jeudi 30 juillet 2026

La Quotidienne centriste du 30 juillet 2026. De toutes les menaces, la principale se planque et s’appelle la Chine


Le dérèglement climatique, la Russie, l’Iran, Trump et bien d’autres menaces font quotidiennement l’actualité pour des raisons évidentes.

Mais, étonnamment, la principale réussit à faire profil bas et avance masquée grâce à l’attention que toutes les autres confisque médiatiquement, c’est la Chine de Xi Jinping.

Le régime totalitaire en place à Pékin est, non seulement, celui qui fait peser les plus grands dangers sur l’ordre mondial, la paix et la démocratie, mais il est celui qui est le principal responsable des autres menaces.

Ainsi, l’agression de Poutine en Ukraine, la résilience des mollahs en Iran, l’aggravation du dérèglement climatique, la tension en Asie avec la possible invasion de Taïwan, l’affaiblissement des économies des pays occidentaux, etc. sont directement liés à la politique suivie par Xi Jinping et le Parti communiste chinois.

Si, bien sûr, nous devons faire en sorte de régler toutes ces menaces, nous devons toujours regarder vers la Chine et ne jamais oublier de la mettre en cause.

Faut-il rappeler encore une fois que le dictateur chinois a créé une internationale totalitaire dont l’objectif est d’abattre partout les régimes démocratiques et d’imposer un nouvel ordre mondial basé sur l’ordre qui règne dans son pays et un nationalisme exacerbé et dont il serait le leader incontesté.

Depuis toujours, les communistes chinois ont affirmé qu’ils avaient le temps de leur côté et qu’ils savaient attendre.

Si nous les laissons faire comme c’est grandement le cas actuellement, ils n’auront pas à patienter encore très longtemps.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Propos centristes. France – Feux de forêts / Protéger les enfants n’est pas une option / Protéger notre modèle d’information / Budget 2027 / L’économie résiste / «Méga-décret» de simplification / Aide «grands rouleurs» prolongée…


Voici une sélection, ce 30 juillet 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> La France condamne avec la plus grande fermeté les frappes russes qui ont tué des civils en Ukraine, ainsi que la violation de l’espace aérien polonais. Notre soutien à l’Ukraine et à nos alliés ne faiblira pas. Il en va de notre sécurité collective.

> Face à l’épreuve qui frappe le Japon, la France exprime sa profonde solidarité au peuple japonais. Nos pensées vont aux victimes, à leurs proches et à tous ceux qui sont mobilisés pour sauver des vies.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> Pour des millions de Français, la voiture n'est pas un choix, c'est une nécessité pour travailler. Face aux incertitudes qui persistent autour du détroit d'Ormuz, l'aide « grands rouleurs » est prolongée jusqu'au 31 août afin d'accompagner les travailleurs qui en ont le plus besoin. Protéger le pouvoir d'achat aujourd'hui. Accélérer notre indépendance énergétique pour demain. Les deux vont ensemble.

> Les maires nous demandent une chose : pouvoir agir plus vite. Ce deuxième «méga-décret» y répond concrètement : procédures d'urbanisme allégées, projets photovoltaïques accélérés, convocations électroniques plutôt que papier, démarches simplifiées pour les collectivités et outils renforcés contre l'habitat indigne. En moins d'un an, près de 140 mesures auront été prises. Et nous poursuivrons cet effort en octobre avec un troisième « méga-décret ». Merci à la Ministre Françoise Gatel pour son engagement dans ce travail de simplification attendu par les élus locaux.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> [Feux de forêts] Nous sommes passés à 14131 feux depuis le début de la saison. La surface qui a été brûlée est de 117000 hectares.

> [Feux de forêts] Sur la carte des feux de forêt, on a toujours des risques importants dans le Sud-Est de la France, sur la vallée du Rhône, tout le Nord-Est et l'Ouest de la France. On ne baisse absolument pas la garde.

> [Feux de forêts] Nous avons engagé, pour la première fois, des moyens de la police nationale en Gironde. Des engins lanceurs d'eau, employés traditionnellement pour la gestion des manifestations, ont été mobilisés et à partir d'aujourd'hui, on en aura 7.

> [Feux de forêts] On maintient le même niveau, très élevé, d'engagement sur la Gironde : 3300 sapeurs-pompiers, 1500 militaires, 1250 policiers et gendarmes et 24 moyens aériens.

