Voici une sélection, ce 30 juillet 2026, des propos
tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> La France condamne avec la plus grande fermeté les frappes russes qui ont
tué des civils en Ukraine, ainsi que la violation de l’espace aérien polonais.
Notre soutien à l’Ukraine et à nos alliés ne faiblira pas. Il en va de notre
sécurité collective.
> Face à l’épreuve qui frappe le Japon, la France
exprime sa profonde solidarité au peuple japonais. Nos pensées vont aux
victimes, à leurs proches et à tous ceux qui sont mobilisés pour sauver des
vies.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Pour des millions de Français, la voiture n'est pas un choix, c'est une
nécessité pour travailler. Face aux incertitudes qui persistent autour du
détroit d'Ormuz, l'aide « grands rouleurs » est prolongée jusqu'au 31 août afin
d'accompagner les travailleurs qui en ont le plus besoin. Protéger le pouvoir
d'achat aujourd'hui. Accélérer notre indépendance énergétique pour demain. Les
deux vont ensemble.
> Les maires nous demandent une chose : pouvoir
agir plus vite. Ce deuxième «méga-décret» y répond concrètement : procédures
d'urbanisme allégées, projets photovoltaïques accélérés, convocations
électroniques plutôt que papier, démarches simplifiées pour les collectivités
et outils renforcés contre l'habitat indigne. En moins d'un an, près de 140
mesures auront été prises. Et nous poursuivrons cet effort en octobre avec un
troisième « méga-décret ». Merci à la Ministre Françoise Gatel pour son
engagement dans ce travail de simplification attendu par les élus locaux.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Feux de forêts] Nous sommes passés à 14131 feux depuis le début de la
saison. La surface qui a été brûlée est de 117000 hectares.
> [Feux de forêts] Sur la carte des feux de forêt,
on a toujours des risques importants dans le Sud-Est de la France, sur la
vallée du Rhône, tout le Nord-Est et l'Ouest de la France. On ne baisse
absolument pas la garde.
> [Feux de forêts] Nous avons engagé, pour la
première fois, des moyens de la police nationale en Gironde. Des engins
lanceurs d'eau, employés traditionnellement pour la gestion des manifestations,
ont été mobilisés et à partir d'aujourd'hui, on en aura 7.
> [Feux de forêts] On maintient le même niveau,
très élevé, d'engagement sur la Gironde : 3300 sapeurs-pompiers, 1500
militaires, 1250 policiers et gendarmes et 24 moyens aériens.
> [Feux de forêts] Nous avons toujours un feu qui
n'est pas encore fixé à Corte, en Corse. Un autre à Thuès, dans les
Pyrénées-Orientales. Un feu également à Couchey, en Côte-d'Or.
> [Feux de forêts] Après le feu de Biscarrosse dans
les Landes fixé hier, sinistre qui a mobilisé 550 sapeurs-pompiers, 450
gendarmes et de nombreux bénévoles des associations agréées de sécurité civile,
le feu de Pontevès dans le Var est désormais lui-aussi fixé. Déclaré le 21
juillet dernier, cet incendie aura parcouru près de 4 800 hectares dans le
secteur de Pontevès et des communes environnantes. Cette avancée majeure est le
résultat de la mobilisation exceptionnelle, sous l’autorité du préfet, des plus
de 1 000 sapeurs-pompiers, des sections militaires, des 100 gendarmes, des
moyens aériens, des associations agréés de sécurité civile, des personnels de
préfecture, des maires et des élus locaux et de tous les acteurs engagés sur le
terrain que je veux saluer. J'ai une pensée pour nos 4 sapeurs-pompiers
accidentés hier lors du retournement d'un camion-citerne feux de forêts. Un
individu incendiaire présumé a été interpellé par la gendarmerie et placé en
détention provisoire. La vigilance reste totale : les opérations de
surveillance, de traitement des 160 kilomètres de lisières et de sécurisation
se poursuivent pour prévenir toute reprise. Ma reconnaissance va à toutes
celles et ceux qui œuvrent sans relâche pour protéger les populations et nos
territoires.
