Cela n’aurait échappé à personne que l’agression de Poutine contre l’Ukraine continue et que, quotidiennement, le dictateur russe assassine des femmes et des enfants.
Un coureur ukrainien de skeleton – un des meilleurs au monde –, qui plus est porte-drapeau de sa délégation, avait décidé de porter un casque, sans slogan mais avec les visages d’athlètes de son pays tombé sur le front ou lors de bombardements afin de leur rendre hommage.
C’en était trop pour le Comité olympique qui a annoncé, le 12 février, la disqualification de Vladyslav Heraskevych, c’est son nom.
La raison: il est interdit de faire de la propagande politique aux Jeux olympiques!
Mais de quelle propagande s’agit-il d’afficher sur un casque des visages d’athlètes décédés sachant qu’aucun texte ne les accompagnait pouvant renseigner sur qui ils étaient?
Et cela nous rappelle que Poutine a organisé les JO à Sotchi juste avant d’envahir une première fois l’Ukraine et d’annexer la Crimée et qu’il avait attendu juste après les JO de Pékin, à la demande de son ami Xi, pour l’envahir à nouveau…
Surtout, après avoir été exclu de la plupart des compétitions mondiales, la Russie commence à être réintégrée par certaines fédérations sportives comme celle d’escrime (des sportifs russes ont pu participer à des compétitions mais sans mention de leur nationalité et sous bannière neutre).
Donc, deux poids, deux mesures où l’on puni l’agressé et récompense l’agresseur.
Voilà qui en dit beaucoup sur le soi-disant apolitisme du sport de compétition et de ses représentants officiels.
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