2005-2025: 20 ANS D'INFORMATION SUR LE CENTRE ET LE CENTRISME

mercredi 7 janvier 2026

La Quotidienne centriste du 7 janvier 2026. Cette bande des trois mégalomaniaques narcissiques qui menacent la paix et la liberté


L’un se prend pour le plus grand président des Etats-Unis de tous les temps et il le répète sans cesse dans des centaines de messages qu’il poste chaque semaine sur les réseaux sociaux.

L’autre se prend pour un mix de Staline et de Pierre Le Grand et se propose de recréer un mix de grande Russie et d’URSS.

Le dernier mais pas le moindre, se prend pour un super-Mao-Tsé-Dong et fait un rêve que la Chine va redevenir la première puissance mondiale et imposer son nouvel ordre mondial.

Cette «bande des trois», composée que milliardaires par ailleurs, se propose donc de se partager le monde, de rentrer dans l’Histoire et d’instaurer trois impérialismes.

Évidemment ces empires sont voués, à un moment ou à un autre, à se confronter mais, pour l’instant, leur priorité est de se partager la planète en évitant un conflit direct entre eux.

Pour autant, les trois personnages précités sont tellement narcissiques et mégalomaniaques qu’ils peuvent à tout moment embraser le monde et provoquer ce qui pourrait être une troisième guerre mondiale.

Ainsi, on voit mal Trump, Poutine ou Xi abandonner leur volonté de puissance et de grandeur de leur propre chef.

De ce point de vue, l’année 2026 pourrait être charnière d’autant qu’elle a commencé alors que Poutine continue à agresser l’Ukraine et avec Trump qui a attaqué le Venezuela pour s’emparer de Maduro et qui se propose d’annexer le Groenland.

Ici, pas question de parier sur la raison parce qu’elle n’est que très peu utilisée.

Est-il possible de les arrêter?

Voilà une question qui risque d’être débattue tout au long de cette années.

Quand à la réponse, elle n’est pas évidente.

Ce qui est déjà pour le moins funeste.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Propos centristes. France – De l’Ukraine au Groenland, soutien de la France / Maduro-Trump: un dictateur arrêté par un extrémiste / Protection de l’enfance / Budget / Crise agricole / Grève des médecins / Il y a 11 ans, Charlie…


Voici une sélection, ce 7 janvier 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France à propos de la nomination du gouvernement puis de la démission du premier ministre.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Il y a onze ans, le terrorisme islamiste frappait la République et endeuillait la France. En frappant Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher et des policiers, des terroristes ont voulu détruire nos libertés et nous diviser. Toujours unis, nous pensons aux victimes et à leurs proches.

> [Conférence de presse à l’issue du sommet de la Coalition des volontaires] Nous avons aujourd'hui tenu à Paris une nouvelle réunion des chefs d'État et de gouvernement des 35 pays qui composent la coalition des volontaires, aux côtés du président Zelensky et en présence d'une délégation américaine conduite par messieurs Witkoff et Kushner.
C'est la quinzième réunion de la coalition des volontaires que nous tenons depuis le 17 février 2025 et nous avions aujourd'hui à nos côtés 28 chefs d'État et de gouvernement, le secrétaire général de l'OTAN, la présidente de la Commission européenne et le président du Conseil européen.
Cette réunion scelle aujourd'hui une avancée considérable qui est reflétée par la déclaration de Paris des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable. Cette déclaration de la coalition des volontaires vient pour la première fois reconnaître une convergence opérationnelle entre les 35 pays qui composent la coalition des volontaires, l'Ukraine et les États-Unis d'Amérique, pour bâtir des garanties de sécurité robustes. Cette déclaration détaille chacune des composantes de ces garanties de sécurité. Nous avons eu un rapport qui a été fait par nos chefs d'État-major et par SACEUR au titre de la coordination américaine et nous avons aussi acté ici même d'une cellule de coordination qui permettra d'intégrer pleinement l'ensemble des armées compétentes et qui permettra la coordination entre la coalition des volontaires, les États-Unis d'Amérique et l'Ukraine sur le plan opérationnel. Elle viendra en soutien, en coordination avec l'État-major de la coalition qui est réunie à Paris.
Au sein de la coalition, nous avons, sur la base de tout le travail accompli au cours des derniers mois, consolidé notre approche avec premièrement la mise en place de mécanismes de surveillance du cessez-le-feu qui seront placés justement sous un
leadership américain mais avec des contributions de plusieurs États qui ont marqué leur disponibilité. Deuxièmement, le soutien dans la durée. D'abord les forces armées ukrainiennes qui sont et resteront la première ligne de défense et de dissuasion contre l'agression et donc nous avons planifié sur la base d'un format d'armée volontariste de 800 000 hommes, les entraînements, les capacités et l'ensemble des moyens pour que cette armée puisse dissuader toute nouvelle agression.
Troisièmement, de poursuivre nos préparatifs pour la mise en place d'une force multinationale dans les airs, les mers, sur le sol pour apporter une forme de réassurance le jour d'après le cessez-le-feu et loin de la ligne de contact et au-delà du travail qui a été conduit par les chefs d'État-major britanniques et français avec tous les autres États-majors, je veux saluer nos amis allemands, italiens, polonais, souligner aussi l'importance du rôle de la Turquie qui, sur la partie maritime, a un rôle tout à fait considérable et a endossé cette responsabilité.
Quatrièmement, nous avons donc acté de traduire juridiquement ces engagements pour soutenir l'Ukraine en cas de nouvelles attaques de la Russie, par des mécanismes de solidarité et d'intervention. Nous continuons aussi enfin de converger sur les questions de reconstruction et de soutien économique et c'était le deuxième temps de la discussion. Mais vous le voyez, sur ce premier temps, nous avons consolidé l'architecture, la planification, les moyens, les règles des garanties de sécurité pour l'Ukraine, le jour d'après la paix et je dirais d'une garantie de sécurité pour l'Ukraine et pour le continent européen.
Le deuxième temps de la discussion a été consacré à la prospérité future de l'Ukraine, avec là aussi le plan américain qui a été présenté, les contributions européennes, avec la volonté d'accélérer le travail aux côtés de l'Ukraine pour que, dans les prochaines semaines, un tel plan de prospérité puisse être finalisé, qui sera une composante importante justement de ces accords de paix. Tout cela sont des piliers essentiels de ce qui viendra soutenir une négociation qui est en train d'être conduite et dont nous souhaitons tous qu'elle puisse se finaliser le plus vite possible. Mais ces garanties de sécurité sont la clé pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une réédition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l'Ukraine.
Je crois que ce qui est très important de souligner, c'est que tous les pays ici représentés devant vous, mais l'ensemble des pays de la coalition des volontaires et tous ceux qui étaient présents aujourd'hui à Paris, après la très bonne coordination que nous avions eue tous ensemble en fin d'année dernière à Berlin, partagent tous la même volonté, la paix, la paix en Ukraine, la paix en Europe. Mais nous voulons tous que cette paix soit juste, qu'elle soit durable, qu'elle soit solide. Et nous sommes tous lucides, les paix qui ont été signées ces quinze dernières années par la Russie ont toutes donné lieu à des violations par la suite, en Moldavie, en Géorgie, en Ukraine. Et donc, forts de cette expérience, nous voulons que cette paix ait ses garanties. Instruits par l'expérience des Européens ces 15 dernières années, c'est pourquoi la déclaration de Paris permet d'acter ces garanties de sécurité légitimes et, pour la première fois, acte de cette convergence entre les membres de la coalition des volontaires, l'Ukraine et les États-Unis d'Amérique.
Enfin, au-delà de cela, à court terme, nous continuerons d'apporter notre soutien à l'Ukraine pour faire face évidemment à tous les défis qui sont les siens en termes de protection de son espace aérien, de protection des civils qui sont encore la cible pendant que nous nous parlons des attaques russes, et permettre de continuer aussi notre travail en termes de sanctions pour contraindre et réduire la capacité à financer cet effort de guerre par la Russie.
Voilà ce dont je voulais rendre compte en remerciant mes collègues ici présents et la délégation américaine qui est à nos côtés pour les avancées considérables qui ont été permises par justement cette réunion et ce sommet aujourd'hui. Je cède maintenant la parole à Monsieur le Président Zelensky. Cher Volodymyr.

> Sur la question du Venezuela, la diplomatie a une voix et la diplomatie française s'est exprimée par les canaux qui conviennent et il faut la voir comme un tout. Je crois avoir été, la diplomatie française avec moi, très clair sur le sujet.

> Sur la question de l’Ukraine, la présence aujourd'hui des envoyés spéciaux du Président Trump, les engagements du Président Trump lui-même, en particulier ce qu'il a pu dire lors du rendez-vous qui s'est tenu à Mar-a-Lago en fin d'année dernière avec le Président Zelensky, disent l'engagement des États-Unis d'Amérique pour bâtir la paix et prendre leurs responsabilités. Cette coalition des volontaires marque une étape nouvelle qui me semble correspondre à ce que nous défendons et qui, d'ailleurs, est conforme aux souhaits américains.

