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jeudi 11 janvier 2024

Présidentielles USA 2024. Sondages – Donald Trump toujours très légèrement en tête selon les agrégateurs de sondages


Voici, ce 11 janvier 2024, les résultats des agrégateurs de sondages concernant la présidentielle américaine du 5 novembre prochain.

Tous ceux que nous avons sélectionné donnent Donald Trump (républicain / populiste extrémiste) mais celui-ci ne possède qu’une légère avance qui oscille entre 0,6 pt et 1,8 pt sur Joe Biden (démocrate / centriste).

A noter que deux des agrégateurs sélectionnés voient une remontée très légère de Joe Biden.

► Résultat des agrégateurs de sondages Biden versus Trump:
> Agrégateur Real Clear Politics: Donald Trump +0,6 pt (-0,6)
- Joe Biden: 44,9%
- Donald Trump: 45,5%
- Agrégateur The Hill: Donald Trump +0,9p (-0,3)t
- Joe Biden: 44,1%
- Donald Trump: 43,2%
- Agrégateur Race to the WH: Donald Trump +1,2pt (=)
- Joe Biden: 43,6%
- Donald Trump: 44,8%
- Agrégateur 270 to win: Donald Trump +1,8pt (=)

- Joe Biden: 40,1%
- Donald Trump: 41,9%%
(Un agrégateur de sondage est une moyenne des derniers sondages publiés / 270 to win prend en compte les cinq derniers sondages / Real Clear Politics prend en compte les sondages publiés les 30 jours précédents / The Hill prend en compte les sondages publiés les 3 derniers jours / Race to the WH prend en compte les sondages publiés sur les 5 derniers jours)

 

jeudi 11 mai 2017

Législatives 2017. Bayrou accuse Macron de ne pas avoir respecté leur accord

François Bayrou & Emmanuel Macron
La difficile et laborieuse annonce des 428 premières candidatures de La République en marche s’est déroulée dans une sorte de présentation administrative sans saveur où les chiffres et les règles d’investitures ont pris nettement le pas sur qui sont les candidats et quels sont leurs tendances politiques.
Etait-ce fait exprès?

On peut se le demander puisqu’à une question d’un journaliste, Richard Ferrand, le secrétaire général du mouvement a refusé de donner le nombre d’investitures accordées à des candidats du Mouvement démocrate, se bornant à répondre qu’entre ceux présentés par La République en marche et ceux de son seul allié, le choix avait été fait sur les plus compétents et ceux qui avaient le plus de chance de l’emporter lors des législatives.

Une non-réponse qui trouve peut-être sa raison d’être dans le fait que la République en marche a particulièrement mal servie le MoDem.

Car François Bayrou est monté au créneau immédiatement et dans une déclaration à l’AFP, il a déclaré que «la liste des investitures publiées cet après-midi est celle du mouvement politique En Marche!, elle n'est en aucun cas celle à laquelle le MoDem a donné son assentiment».

Une mise au point du centriste très nette qui a ajouté «je convoque le bureau politique du MoDem demain (vendredi) soir en souhaitant que dans les heures qui viennent, un mouvement de raison permette des investitures communes dans toutes les circonscriptions comme Emmanuel Macron et moi en sommes convenus depuis le premier jour de notre entente».

On sent le président du Mouvement démocrate très remonté et énervé, surtout qui semble penser qu’il s’est fait avoir.

D’ailleurs, un de ses proches a prononcé cette phrase lourde de menace rapportée par l’AFP: «C'est une mise au point sèche, Bayrou tend la main de la dernière chance».

Richard Ferrand a tenté de calmer le jeu en expliquant qu’il restait 150 circonscriptions à doter d’un candidat et que le MoDem serait bien servi.

Mais il n’a appuyé ses dires sur aucune explication claire ou exemple concret, ce qui n’a certainement pas apaisé François Bayrou dont des journalistes n’ont compté que moins de dix candidats proches de lui ou de son parti.

Va-t-on vers un clash entre lui et Emmanuel Macron?

Ce serait désastreux pour les deux hommes et les chances d’une coalition centriste et centrale de remporter la majorité à l’Assemblée nationale.

