mercredi 19 février 2020

Présidentielle USA 2020. Bloomberg va-t-il «remplacer» Biden?

Michael Bloomberg
«Lors de mon tour du pays, raconte Michael Bloomberg, on me dit souvent, ‘vous voulez vraiment une élection entre deux milliardaires newyorkais’ et je réponds, ‘quel est le deuxième?!’»
Cette blague sur la fortune de Donald Trump que ce dernier aurait très largement surévaluée pose bien une des lignes de force de la candidature de Bloomberg.
Au cours de ses meetings, il se présente comme le candidat «un-Trump» pour signifier clairement qu’il est le contraire du populiste démagogue, pas seulement en nombre de dollars qui les distinguent (la fortune de Bloomberg est évaluée autour de 60 milliards de dollars).
Car être le «un-Trump» c’est surtout pour Bloomberg de dire et démontrer qu’il est à l’opposé politique du président actuel et que ses promesses, lui, il les tient comme il les a tenues quand il était maire de New York.
Parce que contrairement à ce que disent ses concurrents pour les primaires démocrates, non seulement, il n’est pas qu’un milliardaire (self-made man venu d’un milieu modeste, faut-il ajouter, encore une différence avec Trump) mais qu’il a aussi un bilan qui est plus qu’honorable en matières environnementale, de lutte contre la violence par armes à feu, de création d’emplois, d’assurance santé, de lutte contre la criminalité, sans oublier les millions de dollars qu’il a dépensé pour faire battre une vingtaine de représentants républicains extrémistes et permettre ainsi aux démocrates de redevenir majoritaires à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat de novembre 2018.
C'est pourquoi, d'ailleurs, il a choisi comme slogan,«Mike will get it done» c'est-à-dire «Mike le fera» (il a décidé de se faire appeler Mike et non Michael pour cette présidentielle).
En outre, son programme est assez clair ce qui n’est pas forcément le cas de tous les autres candidats démocrates.
En tout cas la stratégie de celui qui est un centriste totalement assumé (à l’inverse d’un Joe Biden, d’un Pete Buttgieg et d’une Amy Klobuchar qui le disent sans le dire pour éviter les foudres de la gauche du parti démocrate) et qui veut «réconcilier» les deux Amériques, donne des résultats.
Parce que contrairement à ce que pensaient nombre de commentateurs médiatiques et de «pundits» (experts) mais surtout ses rivaux, il n’a pas été qu’un feu de paille et il se positionne désormais en troisième position dans la course à l’investiture alors même qu’il n’a pas encore participé à aucune primaire et aucun caucus et que ce ne sera toujours pas le cas pour les prochains.
Même le barrage de critiques sur son action à New York (en particulier l’utilisation, lors de ses trois mandats par la police de la ville, la NYPD, de la très controversée technique «stop and frisk» – littéralement «arrêter et fouiller» à la recherche d’armes et de drogues essentiellement – qui a permis de faire baisser la criminalité mais qui avait un biais ethnique – racistes pour ses opposants – en touchant avant tout les afro-américains), le management à la tête de sa société et, surtout, sa fortune (qui le fait mettre dans le même sac que Trump simplement parce qu’il est riche!) n’ont pas réussi à arrêter sa dynamique.
Du coup, tous les autres prétendants ont mis le turbo, aidés en cela par une presse qui n’aime pas les milliardaires mais aussi qui se rappelle son fiasco en ayant participé à la victoire de Trump par ses nombreuses erreurs et fautes professionnelles, et les attaques pleuvent couplées avec celles de l’hôte de la Maison blanche qui hait autant qu’il craint son compatriote newyorkais.
Reste que la montée en puissance de Michael Bloomberg bénéficie avant tout, à l’heure actuelle à… Bernie Sanders!
Le socialiste profite dans les sondages, non seulement, d’un report des voix de l’autre candidate de gauche à la primaire démocrate, Elizabeth Warren, qui perd du terrain constamment, mais surtout de la baisse de celui qui était jusqu’à présent le favori, Joe Biden, baisse essentiellement due dynamique Bloomberg à la manière d’un vase communiquant.
Dès lors, on peut se demander si l’ancien maire de New York ne va pas prendre la place de l’ancien vice président de Barack Obama comme candidat centriste et peut-être même favori de la compétition.
Il est trop tôt pour le dire mais les attaques de plus en plus virulentes de Joe Biden à l’encontre de Michael Bloomberg montrent que le natif de Pennsylvanie sait que le newyorkais est une grande menace, voire la principale, sur ses chances de devenir le candidat démocrate.
Il semble ainsi que les électeurs centristes trouvent en Bloomberg un homme qui a un meilleur profil pour gagner, et la primaire et la présidentielle.
Il est évidemment beaucoup trop tôt pour dire qu’il va l’emporter et sa candidature, désormais attaquée de toutes parts, peut encore s’effondrer sous les coups de boutoirs d’une campagne qui va devenir de plus en plus violente à son encontre au fur et à mesure des bons sondages et qui n’est pas à l’abri de révélations spectaculaires, voire de fake news et autres articles nauséabonds qui font malheureusement partie dorénavant des élections et pas seulement aux Etats-Unis.