> Ce que la France défend depuis plusieurs années, c'est une Europe plus indépendante et c'est une plus grande autonomie stratégique, c'est-à-dire une Europe qui s'occupe de sa sécurité davantage, en respectant le cadre otanien, mais qui prend davantage sa part. Ce que le Président Trump a constamment dit dans son premier mandat comme dans celui-ci, c'est que les Européens doivent prendre plus de la part du fardeau. C'est ce qu'il nous demande de faire, c'est cohérent. Tout le travail qui a été fait ces derniers mois à travers la coalition des volontaires, c'est d'avoir les Européens, mais je veux aussi souligner la présence dans la coalition des volontaires du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de l'Australie et de plusieurs autres, puis du Japon. En particulier, le Premier ministre canadien était avec nous aujourd'hui, ce qui est un signal très fort, et est engagé dans ces garanties de sécurité. Cette coalition des volontaires est, si je puis dire, le cœur battant de ce soutien à l'Ukraine pour les garanties de sécurité. Elle dit le jour d'après la paix, voilà comment nous nous mettons en situation d'apporter à l'Ukraine ces différentes composantes, et en particulier un format d'armée ukrainienne qui dissuadera toute nouvelle agression, des forces multinationales de réassurance et des règles d'engagement.
Dans ce contexte-là, le soutien et la participation américaine sont très importantes pour beaucoup de pays. Elles sont très importantes pour beaucoup de pays qui sont membres de l'OTAN. Elles sont très importantes parce que les capacités américaines, parfois une exclusivité sur certaines composantes de ces garanties de sécurité, qui les rendent clés. Ces dernières semaines ont marqué un changement puisqu'il y a eu un engagement américain. Ça a été dit par le chancelier lors de notre rendez-vous à Berlin, qui a permis d'acter déjà une étape et un mouvement. Ensuite, SACEUR et donc le général américain en charge des forces américaines en Europe, mais également les coordonnants au titre de la participation américaine dans l'OTAN étaient présents avec nous et ont participé à la planification. Donc, il y a aujourd'hui ces différentes couches de garanties de sécurité où les États-Unis d'Amérique ont clarifié leur participation, et en particulier sur ce qu'on appelle le monitoring, c'est-à-dire la surveillance de la ligne de front. Les capacités d'observation et de suivi américaines sont absolument déterminantes et ont été confirmées.
Tout ça pour vous dire que, ces derniers mois, nous avons élaboré un ensemble, il est cohérent, il est solide. Les États-Unis d'Amérique nous ont demandé de faire plus. Nous le faisons, et c'est légitime, et nous le voulons. Nous avons pour la première fois une coalition des volontaires qui porte de telles garanties, mais nous avons aussi une participation américaine par les moyens qu'elle apporte, et ce
fameux backstop, c'est-à-dire ces garanties. Dans ce contexte-là, à la fois les déclarations du président Trump à Mar-a-Lago avec le président Zelensky en fin d'année dernière, ce qui a été réaffirmé par les généraux compétents dans la chaîne de commandement américaine, et ce qui a été porté tout aujourd'hui par messieurs Witkoff et Kushner, est cohérent, c'est un engagement américain pour la paix. Je les en remercie, et donc je n'ai pas lieu de suivre quelques thèses qui douteraient de cet engagement, compte tenu de leur présence, des mots très forts qu'ils ont eus aujourd'hui et du travail qui a été mené avec les Etats-Unis d'Amérique pour conduire ce dispositif. J'ajoute que les Etats-Unis d'Amérique, en tant que signataires de la Charte des Nations unies et membres de l'OTAN, sont aussi des alliés des Européens, et donc c'est en tant que tels qu'ils sont présents aujourd'hui et qu'ils ont travaillé à nos côtés durant ces dernières semaines.

> [Déclaration de Paris - Des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable en Ukraine] Nous, membres de la Coalition des volontaires, l’Ukraine et les États-Unis, nous sommes réunis aujourd’hui à Paris.
Nous avons tous réaffirmé notre engagement en faveur d’une paix juste et durable en Ukraine, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies, et nous nous sommes félicités des progrès accomplis, notamment dans le cadre des discussions entre les Américains, les Ukrainiens, les partenaires européens et d’autres partenaires.
Nous avons tout particulièrement souligné clairement que la capacité de l’Ukraine à se défendre est d’une importance capitale pour garantir l’avenir de la sécurité de l’Ukraine et la sécurité collective euro-atlantique. Nous avons confirmé que la garantie de la souveraineté et de la sécurité durable de l’Ukraine doit faire partie intégrante de tout accord de paix, et que tout règlement devra être soutenu par des garanties de sécurité solides pour l’Ukraine.
Nous sommes prêts à nous engager en faveur d’un système de garanties politiquement et juridiquement contraignantes qui sera activé dès l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, en complément d’accords bilatéraux de sécurité et conformément à nos dispositions constitutionnelles et juridiques respectives.
Ces garanties de sécurité comprendront notamment les éléments suivants :
- La participation à un mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu mené par les États-Unis. Un système de surveillance du cessez-le-feu fiable et continu sera mis en place, avec des contributions des membres de la Coalition des volontaires. La Coalition des volontaires sera également représentée au sein de la Commission spéciale qui sera créée pour examiner toute violation, en attribuer la responsabilité et y remédier.
- Un soutien aux forces armées de l’Ukraine. La Coalition a décidé de continuer à fournir aux forces armées de l’Ukraine une assistance militaire à long terme et de l’armement qui leur sont essentiels pour garantir le maintien de leurs capacités. En effet, ces forces armées demeureront la première ligne de défense et de dissuasion. Ce soutien comprendra notamment, mais pas uniquement : des paquets pour la défense à long terme ; une aide au financement de l’achat d’armes ; la poursuite de la coopération avec l’Ukraine s’agissant de son budget national pour le financement des forces armées ; un accès aux dépôts de défense capables de fournir une assistance supplémentaire rapide en cas de nouvelle attaque armée ; un soutien pratique et technique à l’Ukraine dans la construction d’ouvrages de défense.
- Une force multinationale pour l’Ukraine créée grâce aux contributions des nations volontaires dans le cadre de la Coalition afin de soutenir la reconstitution des forces armées de l’Ukraine et de soutenir la dissuasion. Une planification militaire coordonnée a été conduite pour préparer des mesures de réassurance dans les airs, en mer et sur terre ainsi que la reconstitution des forces armées de l’Ukraine. Nous avons confirmé que ces mesures de réassurance seront mises en œuvre scrupuleusement à la demande de l’Ukraine dès lors qu’une cessation des hostilités crédible sera intervenue. Ces actions seront dirigées par l’Europe, avec le concours d’États non européens membres de la Coalition et avec la participation des États-Unis.
- Des engagements contraignants pour soutenir l’Ukraine en cas de nouvelle attaque armée de la Russie afin de rétablir la paix. Nous sommes convenus de finaliser des engagements contraignants définissant notre approche du soutien à l’Ukraine et du rétablissement de la paix et de la sécurité en cas de nouvelle attaque armée de la Russie. Ces engagements peuvent comprendre l’utilisation de capacités militaires, le soutien en matière de renseignement et de logistique, des initiatives diplomatiques et l’adoption de sanctions supplémentaires.
- Un engagement pour le renforcement de la coopération de défense à long terme avec l’Ukraine. Nous sommes convenus de continuer à développer et à approfondir la coopération de défense mutuellement bénéfique avec l’Ukraine, entre autres : la formation, la production industrielle conjointe dans le domaine de la défense, notamment en utilisant les instruments européens pertinents, et la coopération en matière de renseignement.
Nous avons en outre décidé d’établir une cellule de coordination États-Unis/Ukraine/Coalition au quartier général opérationnel de la Coalition à Paris.

> [Déclaration conjointe sur le Groenland du Président français Macron, du chancelier allemand Merz, de la Première ministre italienne Meloni, du Premier ministre polonais Tusk, du Premier ministre espagnol Sánchez, du Premier ministre britannique Starmer et de la Première ministre danoise Frederiksen] La sécurité dans l'Arctique reste une priorité essentielle pour l'Europe et est cruciale pour la sécurité internationale et transatlantique.
L'OTAN a clairement indiqué que la région arctique était une priorité et les alliés européens intensifient leurs efforts. Nous et de nombreux autres alliés avons renforcé notre présence, nos activités et nos investissements afin de garantir la sécurité de l'Arctique et de dissuader les adversaires. Le Royaume du Danemark, y compris le Groenland, fait partie de l'OTAN.
La sécurité dans l'Arctique doit donc être assurée collectivement, conjointement avec les alliés de l'OTAN, y compris les États-Unis, en respectant les principes de la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'inviolabilité des frontières. Il s'agit là de principes universels, et nous continuerons à les défendre sans relâche.
Les États-Unis sont un partenaire essentiel dans cette entreprise, en tant qu'allié de l'OTAN et dans le cadre de l'accord de défense conclu entre le Royaume du Danemark et les États-Unis en 1951.
Le Groenland appartient à son peuple. Il appartient au Danemark et au Groenland, à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland.