Une solution acceptable devrait donc être trouvée pour le bien de chaque partie, l’enjeu étant trop important.

Reste que l’on ressent un sentiment de malaise avec cette affaire qui est d’ailleurs aggravé par les multiples couacs de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron depuis la victoire du 7 mai.

Sans doute que le nouveau président doit mettre de l’ordre dans tout cela au plus vite s’il ne veut pas mettre en péril la crédibilité de son mouvement mais aussi la sienne.



Alexandre Vatimbella






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mercredi 10 mai 2017

Présidentielle 2017. La victoire de Macron est-elle celle du Centre?

Le nouveau président lors de sa première intervention
Certains disent que la victoire d’Emmanuel Macron est celle du Centre.
En France mais plus encore à l’étranger beaucoup le présente comme un centriste.
Si l’on ne peut sérieusement exclure le fait que les centristes aient participé grandement à la victoire du nouveau président de la république et que celui-ci est largement sinon totalement centro-compatible, il est néanmoins excessif de dire que le Centrisme est désormais au pouvoir à l’Elysée.
Non pas forcément qu’Emmanuel Macron ait chamboulé er refondu les clivages politiques par son «ni, ni» (ni Gauche, ni Droite» qui est le crédo centriste, rappelons-le) ainsi que par son «en même temps» (qui est la vision centriste d’une politique du juste équilibre) ni même par son «et, et» («et Gauche, et Droite» qui est le crédo rassembleur essentiel pour une victoire d’un Centre minoritaire) ou par l’opposition progressistes versus conservateurs (qui est le crédo des réformistes dans lequel se retrouve les centristes).
Mais, d’abord, parce qu’Emmanuel Macron ne pourra pas gouverner avec une majorité dominée par le Centre.
La raison n’est pas que les centristes – à défaut de tous les partis centristes – l’aient rejoint en masse mais parce qu’ils ne sont pas assez forts et nombreux pour être la colonne vertébrale de la majorité présidentielle.
Ensuite, En marche! qui est devenu La République en marche, n’est pas un mouvement centriste, non plus.
Bien entendu, son centre de gravité se trouve sans doute proche du Centre mais il regroupe des personnes qui sont de droite, de gauche, du Centre ou qui ne veulent pas ou plus se reconnaitre dans cette classification.
Il est un rassemblement hétéroclite qui veut changer les choses, pas toujours dans le même sens – même si un consensus existe sur des questions à résoudre et des réformes primordiales à mener –, surtout, qui est derrière un homme, Emmanuel Macron.
Ce dernier élément, même s’il est caractéristique des institutions de la V° République où l’on élit au suffrage universel un président qui a de très nombreux pouvoirs, est très prégnant dans cette élection de 2017 et est la raison essentielle qui fait que ce n’est pas le Centre qui a gagné le 7 mai au soir.
Et, c’est vrai que l’on peut, dans ce cadre, faire une référence au Général de Gaulle et au gaullisme dont la fidélité à l’un et la conviction par rapport à l’autre étaient un engagement atypique, tout au moins dans un premier temps (avant que les partis gaullistes deviennent quasiment uniquement de droite), comme l’est aujourd’hui le vote en faveur d’Emmanuel Macron et la conviction dans sa démarche représentée par un progressisme trans-parti.
Il sera toujours temps de faire évoluer cette analyse avec la pratique du pouvoir du nouveau président de la république ainsi que par rapport à la majorité qui sortira lors des prochaines législatives avec deux scénarios possibles pour une majorité présidentielle (une majorité absolue pour La République en marche, une coalition allant de la droite réformiste à la gauche réformiste) et un scénario de cohabitation.
Evidemment que cette pratique du pouvoir d’Emmanuel Macron sera différente selon le scénario qui devra être mis en place.
Reste que Centrisme et macronisme font partie de la même famille, l’axe central, sont certainement cousins, peut-être même frères mais dans ce dernier cas, ils ne sont pas jumeaux, chacun ayant des différences qui pourront soit s’estomper plus ou moins, soit, au contraire, se creuser dans l’exercice des responsabilités du huitième Président de la République française.

Alexandre Vatimbella


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