> [Feux de forêts] Dans le Var, un individu a été
interpellé sous l’autorité du procureur de la République de Draguignan, en lien
avec les incendies que les sapeurs-pompiers continuent de combattre. Mise en
examen, il a été placé en détention provisoire. Je voudrais saluer le travail
acharné des enquêteurs de la gendarmerie et de la police pour mettre fin à ces
comportements incompréhensibles et inacceptables. Depuis le début de l'été, les
forces de sécurité intérieure ont interpellé 184 personnes. Car nous faisons
preuve d’une détermination totale pour retrouver chaque incendiaire : aucune
complaisance face à ceux qui mettent en danger des vies, exposent nos sapeurs-pompiers
et détruisent notre patrimoine.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> L'économie a résisté. C'est une bonne nouvelle. Ce n'est pas totalement par hasard: quand vous
regardez la composition de la croissance, la consommation des ménages a
rebondi. La consommation d'automobiles a rebondi: on a moins consommé
d'essence, et on a acheté plus de véhicules, notamment de véhicules
électriques. Aujourd'hui, on vend plus de véhicules électriques que jamais
auparavant.
> Aujourd'hui, il y
a 100000 personnes en France qui conduisent des véhicules électriques pour
moins de 100 euros par mois. Il y en aura 50000 de plus au total, et 50000
encore pour les personnes qui utilisent leur véhicule de manière intensive pour
leur travail.
> [Feux de forêts] Il ne faut pas donner l'impression qu'on est dans un été normal. Le risque évidemment, c'est que ça se reproduise.
(…) Les dix ans qui viennent,
visiblement, vont être différents des dix ans qui viennent de s'écouler.
Il va falloir changer d'échelle.
> [Feux de forêts] L'État sera au côté des sinistrés, notamment des entreprises sinistrées, en
particulier pour pouvoir relancer le tourisme dans la région.
> [Feux de forêts] Pas d'un «quoi qu'il en coûte»
façon covid19, parce que les
situations sont très différentes. Il faut aider ceux qui sont en
première ligne, qui sont les plus affectés mais pas arroser de manière indéfinie des gens qui
souffrent et des gens qui souffrent moins. Il faut des dispositifs
exceptionnels, mais bien ciblés qui sont adaptés aux situations des uns et des
autres.
> [Feux de forêts] L'État prend en charge les petits salaires totalement et les salaires
élevés à plus de 60 %, donc on a déjà une mobilisation de l'État qui est
très forte.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Israël/Palestine : c'était il y a un an. La France et l'Arabie Saoudite,
après des mois de travail, réunissaient ensemble la communauté internationale
dans l’enceinte des Nations Unies pour sauver la solution à deux États et
finalisaient un texte historique : la déclaration de New York. Nous y appelions
dans un même souffle au respect du droit du peuple palestinien à
l'autodétermination, à la reconnaissance du droit d'Israël à la sécurité, au
désarmement du Hamas et à son exclusion de tout rôle dans l’avenir de la
Palestine, à l'intégration régionale des pays arabes aux côtés d'Israël. C'est
sur le fondement de l'ensemble des engagements inscrits dans ce texte, sans
doute le plus important depuis les accords d'Oslo, que la France, par la voix
du Président de la République, a pris la décision capitale de reconnaître
l'Etat de Palestine.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Nous sommes en crise, et il y a eu de nombreuses crises depuis cette
année, en tout cas, que je suis ici. Et à chaque fois, nous avons besoin d'un
hôpital qui tienne, un hôpital dans lequel il faut investir. Nous avons parlé
d'adaptation climatique, il faut poursuivre ces investissements financiers.
Nous avons besoin d'un accès aux soins, bien évidemment, qui progresse et qui,
là aussi, tienne. Et ces mesures sont le fait de la nécessité de poursuivre ces
investissements. Investissement dans l'hôpital, dans l'accès aux soins, dans
l'innovation thérapeutique.
> [Canicule] Ce qui a été mis en évidence dans
cette surmortalité, c'est, un, que depuis la canicule de 2003, on a avancé. Et
les personnes, par exemple, en établissement, dans les EHPAD, ont évidemment eu
une mortalité moins importante qu'en 2003, puisque les professionnels
évidemment sont mieux formés, on connaît mieux les conséquences, il y a les
salles rafraîchies. Ce qui a été mis en évidence par ces chiffres, c'est
l'isolement et le sujet de la solitude de personnes qui sont seules, qui ne
sont pas forcément suivies par des services de santé, qui ne sont pas forcément
malades, mais qui sont en fragilité et qui sont décédées chez elles,
malheureusement, toutes seules.
