Voici une sélection, ce 5 septembre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> Cet été, la Russie a bombardé des civils à un niveau record. Pourtant, les
Russes ont continué d'entrer dans les pays européens et d'y bénéficier de
l'hospitalité. Cette situation est inacceptable. Aujourd'hui, un large
consensus s'est dégagé parmi les ministres des Affaires étrangères en faveur
d'une interdiction d'entrée dans l'UE pour les anciens combattants russes et
d'un durcissement des restrictions de visa pour les touristes russes.
> Les attentats de Leipzig portent toutes les marques du terrorisme d'État. Nous répondrons avec détermination. 1 600 inscriptions concernant le complexe militaro-industriel russe sont déjà en cours, et nous sommes prêts à en ajouter d'autres. Nous avons également convoqué le représentant russe auprès de l'UE, à l'instar de nombreux États membres.
> [Déclaration lors de la réunion informelle des
ministres des Affaires étrangères (GYMNICH)] Tout d'abord, concernant
l'Ukraine. Des amis d'Ukraine, du Canada, d'Islande, de Norvège, du Royaume-Uni
et de Suisse se sont joints à nous. Cette présence témoigne de l'importance
pour l'UE et ses partenaires proches de relever ensemble les défis sécuritaires.
Moscou n'a pas modifié ses objectifs de guerre. Les frappes russes sur Kiev ont
de nouveau fait des dizaines de morts ces derniers jours. Cela démontre
clairement que Moscou ne souhaite pas la paix. Notre priorité immédiate reste
de fournir à l'Ukraine les ressources nécessaires à sa défense.
Dans le cadre du prêt de soutien à l'Ukraine, nous avons décaissé une première
tranche de 8,47 milliards d'euros. Une enveloppe supplémentaire de 6,1
milliards d'euros a été approuvée, notamment pour la défense aérienne.
Toutefois, cela ne suffit pas. Un soutien bilatéral est également nécessaire,
et nous nous félicitons des annonces faites aujourd'hui par les États membres
concernant la fourniture de moyens de défense aérienne que nous réclamons
depuis si longtemps.
Stopper les missiles russes, c'est fournir des intercepteurs, mais aussi couper
les chaînes d'approvisionnement et les sources de financement qui permettent à
la Russie de les fabriquer. Nous disposons actuellement d'un important
programme de démantèlement, avec jusqu'à 1 600 missiles en préparation,
ciblant le complexe militaro-industriel russe.
Parallèlement, nous devons lutter fermement contre le contournement des
sanctions. L'Ukraine a identifié plus de 5 500 composants occidentaux et
asiatiques dans des armes russes. Après quatre années de guerre, c'est
inadmissible. Ces composants n'ont pas leur place. En collaboration avec la
Commission, nous travaillons à de nouvelles propositions visant à renforcer
l'application des sanctions.
Certains ministres ont également évoqué à nouveau l'utilisation des avoirs
russes immobilisés. Le débat se poursuit. La Russie doit assumer les
conséquences de ses actes de destruction.
En mer Noire, les attaques russes contre les navires céréaliers pourraient
provoquer une nouvelle crise alimentaire mondiale. Nous soutenons les
exportations de céréales ukrainiennes par le biais de voies de transit
alternatives. Nous cherchons également à soutenir le stockage en Ukraine afin
de préserver la sécurité alimentaire mondiale. Cependant, rien ne remplace les
volumes transportables par voie maritime. Je soutiens les initiatives visant à
instaurer un moratoire sur les attaques en mer Noire.
Les ministres ont ensuite discuté de la capacité de l'Ukraine à affronter
l'hiver. Pendant quatre années consécutives, la Russie a tenté de contraindre
les Ukrainiens à la soumission par le froid, mais sans succès. L'Ukraine a
maintenu ses villes en activité en défendant, réparant et remplaçant son
infrastructure énergétique. Nous devons préparer Kiev à un nouvel hiver
rigoureux. Je remercie tous ceux qui se sont déjà engagés à apporter un nouveau
soutien au Fonds de soutien à l'énergie pour l'Ukraine, tandis que nous nous
efforçons de reconstituer les réserves de pièces détachées et de générateurs du
pays.
Enfin, un large soutien s'est dégagé en faveur d'une interdiction d'entrée par
visa de l'UE pour les anciens combattants russes et de restrictions de visa
plus strictes pour les touristes russes.
Nous constatons également une escalade des attaques près de nos frontières, des
violations de notre espace aérien et des menaces manifestes sur notre
territoire. Les attentats de Leipzig portaient la marque du terrorisme d'État.
Ce qui s'est passé à Leipzig n'était pas un incident isolé. Depuis 2022, nous
observons des attaques systématiques à travers l'Europe. Le sabotage, les
cyberattaques et l'espionnage sont de plus en plus fréquents et audacieux. L'UE
est pleinement solidaire de l'Allemagne. Nous avons convoqué le représentant
russe auprès de l'UE et nous prenons des mesures pour imposer de nouvelles
sanctions. Toute tentative d'intimidation de l'Europe sera vouée à l'échec.
Notre deuxième session portait sur l'Europe elle-même et sur la pertinence de
notre appareil de politique étrangère face au monde actuel. Les ministres ont
eu un échange constructif sur les points forts de la politique étrangère de
l'UE, ses points faibles et les obstacles que nos structures et méthodes de
travail nous imposent pour exercer l'influence que l'Europe devrait
avoir.
L'Europe a de l'influence. Le commerce, l'aide au développement, les visas,
l'élargissement, l'énergie et les sanctions nous confèrent des leviers que nous
ne sommes pas toujours en mesure d'utiliser. Nous disposons de nombreux
instruments de pouvoir. Nous devons commencer à les utiliser de manière plus
cohérente. Le cadre institutionnel actuel a bénéficié d'un large soutien, mais
tous s'accordent à dire qu'il doit être mieux mis en œuvre. Il est clair que
les États membres souhaitent conserver la maîtrise de la politique étrangère
européenne.
Quant à nos méthodes de travail, nous devons examiner plus sérieusement
l'abstention constructive et les autres outils que nous offrent les traités. Il
nous faut respecter les principes de coopération sincère et de solidarité
mutuelle, et renforcer le lien entre l'action des ministres des Affaires
étrangères et les discussions des dirigeants européens. Ma nouvelle secrétaire
générale du Service extérieur, Kajsa Ollongren, a déjà entamé une tournée des
capitales afin de faire progresser le dialogue.
Les ministres ont également évoqué notre travail au sein des instances
multilatérales, et nous publierons une déclaration de l'UE et de ses États
membres en faveur d'un multilatéralisme efficace à l'issue de cette conférence
de presse.
Troisièmement, au Moyen-Orient, la bataille pour le contrôle du détroit d'Ormuz
se poursuit, et la question de la liberté de navigation, sans entrave et sans
péage, figurera en bonne place à notre ordre du jour lors de l'Assemblée
générale des Nations Unies.
Le Yémen est plus proche que jamais d'une reprise des hostilités depuis le
cessez-le-feu de 2022. Avec le détroit de Bab-el-Mandeb en mer Rouge, les
Houthis menacent une autre voie maritime essentielle pour le transport du
pétrole dans la région. Grâce aux opérations ASPIDES et ATALANTA, l'UE
contribue de manière cruciale à la protection de la navigation dans la
région.
Les ministres ont également évoqué Gaza et la Cisjordanie, où la situation
s'est fortement dégradée. Les violences des colons contre les Palestiniens
continuent de s'intensifier et restent trop souvent impunies. Les colonies E1
compromettent davantage la perspective d'une solution à deux États en creusant
un fossé en Cisjordanie. L'UE continuera de soutenir le plan de paix pour Gaza
et de collaborer avec ses partenaires à la mise en œuvre d'une solution à deux
États. Ce sujet sera également au cœur de notre action diplomatique lors de
l'Assemblée générale des Nations Unies. Les élections palestiniennes sont
importantes et nous étudions les moyens de leur apporter notre soutien.
Enfin, concernant le Liban, comme je l'ai annoncé hier, les États membres
souhaitent établir une nouvelle mission en octobre. Le renforcement de l'État
libanais, de ses forces armées et de ses institutions de sécurité est
essentiel.
Je vous laisse ici, et je suis prêt à répondre à vos questions.
> La question plus large concerne l'efficacité de
la politique étrangère de l'UE, et la première question à laquelle nous devons
répondre est celle de notre mode de fonctionnement. Car le problème ne réside
pas uniquement dans les institutions. Il tient aussi au fait que nous ne
prenons pas de décisions en concertation avec les États membres, et donc à nos
méthodes de travail. C'est pourquoi les traités nous offrent des possibilités,
et nous devons commencer à les exploiter. L'abstention constructive, par exemple,
consiste à ne pas opposer son veto, mais à laisser d'autres agir si l'on n'est
pas d'accord. Il existe d'autres options, d'autres outils. Voilà donc
l'essentiel.
L'autre question concerne l'efficacité du Service européen pour l'action
extérieure. Là encore, dès le départ, les traités prévoient les obligations de
chacun, mais par la suite, de nombreux doublons sont apparus, et ces doublons
persistent. À présent que nous abordons la question du CFP, nous savons que les
budgets de tous les États membres sont soumis à de fortes contraintes. Il
convient donc d'examiner également le fonctionnement de l'Union
européenne.
Si nous menons à bien nos missions au sein du Service européen pour l'action
extérieure, il est inutile de les dupliquer à la Commission ; laissons
cela là-bas. Les États membres ont affirmé aujourd'hui qu'il existe un large
soutien au dispositif institutionnel actuel, qui ne devrait donc pas être
modifié, mais plutôt mis en œuvre de manière optimale. Cela concerne plus
précisément le rôle du Haut Représentant/Vice-Président et la fonction de
vice-président au sein de ce poste. L'objectif est de coordonner pleinement la
politique étrangère émanant de la Commission européenne. Or, le problème est
que, bien que nous élaborions la politique étrangère avec les États membres,
les instruments relèvent très souvent de la Commission : commerce, aide au
développement, élargissement, migration, visas. Ce sont des domaines que les
pays tiers attendent de nous. Par conséquent, si nous voulons jouer un rôle
géopolitique majeur, nous devons impérativement coordonner ces éléments, et
c'est pourquoi les traités prévoient le rôle du vice-président. Le problème ne
réside pas dans les traités ni dans le dispositif institutionnel lui-même. Le
problème est sa mise en œuvre concrète. Et les États membres ont largement
soutenu sa mise en œuvre. Mais bien sûr, cela ne dépend pas entièrement des
États membres.
> Lors des discussions sur l'Ukraine, nombreux sont ceux qui ont souligné la nécessité impérieuse de limiter le nombre de visas pour les Russes. Il est inadmissible que ce pays bombarde l'Ukraine, tuant des civils plus que jamais en juillet et août durant ce conflit, tandis que des Russes entrent et bénéficient de l'hospitalité des pays européens. Cette situation est inacceptable, et plusieurs États membres ont déjà alerté sur le fait que ces visas touristiques sont utilisés à des fins de sabotage, car ces personnes ont besoin d'accéder à l'Union européenne. Si cela est avéré, j'espère que cela convaincra également certains États membres qui s'opposaient à toute restriction des visas que c'est bien notre sécurité, autant que celle de l'Ukraine, qui est en jeu.
> [Ukraine] Premièrement, concernant la défense
aérienne, les États membres qui ont fait les annonces les rendront publiques.
Laissons-les donc faire, et cela nous permettra de connaître les chiffres et
tous les détails. Il était important pour l'Ukraine d'entendre que des progrès
concrets sont réalisés en matière de défense aérienne. Quant aux listes, elles
sont en cours d'élaboration. Nous visons la réunion des Forces aériennes
d'intervention (FAC) d'octobre, et aujourd'hui même, au moins un État membre a
déclaré avoir des propositions supplémentaires à ajouter aux listes. Attendons
de voir le résultat final, car nous devons tout vérifier. Mais la situation
évolue plutôt bien.
Concernant la réforme, il y a deux aspects à considérer. D'une part, si l'on
souhaite concentrer les services de politique étrangère au sein de la
Commission, il est indispensable que le Haut Représentant/Vice-Président
supervise effectivement ces services. L'un ne va pas sans l'autre. Tous
s'accordent à dire que le Vice-Président/Haut Représentant assure la liaison
entre les États membres et la Commission, conformément aux traités, mais cette
fonction doit être mise en œuvre concrètement. Par conséquent, personne ne
soutient l'idée de tout concentrer au sein de la Commission sans que ce rôle
soit réellement effectif, ce qui constitue un autre point. Ainsi, la majorité
soutient le dispositif institutionnel actuel.
> Concernant les entreprises russes, et outre les listes d'entreprises à inscrire sur les listes, certains États membres ont souligné qu'il est possible d'aller beaucoup plus loin. En effet, certaines entreprises ont accès à des services dont bénéficient les Russes, ce qui leur est également utile. Mais au final, la question est toujours de savoir si tous les États membres sont prêts à donner leur accord. Actuellement, nous travaillons sur ces 1 600 listes qui ciblent très précisément le complexe militaro-industriel russe, afin qu'il ne puisse plus produire les missiles qui tuent quotidiennement des Ukrainiens.