Alexandre Vatimbella
Directeur du CREC

mardi 18 février 2020

Propos centristes. France – Ecologie, combat du siècle; Europe, puissance politique; coronavirus; réforme des retraites; Agnès Buzyn; affaire Griveaux et défense de la vie privée; défense des consommateurs; culture pour tous…

Voici une sélection, ce 18 février 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- L’écologie est le combat du siècle.
- Nous avons besoin d’une stratégie européenne qui est celle de nous revivre comme une puissance politique stratégique. Je vois une Europe beaucoup plus souveraine, unie, démocratique. À horizon dix ans, je vois une Europe qui aura construit les leviers pour bâtir sa souveraineté technologique, de sécurité et de défense, sur les sujets migratoires, en termes alimentaire, climatique et environnemental, et dans sa relation avec son grand voisinage.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Edouard Philippe (Premier ministre)
- En 2019, l’État a encaissé 9 milliards grâce aux contrôles fiscaux. C’est un milliard de plus qu’en 2017 et 2018, et donc un milliard de moins dans la poche de ceux qui ne respectent pas la loi.
- Fraude fiscale : il faut resserrer au maximum les mailles du filet. Nous allons coordonner des groupes interministériels de coopération anti-fraude (sur la TVA, le e-commerce, et le travail illégal par exemple).

Jean-Yves Le Drian (ministre des Affaires étrangères)
- Je suis plus optimiste aujourd’hui sur la mobilisation des Européens. Lors de notre dernière réunion le 20 janvier, nous sommes passés aux actes sur trois crises majeures de notre voisinage, au Sahel, en Libye, dans le Golfe.
- La géographie a des pesanteurs et nous devons trouver des canaux de dialogue avec la Russie. Nous pouvons le faire parce que nous assumons notre rôle au sein de l’alliance atlantique, notamment dans le cadre de la présence avancée renforcée.
- Avec le Royaume-Uni, il faut prendre acte de nos intérêts communs et de nos acquis, et les développer dans notre relation bilatérale, au sein de l’alliance atlantique et dans des cadres pragmatiques d’action.
- [Libye] Il est essentiel de mettre en œuvre l’ensemble des décisions prises lors de la conférence de Berlin, notamment le respect complet de l’embargo sur les armes.

Florence Parly (ministre des Armées)
Agnès Buzyn est une excellente candidate pour Paris, elle portera avec brio le projet d'En marche pour la capitale. Je souhaite par ailleurs la bienvenue à Olivier Véran au gouvernement, son expérience le rend parfaitement armé pour sa nouvelle mission.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
- Je salue les déclarations de Mark Zuckerberg sur la nécessité de trouver une solution internationale pour la taxation du numérique au niveau de l’OCDE, que la France soutient. Je me réjouis d’en parler prochainement avec Facebook.
- Je me réjouis qu’Alstom, à travers l’acquisition de Bombardier Transport, joue un rôle de premier plan dans le renforcement de l'industrie ferroviaire européenne. Ce renforcement est plus que jamais une priorité compte tenu des besoins croissants en mobilité durable.
- A la réunion à Bruxelles des 19 ministres des finances de la zone euro : je défends l’idée portée par Emmanuel Macron de nouveaux investissements verts et dans les technologies pour soutenir une croissance durable.
- Très bon échange avec Franz Timmermans sur le Pacte Vert européen et les moyens de le financer : En augmentant le capital de la Banque européenne d’investissement. En trouvant les moyens d'adapter les règles pour favoriser les investissements verts. En mobilisant les investissements privés.

Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire)
- La question du recul de notre littoral implique de protéger des activités dans l'immédiat, mais d'en relocaliser à moyen terme. Elle est représentative d'un nécessaire basculement : il ne s'agit plus seulement de se défendre de la nature, mais de vivre avec.
- Une candidate qui a l’envergure et la volonté nécessaire pour faire de Paris une ville de son temps, écologique, solidaire et proche de ses habitants. Bravo très chère Agnès Buzyn pour cette décision !
- Enneiger des stations de ski par hélicoptère n’est pas une voie possible.

Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education)
- La langue française est notre bien le plus précieux. Heureux de voir en Andorre la vitalité de notre système éducatif, que nous renforçons, et la présence du français dans l’éducation de tous les élèves. Et de voir la mise en œuvre efficace des approches pédagogiques en lecture.
- Tous derrière Agnès buzyn pour la victoire à Paris!

Olivier Véran (ministre de la Solidarité et de la Santé)
- [Réforme des retraites] Il y a une volonté d’obstruction parlementaire de la part d’une poignée de députés. Alors qu’on pourrait avoir un débat de qualité, il y a une bataille pour nous empêcher de parler.
- [Réforme des retraites] Le système actuel est tellement complexe que j’ai coutume de dire que si vous avez compris comment il fonctionne c’est qu’on vous l’a mal expliqué. Le suivant est entrain d'être expliqué, éclairci et enrichi par le débat parlementaire.
- [Coronavirus] Je n'ai pas besoin de vérifier que la France est prête, elle l'est car nous avons un système de santé extrêmement solide.
- Le coronavirus est contagieux, ses voies de propagation ne sont pas encore entièrement maîtrisées. C'est l'une des raisons pour lesquels nous sommes prudents et interventionnistes.
- [Coronavirus] La Chine a une capacité de réactivité. Elle a pris ses responsabilités en prenant des mesures de confinement très rapidement. Je ne suis pas sûr qu’il serait possible de réaliser ça dans un pays où les réseaux sociaux seraient ouverts.
- [Hôpital] La question des moyens est évidente. Nous devons rouvrir des lits partout où c'est nécessaire. Je veux une consultation rapide du maximum d’acteurs pour les associer aux décisions.
- Le plan hôpital qui a été annoncé est un plan ambitieux. 10 milliards de reprise de dette, c'est beaucoup d'argent. (...) N’imaginez pas que parce que vous auriez passé la porte de Bercy, l’hôpital français ne compte plus : c’est faux.
- En entrant dans ce Ministère, je ressens beaucoup de fierté mais aussi une immense responsabilité face à l’ampleur des enjeux qui m’attendent. J’y suis prêt! (…) Améliorer les conditions d'exercice de tous les soignants, mener à bien la réforme des retraites, faire que le pays des Lumières ne soit plus celui des inégalités, mieux prendre en compte la santé environnementale, etc. Les défis sont immenses, ma détermination aussi !

Didier Guillaume (ministre de l’Agriculture)
- + 8, 5% apprentis dans l’enseignement agricole. Formidable, Continuons ! Après dix ans de baisse, les formations aux métiers du vivant accueillent cette année 2580 élèves et apprentis de plus qu’en 2018/2019.
- Nous devons défendre notre gastronomie, nos traditions en formant la jeunesse pour tracer l’avenir de notre agriculture et nos entreprises agro alimentaires.
- Agnès Buzyn a toutes les qualités pour reprendre le flambeau de la campagne municipale parisienne. Elle sera à la hauteur de l’enjeu. Bonne chance à elle et aux équipes de Paris.

