samedi 23 décembre 2023

Propos centristes. Monde – Pacte migratoire européen / UE: Nouvelles règles fiscales / Etats-Unis: bipartisanisme pas mort / Belgique: pas d’alliance du Centre pour les législatives / Difficile Noël pour les Britanniques Suisse: frein à l’endettement public…


Voici une sélection, ce 23 décembre 2023, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde. 

► Union Européenne
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Malik Azmani (premier vice-président) 
> [Pacte migratoire] Avec cet accord historique, l'UE franchit enfin des étapes importantes vers un système européen de gestion des migrations. Depuis le début de ce mandat, notre groupe politique est à l'avant-garde pour obtenir des résultats sur ce sujet important pour les citoyens de l'UE. Avec le Pacte, l'UE concrétise enfin une approche européenne commune pour mieux réguler la migration en assurant une répartition équitable des responsabilités et de la solidarité.

 

Jan-Christoph Oetjen
> [Pacte migratoire] Nous avons conclu un accord positif sur la réglementation en matière de screening. Le screening doit être effectué en un maximum de sept jours. Une prolongation ne sera pas possible. Cela garantit une collecte rapide d'informations et nous mettons en place des règles harmonisées pour les arrivants. Nous avons ainsi pu intégrer les demandes essentielles de Renew Europe dans le Pacte sur la migration. La réglementation en matière de screening est la base de la nouvelle procédure aux frontières qui réduira considérablement le nombre d'arrivées irrégulières en Europe.

 

Hilde Vautmans
> [Pacte migratoire] Je me réjouis de l'accord politique d'aujourd'hui sur Eurodac. Eurodac jouera un rôle clé dans le soutien global au Pacte sur l'asile et la migration. Nous garantirons les droits fondamentaux et, à l'initiative de Renew Europe, nous avons obtenu des garanties supplémentaires solides pour les enfants. Je suis particulièrement heureuse qu'Eurodac contribue, à l'avenir, à la protection des enfants victimes de la traite des êtres humains et à l'identification et à la protection des enfants disparus.”

 

Klemen Grošelj
> Nous sommes heureux de constater que le peuple serbe s'est rendu aux élections en plus grand nombre que lors des élections précédentes. Cela montre clairement que les citoyens serbes croient toujours à la valeur et au pouvoir des élections et au principe du libre choix démocratique.
Cependant, nous sommes très préoccupés par les rapports et les premiers résultats, qui indiquent qu'il y a eu des irrégularités systématiques qui pourraient avoir eu un impact sur les résultats. Ceci est particulièrement vrai pour l'Assemblée de la ville de Belgrade où les résultats montrent une différence serrée entre les deux listes en tête.
La crédibilité des élections et du processus électoral en tant que tel ne doit faire l'objet d'aucun doute. Il s'agit de l'un des principes démocratiques clés sur lesquels l'UE est fondée et que la Serbie s'est engagée à respecter lors de son entrée dans les négociations d'adhésion à l'UE.

 

● Allemagne 
♦ Gouvernement 
Christian Lindner (ministre des Finances) 
> Nous avons réussi à inverser la tendance fiscale : le taux d'endettement et le déficit budgétaire diminuent. Des milliards d'allègements sont mobilisés. Il faut maintenant progresser dans la réduction de la bureaucratie et la simplification fiscale.

> Les nouvelles règles fiscales pour les États membres de l'UE sont à la fois plus réalistes et plus efficaces. Elles associent des chiffres clairs pour des déficits plus faibles et des taux d'endettement en baisse à des incitations pour les investissements et les réformes structurelles. La politique de stabilité est renforcée.

> Avec l'accord attendu sur la réforme de l'asile de l'UE, nous franchissons les prochaines bonnes étapes vers une nouvelle realpolitik en matière de migration. L'ordre et la limitation sont désormais possibles, notamment grâce à des procédures aux frontières extérieures.

> L'Allemagne a toujours tenu à préserver la culture de la stabilité en Europe. Il est extrêmement important que nous intégrions dans le nouveau cadre réglementaire de l'UE des lignes de sécurité qui garantissent des taux d'endettement plus faibles et des déficits en baisse. La résilience budgétaire, c'est la prévention des crises.

> Je viens d’avoir une conversation productive avec mon ami Bruno Le Maire à Paris. Nous sommes d’accord sur les éléments clés de la RGE: des sauvegardes pour réduire les déficits et les niveaux d’endettement, des incitations pour les réformes et les investissements.

 

● Belgique 
♦ Les Engagés 
Catherine Fonck (députée) 
> Budget: la chanson du gouvernement «tout roule» cache mal la dette de 107,3% du PIB en 2024. Pas de réforme fiscale récompensant le travail, ni de réformes des pensions et de l’emploi, ni de résultats sur le réchauffement climatique. Du sur place en matières de santé et de sécurité. Et les 7 partis de la coalition qui ont préféré se clasher que collaborer!

> Projet de loi du gouvenement sur la hausse de la taxation des associations à but non-lucratif est corrigé grâce aux amendements exonérant les secteurs oubliés comme l’enseignement libre, la culture, le sport, les refuges pour animaux, la santé. Une belle victoire suite à une belle mobilisation!

