mardi 28 septembre 2021

La quotidienne centriste du 28 septembre 2022. Zemmour rejeté et en hausse! / UDI marginalisée / Jadot choisi

Bonne nouvelle!

Même si l’on doit prendre ces baromètres de popularité pour ce qu’ils sont, des instantanés parfois sans lendemains, souvent des trompe-l’œil parce que la question posée est tendancieuse avec des résultats qui ne démontrent pas grand-chose autre que des réactions épidermiques de la part des sondés, le dernier en date nous dit que les personnalités politiques suscitant le plus de rejet sont Eric Zemmour (59%), Florian Philippot (55%), Jean-Luc Mélenchon (54%) et Marine Le Pen (52%), les trois mousquetaires (dont on rappelle qu’ils étaient quatre) de l’extrémisme populiste et démagogique, principaux dangers pour la démocratie républicaine.

Bien sûr, on aurait préféré des scores au-dessus de 90% mais on se contentera, comme centristes, de leurs places en tête de ce palmarès dans ces temps de crise où, justement, ces semeurs de haine et de division prospèrent le plus facilement.

Cela ne signifie malheureusement pas qu’ils n’aient pas de chance lors de la prochaine présidentielle parce que ce sont ceux qui vont voter qui comptent, d’où, mauvaise nouvelle, les 13% dont sont crédités Zemmour et Mélenchon ainsi que les 16% dont est créditée Marine Le Pen dans la dernière vague du sondage Harris-Interactive pour Challenges et les 46%, voire plus, que pourrait faire Marine Le Pen au second tour, d’où l’évidente chasse à l’abstention pour éviter une catastrophe démocratique…

La farce «de la Droite et du Centre», quant à elle, continue.

Après que LR ait décidé que ce sont ses militants qui choisiraient leur candidat à la présidentielle et non les Français par la biais d’une primaire ouverte, l’UDI joue l’épouse outragée et ses responsables affirme sans rire que leur non-participation à cette désignation va porter un coup dur à la Droite.

Sans rire parce que, dans les sondages, un candidat UDI, Jean-Christophe Lagarde, est entre moins de 0,5% et 1% intentions de vote (et obtient même un score non-significatif dans la dernière vague du sondage Harris-Interactive).

C’est dire si LR perd gros!

Même son de cloche chez les responsables du parti Les centristes dont on rappelle qu’il n’est plus du Centre depuis bien longtemps.

Et on se remémore que son président, Hervé Morin, lorsqu’il voulu se présenter à la présidentielle en 2012 était crédité de 1% des voix et n’était pas sûr du tout de trouver les parrainages nécessaires pour se présenter…

C’est dire si ces deux formations – qui ne sont plus que des appendices de LR et lui servent de caution «centriste» à chaque élection et obtiennent en récompense quelques sièges de députés – n’ont quasiment aucune influence sur la politique du pays.

Mais il faut le regretter car il existe bien un espace pour un centre-droit que ni l’UDI, ni Les centristes ne sont capables d’incarner.

Les écologistes, eux, ont choisi leur candidat et c’est Yannick Jadot qui a battu d’une courte tête Sandrine Rousseau.

Comme centristes et pour la qualité du débat démocratique, on doit s’en féliciter parce que Jadot représente une aile plus responsable des Verts et que Rousseau était une caricature de l’extrémisme qui anime encore une grande partie d’EELV qui  dessert la cause de l’environnement depuis des années.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]

 

 

Présidentielle 2022. Sondage (Harris) – Macron gagnant aux deux tours; le score de Lagarde non-significatif

Selon la 15e vague du sondage présidentiel de l’Institut Harris-Interactive pour Challenges, les intentions de vote en faveur d’Emmanuel Macron sont de 23% dans tous les cas de figure tandis que Marine Le Pen serait à 16% dans tous les cas de figure.

Au second tour, Macron l’emporterait face à la candidate d’extrême-droite avec 54% contre 46% soit un recul d’un point par rapport à la vague précédente.

A noter que l’autre candidat centriste, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, obtiendrait un score non-significatif.

Scores des autres personnalités testées:
- Nathalie Artaud (LO): 1% (=)
- Philippe Poutou (NPA): 1% (=)
- Fabien Roussel (PC): 1% ou 2% (candidatures Barnier et Pécresse) (-1 ou -2):
- Jean-Luc Mélenchon (LFI): 13% (+2)
- Candidat EELV: Yannick Jadot, 6% (=)
- Anne Hidalgo (PS): 7% (=)
- Xavier Bertrand (droite), 14% (-1)
- UMP (sans candidature Xavier Bertrand): Valérie Pécresse, 12% (=); Michel Barnier 8% (nouveau)
- Nicolas Dupont-Aignan (DF): 2% ou 3% (candidature Barnier) (=)
- François Asselineau (UPR): score non significatif
- Jean-Frédéric Poisson (Via): score non significatif
- Jean-Lassalle (populiste démagogue): score non significatif
- Eric Zemmour (extrême-droite): 13% ou 14% (candidature Barnier) (+2 ou +3)
 - Florian Philippot (extrême-droite) 1% (=)

 

(Sondage réalisé par internet entre les 24 et 27 septembre 2021 auprès d’un échantillon de 1379 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur entre 1,8 et 4,5 points selon l’institut)

 

 

Actualités du Centre. L’Allemagne devrait être gouvernée au centre-gauche

Olaf Scholz

Les élections législatives allemandes ont confirmé les sondages qui plaçaient les sociaux-démocrates du SPD devant les conservateurs de la CDU qui sont en fort recul passant pour la première fois sous la barre des 30% de voix.

Elles ont également montré une nouvelle fois et sans doute pour longtemps qu’il n’y a plus deux partis hégémoniques car le score cumulé du SPD et de la CDU n’atteint même pas 50% des voix (49,81%).

Enfin, pour ces élections, ce sont les ailes modérées de ces deux partis qui s’affrontaient et c’est le centre-gauche avec Olaf Scholz comme candidat à la chancellerie, qui l’a emporté face au centre-droit et Armin Laschet l’«héritier» d’Angela Merkel.

Reste désormais à former un gouvernement qui devrait normalement être dirigé par Olaf Scholz si celui-ci réussit à mettre en place une coalition (Armin Laschet n’ayant pas renoncé à reprendre le flambeau en cas d’échec du leader du SPD).

Deux possibilités s’offre à lui au vu des résultats.

Soit bâtir une coalition à trois partis, une première en Allemagne, qui regrouperait les Verts (qui ont obtenu leur meilleur résultat à des législatives avec 14,75% des voix) et les libéraux du FDP qui arrivent en troisième position avec 11,45%.

Des négociations ont déjà commencé entre ces deux dernières formations qui ont nombre de divergences – l’une des principales étant celle sur le rôle de l’Etat dans nombre de secteurs comme ceux de l’économie ou de l’environnement, les Verts voulant une implication directe quand le FDP veut des incitations en faveur du secteur privé – mais qui, toutes les deux, veulent gouverner.

Si cette coalition «feu rouge» (des couleurs des trois partis, rouge, jaune et vert) n’était pas possible (ni celle avec la CDU à la place du SPD, la coalition «jamaïcaine» du fait de la couleur noire du parti conservateur…) resterait la «Grande coalition» entre le SPD et la CDU.

Mais même si était à nouveau mise en place, ce serait cette fois-ci le SPD qui la dirigerait et plus la CDU, ce qui aurait des implications sur son orientation dans la politique du gouvernement en particulier au niveau social.

A noter que les deux partis extrémistes, l’AfD (extrême-droite) et Die Linke (extrême-gauche) ont connu un revers électoral.