lundi 14 septembre 2026

Propos centristes. France – Interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans / La Russie continue à provoquer les Européens / Présidentielle / Budget et dette publique…


Voici une sélection, ce 14 septembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Depuis le premier jour, j’ai pris un engagement : protéger nos enfants en ligne. Nous irons au bout. À la suite de la décision rendue par le Conseil constitutionnel à la mi-août sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, j’avais chargé le Premier ministre de trouver une voie de passage conforme aux observations du Conseil et au droit européen. C’est chose faite. Après un travail technique rigoureux, le Gouvernement notifie aujourd’hui de nouvelles écritures à la Commission, un mois après la décision du Conseil. Cette protection doit aussi devenir la norme pour tous les enfants européens. C’est pourquoi j’ai partagé avec la Présidente de la Commission européenne ma détermination à ce que l’Europe avance de façon rapide et exigeante, pour harmoniser cette interdiction au niveau de l’Union et encadrer les fonctionnalités des plateformes. Grâce à la détermination de la Présidente de la Commission, des parlementaires et au soutien de nombreux États européens qui partagent avec nous cette exigence, je me réjouis que la protection des mineurs en ligne soit désormais une priorité de notre Europe, au cœur des orientations de cette rentrée. La France apportera tout son soutien, avec exigence et détermination. Ne rien lâcher.

> Aux côtés du Premier ministre irakien Ali Faleh Al-Zaidi, qui a choisi la France pour la première étape de sa tournée européenne. Un choix qui compte et montre que la France peut jouer un rôle d’équilibre. Agir pour la stabilité de la région, c’est défendre les intérêts des Français. Sécuriser nos approvisionnements énergétiques en travaillant à la désescalade et en développant des routes alternatives au détroit d’Ormuz, c’est réduire la pression sur le prix à la pompe. Développer notre coopération de défense et de sécurité avec nos partenaires, c’est continuer ensemble la lutte sans relâche contre le terrorisme. Notre diplomatie sert aussi à cela : protéger concrètement le pouvoir d’achat des Français et assurer leur sécurité.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> La France épargne beaucoup, mais transmet trop tard. Or, c’est au moment où l’on se loge, fonde une famille, investit ou entreprend que cet argent est le plus utile. Nous protégeons le « pacte Dutreil » pour la transmission familiale des entreprises et créons, dans le budget 2027, le « pacte Papin » pour leur reprise par les salariés. Dans le budget 2027, nous proposerons d’aller encore plus loin avec un dispositif exceptionnel pour favoriser les transmissions : porter le don familial totalement exonéré à 50 000 euros ; appliquer un taux temporaire de 6 % à la fraction taxable des donations familiales, jusqu’à 100 000 euros ; l’abaisser à 5 % lorsqu’une partie du gain fiscal est donnée à une association. Faire circuler l’épargne plus tôt vers les jeunes et les associations caritatives, encourager la reprise des entreprises par les salariés : c’est soutenir l’activité et renouer le fil de la solidarité entre les générations.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)

> Les frappes inacceptables de la Russie sur les chemins de fer visant des trains à quelques centaines de mètres de la frontière entre l'Ukraine et la Pologne, frontière de l'Union européenne et de l'OTAN, avaient pour objectif de nous dissuader. Mais unis, rien ne peut résister aux Européens. En témoigne l'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN.