> [Feux de forêts] Nous avons toujours un feu qui n'est pas encore fixé à Corte, en Corse. Un autre à Thuès, dans les Pyrénées-Orientales. Un feu également à Couchey, en Côte-d'Or.

> [Feux de forêts] Après le feu de Biscarrosse dans les Landes fixé hier, sinistre qui a mobilisé 550 sapeurs-pompiers, 450 gendarmes et de nombreux bénévoles des associations agréées de sécurité civile, le feu de Pontevès dans le Var est désormais lui-aussi fixé. Déclaré le 21 juillet dernier, cet incendie aura parcouru près de 4 800 hectares dans le secteur de Pontevès et des communes environnantes. Cette avancée majeure est le résultat de la mobilisation exceptionnelle, sous l’autorité du préfet, des plus de 1 000 sapeurs-pompiers, des sections militaires, des 100 gendarmes, des moyens aériens, des associations agréés de sécurité civile, des personnels de préfecture, des maires et des élus locaux et de tous les acteurs engagés sur le terrain que je veux saluer. J'ai une pensée pour nos 4 sapeurs-pompiers accidentés hier lors du retournement d'un camion-citerne feux de forêts. Un individu incendiaire présumé a été interpellé par la gendarmerie et placé en détention provisoire. La vigilance reste totale : les opérations de surveillance, de traitement des 160 kilomètres de lisières et de sécurisation se poursuivent pour prévenir toute reprise. Ma reconnaissance va à toutes celles et ceux qui œuvrent sans relâche pour protéger les populations et nos territoires.

> [Feux de forêts] Dans le Var, un individu a été interpellé sous l’autorité du procureur de la République de Draguignan, en lien avec les incendies que les sapeurs-pompiers continuent de combattre. Mise en examen, il a été placé en détention provisoire. Je voudrais saluer le travail acharné des enquêteurs de la gendarmerie et de la police pour mettre fin à ces comportements incompréhensibles et inacceptables. Depuis le début de l'été, les forces de sécurité intérieure ont interpellé 184 personnes. Car nous faisons preuve d’une détermination totale pour retrouver chaque incendiaire : aucune complaisance face à ceux qui mettent en danger des vies, exposent nos sapeurs-pompiers et détruisent notre patrimoine.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> L'économie a résisté. C'est une bonne nouvelle. Ce n'est pas totalement par hasard: quand vous regardez la composition de la croissance, la consommation des ménages a rebondi. La consommation d'automobiles a rebondi: on a moins consommé d'essence, et on a acheté plus de véhicules, notamment de véhicules électriques. Aujourd'hui, on vend plus de véhicules électriques que jamais auparavant.

> Aujourd'hui, il y a 100000 personnes en France qui conduisent des véhicules électriques pour moins de 100 euros par mois. Il y en aura 50000 de plus au total, et 50000 encore pour les personnes qui utilisent leur véhicule de manière intensive pour leur travail.

> [Feux de forêts] Il ne faut pas donner l'impression qu'on est dans un été normal. Le risque évidemment, c'est que ça se reproduise. (…) Les dix ans qui viennent, visiblement, vont être différents des dix ans qui viennent de s'écouler. Il va falloir changer d'échelle.

> [Feux de forêts] L'État sera au côté des sinistrés, notamment des entreprises sinistrées, en particulier pour pouvoir relancer le tourisme dans la région.

> [Feux de forêts] Pas d'un «quoi qu'il en coûte» façon covid19, parce que les situations sont très différentes. Il faut aider ceux qui sont en première ligne, qui sont les plus affectés mais pas arroser de manière indéfinie des gens qui souffrent et des gens qui souffrent moins. Il faut des dispositifs exceptionnels, mais bien ciblés qui sont adaptés aux situations des uns et des autres.