> Encore et encore. Cet antisémitisme qui grandit et la prolifération de croix gammées dans l’espace public font froid dans le dos. Et je comprends pourquoi les juifs peuvent avoir peur… Ne plus rien laisser passer doit devenir la règle avec des sanctions exemplaires.

 

Georges Dallemagne (député)
> «Dix-neuf espions russes ont été expulsés de Belgique en octobre» nous apprend à l’instant le ministre de la justice à l’occasion du débat à la Chambre sur la corruption d’un élu Vlaams Belang par la Chine. Très discrètement visiblement… Urgent que le parlement prenne au sérieux ses propres services de renseignement. Une enquête urgente sur l’ingérence/la corruption de 4 pays (Russie, Chine, Maroc, Qatar) avait été demandée par le Comité R en avril dernier (!) en conclusion d’un premier rapport que j’avais demandé et obtenu sur l’ingérence russe. Les résultats de cette enquête auraient dû être transmis sans délai au parlement. Cela n’a pas été le cas. Personne ne s’en est inquiété. Facile de s’exciter aujourd’hui sur la corruption chinoise à l’égard du Vlaams Belang mais il faudrait un peu plus prendre au sérieux nos propres services de sécurité. J’ai demandé une réunion urgente de notre commission de suivi des services de renseignements.

> Nous avons cru les mensonges de Poutine plutôt que les informations de Biden, nous n’avons exercé aucune dissuasion, nous n’avons plus aucune capacité de défense, l’Ukraine aurait même été conquise sans l’aide militaire massive des États-Unis, estime-t-il. En Belgique, nous n’avons pas de vision stratégique depuis l’analyse de la menace réalisée avant la guerre en Ukraine, la remise à niveau de notre environnement sécuritaire doit être effectuée. La ministre se contente de dire que nous avons changé de paradigme mais nous n’avons pas du tout anticipé la menace russe, on a une responsabilité dans cette guerre, on a oublié que la paix était notre bien le plus précieux, or, pour la préserver, il faut dissuader de faire la guerre et nous avons désinvesti massivement dans notre armée.

> Les dépenses de défense de la Belgique en 2024 reculent encore puisqu’on passe en termes de crédits de liquidation de 5,008 milliards à 5,078 milliards si on exclut le budget des pensions, soit une augmentation en valeur nominale de 0,7 % alors que le PIB croît du double selon les projections du bureau du plan, poursuit-il. Nous connaîtrons donc une nouvelle dégradation du budget de votre département par rapport au produit intérieur brut. On sait qu’on n’arrivera pas aux 1,54 % en 2030, ce sont des promesses en l’air.

> Il est donc urgent de passer à la vitesse supérieure. Il faudrait recruter 1000 militaires de plus par an. Au Parlement, on nous dit qu’on y arrivera mais du côté de l’état-major, ce n’est pas le même discours et c’est vraiment désagréable. Quand on voit les chiffres et les projections réelles, on sait qu’on n’y arrivera pas malgré les efforts réalisés. Notre budget Défense stagne par rapport à la richesse de notre pays et les armements arrivent en retard et sont moins nombreux qu’espérés et imaginés”.

 

♦ DéFI 
François de Smet (président) 
> La chanson revient régulièrement chez les journalistes et les observateurs - et un peu chez certains citoyens : «mais vraiment, n'auriez-vous pas pu vous associer aux Engagés et former ensemble un grand parti centriste? Vous seriez ensemble incontournables».
L'histoire jugera.
Mais il ne faut jamais regretter des choix opérés sur une question de valeurs. Il est curieux de considérer
1) que la politique serait une simple affaire d'addition d'électeurs
2) que le centrisme serait un projet politique en tant que tel.
Nous avons considéré avec sérieux l'offre des Engagés, pour lesquels nous avons du respect. Mais nous considérons qu'un projet «centriste» sans identité claire n'est à terme pas viable. Nous avons posé trois éléments d'identité qui auraient dû clairement se trouver dans un projet commun pour que nous montions à bord :
1) un véritable progressisme dans les matières éthiques: la dépénalisation de l'IVG n'est pas un détail pour nous. Les Engagés restent conservateurs sur ces sujets, et maquillent ce conservatisme derrière la liberté de vote de leurs parlementaires sur les questions éthiques. Cela nous semble hypocrite; un parti sert à prendre position, y compris sur les sujets sensibles. Les Engagés n'ont simplement, officiellement, aucun avis sur ces questions - l'électeur verra bien ce que son parlementaire choisira de faire. C'est inconcevable pour nous.
2) une défense claire de la laïcité de l'Etat, en ce compris la neutralité totale, y compris d'apparence des services publics. Les Engagés acceptent les signes convictionnels dans les administrations, et sont même passés à l'acte à Anderlecht, en signant une motion qui les autorise, sauf pour les fonctions à la fois visibles et d'autorité (autant dire en autorisant les signes pour presque tout le monde).
3) l'engagement à refuser de gouverner avec la N-VA, dont le projet est destructeur pour notre pays et qui a prouvé entre 2014 et 2019 qu'il pouvait détruire le pays de l'intérieur, en particulier les matières régaliennes, s'il trouvait des francophones assez dociles.
Nous refusons d'être ceux-là. Les Engagés non seulement ne l'excluent pas, mais font un pas décisif en cette direction par leur liste commune avec le CD&V. A ces trois questions, il nous a été clairement répondu «non». Nous respectons les choix et les orientations des uns et des autres. Mais il est des sujets qui ne valent pas le prix des convictions ni du pouvoir.

