mercredi 26 août 2026

La Quotidienne centriste du 26 août 2026. Les relations diplomatiques et les contrats juteux avant la morale?


Non seulement, l’Arabie Saoudite a permis à la France d’organiser l’Esports World Cup à Paris cet été mais, en plus, avec la visite de son prince héritier et premier ministre, elle vient d’annoncer la création de trois parcs de loisirs aux environs de Paris.

Tout cela dans le cadre des «bonnes relations» entre Mohammed ben Salmane et Emmanuel Macron alors même que le premier nommé était encore récemment au ban des nations pour avoir commandité l’assassinat d’un de ses opposants, journaliste d’origine saoudienne mais de nationalité américaine et alors que son pays est loin d’être une démocratie.

Ces «bonnes relations» entre le président de la république et un leader peu regardant sur les droits humains ne sont pas une exception, loin de là.

Et elles sont plutôt communes dans le monde de la politique étrangère et des affaires.

On serait même tenté de dire que c’est plutôt la normale.

En ce qui concerne Emmanuel Macron, on a déjà eu l’occasion de s’étonner des très bonnes relations qu’il entretient avec Narendra Modi, l’autocrate indien qui fut à l’origine d’un massacre de musulmans il y a quelques années lorsqu’il était le gouverneur du Gujarat et qui est un des soutiens de Vladimir Poutine.

Oui mais voilà, l’Inde comme l’Arabie Saoudite est une bonne cliente de la France.

Et l’on pourrait citer d’autres exemples comme l’Emir du Qatar dont son pays, de tout temps, a financé le terrorisme islamiste qui a fait tant de morts en France.

Et que dire de l’amitié entre Emmanuel Macron et le président brésilien Lula, soutien indéfectible à Poutine.

Que la France ne soit pas trop regardante sur qui avec elle commerce, elle ne fait que ce que font tous les autres pays démocratiques.

Que les dirigeants de ces pays, comme ceux de la France, entretiennent des relations cordiales avec des clients peu recommandables selon les critères et les valeurs démocratiques, c’est de la diplomatie et des contrats juteux.

En revanche, que ces rapports soient des amitiés (ou qu’ils soient décrits comme tels) pose un problème.

Quand Emmanuel Macront dit que Modi ou Lula sont des amis et se comporte comme si Mohammed ben Salmane l’était, il ne s’agit plus de contrats juteux pour la France ou de la bonne diplomatie mais d’une relation excessive entre un dirigeant d’une démocratie et un autocrate, voire un despote dont les mains sont loin d’être propres.

Oui, sans doute, la morale n’a que peu avoir dans les relations diplomatiques et le commerce extérieur.

En revanche, elle ne peut être absente quand il s’agit d’une relation amicale tissée dans l’exercice de ses fonctions par un président de la république française avec un dirigeant étranger peu recommandable.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Présidentielle 2027. Sondage IFOP: Mélenchon devant Attal mais derrière Philippe / Le Pen en recul mais largement en tête et élue au second tour / Les extrêmes à 59%


Selon la quatrième vague du sondage IFOP pour LCI, Sud Radio et Le Figaro, Gabriel Attal obtient 14% (-1) des intentions de vote au premier tour s’il était le candidat unique de l’actuelle majorité présidentielle (Edouard Philippe obtient 18%).

Avec 14% des intentions, il est derrière Jean-Luc Mélenchon (17%) et ne serait pas qualifié pour le second tour.

Marine Le Pen est toujours en tête aux deux tours mais est en recul dans les deux configurations déjà testées.

L’institut a cette fois-ci testé sept cas de figure contre deux précédemment qui ne donnent guère d’enseignements sur l’issue de la présidentielle.

A noter, tout de même que dans le cas où Raphaël Glucksmann serait le candidat unique de la Gauche hors LFI et LO, il devancerait Gabriel Attal mais pas Edouard Philippe.