Franck Riester (ministre de Culture)
- L'éveil par les arts et la culture est essentiel au développement des plus petits. Avec Adrien Taquet, nous étions aujourd'hui à Argenteuil pour découvrir la crèche Cap enfants. Autour de la bulle musicale, elle porte un projet ambitieux qui doit nous inspirer.
- [Réforme de l’audiovisuel] En créant un groupe public, on veut donner les moyens à l’audiovisuel extérieur d’aller encore plus loin, encore plus fort pour faire rayonner notre pays.
- [Internet] Nous sommes déterminés à faire en sorte de responsabiliser les plateformes, qu’elles nous permettent de protéger notre vie privée.
- Je m'oppose à tout boycott d'œuvre d'art mais ce n'est pas parce qu'on est un artiste qu'on a une garantie d'impunité. La loi doit passer pour tous.
- Nous vivons un moment particulier dans nos sociétés. Enfin, dans les grandes démocraties, la parole se libère.
- [Affaire Benjamin Grivaux] C'est très grave pour notre société. La vie privée est quelque chose qu'il faut absolument préserver. Le gouvernement est mobilisé.
-  [Candidature d'Agnès Buzyn à la mairie de Paris] C'est une décision collective. Il fallait evoyer un signal fort, montrer que la majorité présidentielle était décidée à mener le combat parisien.
- Agnès Buzyn est une candidate exceptionnelle pour Paris. Elle est solide, expérimentée et sereine.

Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics)
- Le gouvernement renforce la lutte contre la fraude fiscale et en particulier les plus lourdes. Les résultats sont là : les sommes recouvrées grâce à l’exploitation des données disponibles ont bondi de +130% en 2019!
- En 2019, les sommes recouvrées à la suite des contrôles de l’administration fiscale sont en hausse de 16,3 %. Elles représentent 9 milliards€ soit 1,3 milliard de plus qu’en 2018, au plus haut depuis 2015! Les premiers résultats sont là.
- Excellent choix d’Agnès Buzyn, notre désormais tête de liste pour Paris. Agnès a toutes les qualités pour l’emporter et être demain une formidable maire de Paris.

Muriel Pénicaud (ministre du Travail)
- Au 1er mars, l'index EgaPro sur l’égalité hommes/femmes des salaires et carrières concernera 4.5 millions de femmes travaillant dans les entreprises de plus de 50 salariés. L’égalité F/H, c’est avant tout une exigence de justice sociale. Cela contribue aussi à la performance économique.
- La loi du 5 septembre 2018 a fait décoller l’apprentissage comme jamais dans notre pays. Aux mensonges et à la mauvaise foi, il faut opposer la réalité des jeunes et des entreprises, les chiffres, les résultats pour la France.

Julien Denormandie (ministre de la Ville et du Logement)
Toutes mes félicitations, chère Agnès Buzyn! Bonne campagne à toi ; tu peux compter sur notre mobilisation à tous pour te soutenir et gagner!

Amélie de Montchalin (secrétaire d’Etat aux Affaires européennes)
- Un budget doit être la traduction concrète des engagements politiques. Nos décisions sont attendues avec impatience par nos agriculteurs, nos chercheurs, nos élus, nos entreprises. L’Europe ne doit pas les décevoir en se livrant à des calculs d’apothicaires sans ambition.
- Le gouvernement a rappelé son soutien à Michel Barnier. Nous soutenons l’unité des 27 qu’il incarne dans la négociation Brexit. Unité sur un principe intangible : nous ne voulons pas à tout prix un accord, nous voulons un bon accord pour les Européens.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé du numérique)
- Le lancement de Signal Conso est une bonne nouvelle pour le consommateur. Désormais, grâce à cette plateforme vous pourrez signaler à la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) les arnaques, fraudes à la consommation.
- [Cyberharcèlement] On ne peut pas se contenter de dire que c'est le quotidien et que ce n’est pas si grave parce que tout le monde l'a déjà vécu. Le non respect de l’État de droit en ligne c'est un sujet qui blesse, c'est un sujet qui tue. (…) Avec la plainte en ligne, le parquet numérique ou la proposition de loi Cyberhaine, le gouvernement a montré sa détermination à se saisir du problème. Mais nous avons aussi besoin d’une réflexion collective sur la société dont nous voulons à l’heure du numérique.
- L’explosion du cyberharcèlement, la prédation pédophile... avant même de changer la loi, nous devons faire respecter la loi, en ligne comme hors ligne. Sur Internet, il nous faut rétablir la peur du gendarme.
- Nous travaillons pour former les Français aux métiers du numérique et leur permettre d’avoir accès aux 80 000 emplois à pourvoir actuellement dans le secteur.
- Agnès Buzyn porte l’ADN qui a fait la force d’En marche, celle d’une société civile qui s’engage pour l’intérêt général. Sa personnalité déterminée et rassembleuse ouvre une nouvelle page de la campagne parisienne. Nous allons gagner.

Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances)
- Lancement national de Signal Conso, le nouveau service de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) pour mieux protéger et conseiller les consommateurs. Signal Conso c’est aussi un outil de la relation client : chaque signalement est transmis à l’entreprise concernée. I répond à trois enjeux clés de la protection du consommateur: protéger sa santé et son environnement, protéger son pouvoir d’achat, assurer une concurrence loyale entre les entreprises.
- L'administration doit mieux prendre en compte la spécificité des artisans et petits commerçants qui ont peu de temps ou de moyens à consacrer aux tâches administratives.

Brune Poirson (secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire)
- Ce qui s'est passé avec Benjamin Griveaux est extrêmement inquiétant! Ce qui sépare la démocratie d'un régime totalitaire, c'est le respect de la vie privée. Cela concerne tous les Français.
- La lutte contre la pollution plastique passe aussi par l’installation obligatoire de filtres sur les machines à laver d’ici fin 2024. C’est un défi technologique pour les fabricants qui générera une avancée environnementale majeure.
- 700 000 microparticules de plastique par machine à laver se déversent dans les océans! Grâce à la loi anti-gaspillage, d'ici fin 2024 il devra y avoir des filtres qui empêchent ce relargage.
- Une femme de convictions et de talent qui saura faire de Paris une ville écologique, solidaire et bienveillante! Un grand bravo chère Agnès Buzyn pour cette décision pleine d’audace. Une décision de marcheuse!

Emmanuelle Wargon (secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire)
- Pour que l’eau reste notre bien commun, nous devons protéger, économiser et partager cette ressource précieuse. C’est l’objectif des Assises de l’eau.
- Bravo à toi chère Agnès Buzyn! Une femme de conviction pour mener la campagne de La République en marche aux municipales de Paris. Elle saura rassembler derrière elle toutes celles et tous ceux qui veulent faire gagner le progressisme dans la capitale.
- Apporter de la neige par camion ou par hélicoptère dans les stations pour continuer à faire comme si de rien n'était ? On marche sur la tête ! Il est temps de changer de modèle.
- Protéger la vie privée. Qu’elle soit sage ou transgressive. Qu’on soit connu ou pas. Pour protéger la liberté. Sinon c’est le totalitarisme qui gagne.

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes et à la Lutte contre les discriminations)
La candidature d’Agnès Buzyn offre aux Parisiennes & Parisiens la possibilité d’un vrai nouveau souffle pour Paris en dehors du clivage droite/gauche et traduit une envie réciproque. Je la soutiens.

Sibeth Ndiaye (porte-parole)
Toutes mes félicitations à Agnès Buzyn qui part pour une campagne décisive, et dont on connaît déjà les qualités humaines et professionnelles. Une grande dame pour une grande capitale. À l’assaut!