> La France est passée en quelques jours d'un texte sur l'immigration équilibré à un texte durci sur pression de l'extrême droite, qui ancre la "préférence nationale" comme critère de prestations sociales. Cette faute morale du macronisme est un précédent catastrophique.

 

Sophie Rohonyi (députée) 
> Alors que la Belgique est le pays le plus riche du monde, 4 enfants sur 10 grandissent dans la pauvreté à Bruxelles, et 1 sur 4 en Wallonie. Urgence de mettre en place une vraie réforme fiscale qui soulage les bas et moyens salaires!

> L’année 2024 approche… et avec elle, les élections! À côté des mécanismes permettant aux femmes de se trouver en ordre utile sur les listes, il faut encore changer les mentalités pour que les femmes puissent défendre leurs idées et leurs convictions, tout en étant respectées!

> Agir contre la corruption, ce n’est pas seulement durcir les peines. C’est aussi et surtout veiller à ce que nos services de police, de justice et de renseignements soit correctement outillés pour traquer les corrupteurs et les corrompus qui n’ont pas leur place au Parlement!!!

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 
> Nous devions :

1) ratifier immédiatement le MES [mécanisme européen de stabilité].

2) soutenir immédiatement la réforme du pacte de stabilité proposée par la Commission.

3) utiliser le veto contre le pacte de stabilité allemand (d'autant plus dans un bilatéral franco-allemand où l'Italie a été moins bien traitée que Malte).

Ce gouvernement a tout fait à l'envers en termes de séquence et de substance, se montrant incapable de se tenir au sein de l'UE avec autorité et dignité. Nous en paierons les conséquences.

> J'ai entendu tant de critiques, que je partage, pour la débâcle du MES [mécanisme européen de stabilité]. Au lieu de cela, il me semble qu'ils oublient élégamment le M5S qui, après l'avoir approuvé dans l'UE, a voté contre.
On peut facilement continuer ainsi, fermer les yeux quand cela nous arrange et les ouvrir en grand quand cela sert à corroborer des thèses préconstituées. Mais je ne crois pas que cela contribue à augmenter le nombre de lecteurs de journaux, de téléspectateurs de talk-shows et, surtout, d'électeurs.
Hier, le «camp Largo» et le «camp Meloni» ont agonisé pour exactement les mêmes raisons : la bipolarité a produit le leadership des populistes dans les deux camps, tuant les socialistes populaires et réformistes.
Le PD et Forza Italia peuvent continuer à faire comme si de rien n'était. Mais il s'agit d'une auto-illusion prématurée.
Nous suivons une autre voie, la voie républicaine et pro-européenne.

> Ce que la débâcle du MES [mécanisme européen de stabilité] nous apprend. Aujourd'hui, il s'est passé quelque chose de bien plus grave que la non-ratification du MES. Aujourd'hui, Meloni a définitivement abandonné la tentation de devenir un conservateur européen moderne et s'est rendu aux pieds de Salvini.
Dans le même temps, les 5S ont confirmé ce que nous savions depuis longtemps : ce sont des populistes opportunistes, capables d'approuver le MES mais de ne pas le ratifier afin de gagner trois voix de communards. De même, ils règlent la question de la guerre, des guerres et des alliances internationales.
La vérité est qu'il n'y a aujourd'hui qu'un seul camp étroit qui pourrait sérieusement gouverner le pays. Et c'est le camp qui soutient la Commission Ursula au sein de l'UE, composée des principaux partis politiques européens : populaire, libéral et socialiste.
Ce camp (désormais très étroit) est celui qui ratifierait le MES et tiendrait la barre droite en matière de politique internationale.
Malheureusement, les deux partis historiques de ce camp, le PD et Forza Italia, qui monopolisaient autrefois la bipolarité, sont tombés sous la coupe des populistes et des souverainistes, se réduisant comme peau de chagrin.
Et si le PD parvient malgré tout à tenir la barre droite sur le MES, Forza Italia a été engloutie par sa paresse. Au premier vrai test de leadership, Tajani a couru comme un dératé.
Il ne faut pas compter sur le courage de ces partis pour refermer la deuxième république et mettre en veilleuse le bipolarisme, ils ont trop peur et sont incapables de sortir du chemin étroit mais familier qu'ils ont emprunté jusqu'à présent.

C'est pourquoi il est nécessaire de renforcer Azione et la fédération construite jusqu'à présent avec les popularistes pro-européens et les socialistes libéraux. Au lendemain des élections européennes, un Parti de la République suffisamment fort doit voir le jour pour donner une perspective à ceux qui ne veulent pas d'une Italie de cols bleus et capable de rassembler socialistes et popularistes pour ouvrir la Troisième République.

 

► Autres pays 

● Canada 
♦ Gouvernement 
Justin Trudeau (Premier ministre) 
> Les Canadiens méritent les meilleurs soins de santé et on travaille avec les provinces et les territoires pour vous les fournir. On investit dans notre système de santé, on facilite l’accès aux médecins de famille et on réduit les retards dans les opérations chirurgicales.
La santé mentale, c’est la santé. On agit pour améliorer les soins de santé mentale et l’aide aux toxicomanes. On élimine la TPS sur les services de psychothérapie et de counseling, et on a lancé la ligne d’aide pour les crises suicidaires.