> [Feux de forêts] L'État prend en charge les petits salaires totalement et les salaires élevés à plus de 60 %, donc on a déjà une mobilisation de l'État qui est très forte.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Israël/Palestine : c'était il y a un an. La France et l'Arabie Saoudite, après des mois de travail, réunissaient ensemble la communauté internationale dans l’enceinte des Nations Unies pour sauver la solution à deux États et finalisaient un texte historique : la déclaration de New York. Nous y appelions dans un même souffle au respect du droit du peuple palestinien à l'autodétermination, à la reconnaissance du droit d'Israël à la sécurité, au désarmement du Hamas et à son exclusion de tout rôle dans l’avenir de la Palestine, à l'intégration régionale des pays arabes aux côtés d'Israël. C'est sur le fondement de l'ensemble des engagements inscrits dans ce texte, sans doute le plus important depuis les accords d'Oslo, que la France, par la voix du Président de la République, a pris la décision capitale de reconnaître l'Etat de Palestine.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Nous sommes en crise, et il y a eu de nombreuses crises depuis cette année, en tout cas, que je suis ici. Et à chaque fois, nous avons besoin d'un hôpital qui tienne, un hôpital dans lequel il faut investir. Nous avons parlé d'adaptation climatique, il faut poursuivre ces investissements financiers. Nous avons besoin d'un accès aux soins, bien évidemment, qui progresse et qui, là aussi, tienne. Et ces mesures sont le fait de la nécessité de poursuivre ces investissements. Investissement dans l'hôpital, dans l'accès aux soins, dans l'innovation thérapeutique.

> [Canicule] Ce qui a été mis en évidence dans cette surmortalité, c'est, un, que depuis la canicule de 2003, on a avancé. Et les personnes, par exemple, en établissement, dans les EHPAD, ont évidemment eu une mortalité moins importante qu'en 2003, puisque les professionnels évidemment sont mieux formés, on connaît mieux les conséquences, il y a les salles rafraîchies. Ce qui a été mis en évidence par ces chiffres, c'est l'isolement et le sujet de la solitude de personnes qui sont seules, qui ne sont pas forcément suivies par des services de santé, qui ne sont pas forcément malades, mais qui sont en fragilité et qui sont décédées chez elles, malheureusement, toutes seules.

> [Canicule] Aujourd’hui, 30 juillet, ce sont 33 000 climatiseurs qui ont été livrés dans les établissements de santé. Promesse tenue.

> [Feux de forêts] Plus de cinq millions de masques disponibles ont été livrés dans les pharmacies.

> [Feux de forêts] Il y a du nettoyage à faire quand une fumée est passée, il doit se faire avec précaution. Il y a des recommandations émises: il faut se protéger les mains, mettre un masque FFP2 et nettoyer avec des linges humides car il faut éviter de brasser ces fumées. (…)
Pour ceux qui ont un potager, si les fruits et légumes portent de la suie, il ne faut pas les manger. Toutes les recommandations sont sur le site de l'ARS.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Certains considèrent encore qu'ils ont un droit sur le corps de l'autre. Qu'ils peuvent contrôler, dominer, abuser. Cette réalité, 340 000 femmes victimes de violences sexuelles la subissent chaque année. Et 160 000 enfants. Tout ce qui doit encore être fait sera fait. Détection, repérage, accompagnement des victimes, traitement judiciaire : nous irons au bout du travail engagé depuis 2017 avec la loi intégrale.

> [Feux de forêts] Des feux d'une ampleur absolument inédite frappent notre pays. Face à eux, des milliers de femmes et d'hommes refusent de céder : sapeurs-pompiers, soignants, militaires, forces de sécurité, agents de l'État. Ils secourent, soignent, évacuent, s'adaptent en permanence. Grâce à leur courage et à la mobilisation exceptionnelle de tous les moyens de la Nation, les Français ont été et sont protégés.

> J'ai réuni aujourd'hui le premier comité de pilotage de la commémoration des 20 ans de la panthéonisation des Justes parmi les Nations voulue par le président Jacques Chirac. Les Justes nous ont légué une leçon universelle : même dans la nuit la plus profonde, il reste toujours un espace pour dire non à la haine et oui à la dignité humaine. 20 ans après, leur héritage nous oblige plus que jamais. Face à un antisémitisme qui change de visage mais jamais de nature, transmettre l'exemple des Justes est un impératif républicain. Fidèles aux Justes. Fidèles à la mémoire. Fidèles à la France.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> [Feux de forêts] Face aux incendies en Gironde, la mobilisation est totale pour faire face aux conséquences sur le terrain. Réunion de travail cet après-midi avec les élus et la filière des déchets pour dresser une cartographie exacte du terrain : cibler les besoins, adapter le service public et organiser la mutualisation des ressources disponibles. Merci aux services de l’Etat, notamment à la DREAL Nouvelle Aquitaine, pour leur mobilisation exceptionnelle.