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)
- Début cet après-midi de l'examen dans l'hémicycle des projets de loi de réforme des retraites. Nous devons aux Français la clarté, la sincérité et la dignité des débats parlementaires. Les Présidents de séance auront à cœur d'y veiller.
- [Affaire Benjamin Griveaux] Depuis quand une victime, en l'occurrence d'une violation flagrante de la vie privée, serait-elle coupable? Ne renversons pas le sujet! Le droit à la vie privée est fondamental. Si le dévoilement de la vie privée est toléré, la vie de chaque citoyen va devenir un enfer. Pas seulement la vie politique, mais la vie tout court. La légitimation de la mise sur la place publique de la vie de chacun attiserait délation, rumeurs et interprétations nauséabondes.
- [Affaire Benjamin Griveaux] La transparence existe, c'est bien ainsi, mais son exigence n'a pas à empiéter sur la vie privée. Ne confondons pas transparence et voyeurisme, prélude à une forme d'inquisition. À ce rythme, qui prendra le risque de la vie publique si elle devient l'antichambre du lynchage permanent?
- [Affaire Benjamin Griveaux] La justice devra dire le droit. L'intention de nuire n'est pas un intérêt légitime pour déstabiliser et porter atteinte à une personne, quelle qu'elle soit. Cet acte jusque-là isolé doit être sanctionné, mais surtout réprouvé par toute notre société. Les délateurs doivent être montrés du doigt et punis, pas leurs victimes. Cet épisode épouvantable donne l'impression que la fin justifie tous les moyens, et constitue une violence qui s'ajoute à celles que nous connaissons et qui signent un niveau d'intolérance insupportable. Tous les républicains doivent combattre cette dérive malsaine et dangereuse.
- Les réseaux sociaux  incitent à l'imprudence : les uns exposent leur vie, leur famille, leurs vacances, leurs fêtes… Ce faisant, ils dévoilent leur vie privée et la banalisent. D'autres réseaux sont les égouts de sentiments haineux où d'aucuns déversent leur bile. Non seulement la tolérance zéro doit être de mise, mais surtout il faut expliquer aux enfants, aux jeunes, les risques encourus, avec l'idée que tout ce qu'ils révèlent pourra leur être reproché un jour… Sans droit à l'oubli, sans nuance et sans ménagement.
- [Affaire Benjamin Griveaux] Faisons un état du droit et voyons ce qui peut progresser, mais l'arsenal pour agir est là! Il nous faut appliquer très fermement, sans aucune faiblesse, à la "société numérique" les règles en vigueur sur la violation de la vie privée, l'injure, la diffamation et la dénonciation calomnieuse et par des procédures qui permettent d'agir vite. L'anonymat est une honte. Le premier des courages est de signer, d'assumer ce que l'on dit. La loi Avia est un début pour nous protéger des messages haineux.
- Comme le dit l'historienne Mona Ozouf, 'l'ensauvagement des mots annonce, prépare et fabrique l'ensauvagement des actes'. Les discours des extrémistes, leurs expressions de haine, l'abandon parfois de toute rationalité au profit de leur exaltation au service de combats mythiques génère et justifie pour certains la violence. C'est une manière de nourrir la haine qui n'est pas tolérée ni tolérable dans notre pays. Il faut être bien conscient que la démocratie peut être remise en question par des manipulations et des violences. Rien n'est jamais acquis. J'appelle citoyens et élus à la mobilisation permanente.

Stanislas Guerini (délégué général)
- [Réforme des retraites] Nous voterons contre la motion de rejet car nous voulons un débat. Un débat utile, démocratique. Nous ne laisserons personne voler ce débat que notre pays mérite. La gauche qui ne fait rien, elle ne sert à rien. Celle qui s’oppose à tout ne sert à rien du tout.
- Agnès Buzyn est une personnalité exceptionnelle qui s'impose dans ce moment exceptionnel. Elle sera demain la maire du rassemblement à Paris.
Ce qui arrive à notre démocratie est grave. C'est une déflagration. Benjamin Griveaux est la victime de ceux qui veulent nuire à la France.

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- Le projet de loi Retraites que nous portons n’est ni de gauche, ni de droite, c’est une réforme de justice, de solidarité, profondément redistributrice et protectrice. Le groupe LaREM est déterminé à en faire un succès collectif.
- Nous débutons aujourd'hui l’examen du projet de loi sur le système universel de retraite en séance publique à l' Assemblée Nationale. Nous nous sommes engagés à transformer le pays : la réforme que nous voulons est une refondation majeure de notre pacte social.
- Excellent choix d’Agnès Buzyn candidate En marche aux municipales à Paris. Elle saura rassembler les Parisiens et construire avec eux un avenir de progrès pour la capitale. Elle aura tout mon soutien pour réunir autour d’elle tous les marcheurs.