> Concernant la protection des infrastructures critiques, un exercice conjoint est prévu. Nous travaillons sur des projets d'intérêt commun : comment surveiller et protéger efficacement ces infrastructures. Nous en avons discuté hier avec les ministres de la Défense. Bien sûr, la tâche est ardue, car il s'agit d'infrastructures sous-marines, et la visibilité y est bien moindre que pour les infrastructures terrestres. Cependant, de nouveaux outils sont à notre disposition, comme les drones sous-marins, et nous pouvons notamment nous inspirer des innovations ukrainiennes. Il est donc possible d'aller plus loin.
> Tout d'abord, l'Ukraine. La guerre menée par la
Russie devient de plus en plus impitoyable et destructrice, mais elle est
malheureusement loin d'être terminée. L'armée russe est embourbée sur le
terrain, et c'est pourquoi elle tue des civils depuis les airs. Il s'agit là
d'un terrorisme délibéré.
En mer Noire, les attaques russes contre des navires céréaliers mettent
délibérément en péril l'approvisionnement alimentaire mondial. La Russie frappe
également l'Europe d'une vague d'attaques hybrides de plus en plus cinétiques.
Par là, elle cherche à nous dissuader de soutenir l'Ukraine. Elle n'y
parviendra pas. Au contraire, suite aux discussions que nous avons eues
aujourd'hui, nous allons renforcer notre soutien à l'Ukraine et investir dans
notre propre défense. C'est le meilleur moyen de contrer Poutine. Nous
préparons également les sanctions les plus sévères jamais imposées à la Russie.
Sur le plan militaire, l'Ukraine exerce une forte pression sur la Russie. Les
drones ukrainiens perturbent la logistique russe et frappent des raffineries
situées en profondeur sur le territoire russe, provoquant la plus grave crise
de carburant que la Russie ait connue depuis des décennies. La Russie perd
également plus de 30 000 soldats par mois. En résumé, l'été a été
difficile pour Poutine.
Comme l'a indiqué aujourd'hui le ministre ukrainien de la Défense, la défense
aérienne demeure notre priorité absolue. Cependant, les intercepteurs sont en
nombre insuffisant partout. Je remercie les États membres d'avoir réexaminé
leurs stocks. Il convient notamment que les missiles Patriot arrivant en fin de
vie soient envoyés à l'Ukraine ou vendus à celle-ci.
Les États membres envisagent également de revoir leurs priorités en matière de
commandes et de prendre contact avec leurs partenaires. Chaque intercepteur que
nous fournissons à l'Ukraine empêche un missile russe d'atteindre une école,
une maison ou un hôpital ukrainien.
Et chaque soutien que nous apportons à l'Ukraine renforce la sécurité
européenne.
L’UE continue d’apporter un soutien important à l’Ukraine par le biais du prêt
d’aide à l’Ukraine. Elle a déjà versé 8,37 milliards d’euros d’aide à la
défense, et d’autres versements sont prévus. Toutefois, un soutien bilatéral
continu demeure indispensable.
Outre les équipements, l'Ukraine a besoin d'infrastructures de formation
modernisées. J'ai proposé, en début d'année, de financer la modernisation des
sites de formation en Ukraine. Je tiens à remercier tous les États membres,
ainsi que l'Irlande, qui ont annoncé aujourd'hui un financement supplémentaire
à cet effet.
Les ministres ont également discuté de l'avenir de notre mission phare de
formation EUMAM, notamment de la mise en place d'une cellule de coordination à
Kyiv, afin de mieux intégrer les enseignements tirés du champ de bataille et de
renforcer la formation militaire.
La coopération industrielle de défense entre l'UE et l'Ukraine se développe
également. On compte désormais plus de 120 partenariats industriels entre
entreprises ukrainiennes et européennes. L'Ukraine est un chef de file mondial
en matière d'innovation sur le champ de bataille ; il est donc dans notre
intérêt commun de renforcer l'intégration des entreprises ukrainiennes et
européennes.
L'espace est un élément essentiel de la défense, et c'est pourquoi nous en
avons également discuté aujourd'hui, de la navigation aux communications en
passant par la détection des missiles et le recueil de renseignements. La
défense repose sur les systèmes spatiaux.
L'UE dispose de capacités spatiales importantes depuis des décennies. Galileo,
notre système de navigation par satellite, en est un bon exemple. Le Centre
spatial de l'UE a toujours apporté un soutien crucial aux États membres et à
l'Ukraine.
Aujourd'hui, les ministres échangent leurs points de vue sur les capacités
nécessaires à l'Europe pour demeurer un acteur mondial de l'espace. Cela exige
une étroite collaboration entre l'UE, les États membres, les acteurs civils et
militaires et le secteur privé. Le commissaire Kubilius et moi-même
présenterons d'ici la fin de l'année une communication conjointe assortie de
propositions concrètes.
Enfin, les ministres se sont concentrés sur le Moyen-Orient et la sécurité
maritime. La recrudescence des hostilités entre les États-Unis et l'Iran
témoigne de la fragilité persistante de la situation. Les efforts diplomatiques
déployés pour mettre fin à la guerre n'ont pas encore abouti à une avancée
concrète.
Chaque jour où le détroit reste fermé, l'économie mondiale en subit les
conséquences. La liberté de navigation doit être totale et gratuite. Il s'agit
d'un principe fondamental que partagent les États membres et nombre de nos
partenaires à travers le monde, et que nous continuerons de défendre.
Grâce aux programmes ASPIDES et ATALANTA, l'UE joue un rôle majeur dans la
sécurité maritime régionale. Face à la recrudescence des attaques houthies
contre la navigation, le rôle d'ASPIDES dans la protection du commerce mondial
en mer Rouge demeure essentiel. Les opérations navales de l'UE intensifient
également leurs actions contre la flotte clandestine russe et sont désormais en
première ligne pour l'arraisonnement des navires suspects.
Grâce au travail diplomatique de nos délégations européennes à travers le
monde, de moins en moins de pays autorisent ces navires à naviguer sous leur
pavillon. Nos efforts ont permis de retirer leur pavillon à des centaines de
navires. C'est crucial. Les ventes illégales de pétrole constituent une source
de revenus vitale pour le Kremlin, et nous continuerons à les tarir.
Les ministres ont également examiné les menaces plus générales qui pèsent sur
les infrastructures maritimes critiques. Nos économies dépendent des câbles de
données sous-marins et des oléoducs. Parallèlement, les menaces liées aux
drones, aux mines et au sabotage s'intensifient. Ce qui se trouve sous la mer
est essentiel à la sécurité européenne. Nous devons le défendre en conséquence.
L'UE et ses États membres consacrent déjà davantage de ressources à la défense
maritime. De nouvelles initiatives, notamment le projet européen de défense
d'intérêt commun relatif à la défense intégrée des fonds marins et maritimes,
peuvent faire la différence. Et la semaine prochaine, pour la première fois,
l'exercice annuel de sécurité maritime de l'UE sera axé sur la protection des
infrastructures maritimes critiques.
Concernant le Liban, les ministres ont évoqué notre projet de nouvelle mission
de l'UE visant à conseiller et former les forces armées du pays, notamment en
matière de sécurité frontalière et maritime. L'UE ne cherche pas à remplacer la
FINUL ; nous investissons dans le renforcement des capacités du Liban à
assurer sa propre sécurité. Notre objectif est de consolider les forces armées
libanaises et la capacité de l'État libanais à garantir la sécurité sur
l'ensemble de son territoire. La planification progresse bien et nous espérons
que le Conseil prendra une décision en octobre pour lancer la mission. (…)
L'Europe investit plus que jamais dans sa défense, mais les dépenses ne sont
pas, à elles seules, une garantie de succès. Nous n'avons pas agi assez
rapidement pour combler les lacunes que nous avons identifiées au sein de la
puissance conventionnelle européenne de l'OTAN. L'objectif est de réunir les
plus grands experts en sécurité et en défense afin de proposer des solutions
novatrices : comment combler plus rapidement ces lacunes et comment être
plus efficaces, d'autant plus que la menace sécuritaire en Europe est
aujourd'hui bien plus concrète ? Sous mon égide, ce groupe de travail
rassemblera ses conclusions dans un rapport présentant des recommandations
concrètes pour la défense de l'Europe.
> Notre objectif est de renforcer véritablement les
Forces armées libanaises et le gouvernement libanais afin qu'ils prennent en
main l'ordre au Liban. Cela implique également de former et de soutenir leurs
forces de contrôle aux frontières et leurs forces intérieures pour rétablir
l'ordre, de sorte que la responsabilité de ce qui se passe au Liban reste entre
les mains du gouvernement libanais.
Nous sommes, bien entendu, en contact étroit avec le gouvernement libanais –
pour connaître ses besoins – et avec les États membres quant à leur
contribution. J'ai d'ailleurs dénombré plus de dix pays disposés à fournir des
ressources, tant humaines que matérielles. Car il est facile d'ouvrir une
mission, mais il est tout aussi important de la financer. J'ai été ravi
d'apprendre que des États membres sont prêts à contribuer.
> [Ukraine] Concernant le prêt de 90 milliards d'euros, il s'agit d'une étape majeure, qui comporte bien sûr plusieurs volets. Lorsque nous parlons d'avancer les contributions, nous demandons aux États membres d'avancer leurs contributions initialement prévues, car l'Ukraine a besoin de ces fonds immédiatement. Pour ce prêt de 90 milliards d'euros, nous avons les plans, les dérogations et toutes les décisions que nous prenons en cours de route. Nous avons déjà versé, je crois, 8 milliards d'euros (dont 37 milliards pour la défense) à l'Ukraine, mais l'appel à l'avance des contributions s'adressait principalement aux États membres.
> Face aux attaques russes de plus en plus cinétiques, il est clair que le risque s'accroît. Il est donc impératif que nous prenions les mesures qui s'imposent. C'est pourquoi je convoque ce groupe afin de pouvoir répondre efficacement à ce type d'attaques. En effet, si nous disons « si vous faites ceci, nous ferons cela », nous devons être prêts à joindre le geste à la parole. Autrement, nos paroles nous affaiblissent, car la Russie sait que nous ne les mettons pas à exécution. J'ai le sentiment que la Russie nous teste constamment, allant toujours plus loin, et c'est pourquoi nous devons absolument réagir. C'est pourquoi nous mettons actuellement en place le plus important train de sanctions visant l'industrie militaire russe, afin d'affaiblir sa production d'armement, qui se poursuit et intègre de nombreux composants européens. Si l'Ukraine affirme posséder des missiles, il s'agit de missiles non seulement européens, mais aussi asiatiques et nord-américains. Il est donc clair que nous n'en faisons pas assez pour enrayer cette situation.
> Les ventes illégales de pétrole provenant de navires de la flotte parallèle constituent une source de revenus essentielle pour la guerre menée par la Russie en Ukraine, et nous continuerons à les stopper. Le pétrolier MV SUN, soupçonné de naviguer sous un faux pavillon en violation du droit maritime international, a été arraisonné le 30 août en Méditerranée par l'opération @EUNAVFOR_MED IRINI pour vérification du pavillon. Il s'agit du sixième navire suspect de la flotte parallèle arraisonné par nos opérations de l'UE ces derniers mois. La lutte contre la flotte parallèle figurera parmi les sujets abordés lors de la réunion des ministres de la Défense de l'UE en Irlande mardi.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> La démocratie a besoin de journalistes qui puissent s'exprimer librement.
Leur travail révèle les malversations, demande des comptes aux puissants et
fournit aux citoyens les informations dont ils ont besoin. Ils doivent pouvoir
le faire en toute sécurité, librement et en toute indépendance, sans
intimidation, violence ni poursuites abusives. Il y a neuf ans, Daphne Caruana
Galizia a été assassinée pour avoir précisément exercé ce métier. Son meurtre a
privé sa famille et ses amis d'un être cher, notamment ses trois enfants,
Matthew, Paul et Andrew. Son courage, et celui des journalistes à travers
l'Europe aujourd'hui, renforce ma détermination à protéger le journalisme
indépendant. Grâce au Bouclier européen de la démocratie, au cadre anti-SLAPP
et au Règlement sur la liberté des médias en Europe, nous renforçons ces
protections et défendons la liberté des médias dans toute l'Europe. Nous avons
le devoir, envers Daphne et envers chaque journaliste qui continue d'exercer ce
métier avec courage, de veiller à ce que le journalisme ne soit jamais réduit
au silence par l'intimidation, la violence ou l'abus de pouvoir. Protéger les
journalistes, c'est protéger la démocratie.
> L’année dernière, lors de la présentation du
Bouclier européen de la démocratie, je me suis engagée à préserver et à
renforcer nos démocraties européennes.
J’ai eu le plaisir de rencontrer récemment l’équipe du Centre européen pour
la résilience démocratique afin de faire le point sur le travail qu’elle
accomplit au quotidien pour concrétiser cet engagement. Au cœur de cette
démarche se trouve la confiance : la confiance que la démocratie œuvre
pour les citoyens, que leurs droits sont protégés et que ceux qui sont au
pouvoir sont responsables.
