Face à l’épisode caniculaire extrême nous cherchons des responsables.
Dans les pays démocratiques où l’on vote pour choisir nos dirigeants qui ont proposé un programme de gouvernement lors d’élections, on peut faire plusieurs remarques.
Si la population et plus précisément les électeurs avaient comme priorité la lutte contre le changement climatique dont cet épisode est un des phénomènes, ils auraient imposé aux partis qui se présentent pour gouverner de, tous, mettre en avant des mesures pour s’y attaquer réellement.
Or ce n’est nullement le cas.
Par ailleurs, dans aucun pays démocratique, les formations écologiques – quelles que soient le sérieux de leurs propositions et la qualité de leurs leaders – ne sont au pouvoir, seulement quelques-unes font partie de coalitions.
En France, les Ecologistes sont même en perte de vitesse.
Non, par leurs votes mais aussi dans les sondages – à part quand survient un événement violent – les peuples démocratiques ne font pas du changement climatique une préoccupation majeure, une obsession de tous les instants.
Et les partis qui le nient ou sont plus que sceptiques sur celui-ci comme les extrêmes, notamment ceux d’extrême-droite, ont la faveur d’une majorité de la population dans notre pays.
Quant à nos comportements quotidiens, il est évident que nous ne faisons pas grand-chose à part une petite minorité pour les adapter afin de prendre part à cette lutte contre le changement climatique et le bouleversement si nous ne faisons pas ce qu’il faut.
Si l’on voit des manifestants, nombreux, défiler pour les retraites ou pour le pouvoir d’achat, si l’on constate des réactions fortes contre les violences faites aux enfants ou aux femmes, tel n’est pas le cas pour le changement climatique.
Evidemment, nous, Français ou, nous, peuples démocratiques, n’avons pas seuls l’avenir de la planète entre nos mains.
Et le pays le plus pollueur donc qui participe le plus au changement climatique est doté d’un régime totalitaire et s’appelle la Chine.
Néanmoins, celui qui vient tout de suite après sont les Etats-Unis d’autant que Trump, non seulement nie sa réalité mais a supprimé la plupart des programmes pour lutter contre celui-ci.
Quant à l’Inde – que l’on peut encore considérée comme une démocratie –, elle est également un des principaux responsables de ce changement.
On peut donc affirmer que si tous les pays démocratiques prenaient des mesures à la hauteur du problème et avaient des politiques fortes et cohérentes, les choses évolueraient positivement d’autant qu’ils obligeraient les autres nations à agir de concert si, par exemple, elles voulaient avoir accès à leurs marchés.
Et puis, même là où gouvernent des régimes totalitaires, le poids de l’opinion publique n’est pas négligeable et obligent leurs dirigeants à agir pour lui donner plus ou moins satisfaction quand il sent que la population est particulièrement sensible et mobilisée pour une cause.
Alors, oui, nous sommes tous responsables de cette canicule parce que nous refusons d’agir à la hauteur de la menace.
Et tant que nous désignerons l’autre comme coupable pour nous dédouaner de nos manquements et pour justifier notre refus d’agir nous continuerons, tous, à être responsables du changement climatique en cours.