Aurore Bergé (porte-parole)
- L'éveil artistique et culturel dès la toute petite enfance est une clé pour que l'enfant appréhende mieux son environnement et son rapport aux autres. Un exemple ici avec l'éveil musical.
- Il est temps de reconnaître les droits culturels comme des droits humains, inaliénables et universels.
- Créer un parcours culturel pour tous en remettant à tous les enfants de CM1 un passeport culturel.
- L'audiovisuel public, c'est près de la moitié du budget du ministère de la culture. C'est une force de frappe inouïe pour la démocratisation culturelle.
- On a suffisamment parlé de la difficulté à avoir un terreau commun qui nous rassemble, je pense que la culture est la seule à même de le recréer. Nous avons besoin d'accélérer et de mettre l'éducation artistique et culturelle au coeur du temps scolaire.
- [L'éducation artistique et culturelle] dépend beaucoup de la volonté, de l'énergie et des moyens que peuvent avoir les enseignants, les directeurs d'écoles et élus locaux, parce que ce n'est pas encore sur du temps obligatoire.
- L'éducation artistique et culturelle, c'est l'enjeu du rapport aux œuvres, aux artistes. Cela suppose un temps long. Il faut que cela intègre les programmes scolaires si on veut changer la donne.
- Près de 450 entretiens et des déplacements dans 25 départements ont nourri les 60 propositions de mon rapport Culture pour tous remis au Premier Ministre et au ministre de la Culture: "pour un ministère de la Culture au service des créateurs, des arts et des droits humains".
- Les Macron Leaks étaient des tentatives évidentes d'ingérence, de déstabilisation. Nous avons un volume de contenus disponibles que le risque existe de ne plus distinguer le faux du vrai, de ne plus savoir quelle est la parole légitime.
- La bataille de Paris mérite surtout que la République en marche ait un candidat à la hauteur (...) et Agnès Buzyn était la seule à pouvoir rassembler et qui donne une ampleur nécessaire à cette campagne.
- Nous devons juger les femmes et les hommes politiques sur leurs convictions, leurs parcours, être extrêmement fermes sur l'utilisation de l'argent public, pas sur leur intimité.

Bérangère Couillard (députée)
[Réforme des retraites] Nous commençons l’examen en hémicycle de l’Assemblée Nationale des 40985 amendements du projet de loi pour un système universel de retraite. Transformer un système devenu illisible et inadapté par un système avc des règles identiques pour tous, plus juste notamment envers les femmes.

Guillaume Gouffier (député)
- [Réforme des retraites] Qui peut accepter un système dans lequel la pension moyenne des femmes est 42% inférieure à celle des hommes ? Ce système, nous ne devons plus l'accepter et nous devons le changer.
- [Réforme des retraites] La commission spéciale n’a pas servi à rien. Plus de 7000 amendements ont été débattus. Certains groupes ont porté leur vision de la société, et la majorité a défendu le système universel plus juste, plus simple et porteur d’avancées sociales. Des amendements nous ont permis de réaffirmer le fait que deux lois de programmation seront déposées pour revaloriser les rémunérations des enseignants et enseignants-chercheurs à travers la création d’un article spécifique. Nous avons adopté un amendement pour mieux prendre en compte les aidants familiaux, nous allons aussi accorder une majoration de points pour les parents ayant élevé des enfants handicapés. Ces amendements devront être réexaminés et revotés, mais le fait d’avoir déjà été adoptés en commission spéciale leur donne plus de poids.
- [Réforme des retraites] Cette méthode de calcul [par points] sera plus intéressante pour les Français que l’indexation actuelle sur l’inflation, en vigueur depuis 1993. Jusqu’à présent, tout le monde parlait d’évolution de la valeur du point sur les salaires, par facilité de langage. Le rapport Delevoye parlait du salaire moyen par tête, mais le rapport Delevoye n’est pas la loi. Il faisait des préconisations, il a été utile pour préparer le projet de loi, mais nous avons tranché. La valeur du point évoluera selon un index, que le gouvernement va demander à l’Insee de construire, basé sur les salaires du privé, les traitements des fonctionnaires et les revenus des indépendants. Vu le poids du privé, les salaires pèseront entre 70 % et 80 % de cet indice, ce qui nous permet d’assurer que le calcul sera plus favorable que l’inflation.
- [Réforme des retraites] Pour mieux prendre en compte les préjudices de carrière des femmes, nous allons modifier le texte pour que 2,5 % des points soient automatiquement attribués à la mère au titre de la maternité. Les 2,5 % restants, accordés au titre de l’éducation de l’enfant, pourront être partagés entre les parents, et à défaut seront attribués à la mère. Par ailleurs, certains demandent que cette bonification par enfant soit forfaitaire. Nous avons choisi de rester sur un calcul en fonction de la rémunération, car un calcul forfaitaire affaiblirait les pensions des classes moyennes. En revanche, pour les femmes ayant de faibles revenus, nous allons instaurer un forfait minimum de points: la majoration attribuée à la mère ne pourra pas être inférieure à un niveau plancher qui sera fixé par décret. Nouveauté, nous allons également attribuer des points supplémentaires aux familles monoparentales. Enfin, le partage des droits ne devra plus être possible en cas de condamnation de l’un des parents pour violences conjugales.
- [Réforme des retraites] Pour les couples mariés, la réversion sera calculée dans le système universel de façon à assurer au conjoint survivant 70 % du niveau de vie du couple. En cas de divorce, nous voulions partager les points mais cela soulève un risque constitutionnel. Un dispositif spécifique sera donc créé: l’ex-conjoint pourra recevoir 55 % de la pension de l’assuré décédé, au prorata de la durée de mariage, sous condition de ressources définies par décret.
- [Réforme des retraites] Le premier ministre a annoncé la création d’un congé de reconversion de six mois rémunéré pour permettre de se former à un autre métier moins usant. Cela fera l’objet d’un amendement du gouvernement. Mais les députés de la majorité veulent aller plus loin sur la prise en compte de la pénibilité. La discussion se poursuit entre partenaires sociaux dans le cadre de la conférence de financement. Les solutions trouvées pourront être intégrées au texte en deuxième lecture. Je fais confiance aux partenaires sociaux, qui travaillent avec responsabilité sur ce sujet difficile. Suite aux annonces du premier ministre, jeudi après sa rencontre avec les partenaires sociaux, nous allons aussi apporter des garanties sur la période de transition: avec la «clause à l’italienne», les Français à cheval sur les deux régimes auront l’option la plus protectrice de leurs droits. Nous allons aussi inscrire des avancées majeures sur la retraite progressive qui sera ouverte à 60 ans dans le privé et le public.
- [Réforme des retraites] Il y avait, vendredi, 41.000 amendements, dont 23.000 des Insoumis. Nous irons cette fois au bout du texte, nous prendrons le temps qu’il faut, quitte à dépasser la date du 3 mars, que nous nous étions fixée. Nous sommes dans le temps du débat, c’est normal qu’il y ait des questions, des accords et des désaccords, et nous apporterons les réponses.
- [Réforme des retraites] Nous avons une majorité soudée, qui porte ce texte. Ces deux parlementaires sont dans leur rôle en adressant des questions sur l’impact de la réforme. Moi-même j’ai adressé des questions au gouvernement, qui me répond. C’est la méthode classique de travail.