> [Canicule] Aujourd’hui, 30 juillet, ce sont 33
000 climatiseurs qui ont été livrés dans les établissements de santé. Promesse
tenue.
> [Feux de forêts] Plus de cinq millions de masques
disponibles ont été livrés dans les pharmacies.
> [Feux de forêts] Il y a du nettoyage à faire quand une fumée est passée, il doit se faire
avec précaution. Il y a des recommandations émises: il faut se protéger les
mains, mettre un masque FFP2 et nettoyer avec des linges humides car il faut
éviter de brasser ces fumées. (…)
Pour ceux qui ont un potager, si les fruits et légumes portent de la suie,
il ne faut pas les manger. Toutes les recommandations sont sur le site de l'ARS.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Certains considèrent encore qu'ils ont un droit sur le corps de l'autre.
Qu'ils peuvent contrôler, dominer, abuser. Cette réalité, 340 000 femmes
victimes de violences sexuelles la subissent chaque année. Et 160 000 enfants.
Tout ce qui doit encore être fait sera fait. Détection, repérage,
accompagnement des victimes, traitement judiciaire : nous irons au bout du
travail engagé depuis 2017 avec la loi intégrale.
> [Feux de forêts] Des feux d'une ampleur
absolument inédite frappent notre pays. Face à eux, des milliers de femmes et
d'hommes refusent de céder : sapeurs-pompiers, soignants, militaires, forces de
sécurité, agents de l'État. Ils secourent, soignent, évacuent, s'adaptent en
permanence. Grâce à leur courage et à la mobilisation exceptionnelle de tous
les moyens de la Nation, les Français ont été et sont protégés.
> J'ai réuni aujourd'hui le premier comité de
pilotage de la commémoration des 20 ans de la panthéonisation des Justes parmi
les Nations voulue par le président Jacques Chirac. Les Justes nous ont légué
une leçon universelle : même dans la nuit la plus profonde, il reste toujours
un espace pour dire non à la haine et oui à la dignité humaine. 20 ans après,
leur héritage nous oblige plus que jamais. Face à un antisémitisme qui change
de visage mais jamais de nature, transmettre l'exemple des Justes est un impératif
républicain. Fidèles aux Justes. Fidèles à la mémoire. Fidèles à la France.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> [Feux de forêts] Face aux incendies en Gironde, la mobilisation est totale
pour faire face aux conséquences sur le terrain. Réunion de travail cet
après-midi avec les élus et la filière des déchets pour dresser une
cartographie exacte du terrain : cibler les besoins, adapter le service public
et organiser la mutualisation des ressources disponibles. Merci aux services de
l’Etat, notamment à la DREAL Nouvelle Aquitaine, pour leur mobilisation
exceptionnelle.
> De la méthode, du temps et de la visibilité pour
nos entreprises. Pour lever les incertitudes sur la nouvelle filière pollueur-payeur
dédiée au recyclage des emballages professionnels, son entrée en vigueur est
reportée au 1er janvier 2027.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> Dans un contexte budgétaire exigeant, mon ministère prendra toute sa part
à l'effort de redressement des finances publiques. Une priorité demeure :
préserver la jeunesse. Avec le Premier Ministre, nous avons décidé de préserver
les moyens nationaux consacrés à l'apprentissage et de conserver le nombre de
contrats d'engagement jeune. Notre objectif est de maintenir le million de
contrats d’apprentissage. Ces dispositifs permettent à des centaines de
milliers de jeunes de se former, de trouver un emploi et de construire leur
avenir. C’est un investissement prioritaire !
> [Feux de forêts] Alors que la région de mon
enfance est durement frappée par les incendies, mes pensées vont à toutes
celles et tous ceux qui sont touchés. Je veux aussi saluer l'engagement
exceptionnel des femmes et des hommes mobilisés sur le terrain, qui, sans
relâche, protègent les populations. Merci également à tous ceux qui font vivre
cet immense élan de solidarité. En tant que ministre du Travail et des
Solidarités, ma responsabilité est claire : protéger les salariés, préserver
les emplois et accompagner les entreprises dans cette épreuve. J'ai demandé à
mes services de traiter en urgence les demandes d'activité partielle.