> Pour une Europe plus sûre, plus forte et mieux défendue.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Près de deux mois après les incendies qui ont frappé la Gironde, je tenais à revenir auprès de celles et ceux qui ont fait face à cette crise exceptionnelle. Au CHU de Bordeaux, à Charles-Perrens, à l’ARS Nouvelle-Aquitaine puis à l’hôpital d’Arès, j’ai rencontré les équipes qui se sont mobilisées, dans l’urgence comme dans la durée, pour protéger les patients et assurer la continuité des soins. Plus de 2 400 patients et résidents ont été évacués en seulement 72 heures. Plus de 680 établissements sanitaires et médico-sociaux ont participé à leur accueil. À Charles-Perrens, les équipes de la CUMP ont réalisé près de 3 000 prises en charge auprès des habitants comme des professionnels mobilisés. Aujourd’hui, le Centre régional du psychotraumatisme Sud Nouvelle-Aquitaine prend le relais pour accompagner dans la durée celles et ceux qui restent marqués par les incendies. À l’ARS, plus de 80 agents ont coordonné les évacuations et la réponse sanitaire. À Arès, les équipes de l’hôpital Wallerstein ont dû évacuer patients et résidents avant de permettre la reprise rapide de l’activité. Cette journée était l’occasion de les remercier, mais aussi de tirer les premiers enseignements de cette crise pour mieux nous préparer collectivement. Merci à tous les soignants, personnels hospitaliers et médico-sociaux, agents de l’État, secours, collectivités et associations qui ont répondu présents.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Est-ce que je suis fière d'avoir eu ce président de la République pendant la crise sanitaire ou l'invasion russe en Ukraine ? La réponse est oui. Est-ce que je suis fière qu'on ait recréé 1,7 million d'emplois industriels et qu'on soit depuis 9 ans le pays le plus attractif d'Europe ? La réponse est oui. Est-ce que je suis fière qu'on ait intégré le droit à l'IVG dans la constitution ? Oui aussi ! De la lucidité, oui. Du reniement, non.

> Le budget sera le crash test de la responsabilité des oppositions. Les Français jugeront.

> Est ce qu'il y a une tension sur le logement social ? Oui. Est ce qu'elle est liée aux étrangers en situation régulière ? Non. Que ferait le RN ? Une aide-soignante française aurait droit au logement social et pas une aide-soignante d'une autre nationalité ? C'est inique et absurde.

 

Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Aucun jeune ne doit être laissé seul face à ses difficultés Depuis la crise sanitaire, les acteurs de terrain le constatent : certains jeunes se replient, s’isolent, doutent de leur place dans notre société. Ils se sentent parfois moins armés pour aller vers les autres, pour faire confiance, pour prendre leur place dans le collectif. Prévenir, c’est savoir repérer et accompagner ces fragilités avant qu’elles ne deviennent des ruptures. Dans le Morbihan, les échanges avec les associations, les élus, les professionnels et les acteurs engagés auprès de la jeunesse ont rappelé une réalité : la délinquance ne se résume jamais à des chiffres. Elle s’inscrit dans des parcours, des environnements, des histoires familiales, des difficultés parfois accumulées. La Maison des Adolescents de Vannes incarne cette approche. Elle accompagne les jeunes, mais aussi les parents, face aux questions de mal-être, d’isolement, de relations familiales, d’addictions ou encore de confiance en soi. Face à ces difficultés de plus en plus complexes, nous avons besoin de réponses humaines, coordonnées et proches du terrain. C’est également le sens du Fonds interministériel de prévention de la délinquance : soutenir les initiatives locales, les associations, les collectivités et les professionnels qui agissent avant que les ruptures ne s’installent. Il n’y a aucune fatalité. Chaque jeune doit pouvoir trouver une écoute, un appui et des adultes qui croient encore en lui.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> À Fontenay-sous-Bois, la géothermie va permettre de chauffer 15 000 logements avec plus de 90 % d'énergie propre et renouvelable d'ici 2029. Une énergie locale, souveraine, décarbonée et moins chère que l’Etat soutient grâce à son budget d’investissement.

 

● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)

> Nous pouvons redresser le pays si nous travaillons tous ensemble pour l’intérêt des Françaises et des Français. Si j’ai mis derrière moi ma carrière de chef d’entreprise, c’est pour contribuer au relèvement de la France.

> À la demande du Premier ministre, je recevrai les différents groupes parlementaires pour recueillir leurs positions et échanger sur les différentes pistes qui sont aujourd’hui sur la table, autour de la participation des retraités au redressement des comptes public. Je n’aime pas parler de désindexation, je préfère parler de revalorisation et je proposerai une négociation annuelle obligatoire pour les retraites, comme pour les salaires. Les partenaires sociaux seraient mobilisés pour donner un avis sur le bon niveau de revalorisation des retraites. Ensuite, l’État prendrait ses responsabilités.