> Avec le nouveau Régime canadien de soins dentaires, les soins dentaires sont plus abordables et accessibles. Nous accueillons demandes ce mois-ci, d’abord pour les gens de 87 ans et plus, et nous élargirons l’admissibilité jusqu’en 2024.

> En m’entretenant avec Benny Gantz, j’ai réitéré l’appui du Canada au droit d’Israël de se défendre conformément au droit international. J’ai aussi souligné l’importance de protéger les civils et d’assurer l’accès sans entraves de l’aide humanitaire aux civils à Gaza.
J’ai dit appuyer les efforts urgents en vue d’un cessez-le-feu durable, précisant qu’il ne peut être unilatéral: le Hamas doit cesser d’utiliser les civils comme boucliers, déposer les armes et ne jouer aucun rôle dans la gouvernance de Gaza.

> On travaille avec les municipalités. On signe des ententes ambitieuses. Et on bâtit plus de logements, plus rapidement.

 

● Etats-Unis  
♦ Gouvernement 
Joe Biden (président-des Etats-Unis) 
> Quand je suis arrivé au pouvoir, la plupart des Américains pensaient que le bipartisanisme était impossible. Je n’y ai jamais adhéré. Cette année, nous avons fait de réels progrès – Ensemble.
Nous avons fait face à la crise de santé mentale de front: nous avons lancé 988, la ligne d’assistance téléphonique sur le suicide et la crise, financé 14 000 professionnels de la santé mentale en milieu scolaire et proposé une nouvelle règle pour améliorer la couverture de la santé mentale.
Nous avons travaillé avec le Congrès pour obtenir du financement pour l’Agence des projets de recherche avancée pour la santé afin de changer la façon dont nous faisons face aux cancers et aux maladies.
Et cette année, elle a lancé son premier programme de financement de traitements novateurs – un jalon dans notre lutte contre le cancer tel que nous le connaissons.
Nous avons pris des mesures pour régler les problèmes importants auxquels font face les anciens combattants, notamment l’exposition aux produits toxiques et la santé mentale.
Nous avons élargi les services de santé pour les femmes anciens combattants, renforcé les programmes de soins à domicile pour les anciens combattants et soutenu les familles des militaires grâce à l’Initiative d’intégration des forces de Jill.
Nous avons adopté une loi qui permet aux fournisseurs de soins de santé de prescrire plus facilement des traitements efficaces contre la dépendance aux opioïdes et, pour la première fois, la naloxone est devenue disponible en vente libre dans les épiceries et les pharmacies du pays.

Cette année est la preuve qu’il y a beaucoup plus qui nous unit que nous divise. Mais il reste encore beaucoup à faire. Nous voulons réaliser davantage de progrès en 2024.

> L'inflation au cours des six derniers mois est au niveau pré-pandémique de 2%. Les Américains ont vu leurs revenus augmenter de 3,7 % au cours de l'année dernière, après s'être adaptés à l'inflation. Alors que nous nous dirigeons vers les vacances, les prix sont en baisse par rapport à l'année par rapport aux articles importants, y compris un gallon de gaz, un gallon de lait, des jouets, des appareils, de l'électronique, de la location de voitures et des tarifs aériens.
Il y a un an, la plupart des prévisionnistes ont prédit qu’il faudrait une augmentation du chômage et un ralentissement pour réduire l’inflation. Je n'ai jamais cru ça. Je n'ai jamais renoncé au dur labeur, au courage et à la résilience de millions d'Américains. Et aujourd'hui, l'inflation à six mois est tombée au niveau pré-pandémique, le taux de chômage est resté en dessous de 4 pour cent pendant 22 mois d'affilée, et les salaires, la richesse, et la part des Américains en âge de travailler avec des emplois sont plus élevés aujourd'hui qu'ils ne l'étaient avant le début de la pandémie. Cela reflète le dur labeur que nous avons accompli ensemble pour réparer nos chaînes d'approvisionnement et l'augmentation du nombre d'Américains dans la main-d'œuvre. C'est un progrès remarquable.
Mais ne vous y trompez pas : alors que mon plan économique nous remet sur les rails, notre travail est loin d'être terminé. Les prix sont encore trop élevés pour trop d'Américains, et je connais la pression qui peut mettre sur les familles laborieuses. C'est pourquoi je suis axé sur la réduction des coûts - de la réduction du prix de l'insuline, des médicaments sur ordonnance et de l'énergie, à la lutte contre les frais de jonque cachés que les entreprises utilisent pour vous arnaquer, à demander aux grandes entreprises de répercuter les économies sur les consommateurs en moyenne.
Alors que les Américains se rassemblent pour célébrer les fêtes, nous pouvons être reconnaissants pour les bons emplois, la hausse des salaires, la croissance de l'économie, la baisse des coûts, et une nouvelle année de progrès devant nous. Nous pouvons être reconnaissants pour le temps que nous passerons avec notre famille et nos amis. Et nous pouvons être reconnaissants de vivre dans la plus grande nation de la terre.

