dimanche 7 mai 2017

Présidentielle 2017. Macron: «ma responsabilité sera de rassembler et d’agir»

Emmanuel Macron lors de sa déclaration du 7 mai
Lors de sa première intervention de président-élu, Emmanuel Macron a commencé par dire «merci, merci du fond du cœur» pour avoir reçu la confiance des Français.
«Je mettrai tout mon soin et toute mon énergie à être digne de votre confiance», a-t-il ajouté.
«Durant les cinq années qui s’ouvrent, a-t-il ensuite déclaré, ma mission sera d’apaiser les peurs, de nous faire renouer avec l’optimisme, de retrouver l’esprit de conquête qui dit mieux que tout le génie français. Ma responsabilité sera de rassembler toutes les Françaises et tous les Français prêts à affronter les défis gigantesques qui nous attendent et à agir»
«Une nouvelle page de notre longue histoire s’ouvre ce soir, a-t-il poursuivi. Je veux que ce soit celle de l’espoir et de la confiance retrouvée. Le renouvellement de notre vie publique s’imposera à tous. Je ne me laisserai arrêter par aucun obstacle. J’agirai avec détermination et dans le respect de chacun» afin de construire «un avenir meilleur».
Le plus jeune président de la république française à jamais avoir été élu, a également voulu adresser au peuple français un message d’espoir et de rassemblement.
Il a indiqué qu’il souhaité redonner à chacun la chance d’avoir une vie meilleure.
En outre, il a dit gravement, «je défendrai la France, son image, son message, j’en prends l’engagement devant vous».
Mais il n’a pas caché les défis qui se présentent au pays et que son devoir sera de rassembler tous les Français et d’agir pour les relever.
«Bien des difficultés nous ont affaibli depuis trop longtemps, a-t-il constaté. Je n’en méconnais aucune, ni les difficultés économiques, ni les fractures sociales, ni les impasses démocratiques, ni l’affaiblissement moral du pays. (…) Je sais les divisions de notre nation qui ont conduit certains à des votes extrêmes. Je les respecte. Je sais les colères, les anxiétés, les doutes qu’une grande partie d’entre vous ont également exprimés. Il est de ma responsabilité de les entendre en protégeant les plus fragiles, en organisant mieux les solidarités, en luttant contre toutes les formes d’inégalité et de discrimination, en assurant de manière implacable et résolue votre sécurité, en garantissant l’unité de la nation»
Un message qu’il a adressé «à vous tous, tous ensemble, le peuple de France. Nous avons des devoirs envers notre pays. Nous sommes les héritiers d’une grande histoire et du grand message humaniste adressé au monde».
Un message qu’il faut «transmettre à nos enfants» mais surtout les porter vers «l’avenir, en lui donnant une sève nouvelle».
Il n’a pas oublié de se présenter comme un défenseur sans réserve de l’Union européenne: «Je défendrais l’Europe, cette communauté de destin que se sont donnés les peuples de notre continent. C’est notre civilisation qui est en jeu, notre manière de vivre, d’être libre, de porter nos valeurs, nos entreprises communes, nos espoirs».
Enfin, il a adressé un message au monde au nom des Français, «le salut de la France fraternelle» et qu’elle sera «attentive à la paix, à l’équilibre des puissances, à la coopération internationale, au respect des engagements pris» et qu’elle sera «au premier rang de la lutte contre le terrorisme sur son sol aussi bien que dans l’action internationale».

Alexandre Vatimbella


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Présidentielle 2017. Macron président!

Selon l’ensemble des estimations des instituts de sondage, Emmanuel Macron est le nouveau président de la république avec plus de 65% des suffrages.
Voici les estimations à 20 heures:
- Ipsos
Emmanuel Macron 65,1% - Marine Le Pen 34,9%.
- Ifop
Emmanuel Macron 65,5% - Marine Le Pen 34,5%.
- Kantar-Sofres
Emmanuel Macron 65,5% - Marine Le Pen 34,5%.
- Elabe
Emmanuel Macron 65,9% - Marine Le Pen 34,1%.

Alexandre Vatimbella


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L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Macron président, première étape de la réconciliation

Ouf! Les Français ont écarté la menace de l’infamie, de l’abaissement, de l’extrémisme mortifère et de la déchéance.
Mais la victoire d’Emmanuel Macron aussi belle soit-elle, n’est que la première étape dans la marche vers la réconciliation de la France avec elle-même, avec son avenir, avec ses valeurs et avec l’espoir d’une société humaniste et du juste équilibre, celle portée par le nouveau président mais aussi par le Centre et le Centrisme qui doivent être associés, ce soir, dans le formidable pari gagné par celui-ci et son mouvement En marche!
Il n’en reste pas moins que deux autres étapes tout aussi importantes sont devant lui, sont devant nous, les Français.
La deuxième est de lui donner, lors des élections législatives, une majorité afin de pouvoir mettre en place son programme et son projet.
Ici, il faudra une mobilisation des centristes qui ont choisi le renouveau et non ceux qui malheureusement ont fait de vieilles alliances pour des questions uniquement d’opportunités électoralistes.
La troisième sera, pour le nouveau président et la nouvelle majorité de réussir un quinquennat qui sera éminemment important pour le pays et pour chacun de ses habitants.
Il faudra bâtir cette société plus libre et plus juste, plus responsable et plus respectueuse, plus tolérante et plus sûre, cette société qui, dans l’égalité des chances de chacun et la méritocratie, permettra à la France d’avoir toute sa place dans ce XXI° siècle où des bouleversements majeurs nous attendent dans une mondialisation que nous devons maîtriser pour en être les gagnants et non les victimes expiatoires.
Mais le pouvoir politique ne pourra pas tout, il ne l’a jamais pu.
La société civile doit aussi se mobiliser afin de réinstiller dans une population souvent découragée, parfois amorphe, le goût de la réussite pour soi, pour ses proches et pour le pays, le goût de prendre des risques pour construire au mieux son présent et son futur, le goût de la solidarité et du partage avec les autres.
Une société civile qui doit retrouver le goût de vivre collectif et individuel.
Oui, ce soir l’espoir renaît mais ce n’est qu’une étape dans une réconciliation qui ne doit pas être une simple utopie.