●MoDem
Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)
Le temps est venu de dessiner le visage du nouveau contrat social que nous voulons proposer aux Français. Il faut que les moyens financiers que nous avons retrouvés soient redistribués.
- [Réforme des retraites] Le système actuel ne fonctionne pas bien, il est injuste pour un très grand nombre de Français ! Quand on nous annonce que les pensions vont baisser, elles sont certaines de baisser avec le système actuel!
- [Réforme des retraites] On nous dit qu'il y avait d'autres urgences. Pas faux. Nous attendent encore l'hôpital public, la transition énergétique, la dépendance... Et donc il est regrettable de ralentir le processus parlementaire avec une monoculture de l'obstruction.
- [Réforme des retraites] C'est un système par répartition et par points, qui ressemble beaucoup à l'ancien système mais auquel on ajoute trois choses : de l'équité, de la solidarité et de la solidité.
- [Réforme des retraites] Première priorité, la gouvernance, qui doit être partagée avec les syndicats. C'est une garantie apportée aux Français. Si vous trouvez des syndicats ont envie de faire baisser les pensions, vous me les amenez. Deuxième priorité : les retraites progressives. Il faut pouvoir, à un moment, travailler moins pour transmettre plus, dans une économie française qui est une économie de compétences. Troisième priorité : la famille. Il faut que ce soit pour le 3e enfant, évidemment, un bonus, mais il faut que l'on réfléchisse aussi au 2e enfant pour permettre aux familles de se construire dans la durée et d'assurer l'équilibre du système. Quatrième priorité : Il faut que régler les problèmes des retraités qui sont aujourd'hui dans une situation difficile. Cinquième priorité : la pénibilité. Nous avons la possibilité de confier la pénibilité aux branches, au sein desquelles, métier par métier, les partenaires sociaux peuvent déterminer ce qu'est le niveau de pénibilité.