> La loi sur les soins abordables est plus populaire que jamais, et la couverture de la loi sur les soins abordables est plus abordable que jamais. Plus d'Américains se sont engagés à couvrir les soins de santé par le biais des marchés de la loi sur les soins abordables que jamais auparavant. Alors qu'il reste près d'un mois d'inscription, plus de 19 millions de personnes se sont inscrites à la couverture, battant tous les records précédents. Les inscriptions ont augmenté de plus de 7 millions de personnes depuis mon entrée en fonction.
Grâce aux politiques que j'ai signées, des millions d'Américains économisent des centaines ou des milliers de dollars sur les primes d'assurance maladie. À l'heure actuelle, quatre Américains sur cinq États qui s'inscrivent à l'assurance maladie par le biais de la loi sur les soins abordables peuvent trouver une couverture de soins de santé pour 10 dollars par mois ou moins.
Les républicains extrêmes veulent arrêter ces efforts sur leurs traces. Alors que j'ai appelé à rendre les primes moins élevées permanentes, ils ont à maintes reprises poussés à abroger les améliorations apportées à ma loi sur les soins abordables. Cela augmenterait les coûts pour des millions de personnes, en particulier les Américains plus âgés et les propriétaires de petites entreprises qui dépendent du marché pour leur couverture. Et ce n'est qu'un tremplin vers le plan plus large des Républicains pour abroger la loi sur les soins abordables, comme mon prédécesseur l'a essayé et échoué à plusieurs reprises. À chaque tournant, les républicains extrémistes continuent de se ranger des intérêts particuliers pour maintenir les prix des médicaments sur ordonnance à un niveau élevé et pour refuser la couverture sanitaire de millions de personnes.
Je ne laisserai pas cela se produire sous ma surveillance. Mon gouvernement continuera de se battre pour étendre la couverture médicale et réduire les coûts des médicaments sur ordonnance pour tous – parce que chaque famille mérite la dignité et la tranquillité d’esprit qui accompagnent l’assurance maladie. Et je continuerai à encourager tous les Américains à visiter HealthCare.gov avant le 16 janvier 2024 pour s'inscrire à la couverture médicale pour l'année à venir.
> Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour construire une meilleure Amérique. Aujourd'hui, mon administration marque une autre étape importante qui profitera aux travailleurs, aux communautés, à l'économie et à notre gouvernement américains. Pour la première fois dans l'histoire, des accords de travail sur les projets seront nécessaires pour des projets de construction fédéraux d'une valeur égale ou supérieure à 35 millions de dollars. Cela signifie que les projets financés par mon agenda Investir en Amérique vont plus vite et sans retard, donnant aux contribuables un meilleur coup pour leur argent. Les travailleurs auront la sécurité et la paix d'esprit que les salaires et les avantages collectifs ont apporté, de meilleures voies vers des emplois bien rémunérés et des protections plus solides en matière de santé et de sécurité.
Mon père disait toujours : « Un travail est beaucoup plus qu’un salaire. Il s'agit de dignité. Il s'agit de respect. » Il avait raison, et je suis déterminé à continuer de me battre pour les travailleurs américains, qui font le travail de la plus haute qualité au monde, pour avoir la dignité et le respect qu'ils méritent.

> L'Amérique est fondée sur le principe de l'égalité de justice en vertu de la loi. Les responsables élus des deux côtés de l'allée, les chefs religieux, les défenseurs des droits civils et les dirigeants de l'application de la loi conviennent que notre système de justice pénale peut et doit refléter cette valeur fondamentale qui rend nos communautés plus sûres et plus fortes. C'est pourquoi je annonce aujourd'hui des mesures supplémentaires que je prends pour faire de la promesse d'une justice égale une réalité.
Tout d'abord, je commue les peines de 11 personnes qui purgent des peines disproportionnée de longues peines pour des infractions non violentes en matière de drogue. Tous auraient été autorisés à recevoir des peines nettement plus basses s'ils avaient été accusés de la même infraction aujourd'hui.
Deuxièmement, à la suite de ma grâce d'infractions fédérales et de délits de possession simple de marijuana, je donne une proclamation qui pardonnera d'autres infractions à la simple possession et à l'usage de marijuana en vertu du droit fédéral et du droit de la RDC. Les casiers judiciaires pour la consommation et la possession de marijuana ont imposé des obstacles inutiles à l'emploi, au logement et aux possibilités d'éducation. Trop de vies ont été bouleversées à cause de notre approche ratée de la marijuana. Il est temps que nous réciditions ces torts.
De même que nul ne devrait se trouver dans une prison fédérale uniquement en raison de l'usage ou de la possession de marijuana, personne ne devrait être dans une prison locale ou dans une prison d'État pour cette raison. C’est pourquoi je continue d’exhorter les gouverneurs à faire de même en ce qui concerne les infractions d’État et à applaudir ceux qui ont depuis pris des mesures.
J'ai exercé mon pouvoir de clémence plus que n'importe quel précédent récent en cette présidence. Et bien que l'annonce d'aujourd'hui marque des progrès importants, mon gouvernement continuera d'examiner les pétitions de clémence et de mener des réformes qui font progresser la justice sur un pied d'égalité, s'attaquer aux disparités raciales, renforcer la sécurité publique et améliorer le bien-être de tous les Américains.