Celle-ci peut être mobilisée :
- pour les entreprises sinistrées ou situées dans une zone évacuée ;
- lorsque les conséquences des incendies empêchent la poursuite de
l'activité ;
- lorsque les salariés ne peuvent plus travailler en sécurité malgré les
mesures de prévention mises en place et que cela a un impact sur l'activité de
l'entreprise.
Une procédure simplifiée et accélérée est mise en place pour les entreprises
sinistrées ou situées dans les zones évacuées, afin que les premiers paiements
interviennent dans les meilleurs délais. J'ai également demandé à l'Urssaf
d'apporter un soutien en trésorerie sous la forme d'un échéancier de
cotisations sociales et patronales pouvant aller jusqu'à 12 mois. Enfin, un
guide pratique est mis à la disposition des employeurs et des salariés sur le
site du ministère pour répondre à toutes les questions utiles.
> [Budget 2027] S'il n'y a pas de budget, qu'est-ce
qui se passe ? On appelle ça une loi spéciale qui permet à l'État de
fonctionner. Mais c'est une horreur totale, parce que cette loi spéciale, vous
ne pouvez rien engager. Par exemple, moi, chez moi, je ne peux pas donner de
l'argent à l'insertion. Je ne peux pas donner de l'argent aux missions locales.
L'État est paralysé. Et le nouveau président ou la nouvelle présidente, dans
cette hypothèse-là, devra travailler pendant plusieurs mois pour disposer d'un
budget pour l'année 27. On va se retrouver au mois d'octobre. Ils ont déjà
travaillé sur le budget 28. Donc c'est une horreur. Donc il faut vraiment
qu'effectivement, on arrive à trouver des compromis sur le budget. Il faut
doter la France d'un budget, budget pour l'État, budget pour la sécurité
sociale, qui est très important aussi pour moi, parce que vous savez que je
gère, par exemple, toutes les retraites. Voilà. Donc c'est très important. Donc
on est en train de travailler un budget. C'est un budget courageux, parce qu'il
va assumer bien sûr toujours la volonté de maîtriser la trajectoire et de baisser
le déficit. Vous savez, on a trop de dettes dans ce pays.
> [Budget 2027] On fait des économies sur tous les
dispositifs que nous déployons. Mais ce qui est très important, et ça, le
Premier ministre m'a accordé la seule demande que je lui ai faite, de préserver
la jeunesse. Et la jeunesse, c'est quoi ? C'est l'apprentissage et c'est
les contrats de l'engagement jeune dans les missions locales, et France
Travaille. Il m'a là accordé. Voilà. Donc je préfère faire des efforts
ailleurs. C'est une bataille très importante parce que c'est l'avenir. La
jeunesse, c'est l'avenir. Il ne faut jamais laisser tomber la jeunesse. Et moi,
j'ai deux manières d'aider la jeunesse à s'insérer dans le monde du travail.
C'est le dispositif de l'apprentissage, qui est une vraie réussite. Et là, on
va stabiliser à la fois les aides aux entreprises et les coûts de formation
pour former les jeunes. Et puis deuxièmement, vous savez, parfois, il y a des
jeunes qui ont un peu de problème, vers 18-19 ans, qui se retrouvent dans
des environnements sociaux un peu compliqués, un peu en échec scolaire. Eh
bien, ils peuvent aller dans une mission locale. Et là, on va leur proposer un
contrat d'engagement jeune. On les prend par la main. Et en 6 mois, en 8 mois,
en 9 mois, on leur permet de s'insérer dans la vie professionnelle. Voilà. Et
ça, je l'ai préservé. Je remercie le premier ministre d'avoir rendu cet
arbitrage. Alors bien sûr, ça veut dire qu'il faudra faire des économies par
ailleurs. Et moi, au total, c'est environ 2 milliards d'économies que je
vais faire dans mon ministère. Même dans mon ministère proprement dit, il y
aura moins d'effectifs. Donc on va jouer le jeu, vous voyez. Donc vraiment, je
m'inscris dans cette trajectoire de gestion, de réduction, de mieux dépenser
l'argent. Et moi, le critère, c'est qu'il faut que l'argent, pour être
efficace, il faut qu'il permette le retour à l'emploi. Moi, je suis là pour
aider les Françaises et les Français à trouver de l'emploi.