> De la méthode, du temps et de la visibilité pour nos entreprises. Pour lever les incertitudes sur la nouvelle filière pollueur-payeur dédiée au recyclage des emballages professionnels, son entrée en vigueur est reportée au 1er janvier 2027.

 

● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)

> Dans un contexte budgétaire exigeant, mon ministère prendra toute sa part à l'effort de redressement des finances publiques. Une priorité demeure : préserver la jeunesse. Avec le Premier Ministre, nous avons décidé de préserver les moyens nationaux consacrés à l'apprentissage et de conserver le nombre de contrats d'engagement jeune. Notre objectif est de maintenir le million de contrats d’apprentissage. Ces dispositifs permettent à des centaines de milliers de jeunes de se former, de trouver un emploi et de construire leur avenir. C’est un investissement prioritaire !

> [Feux de forêts] Alors que la région de mon enfance est durement frappée par les incendies, mes pensées vont à toutes celles et tous ceux qui sont touchés. Je veux aussi saluer l'engagement exceptionnel des femmes et des hommes mobilisés sur le terrain, qui, sans relâche, protègent les populations. Merci également à tous ceux qui font vivre cet immense élan de solidarité. En tant que ministre du Travail et des Solidarités, ma responsabilité est claire : protéger les salariés, préserver les emplois et accompagner les entreprises dans cette épreuve. J'ai demandé à mes services de traiter en urgence les demandes d'activité partielle.
Celle-ci peut être mobilisée :
- pour les entreprises sinistrées ou situées dans une zone évacuée ;
- lorsque les conséquences des incendies empêchent la poursuite de l'activité ;
- lorsque les salariés ne peuvent plus travailler en sécurité malgré les mesures de prévention mises en place et que cela a un impact sur l'activité de l'entreprise.
Une procédure simplifiée et accélérée est mise en place pour les entreprises sinistrées ou situées dans les zones évacuées, afin que les premiers paiements interviennent dans les meilleurs délais. J'ai également demandé à l'Urssaf d'apporter un soutien en trésorerie sous la forme d'un échéancier de cotisations sociales et patronales pouvant aller jusqu'à 12 mois. Enfin, un guide pratique est mis à la disposition des employeurs et des salariés sur le site du ministère pour répondre à toutes les questions utiles.

> [Budget 2027] S'il n'y a pas de budget, qu'est-ce qui se passe ? On appelle ça une loi spéciale qui permet à l'État de fonctionner. Mais c'est une horreur totale, parce que cette loi spéciale, vous ne pouvez rien engager. Par exemple, moi, chez moi, je ne peux pas donner de l'argent à l'insertion. Je ne peux pas donner de l'argent aux missions locales. L'État est paralysé. Et le nouveau président ou la nouvelle présidente, dans cette hypothèse-là, devra travailler pendant plusieurs mois pour disposer d'un budget pour l'année 27. On va se retrouver au mois d'octobre. Ils ont déjà travaillé sur le budget 28. Donc c'est une horreur. Donc il faut vraiment qu'effectivement, on arrive à trouver des compromis sur le budget. Il faut doter la France d'un budget, budget pour l'État, budget pour la sécurité sociale, qui est très important aussi pour moi, parce que vous savez que je gère, par exemple, toutes les retraites. Voilà. Donc c'est très important. Donc on est en train de travailler un budget. C'est un budget courageux, parce qu'il va assumer bien sûr toujours la volonté de maîtriser la trajectoire et de baisser le déficit. Vous savez, on a trop de dettes dans ce pays.