 

Kamala Harris (vice-présidente des Etats-Unis) 
> Toute personne dans notre pays a le droit d'être en sécurité. Et la confiance entre les forces de l'ordre et les communautés qu'ils servent est essentielle pour la sécurité publique. Les fautes commises par la police portent atteinte à la confiance et menacent le droit à une justice égale en vertu de la loi.
Aujourd'hui, le Président Joe Biden et moi-même sommes en train de créer la toute première base de données fédérale permettant de suivre les documents officiels des fautes commises par des agents de la force publique. La base de données nationale sur la responsabilité en matière d'application de la loi veillera à ce que les organismes fédéraux aient facilement accès aux dossiers faisant état de fautes graves lorsqu'ils recrutent des agents de la force publique fédéraux.
En tant que sénateur des États-Unis, avec la sénatrice Cory Booker et la représentante Karen Bass, j'ai écrit la loi sur la justice par George Floyd en matière de police. (…)
Le président Biden et moi-même continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire progresser la responsabilité de la police et renforcer les liens de confiance entre les forces de l'ordre et les communautés qu'ils servent. Et nous renouvelons notre appel au Congrès des États-Unis pour qu'il adopte la loi George Floyd Justice in Policing.

 

♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 
> Les extrémistes de droite ont passé toute l’année à enquêter sur le président Joe Biden. Les démocrates continueront à résoudre les problèmes des contribuables américains qui travaillent dur. Les gens au-dessus de la politique politicienne.

> Les républicains trumpistes extrêmes menacent à nouveau de fermer le gouvernement et de nuire à l’économie. Nous ne les laisserons pas intimider le peuple américain.

> La création d’emplois est en hausse, les prix du gaz sont en baisse et nous continuons de bâtir une économie saine.

 

Adam Schiff (représentant de Californie) 
> Jim Jordan transforme le Comité judiciaire de la Chambre des représentants en une société de défense criminelle représentant Donald Trump. Trump a beaucoup de ses propres avocats de la défense pour chercher la découverte dans ses procès criminels. Il n’a pas besoin du Congrès pour le faire.

> La Cour suprême du Colorado vient de déclarer que Donald Trump est disqualifié du scrutin - et de la fonction - en vertu du 14e amendement. Responsabilité pour incitation à l’insurrection. Il est grand temps.

> Lors d’un rassemblement ce week-end, Trump a cité Vladimir Poutine avec approbation. Il ne suffisait pas de chercher de l’aide russe en 2016. Ou prendre le parti du dictateur brutal sur notre propre communauté de renseignement. Maintenant, il cite Poutine pour avoir dénigré notre démocratie. Comme c’est pathétique.

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
> C’est une vraie puanteur de Noël pour tant de gens qui espèrent profiter de leur baignade festive traditionnelle. L’eau froide et glaciale devrait être la seule chose dont les nageurs devraient s’inquiéter, pas les eaux usées qui flottent près d’eux. Il faut interdire les rejets d’eaux usées dans les zones de baignade. Quand les ministres conservateurs s’attaqueront-ils enfin aux sociétés d’approvisionnement en eau qui font des profits et qui détruisent notre environnement?

> Plus de 174 000 prêts hypothécaires à durée déterminée doivent expirer ce mois-ci. Le gouvernement conservateur condamne des milliers de familles à un cauchemar hypothécaire avant Noël. Rishi Sunak ne lèvera pas le petit doigt pour aider les gens qui souffrent de cette misère hypothécaire.

> Les augmentations des tarifs ferroviaires de l’an prochain frapperont encore une fois les navetteurs - après avoir subi tant de chaos et de perturbations sur nos chemins de fer au cours de la dernière année. Les gens paient plus pour moins. Nous avons besoin de mesures concrètes pour nous attaquer à la crise du coût de la vie - avec un gel immédiat des tarifs ferroviaires.

> Ce sera la réduction de Noël pour tant de familles. Après des années de mauvaise gestion de la part des conservateurs, les finances familiales sont mises à rude épreuve plus que jamais. Ce doit être le dernier Noël du gouvernement conservateur. Il est temps d’entrer dans une nouvelle année et de se débarrasser d’un premier ministre déconnecté.

> Les familles vivent avec la menace de perdre leur maison au cours de la période des fêtes. Personne ne devrait avoir à faire face à la perte de leur maison sans faute de leur part. Nous avons besoin d’une interdiction d’urgence des expulsions sans faute à Noël.

> Nous assistons à une épidémie de fraude en ligne, mais les ministres conservateurs semblent se contenter de rester les bras croisés.  Les victimes de ces escroqueries cruelles méritent mieux. Ces révélations apporteront un réconfort froid aux familles et aux retraités qui terminent leurs achats de Noël.  Nous avons besoin d’un véritable plan pour lutter contre la fraude - en commençant par créer une agence de lutte contre la criminalité en ligne pour maîtriser les escroqueries en ligne, une fois pour toutes.