> [Budget 2027] Le premier ministre a été très
clair. Il a dit qu'il faut engager la construction de ce budget sans impôts
supplémentaires. C'est très clair. Donc ce n'est pas sur les impôts qu'on va
aller. On va aller sur les économies et l'efficience. Moi, je suis beaucoup
là-dessus. Et je suis même sur la lutte contre la fraude. L'efficience, c'est
faire en sorte que quand les gens fraudent et trichent avec l'argent public,
c'est le cas d'ailleurs dans l'apprentissage, on a parfois des organismes de
formation qui ne sont pas corrects, qui ne sont pas réglos, on n'hésite pas à
les fermer carrément. Donc, je crois qu'il faut être très clair. Efficience de
l'argent public qui peut aller jusqu'à la fermeture d'organismes de formation
frauduleux.
> La bataille pour l'emploi, c'est ma bataille.
Alors les chiffres, il faut être clair. Le chômage, il est autour de 8 %.
Bon, voilà. Alors vous savez, en France, il n'a été que 6 fois en dessous de
8 % en 40 ans. Donc ça fait longtemps qu'on a des sujets de chômage
un peu structurés dans ce pays. Et d'ailleurs, il y a eu des enquêtes qui ont
démontré qu'il y a eu une baisse structurelle du chômage depuis les précédents
gouvernements. Donc, on a réussi à le baisser quand même. Alors c'est un peu
compliqué parce que l'environnement économique, il n'est pas facile.
> J'ai lancé une conférence sociale autour des
retraites qui fonctionne bien, qui a démarré en octobre, qui est terminée. Le
rapport sera entendu en septembre. On va entendre la sortie du rapport. Et à ce
moment-là, je donnerai mes commentaires. Pour le moment, je joue le jeu. Je
laisse cette conférence aller à son terme, présenter ses propres conclusions.
Je les commenterai, bien sûr, quand elles seront connues en septembre. Mais on
voit bien. On voit bien les idées, quand même. On voit à peu près où ça se passe.
Voilà. Donc je pense qu'il faut effectivement mettre en place des réformes pour
tenir la dépense, voire la réduire, sur les deux grands postes que sont la
santé et que sont les retraites. Et ensuite, il faudra effectivement réfléchir.
Moi, je suis favorable aux réflexions qui consistent à baisser les cotisations.
Mais dans ce cas-là, il faudra trouver d'autres formes. Et ça sera la
fiscalité. Ne faut pas rêver. C'est ou les salariés qui cotisent et les
entreprises qui cotisent, ou c'est la fiscalité. Mais je le redis, avec une
première étape où il faudra baisser au maximum les dépenses.
> Les solidarités, ça va dans les deux sens. Il
faut bien sûr aider les gens les plus démunis. Et ça fait partie de nos
valeurs. Et on continuera à le faire. Il faut continuer à le faire. Mais il
faut que tout le monde participe. Il faut être solidaire de son pays, quelque
part. Donc je pense que c'est une idée effectivement intéressante. Rappeler
quand même qu'au-delà de l'impôt sur le revenu, les TVA, tout le monde la paye.
Donc il y a aussi d'autres formes de fiscalité, peut-être moins visibles. Dès
que vous achetez quelque chose, en fait, vous avez les TVA dedans. C'est une
forme aussi de participation à l'effort de la finance publique.
> La valeur travail, elle est fondamentale. Il faut
y faire attention. Elle a pu être abîmée de temps en temps. Il faut faire
attention. Moi, je suis, vous l'avez compris, très favorable à leur travail. Je
pense que je l'ai incarné moi-même dans tout mon parcours. Je pense avoir
beaucoup travaillé. Et donc, vous avez avec le ministre du Travail, quelqu'un
qui sait ce que c'est que le travail, qui croit au travail et à l'apport du
travail, qui est très important. D'abord, le travail crée les richesses. Et les
richesses, il faut les créer d'abord avant de les partager. Et c'est le travail
qui les crée. Et puis le travail, c'est une forme d'émancipation, c'est une
forme d'utilité sociale qui est fondamentale. Et une forme de réalisation
personnelle. Donc je crois au travail, bien évidemment. Et vous avez raison, il
faut que le travail paye. Il faut que le travail paye plus que le non-travail.