Mais nos démocraties sont confrontées à une nouvelle réalité. L’ingérence
étrangère et la désinformation sont de plus en plus utilisées pour perturber
notre espace informationnel, déformer notre perception de la vérité et saper
nos valeurs communes. C’est pourquoi nous avons créé le Centre : pour
renforcer notre résilience démocratique collective et la préserver pour les
générations futures.
Depuis le début de ses travaux en février, avec le soutien de tous les États
membres, le Centre a déjà mis en œuvre :
- Des outils pour des élections résilientes
- Un plan d’action européen pour lutter contre la manipulation et l’ingérence
étrangères dans l’information (MIEI) et la désinformation
- Une plateforme réunissant la société civile, les chercheurs, les
universitaires, les vérificateurs de faits et les médias.
Sous la direction de la Directrice générale Dana Spinant et de son équipe, le
Centre concrétise ses ambitions. Notre atout le plus précieux est la confiance.
La protéger, c’est renforcer la résilience des démocraties européennes afin
qu’elles restent fortes, ouvertes et libres.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> Au Liban, au moins sept enfants ont été tués ou blessés chaque jour en
moyenne au cours des six derniers mois. Depuis mars, au moins 257 enfants ont
été tués et 1 039 blessés, y compris après le cessez-le-feu. Les enfants
méritent d’être protégés. Toutes les parties doivent respecter le droit
international humanitaire.
> À l'approche des pluies, les préparatifs pour l'hiver à Gaza sont loin d'être terminés : 94 % de la population a besoin d'un abri et de produits de première nécessité. Les pluies risquent d'inonder les campements surpeuplés, jonchés de déchets et d'eaux usées, où des familles tentent de survivre. C'est une course contre la montre. Il est urgent de fournir des abris, de l'eau potable et une gestion efficace des déchets.
> Ces derniers jours, des installations humanitaires au Kordofan du Sud, au Soudan, ont été pillées et des travailleurs humanitaires détenus. Il s'agit d'une violation flagrante du droit international humanitaire. Les travailleurs humanitaires doivent être protégés et ne jamais être détenus.
> Un vol humanitaire financé par l'UE vient d'arriver au Népal, transportant plus de 80 tonnes de fournitures provenant des stocks européens 🇪🇺🇳🇵 Grâce à cette cargaison, l’UNICEF espère apporter une aide d'urgence à près de 420 000 personnes, notamment du matériel sanitaire, d'accès à l'eau et à l'assainissement, ainsi que des fournitures scolaires.
> Le Yémen est confronté à l'une des pires crises humanitaires au monde. Dans un contexte de tensions régionales croissantes, l'UE contribue à garantir l'accès humanitaire afin de sauver des vies. Le mois dernier, la solidarité européenne s'est traduite par des vols humanitaires : cinq ponts aériens ont acheminé 100 tonnes d'aide de nos partenaires.
> Cet été nous a mis à rude épreuve. Près de 700 000 hectares ont déjà brûlé dans l’UE. La saison n’est pas encore terminée. Des pompiers et des pilotes ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions.
> À Gaza, la situation sanitaire reste critique, les obstacles à l'accès bloquant l'entrée de médicaments, de carburant et de personnel.
> Depuis six jours, les frappes aériennes russes terrorisent Kiev. Des dizaines de civils ont été tués ou blessés. Des maisons ont été détruites. Des enfants retournent à l'école aujourd'hui au milieu des explosions. Il s'agit d'actes terroristes contre des civils innocents. La Russie doit répondre de ses actes.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Ratko Mladić a été reconnu coupable de génocide, de crimes contre
l'humanité et de crimes de guerre. Le rapatriement de sa dépouille à Belgrade
ravive en Europe les pages les plus sombres de notre histoire récente. La
glorification qui entoure sa mort est incompatible avec les valeurs fondatrices
de l'Union européenne. Cette voie exige de faire face au passé, d'engager une
véritable réconciliation et de respecter les victimes de crimes de guerre. Les
valeurs qui sous-tendent notre avenir commun ne sont pas négociables. Dans ce
contexte, j'ai décidé de reporter ma visite prévue en Serbie.
> L’automne de l’élargissement approche. 2026 est déjà une année record en termes de progrès. Et nous comptons bien faire encore mieux. Les discussions s’intensifient actuellement afin de déterminer la meilleure façon de préparer notre Union à accueillir de nouveaux membres. Une Europe élargie doit être plus forte pour défendre nos valeurs démocratiques en son sein et garantir nos intérêts à l’échelle mondiale.
> La terreur russe s'intensifie. 436 personnes innocentes ont été tuées rien qu'en juillet. À l'approche de l'hiver, nous devons veiller à ce que l'Ukraine dispose des moyens nécessaires pour protéger sa population et ses infrastructures énergétiques. Nous devons également nous assurer que l'Europe puisse agir efficacement dans un monde instable. C'est d'autant plus important que nous nous élargissons. Une Union plus large doit rester une Union capable d'agir.
> Ce matin, alors que des frappes russes s'abattaient près de son bureau, je me suis entretenu avec le Premier ministre Koretskyi au sujet des réformes nécessaires pour faire progresser le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'UE et de ses besoins de financement pour les mois à venir. Malgré ces attaques intenses, l'Ukraine poursuit ses efforts pour construire son avenir européen. Nous continuerons d'aider l'Ukraine à satisfaire ses besoins immédiats en matière de financement, d'énergie et de défense, tout en faisant avancer son processus d'adhésion à l'UE.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
Dan Barna (vice-président)
> Les négociations du prochain budget au Parlement européen constituent un
moment crucial, déterminant pour l'orientation des années à venir. Les crises
internationales et internes que les diplomates et ambassadeurs roumains doivent
gérer représentent également des opportunités.
Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> « Quasi aucune baisse de prix, et une augmentation considérable des
émissions de CO2. » Voilà qui résume parfaitement le nouveau plan climatique de
Hoekstra. Nous sommes bien trop dépendants des énergies fossiles, qui sont
beaucoup trop chères. Ce n'est pas en affaiblissant le système d'échange de
quotas d'émission (SEQE) que nous résoudrons ce problème.
> L'été dernier, la Terre a tiré la sonnette d'alarme. Le seuil de 1,5 °C n'est plus un avertissement lointain. Tout réchauffement supplémentaire entraînera une augmentation des sécheresses, des incendies et des inondations. La crise climatique s'accélère. Notre approche doit suivre la même tendance.
Petras Austrevicius (député)
> Théo Francken, ministre belge de la Défense, a mis en garde les pays
baltes contre toute pression excessive concernant les avoirs russes gelés. Un
ministre, et plus particulièrement celui de la Défense, devrait être
parfaitement conscient des menaces sécuritaires que représente la Russie et de
la nécessité de contrer ses capacités, notamment financières.
Engin Eroglu (député)
> Volkswagen supprime 50 000 emplois supplémentaires. Ce n’est pas le
moment pour les responsables politiques d’expliquer comment gérer l’industrie.
Il est temps de se demander pourquoi l’industrie allemande perd sans cesse en
compétitivité. En tant que présidente de la délégation du Parlement européen
pour les relations avec la Chine, je constate la rapidité avec laquelle
d’autres économies investissent, innovent et développent leurs capacités
industrielles. L’Allemagne et l’Europe doivent à nouveau créer les conditions
propices à la création, à l’investissement et à la croissance d’une entreprise.
Ma demande est claire : toute nouvelle loi européenne doit prouver qu’elle
renforce la compétitivité de l’Europe. Dans le cas contraire, elle ne devrait
pas être adoptée. Parallèlement, nous devons avoir le courage d’abroger les
réglementations existantes qui nuisent à la compétitivité de l’Europe. Nous
avons besoin d’un test de compétitivité pour l’Europe et du courage politique
nécessaire pour déréglementer. Énergie abordable. Permis plus rapides.
Fiscalité compétitive. Neutralité technologique. Moins de bureaucratie. La
politique ne crée pas les entreprises. Ce sont les entrepreneurs qui le font.
La politique doit leur faciliter l’accès au marché.
> L'Allemagne et Bruxelles ne manquent pas de sensibilisation. Nous savons ce dont notre industrie et nos PME ont besoin. Ce qui fait défaut, c'est la volonté politique. Pour les dix prochaines années, les employeurs européens n'ont pas besoin de nouvelles contraintes imposées par Bruxelles. Moins de réglementation. Moins d'obligations de déclaration. Plus de marge de manœuvre pour l'investissement, l'innovation et la croissance. L'IAA doit donc envoyer un message clair : Laissons notre industrie redémarrer ! Parallèlement, nous devons lutter contre les pratiques d'importation déloyales. Des mesures de protection temporaires peuvent se justifier si elles s'inscrivent dans une stratégie claire visant à rétablir une concurrence loyale. Le 19e jour de ma tournée, j'ai passé plus de deux heures à discuter en profondeur de ces questions chez Esterer, à Helsa, dans ma région natale du nord de la Hesse. Merci à Julia Esterer, Johannes Seyffarth et à la CCI pour cet échange ouvert et fructueux. Esterer est un exemple impressionnant de ce que nos PME peuvent accomplir : innovation, technologie et compétitivité mondiale. C’est précisément pour cette raison que je continue de défendre les entrepreneurs et les employés qui s’investissent corps et âme pour faire tourner notre économie. Nous n’avons pas besoin de plus de règles. Nous avons besoin de marge de manœuvre pour agir.
Michal Kobosko (député)
> L'ennemi ne nous met plus à l'épreuve, il nous consume. Que faut-il de
plus pour que chacun comprenne que nous vivons sous une menace
permanente ? Dans une telle situation, nous devons agir ensemble, en
dépassant nos divisions. La sécurité nationale est l'intérêt national suprême.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
> Le prix des carburants pourrait baisser considérablement. Il faut un
gouvernement qui réduise les impôts de ses citoyens.
Wolfgang Kubicki (président)
> La dangereuse normalisation de l'échec gouvernemental
Le « projet de droit de séjour » pour les personnes contraintes de
quitter le pays à Cologne n’est que la partie émergée de l’iceberg. Et même en
dehors de toute politique migratoire, il existe des défaillances systémiques de
l’État qui affectent le sens fondamental de la justice pour tous.
Depuis des années, nous constatons de nombreux cas révélateurs d'un problème
structurel au sein de l'État, l'empêchant de remplir ses responsabilités
fondamentales. Le terme « défaillance de l'État » est fréquemment
employé dans ce contexte, et bien trop souvent, ce constat n'est pas exagéré.
Nulle part ailleurs, au cours de l'année écoulée, le dysfonctionnement de
l'État n'a été autant débattu que dans le domaine de la politique migratoire.
Et pourtant, trop peu de choses ont changé. Tandis que les journalistes
allemands, à l'approche des élections en Saxe-Anhalt, abreuvent leurs lecteurs
de théories sensationnalistes sur les raisons de la montée de l'AfD, une raison
demeure aussi banale qu'évidente : les politiques migratoires malavisées
et, dans certains cas, désastreuses de ces dernières années.
On pourrait légitimement se demander pourquoi tant de gens font confiance à une
bande d'incapables comme l'AfD pour résoudre le problème, tout en se méfiant
des autres partis. La réponse risque d'être amère, car je ne crois pas que
l'AfD soit généralement considérée comme ayant une quelconque compétence en
matière de résolution de problèmes. En réalité, la politique migratoire a été
si lamentablement bâclée par les politiciens que beaucoup pensent ne pouvoir
exprimer ce constat qu'en votant pour l'AfD. Et bien que le constat de l'échec
de ces politiques devrait désormais être clair même pour les plus naïfs, les
reportages continuent d'affluer, suscitant l'incompréhension et l'horreur chez
tout citoyen lucide.
Un exemple récent est celui des révélations concernant le bureau de
l'immigration de Cologne, qui aurait entravé l'expulsion de 471 personnes
tenues de quitter le pays. Parmi elles, 200 auraient été transférées vers un
« projet de droit de séjour » géré par le Land de
Rhénanie-du-Nord-Westphalie, alors même que des enquêtes policières étaient en
cours concernant 119 d'entre elles. L'absurdité de ce scandale n'apparaît qu'à
la lumière d'un examen plus approfondi : un « projet de droit de
séjour » pour des personnes contraintes de quitter le pays ? C'est
comparable à un projet de construction public visant à légaliser des
constructions illégales dans une réserve naturelle. C'est tout simplement
indéfendable.
Parallèlement, on ne peut s'empêcher de s'indigner face aux informations selon
lesquelles ce sont précisément les personnes bien intégrées et ayant un emploi
qui sont traquées avec une extrême violence par les services d'immigration. Des
criminels bénéficiant d'un titre de séjour, des personnes bien intégrées
expulsées ? C'est une réalité en Allemagne, et bien plus qu'un cas isolé,
comme le démontre l'ampleur de l'affaire de Cologne.
Mais même en dehors des politiques migratoires, il existe des défaillances
systémiques de l'État qui touchent au sens fondamental de la justice de chacun,
et pourtant les responsables politiques restent muets à ce sujet. C'est le cas,
par exemple, du fait qu'en Allemagne, les prestations sociales de base
continuent d'être versées même lorsque le bénéficiaire fait l'objet d'un mandat
d'arrêt. Oui, c'est une réalité en Allemagne. C'est un fait connu, et le
gouvernement fédéral s'en est même emparé. Mais rien n'a été fait.