 

● Suisse 
♦ Le Centre 
> Lors de la session d'hiver, Le Centre a pu célébrer les succès suivants :
- Viola Amherd élue présidente de la Confédération
- Réduction des coûts de la santé après 14 ans d'engagement
- Budget conforme au frein à l’endettement

> Financement uniforme des soins – belle victoire pour Le Centre !
Après 14 ans d’engagement du Centre, le Parlement a enfin décidé aujourd’hui d’introduire le financement uniforme des prestations ambulatoires et hospitalières dans le domaine de la santé (EFAS). Le Centre salue cette mesure centrale qui permet de lutter efficacement contre la hausse des coûts de la santé. 
Depuis 2009 déjà (!), Le Centre s’engage pour la mise en œuvre du financement uniforme des prestations hospitalières, dont l’intervention a été déposée par l’ancienne conseillère nationale du Centre Ruth Humbel. Ce projet, soutenu par le Centre, est une mesure centrale qui contribue à réduire durablement les coûts croissants de la santé. Actuellement, les prestations médicales ambulatoires et stationnaires sont financées différemment en Suisse, ce qui conduit à de mauvaises incitations financières et à des primes plus élevées. Après 14 ans, le projet soutenu par le Centre a enfin trouvé un écho positif au Parlement. « Le Parlement suit enfin l’avis du Centre selon lequel c’est l’indication médicale qui doit être déterminante pour la prestation et non son financement », déclare le conseiller national Benjamin Roduit.
Prochaine étape : le frein aux coûts
Le financement uniforme est une mesure efficace pour freiner la hausse des coûts de la santé, comme le demande également l’initiative du Centre pour un frein aux coûts de la santé. Tous les acteurs du système de santé doivent être contraints, dans leur domaine de compétence, de contribuer à freiner les coûts.
Avec son initiative sur le frein aux coûts, Le Centre est le seul parti à proposer une solution qui s’attaque à la racine du problème. « Nous voulons nous attaquer à la cause de la hausse des primes et non aux symptômes. L’explosion des primes n’est que le reflet de l’explosion des coûts de la santé », poursuit Benjamin Roduit.
Notre initiative sera vraisemblablement soumise au vote du peuple en juin prochain.
> Le budget 2024 est finalement conforme au frein à l’endettement
Après de vifs débats, le Conseil national et le Conseil des Etats ont finalement réussi à boucler le budget 2024 de la Confédération.  Les finances tendues ont rendu la marge de négociation nettement plus faible que par le passé. Malgré cette situation difficile, Le Centre s’est engagé avec succès dans le cadre des débats pour que le budget 2014 respecte le frein à l’endettement.  
Il est dans l’intérêt de la Suisse que le frein à l’endettement inscrit dans la Constitution soit systématiquement respecté. Au cours des dernières décennies, il a eu un effet extrêmement positif sur les finances de la Suisse et a toujours incité le Parlement à utiliser les ressources financières disponibles de manière responsable. Il est essentiel pour Le Centre que nous laissions aux générations futures des finances saines et soutenables. « Tout au long des débats, Le Centre s’est engagé pour un budget équilibré. La responsabilité vis-à-vis des générations futures, c’est de ne pas vivre à leurs dépens », déclare Charles Juillard, Vice-président du Centre et conseiller aux Etats (JU). 
Eviter la polarisation
Il faut à tout prix éviter, à l’avenir, que des considérations partisanes empêchent l’adoption d’un projet susceptible de réunir une majorité. Cette polarisation croissante nuit à la démocratie et à la cohésion de notre pays. Cela pourrait conduire à ce que la Confédération se retrouve à l’avenir sans budget consolidé. Il faut absolument éviter ce scénario, car il aurait des répercussions catastrophiques sur le fonctionnement de l’administration fédérale et porterait préjudice aux institutions.

> Le groupe du Centre s'engage pour le développement rapide des énergies renouvelables locales, afin d'atteindre l'objectif du zéro net carbone d'ici 2050.
Le groupe du Centre soutient la loi sur le CO2. Elle permet de renforcer la sécurité énergétique de notre pays et d'atteindre les objectifs fixés par l'Accord de Paris, par des mesures socialement acceptables.
Pour réussir le tournant énergétique, il faut dès maintenant un signal clair pour développer rapidement les grands projets d’énergies renouvelables. C'est pourquoi, Le groupe du Centre soutient l'accélération des procédures.

 

♦ Parti libéral-radical 
> Les partis de centre-gauche empêchent de combler la pénurie d'électricité en hiver. Cela ne peut se faire qu'avec toutes les technologies disponibles, y compris le nucléaire. Au rythme actuel, la Suisse ne parvient pas à atteindre l'objectif de sécurité d'approvisionnement.

> Le Parlement a approuvé le financement uniforme des prestations ambulatoires et hospitalières. La réforme supprime les mauvaises incitations et contribuera à maîtriser les coûts de la santé. Et ce, sans réduction des prestations et sans perte de qualité.

> Le PLR salue que les Chambres aient finalement pu adopter un budget conforme au frein à l'endettement. Des finances saines sont indispensables pour une politique responsable. Il faut maintenant trouver des solutions durables.