> Je souhaite que le prochain budget soit un budget de priorités et d’efforts partagés. Le premier à faire cet effort devra être l’État. L’heure est à la discussion, au dialogue et à la recherche de compromis.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> En interdisant l’importation de viande brésilienne, l’UE a pris une décision juste pour protéger la santé des consommateurs et nos agriculteurs d’une concurrence déloyale. La France porte depuis le début la nécessité d'augmenter les contrôles dans les pays qui exportent leurs produits vers l'UE. Cette décision traduit concrètement la pertinence de cette demande, que nous continuerons à porter.

> Les aides du fonds d’urgence seront déployées dans les prochains jours ! Les agriculteurs attendent ce soutien rapidement. Pour certains, c’est une question de survie de leur exploitation.

> Comme je m’y suis engagée, le « guichet engrais » s’ouvre à un public plus large. Jusqu’à présent, les aides étaient versées lorsque leur montant dépassait 750 €. Désormais, elles seront versées dès 350 €. Cette mesure, attendue par le monde agricole, permettra de soutenir un plus grand nombre d’agriculteurs frappés par la hausse du prix des engrais.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Non, l’Etat ne constitue pas de « cagnotte » sur les prix du carburant. Depuis mars 2026 vs 2025 le solde est même négatif : -10 millions d’€ (+728M€ de TVA et -739M€ d’accises du fait de la baisse de la conso). Sans compter le montant des aides déployées : 1,4 milliard d’€.

> Aucun retraité ne verra sa pension baisser en 2027. Laisser croire qu’ils seraient les vaches à lait du prochain budget et en supporteraient l’effort central est faux. La répartition de l’effort et des économies doit être posée de façon bien plus globale.

 

Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Déplacement en Ukraine 11 et 12 septembre A la suite de la rencontre entre le Président Macron et le Président Zelenksky du 13 juillet dernier, je me suis rendue à Kyiv en Ukraine pour réaffirmer le soutien de la France à la défense de l’Ukraine à l'approche de l'hiver. Lors de mes échanges, dans le prolongement de la dernière réunion de la Coalition des Volontaires, nous avons évoqué l’accélération du soutien français et européen, le renforcement de la pression sur l’effort de guerre russe, notamment à travers la lutte contre la flotte fantôme, et la mise en œuvre de la Coalition antibalistique. - Rencontre avec Igor Zhovka, adjoint au chef de l'administration présidentielle ukrainienne en charge des relations internationales. - Entretien avec Ihor Klymenko, secrétaire du conseil national de défense et de sécurité de l'Ukraine. - Échange avec Sergiy Boyev, vice-ministre de la Défense d'Ukraine.

> J'ai participé aux côtés de Boris Johnson, ancien premier ministre britannique, de Taras Kachka, homme politique ukrainien et du Général David Petreaus, ancien directeur de la CIA à une table ronde modérée par Niall Ferguson, Senior Fellow, Hoover Institute, Standford University portant sur la stratégie russe et la manière de la contrer. J'ai tenu à rappeler que face à la stratégie escalatoire de la Russie, la France et Europe se tiennent aux côtés du peuple ukrainien. J'ai également échangé avec des combattants revenus du front et pu présenter la coopération franco-ukrainienne sur les anciens combattants. Je suis notamment revenue auprès d'eux sur le mémorandum d’entente, portant sur la prise en charge des anciens combattants et des blessés, signé lors de mon déplacement en janvier 2026 en Ukraine. Celui-ci prévoit la structuration d’une politique liée au droit à réparation, la réhabilitation et la réinsertion des vétérans à travers une prise en charge médicale et psychologique, ainsi que la valorisation du travail de mémoire. Cette coopération se déploiera dans une feuille de route 2026-2035 sur le soutien aux vétérans pour l'Ukraine.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> En difficulté sur le terrain, la Russie devient fébrile. La frappe sur un train de voyageurs cherche à nous intimider et dissuader les visiteurs internationaux. Ce sera un échec, comme toutes les tentatives précédentes du Kremlin. Nous continuerons de venir et de soutenir l’Ukraine.

