jeudi 25 juin 2026

La Quotidienne centriste du 25 juin 2026. De l’adaptation à tous les risques naturels possibles et imaginables


La France ne serait pas adaptée aux canicules tout comme elle ne le serait pas aux grands froids.

Elle ne serait pas adaptée aux inondations, aux tempêtes et autres fléaux naturels exceptionnels comme les tremblements de terre ou, évidemment, les épidémies lorsque les agents pathogènes sont «nouveaux» et/ou inconnus ou si celles-ci sont d’une intensité et/ou d’une amplitude hors-normes.

Au-delà du fait que c’est également le cas de tous les pays du monde sauf ceux qui sont touchés par des événements récurrents ce qui leur imposent de mettre en place des plans détaillés et d’y allouer les ressources nécessaires, il est évidemment impossible de se protéger parfaitement et en même temps de tous les risques possibles et imaginables.

D’abord parce qu’aucun pays au monde n’a les moyens financiers de le faire et il lui faut donc prioritiser les domaines où seront affectés les fonds nécessaires à prévenir les risques qui lui sont inhérents.

Ensuite parce que certains de ces événements sont d’une forte improbabilité et ne sont même pas prévisibles.

Va-t-on ainsi consacrer des budgets conséquents pour des risques qui ont un pourcentage de survenance minime et dont on ne sait pas quand ils vont se produire?

Enfin parce que les populations voudraient bien être protégées de tout et n’importe quoi mais ne sont pas prêtes de passer à la caisse.

Pour autant, ces mêmes populations et les médias ainsi que les populismes, quand une catastrophe survient, s’empressent de blâmer l’Etat ou les politiques – spécialement les gouvernements en place – pour la soi-disant impréparation de l’imprévisible.

Or, en réalité, ce n’est pas dans la capacité à prévoir l’improbable qu’il faut apprécier l’action des pouvoirs publics mais dans la réaction à celle-ci.

C’est pourquoi il était normal de blâmer le gouvernement lors de la gestion de la canicule de 2003 alors que tel n’était pas le cas lors de la gestion de la pandémie de la covid19 en 2020.

Bien sûr, quand les situations changent et évoluent, comme c’est le cas du changement climatique, il convient alors de mettre en place des plans et de prendre des mesures qui permettent de s’adapter à des événements qui vont survenir de plus en plus souvent ainsi qu’il en est des canicules.

Mais, ici, c’est toute la société qui doit s’impliquer dans ce processus.

Quoiqu’il en soit, jamais les humains ne pourront tout prévoir, tout maîtriser et tout sécuriser parce que, tout simplement, ils n’en ont pas les savoirs et les moyens.

Oui, le monde est dangereux.

Et si nous devons faire en sorte de le rendre plus sûr, nous n’avons pas les capacités de mettre en place une société au risque zéro.

On peut le regretter mais c’est la réalité.

Faisons en sorte de pouvoir répondre efficacement aux menaces sur lesquelles nous pouvons agir, une fois que nous les avons identifiées.

Toutefois, comme le montre la canicule actuelle qui touche les grands pays européens de l’Espagne au Royaume-Uni, de l’Allemagne à la France, les conséquences de ces séquences paroxystiques ne pourront jamais être totalement maîtrisée même dans des pays comme l’Espagne qui en connaissent souvent et qui annonces déjà plus de 200 morts pour celle-ci.

Le mieux, en l’occurrence, est d’éviter qu’ils puissent survenir mais là, l’Humanité a refusé d’agit et est fautive.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Editorial du CREC. Canicule, nous sommes tous responsables


Face à l’épisode caniculaire extrême nous cherchons des responsables.

Dans les pays démocratiques où l’on vote pour choisir nos dirigeants qui ont proposé un programme de gouvernement lors d’élections, on peut faire plusieurs remarques.

Si la population et plus précisément les électeurs avaient comme priorité la lutte contre le changement climatique dont cet épisode est un des phénomènes, ils auraient imposé aux partis qui se présentent pour gouverner de, tous, mettre en avant des mesures pour s’y attaquer réellement.

Or ce n’est nullement le cas.

Par ailleurs, dans aucun pays démocratique, les formations écologiques – quelles que soient le sérieux de leurs propositions et la qualité de leurs leaders – ne sont au pouvoir, seulement quelques-unes font partie de coalitions.

En France, les Ecologistes sont même en perte de vitesse.

Non, par leurs votes mais aussi dans les sondages – à part quand survient un événement violent – les peuples démocratiques ne font pas du changement climatique une préoccupation majeure, une obsession de tous les instants.

Et les partis qui le nient ou sont plus que sceptiques sur celui-ci comme les extrêmes, notamment ceux d’extrême-droite, ont la faveur d’une majorité de la population dans notre pays.

Quant à nos comportements quotidiens, il est évident que nous ne faisons pas grand-chose à part une petite minorité pour les adapter afin de prendre part à cette lutte contre le changement climatique et le bouleversement si nous ne faisons pas ce qu’il faut.

Si l’on voit des manifestants, nombreux, défiler pour les retraites ou pour le pouvoir d’achat, si l’on constate des réactions fortes contre les violences faites aux enfants ou aux femmes, tel n’est pas le cas pour le changement climatique.

Evidemment, nous, Français ou, nous, peuples démocratiques, n’avons pas seuls l’avenir de la planète entre nos mains.

Et le pays le plus pollueur donc qui participe le plus au changement climatique est doté d’un régime totalitaire et s’appelle la Chine.

Néanmoins, celui qui vient tout de suite après sont les Etats-Unis d’autant que Trump, non seulement nie sa réalité mais a supprimé la plupart des programmes pour lutter contre celui-ci.

Quant à l’Inde – que l’on peut encore considérée comme une démocratie –, elle est également un des principaux responsables de ce changement.

On peut donc affirmer que si tous les pays démocratiques prenaient des mesures à la hauteur du problème et avaient des politiques fortes et cohérentes, les choses évolueraient positivement d’autant qu’ils obligeraient les autres nations à agir de concert si, par exemple, elles voulaient avoir accès à leurs marchés.

Et puis, même là où gouvernent des régimes totalitaires, le poids de l’opinion publique n’est pas négligeable et obligent leurs dirigeants à agir pour lui donner plus ou moins satisfaction quand il sent que la population est particulièrement sensible et mobilisée pour une cause.

Alors, oui, nous sommes tous responsables de cette canicule parce que nous refusons d’agir à la hauteur de la menace.

Et tant que nous désignerons l’autre comme coupable pour nous dédouaner de nos manquements et pour justifier notre refus d’agir nous continuerons, tous, à être responsables du changement climatique en cours.