Je suis d'accord avec ça. D'ailleurs, on avait préparé un projet de loi, je ne
sais pas si on aura le temps, de le passer à l'Assemblée. Mais il est quasiment
prêt. On l'a travaillé. Il est passé au Conseil d'État pour justement faire en
sorte qu'il y ait une incitation au travail. Et dans les principes, par
exemple, de ce projet de loi, on voulait dire, voilà, dans un foyer, un foyer
où il y a du travail doit gagner un peu plus qu'un foyer où il n'y a pas de
travail. Voilà. Donc c'est ça.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Un nouveau décret de simplification de la justice a été publié
aujourd’hui. Écrit avec les professionnels du droit, il allège la procédure
civile, accélère la dématérialisation des jugements et permet au juge de
trancher vite quand personne ne conteste : si le défendeur a bien reçu
l’assignation en main propre et ne se présente pas, le juge tranche sans
attendre. Une réforme née du terrain.
Serge Papin (ministre des Petites et moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Non, la saison touristique n'est pas terminée ! Encore moins pour la
Gironde et les Landes.
Bien sûr, il ne faut pas se rendre actuellement dans les zones évacuées à cause
des incendies afin de laisser les secours intervenir et protéger chacun d'entre
nous.
Certains territoires ne sont eux pas concernés par ces incendies : je pense à
ceux au-dessus de l'estuaire de la Gironde comme le Libournais.
Et puis il y aura l'après.
Une fois cette situation derrière nous, une façon d'être solidaire, ce sera de
se dire : allez, on y va, on y retourne !
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Chose promise, chose due. Après plusieurs mois de concertation, les textes
qui reconnaissent les cursus bilingues en langues régionales au baccalauréat
sont parus ce matin au Journal officiel.
Concrètement :
- Un élève qui aura suivi, pendant ses deux années de première et de terminale,
une langue vivante régionale et l’un de ses enseignements de spécialité dans
cette langue pourra présenter l’épreuve de cette spécialité en langue
régionale.
- Au grand oral, l’échange pourra également se tenir dans cette langue pour la
partie qui porte sur cette spécialité.
- Si l’élève obtient la moyenne dans les deux - la spécialité présentée en
langue régionale et la langue régionale elle-même - son diplôme portera la
mention « cursus bilingue ».
Ces textes s’appliquent dès la rentrée 2026, pour la session 2028 du
baccalauréat. Les élèves qui entrent en première dans quelques semaines seront
les premiers à en bénéficier. Les recteurs vont maintenant construire cette
offre de spécialités en langue régionale dans les lycées de leurs académies,
avec les conseils académiques des langues régionales. Nos langues régionales
font partie de ce que la République transmet.
> [Feux de forêts] Face à l’épreuve des flammes, la
Nation est unie. Aux côtés des pompiers, des militaires, des forces de l’ordre
et des soignants, les personnels de l’Académie de Bordeaux et des collectivités
locales ont répondu présent. À tous, merci.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Je me suis entretenu avec le nouveau Ministre des relations
intergouvernementales du Royaume-Uni. Je me réjouis de travailler avec lui au
renforcement des relations entre nos deux pays.
> Un plaisir de recevoir mon homologue grec à
Paris. Nous avons évoqué le renforcement du partenariat stratégique et notre
ambition commune pour l’autonomie stratégique européenne.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Ça suffit ! J’adresse tout mon soutien à Nicolas Criaud, maire de
Guérande, confronté à l’installation sauvage et illégale de gens du voyage.