On rejette la faute sur la protection des données – comme c'est souvent le cas
lorsque la CDU/CSU ou le SPD sont incapables d'agir. C'est, bien sûr, un
argument pour le moins absurde. Notre système juridique est truffé
d'obligations de communication entre autorités. C'est le cas notamment du Code
social allemand, Livre X (SGB X), et plus précisément de son article 68, qui
traite, entre autres, du transfert de données à la police, aux tribunaux et aux
autorités judiciaires. Modifier ce règlement serait un jeu d'enfant. Pendant ce
temps, les autorités chargées des armes à feu sont autorisées à accéder aux
renseignements recueillis par les services de renseignement intérieurs, mais
les informations relatives à un mandat d'arrêt émis par un tribunal allemand seraient
censées être bloquées par les lois sur la protection des données ? C'est
tout simplement ridicule. La raison de cet échec n'est pas la « protection
des données », mais plutôt la réticence ou l'incompétence du législateur.
Rien à expliquer, rien à justifier.
Le fait que de telles circonstances ne soient pas corrigées malgré une
meilleure compréhension contribue à creuser le fossé entre l'État et les
institutions politiques, d'une part, et les citoyens, d'autre part. D'autant
plus que des normes totalement différentes semblent s'appliquer. Quiconque, à
titre privé, apporterait un soutien financier mensuel à une personne condamnée
et recherchée, lui permettant ainsi de se cacher, serait légitimement poursuivi
pour entrave à la justice en vertu de l'article 258 du Code pénal allemand. Or,
l'État accepte tout simplement cette situation. Il n'y a rien à expliquer, rien
à justifier. Et quiconque tente de le faire passe pour un mépris des citoyens.
Cette fâcheuse habitude, répandue dans les médias et en politique, de justifier
l'injustifiable a offert un terreau fertile à tous les populistes. On ne
préserve pas la confiance dans la démocratie en traitant les citoyens
responsables comme de petits enfants incapables d'entendre toute la vérité. Au
contraire, on l'érode en démontrant qu'on ne croit pas réellement à la capacité
des individus à penser par eux-mêmes.
Sans cette maturité civique, il n'y a pas de véritable démocratie. Je serais reconnaissant à ceux qui se proclament défenseurs de la démocratie de bien vouloir le comprendre. Notre société en tirerait un grand profit. Plus encore, nous gagnerions à ce que les situations intenables soient traitées comme telles, en les éliminant tout simplement et systématiquement.
> Complètement déboîté
À l'approche des élections régionales en Saxe-Anhalt, les forces centrifuges se
renforcent de toutes parts. Nous assistons à une véritable obstruction,
s'opposant au bon sens, à la coopération démocratique et à l'État de droit.
Ces derniers temps, je consacre beaucoup de temps à la campagne en
Saxe-Anhalt. Une élection cruciale, aux conséquences majeures pour la politique
nationale, est attendue – et anticipée par tous les acteurs concernés. C’est
sans doute pourquoi de plus en plus de personnalités politiques et médiatiques
perdent leurs moyens. Et je ne parle pas du ministre-président de la CDU, qui
parvient à transformer quasiment tout ce qu’il touche en désastre de
communication. Je pense, par exemple, à Der Spiegel qui, dans un accès
de pure stupidité , a qualifié Ulrich Siegmund, de l’AfD, d’« homme le
plus dangereux d’Allemagne » – et l’a même affiché en couverture.
C'est absurde, d'abord parce que cela fait totalement fi de toute logique.
Siegmund se présente à une élection régionale. Ce n'est ni un chef de clan
criminel, ni un islamiste violent, ni un skinhead brutal, ni un opposant au
libre marché qui incendie des voitures. Il dirige un mouvement politique, lors
de cette élection régionale, qui véhicule de nombreuses idées néfastes,
potentiellement dangereuses pour l'économie de la Saxe-Anhalt, et dont la
vision du monde et la conception de l'humanité sont tellement déformées que
j'en suis presque désolé.
L'image de couverture est également absurde car elle a constitué un énorme coup
de pub pour l'AfD. Je pense qu'au moins 2 % du score de l'AfD le 6 septembre
est attribuable à Der Spiegel . Mais le summum de l'absurdité
dans cette affaire n'a pas été atteint par le magazine d'actualités
hambourgeois, mais par la Radio-Télévision centrale allemande (MDR ).
Leurs programmes ont été interrompus cette semaine. Les téléspectateurs ont vu
un écran noir, suivi de l'explication suivante : « Comme vous pouvez
le constater, vous ne voyez rien. Plus de MDR en Saxe-Anhalt ? Et donc pas
de MDR Saxe-Anhalt aujourd'hui ? C'est possible. » S'en est suivi un
entretien « explicatif » avec le directeur de la MDR, qui a souligné
les conséquences possibles si l'AfD prenait le pouvoir et mettait fin au traité
d'État avec la MDR.
Le prétendu avertissement n'est, avant tout, qu'une chose : de la
propagande électorale pour l'AfD dans l'un des plus grands médias du pays. J'ai
pu résilier mon abonnement à Der Spiegel il y a des années.
Comme tout le monde, je dois contribuer au service public audiovisuel.
Franchement, je n'ai aucune envie de financer en plus la publicité gratuite
dont bénéficie mon adversaire politique. MDR devrait vraiment déclarer cette
campagne comme un don à l'AfD. C'est tout simplement scandaleux. Et il est
également illégal pour un média public de s'ingérer aussi ouvertement dans une
campagne électorale.
Par ailleurs, la dénonciation des traités interétatiques est une procédure
parfaitement normale et légitime. L'ancien ministre-président CDU du
Schleswig-Holstein, Gerhard Stoltenberg, l'a déjà fait avec le traité
liant la NDR à l'État. La question est de savoir ce qui sera fait pour se
conformer aux exigences très explicites de la jurisprudence de la Cour
constitutionnelle fédérale en matière de radiodiffusion. L'AfD n'a aucune
réponse à apporter, mais se contente de manœuvres dilatoires.
Aucune différence avec les grandes gueules de droite.
Face à l'AfD, les vieilles règles semblent avoir disparu. Le journal taz
spécule allègrement sur la nécessité d'un militantisme exacerbé, tandis que « Campact »
a dressé une liste de 62 chaînes YouTube à boycotter. Il est clair que la cause
n'est pas la sauvegarde de la démocratie, mais bien la polarisation croissante.
Certains semblent vouloir voir le monde brûler. Quant à leurs motivations,
elles sont identiques à celles des démagogues d'extrême droite qui, caméras en
main et suivant les traces d'Ulrich Siegmund, invectivent, bousculent et
insultent de toutes sortes de journalistes de Die Wel et Der Spiegel,
car ils prétendraient détenir la vérité absolue.
Les transgressions sont tacitement acceptées par leurs bénéficiaires
respectifs, probablement avec une grande satisfaction. La campagne de
diffamation menée par les « Bonnes Forces » contre le FDP n'a
certainement pas entraîné de prise de distance de la part des militants rouges
et verts. « Campact » demeure l'allié naturel de la gauche. Ulrich
Siegmund adresse un signe de tête amical à l'agitateur qui invective les
journalistes lors de ses événements, et l'a même encensé il y a quelques
semaines, bien qu'il connaisse sans doute déjà le comportement et le caractère
de ce dernier bien avant ces récents débordements.
En Saxe-Anhalt, les forces centrifuges s'intensifient rapidement, alimentées de
toutes parts. Un mur de séparation se dresse contre le bon sens, la coexistence
démocratique et l'État de droit. On semble davantage préoccupé par la
construction de ces murs que par la question de savoir qui ou quoi est
réellement menacé.
C'est pourquoi il est si important de s'opposer à cette folie de tous bords. Et
pas de manière aussi maladroite et peu professionnelle que la CDU. Je crois que
le besoin de clarté et de bon sens est plus fort qu'on ne le pense. Et plus
puissant. C'est pour cela que je continuerai à me battre.
> Voilà beaucoup de mots de la part de Friedrich Merz pour dire : j'ai échoué. Mon mandat a été, jusqu'à présent, un gâchis pour l'Allemagne, et je dois dire que je n'ai aucune idée de ce que l'avenir nous réserve. La CDU s'est égarée. Elle n'est plus le pilier du centre-droit.
> En ne respectant pas ses promesses électorales de manière délibérée, Friedrich Merz a détruit la confiance du public à une vitesse fulgurante depuis son entrée en fonction.
> Il n'est pas nouveau que le gouvernement fédéral ne tienne pas ses promesses. Mais ce manque de scrupules devient de plus en plus flagrant. L'argent ne manque pas. Il faudrait simplement des personnes au gouvernement qui sachent comment le gérer.
> Jusqu'à présent, nous n'avons pas livré de Taurus (...), mais si la menace hybride de l'Allemagne persiste, nous ferons tout pour que l'Ukraine obtienne les armes dont elle a besoin pour se défendre massivement contre la Russie.
> Les employeurs devraient plutôt être autorisés à verser une prime non imposable aux employés qui restent en bonne santé. Ce serait une incitation simple et sans lourdeurs administratives.
Martin Hagen (secrétaire général)
> L'Allemagne est un pays où la fiscalité est élevée, mais au lieu d'alléger
les impôts, la coalition propose une nouvelle taxe chaque semaine. Les
entreprises spécialisées en intelligence artificielle, déjà réticentes à se
lancer ou à s'implanter en raison d'un contexte économique défavorable, vont
devoir supporter des coûts supplémentaires.
> La coalition rouge-noire privilégie l'augmentation des impôts plutôt que l'allègement fiscal. Une réforme de l'impôt sur le revenu qui ne compense pas intégralement la progression des tranches d'imposition représente une nouvelle ponction importante sur le budget des citoyens.
● Autriche
♦ Neos
> Notre système de retraite doit rester financièrement viable pour les
générations futures. Des cotisations plus élevées ? Nous n’en voulons pas.
Des pensions plus faibles ? Nous n’en voulons pas non plus. C’est pourquoi
nous devons avoir une discussion franche sur le relèvement de l’âge de la
retraite. Nous voulons un système de retraite adapté aux générations futures,
un système sur lequel nos enfants puissent compter.
> Éviter de s'attaquer aux problèmes pour priver le FPÖ de toute influence ? Pas avec nous, NEOS. Yannick Shetty, chef du groupe parlementaire NEOS, appelle à une politique d'intégration honnête et factuelle dans le journal « Der Standard » : Une carte de l'intégration, inspirée du système danois, devrait servir à identifier scientifiquement les zones critiques de chômage, de criminalité et d'éducation, afin que le gouvernement fédéral, les Länder et les municipalités puissent prendre des mesures ciblées avant que des sociétés parallèles n'émergent. « L'intégration est avant tout une responsabilité. Quiconque souhaite vivre en Autriche doit faire preuve de volonté de contribuer. »
> Les réformes doivent profiter à la population. Notre proposition : si les réformes permettent de réaliser des économies supérieures aux prévisions, cet argent ne sera pas immédiatement dépensé. La moitié servira à réduire la dette, et l’autre moitié sera restituée aux contribuables sous forme de crédit d’impôt. Ainsi, la réussite de la consolidation budgétaire se transforme en un véritable dividende de la réforme.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Ratko Mladić est un criminel de guerre condamné. Le Boucher de Bosnie a
été reconnu coupable de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de
génocide. Il incarne certaines des pires atrocités de notre histoire
européenne, notamment le génocide de Srebrenica. Il est honteux et
irrespectueux envers les victimes et leurs familles de réserver de tels
honneurs à ses funérailles. Je condamne cet acte avec la plus grande fermeté et
j'ai transmis ce message à mon homologue serbe chargé des affaires européennes
ce matin. C'est un pas qui éloigne la Serbie des valeurs fondamentales de l'UE
que sont le respect de la dignité humaine, les droits de l'homme et la lutte
contre l'impunité, allant à l'encontre des attentes envers un pays candidat à
l'UE.
> La responsabilité de la Russie dans la tentative d'attaque par drone à l'aéroport de Leipzig/Halle est extrêmement grave. En tant qu'État membre de l'UE et allié de l'OTAN, la Belgique est pleinement solidaire de l'Allemagne et je soutiens sans réserve les mesures annoncées par mon collègue allemand, Johann Wadephul, du ministère allemand de l'Intérieur. J'ai demandé la convocation de l'ambassadeur de Russie. Cette attaque s'ajoute à une longue série d'incursions inacceptables sur le territoire d'autres alliés de l'UE et de l'OTAN ces derniers mois. Il est essentiel de bien comprendre ce que cela signifie : le terme « hybride » ne doit pas devenir un euphémisme pour agression. Une opération impliquant des explosifs sur le sol européen constitue un acte hostile extrêmement grave. La Russie ne peut pas croire qu'elle peut mener de telles opérations dans nos pays en toute impunité. Le territoire européen et celui de nos alliés ne sont pas une zone grise où la Russie peut agir en toute impunité.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Sûreté alimentaire : l’Europe fait respecter ses standards face au Brésil.
À partir de ce jeudi 3 septembre, le Brésil ne pourra plus exporter vers
l’Union européenne plusieurs catégories de produits animaux.
La suspension des importations brésiliennes de produits animaux est une
décision nécessaire. Elle rappelle une exigence simple : l’accès au marché
européen doit être conditionné au respect de nos règles.