> La souveraineté agricole et alimentaire de l’Europe est ma priorité. La PAC en est le socle. Je salue les annonces de la Commission européenne aujourd’hui sur l’agriculture dans le prochain budget pluriannuel de l’Union européenne, qui vient ajouter 45 milliards d’euros aux près de 294 milliards d’euros d’aides au revenu déjà sécurisés pour les agriculteurs. La France pourra ainsi garantir le maintien du niveau actuel de ces aides jusqu’en 2034. C’est le résultat de notre mobilisation déterminée et de mon engagement constant pour nos agriculteurs.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> [Arrestation de Maduro / Intervention à l’Assemblée] La position de la France a d’abord été exposée par le ministre de l’Europe et des affaires étrangères puis, dans un tweet, par le président de la République, les deux démarches étant complémentaires. S’il faut la résumer, tout est illégal dans cette affaire : le régime de Nicolás Maduro, le cycle électoral de 2024 et l’opération militaire américaine, qui contrevient à la Charte des Nations unies. Je rappelle l’évidence : l’emploi de la force est possible dans le cadre du droit international, dès lors qu’il est encadré par la Charte. La France en a fait usage par le passé, notamment pour lutter contre le terrorisme.
Ce n’est pas parce que tout est illégal qu’il ne faut pas défendre nos valeurs et le droit international. Ce n’est pas parce que nous sommes moins nombreux à le défendre qu’il faut cesser. Nous devons le défendre pour nous-mêmes –
 pour affirmer nos propres valeurs – et pour tous les pays dont le droit international est la seule arme et la seule défense.
Au sujet de la relation entre la France et les
États-Unis, je reprendrai cette belle formule gaullo-mitterrandienne qui trouve toute sa place dans ces circonstances : « Alliés mais non alignés. »
Ces événements soulèvent aussi la question de notre autonomie stratégique. Malheureusement, notre découverte de cette réalité ne date pas des derniers jours, ni de cette administration américaine. La question se pose de manière plus globale.
Enfin, ce n’est pas parce que l’opération est illégale qu’il ne faut pas se réjouir qu’un autre avenir soit possible pour le peuple vénézuélien.
La transition doit être démocratique et se faire dans le respect des valeurs et des fondamentaux du droit international.
Elle doit probablement se faire autour du président qui, lui, a été élu –
 en tout cas du point de vue de la diplomatie française et dun certain nombre de pays dans le monde – lors des dernières élections. Elle doit enfin se faire dans le respect des valeurs et des droits fondamentaux du peuple vénézuélien.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> Hommage aux 11 victimes tuées dans les locaux de Charlie Hebdo il y a 11 ans, et au lieutenant de police Ahmed Merabet. Soutien à leur famille, amis et collaborateurs qui les pleurent, et qui font vivre leur mémoire. Détermination intacte à lutter contre le terrorisme islamiste qui brise des vies innocentes.

> [Crans-Montana / Intervention à l’Assemblée] Il ne s’agit pas de renforcer les règles s’appliquant aux établissements recevant du public, puisqu’elles n’ont cessé d’être durcies en France au fil des années, dans tous les domaines : résistance au feu, issues de secours, jauge, conception des bâtiments, contrôles. Les discothèques, qui font partie de ces établissements, sont soumis à cette réglementation.
Dès le lendemain du drame, j’ai rappelé à tous les préfets de la République les règles applicables –
 je peux vous assurer quils les connaissent et qu’ils les appliquent – et la nécessité de procéder à des contrôles. Ces contrôles peuvent être réalisés par les commissions de sécurité aux mains de l’État et des communes et nous veillerons à ce qu’ils se poursuivent.
Vous avez raison de souligner que certains établissements, notamment des bars, peuvent ponctuellement, voire régulièrement, se transformer en établissement dansant, c’est-à-dire en discothèque. Nous les détectons grâce aux contrôles que nous effectuons, mais aussi grâce aux contrôles réalisés sur la voie publique par les forces de sécurité intérieure. Il est très important que ces dernières signalent aux préfectures les abus qu’elles constatent, et qui constituent des infractions pénales.
Vous avez raison de le rappeler : lorsqu’un établissement recevant du public ne respecte pas les règles qui s’appliquent aux établissements de sa catégorie, il est en infraction. Je puis vous assurer qu’après ce drame, nous allons appliquer ces règles avec encore plus de fermeté et de détermination.

> [Entrisme islamiste / Intervention à l’Assemblée] L’entrisme n’est en effet pas défini juridiquement. Il en va de même pour le séparatisme, terme qui ne figure pas même dans la loi de 2021 confortant le respect des principes de la République. Le terrorisme, en revanche, fait bien l’objet d’une définition dans la loi de 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, prolongée par la loi de 2021 relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement, en réaction à un islamisme violent et terroriste.
La loi de 2021 confortant le respect des principes de la République ne visait pas, pour sa part, à appréhender la radicalisation violente, mais toutes les tentatives pour se séparer de la République et pour imposer, ici, une loi religieuse, là, un certain nombre de préceptes contraires aux valeurs républicaines. L’islamisme politique était principalement visé, sans exclure toutefois d’autres types de mouvements. Cette loi, dont l’application a une portée importante, prévoit un certain nombre de mesures contre tous ceux qui incitent à la haine, à la discrimination et à la violence, ou contre ceux dont une telle idéologie inspire, par exemple, des requêtes relatives à l’organisation des services publics. Pour autant, elle ne définit pas ce qu’est le séparatisme.
La question de l’entrisme marque une nouvelle étape, vers laquelle le gouvernement se dirige maintenant. L’entrisme –
 qui nest donc pas non plus défini en droit – fait dabord référence à la mouvance des Frères musulmans, en ce que cette dernière prône une stratégie visant à se parer des atours de la République, en investissant un certain nombre de structures républicaines classiques – dans le milieu associatif ou la vie locale – dans le but dimposer, en fin de compte, la loi religieuse. (…)
La réflexion que nous menons actuellement en vue d’un renforcement des mesures législatives part du constat que, pour certaines formes d’islamisme politique, dont l’entrisme, dès lors qu’il n’y a pas d’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination, aucune action juridique n’est possible. Il importe donc de créer une troisième brique, et cela suppose d’abord de donner une définition précise de l’entrisme. Les mesures que vous évoquez sont effectivement des dispositions auxquelles nous réfléchissons, notamment le gel des avoirs d’un certain nombre de structures. À l’heure actuelle, cela n’est possible qu’en cas de radicalisation violente, et même, pour être plus précis, que pour des faits de terrorisme. De même, il faudrait pouvoir dissoudre des structures qui font de l’entrisme, c’est-à-dire qui prônent le non-respect des valeurs de la République, sans pour autant appeler à la violence, à la haine ou à la discrimination.
C’est la même chose pour l’accueil collectif de mineurs : on sait qu’un certain nombre de structures, notamment des structures scolaires privées qui ne disent pas leur nom, échappent à la réglementation, donc aux contrôles que peut exercer la puissance publique sur l’accueil de mineurs. Une réflexion est en cours à ce sujet. Nous réfléchissons aussi à l’opportunité de donner plus de poids à l’avis rendu par le représentant de l’État sur les permis de construire –
 alors que lavis du préfet est aujourdhui facultatif, nous pourrions soumettre les constructions de lieu de culte à un avis conforme de sa part.
Toutes les mesures que vous avez évoquées font bien partie du champ de la réflexion en cours. Nous souhaitons qu’elles ne s’appliquent plus seulement en cas d’appel à la haine, à la violence ou à la discrimination, mais pour toute atteinte aux valeurs de la République, à chaque fois que l’on dit qu’une loi religieuse doit s’imposer à une loi républicaine et que l’on en tire des conséquences dans la pratique.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Alors que l’on commémore l’attentat de Charlie Hebdo, samedi nos frappes ont visé et détruit des terroristes, nos bombes sont tombées sur Daesh en Syrie. Nous frapperons encore, sans relâche, partout où ils se trouvent.

> [Réunion de la coalition des volontaires] C'est un grand jour pour la paix. C'est la première fois depuis des décennies qu'une trentaine de pays mettent en commun leurs forces militaires pour que la paix en Ukraine, une fois conclue, puisse être garantie. C'est totalement inédit, c'est une initiative française, et il y a donc de quoi être fier. C'est le fruit de mois et de mois de négociations.
Les États-Unis ont pris leurs responsabilités. Ils ont dit qu'ils prendraient en charge le suivi et la vérification du cessez-le-feu. C'est absolument majeur. Et ils sont allés plus loin, et ont dit qu'ils apporteraient leur soutien à la force multinationale pour l'Ukraine qui, en deuxième rideau, à l'arrière de la ligne de front, viendra soutenir la première ligne qu'est l'armée ukrainienne.
Ces garanties de sécurité ont vocation à dissuader toute nouvelle agression, mais pour qu'elles soient dissuasives, il faut pouvoir dire qu'en cas de nouvelle agression, il y aura une réponse, et sur cela aussi, les États-Unis se sont engagés à le faire.

> [Au Groenland, une intervention américaine] Ça n'aurait absolument aucun sens pour un pays de l'Otan de s'en prendre à un autre pays de l'Otan, ça n'aurait aucun sens et surtout ce serait absolument contraire aux intérêts des États-Unis. (…)
le Groenland n'est pas à vendre. Il appartient aux Groenlandais et son avenir se définira dans l'accord entre les autorités du Groenland et du Danemark.

> Alors que la France préside le G7 et que l’Inde préside les BRICS, notre partenariat stratégique est décisif. Dans un monde fragmenté, la France et l’Inde font le choix du multilatéralisme et du droit international.