> À Tchernihiv, à 70km de la frontière russe, je suis venu réaffirmer, sur le terrain, le soutien des Français à une région frappée par la guerre d’agression russe. La France mobilise 18 M€ pour la santé en Ukraine. J’ai visité deux hôpitaux où cet engagement se traduit concrètement: à l’hôpital pédiatrique, nous avons financé un abri de 730 m² pour continuer à opérer et soigner les enfants sous les bombardements ; à l’hôpital n°2, des équipements français servent à soigner et rééduquer les blessés et les amputés. Aider l’Ukraine à se défendre, c’est aussi donner à ses hôpitaux les moyens de continuer à soigner.

> Les attaques russes contre les civils ukrainiens se multiplient. Drones, missiles balistiques: la vie quotidienne des Ukrainiens est un enfer, y compris dans les grandes villes éloignées du front comme Kyiv qui parvenaient autrefois à intercepter la plupart des tirs. Malgré la fatigue, la population fait preuve d’une résilience et d’une détermination à toute épreuve. Je peux en témoigner après mes échanges sur place. Aujourd’hui une nouvelle frappe contre un train à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine emprunté par les visiteurs internationaux. Cette escalade dangereuse et irresponsable n’appelle qu’une réponse : accélérer notre soutien à l’Ukraine et la pression contre la Russie. Nous ne serons pas intimidés.

> J’ai réuni hier à Kiyv des entreprises françaises et ukrainiennes dans les domaines des drones, de l’espace, de la robotique pour renforcer la coopération industrielle et technologique entre nos deux pays. Le rapprochement de nos bases industrielles et de nos écosystèmes d’innovation est dans l’intérêt de sécurité de nos deux pays.

> L’Ukraine est la première ligne de défense face à la menace russe. Aujourd’hui, les Européens sont les premiers soutiens de l’Ukraine: c’est notre sécurité qui se joue.

> Une excellente nouvelle pour nos Outre-Mer: la Commission Européenne annonce son texte de simplification des mesures s’appliquant aux régions ultra périphériques. Avec des impacts positifs et concrets : sur la pêche à Mayotte ou encore l’agriculture tropicale en Guyane. Les régions ultra périphériques sont un atout stratégique pour l’Union: leurs réalités et singularités doivent se refléter dans tous les textes de l’Union.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
> Alerte girouette ! Quand Marine Le Pen affirme hier, que « le logement sera au cœur de mon projet présidentiel », c’est sincère ou populiste ? Depuis 2022, le groupe RN qu’elle préside a voté contre plusieurs réformes sur le logement. Et sur la loi SRU, même flou : en 2024, son propre camp réaffirmait encore son attachement à cette loi. Aujourd’hui, Marine Le Pen annonce vouloir l’abroger. Alors qui croire ? Marine Le Pen présidente du groupe RN ou Le Pen Marine candidate ?

 

Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Ce matin, la Russie a de nouveau mené une violente attaque de drones sur les infrastructures énergétiques et ferroviaires de l’Ukraine. Y compris au niveau du point de passage de Yahodin, à deux kilomètres de la Pologne. À deux kilomètres des frontières de l’Union européenne. En sachant pertinemment que de nombreux diplomates européens étaient présents dans cette gare très peu de temps avant. Vladimir Poutine ne veut que la guerre, ne cherche que l’escalade et cette frappe à nos portes doit constituer un électrochoc. Un électrochoc pour tous ceux qui considèrent que cette guerre ne nous concerne pas. Un électrochoc pour des mesures nouvelles, pour protéger le ciel de l’Ukraine car c’est aussi le ciel de l’Europe. Un électrochoc pour apporter aux Ukrainiens les moyens dont ils ont besoin pour l’emporter. En saisissant enfin les avoirs russes gelés en Europe, pour faire payer le coût de ce conflit au seul responsable : Vladimir Poutine et la Russie.

 

Elisabeth Borne (députée)
> La transition écologique ne se décrète pas d’en haut : elle se construit avec tous les acteurs de nos territoires.

 

Jean-René Cazeneuve (député)
> L’effort pour redresser nos finances publiques doit être collectif. Avec des taux d’intérêt qui ont atteint 4,5 % ce matin, notre dette pèse sur notre capacité à investir dans tous les secteurs, notamment la transition écologique, l’IA et nos entreprises.
L’effort doit être porté par tous : l’État, la Sécurité sociale, les collectivités, mais également notre système de retraites.
Nous devons réduire les dépenses de la manière la plus juste possible : chacun doit prendre sa part de l’effort.