Veillons maintenant à ce que ces bonnes intentions ne disparaissent pas au
profit d’un quelconque marchandage politique.
> Bonne nouvelle pour l’innovation européenne dans
la défense Notre Commission Industrie, au sein du Parlement européen, vient de
valider l’accord sur AGILE, un programme de 115 millions d’euros pour aider nos
PME à passer plus rapidement de l’idée et du prototype à des solutions
réellement opérationnelles.
Face au retour des conflits de haute intensité, l’Europe doit aussi être
capable d’innover et de produire ses propres solutions de défense.
C’est exactement le type d’investissement dont nous avons besoin : moins de
temps perdu, plus d’innovation, plus de capacités européennes.
> C’est
profondément choquant. L’Europe affirme que les colonies israéliennes sur le
territoire palestinien sont contraires au droit international, mais elle est
incapable d’en tirer les conséquences concrètes. Le droit international ne peut
pas être à géométrie variable
C’est d’abord un problème de droit international. Les colonies israéliennes
sont illégales et l’Union européenne le reconnaît elle-même depuis des années.
C’est ensuite un problème de protection des consommateurs. Les citoyens
européens ont le droit de savoir d’où viennent les produits qu’ils achètent. Si
l’origine réelle est dissimulée ou rendue ambiguë, la confiance est rompue.
Enfin, c’est un problème de crédibilité politique. L’Europe ne peut pas
condamner l’expansion des colonies d’un côté et continuer à importer les
produits qui en sont issus de l’autre.
La Belgique, elle, a choisi d’avancer. Notre pays a approuvé en juillet
l’interdiction des importations de produits provenant des colonies israéliennes
dans les territoires palestiniens occupés.
La Belgique montre qu’il est possible d’agir. Mais face à un enjeu qui concerne
le respect du droit international, une réponse européenne reste indispensable.
Nous ne pouvons pas demander à certains États membres d’être cohérents seuls
tout en laissant l’Union incapable de prendre une décision collective.
> Shein reste un géant mondial bien sûr, ne nous trompons pas.
Mais cette entrée en Bourse montre quelque chose
d’intéressant : quand les règles du jeu se rapprochent, l’écart entre les
modèles devient beaucoup moins spectaculaire.
On parle beaucoup de la concurrence des plateformes chinoises comme d’une
fatalité. Des prix impossibles à battre, des millions de produits, des
livraisons partout en Europe…
Mais il faut regarder ce qui se cache derrière ces prix.
Une entreprise européenne qui met un produit sur le marché doit respecter nos
règles de sécurité, de traçabilité, de fiscalité, de protection du
consommateur, d’environnement.
Et surtout, elle doit pouvoir démontrer qu’elle les respecte. Pour une
plateforme qui fait produire des millions de références auprès d’une multitude
de fournisseurs à l’autre bout du monde, contrôler réellement le respect de ces
règles a un coût considérable.
Ce coût, quelqu’un doit le payer. Et c’est précisément là que la concurrence
peut devenir profondément déséquilibrée.
Si l’on considère qu’un produit est conforme parce qu’il est vendu sur notre
marché, alors le modèle paraît extraordinaire.
Mais si l’on doit réellement vérifier sa conformité, contrôler sa traçabilité,
s’assurer qu’il respecte nos normes et faire appliquer nos règles, les calculs
économiques changent.
Ce n’est pas une question de punir Shein parce qu’elle est chinoise. Ce n’est
même pas, ici, une question de savoir si nous aimons ou non l’ultra-fast
fashion.
C’est une question beaucoup plus simple : est-ce que les mêmes règles
s’appliquent à tout le monde ?
Si oui, alors la concurrence devient plus équitable. Et c’est précisément pour
cela que l’Europe a commencé à agir.
Nous renforçons les contrôles sur les produits qui entrent sur notre marché.
Nous avons mis fin à certains avantages dont bénéficiaient les petits colis
venant de pays tiers.
Nous faisons appliquer nos règles aux grandes plateformes numériques. Et nous
devons continuer.
Parce que je refuse deux visions opposées qui me semblent toutes les deux
erronées.
La première consiste à dire : « Ces géants sont tellement puissants que nous
ne pouvons rien faire ». La seconde consiste à se réjouir de leurs
difficultés et à croire que leur modèle va simplement disparaître.
Ni l’une ni l’autre n’est juste.
Shein n’est pas en train de disparaître. Mais lorsque nous lui demandons de
jouer avec les mêmes règles que les autres, son avantage paraît déjà beaucoup
moins invincible.
Et c’est là que l’Europe a une vraie carte à jouer.
Le constat est finalement assez simple : lorsque les mêmes règles s’appliquent,
les écarts se resserrent.
À l’Europe maintenant de faire en sorte que ces règles soient réellement
contrôlées et réellement appliquées.
Parce que notre marché n’est pas une faiblesse. C’est notre principal levier de
puissance.
> [Relation Europe-Chine] L’Europe a été trop naïve. Subventions massives, dépendances stratégiques, accès à notre marché sans toujours garantir les mêmes règles de concurrence : nous ne pouvons plus fermer les yeux. Le temps du constat est passé. Il faut maintenant agir. Commerce, matières premières critiques, technologies, concurrence : l’Europe doit défendre ses intérêts avec la même détermination que ses partenaires. Je soutiens pleinement cette ligne.
> Malades de longue durée : mieux contrôler pour
mieux protéger ? Notre sécurité sociale est l’une des grandes forces de notre
modèle de société. Face à la maladie, à un accident de la vie ou à une
incapacité durable de travailler, chacun doit pouvoir être protégé. C’est tout
le sens de notre solidarité : garantir à chacun la sécurité et la dignité
nécessaires pour faire face aux épreuves de la vie. Mais la solidarité implique
aussi des droits et des devoirs. Chaque euro de la sécurité sociale doit aller à
celles et ceux qui en ont réellement besoin. Lorsqu’il y a des abus, ils
doivent être détectés et sanctionnés. C’est une question de justice, mais aussi
de confiance dans notre système. Les premiers résultats montrent que le
renforcement des contrôles produit ses effets : les cessations d’indemnités
après contrôle ont par exemple augmenté de 58,3 % aux Mutualités Libres entre
les premiers semestres 2024 et 2026. C’est précisément la volonté de ce
gouvernement : mieux contrôler pour mieux protéger. Protéger sans réserve
celles et ceux qui sont réellement malades et qui ont besoin de notre
solidarité. Mais agir avec fermeté lorsqu’il y a des abus. Et notre action ne
peut évidemment pas s’arrêter au contrôle.
Nous devons:
- Continuer à investir dans la prévention pour éviter que des travailleurs ne
tombent en incapacité.
- Lutter contre les abus, d’où qu’ils viennent : ceux des travailleurs qui
profiteraient indûment du système, mais aussi ceux des employeurs qui ne
respecteraient pas leurs obligations, ne prendraient pas suffisamment au
sérieux la prévention.
Une sécurité sociale forte, c’est une sécurité sociale juste : solidaire avec
ceux qui en ont besoin, exigeante face aux abus, engagée dans la prévention et
mobilisée pour permettre le retour au travail chaque fois que celui-ci est
possible.
> Le choix des Islandais de ne pas reprendre les négociations d’adhésion à l’Union européenne doit être entendu comme un signal. Plus que jamais, dans un monde instable et brutal, nous avons besoin de l’Europe et de notre modèle européen. Mais l’Europe doit aussi savoir se réinventer. Retrouver de l’élan, de l’ambition, de la simplicité. Redevenir une machine à rêver et une machine à gagner. Une Europe qui protège, qui innove, qui crée de la prospérité et qui donne envie de la rejoindre. Le projet européen est plus nécessaire que jamais. À nous de le rendre à nouveau désirable.
♦ DéFI
Sophie Rohonyi (présidente)
> 18 mois que DéFi demande au gouvernement des filets anti-drones, des
brouilleurs gsm efficaces… Le procureur du Roi l’a confirmé : la Ministre n’a rien
fait. Résultat : les narcos poursuivent leur trafic de la prison. C’est un
scandale!
François de Smet (député)
> Et si on sauvait à la fois des vies et les finances publiques ? Si la
Belgique portait son effort de prévention à 4 % de ses dépenses de santé — la
moyenne européenne — elle sauverait des milliers de vies. Et des milliards
d'euros en soins qu'elle n'aurait plus à payer. Aujourd'hui, nous en consacrons
1,8 %. Deux fois moins que la moyenne des pays de l'OCDE.
Le résultat est un paradoxe que peu de gens connaissent : la Belgique a
l'un des meilleurs systèmes de soins d'Europe, et le pire bilan de l'Union des
Quinze en matière de décès évitables par la prévention. Nous excellons à
réparer ce que nous ne faisons presque rien pour éviter.
Ça se voit dans nos vies. Nous vivons 82,6 ans en moyenne, mais seulement
64 en bonne santé. Dix-neuf années avec des limitations. Et entre les plus et
les moins diplômés, l'écart d'espérance de vie sans incapacité atteint treize
ans.
Ça se voit dans nos comptes. Fin 2025 : 576 643 malades de longue durée. Un
record.
Pourquoi ? Parce que la prévention est éclatée entre douze ministres, et que
celui qui devrait investir n'est jamais celui qui récolte. Les Régions paient.
Le fédéral encaisse les économies. Résultat : personne n'investit.
Notre proposition : un seul pilote, le fédéral — sans créer un organisme de
plus. Un budget doublé, financé par une fiscalité intelligente : une taxe sodas
qui pousse les industriels à réduire le sucre au lieu de taxer aveuglément, un
prix minimum sur l'alcool, un Nutri-Score obligatoire.
Ce que ça donne :
- 4 000 à 6 000 décès prématurés évités chaque année
- 50 000 malades de longue durée en moins
- 3 milliards d'euros d'économies nettes par an Soigner aussi bien, en
dépensant mieux.
C'est le seul plan d'économies en santé qui commence par sauver des vies.
> Pacte national prévention.
- Le constat. La Belgique soigne remarquablement bien. Et prévient
remarquablement mal. Nous avons l'un des meilleurs systèmes de soins d'Europe :
espérance de vie au-dessus de la moyenne, mortalité traitable parmi les plus
basses du continent, accès excellent. Et nous sommes derniers de l'UE-14 pour
la mortalité que la prévention aurait pu éviter. Ce n'est pas un manque de
savoir-faire. C'est un vice de construction : la prévention est éclatée entre
douze ministres, et celui qui devrait investir n'est jamais celui qui récolte.
Le Pacte national prévention est la réponse : une politique de prévention
unifiée au fédéral, au budget doublé, évaluée. Sauver des milliers de vies et
dégager 3 milliards d'économies nettes par an — sans toucher à la qualité des
soins ni à la facture des patients. Ce que nous réussissons : 82,6 ans
d'espérance de vie, un an au-dessus de la moyenne européenne. Une mortalité
traitable — celle que des soins de qualité permettent d'empêcher — parmi les plus
basses d'Europe. 1,5 % seulement de besoins de soins non satisfaits. Ce que
nous ratons : la dernière place de l'UE-14 pour la mortalité évitable par la
prévention, chez les hommes comme chez les femmes (KCE, 2024). 1,8 % de nos
dépenses de santé consacrées à prévenir, contre 3,4 % en moyenne dans l'OCDE.
25 600 décès par an liés à des facteurs de risque que l'on sait réduire. Nous
excellons à réparer ce que nous n'avons pas cherché à éviter. Et cela nous
coûte 4 570 € par habitant et par an, 20 % de plus que la moyenne européenne.
Nous dépensons 64 milliards d'euros par an pour la santé. Et moins de 2 % de
cette somme pour éviter d'avoir à soigner. 1,8 % en Belgique. 3,4 % en moyenne
dans l'OCDE. 5,2 % aux Pays-Bas. Nous sommes près de deux fois sous la moyenne
des pays comparables. Le Pacte national prévention porte ce budget à 4 % des
dépenses de santé, soit 2,55 milliards par an au lieu de 1,15. L'effort
supplémentaire – 1,4 milliard – est financé en majorité par une fiscalité
comportementale rénovée, pas par une ponction nouvelle sur les patients. La
Belgique paie sa non-prévention trois fois. Une première fois en soins : 64
milliards de dépenses de santé par an, 10,8 % du PIB, dont 41 milliards de
soins remboursés par l'INAMI. Une deuxième fois en indemnités : 14,85 milliards
d'indemnités d'incapacité de travail en 2024, troisième budget de la sécurité
sociale, en route vers 19 milliards en 2029. Fin 2025, l'INAMI recensait 576
643 malades de longue durée — 105 000 de plus qu'il y a cinq ans. Une part
substantielle relève de pathologies largement prévenables : troubles
musculo-squelettiques, burn-out, maladies cardiovasculaires et métaboliques. Et
une troisième fois en vies. Cette facture-là, personne ne la présente jamais
quand on discute du budget des soins de santé.