> [Arrestation de Maduro] La position de la France, c’est d’abord de dire que Nicolás Maduro était un dictateur sans scrupules, qui a confisqué leurs libertés aux Vénézuéliens, et qui leur a volé les élections. C’est pourquoi son départ est une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens, comme on a pu le voir dans les images que vous avez diffusées à l’instant. Ensuite, oui, nous avons rappelé que la méthode employée contrevenait au principe du droit international. L’usage de la force est permis dans le droit international. Et nous l’avons démontré hier soir, en frappe avec des moyens militaires français, des terroristes en Syrie, des terroristes de Daech. Mais cet usage de la force, il doit être encadré par des règles. Sans ces règles, le monde est soumis à la loi du plus fort. Alors, un monde soumis à la loi du plus fort, la France s’y prépare. Et c’est la raison pour laquelle l’adoption rapide d’un budget pour le pays et pour les armées est si importante. Mais la France ne peut s’y résoudre et continuera de défendre ces principes. (…)
Le Président de la République a exprimé dans sa déclaration notre ambition pour la suite. Et notre ambition pour la suite, c’est une transition pacifique et démocratique. C’est que le pouvoir revienne au Vénézuéla. La première étape, c’est la libération des prisonniers politiques, bien sûr. Et la seconde, c’est justement une transition qui tienne compte qu’il y a un an, le peuple vénézuélien s’est exprimé, a élu un président de la république, qui devra jouer un rôle central dans cette transition.

> La France prend acte de ces violations de plus en plus nombreuses des principes du droit international, le respect des frontières, le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle continuera à plaider pour ces principes, parce que ce sont les seuls qui peuvent garantir la paix et la stabilité à long terme. Mais la France se prépare pour un monde durci, pour un monde brutalisé, pour pouvoir se défendre, en France et en Europe.

> Comment se préparer à un monde plus brutal et plus durci ? C’est tout d’abord en nous réarmant, sur le plan militaire. C’est l’objectif qui est donné par le Premier ministre, la ministre des Armées. En nous réarmant sur le plan économique, pour diminuer les dépendances qui aujourd’hui nous placent dans une situation de servitude par rapport à d’autres régions du monde. Et c’est aussi nous réarmer moralement, être prêts à résister à cette brutalité qui s’installe.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Protection de l’enfance / Intervention à l’Assemblée] Je connais, madame la députée, votre engagement sur le sujet, comme beaucoup de parlementaires sur ces bancs, avec qui j’ai l’occasion de travailler depuis ma prise de fonction il y a trois mois. S’agissant de la protection de l’enfance, l’ensemble de l’Assemblée se rassemble pour éviter que ne se répètent ces drames au sujet desquels j’ai malheureusement l’impression que des questions me sont posées chaque semaine. C’est donc un engagement commun que nous devons prendre.
Même si le travail à engager et à poursuivre reste important, beaucoup a été fait ces dernières années pour renforcer l’action de l’État dans ce domaine. Nous aurons d’ailleurs demain soir un débat à l’occasion duquel nous pourrons revenir précisément sur chacune des questions que soulève ce sujet grave et compliqué.
Les chiffres que je découvre chaque jour en travaillant cette question m’affolent. Ils ne sont vraiment pas bons, vous avez raison de le dire. Je salue toutefois ma collègue Catherine Vautrin qui, au printemps dernier, a engagé une refondation de la protection de l’enfance. Le garde des sceaux et moi-même allons défendre un projet de loi dans ce sens. Quand j’ai pris mes fonctions, j’ai pris la décision de généraliser les parcours de soins coordonnés des enfants protégés –
 cest vraiment important quand on sait que lespérance de vie de ces enfants est diminuée de vingt ans par rapport à celle de la population générale.
La proposition de loi visant
à assurer le droit de chaque enfant à disposer dun avocat va poursuivre son parcours législatif. Si le gouvernement partage son objectif, nous avons cependant des doutes sur le caractère réaliste de ses dispositions. Vous le savez, notre volonté est plutôt de prévoir une expérimentation.

> Dès l’annonce du mouvement de grève des médecins, j’ai pris des mesures d’anticipation afin d’assurer la continuité des soins et la sécurité des patients. Lundi, premier jour de mobilisation des médecins, l’activité a baissé de 15 % chez les généralistes libéraux et de 6 % chez les spécialistes par rapport à l’activité habituelle. Le SAMU particulièrement a été sollicité, dans un contexte de tension marqué par les épidémies hivernales et les intempéries : +24 % d’appels enregistrés cette semaine par rapport à la semaine du 8 décembre. Je poursuis le dialogue avec les médecins : ma porte reste ouverte, nous avons de nombreux défis à relever ensemble.

> [Grève des médecins / Intervention à l’Assemblée] depuis hier, les médecins libéraux sont en grève, mais nous avons – très souvent en coopération avec eux – pris des mesures pour assurer la continuité des soins. Les patients pourront donc être soignés malgré la grève.
Nous devons bien s
ûr respecter le droit de grève des médecins. Depuis ma prise de fonction, jai eu de nombreux échanges avec eux ; jai pu entendre leurs craintes et leur incertitude. Puisque vous me demandez ce quon peut leur dire, je voudrais commencer par rappeler que beaucoup de fausses informations circulent. Ce PLFSS, que vous connaissez bien pour avoir contribué à le préparer comme ministre, ne contient pas les mesures que craignent les médecins : il ne prévoit pas d’infliger une sanction quand le dossier médical partagé n’est pas complété, de limiter la liberté de prescription, ni de supprimer le secteur 2. Il est important de les rassurer en dénonçant ces fausses informations.
Au-delà de ces craintes, des questions se posent concernant l’avenir. Notre système est fondé sur la négociation conventionnelle, aussi me semble-t-il crucial de recréer la confiance pour qu’elle préside à cette négociation. Je crois que le chemin n’est pas perdu. D’ailleurs, le budget de compromis qui a été voté par la majorité des députés prévoit une enveloppe de 340 millions d’euros pour revaloriser la rémunération des médecins à partir du 1er janvier.

> [Financement de la santé / Intervention à l’Assemblée] Ce budget de la sécurité sociale, dont vous regrettez l’adoption, prévoit un relèvement de l’Ondam à 3,1 %. Cela signifie que les dépenses d’assurance maladie permettent d’avoir des tarifs hospitaliers stables au 1er janvier. Vous ne l’avez pas voté. J’ajoute qu’il crée aussi un congé supplémentaire de naissance.
À l’instant, sur Twitter, votre président de groupe vient de dénoncer le fait que nous n’écoutons pas assez les médecins. Pourtant, ce budget prévoit 340 millions d’euros de crédits pour revaloriser leur rémunération.
Je le dis avec gravité et humilité : la démographie médicale actuelle, qui rend difficile l’accès aux soins, est le fruit des décisions prises au cours des dernières années.
Nous avons besoin de l’ensemble des médecins de ce pays, qu’ils soient salariés ou libéraux. Si nous devons être à leur écoute, nous devons aussi maîtriser les dépenses de l’assurance maladie, qui finance notre protection sociale. Autrement, nous ne pourrons plus protéger les Français.
Dans cette situation, il y a les gens qui font des discours, comme vous, et il y a ceux qui font face à la réalité et qui essayent d’avancer, de tirer le meilleur des mesures prévues par ce budget de compromis.
Vous me demandez si nous envisageons des mesures coercitives. Je vous propose d’aller voir ces mêmes médecins que votre président de groupe défend sur Twitter, et de leur parler de coercition : ils seront ravis d’entendre cette proposition !
Nous devons être aux côtés des professionnels de santé, parce que nous avons besoin d’eux pour accompagner le vieillissement de la population.

 

Amélie de Montchalin (ministre de l’Action et des Comptes publics)

Marina Ferrari (ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative)

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Ils s'appelaient Cabu, Charb, Tignous, Honoré, Wolinski, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Elsa Cayat, Frédéric Boisseau, Michel Renaud, Franck Brinsolaro et Ahmed Merabet. Le 7 janvier 2015, ils ont été assassinés par le terrorisme islamiste. Mais ils n'ont pas tué Charlie. Ni la liberté d'expression, le droit au blasphème ou à la caricature. Ni l'impertinence. Ni les combats.