Personne n’est au-dessus des lois. Et partout en France, des maires sont
confrontés à ce scandale des installations illégales. Ce qu’ils vivent n’est
pas acceptable. Je veux que ça change. L’impuissance publique n’est pas une
fatalité. Je veux que les maires disposent enfin de vrais leviers pour faire
respecter la loi. C’est une priorité. Je veux que l’État ait les outils pour
expulser rapidement et vraiment, les campements illégaux. Je ferai très
prochainement des propositions concrètes pour mettre fin à cette impuissance.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Le prochain mandat municipal sera celui de l’adaptation de nos
territoires. Parce que face aux canicules, aux inondations, aux incendies ou
aux tensions sur l’eau, les élus locaux sont en première ligne. La transition
écologique n’est pas seulement une politique nationale, elle se construit sur
le terrain à bas bruit avec les élus au travers de décisions très concrètes :
rénover une école, réutiliser l’eau, végétaliser un quartier, protéger les sols
agricoles, offrir dans les cantines une alimentation locale de qualité ou
préparer la commune aux nouveaux risques climatiques. C’est là que se joue,
chaque jour la robustesse de notre pays. C’est dans cet esprit que j’ai
coécrit, avec Marine de Bazelaire, cette note du Laboratoire de la République.
Nous avons voulu proposer aux élus locaux un guide pratique, qui met en avant
des des solutions opérationnelles et leur donne des pistes d’actions face aux
défis environnementaux qui s’imposent désormais dans chaque territoire.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Madame Tondelier, sans vouloir être discourtois, on peut comprendre le
besoin irrépressible d’exister avant de disparaître chez LFI, comme nombre
d’écologistes l’ont déjà fait, mais pourrait-on nous épargner la litanie des
poncifs, l’accumulation sans cohérence des éléments de langage et les a priori
grossiers sur le monde agricole ? Chez vous, les agriculteurs sont «
agro-industriels », les fermes « usines », les élevages comme les réserves «
méga », les céréaliers par nature « pas à plaindre ». Sur le maraîchage et
globalement les fruits et légumes, le plan réclamé existe. Je l’ai lancé en
2023. 300 M€ en deux ans : serres, vergers, agroéquipements. L’irrigation
aussi. Oui, celle que vous refusez à l’aveugle. Idem pour les aides d’urgence,
comme lors des tempêtes de 2023 en Bretagne et en Normandie. Quant à la PAC,
une aide spécifique a été mise en place la même année. Seulement voilà : ça
n'intéresse pas, puisque les écologistes n'ont pas voté le budget agricole.
Certes, c'est du long terme et il faut approfondir les sujets. Alors, quand une
vie politique se résume à des accumulations effrénées de tweets, évidemment,
difficile de se comprendre. Mais le vrai problème du message est ailleurs. Dans
ce tweet, il y a la pensée profonde qu'il y a les bons et les mauvais
agriculteurs. Cette permanente propension à trier et opposer les êtres humains.
Pour moi, c’est une faute morale quand un agriculteur se donne la mort tous les
deux jours. Et je déconseille vraiment de trier les détresses et de monter les
agriculteurs -comme les Français- les uns contre les autres pour exister sur un
réseau social. « Sauvez-les », dites-vous. On ne vous avait pas attendue,
Madame Tondelier. On aurait juste envie de vous répondre : « Respectez-les et
sortez des caricatures ! » Et vous verrez, on arrivera alors à avancer.
Erwan Balanant (député)
> Si on veut sauver notre démocratie il faut protéger notre modèle
d’information.
> Il n'y a pas de grande démocratie sans
information libre et indépendante qui doit reposer sur un modèle économique
pérenne. Aujourd'hui, ces modèles sont en grande souffrance. Les plateformes
préfèrent aller au contentieux plutôt que de rentrer en négociation. Je
réfléchis comme d'autres à l'idée d'avoir un compte d'affectation spécial de ces
amendes pour nourrir un fond de soutien à la presse.