- La proposition. Pourquoi la Belgique, qui sait soigner, ne sait pas prévenir
? Selon la façon de compter, six à douze ministres détiennent une parcelle de
compétence en santé. Mais le vrai problème n'est pas le nombre : c'est le
désalignement des incitants. Les communautés et les régions financent la
prévention sur leurs budgets. Les économies qu'elle génère — hospitalisations
évitées, invalidités évitées — reviennent au fédéral, via l'INAMI. Pour une
entité fédérée, investir dans la prévention est donc une dépense sans retour.
Chacun agit rationnellement. C'est l'ensemble qui est absurde. Et le résultat
était prévisible : le pays plafonne sous les 2 % quand les Pays-Bas dépassent 5
%. D'où notre proposition : confier la prévention à un pilote unique, le fédéral
— seul niveau qui récupère financièrement les fruits de ce qu'il investirait.
Notre proposition tient en une phrase : un seul pilote pour la prévention, le
fédéral.
Voici comment.
1. Un pilote unique, sans créer d'organisme de plus. Une direction générale de
la prévention au sein du SPF Santé publique — une administration qui existe
déjà — dotée d'un budget propre inscrit à l'INAMI et pilotée par un comité de
gestion associant Sciensano, le KCE et les entités fédérées. Le paysage
institutionnel belge de la santé ne manque pas d'organismes ; en créer un de
plus retarderait le démarrage de plusieurs années.
2. Les opérateurs de terrain maintenus, et enfin financés pour ce qu'ils font.
AViQ, Departement Zorg, Cocom, Cocof, ONE, Kind en Gezin ne sont ni supprimés
ni absorbés. Ils deviennent opérateurs conventionnés du plan national, sur
contrats pluriannuels à objectifs chiffrés. Le fédéral fixe le cap, finance et
évalue ; les entités exécutent et adaptent au terrain.
3. Le budget doublé : 4 % des dépenses de santé, de 1,15 à 2,55 milliards par
an, financé en majorité par une fiscalité comportementale rénovée.
4. Évalué par le KCE, suivi par Sciensano. Aucun programme financé sans preuve
coût-efficacité préalable, une clause d'extinction pour les programmes qui ne
délivrent pas, et des résultats publiés par région et par milieu social. Qui
paie récolte: le fédéral investit, le fédéral économise.
- Les campagnes Le Pacte que nous proposons mettra en place une campagne de
sensibilisation sur quatre ans : 2027 — Cœur & côlon. « Connaissez vos
chiffres » : dépistage systématique de l'hypertension, du cholestérol et de la
glycémie chez le généraliste et en pharmacie. Rattrapage colorectal en Wallonie
et à Bruxelles, avec envoi automatique du kit d'auto-prélèvement à domicile,
selon la méthode flamande. 2028 — Diabète & cancers féminins. Dépistage
ciblé du prédiabète et coaching de mode de vie remboursé. Bascule du dépistage
du sein vers le programme organisé partout. Auto-prélèvement HPV généralisé et
vaccination scolaire filles-garçons : objectif 90 % dans les trois régions — le
premier cancer éradicable. 2029 — Tabac & santé mentale. Sevrage tabagique
intégralement remboursé, campagne « génération sans tabac ». Plan burn-out et
TMS avec les partenaires sociaux, détection précoce en entreprise, parcours de
retour au travail. Dépistage ciblé du cancer du poumon. 2030 — Alcool &
obésité infantile. Prix minimum, campagne jeunes. Programme écoles : repas
sains, une heure d'activité physique quotidienne, fin du marketing alimentaire
vers les enfants. Fil rouge : chaque objectif de couverture est doublé d'un
objectif de réduction des écarts sociaux et territoriaux.
● Danemark
♦ Gouvernement
♦ Venstre liberale parti
> Depuis trop longtemps, nous n'en avons pas fait assez. C'est pourquoi la
position du Parti libéral est claire : nous devons préserver la vie dans nos
fjords et nos eaux intérieures. Cependant, nous insistons sur le fait que
l'équilibre est essentiel. Nous pouvons protéger notre environnement et la
nature tout en assurant une production alimentaire solide au Danemark.
> Le Parti libéral n'est pas un parti de protestation. Nous sommes un parti d'influence. C'est pourquoi nous resterons à la table des négociations, afin de garantir un juste équilibre. Car nous voulons préserver la vie dans nos eaux intérieures et assurer une production alimentaire solide au Danemark.
> Nous comprenons les préoccupations de certains producteurs alimentaires, mais nous insistons sur le fait que nous devons à la fois mieux prendre soin de notre environnement marin et continuer à produire de bons produits alimentaires danois.
> L’Europe devrait-elle s’approvisionner en pétrole et en gaz de la mer du Nord d’ici à 2050 ou devrait-elle importer davantage du Moyen-Orient ? Au sein du Parti libéral, la réponse est évidente. Malheureusement, le gouvernement ne suit pas cette voie.
● Espagne
♦ Ciudadanos
> Nous nous joignons aux manifestations en soutien à #Ceuta. Cela fait
un mois qu’ils sont abandonnés par un Gouvernement brisé, faible et incapable
de garantir leurs droits et libertés. Il ne s’agit pas de gauche ou de droite.
Il s’agit de défendre nos citoyens. Ceuta n’est pas seule.
● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom
> 100 jours de gouvernement, 22 propositions de réforme du système Il y a
100 jours, Momentum a présenté un ensemble de propositions visant à transformer
le système. Ces propositions n'ont aucune incidence sur le budget ; leur
mise en œuvre ne requiert que la volonté politique. Aujourd'hui, 100 jours plus
tard, nous avons analysé la mise en œuvre de nos propositions par le
gouvernement et constaté lesquelles ont été appliquées, totalement ou
partiellement.
Szilas Kincso (présidente)
> Félicitations à Anna Unger, nommée par la Commission parlementaire de
la justice et des affaires constitutionnelles au poste de présidente de
l'Office national de recouvrement et de protection des avoirs. La direction de
cet office représente une immense responsabilité, car le pays tout entier
observera attentivement qui, et quand, la justice traquera les criminels
économiques de l'ancien régime. Nous savons que le processus sera long et
difficile, mais nous attendons, à juste titre, beaucoup de l'Office national de
recouvrement et de protection des avoirs. La responsabilisation, l'arrestation
des criminels, des jugements équitables et le recouvrement des biens publics
volés sont des conditions indispensables à la mise en œuvre du changement de
régime.
● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)
> Merci aux jeunes que j'ai rencontrés aujourd'hui à Ballymun d'avoir
contribué au succès du Sommet sur la pauvreté infantile. Aider les enfants à
réaliser leur plein potentiel et à vivre une enfance épanouie en toute sécurité
est une priorité absolue pour ce gouvernement.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> Quelqu’un assumera-t-il la responsabilité d’expliquer au pays dans quelle
phase de l’histoire nous nous trouvons et comment en sortir ?
Expliquerons-nous comment remédier à la pénurie d’essence et aux prix qui en
découleront cet hiver, sans offrir à la Russie la victoire qu’elle n’a pas su
obtenir sur le terrain ? Quelqu’un proposera-t-il un plan pour
rééquilibrer les échanges commerciaux avec la Chine, qui détruit une partie de
l’industrie manufacturière européenne par des pratiques déloyales ?
Dira-t-on aux Italiens qu’une attaque russe contre un pays européen équivaut à
une attaque contre l’Italie, et que nous devons donc protéger le flanc oriental
de l’Europe ? Approuverons-nous le bouclier démocratique pour empêcher
Poutine, Xi et Trump d’influencer les élections ? Proposerons-nous un plan
pour construire une Europe fédérale capable de nous protéger des nouveaux
empires ? Lancerons-nous réellement l’énergie nucléaire ?
Sécuriserons-nous nos infrastructures critiques et adopterons-nous enfin une
loi sur le climat qui encadre les événements extrêmes désormais
inévitables ? Les primaires sont une fête populaire ; une fête
tribale à Bari. Je n’ai pas l’impression que ces célébrations reflètent le rôle
de la politique aujourd’hui. Mais ce n'est pas nous, chez Azione, qui décidons
de cela. Nous pouvons seulement faire de la politique différemment. Le reste
dépend des citoyens.
> Giorgia Meloni célèbre son mandat gouvernemental record. Mais, à vrai dire, il y a peu de raisons de se réjouir. Le pays sort d'un été difficile, où familles et entreprises sont aux prises avec la flambée des prix du carburant, les factures et un coût de la vie toujours élevé. Servir son pays, c'est faire tout son possible chaque jour pour améliorer sa situation. Ne célébrons pas le mandat de notre gouvernement tant que les problèmes persistent.
> Les prix du gaz ont recommencé à augmenter pour se rapprocher des niveaux de 2023, et il existe un risque réel qu'en cas de conditions extrêmes (ou d'attaques hybrides contre les infrastructures), les installations de stockage soient menacées. Des mesures concernant les prix et les approvisionnements sont possibles et ont été proposées au gouvernement et au Parlement par Azione. Les factures d'électricité ont déjà augmenté de 6,9%. Nous nous efforçons d'entamer rapidement des discussions avec la majorité et l'opposition. Une nouvelle crise du gaz aurait de graves répercussions géopolitiques et renforcerait Moscou. Il s'agit d'une question de sécurité nationale.
> L'AFD, le Front national, le Futuro Nazionale, la Lega Salvini, le M5S et Il Fatto sont des alliés et des propagandistes, certains ayant des liens financiers avérés, d'un dictateur qui lance des attaques directes contre le cœur de l'Europe. Il est temps d'activer en Italie et en Europe le mécanisme envisagé dans notre proposition de « bouclier démocratique » afin de renforcer les pouvoirs d'enquête des services de sécurité et le contrôle du soutien apporté aux campagnes sur les réseaux sociaux. Les traîtres à la solde d'une puissance hostile ne peuvent faire partie du processus démocratique normal. Ils doivent être isolés et poursuivis avec toute la rigueur de la loi. Faute de quoi, la démocratie européenne sera démantelée de l'intérieur.
> Les Allemands ont eu le courage de reconnaître la responsabilité de la Russie dans l'attentat de Leipzig. Ignorer la réalité n'est pas une solution. Nous devons nous unir et nous renforcer si nous voulons éviter un conflit que Moscou semble de plus en plus déterminé à provoquer. Nous demanderons au gouvernement, au Parlement, de faire rapport sur l'incident de Colleferro.
> Onze pays, parmi lesquels des États européens majeurs, des gouvernements socialistes, libéraux et conservateurs, ainsi que des gouvernements alliés au nôtre, ont signé une lettre demandant une réduction du droit de veto en matière de politique étrangère. Il s'agit d'un premier pas courageux et important qui énonce clairement un principe simple mais nécessaire : sans une politique étrangère unifiée, mais rapide et efficace, l'Europe ne peut rivaliser avec les grandes puissances internationales ni tirer parti des enjeux géopolitiques. Construire une Europe unie et fédérale exige du courage. À en juger par le refus du gouvernement Meloni de signer cette lettre, notre gouvernement en manque.
> Azione ne rejoindra pas deux coalitions qu'elle juge incapables de gouverner l'Italie, contradictoires en matière de politique étrangère et étrangères au processus de construction européenne, de surcroît composées de pro-Poutine. Comme chacun sait, nous nous battons depuis des années pour donner une représentation au Centre réformiste libéral européen et au Centre fédéraliste. Ce tweet faisait référence au second tour de l'hypothétique élection partielle, si la droite centre-droite l'utilisait pour placer subrepticement Vannacci au sein de la coalition gouvernementale.
> Salvini et Le Pen prônent un avenir sans Europe. Ils ne font que bavarder. Salvini, après nous avoir fait tourner en bourrique pendant dix ans en refusant l'euro, a renié sa parole à six reprises et a même soutenu le gouvernement Draghi. Le Pen fera de même ; sans l'euro, la dette française serait aussi longue à tenir qu'un chat sur un périphérique.
♦ Spazio pubblico
Pina Picierno (leader)
> Mon opinion sur les quatre années du gouvernement Meloni. En résumé, je
pense que la défaite de la droite est à la fois culturelle et politique. Et que
la grande chance de Meloni a été de pouvoir compter sur une opposition
identitaire et indécise.
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> Nous sommes impatients de présenter, lors de la Journée du budget, des
plans qui permettront de faire progresser les Pays-Bas. Des plans qui
permettront des avancées significatives sur des enjeux majeurs, tels que la
construction de logements, le renforcement de l'économie et la sécurité du
pays. Nous avons intégré ces plans dans un budget que nous présenterons au
Parlement avec confiance. Nous mettrons tout en œuvre pour obtenir le soutien
le plus large possible.
> Aux Pays-Bas, vivre pleinement et librement son identité devrait être une évidence. Ce matin, j'ai discuté avec des étudiants juifs de leur identité, de leur vie étudiante et de ce que signifie pour eux être à la fois juifs et néerlandais. Nous avons parlé de traditions, de famille, de foi, d'amitié et de tout ce qui rend leur identité si particulière. Ce qu'ils m'ont surtout transmis, c'est qu'il ne faut pas se contenter de parler des soucis et des moments difficiles, mais aussi de la beauté d'être juif aux Pays-Bas. J'ai trouvé ce message essentiel. Les jeunes devraient pouvoir se concentrer avant tout sur leurs études, se faire des amis, tomber amoureux, faire la fête et construire leur avenir. Et, bien sûr, ils doivent pouvoir le faire librement et en toute sécurité. Je leur ai rappelé que les Pays-Bas défendent fermement la sécurité et la liberté de la communauté juive. Ensuite, les étudiants m'ont offert une mezouza en porcelaine de Delft, conçue spécialement pour eux : un petit tube contenant des versets de la Torah. Un geste symbolique qui unit le judaïsme et le néerlandais. Elle trouvera une belle place en souvenir de cette précieuse conversation.