 

Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur)
> [Mineurs délinquants / Intervention a Sénat]
Voici un débat exigeant, autant que les enjeux qu'il soulève. Nous parlons d'enfants, parfois très jeunes, pris dans des trajectoires de violence qui souvent les dépassent. Nous parlons de leur protection, de la sécurité de nos concitoyens et de l'avenir de notre pacte républicain. Aucune réponse simple ne suffira.
Ni déni ni angélisme dans l'approche du Gouvernement, résolument interministérielle. De fait, la complexité du problème impose la mobilisation d'une chaîne d'acteurs - éducation, prévention et réponse judiciaire adaptée.
Les chiffres globaux montrent que la délinquance des mineurs est relativement stable, voire en légère baisse. Mais il serait grave de s'en satisfaire. Car ce qui frappe, ce sont la gravité des faits, le rajeunissement des auteurs comme des victimes et la brutalisation des comportements. Si certains territoires sont particulièrement exposés, dont les outre-mer, aucun n'est épargné. Les chiffres sont clairs : hausse des mineurs impliqués dans des faits d'homicide, surreprésentation dans les vols violents, explosion des violences sexuelles entre mineurs, banalisation du port d'armes blanches.
Oui, la fermeté est indispensable, car l'impunité ne peut s'installer. Lorsqu'un mineur commet des faits graves, la réponse de l'État doit être immédiate, proportionnée et compréhensible. C'est une exigence de protection des victimes, mais aussi un repère indispensable pour l'auteur lui-même, nécessaire à sa reconstruction.
Mais les réponses ne peuvent être uniquement répressives. On ne prévient pas durablement la délinquance des mineurs par la seule sanction, pas plus qu'on ne répare une trajectoire brisée sans agir sur ses causes : décrochage scolaire, emprise des réseaux sociaux, trafics, troubles de santé mentale, défaillance de l'autorité parentale. La prévention est une politique de sécurité à part entière ; elle est la troisième brique du continuum de sécurité, avec la lutte contre la criminalité et la sécurité du quotidien.
La nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance tirera les leçons des insuffisances passées. Elle procède d'un travail de terrain avec les préfets, les maires, les associations et les professionnels. Elle assumera des choix clairs : rétablissement de l'autorité des parents, de l'école et du maire ; adaptation aux nouvelles formes de délinquance - cyberviolences, réseaux sociaux, armes blanches, trafics ; meilleure coordination de l'action publique, notamment en donnant aux maires les moyens d'agir et en soutenant les acteurs de terrain.
Que celles et ceux qui s'inquiètent du respect des libertés publiques soient rassurés. Parce qu'il n'y a pas de prévention efficace sans État de droit, la fermeté que nous défendons est respectueuse des droits, c'est-à-dire républicaine.
La délinquance des mineurs n'est pas une fatalité. La combattre exige de la constance et une vision de long terme. Nous continuerons d'y travailler avec le Sénat, dans un esprit de dialogue et avec cette conviction simple : prévenir d'abord, sanctionner quand il faut, accompagner toujours.
La délinquance des mineurs est un échec éducatif, qui devient sociétal dès lors qu'il y a récidive. Hélas, le taux de récidive des jeunes mineurs sortant de prison est très élevé. Notre système échoue donc à leur redonner une chance de sortir de la spirale de la délinquance.
Nos concitoyens attendent de la justice qu'elle sanctionne. Plus de neuf sur dix souhaitent un durcissement des peines pour les mineurs récidivistes. Cette volonté doit être entendue.
Le Sénat a largement travaillé sur ces questions ; je pense en particulier au rapport de nos collègues Bernard Fialaire, Laurence Harribey et Muriel Jourda, qui a souligné notre connaissance très imparfaite de ce phénomène pluriel. Légiférer au coup par coup ne permettra pas de l'endiguer.
Nos dispositifs sont souvent inadaptés à certaines difficultés récurrentes : de nombreux juges des enfants passent beaucoup de temps à gérer la situation de quelques multirécidivistes pour lesquels peu de solutions existent. La réforme du code de justice pénale des mineurs a rapproché les audiences de culpabilité des faits, ce qui est une avancée car la justice des mineurs doit être rapide et compréhensible pour le délinquant.
Par ailleurs, les centres éducatifs fermés actuels sont trop chers et trop peu efficaces, mais les fermetures annoncées par le garde des sceaux soulèvent de nombreuses difficultés. Si l'enfermement ne peut pas être la seule solution, son absence ne saurait être une option.
La délinquance des mineurs est un phénomène complexe, lié au décrochage scolaire, aux carences éducatives ou encore à des troubles psychologiques. Près de la moitié des mineurs délinquants sont suivis par la protection de l'enfance et près des trois quarts ont connu une déscolarisation prolongée. La réponse pénale doit donc s'inscrire aussi dans une logique de prévention et d'accompagnement.
La PJJ est un acteur clé, mais ses moyens sont insuffisants et son rôle trop souvent mal défini ; en outre, la formation des éducateurs est souvent décalée par rapport aux besoins. En particulier, les difficultés d'application de la mise à l'épreuve éducative fragilisent la réponse pénale et remettant en cause l'équilibre global de la réforme du code de justice pénale des mineurs.
En matière de prévention, l'aide sociale à l'enfance est également un enjeu central. L'action auprès des familles est essentielle. La loi du 23 juin 2025 a renforcé leur responsabilité pénale, non pour stigmatiser mais pour rappeler que l'éducation doit être une responsabilité partagée.
Si nous nous félicitons de la hausse des crédits de la mission « Justice », de nombreux juges des enfants déplorent l'embolisation des procédures et des suivis insuffisamment personnalisés. La question des effectifs est posée, pour les juges comme les greffiers. Les promesses de la LOPJ doivent être tenues.
Notre réponse doit être ferme pour sanctionner et protéger, patiente pour éduquer et prévenir, responsable en impliquant les familles.

> l y a 11 ans, le terrorisme islamiste frappait la République et brisait des vies innocentes. À Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, des femmes et des hommes ont été assassinés pour ce qu’ils incarnaient : la liberté d’expression, la liberté de croire ou de ne pas croire. Parmi eux, le policier Ahmed Merabet, tombé en intervention, fidèle à son engagement au service de la Nation. Aujourd’hui, nous honorons leur mémoire et pensons à leurs familles et à leurs proches. Déterminés, unis, nous restons libres de dire, de penser, de croire ou non.

 

Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée de la Mer et de la Pêche)
> Alors que le monde fait face à des défis majeurs - tensions géopolitiques, pression croissante sur les ressources, urgence climatique, perte de biodiversité… -, nous savons que l’océan est au cœur de ces défis, mais aussi au cœur des solutions.
Depuis quinze ans - et le Grenelle de la Mer - et sous l’impulsion de mes prédécesseurs, la compréhension de l’importance de l’océan pour la planète et l’humanité grandit à l’échelle de notre pays, deuxième espace maritime au monde, et aux échelles européennes et internationales. L’océan sera bientôt l’objet d’un Ocean Act à l’échelle européenne, il est entré dans les négocations climatiques, et le traité international sur la préservation de la biodiversité en haute mer, entrera bientôt en vigueur.
Mais il nous faut aller plus loin, plus vite, car il y a urgence à retrouver la qualité des eaux côtières, à lutter contre la pêche illégale à l’échelle internationale, à relancer une industrie navale européenne pour faire de la décarbonation du transport maritime un enjeu de souveraineté européenne… Urgence à faire de l’océan une priorité politique pour la France et pour l’Europe. Voilà l’ambition que je souhaite continuer à porter dans les mois qui viennent comme Ministre de la Mer et de la Pêche, avec vous.
Ensemble, nous avons la responsabilité et le pouvoir d’alerter nos concitoyens sur ces enjeux, de restaurer cet écosystème vital, notre bien commun à tous, et de construire une planification intégrée, qui privilégie la coopération des acteurs plutôt que la simple cohabitation.
Chacun d'entre vous, par votre engagement et votre expertise, contribue à cette ambition. Que cette nouvelle année nous permette d'avancer ensemble, avec détermination et optimisme, pour faire de la mer une véritable opportunité pour notre avenir collectif.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> Cette réunion majeure de la Coalition des volontaires avec l’Ukraine et les États-Unis grâce à l’initiative du président Emmanuel Macron a été marquée par une unité sans précédent et des garanties de sécurité essentielles. C’est la condition d’une paix juste et durable.

> Quand le feu avance, il est déjà trop tard pour réagir. Monique Barbut et Laurent Nunez lancent aujourd’hui la campagne sur les obligations de débroussaillement. Débroussailler, c’est protéger nos habitations, permettre aux secours de sauver des vies.

> Sans Budget, aucun investissement public pour lutter contre le changement climatique. Sans Budget, aucun investissement public en faveur de la décarbonation industrielle. La Nation a besoin d’un Budget pour continuer à investir dans la transition écologique.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> [Arrestation de Maduro] Aujourd’hui, je regarde la situation avec beaucoup d’attente. J’entends les messages d’espoir des Vénézuéliens, en particulier des Vénézuéliens de la diaspora, qui sont contents que Maduro ne soit plus au pouvoir au Vénézuéla, mais qui se demandent aussi ce qui va se passer par la suite. Et le message, c’est vraiment celui d’un appel à une transition démocratique, à redonner le pouvoir aux Vénézuéliennes et aux Vénézuéliens, et à ce que l’on puisse enfin aller vers un régime démocratique au Vénézuéla. (…)
Ce qui est important aujourd’hui, c’est comment arriver à réussir cette transition démocratique, réellement, pour ce pays qui a tellement souffert, qui depuis des années vit dans un système qui ne respecte pas les libertés individuelles. On a parlé des prisonniers politiques, on a parlé de la situation qui est extrêmement grave pour les Vénézuéliens. Rappelons aussi que vous avez près d’un quart de la population de ce pays qui a dû fuir le pays du fait justement de cette répression et des conditions économiques. Donc beaucoup d’attentes et évidemment beaucoup d’incertitudes à ce stade. (…)
Je pense que ce qui était important pour la France, c’était de rappeler son attachement au droit international. Et clairement, cette intervention militaire s’est faite en violation du droit international, et ça le ministre Jean-Noël Barrot l’a rappelé très clairement. Et puis surtout, son attachement à une transition démocratique au Vénézuéla. Et là encore, comme je vous le dis, il y a beaucoup d’incertitudes, et c’est très important que la France et que les autres pays qui sont attachés au multilatéralisme, à la démocratie insistent, poussent pour que le candidat qui a été élu démocratiquement puisse arriver au pouvoir au Vénézuéla, pour que toute cette diaspora que nous avons vue en liesse, parce qu’elle voit que les choses semblent changer, puisse voir leurs espoirs véritablement transformés dans une forme de réalité. Et à ce stade, ce n’est pas encore ce que nous voyons. Donc il faut effectivement continuer à se mobiliser et puis rappeler que Nicolás Maduro était un dictateur, c’est le chef de l’État, mais c’est un système dont il est question. Et puis, on peut aussi voir cette image de l’hydre qui reviendrait sous une autre forme. Et je pense que les Vénézuéliens méritent un vrai changement de régime et un vrai retour à la démocratie.