> Au RN, les masques tombent et les vieux réflexes ressurgissent… Aujourd’hui, Marine Le Pen veut supprimer la loi SRU. Pourtant, en 2024, leur député revendiquait encore l’attachement du RN à ce dispositif et jugeait les 25 % de logements sociaux indispensables...

 

Pieyre-Alexandre Anglade (député) 
> En ciblant les trains, la Russie cherche à terroriser les Ukrainiens et à déstabiliser l’Ukraine. En frappant la frontière avec l’Union européenne  elle cherche à intimider les européens. Face à cela, notre seule réponse doit être de renforcer le soutien à la résistance.

 

● MoDem 
François Bayrou (président)

> [Présidentielle] Tous ceux qui croient que la campagne présidentielle est jouée sont à côté de la plaque. Et ils sont à côté de la plaque parce qu'ils baissent les bras, par défaitisme. Et donc, ma certitude, c'est qu'au contraire, cette campagne qui va être sans précédent, parce qu'elle va permettre de reposer toutes les questions de fond qui se posent au pays, et qui se posent au pays depuis 50 ans, et auxquelles l'extrême droite comme opposition a participé.

> [Présidentielle] Vous savez ce que c'est une campagne présidentielle ? C'est faute de pouvoir trouver des solutions, les gens passent leur temps à expliquer que c'est la faute des autres. Et moi, je ne pense pas que ce soit la faute des autres. Je pense que c'est nous, comme peuple, qui devons nous interroger. Je donne une preuve, un indice. Il y a un an, jour pour jour, j'ai proposé à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire au pays, qu'on fasse le constat de la gravité de la situation des finances publiques et du surendettement auquel le pays est exposé. Je l'ai proposé et qui a refusé ? La gauche et le Rassemblement National, du même mouvement. 

> Nous sommes un pays surendetté et qui, désormais, va être contraint de faire face à toutes les conséquences dramatiques de ce surendettement auquel tout le monde a participé. Parce que vous avez les majorités qui, évidemment, ont leur part importante de responsabilité, mais les oppositions, toutes, voulaient qu'on aille plus loin, qu'on dépense plus, qu'on distribue plus d'argent. Et les oppositions, vous voyez bien leur stratégie, leur stratégie, c'est aussi de dire que c'est la faute des autres, pas seulement la faute des gouvernements, mais que personne ne devra faire d'efforts, qu'on va trouver de l'argent. Pour trouver de l'argent, d'un côté, ce sont les immigrés qui vont payer, et l'Europe, et de l'autre, annonce-t-on, ce sont les riches et les entreprises qui vont payer. Eh bien, ces deux stratégies, qui sont des stratégies d'évitement d’irresponsabilité, sont toutes les deux vouées à l'échec et entraîneraient le pays dans des abîmes de difficultés. 

> [Retour des gilets jaunes] Je pense que c'est possible. J'ai été extraordinairement frappé par ce que ce mouvement disait. Et le déclencheur du mouvement, ce sont des décisions fiscales qui avaient été prises par le gouvernement de l'époque. Et cette décision fiscale, c'était de transférer sur les carburants une partie importante des impôts directs. Pourquoi ? Parce qu'évidemment, ce ne sont pas les centres-villes qui paient le carburant. Évidemment, on n'entend pas ceux qui sont obligés d'utiliser tous les jours leur voiture ou leur camionnette. Et troisièmement, c'est vertueux. On peut se draper dans la toge de la vertu parce qu'on lutte contre le réchauffement climatique. 

> Je n'aime pas du tout l'idée qui est répandue partout qu'il va falloir amputer les retraites pour une raison qui pour moi est profonde. Quand la parole de l'État est engagée, il ne peut pas renier sa parole sauf à ruiner toute la confiance qui existe dans la société. 