> [Budget 2027] On fait des économies sur tous les dispositifs que nous déployons. Mais ce qui est très important, et ça, le Premier ministre m'a accordé la seule demande que je lui ai faite, de préserver la jeunesse. Et la jeunesse, c'est quoi ? C'est l'apprentissage et c'est les contrats de l'engagement jeune dans les missions locales, et France Travaille. Il m'a là accordé. Voilà. Donc je préfère faire des efforts ailleurs. C'est une bataille très importante parce que c'est l'avenir. La jeunesse, c'est l'avenir. Il ne faut jamais laisser tomber la jeunesse. Et moi, j'ai deux manières d'aider la jeunesse à s'insérer dans le monde du travail. C'est le dispositif de l'apprentissage, qui est une vraie réussite. Et là, on va stabiliser à la fois les aides aux entreprises et les coûts de formation pour former les jeunes. Et puis deuxièmement, vous savez, parfois, il y a des jeunes qui ont un peu de problème, vers 18-19 ans, qui se retrouvent dans des environnements sociaux un peu compliqués, un peu en échec scolaire. Eh bien, ils peuvent aller dans une mission locale. Et là, on va leur proposer un contrat d'engagement jeune. On les prend par la main. Et en 6 mois, en 8 mois, en 9 mois, on leur permet de s'insérer dans la vie professionnelle. Voilà. Et ça, je l'ai préservé. Je remercie le premier ministre d'avoir rendu cet arbitrage. Alors bien sûr, ça veut dire qu'il faudra faire des économies par ailleurs. Et moi, au total, c'est environ 2 milliards d'économies que je vais faire dans mon ministère. Même dans mon ministère proprement dit, il y aura moins d'effectifs. Donc on va jouer le jeu, vous voyez. Donc vraiment, je m'inscris dans cette trajectoire de gestion, de réduction, de mieux dépenser l'argent. Et moi, le critère, c'est qu'il faut que l'argent, pour être efficace, il faut qu'il permette le retour à l'emploi. Moi, je suis là pour aider les Françaises et les Français à trouver de l'emploi.

> [Budget 2027] Le premier ministre a été très clair. Il a dit qu'il faut engager la construction de ce budget sans impôts supplémentaires. C'est très clair. Donc ce n'est pas sur les impôts qu'on va aller. On va aller sur les économies et l'efficience. Moi, je suis beaucoup là-dessus. Et je suis même sur la lutte contre la fraude. L'efficience, c'est faire en sorte que quand les gens fraudent et trichent avec l'argent public, c'est le cas d'ailleurs dans l'apprentissage, on a parfois des organismes de formation qui ne sont pas corrects, qui ne sont pas réglos, on n'hésite pas à les fermer carrément. Donc, je crois qu'il faut être très clair. Efficience de l'argent public qui peut aller jusqu'à la fermeture d'organismes de formation frauduleux.

> La bataille pour l'emploi, c'est ma bataille. Alors les chiffres, il faut être clair. Le chômage, il est autour de 8 %. Bon, voilà. Alors vous savez, en France, il n'a été que 6 fois en dessous de 8 % en 40 ans. Donc ça fait longtemps qu'on a des sujets de chômage un peu structurés dans ce pays. Et d'ailleurs, il y a eu des enquêtes qui ont démontré qu'il y a eu une baisse structurelle du chômage depuis les précédents gouvernements. Donc, on a réussi à le baisser quand même. Alors c'est un peu compliqué parce que l'environnement économique, il n'est pas facile.

> J'ai lancé une conférence sociale autour des retraites qui fonctionne bien, qui a démarré en octobre, qui est terminée. Le rapport sera entendu en septembre. On va entendre la sortie du rapport. Et à ce moment-là, je donnerai mes commentaires. Pour le moment, je joue le jeu. Je laisse cette conférence aller à son terme, présenter ses propres conclusions. Je les commenterai, bien sûr, quand elles seront connues en septembre. Mais on voit bien. On voit bien les idées, quand même. On voit à peu près où ça se passe. Voilà. Donc je pense qu'il faut effectivement mettre en place des réformes pour tenir la dépense, voire la réduire, sur les deux grands postes que sont la santé et que sont les retraites. Et ensuite, il faudra effectivement réfléchir. Moi, je suis favorable aux réflexions qui consistent à baisser les cotisations. Mais dans ce cas-là, il faudra trouver d'autres formes. Et ça sera la fiscalité. Ne faut pas rêver. C'est ou les salariés qui cotisent et les entreprises qui cotisent, ou c'est la fiscalité. Mais je le redis, avec une première étape où il faudra baisser au maximum les dépenses.

> Les solidarités, ça va dans les deux sens. Il faut bien sûr aider les gens les plus démunis. Et ça fait partie de nos valeurs. Et on continuera à le faire. Il faut continuer à le faire. Mais il faut que tout le monde participe. Il faut être solidaire de son pays, quelque part. Donc je pense que c'est une idée effectivement intéressante. Rappeler quand même qu'au-delà de l'impôt sur le revenu, les TVA, tout le monde la paye. Donc il y a aussi d'autres formes de fiscalité, peut-être moins visibles. Dès que vous achetez quelque chose, en fait, vous avez les TVA dedans. C'est une forme aussi de participation à l'effort de la finance publique.