 

David Amiel (ministre délégué auprès de la ministre de l’action et des comptes publics chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État)
> Les dessinateurs de Charlie Hebdo ont été assassinés parce qu’ils étaient libres. Avec eux, nous honorons les policiers Franck Brinsolaro et Clarissa Jean-Philippe. La République vaincra le terrorisme et l’obscurantisme islamistes.

 

● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)

> Très heureux d’avoir reçu place Vendôme Maryse Le Men Regnier et Jérôme Moreau, présidente et vice-président de la fédération France Victimes, partenaire essentiel du ministère de la Justice. France Victimes, qui représente 128 associations de victimes et 1760 salariés, s’est dite reconnaissante de la circulaire que j’ai prise le 13 octobre dernier, relative à l’accueil et à la prise en charge des victimes d’infractions pénales, et de la création du site « je suis victime », portail numérique permettant aux victimes de faire valoir leurs droits. Dans les prochains mois, nos relations seront encore renforcées avec la création d’une direction des victimes et des usagers au sein du ministère.

> Parquet national anti-criminalité organisée (PNACO), prisons de haute sécurité pour les narcocriminels les plus dangereux, régime carcéral extrêmement dur… tous les moyens de l’État sont mobilisés pour lutter efficacement contre le narcotrafic et la criminalité organisée. Nous ne laisserons pas notre pays basculer.

> Le nouveau parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) aura également pour mission de traquer sans relâche les narcocriminels et de les « taper au portefeuille », en particulier le blanchiment de l’argent sale issu du trafic de drogue.

> Le narcotrafic est, avec le terrorisme, l’une des principales menaces pour la sécurité des Français. Avec la création d’un parquet national anti-criminalité organisée (PNACO), nous organisons notre justice pour lutter avec force et efficacité contre le trafic de drogue.

> J’ai installé cet après-midi à Paris le nouveau parquet national anti-criminalité organisée que nous avons créé avec la loi narcotrafic. Il sera dirigé par Mme Vanessa Perrée et est déjà composé de 34 personnels. Avec ce nouveau parquet, la création des prisons de haute sécurité et l’intense travail diplomatique que nous menons, nous renforçons considérablement notre lutte contre les narcocriminels et l’argent de la drogue et nous ouvrons une nouvelle ère judiciaire.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> [Crise agricole / Intervention à l’Assemblée] Je confirme que cette colère vient de loin. Depuis trop longtemps, les agriculteurs ont le sentiment d’une injustice profonde, du fait d’une accumulation de règles qu’ils ne comprennent pas, souvent décidées loin du terrain. Le gouvernement, loin de contester ce constat, le partage, et le premier ministre, dans la lettre qu’il a adressée aux agriculteurs, a décidé de se saisir de cette question avec détermination.
Depuis que je suis arrivée à la tête de ce ministère, j’ai pris un certain nombre de décisions : allègement des contrôles, allègement des charges administratives liées à la PAC, fin des sanctions automatiques et disproportionnées, reconnaissance de la bonne foi des agriculteurs. Face aux crises –
 sanitaire, climatique, économique –, l’État a toujours répondu présent, quil sagisse dindemnisations rapides, de fonds durgence ou daccompagnement bancaire et social. Mais, le premier ministre la dit clairement, le mouvement social en cours montre que tout cela ne suffit pas.
Nous entrons donc dans une phase plus ferme et plus offensive. Elle passe d’abord par la lutte contre l’importation de productions qui ne respectent pas les normes européennes, une pratique qui relève de la concurrence déloyale et est vécue comme une injustice profonde. Désormais, l’importation de produits contenant des résidus de cinq substances interdites en Europe, au-delà d’un seuil fixé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, ne sera plus autorisée.
J’ai pris ce week-end un arrêté qui sera signé demain matin. Il vise à suspendre l’entrée dans notre territoire de productions contenant ces substances interdites. Croyez-moi, cette démarche ne fait que commencer.

> [Crise agricole / Intervention à l’Assemblée] Les très grandes difficultés des viticulteurs me sont connues depuis le premier jour de ma nomination à ce ministère. Surproduction, déconsommation, crise sanitaire, droits de douane, tout est de nature à provoquer une crise profonde, durable et déstabilisante de la filière.
C’est pour faire renaître l’espoir dans la filière viticole, qui souffre d’un manque de perspectives depuis de nombreuses années, que je me suis battue pour apporter des réponses rapides.
Tout d’abord, je vous confirme que le gouvernement a bien décidé de consacrer une enveloppe de 130 millions d’euros de crédits nationaux à l’arrachage de vignes pour répondre structurellement à la surproduction et poursuivre l’adaptation au marché intérieur du potentiel viticole. Cet engagement sera tenu. Toutefois, il me faut rappeler que sa base juridique nous sera fournie par l’adoption du « paquet vin » à Bruxelles, que j’espère imminente.
J’ai également annoncé la prolongation en 2026 des prêts de consolidation garantis par BPIFrance en les étendant aux coopératives. Nous pourrons les débloquer dès que la France aura un budget pour l’année 2026, le plus rapidement possible. Pour déployer ces mesures, annoncées en décembre, que la profession attend, il nous faut un budget.
Enfin, je me suis engagée à réserver 11 millions d’euros pour alléger les charges sociales des vignerons en 2026, après les 5 millions débloqués en 2025.
Je le répète, tout cela requiert un budget. Il faut prendre conscience de l’urgence de la situation.
Par ailleurs, la France, à mon initiative, a sollicité le déblocage de fonds européens pour financer la distillation. C’est une mesure plus conjoncturelle mais néanmoins très attendue. Cette demande fait l’objet d’échanges avec la Commission.

> [Concurrence déloyale vis-à-vis de l’agriculture française / Intervention à l’Assemblée] On parle souvent de l’agriculture au regard des crises qu’elle traverse, rarement à celui de l’avenir dont elle est la porteuse.
Beaucoup de choses pourraient être dites, mais permettez-moi de revenir sur la concurrence déloyale et les importations que nous ne voulons plus voir sur notre sol. C’est pour y faire face que j’ai pris, à la demande du premier ministre, un arrêté interdisant l’introduction de productions alimentaires qui utilisent des substances interdites –
 parfois depuis fort longtemps – sur le sol de l’Union européenne.
Il y va de la loyauté dans la concurrence et du respect de la santé du consommateur. C’est un élément de la vision que la France peut défendre.
Cette question est aussi en rapport avec la souveraineté alimentaire, qui fait partie de mes attributions. Celle-ci, vous le savez, est mise à mal. Les conférences de la souveraineté alimentaire, que j’ai lancées il y a peu à Rungis, ont vocation, territoire par territoire, filière par filière, à reconquérir cette souveraineté en élaborant une feuille de route pour dix ans.
Et puis il y a des sujets spécifiques, comme celui de l’eau. Le changement climatique impose d’agir, car ici, elle est trop abondante, et là, elle manque. En tout état de cause, elle est essentielle à la production agricole. Le premier ministre a demandé aux préfets de recenser les projets locaux et d’en débloquer certains, sachant que l’enveloppe du fonds hydraulique agricole sera triplée en 2026. Le gouvernement est prêt, le cas échéant, à proposer un projet de loi sur la question.
S’agissant de la politique agricole commune, un engagement très ferme a été pris : pas 1 euro ne manquera à la PAC par rapport au budget existant. C’est une annonce capitale qui doit rassurer nos agriculteurs.

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> A l'occasion de la reprise des cours, j'ai souhaité échanger avec les chefs d'établissement.
Chaque jour, les cheffes et chefs d'établissement font vivre leurs collèges et lycées en fédérant la communauté éducative autour d'une ambition commune et de projets. Ce rôle de pilotage des établissements, à l'interface des équipes, des élèves, des familles et des collectivités locales, est essentiel.
J'ai voulu les remercier pour leur engagement quotidien et partager avec eux les priorités pour notre Ecole : élever le niveau scolaire, lutter contre la grande difficulté scolaire et protéger la santé physique et mentale de nos élèves, mais aussi ma volonté que l'institution prenne soin de chacun de ses membres.
Nous oublions trop souvent les raisons que nous avons de croire dans notre Ecole. Pourtant, elle prépare chaque jour les jeunes au monde de demain. Alors plus que jamais, vive l'Ecole !