> Avec Brainport Eindhoven et des entreprises comme ASML, entre autres, les Pays-Bas constituent un terreau fertile pour l'innovation. Ajoutons à cela l'impressionnante capacité technologique française – avec un pionnier de l'IA comme Mistral – et l'on comprend aisément l'atout technologique de nos pays. Le président Macron a visité notre pays aujourd'hui. Nous sommes tous deux convaincus que, collectivement, nous pouvons exploiter encore mieux notre immense potentiel et que, collectivement, nous pouvons et devons devenir un géant de l'IA et des technologies. Cela signifie que nous allons mieux connecter les entreprises, la recherche, les talents et l'industrie. Que nous allons stimuler les investissements, garantir une meilleure réglementation et une infrastructure énergétique performante. Afin que nos entreprises technologiques puissent se développer et exceller. La France et les Pays-Bas ne sont pas seuls dans cette démarche. Dans les prochains mois, avec d'autres pays européens, comme l'Allemagne, et la Commission européenne, nous unirons nos forces à celles de nos principales entreprises technologiques européennes.
> Les drones chargés d'explosifs à l'aéroport de Leipzig, dans lesquels les services de renseignement allemands soupçonnent la Russie d'être impliquée, marquent une nouvelle étape dans la menace russe. Ce matin, @ministerBZ Berendsen convoque l'ambassadeur de Russie. Nous restons solidaires des Allemands et, en tant qu'Europe, nous demeurons unis pour condamner ce type d'actions.
> Cet après-midi, j'ai eu une conversation constructive avec Dagmar Oudshoorn, directrice d'Amnesty International Pays-Bas. Amnesty International œuvre pour la défense des droits humains dans le monde entier. Ses campagnes, ses rapports et ses lettres nous permettent de rester vigilants et de mettre en lumière des situations qui pourraient autrement passer inaperçues, tant aux Pays-Bas qu'à l'étranger. Trois thèmes ont été au cœur de notre discussion, notamment la nécessité de protéger l'ordre juridique international. Les Pays-Bas continuent de plaider fermement en ce sens, notamment en tant que pays hôte de juridictions internationales importantes. La protection des migrants et des réfugiés dans le cadre de la coopération migratoire a également été abordée, ainsi que les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le racisme et les discriminations aux Pays-Bas.
> Nous sommes heureux d'être parvenus à un accord sur le budget de l'année prochaine. Les négociations n'ont pas été sans difficultés, mais cet accord est essentiel. Le jour du budget, nous présenterons des plans qui relanceront l'économie néerlandaise. Des plans qui permettront de réaliser des avancées significatives sur les grands dossiers au point mort depuis trop longtemps. C'est pour cela que nous agissons.
> L'une des missions les plus importantes de ce gouvernement est d'assurer la sécurité des Pays-Bas. Or, face à des menaces d'une ampleur sans précédent, il s'agit d'un défi majeur. Afin de doter les services de renseignement et de sécurité des capacités nécessaires, nous mettons en place une nouvelle loi : la loi sur la protection de la sécurité nationale par les services de renseignement et de sécurité. Cette loi vise à garantir que les services puissent accomplir leur mission de la manière la plus efficace possible.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Vous vivez dans une petite ville ? Votre vote ne devrait pas
avoir moins de poids que celui d’un habitant d’un village voisin. Polska 2050
souhaite égaliser ces droits et donner davantage de pouvoir de décision aux
citoyens.
> Polska 2050 renforce progressivement le pouvoir d'agir local. Les habitants connaissent mieux que quiconque les besoins de leurs quartiers et de leur environnement immédiat. Nous voulons leur donner plus d'influence, une représentation plus forte et les outils nécessaires pour transformer leurs idées locales en actions concrètes. En résumé : plus de décisions prises au plus près des citoyens, moins de décisions prises au-dessus de leur tête.
> La Pologne locale n'est pas moins bien lotie que la Pologne métropolitaine. C'est pourquoi nous la renforçons par des solutions concrètes. Ce projet prévoit la création de lotissements dans les villes situées au sein de communes de moins de 20 000 habitants, et leur conférer un statut équivalent à celui des conseils de village. Les habitants éliront directement leurs présidents et leurs conseils, auront leurs propres représentants et seront davantage consultés sur les décisions qui affectent leur environnement immédiat. Les quartiers seront également soumis aux règles du fonds communal, ce qui leur permettra de mettre en œuvre des investissements et des initiatives locales. Que vous viviez en ville ou à la campagne, votre voix comptera autant.
> Nous avons eu un débat constructif et constructif sur les locations de courte durée et le logement. « Votre voix n'est pas restée lettre morte ; elle a été entendue dans les actions du gouvernement », a conclu Kpelczynska. Grâce à Polska 2050, le projet de loi amendé renforce les droits des résidents et des collectivités locales.
> La persévérance de Polska 2050 a porté ses
fruits. Les habitants et les collectivités locales ont voté en faveur de la loi
sur les locations de courte durée !
Qu'avons-nous obtenu ?
1. Les copropriétés et les coopératives pourront interdire les services hôteliers
dans leurs immeubles.
2. Les collectivités locales décideront des zones autorisées pour les locations
de courte durée.
3. Les habitants disposeront des moyens de réagir en cas d'infractions à la réglementation
et de troubles de voisinage.
Nous n'interdisons pas les locations. Nous civilisons le marché et rétablissons
l'équilibre.
> Entendre le PiS parler de dépolitisation du Tribunal constitutionnel, c'est comme si un pyromane donnait des cours de sécurité incendie.
> La droite est engluée dans le scandale des cryptomonnaies. Cependant, ce manque de contrôle affecte principalement les Polonais. Le président a bloqué à trois reprises un projet de loi qui était censé donner à l'État les moyens de contrôler le marché des cryptomonnaies et de protéger les consommateurs.
> La Russie intensifie ses activités de sabotage et de terrorisme dans les pays de l'Union européenne. Sebastian Pitoń, membre du groupe de Braun, affirme qu'un « mir russe » serait préférable pour la Pologne. Il est bon de se rappeler qui les partisans de Braun soutiennent réellement.
> Pendant que les politiciens polonais se disputent sur tout, la Russie teste les limites de ses prérogatives. Les actes de sabotage présumés à Skarżysko-Kamienna, les violations de l'espace aérien polonais et les cyberattaques ne relèvent pas du théâtre politique. Il s'agit d'une menace bien réelle.
> Polska 2050 garantit que la voix des citoyens
sera entendue, qu'on nous encourage ou qu'on nous mette des bâtons dans les
roues.
Nous l'avons dit dès le départ : les appartements sont faits pour y
vivre, pas pour faire du profit au détriment des résidents. Nous n'avons pas
baissé les bras. Nos solutions ont été intégrées au projet de loi du
gouvernement. Nous comptons maintenant sur un large soutien à la Diète !
> Polska 2050 n'est pas au gouvernement pour faire de la figuration. Nous sommes là pour soulever des problèmes que d'autres préfèrent ignorer. Écoles sans smartphones, augmentation des impôts, nouvelles règles pour les locations de courte durée : nous sortons des sentiers battus, et les conséquences se font sentir.
> Pour les enfants : vidéos, émojis et « j’aime ». Pour les géants du numérique : l’argent, toujours l’argent. Nous ne pouvons accepter que les plus grandes plateformes profitent de l’attention, des émotions et de la dépendance des enfants. Les enfants ne sont pas des produits ! Polska 2050 a commencé à reprendre le contrôle de l’enfance, la libérant ainsi des algorithmes. Dès aujourd’hui, les écoles sont sans smartphones. Prochaine étape : les réseaux sociaux seront interdits à partir de 15 ans !
> Un enfant n'est pas un simple utilisateur pour
les plateformes. Il est une source d'attention, de données et d'argent !
Plus de 60 % des enfants de 7 à 9 ans utilisent régulièrement les
réseaux sociaux et les plateformes vidéo. Chez les 13-15 ans, c'est
quasiment le cas de tous. Le projet « Polska 2050 » vise à créer des
écoles sans smartphones. Et nous comptons bien aller plus loin !
Il est grand temps de limiter l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de
15 ans. Car l'enfance ne peut pas être dictée par les algorithmes et les
profits des grandes plateformes. Nous ne retirons pas Internet aux enfants.
Nous imposons des limites aux plateformes.
> Il y a un peu plus d'un an, lorsque Polska 2050 a
déposé son projet de loi, la question « Pourquoi ? » se posait. Aujourd'hui, la
réponse est claire : les écoles doivent être sans smartphones et les enfants
doivent être protégés des algorithmes.
Sans Polska 2050, ce changement n'aurait pas eu lieu. Place maintenant à
l'étape suivante. Plus de 70 % des enfants polonais se disent accros aux
réseaux sociaux. C'est pourquoi nous sommes catégoriques : les réseaux sociaux
sont autorisés uniquement à partir de 15 ans !
> Et voilà l'info du jour ! 100 % du KPO
sera utilisé et les 272 objectifs ont été atteints. Nous avons réalisé cet
objectif en 2,5 ans, soit deux fois plus vite que le reste de l'UE
Il s'agit du plus important programme d'investissement polonais du XXIe siècle.
Il continuera de soutenir les écoles, les chemins de fer, l'énergie, les hôpitaux
et l'emploi pendant encore dix ans.
Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> Les documents finaux, reçus et paiements sont encore en cours de
réception jusqu'à minuit ce soir. Mais nous savons déjà : Chers Polonais, j'ai
le plaisir de vous annoncer que la mission est accomplie. 100 % des fonds du
KPO seront utilisés. Aujourd'hui est le dernier jour pour le règlement des
étapes clés, celles listées dans le KPO. Les 272 étapes seront toutes
réalisées. Les investissements financés par le KPO se poursuivront pendant
encore une décennie, stimulant notre développement et notre économie. Nous
avons accompli cela en deux ans et demi, soit deux fois plus vite que les
autres pays de l'UE. Il s'agit du plus grand projet d'investissement en Pologne
au XXIe siècle. C'est également ma plus grande responsabilité au sein du
gouvernement, en tant que coordinateur. Le KPO est le fruit du travail de 16
ministères, de dizaines de milliers d'élus locaux (de tous bords politiques) et
de citoyens de toute la Pologne. Voici un rapport sur les réalisations du KPO
et les perspectives d'avenir.
La Pologne est le moteur de la croissance au sein de l'UE, notamment grâce au
programme KPO. Selon les prévisions de la Commission européenne, notre PIB
devrait croître de 1,6 % cette année grâce à ce programme. Le montant du KPO
s'élève à 240 milliards de PLN, dont 150 milliards ont déjà été versés en
Pologne. 90 milliards de PLN supplémentaires seront transférés d'ici la fin de
l'année.
Des investissements d'une valeur de 90 milliards de PLN sont déjà en cours,
notamment :
- 26 000 nouvelles places en crèche.
- Plus de 500 écoles isolées.
- 120 centres de formation professionnelle.
- 600 projets d'adduction d'eau et d'assainissement en zone rurale.
- Accès à Internet haut débit pour 500 000 foyers en zones rurales et
mixtes.
- 3 298 nouvelles places en soins de longue durée et gériatriques, 478
services de cardiologie et d'oncologie rénovés.
- 1 916 bus et tramways supplémentaires dans les transports publics, 15
nouvelles voies de contournement et la suppression de 305 points noirs sur les
routes.
Le KPO comprend 54 réformes, dont la réforme de l'Inspection nationale du
travail, la création du Réseau national de cardiologie et d'oncologie, des
modifications de la loi sur l'énergie qui profitent aux prosummateurs et la
création du Système national de cybersécurité.
Que nous réserve encore le KPO ?
1. Les plus importants investissements de l’histoire en matière de
modernisation et de souveraineté énergétique. La modernisation de 15 % du
réseau électrique polonais est en cours, et des parcs éoliens sont en
construction en mer Baltique, qui alimenteront 2,4 millions de foyers.
2. D’importants investissements ferroviaires. Plus de 400 rames et
locomotives appartenant à des entreprises circulent déjà. Par ailleurs, plus de
500 km de lignes sont en cours de construction et de modernisation.
3. Des investissements dans la sécurité polonaise, financés par le Fonds de
sécurité et de défense du KPO, s’élèvent à 23 milliards de PLN et sont
destinés à la construction d’abris, au partage des routes locales et au
développement de technologies polonaises à double usage.
Les investissements du KPO se poursuivront pendant une dizaine d’années. Il
s’agit d’un projet générationnel, dont l’impact dépasse largement un seul
mandat.