> La valeur travail, elle est fondamentale. Il faut y faire attention. Elle a pu être abîmée de temps en temps. Il faut faire attention. Moi, je suis, vous l'avez compris, très favorable à leur travail. Je pense que je l'ai incarné moi-même dans tout mon parcours. Je pense avoir beaucoup travaillé. Et donc, vous avez avec le ministre du Travail, quelqu'un qui sait ce que c'est que le travail, qui croit au travail et à l'apport du travail, qui est très important. D'abord, le travail crée les richesses. Et les richesses, il faut les créer d'abord avant de les partager. Et c'est le travail qui les crée. Et puis le travail, c'est une forme d'émancipation, c'est une forme d'utilité sociale qui est fondamentale. Et une forme de réalisation personnelle. Donc je crois au travail, bien évidemment. Et vous avez raison, il faut que le travail paye. Il faut que le travail paye plus que le non-travail. Je suis d'accord avec ça. D'ailleurs, on avait préparé un projet de loi, je ne sais pas si on aura le temps, de le passer à l'Assemblée. Mais il est quasiment prêt. On l'a travaillé. Il est passé au Conseil d'État pour justement faire en sorte qu'il y ait une incitation au travail. Et dans les principes, par exemple, de ce projet de loi, on voulait dire, voilà, dans un foyer, un foyer où il y a du travail doit gagner un peu plus qu'un foyer où il n'y a pas de travail. Voilà. Donc c'est ça.

 

Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Un nouveau décret de simplification de la justice a été publié aujourd’hui. Écrit avec les professionnels du droit, il allège la procédure civile, accélère la dématérialisation des jugements et permet au juge de trancher vite quand personne ne conteste : si le défendeur a bien reçu l’assignation en main propre et ne se présente pas, le juge tranche sans attendre. Une réforme née du terrain.

 

Serge Papin (ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Non, la saison touristique n'est pas terminée ! Encore moins pour la Gironde et les Landes.
Bien sûr, il ne faut pas se rendre actuellement dans les zones évacuées à cause des incendies afin de laisser les secours intervenir et protéger chacun d'entre nous.
Certains territoires ne sont eux pas concernés par ces incendies : je pense à ceux au-dessus de l'estuaire de la Gironde comme le Libournais.
Et puis il y aura l'après.
Une fois cette situation derrière nous, une façon d'être solidaire, ce sera de se dire : allez, on y va, on y retourne !

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Chose promise, chose due. Après plusieurs mois de concertation, les textes qui reconnaissent les cursus bilingues en langues régionales au baccalauréat sont parus ce matin au Journal officiel.
Concrètement :
- Un élève qui aura suivi, pendant ses deux années de première et de terminale, une langue vivante régionale et l’un de ses enseignements de spécialité dans cette langue pourra présenter l’épreuve de cette spécialité en langue régionale.
- Au grand oral, l’échange pourra également se tenir dans cette langue pour la partie qui porte sur cette spécialité.
- Si l’élève obtient la moyenne dans les deux - la spécialité présentée en langue régionale et la langue régionale elle-même - son diplôme portera la mention « cursus bilingue ».
Ces textes s’appliquent dès la rentrée 2026, pour la session 2028 du baccalauréat. Les élèves qui entrent en première dans quelques semaines seront les premiers à en bénéficier. Les recteurs vont maintenant construire cette offre de spécialités en langue régionale dans les lycées de leurs académies, avec les conseils académiques des langues régionales. Nos langues régionales font partie de ce que la République transmet.

> [Feux de forêts] Face à l’épreuve des flammes, la Nation est unie. Aux côtés des pompiers, des militaires, des forces de l’ordre et des soignants, les personnels de l’Académie de Bordeaux et des collectivités locales ont répondu présent. À tous, merci.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Je me suis entretenu avec le nouveau Ministre des relations intergouvernementales du Royaume-Uni. Je me réjouis de travailler avec lui au renforcement des relations entre nos deux pays.