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Nous préparons le Sommet spatial annoncé par le Président de la république, avec les envoyés spéciaux Hélène Huby et Thomas Pesquet, les équipes interministérielles et le CNES. Le Sommet sera un temps fort de cette année 2026 pour les acteurs spatiaux du monde, notamment pour les acteurs européens. Pourquoi l’espace compte : il sert le quotidien (navigation, synchronisation, météo, connectivité, inspiration collective), éclaire l'action publique, fournit des données scientifiques primordiales (climat, compréhension de l'univers) et protège nos concitoyens (alerte, observation, résilience). Le secteur repose sur une base industrielle innovante, compétitive, souveraine et créatrice d’emplois.

> On a besoin d'un Budget. Ce Budget, c'est forcément un budget de compromis au vu de ce qu'est aujourd'hui l'Assemblée nationale. Je pense qu'on va y arriver. Il faut se donner quelques semaines pour pouvoir y arriver.

> Je suis sidéré quand j'entends des forces politiques qui proposent des stratégies sanitaires et qui n'ont aucune compétence sur le sujet, c'est complètement démentiel. Il faut être très clair et écouter ce que la science a à dire. Ca veut pas dire qu'il faut toujours suivre l'avis des scientifiques. IL peut y avoir un arbitrage politique. mais commençons pas écouter l'avis des sachants.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement)
> Sur le Mercosur, notre position n’a pas changé, cet accord n’est ni juste ni acceptable.

 

Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> [Soutien à l’Ukraine / Intervention à l’Assemblée] [S’est tenu] un sommet de la coalition des volontaires, en présence de vingt-sept chefs d’État. C’est beaucoup. C’est même la première fois qu’autant de chefs d’État sont réunis dans ce cadre.
Lancée sur une initiative franco-britannique, avec nos partenaires européens, la coalition visait trois objectifs qui sont aujourd’hui acquis. D’abord, il s’agissait de soutenir l’Ukraine pour qu’elle soit en position de force dans les négociations et que sa souveraineté soit respectée. Ensuite, il fallait s’assurer de la robustesse des futurs accords de cessez-le-feu et de paix. On a vécu Minsk, on a vécu Budapest ; plus jamais on ne croira la Russie sur parole. Enfin, nous avons refusé que les négociations qui concernent directement la sécurité de l’Europe se passent sans les Européens.
Ces trois points, qui ont été beaucoup travaillés pendant un an et demi, s’accompagnent de propositions solides. La première garantie de sécurité sera évidemment le renforcement de l’armée ukrainienne Des mesures importantes ont également été prises –
 je pense, par exemple, à limmobilisation des avoirs gelés.
C
est ainsi que lEurope réussit à peser et à faire entendre sa voix. Vous lavez dit, dans le monde brutal où nous vivons, le respect de notre souveraineté, du droit international et de notre sécurité, de même que la possibilité de la paix, dépendront non pas de notre faiblesse, mais de notre force, de notre puissance et de notre détermination.
Croyez bien que c
est ce qui nous pousse à réarmer la France et l’Europe. La coalition des volontaires est la première incarnation du pilier européen pour la défense et la sécurité de notre continent. Les Américains apportent des garanties de sécurité. Cela montre que nous les avons convaincus, que nous pesons dans les négociations et que nous continuerons à le faire.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Il y un an, on nous prédisait une capitulation forcée de l’Ukraine en 24h et des Européens exclus des négociations. Hier à Paris autour d’Emmanuel Macron, Européens, Américains et Ukrainiens s’engageaient pour des garanties de sécurité. Les Européens prennent en charge leur sécurité.

> La France se bat à Bruxelles pour défendre nos agriculteurs. Reconstitution des enveloppes de la PAC, clause de sauvegarde: notre mobilisation paye. Nous continuerons le combat pour notre souveraineté alimentaire.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Pour Charlie Hebdo. Pour la liberté d’expression. Pour la République. Contre le terrorisme Onze ans après. Je suis Charlie.

> [Crans-Montane / Intervention à l’Assemblée]
C’est avec effroi que nous avons appris le terrible drame survenu dans la station suisse de Crans-Montana. Le bilan humain est épouvantable : 40 personnes ont péri, dont 9 de nos compatriotes, et 116 ont été blessées, parmi lesquelles 23 Français. Nombre de victimes sont des jeunes qui s’étaient retrouvés pour un moment de partage et de célébration.
En ce jour, la représentation nationale adresse ses condoléances aux familles endeuillées et tout son soutien au peuple suisse. Nos pensées accompagnent également les blessés ; certains luttent en ce moment même pour leur vie. En votre nom, je voudrais également saluer tous ceux qui ont porté assistance aux victimes, particulièrement ces héros qui, plongeant dans les flammes, ont risqué leur vie pour en sauver d’autres. En hommage aux victimes, en signe de solidarité et de recueillement, je vous demande d’observer une minute de silence.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Onze ans après, je suis Charlie. La liberté d’expression ne se négocie pas, ne se trie pas, ne se relativise pas selon les sensibilités. Elle est entière ou elle n’est pas. Pensées pour les victimes, leurs proches, et pour toutes celles et ceux qui continuent à faire vivre la liberté, malgré les menaces.

 

Elisabeth Borne (députée)
> 11 ans après, nous pensons aux victimes de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher et aux policiers frappés par le terrorisme islamiste parce qu’ils incarnaient la liberté d’expression, qu’ils accomplissaient leur devoir ou parce qu’ils étaient juifs. Nous n’oublions pas. Nous continuons d’honorer leur mémoire, et de lutter sans relâche contre le terrorisme islamisme.

> Suite à l’intervention des Etats-Unis au Vénézuéla et à la réaffirmation de leurs ambitions sur le Groenland, la France doit défendre sans relâche le respect de la Charte des Nations unies et du droit international, seule voie pour prévenir le retour des conflits qui ont tragiquement marqué le XXème siècle. Pour être crédibles, nous devons accélérer l’émergence d’une puissance européenne souveraine. Au plan intérieur, la France doit, sans délai, se doter d’un budget lui redonnant des capacités à investir dans tous les domaines, notamment technologiques et militaires.

> Que ceux qui soutiennent le développement du nucléaire prennent leurs responsabilités. Aujourd’hui, c’est le Rassemblement National mais aussi - et je le regrette - Les Républicains qui bloquent la programmation pluriannuelle de l’énergie, alors qu’on peut trouver des points d’accord avec ces derniers et répondre à leurs questions légitimes. Nous pouvons faire la démonstration que nous sommes capables, sur un sujet aussi stratégique que l’énergie, d’avancer pour financer le nouveau nucléaire et les énergies renouvelables dont nous avons absolument besoin pour réduire notre dépendance aux fossiles.

> Je ne vais pas verser une larme sur Nicolàs Maduro, qui est un dictateur. J’ai l’impression qu’il n’y a que la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot qui ne sont pas au courant. Je les renvoie aux violations des droits humains dont il est accusé. Le problème, c’est d’avoir un dirigeant comme Donald Trump, qui s’assoit sur les règles du droit international ainsi que sur celles de son propre pays et qui crée des rapports de force très forts. Les démocraties que nous sommes doivent absolument s’armer et assumer ce rapport de forces.

> Nous ne pouvons gréer les services publics pour répondre à des situations hors norme, a fortiori dans un moment où nous devons faire des économies. Par contre, on peut toujours améliorer la gestion à moyens équivalents. Nous avons eu peu d’épisodes neigeux ces dernières années au risque de perdre l’habitude de les gérer. Ce sont la répétition des exercices et des plans qui permettent d’être efficaces.

> Sur le logement d’urgence, il y a une énorme hypocrisie. Des personnes qui travaillent, sans titre de séjour, qui rendent pourtant des services - dans les restaurants, ou pour livrer des repas, par exemple - sont depuis des mois voire des années en hébergement d’urgence. Si nous leur donnions un statut et la possibilité de travailler légalement, elles ne seraient pas dans cette situation et nous libérerions des places. Oui, les plans grand froid et les maraudes sont de bonnes solutions. Mais sortons aussi de l’hypocrisie, n’en déplaise à certains groupes politiques.

 

Marc Ferracci (député)
> La nuit du 31 décembre devait être une nuit de fête. À Crans-Montana, elle s’est transformée en un cauchemar absolu. 40 morts, dont de nombreux mineurs. Parmi eux, 9 Français. Plus de 80 blessés, dont certains luttent encore aujourd’hui. Derrière ces chiffres, ce sont des vies brisées, des familles endeuillées, toute une génération marquée à jamais. À elles, j’adresse une pensée de profonde tristesse et de solidarité.
(…)
Je veux saluer le courage des secours, la mobilisation exceptionnelle des soignants, et la coopération immédiate entre la France et la Suisse, à la hauteur de l’amitié qui lie nos deux pays. 35 patients ont été transférés hors de Suisse, dont 19 blessés graves pris en charge en France, grâce à l’engagement total de nos services de santé, de nos armées et de nos équipes consulaires, au plus près des familles. Après l’urgence vient désormais le temps douloureux des questions, de la reconstruction et de l’accompagnement. J’ai interrogé le Gouvernement sur la poursuite de la coopération franco-suisse, le soutien judiciaire aux familles françaises et la prise en charge durable, médicale et psychologique, des victimes.