♦ Unia Centrum
> Le 1er septembre 1939, avec l'attaque du Troisième Reich sur Wieluń et
Westerplatte, la Seconde Guerre mondiale débuta. Des millions de personnes
perdirent la vie, des villes, des foyers et des communautés entières furent
détruits. Des héros se dressèrent contre l'occupant, luttant pour la liberté et
l'indépendance de notre pays pendant six ans. Nous nous souvenons de ceux qui
sont morts. Nous rendons hommage à ceux qui ont combattu. Souvenons-nous des
conséquences de la haine : des souffrances dont les répercussions se font
sentir pendant des générations. Aujourd'hui, nous avons plus que jamais besoin
de paix, de respect et de compréhension mutuelle. Que le souvenir de la guerre
nous rappelle qu'aucune différence entre les peuples ne saurait justifier la haine
et la violence. Nous nous souvenons. Plus jamais la guerre.
Paulina Hennig-Kloska (présidente)
> Je ne pense pas qu'il faille harceler les forestiers et les chasseurs.
Concernant les propriétaires d'armes à feu, nous étions favorables à
l'obligation de contrôles périodiques. Une initiative citoyenne, signée par
200 000 personnes, porte désormais ce projet. Cette réglementation
garantira la sécurité des chasseurs, des agents et de tous les autres
détenteurs d'armes à feu.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Monténégro [Premier ministre] doit assumer ses responsabilités. Nous ne
jouons pas à des jeux politiques et nous ne mettons pas en péril la vie des
Portugais, de leurs familles et de leurs entreprises.
> L'Initiative Libérale estime que la situation du ministre de l'Administration intérieure fragilise gravement le gouvernement et révèle une grande irresponsabilité de la part du Premier ministre, qui devrait le limoger. Il s'agit là de la solution au problème, et non de la création d'un problème plus grave. « Certains ministres du Conseil des ministres ne comprennent pas pourquoi Luís Neves siège à leurs côtés, pourquoi il a été nommé ministre, pourquoi il reste en poste, et pourquoi Luís Montenegro est incapable de fournir des explications. » L'Initiative Libérale refusera de participer aux manœuvres habituelles du parti Chega, qui instrumentalise l'instabilité politique pour servir ses intérêts partisans, au détriment des citoyens, des familles et des entreprises portugaises. L'Initiative Libérale continuera d'exiger des réponses concernant l'affaire Luís Neves et de faire pression sur le gouvernement et le président de la République afin que ce problème soit résolu une fois pour toutes. « Exiger des comptes et des réponses est une chose. Vouloir profiter de cette affaire pour plonger le pays dans une nouvelle crise politique en est une autre. L’Initiative libérale est un parti responsable ; elle ne choisit pas le chaos. »
> Le maintien de Luís Neves au sein du gouvernement ne combat pas le populisme ; au contraire, il l'alimente. Luís Neves est inapte à demeurer ministre de la République portugaise. Sa présence continue au gouvernement engendre une grave crise institutionnelle, ternit l'image de la Police judiciaire (PJ), paralyse le gouvernement, l'empêche de se concentrer sur la gouvernance, le plonge dans une crise permanente et renforce considérablement le discours populiste dans le pays. Il est absolument irresponsable de permettre à Luís Neves de rester au gouvernement. Si le Premier ministre n'a pas le courage de le limoger, pour des raisons qui lui sont propres, Luís Neves devrait faire passer l'intérêt de la nation avant sa situation personnelle regrettable et démissionner.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Ce fut une joie et un honneur de rencontrer aujourd'hui, au Palais
Cotroceni, le Président du Conseil européen, António Costa. Notre discussion a
principalement porté sur le futur budget de l'Union européenne pour la période
2028-2034. La position de la Roumanie est claire : nous souhaitons un
budget européen ambitieux, allouant des montants substantiels au chapitre
« cohésion », au chapitre « agriculture » et au pilier
« compétitivité ». Il est en effet essentiel de réduire les
disparités entre les États membres et de permettre aux entreprises de pays
européens moins développés, comme la Roumanie, d'accéder aux financements. Nous
souhaitons également une certaine flexibilité afin de faciliter l'assimilation
des fonds européens. Lors de ce dialogue avec le Président Costa, nous avons
également évoqué la possibilité, au sein des 27 États membres, de parvenir à un
compromis tant sur le plan des dépenses que, surtout, sur celui des recettes,
et d'identifier les sources de recettes supplémentaires qui permettraient de
financer ce budget ambitieux pour l'Union. En préparation du Conseil européen
d'octobre, nous avons également abordé la question de l'élargissement de
l'Union européenne, notre intérêt étant que le processus d'adhésion de la
République de Moldavie se poursuive à un rythme soutenu. Nous avons également
insisté sur le soutien à l'Ukraine et sur la manière d'intégrer ses besoins de
sécurité dans le futur cadre financier pluriannuel, ainsi que sur la
construction d'un marché européen commun de l'énergie.
> Aujourd'hui, j'ai transmis aux nouveaux diplômés de l'Institut national de la magistrature que la profession qu'ils ont choisie représente à la fois une grande responsabilité et une source de satisfaction. La confiance qu'ils accordent à l'État roumain dépend largement de la perception qu'ont les citoyens de la qualité des services rendus. La justice est un service public, au service du public et évalué par lui. L'indicateur le plus important est la confiance des citoyens dans le système judiciaire, et si cette confiance demeure au niveau actuel de 25 %, cela signifie que nous sommes tous sur la mauvaise voie. Nous devons tous, ensemble, corriger cette situation. Inévitablement, les jeunes magistrats seront confrontés à diverses tentations, qu'il s'agisse d'arrogance, de suffisance ou de conformisme. Il est important qu'ils résistent à ces tentations et qu'ils aient le courage d'exprimer leurs propres opinions. Quant aux procureurs, la société attend naturellement d'eux des actions en matière de violence domestique, de trafic de stupéfiants et surtout de corruption. Je suis convaincu que les choses ne peuvent qu'évoluer dans le bon sens grâce à une grande bonne volonté. Il nous faut simplement parvenir à organiser toutes ces bonnes intentions individuelles au sein d'un système fonctionnel. Je suis optimiste et je pense que, notamment grâce au travail des nouveaux magistrats, nous parviendrons à un juste équilibre et à un sentiment de justice dans notre pays dans un délai raisonnable.
> Aujourd'hui, au Palais Cotroceni, à l'occasion de la Réunion annuelle de la diplomatie roumaine, j'ai reçu les représentants de nos missions diplomatiques et leur ai exposé les grandes orientations de la politique étrangère de notre pays. Les trois principaux objectifs de la Roumanie sont donc le renforcement de la sécurité, le soutien aux communautés roumaines à l'étranger et la diplomatie économique. La Roumanie contribue à la sécurité transatlantique, à la sécurité du flanc oriental et de la région où nous sommes situés. Concernant le partenariat avec les États-Unis, qui est très important pour la Roumanie, nous avons progressé et, à l'avenir, nous souhaitons, au-delà de la collaboration en matière de sécurité, une présence économique plus importante des entreprises américaines dans notre pays. Dans le contexte géopolitique actuel, nous privilégions les partenariats bilatéraux comportant un volet défense, ce qui renforcera la sécurité que nous offre notre participation aux instances multilatérales. La lutte contre les menaces hybrides, notamment dans les domaines de la cybersécurité et de la désinformation, demeure une priorité. Quant à nos relations avec l'Union européenne, une année importante s'annonce, avec des décisions majeures concernant le budget européen pour la période 2028-2034. Nous soutenons le processus d'intégration de la République de Moldavie, de l'Ukraine et des Balkans occidentaux, sans déroger au principe d'adhésion fondée sur le mérite. Deux formats internationaux sont prioritaires pour nous : l'OCDE, où nous remplissons toutes les conditions techniques et où nous attendons une décision politique imminente en vue de notre intégration, et l'Organisation internationale de la Francophonie. Nous avons un excellent candidat au poste de secrétaire général et il est important que nos efforts diplomatiques s'orientent dans cette direction. Concernant les relations avec les communautés roumaines à l'étranger, nous avons réalisé des progrès significatifs avec l'Ukraine, avec des retombées positives pour la minorité roumaine dans ce pays voisin. L'Ukraine célèbre, depuis cette année, le 31 août la Journée de la langue roumaine, et je crois que les inquiétudes concernant l'école de langue roumaine se sont largement dissipées. Dans les pays où vivent d'importantes communautés roumaines, nous devons optimiser les services consulaires. En matière de diplomatie économique, les traités signés par l'Union européenne avec le Mercosur, l'Inde, l'Indonésie, l'Australie et d'autres marchés pertinents offrent des perspectives intéressantes. C’est pourquoi nous devons concentrer nos efforts sur l’optimisation de la présence des entreprises roumaines sur ces marchés et sur l’attraction de capitaux en Roumanie. La crise politique prolongée a entraîné le report de la rotation des diplomates, initialement prévue cet été, ainsi que le règlement de certaines questions logistiques, administratives et financières par le ministère des Affaires étrangères.
> Ce fut un plaisir de rencontrer, sur la 57e base aérienne Mihail Kogălniceanu, le représentant américain Mike Rogers, président de la commission des forces armées de la Chambre des représentants, et le représentant Eric Sorensen, membre de cette même commission. La base aérienne Mihail Kogălniceanu est un point névralgique de la présence militaire américaine en Roumanie et une illustration concrète de notre coopération en matière de défense et de sécurité. Nos discussions ont mis en lumière l'importance stratégique de la région de la mer Noire pour la sécurité transatlantique et la nécessité de renforcer davantage la dissuasion et la résilience collectives. La Roumanie est prête à assumer une plus grande responsabilité en matière de défense, à accroître ses engagements et à les honorer. Nous avons également passé en revue les priorités de notre partenariat stratégique, l'un des plus dynamiques de la Roumanie, réaffirmant notre engagement commun à approfondir la coopération dans les domaines de l'économie, de l'industrie de la défense, de l'énergie, des infrastructures, des minéraux critiques et des technologies émergentes. Le renforcement et l'expansion de la présence économique et militaire des États-Unis en Roumanie constituent une priorité pour notre partenariat bilatéral, pour la sécurité de la région de la mer Noire et pour l'unité de l'Alliance transatlantique.
● Slovaquie
♦ Progresivne Slovensko
Michal Šimečka (président)
> Le président Pellegrini a sans doute oublié qu'il a gouverné avec Fico
pendant de nombreuses années, et non avec nous. Lors des Dialogues du samedi,
il a déclaré que la Slovaquie tirerait profit d'une grande coalition entre le
Parti socialiste et Smer, qui gouvernerait pendant plusieurs mandats. Soyons
clairs : nous rejetons catégoriquement cette absurdité. Smer est le
principal obstacle à une vie meilleure en Slovaquie. Au pouvoir depuis
16 ans, ce parti a entraîné une baisse constante du niveau de vie, de la
santé et de la sécurité de la population, et nous conduit pratiquement au bas
de tous les classements européens. La Slovaquie a besoin d'un changement
positif. La première étape de ce changement est la défaite de Smer aux
élections de 2027 et la mise hors-jeu de ce parti. Ce n'est qu'alors que
l'espoir et une vision d'un avenir meilleur pour le peuple slovaque pourront se
concrétiser.
> Je parlerai de plus en plus de notre programme. Cependant, nous ne pouvons pas cesser de critiquer Fico. Nous avons un plan pour relancer l'économie, construire des logements et éradiquer la corruption. Il est au pouvoir et fait obstacle à tout cela.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)
> Un élève sur deux issu d'une famille étrangère ne sait pas lire
correctement. Ces enfants sont condamnés à une vie d'exclusion. Pour ma part,
j'ai personnellement bénéficié des opportunités offertes par l'école. C'est en
classe que j'ai appris à lire et à parler suédois. C'est là que j'ai découvert
Fifi Brindacier et Nils Holgersson. On n'attendait pas moins de moi que de mes
amis suédois. Or, aujourd'hui, la majorité des élèves qui étudient le suédois
comme langue étrangère sont nés en Suède. Cela n'aurait jamais dû se passer
ainsi. Je souhaite que tous les enfants de notre pays aient les mêmes chances
que celles dont j'ai bénéficié enfant. C'est précisément pourquoi les
politiques laxistes de la gauche doivent cesser. Tous les enfants en Suède ont
droit à la liberté linguistique.
> Aujourd'hui, pour la Journée des enseignants, nous célébrons le métier le plus important de Suède. Merci à vous tous qui, chaque jour, vous vous rendez au travail pour offrir à nos enfants et à nos jeunes une éducation qui leur permettra de construire un avenir meilleur ! C'est maintenant à votre tour d'agir : c'est pourquoi nous réglementons le temps de cours, militons pour une augmentation des salaires des enseignants et limitons les effectifs à 20 élèves par classe.
> La Suède fait beaucoup pour l'Ukraine, mais nous pouvons faire davantage ! Les Libéraux souhaitent que la Suède et l'Ukraine créent un groupe de travail conjoint pour identifier et saisir les biens en Suède liés à l'élite russe. Résidences secondaires, propriétés et bateaux de luxe doivent être saisis et transférés à l'Ukraine ! On pourrait appeler cela un pas en avant vers les réparations de guerre. Mais il ne s'agit pas seulement de saisir les biens de l'élite russe au sein de l'UE – cette élite ne devrait tout simplement pas venir ici. C'est pourquoi je souhaite que la Suède agisse au sein de l'UE pour limiter les droits Schengen des pays qui continuent d'accueillir des centaines de milliers de touristes russes.