 

► Résultat du premier tour selon les personnalités sélectionnées et les cas de figure retenus par l’IFOP
● Cas de figure 1 (avec Edouard Philippe et Gabriel Attal / Configuration non-testée dans la précédente vague)
- Nathalie Arthaud : 0,5%
- Fabien Roussel : 3%
- Jean-Luc Mélenchon : 16%
- Marine Tondelier : 3%
- Raphaël Glucksmann : 11%
- Gabriel Attal : 8%
- Edouard Philippe: 14,5%
- Bruno Retailleau: 6%
- Nicolas Dupont-Aignan: 1,5%
- Marine Le Pen: 33%
- Eric Zemmour: 3,5%

● Cas de figure 2 (avec Edouard Philippe)
- Nathalie Arthaud : 1% (+0,5)
- Fabien Roussel : 3% (=)
- Jean-Luc Mélenchon : 17% (+2)
- Marine Tondelier : 3% (-0,5)
- Raphaël Glucksmann : 12% (+3)
- Edouard Philippe: 18% (-1)
- Bruno Retailleau: 8% (=)
- Nicolas Dupont-Aignan: 1,5% (-0,5))
- Marine Le Pen: 33% (-3)
- Eric Zemmour: 3,5% (-0,5)

● Cas de figure 3 (avec Gabriel Attal)
- Nathalie Arthaud : 0,5%
- Fabien Roussel : 3% (+1)
- Jean-Luc Mélenchon : 17% (+2)
- Marine Tondelier : 3% (+1)
- Raphaël Glucksmann : 12% (-1)
- Gabriel Attal: 14% (-1)
- Bruno Retailleau: 9% (-1)
- Nicolas Dupont-Aignan: 1,5% (-0,5)
- Marine Le Pen: 34% (-2)
- Eric Zemmour: 3% (-0,5)

● Cas de figure 4 (avec Edouard Philippe et Raphaël Glucksmann candidat unique de la Gauche hors LFI et LO / Configuration non-testée dans la précédente vague)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Jean-Luc Mélenchon : 18%
- Raphaël Glucksmann : 15%
- Edouard Philippe: 19%
- Bruno Retailleau: 8%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2,5%
- Marine Le Pen: 33%
- Eric Zemmour: 3,5%

● Cas de figure 5 (avec Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann candidat unique de la Gauche hors LFI et LO / Configuration non-testée dans la précédente vague)
- Nathalie Arthaud : 1,5%
- Jean-Luc Mélenchon : 18,5%
- Raphaël Glucksmann : 17%
- Gabriel Attal: 15%
- Bruno Retailleau: 9%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2%
- Marine Le Pen: 34%
- Eric Zemmour: 3%

● Cas de figure 6 (avec Edouard Philippe et François Hollande candidat unique de la Gauche hors LFI et LO / Configuration non-testée dans la précédente vague)
- Nathalie Arthaud : 1,5%
- Jean-Luc Mélenchon : 19%
- François Hollande: 12%
- Edouard Philippe: 21%
- Bruno Retailleau: 8%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2% (=)
- Marine Le Pen: 34%
- Eric Zemmour: 2,5%

● Cas de figure 7 (avec Bruno Le Maire / Configuration non-testée dans la précédente vague)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Fabien Roussel : 3%
- Jean-Luc Mélenchon : 17%
- Marine Tondelier : 3%
- Raphaël Glucksmann : 18%
- Bruno Le Maire: 6%
- Bruno Retailleau: 12%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2%
- Marine Le Pen: 35%
- Eric Zemmour: 3%

 

► Résultat du second tour selon les personnalités sélectionnées et les cas de figure retenus par l’IFOP
- Marine Le Pen-Edouard Philippe : 52% (-2) -48% (+2)
- Marine Le Pen-Gabriel Attal : 54% (-1) -46% (+1)
- Marine Le Pen-François Hollande : 54% - 46% (non testé dans la précédente vague)
- Marine Le Pen-Raphaël Glucksmann : 55% - 45% (non testé dans la précédente vague)
- Marine Le Pen-Bruno Retailleau : 58% - 42% (non testé dans la précédente vague)
- Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon : 67% (-3) - 33% (+3)

 

(Sondage réalisé par internet les 24 et 25 août 2026 auprès d’un échantillon de 1598 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur selon l’institut entre 1,4 et 3,1 points)