Selon l’UNICEF, depuis le cessez-le-feu en octobre, les forces israéliennes ont tué en moyenne un enfant ou un adolescent à Gaza chaque jour.
Cette statistique a de quoi faire froid dans le dos et provoquer une indignation plus que compréhensible.
Cela dit aussi de la politique jusqu’au-boutiste que poursuit Benjamin Netanyahu et son gouvernement d’extrême-droite qui est de provoquer l’exil des Palestiniens de la bande de Gaza mais aussi de la Cisjordanie – où des violences ont lieu chaque jour contre eux, notamment par les colons fanatiques – pour réaliser le rêve du Grand Israël.
Au lieu de chercher une solution politique, l’objectif de Netanyahu est d’installer une crise humanitaire et d’envoyer un message clair qu’il n’y a plus aucun espoir de paix juste.
Et, pour cela, tous les moyens sont utilisés comme ces morts d’enfants par les soldats israéliens.
Défendre Israël et son existence qui était il y a peu une évidence pour tous ceux qui n’ont pas oublié l’Histoire, devient de plus en plus difficile, ce qui est à porter au passif de son premier ministre actuel mais aussi une partie de la population qui l’a élu pour faire le sale boulot, ce qu’il ne s’est pas privé de faire étant un militant d’une solution radicale au problème palestinien depuis toujours.
C’est pourquoi, rappelons-le, Netanyahu est visé par un mandat d’arrêt de la Cour internationale de justice et que Zoran Mamdani, le nouveau maire de New York – une des trois villes comptant le plus de juifs dans le monde avec Tel Aviv et Jérusalem –, a affirmé qu’il n’était pas le bienvenu dans sa ville et que s’il venait quand même, il espérait qu’il serait arrêté (les Etats-Unis ne reconnaissent pas cette cour et Trump a pris des mesures de rétorsions contre ses membres).
Une déclaration qui aurait été impensable il y a peu, surtout après le massacre du Hamas en 2023.
Si la situation empire, les choses ne sont pas irrémédiables.
Le 27 octobre prochain au plus tard se tiendront les législatives en Israël et les sondages ne sont guère favorables pour l’instant à Benjamin Netanyahu.
S’il perd, ce qui est hautement souhaitable, on pourra sans doute reparler de paix, d’une vraie.
En revanche, s’il gagne…
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