envers la population. Et vous nous avez accordé le plus grand nombre de voix
aux élections car vous souhaitiez que nous poursuivions et menions à bien notre
travail.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)
> Nous modernisons actuellement le droit à l'avortement afin que toute
personne qui le souhaite puisse bénéficier d'un avortement médicamenteux
complet à domicile. Il s'agit d'une évolution importante et attendue de longue
date, qui contribue à renforcer l'émancipation des femmes.