> Les partis de centre-gauche font de la comptabilité au lieu de mener une politique financière prévoyante. Au Conseil national, ils empêchent que l'armée soit dotée de moyens suffisants. L'objectif de 1% s'éloigne ainsi.
Ils ignorent la situation qui a fortement changée en matière de sécurité en Europe. Le Centre soutenait encore l'objectif de 1% avant les élections, mais le rejette désormais.
> Les partis de centre-gauche ferment les yeux sur les problèmes migratoires. Le PLR regrette que sa proposition innovante n'ait pas obtenu la majorité au Conseil national.
Lors des élections fédérales d'octobre, la population a envoyé un message clair : la Suisse doit enfin prendre en main la question de la migration. Le PLR est à l'écoute de la population, s'engage depuis des mois dans ce domaine et a déposé plusieurs interventions. Aujourd'hui, le Conseil national a examiné trois motions de notre conseiller aux États Damian Müller. Il est regrettable que le Centre n'ait pas pris ses responsabilités et qu’il se soit allié avec la gauche.
L'immigration clandestine et les problèmes liés au rapatriement des personnes dont la demande d'asile a été rejetée préoccupent sérieusement la population. Les Suissesses et les Suisses l'ont confirmé lors des élections fédérales de cet automne. Le PLR s'engage depuis des mois dans ce domaine. Aujourd'hui, le Conseil national a traité trois de nos motions qui proposent des solutions concrètes à ces problèmes. Malheureusement, Le Centre, avec la gauche, a fait échouer notre motion pour un projet pilote de rapatriement des Erythréens en situation irrégulière. Ainsi, la plupart d’entre eux restent de manière non-autorisée en Suisse alors qu'ils n'ont pas besoin de protection, car leur État d'origine, l'Érythrée, refuse le rapatriement forcé de ses propres ressortissants. La motion du conseiller aux États Damian Müller visait à mettre en place un projet pilote permettant de renvoyer les Érythréens déboutés dans un autre pays. Il est regrettable que le centre-gauche s'oppose à toute solution innovante qui vise simplement l’application de la loi sur l'asile.
Le PLR poursuivra son engagement en faveur d'une politique migratoire ferme mais juste.

 

Damian Müller (conseiller aux États)
> Agir pour mettre un terme au chaos de l’asile
En 2003 déjà, la conseillère fédérale PDC de l’époque, Ruth Metzler avait mis sous toit un accord de transit avec un pays tiers. L'objectif était d'envoyer dans un pays tiers les demandeurs d'asile déboutés qui ne pouvaient pas retourner dans leur pays d'origine. Le principe avait alors été accepté par le Département fédéral de justice et police (DFJP) : renvoyer dans un pays tiers les demandeurs d'asile déboutés qui n'ont pas besoin de protection internationale. D'un point de vue juridique, personne n'avait rien à redire.
Aujourd'hui, ce courage fait défaut et la tradition humanitaire de la Suisse doit désormais servir de couverture à l'inaction, à l'incompétence et à une vision idéologique du monde. Les illusions dans ce domaine se sont envolées. L'augmentation de la pression migratoire dans toute l'Europe, et donc du soutien aux mouvements et partis d'extrême droite, devrait être un signal d'alarme suffisant. Malheureusement, une grande partie de la population a perdu la foi en des systèmes d'asile qui fonctionnent.
Depuis décembre 2022, l'Italie, par exemple, a suspendu l'accord de Dublin. Des centaines de cas de rapatriement Dublin restent en Suisse, alors que l'Italie devrait les prendre en charge conformément à l'accord Dublin. Ces cas représentent une lourde charge financière pour la Suisse, qui est déjà confrontée à une très forte sollicitation de ses structures d'hébergement. Ce sont les cantons et les communes qui doivent supporter les conséquences de l'inaction de la Confédération.
Mais plutôt que d’agir de manière proactive, la cheffe du DFJP s'est rendue une seule fois en Italie fin mai 2023 et est revenue en Suisse avec le message qu'elle comprenait la situation de l'Italie. En fait, il ne semble pas que le DFJP et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) soient réellement conscients des problèmes d'hébergement auxquels les cantons sont confrontés. Cette passivité est regrettable. Ceci d’autant plus que nos propositions ont été adoptées et attendent toujours d’être mises en œuvre.
En octobre, la police cantonale tessinoise et le Ministère public tessinois ont annoncé avoir placé deux demandeurs d'asile algériens en détention provisoire. Ils vivaient au centre fédéral d'asile Pasture à Balerna, près de Chiasso. Les soupçons sont lourds : l'un des deux hommes aurait violé une jeune femme mineure lors d'un trajet en train entre Lugano et Chiasso.
La violence n’a rien à faire dans notre pays, et encore moins de la part de personnes qui auraient précisément fui une forme de violence et qui souhaitent venir se protéger chez nous. Les résultats des élections d'octobre ont clairement montré que le thème de la migration/l'asile doit être mieux abordé. Le chaos de l'asile constitue un grand chantier qui doit être abordé rapidement afin répondre aux préoccupations. Nous sommes d'autant plus satisfaits que le Conseil fédéral ait été chargé, lors de la session d'hiver, d'aborder la question des réadmissions avec l'Algérie.
Nous avons proposé des solutions au Conseil national lors de la session d'hiver, mais faute de soutien du Centre, la motion demandant la mise sur pied d’un projet pilote de renvoi des Erythréens illégaux vers un pays tiers a été rejetée. Malheureusement, la gauche et Le Centre ne tendent pas la main à une solution concrète qui permettrait une révision durable de la loi sur l'asile. Il est regrettable que le front bourgeois ne soit pas uni et que de telles solutions ne soient pas entendues. Et bien que les demandeurs d'asile érythréens n'obtiennent pas l'asile parce qu'ils ne remplissent pas les critères, ils restent en Suisse aux frais des contribuables. En effet, l'Érythrée refuse d'accepter les renvois forcés. Par conséquent, même ceux dont l’asile leur est refusé restent en Suisse. C'est inacceptable. Cette situation doit changer, et rapidement. Le PLR continuera à prendre la population au sérieux et s'engage pour une politique migratoire ferme mais juste.