> Un plaisir de recevoir mon homologue grec à Paris. Nous avons évoqué le renforcement du partenariat stratégique et notre ambition commune pour l’autonomie stratégique européenne.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Ça suffit ! J’adresse tout mon soutien à Nicolas Criaud, maire de Guérande, confronté à l’installation sauvage et illégale de gens du voyage. Personne n’est au-dessus des lois. Et partout en France, des maires sont confrontés à ce scandale des installations illégales. Ce qu’ils vivent n’est pas acceptable. Je veux que ça change. L’impuissance publique n’est pas une fatalité. Je veux que les maires disposent enfin de vrais leviers pour faire respecter la loi. C’est une priorité. Je veux que l’État ait les outils pour expulser rapidement et vraiment, les campements illégaux. Je ferai très prochainement des propositions concrètes pour mettre fin à cette impuissance.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Le prochain mandat municipal sera celui de l’adaptation de nos territoires. Parce que face aux canicules, aux inondations, aux incendies ou aux tensions sur l’eau, les élus locaux sont en première ligne. La transition écologique n’est pas seulement une politique nationale, elle se construit sur le terrain à bas bruit avec les élus au travers de décisions très concrètes : rénover une école, réutiliser l’eau, végétaliser un quartier, protéger les sols agricoles, offrir dans les cantines une alimentation locale de qualité ou préparer la commune aux nouveaux risques climatiques. C’est là que se joue, chaque jour la robustesse de notre pays. C’est dans cet esprit que j’ai coécrit, avec Marine de Bazelaire, cette note du Laboratoire de la République. Nous avons voulu proposer aux élus locaux un guide pratique, qui met en avant des des solutions opérationnelles et leur donne des pistes d’actions face aux défis environnementaux qui s’imposent désormais dans chaque territoire.

 

● MoDem 
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)

> Madame Tondelier, sans vouloir être discourtois, on peut comprendre le besoin irrépressible d’exister avant de disparaître chez LFI, comme nombre d’écologistes l’ont déjà fait, mais pourrait-on nous épargner la litanie des poncifs, l’accumulation sans cohérence des éléments de langage et les a priori grossiers sur le monde agricole ? Chez vous, les agriculteurs sont « agro-industriels », les fermes « usines », les élevages comme les réserves « méga », les céréaliers par nature « pas à plaindre ». Sur le maraîchage et globalement les fruits et légumes, le plan réclamé existe. Je l’ai lancé en 2023. 300 M€ en deux ans : serres, vergers, agroéquipements. L’irrigation aussi. Oui, celle que vous refusez à l’aveugle. Idem pour les aides d’urgence, comme lors des tempêtes de 2023 en Bretagne et en Normandie. Quant à la PAC, une aide spécifique a été mise en place la même année. Seulement voilà : ça n'intéresse pas, puisque les écologistes n'ont pas voté le budget agricole. Certes, c'est du long terme et il faut approfondir les sujets. Alors, quand une vie politique se résume à des accumulations effrénées de tweets, évidemment, difficile de se comprendre. Mais le vrai problème du message est ailleurs. Dans ce tweet, il y a la pensée profonde qu'il y a les bons et les mauvais agriculteurs. Cette permanente propension à trier et opposer les êtres humains. Pour moi, c’est une faute morale quand un agriculteur se donne la mort tous les deux jours. Et je déconseille vraiment de trier les détresses et de monter les agriculteurs -comme les Français- les uns contre les autres pour exister sur un réseau social. « Sauvez-les », dites-vous. On ne vous avait pas attendue, Madame Tondelier. On aurait juste envie de vous répondre : « Respectez-les et sortez des caricatures ! » Et vous verrez, on arrivera alors à avancer.

 

Erwan Balanant (député)
> Si on veut sauver notre démocratie il faut protéger notre modèle d’information.

> Il n'y a pas de grande démocratie sans information libre et indépendante qui doit reposer sur un modèle économique pérenne. Aujourd'hui, ces modèles sont en grande souffrance. Les plateformes préfèrent aller au contentieux plutôt que de rentrer en négociation. Je réfléchis comme d'autres à l'idée d'avoir un compte d'affectation spécial de ces amendes pour nourrir un fond de soutien à la presse.

