jeudi 7 mars 2024

Présidentielles USA 2024. Agrégateurs de sondages – Baisse de l’écart au profit de Biden


Voici, ce 7 mars 2024, les résultats des quatre agrégateurs de sondages concernant la présidentielle américaine du 5 novembre prochain que nous avons sélectionnés.

Un des agrégateurs n’a pas été actualisé.

Les trois agrégateurs actualisés continuent à placer le candidat républicain et populiste extrémiste Trump en tête.

Néanmoins, tous les trois montrent également un réduction de l’écart en faveur du candidat centriste Joe Biden qui passe en-dessous de deux points, un agrégateur le mettant même à un point.

Donald Trump demeure donc en tête avec un écart qui oscille, pour les trois agrégateurs actualisés entre de 1 (-0,3) et 1,9 (-0,3) point, écart qui entre évidemment dans les marges d’erreur.

 

► Résultats des agrégateurs de sondages Biden versus Trump

 

Agrégateur

 

Joe Biden

 

Donald Trump

 

Ecart

 

Real Clear Politics

 

45,8% (+0,5)

 

47,6% (+0,1)

 

Trump 1,8 (-0,2)

 

The Hill

 

43,5% (NA)

 

45,6% (NA)

 

Trump 2,1 (NA)

 

Race to the WH

 

43,2% (+0,1)

 

45,1% (=)

 

Trump 1,9 (-0,1)

 

270 to win

 

45% (+0,2)

 

46% (-0,1)

 

Trump 1 (-0,3)

*NA: non actualisé / ND: non disponible

(Un agrégateur de sondage est une moyenne des derniers sondages publiés / 270 to win prend en compte les cinq derniers sondages / Real Clear Politics prend en compte les sondages publiés les 30 jours précédents / The Hill prend en compte les sondages publiés les 3 derniers jours / Race to the WH prend en compte les sondages publiés sur les 5 derniers jours)

 

Remarque importante: Tous ces agrégateurs prennent en compte tous les sondages publiés.
Or certains d’entre eux sont publiés par des instituts dont le sérieux prêtent à discussion et d’autres par des instituts qui sont affiliés à des partis et qui ont tendance à faire des corrections, des redressements et des pondérations en faveur du candidat qu’ils soutiennent.
Il convient donc de les prendre pour des informations utiles mais qui ne donnent pas une vision «scientifique» de l’opinion.
Néanmoins, les résultats des sondages nationaux sont généralement plus exacts que ceux réalisés dans chaque Etat, notamment les «swing states», les Etats-clés qui font basculer l’élection d’un côté ou de l’autre de par le système électoral américain, car les panels ne sont souvent pas assez représentatifs en qualité ou en quantité et les redressements sujets à caution.
Tous ces biais font que nous avons préféré publier avant tout des agrégateurs que chaque sondage qui est publié même si, dans un deuxième temps, nous comptons en publier certains qui nous semblerons sérieux ainsi que ceux qui analysent quotidiennement l’état de l’opinion et qui n’ont pas encore été mis en route.

 

 

La quotidienne centriste du 7 mars 2024. Défense du monde libre: les politiciens munichois sont de retour!


La guerre est une chose horrible que nous devons faire en sorte d’éviter le plus possible.

La guerre existe au moins depuis que les humains se sont regroupés en communautés structurées mais peut-être déjà auparavant.

La guerre est condamnée par tous ceux… qui la font, terrible paradoxe!

Mais qui impose de prêcher la paix tout en préparant la guerre.

Car, entre l’idéal et la réalité, il faut toujours souhaiter l’idéal mais il ne faut jamais que celui-ci parasite la réalité au point de brouiller les esprits au risque d’être dupes de ses propres illusions.

Oui, aujourd’hui, le monde libre est menacé comme il ne l’avait plus été depuis les moments paroxystiques de la guerre froide et, surtout, comme cela n’avait plus été le cas depuis les années 1930 qui aboutirent à la Deuxième guerre mondiale notamment parce que les démocraties avaient refusé de prendre les mesures nécessaires pour empêcher les nazis de jeter l’Allemagne et le monde dans le pire conflit que l’Humanité a connu jusqu’ici.