> Qu'il y ait un problème de déséquilibre des retraites en France, ce n'est pas moi qui vais dire le contraire, je crois avoir été le premier à révéler, quand j'étais Commissaire au plan, quel était le secret discutable du financement des retraites, c'est que, sous la table, c'est l'État qui paie. J'avais dit que ce n'était pas possible d'accepter cela. A l'époque, je vous rappelle, le Conseil d'orientation des retraites disait que les retraites étaient excédentaires. Elles étaient, je vais dire la formule exacte, pour voir à quel point il y avait de quoi rire, étaient équilibrées et même légèrement excédentaires. On se gargarisait de cela. L'État donnait, et j'ai donné les chiffres qui ont fait un scandale à cette époque-là, on m'a accusé de partialité, je disais simplement la vérité, on donnait entre 30 et 40 milliards des impôts des Français pour financer les retraites. 

> [Présidentielle] Si on va à l'élection divisé, alors c'est très simple, le deuxième tour sera Mélenchon-Le Pen. C'est-à-dire deux catastrophes qui menacent la vie du pays. Je ne le dis pas pour des formules, je ne le dis pas pour exagérer. Je le dis parce que dans la situation où nous sommes, où tout le monde a une part de responsabilité, la vie du pays serait menacée si l'un de ces deux l'emportait. Donc, nous n’avons plus droit à cette compétition du premier tour. Il faut donc en faire une autre, une sélection préalable. 

> Les instruments que nous avions autrefois pour lutter contre les dégringolades, donc l'endettement qui va avec les dégringolades, ces instruments n'existent plus. On avait autrefois d'abord une croissance très forte, et puis on avait la dévaluation. C'est-à-dire qu'on pouvait décider qu'on amputait la monnaie. Quand De Gaulle a dévalué de 37% de sa valeur, et quand Mitterrand est arrivé, il a dû faire 20%, quelque chose comme cela. (…)
Mais là, on n'a pas le choix, parce que ce qui nous a protégé jusqu'à maintenant, c'est l'euro qui a étendu un parapluie de protection sur nous et on n'a plus le choix. Et deuxièmement, la société est aujourd'hui beaucoup plus fragile. J'espère que vous entendrez à quel point pour moi c'est grave. On passe son temps, notamment ceux qui sont à l'image là, à fracturer le pays, à dresser les uns contre les autres, à faire en sorte que, selon votre origine, selon votre naissance, selon votre couleur de peau, selon votre religion, on vous désigne comme cible. Et ceci est pour le pays un danger de chaque instant. Et un pays en crise dans lequel on divise la société les uns contre les autres, alors cela ne peut pas survivre. 

> Ma différence, c'est quoi ? Les autres détestent ceux qui ne sont pas de leur camp. C'est pour cela que je parlais contre les camps. Les camps, cela veut dire ceux qui sont avec moi sont très bien et ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi. Je ne pense pas cela. Je pense qu'un pays, c'est une symphonie. Je pense qu'un pays a besoin des sensibilités différentes. Il y a une sensibilité conservatrice. Est-ce que cela me gêne ? En aucune manière. Retailleau a été dans mon gouvernement. Il y a une sensibilité venue de la gauche sociale-démocrate. Elle était dans mon gouvernement, Éric Lombard par exemple, et Elisabeth Borne étaient évidemment, éminemment, dans le gouvernement. Et ils ont très bien travaillé ensemble pendant neuf mois, puisque le gouvernement n'a pas duré plus longtemps. Et c'est parce qu'ils ont bien travaillé ensemble qu'on a réussi à ramener le déficit au niveau historique, de diminuer, vous savez, de 0,7% le déficit de la France, ce qui ne s'est pas produit depuis longtemps et ne se reproduira pas peut-être de sitôt. Il y a des circonstances évidemment. Cette idée que doivent se regarder différemment les gens qui ont en commun de refuser l'extrême droite dangereuse et l'extrême gauche dangereuse, ces gens-là, tous ceux-là, toutes ces sensibilités doivent se regarder comme devant travailler ensemble. 

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
> Il n'y a plus de temps à perdre : nous devons agir pour la protection des plus jeunes en ligne. Algorithmes toxiques, contenus addictifs : les conséquences des réseaux sociaux sur la santé mentale des mineurs sont dévastatrices. 75% des jeunes de 11-12 ans utilisent régulièrement les réseaux sociaux. Un chiffre vertigineux. La France, sous l'égide d'Emmanuel Macron, a été précurseure dans ce combat contre ce fléau. C'est au niveau européen que nous devons agir pour faire face efficacement aux plateformes. La Commission européenne doit répondre à cette urgence. Alors que sa présidente, Ursula von der Leyen, prononcera son discours sur l'état de l'UE la semaine prochaine, nous attendons des annonces concrètes.