> On a aujourd’hui des éditeurs et des agences de presse en difficulté financière, et pourtant il n’y a jamais eu autant de lectures, de recherches de l’information et de contenus grâce aux outils numériques. Une grande partie de la valeur créée par les éditeurs de presse est captée par les grandes plateformes. (…)
Le volume publicitaire dans la presse a quasiment été divisé par deux en dix ans. Et quant au même moment, vous assistez à un changement d’usage de lecture du papier vers le numérique, c’est très compliqué pour l’équilibre des organes de presse. C’est aussi un sujet de vitalité de notre démocratie. (…)  Il faut créer les moyens de permettre la négociation entre éditeurs et plateformes et installer un tiers susceptible de rééquilibrer le rapport de force. (…)
> Le droit européen a créé cette notion de droit voisin de la presse qui n’existait pas avant, très vite décliné en France. Sauf que force est de constater que la volonté des plateformes de rémunérer sur la base des droits voisins n’était pas là.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> L’arrêté d’expulsion visant Xenia Fedorova, chroniqueuse russe pro-Kremlin, confirme ce que nous dénonçons depuis des mois : les ingérences russes ne s'arrêtent pas à nos frontières, elles cherchent à s'installer au cœur de notre débat public. La propagande du Kremlin n'est pas une opinion parmi d'autres. Lorsqu'elle est relayée sans contradiction ni contextualisation, elle brouille les faits, affaiblit la confiance des citoyens et cherche à fragiliser notre démocratie. Face aux guerres hybrides menées contre l'Europe, nous devons défendre notre espace informationnel avec la même détermination que notre sécurité. La naïveté n'est plus une option. Les autorités françaises et européennes doivent désormais aller jusqu'au bout : celles et ceux qui servent les intérêts du Kremlin en participant à ses opérations d'influence doivent en répondre.

 

Grégory Allione (député)
> [Feux de forêts] Aujourd'hui, je lutte contre les feux, contre les effets des canicules mais je lutte aussi contre les climatosceptiques. Quand j'entends ces derniers remettre en cause régulièrement l'ensemble des mesures que nous avons mises en place — avec le Pacte vert — pour permettre justement de décarboner notre activité économique et nos transports, je leur demande vraiment de ne pas venir, dans ces moments-là, nous dire ce que nous avons à faire. C'est un travail de temps long. Il y a deux choses à conduire : l'adaptation et l'atténuation du dérèglement climatique.

 

Nathalie Loiseau (députée)
> Madame Fedorova, la Russie de vos rêves vous tend les bras. Je me demande bien ce qui vous retient d’y retourner sans tarder, maintenant que vous séjournez illégalement sur le territoire français. Pourquoi vous opposez-vous à votre retour dans votre mère patrie ?

 

● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> Aujourd'hui, ce sont des politiques d'aide à l'organisation de la famille, à la garde des enfants. C'est essentiellement deux dispositifs qui marchent le mieux ou le moins mal pour essayer d'avoir ce petit sursaut de natalité : ce sont les politiques de crèches. En effet, il faut renforcer l'effort des collectivités de l'État. C'est clair, et c'est ce qui marche un peu mieux dans les pays du Nord que chez nous. Et puis c'est tout ce qui accompagne les premiers mois, notamment ce qui a été une réforme, je crois, utile qui est entrée en vigueur début juillet : le congé de naissance. Il faut qu'il ne soit pas trop long en réalité, pour ne pas désinciter notamment les mères à quitter le marché du travail, parce que souvent il y a une pénalité à la maternité là-dessus. Il faut aussi qu'il soit bien rémunéré. Et puis, ce qu'on voit, notamment dans les pays nordiques, c'est qu'il faut qu'il soit équilibré le plus possible entre le père et la mère.

> Quand on a moins d'enfants, fondamentalement, on le voit, les écoles commencent à fermer, il va y avoir moins d'actifs sur le marché du travail, et donc le modèle qu'on a est en péril s'il n'y a pas une réaction ou une adaptation.

 

Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> L’exploitation sexuelle des enfants reste trop invisible. Pourtant, elle progresse. Un enfant sous emprise est toujours une victime. Fugue, isolement, cadeaux inexpliqués, nouveaux contacts, activité secrète : l’accumulation de signaux doit nous alerter.

> La loi est claire : les sites pornos sont interdits aux mineurs. Si un site porno ne respecte pas les enfants de France, il quitte la France. Protéger les enfants n’est pas une option.

> 924 prédateurs sexuels derrière les barreaux en deux mois. Lorsque l’État se donne les moyens de traquer les criminels sexuels qui s’en prennent aux enfants avec fermeté, les résultats suivent. Aucune complaisance. Aucune impunité. Les enfants d’abord.

> Déshabiller femmes et enfants avec une IA ? Immonde. Après Grok, où j’avais saisi la Commission européenne, contribuant à l’ouverture d’une enquête, des modèles similaires sont sur Hugging Face. Je saisis la Commission européenne, Pharos et l’Arcom. Ne rien laisser passer.