Un des moments les plus pitoyables des dirigeants du monde libre fut à cet effet la conférence de Munich en 1938 où ceux-ci acceptèrent tous les desideratas d’Hitler contre l’espoir d’une paix qui était déjà illusoire.

Et si Chamberlain, Premier ministre britannique, qui avait des sentiments pro-nazis, se félicita de l’accord, ce ne fut pas le cas de Daladier, Président du conseil français qui à son retour à Paris, lorsqu’il fut accueilli à l’aéroport du Bourget par une foule en délire, l’amena à faire cette réflexion entrée dans l’Histoire: «Ah ! Les cons, s’ils savaient !».

Oui, et depuis Munich nous savons qu’il ne faut jamais croire les dictateurs et céder aux régimes totalitaires.

Pourtant c’est ce que font une nouvelle fois les politiciens français qui n’ont toujours rien compris à l’opposé d’Emmanuel Macron.

Au moment où celui-ci a enfin compris que l’on ne pouvait pas discuter avec un criminel comme Vladimir Poutine et que l’Ukraine est dans une passe difficile dans l’agression qu’elle subit de la part du dictateur russe, au moment, donc, où le Président de la république française veut mobiliser la nation mais aussi l’Union européenne et le monde libre en estimant qu’il ne faut rien s’interdire dans la réponse à cette guerre illégitime qui menace tous les pays européens, voilà que les discours et les postures munichois aussi méprisables qu’odieux ressortent.

Et pour expliquer la position sans faiblesse à l’égard de Poutine, Macron a reçu aujourd’hui l’ensemble des partis politiques français avant un débat à l’Assemblée nationale sur l’aide à l’Ukraine.

Que les extrêmes, alliés ou idiots utiles de Poutine, se lèvent ensemble pour s’indigner de la fermeté de Macron, quoi de plus normal.

Le Pacte germano-soviétique entre les nazis et les communistes, entre Hitler et Staline nous a déjà appris cette proximité.

En revanche, que les partis démocratiques en France mais aussi dans des pays comme les Etats-Unis ou l’Allemagne réagissent négativement est, à la fois, une grande déception et la preuve que l’Histoire, quand elle est connue, n’apprend décidément pas grand-chose aux humains.

Car, oui, Macron a raison, les Européens et le monde libre doivent absolument se mobiliser à une réaction d’ampleur nettement plus grande qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent en faveur de l’Ukraine et donc en faveur de notre sécurité et de notre liberté.

Car, oui, nous sommes en danger.

Et tous les moyens sont absolument légitimes pour y parvenir.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 

Présidentielles USA 2024. Tous les 4 ans, No labels recherche un faux candidat «centriste»


Que veut dire rechercher un candidat «centriste» à équidistance du centre-gauche où se situe le Parti démocrate et la droite radicale et extrême où se positionne désormais le Parti républicain?

C’est en tout cas l’escroquerie à laquelle veut nous faire croire l’organisation No labels qui se prétend au centre de l’échiquier politique américain.

Car, le milieu de ces deux positionnements se trouve résolument… à droite et non au centre.

Faire accroire que les démocrates et les républicains sont à équidistance du Centre est un contresens voire un mensonge.

Car, les centristes républicains ont commencé à disparaître sous l’ère Reagan, étaient une floppée sous l’ère George W Bush et sont morts et enterrés avec la mainmise sur le parti par Donald Trump.

Ainsi, Nikki Haley, la seule adversaire de Trump lors des primaires républicaines et qui vient d’arrêter sa campagne, n’est absolument pas au centre, ni proche du Centre.

C’est une conservatrice radicale dont l’extrémisme de Trump lui permet d’avoir une image de «modérée»…

En revanche, le courant centriste au Parti démocrate est encore très puissant, en témoigne les six derniers présidents issus de celui-ci: Kennedy, Carter, Bill Clinton, Obama, Biden sans oublier les candidats Al Gore et Hillary Clinton qui, même s’ils perdirent l’élection gagnèrent le vote populaire.

Ainsi, No labels ne devrait pas rechercher un candidat mais bien soutenir celui du Parti démocrate, en l’occurrence Joe Biden, qui est un vrai centriste.

D’autant qu’avec ses gesticulations, l’organisation trouble le message et le positionnement de l’actuel président et candidat à sa succession.

Une sorte de machine à perdre.