 

Pascal Canfin (député)
> L’objectif même de la politique chinoise est d’être le leader du nouvel ordre mondial fondé sur son propre pouvoir, ses propres valeurs et la dictature du Parti communiste.

> J'ai rencontré il y a quelques jours Nicolas Guillou, juge français de la Cour pénale internationale, placé sous sanctions américaines par l'administration de Donald Trump suite à la décision de la Cour de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre de Benjamin Netanyahou, comme d’ailleurs en parallèle contre les dirigeants du Hamas.
Concrètement, qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'aucune personne physique ou morale américaine, tout individu ou toute entreprise, ainsi que leurs filiales à l’étranger, ne peut lui fournir de services. Si on prend un exemple, aucun moyen de paiement par carte puisque les banques ont signé des contrats les liant exclusivement à Visa ou Mastercard. Aujourd'hui, ce sont douze magistrats de la CPI qui sont sous sanctions américaines.
Ces attaques contre les juges sont maintenant devenues des attaques contre l’institution elle-même.
En juillet, l’administration Trump a annoncé vouloir démanteler la Cour pénale internationale « brique par brique » et aujourd'hui, ils font pression sur leurs alliés pour que ce soit le cas. Le Tchad et le Venezuela viennent de se retirer de la CPI. Et Poutine fait la même chose de son côté forçant ses nouveaux alliés africains, le Burkina, le Mali et le Niger à faire de même.
Cette attaque conjointe de Trump et de Poutine montre bien l’axe qui relie leur vision du monde. Un monde basé sur la force et non sur le droit.

 

● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)

> Penser la ville à hauteur d’enfant, ce n’est pas simplement installer davantage d’aires de jeux. C’est interroger chacune de nos politiques publiques à partir d’une question simple : quelle place faisons-nous réellement aux enfants et aux familles ? Une ville pensée pour les enfants est souvent une ville plus accessible, plus apaisée, plus inclusive et plus humaine pour tous.
Cela suppose aussi de faire avec les enfants, et pas seulement pour eux. Leur parole est légitime. Conseils municipaux de jeunes, budgets participatifs, concertations, marches exploratoires : nous devons leur permettre de prendre part aux décisions qui façonnent leur quotidien.
Et parce qu’une ville accueillante doit d’abord être une ville protectrice, la protection de l’enfance doit irriguer l’ensemble de nos politiques locales. La vigilance doit être permanente, notamment face aux violences faites aux enfants.

> Violences sexuelles dans le sport. 872 signalements. +64 % en un an. 67 % de victimes mineures. La parole se libère. À nous d’agir. Le sport doit faire grandir nos enfants, jamais les mettre en danger.

> Avec le président, notre ligne est claire sur la protection de l’enfance : prévenir les risques, responsabiliser les acteurs et obtenir des protections qui fonctionnent réellement. Nous avons remanié le texte pour interdire les réseaux sociaux aux - 15 ans.

 

Jean-Louis Borloo (ancien ministre)
> On est dans une religion de la présidentielle qui est complètement démente. Le niveau de dégradation dans lequel nous sommes nécessite une équipe de redressement, des mécanos de la République. Si vous n’avez pas une équipe ultra-préparée sur tous les sujets, ça ne fonctionnera pas. (…)
Les mécanos, c’est ceux qui savent à peu près comment fonctionnent les machines. (…)
On est au bout d’un système centralisé, bureaucratisé, qui a une embolie pulmonaire.
Quand vous échouez dans à peu près tous les domaines, le logement, l’éducation, l’hôpital, quelle que soit la qualité des équipes, l’intégration républicaine, la jeunesse, la chaîne judiciaire, etc, c’est probablement que vous avez un problème d’organisation. (…)
Tous les maires sont d’accord avec ce diagnostic, quasiment tous les présidents de régions, beaucoup de présidents de départements, les entrepreneurs, les syndicalistes mais c’est à Paris que c’est complètement bloqué.