> La Gauche ne veut pas seulement taxer les plus riches : elle veut aussi taxer davantage les entreprises. Je le dis clairement : taxer les entreprises, c’est affaiblir leur compétitivité, et donc fragiliser l’avenir. Ces dernières années, des choix économiques ont permis de rétablir les fondamentaux de notre économie, de renforcer l’attractivité de la France, de créer plus de 2 millions d’emplois et de relancer l’industrie. Malgré l’instabilité politique actuelle et l’absence de budget, l’économie française reste solide et résiliente. Dans les négociations à venir sur le budget, ma préoccupation est simple : ne pas détricoter ce qui fonctionne. Revenir sur des politiques favorables aux entreprises serait une erreur lourde de conséquences pour nos comptes publics, nos comptes sociaux… et pour l’emploi.

> Budget : Taxer les entreprises, obérer leur compétitivité, ce n'est pas préserver l'avenir.

Pieyre-Alexandre Anglade (député) 
> [Soutien à l’Ukraine / Intervention à l’Assemblée] Aujourd’hui, les pays européens alliés de l’Ukraine et des émissaires américains se retrouvent à Paris, autour du président de la République, pour un nouveau sommet de la coalition des volontaires. Dans le brouillard qui accompagne ces négociations, nous défendons avec Gabriel Attal plusieurs priorités pour l’Ukraine.
D’abord, nous voulons une paix juste et durable en Ukraine, et la sécurité pour l’Europe. Dans ce cadre, nous soutenons des garanties de sécurité robustes, en commençant par le renforcement significatif des forces armées ukrainiennes, premier rempart face à la Russie.
Ensuite, une fois qu’un cessez-le-feu aura été obtenu, nous demandons le déploiement d’une force multilatérale conduite par les Européens, pour sécuriser l’Ukraine et l’Europe et s’assurer du respect du cessez-le-feu.
Enfin, parce qu’il ne peut y avoir de paix juste sans justice, nous appelons à utiliser les actifs russes gelés pour compenser les dommages subis par l’Ukraine et soutenir sa reconstruction.
Reconnaissons-le, le contexte international est bien sombre. La Russie poursuit la guerre en Ukraine et renforce sa guerre hybride contre tous les pays européens. La Chine mène une guerre économique contre les entreprises européennes. Quant aux États-Unis d’Amérique, ils attaquent notre indépendance. Nous l’avons vu dans le domaine du numérique, avec les sanctions qui ont frappé Thierry Breton.
S’agissant maintenant du Groenland, disons-le là aussi clairement : toute l’Europe, ses institutions, les capitales des Vingt-Sept, doivent se tenir aux côtés du Danemark. Cela ne doit pas seulement passer par des communiqués, certes nécessaires. Il faut aussi apporter notre soutien sur place, sans quoi le président Trump s’emparera du Groenland –
 nous avons été prévenus.
Soyons lucides
 : toutes ces urgences ne représentent pas simplement un mauvais moment à passer. Il sagit de la nouvelle réalité brutale du monde dans lequel nous vivons. Cest pourquoi nous navons pas dautre chemin que celui de la puissance européenne. Face aux empires hostiles, une Europe faible et divisée se fera piétiner.

 

● MoDem 
> 35 000 nids en 2024 : face à l'explosion du frelon asiatique, une lutte nationale est indispensable pour protéger la biodiversité. La loi portée par Mickaël Cosson entre dans sa phase opérationnelle. Maires et apiculteurs ont désormais un cadre clair pour agir efficacement.

 

Maud Gatel (secrétaire générale)
> Pour toujours Charlie. Hommage aux victimes de Charlie, de Montrouge et de l’Hypercacher. Nous n’oublions pas.

 

Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> 11 ans après les attentats de janvier 2015, le souvenir demeure, le devoir de vigilance aussi. Hommage aux victimes de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Pensées pour leurs proches. Restons fidèles à ce que nous sommes : un peuple libre, uni, attaché à la liberté d'expression.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Paris est aujourd’hui la capitale mondiale de la diplomatie avec un nouveau Sommet de la Coalition des Volontaires. Avancée décisive obtenue ce jour : le soutien des États-Unis à la mise en place de garanties de sécurité robustes et effectives pour l’Europe. Cette convergence opérationnelle entre les 35 pays membres de la Coalition des Volontaires, l’Ukraine et les États-Unis est un message clair envoyé à Poutine. Et c’est une condition essentielle à une paix juste et durable. Cela n’aurait pas été possible sans l’action et les efforts constants d’
Emmanuel Macron: c’est un succès diplomatique majeur. Je salue également la déclaration commune sur le Groenland publiée en parallèle de ce Sommet par plusieurs pays. Nous l’avons nous-mêmes affirmé au Parlement européen : c’est au Groenland et au Danemark, et à eux-seuls, de décider des questions qui les concernent.

 

Pascal Canfin (député)
> Depuis plusieurs années, je me bats pour qu’une filière européenne des
batteries voie le jour. Car c’est non seulement un outil de décarbonation mais aussi un levier stratégique pour la compétitivité et la souveraineté industrielle de l’Europe.
Sans production locale, nous risquons de dépendre de la Chine, ce qui nous expose dans le futur à des risques en matière d’approvisionnement ou encore à des hausses de prix. Produire des batteries en Europe est donc crucial pour la résilience et la sécurité économique européenne !
Dès 2019, j’ai soutenu la proposition de Règlement sur les batteries de la Commission européenne. Après des mois de travail, nous avons adopté un texte ambitieux qui impose des standards européens robustes visant à aider l’industrie locale à rivaliser avec les acteurs asiatiques.
En parallèle, plusieurs projets de gigafactories voient alors le jour, certains grâce à un soutien financier européen : Northvolt en Suède, Verkor à Dunkerque, ACC à Douai, PowerCo en Allemagne, etc.
Mais les défis sont nombreux. Il faut créer en Europe une toute nouvelle chaine de valeur allant de l’extraction et du raffinage de matières premières critiques à la production et au recyclage de cellules de batteries, en passant par la production des matériaux de ces cellules. C’est un défi industriel colossal !
Début 2025, Northvolt, pionnier du secteur de la batterie en Europe, annonce faire faillite. Je réaffirme alors que l’Europe ne doit en aucun cas renoncer, mais au contraire soutenir encore davantage ces entreprises innovantes qui permettent de créer de la valeur et des emplois sur nos territoires.
Pour accompagner la montée en puissance de ces usines, je défends l’idée de dédier des financements européens pour le soutien à la production, et pas uniquement des aides à l’investissement pour de nouveaux projets. Il n’y aura pas de nouvelles gigafactories à succès si les premières disparaissent, j’en suis convaincu.
Apr
ès des mois d’échanges avec les acteurs industriels et la Commission européenne, et grâce à laction de Stéphane Séjourné, le Battery Booster voit le jour dans le cadre du paquet automobile publié fin décembre.
C’est une excellente nouvelle !
Dès 2026, la Commission a annoncé qu’elle verserait 1,5 milliards d’euros aux gigafactories à travers des prêts à taux zéro. L’objectif est de les aider à passer cette difficile vallée de la mort durant laquelle les usines doivent apprendre à maitriser un processus industriel très complexe et à devenir à terme des champions européens de la batterie. Oui, la souveraineté à un coût mais elle n'a pas de prix !

 

● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> On dit que la fast fashion ou l'ultra fast fashion comme Shein ou Temu, c'est important pour le pouvoir d'achat du consommateur: attention il faut quand même relativiser! C'est de meilleure qualité quand c'est produit en France. Si vous le portez tous les jours, votre jean made in France reste en bon état, venu d'une grande plateforme, il est détruit. Oui ça coûte plus cher le Made in France mais il faut aussi encourager la filière seconde main et réparation. Il y a des pays qui ont une TVA à taux réduit sur toute la réparation, notamment quand vous allez chez le cordonnier faire réparer vos chaussures.

> La fast-fashion, la solution pour le pouvoir d’achat ? Non. Les vêtements de meilleure qualité, produits en France, coûtent plus chers à l’achat, mais reviennent souvent moins cher à l’usage.

> [Taxe supplémentaire sur les petits colis] Il faut le faire à l'échelle européenne, comme les 3€ obtenus par la France. Et soit on fait une taxe pas chère, à 1 ou 2€ qui va financer les contrôles, soit on fait une taxe chère qui va enrayer l'arriver de ces colis qui tuent le petit commerce. (…)
Il faut mettre une taxe massive, pas pour les consommateurs mais pour le coup d'arrêt de la déferlante de ces plateformes. Il ne faut pas revivre la désindustrialisation quand on disait qu'une télé serait moins chère en achetant chinois. Résultat, on ne produit plus rien en Europe. (…)
Si on ne veut pas que le petit commerce subisse la même chose comme Camaïeu, il faut mettre un coup d'arrêt à la déferlante des plateformes. Il est encore temps de sauver nos enseignes et nos emplois.

 

Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> [Plateforme Roblox] Derrière des plateformes très fréquentées par les enfants existent de graves risques de grooming et d’exploitation sexuelle. Protéger les enfants en ligne, c’est responsabiliser les plateformes et apprendre à utiliser le numérique.

> Pour accompagner les parents, je lance le conseil du soutien à la parentalité. Le soutien ne doit pas être pas une réponse unique, mais une alliance de solutions pour répondre à la diversité des parentalités et besoins spécifiques.

 

 


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