> On a aujourd’hui des éditeurs et des agences de
presse en difficulté financière, et pourtant il n’y a jamais eu autant de
lectures, de recherches de l’information et de contenus grâce aux outils
numériques. Une grande partie de la valeur créée par les éditeurs de presse est
captée par les grandes plateformes. (…)
Le volume publicitaire dans la presse a quasiment été divisé par deux en dix
ans. Et quant au même moment, vous assistez à un changement d’usage de lecture
du papier vers le numérique, c’est très compliqué pour l’équilibre des organes
de presse. C’est aussi un sujet de vitalité de notre démocratie. (…) Il
faut créer les moyens de permettre la négociation entre éditeurs et plateformes
et installer un tiers susceptible de rééquilibrer le rapport de force. (…)
> Le droit européen a créé cette notion de droit voisin de la presse qui
n’existait pas avant, très vite décliné en France. Sauf que force est de
constater que la volonté des plateformes de rémunérer sur la base des droits
voisins n’était pas là.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> L’arrêté d’expulsion visant Xenia Fedorova, chroniqueuse russe
pro-Kremlin, confirme ce que nous dénonçons depuis des mois : les ingérences
russes ne s'arrêtent pas à nos frontières, elles cherchent à s'installer au
cœur de notre débat public. La propagande du Kremlin n'est pas une opinion
parmi d'autres. Lorsqu'elle est relayée sans contradiction ni
contextualisation, elle brouille les faits, affaiblit la confiance des citoyens
et cherche à fragiliser notre démocratie. Face aux guerres hybrides menées contre
l'Europe, nous devons défendre notre espace informationnel avec la même
détermination que notre sécurité. La naïveté n'est plus une option. Les
autorités françaises et européennes doivent désormais aller jusqu'au bout :
celles et ceux qui servent les intérêts du Kremlin en participant à ses
opérations d'influence doivent en répondre.
Grégory Allione (député)
> [Feux de forêts] Aujourd'hui, je lutte contre les feux, contre les
effets des canicules mais je lutte aussi contre les climatosceptiques. Quand
j'entends ces derniers remettre en cause régulièrement l'ensemble des mesures
que nous avons mises en place — avec le Pacte vert — pour permettre justement
de décarboner notre activité économique et nos transports, je leur demande
vraiment de ne pas venir, dans ces moments-là, nous dire ce que nous avons à
faire. C'est un travail de temps long. Il y a deux choses à conduire : l'adaptation
et l'atténuation du dérèglement climatique.
Nathalie Loiseau (députée)
> Madame Fedorova, la Russie de vos rêves vous tend les bras. Je me
demande bien ce qui vous retient d’y retourner sans tarder, maintenant que vous
séjournez illégalement sur le territoire français. Pourquoi vous opposez-vous à
votre retour dans votre mère patrie ?
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Aujourd'hui, ce sont des
politiques d'aide à l'organisation de la famille, à la garde des enfants. C'est
essentiellement deux dispositifs qui marchent le mieux ou le moins mal pour
essayer d'avoir ce petit sursaut de natalité : ce sont les politiques de
crèches. En effet, il faut renforcer l'effort des collectivités de l'État.
C'est clair, et c'est ce qui marche un peu mieux dans les pays du Nord que chez
nous. Et puis c'est tout ce qui accompagne les premiers mois, notamment ce qui
a été une réforme, je crois, utile qui est entrée en vigueur début
juillet : le congé de naissance. Il faut qu'il ne soit pas trop long en
réalité, pour ne pas désinciter notamment les mères à quitter le marché du
travail, parce que souvent il y a une pénalité à la maternité là-dessus. Il
faut aussi qu'il soit bien rémunéré. Et puis, ce qu'on voit, notamment dans les
pays nordiques, c'est qu'il faut qu'il soit équilibré le plus possible entre le
père et la mère.
> Quand on a moins
d'enfants, fondamentalement, on le voit, les écoles commencent à fermer, il va
y avoir moins d'actifs sur le marché du travail, et donc le modèle qu'on a est
en péril s'il n'y a pas une réaction ou une adaptation.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> L’exploitation sexuelle des enfants reste trop invisible. Pourtant, elle
progresse. Un enfant sous emprise est toujours une victime. Fugue, isolement,
cadeaux inexpliqués, nouveaux contacts, activité secrète : l’accumulation de
signaux doit nous alerter.
> La loi est claire : les sites pornos sont
interdits aux mineurs. Si un site porno ne respecte pas les enfants de France,
il quitte la France. Protéger les enfants n’est pas une option.
> 924 prédateurs sexuels derrière les barreaux en
deux mois. Lorsque l’État se donne les moyens de traquer les criminels sexuels
qui s’en prennent aux enfants avec fermeté, les résultats suivent. Aucune
complaisance. Aucune impunité. Les enfants d’abord.
> Déshabiller femmes et enfants avec une IA ?
Immonde. Après Grok, où j’avais saisi la Commission européenne, contribuant à
l’ouverture d’une enquête, des modèles similaires sont sur Hugging Face. Je
saisis la Commission européenne, Pharos et l’Arcom. Ne rien laisser passer.