dimanche 27 février 2022

Propos centristes. France – Guerre de Poutine contre l’Europe / Aide à l'Ukraine / Lutte contre l’antisémitisme / Troisième révolution de l’agriculture…

Voici une sélection, ce 27 février 2022, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)
> Ce n'est pas seulement le peuple ukrainien qui est endeuillé par la guerre initiée par la Russie, ce sont tous les peuples d'Europe. Ce soir, nos pensées vont aussi vers la Grèce après la perte de dix de ses compatriotes qui vivaient en Ukraine près de Marioupol.

> La Géorgie et la Moldavie sont des pays voisins de notre Union, elles sont nos partenaires et amies. À leurs présidentes, j’ai réaffirmé ce matin notre détermination à les soutenir contre toute tentative de tensions et de déstabilisation. Solidaires dans la crise, nous le serons.

> J'ai demandé au Président Loukachenko le retrait des troupes russes de son sol. La fraternité entre les peuples biélorusses et ukrainiens devrait conduire la Biélorussie à refuser d'être le vassal et le complice de fait de la Russie dans la guerre contre l'Ukraine.

> [Guerre de Poutine contre l’Europe / propos lors du Conseil européen / 25 février]
Nous avons donc tenu ce conseil européen dans le contexte qui a été rappelé par Monsieur le président et Madame la présidente von der Leyen, celui, non pas d’une crise, mais d’une guerre et du choix qui a été fait par le président Poutine de lancer une série d’opérations militaires massives - et non pas ciblées, comme il l’a dit lui-même il y a quelques heures, sur le Donbass, mais bien des opérations militaires massives sur plusieurs centaines de civils ukrainiens, comme l’a confirmé, il y a quelques heures le président Zelensky lui-même.
Face à cette situation de guerre, nous devons en tirer toutes les conclusions. Celles que le choix du président Poutine, qui est de vouloir faire bégayer l’histoire européenne et nous ramener à des logiques d’empires et de confrontations. La deuxième, c’est de bafouer tous les principes qui président au droit international, aux chartes et traités, souverainement signés par la Russie ces dernières décennies. Face à ce choix, d’abord nous avons décidé d’anticiper et de rester unis, et nous l’avons fait depuis le début. Notre unité, nous l’avons d’abord conçue pour discuter et donner toutes ses chances à la diplomatie, sans naïveté, sans concession, par un dialogue exigeant que nous avons conduit dans le cadre du format dit de Normandie avec l'Allemagne, et également par les contacts de plusieurs collègues européens et que nos institutions ont pu prendre ces dernières semaines. C'est le choix délibéré du président russe de ne pas saisir cette voie. L'unité et la préparation, c'est celle aussi qui a présidé aux travaux menés par la Commission et je veux remercier Madame la Présidente et ses équipes qui ont fait que durant le mois qui vient de s'écouler, toutes les semaines qui viennent de s'écouler, l'Union européenne a travaillé étroitement avec l'ensemble de ses alliés britanniques, canadiens, américains pour concevoir l'ensemble des sanctions, dont une nouvelle étape a été ce soir actée politiquement par l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement.
Tout cela a été préparé et conçu. Et donc ce soir, nous avons décidé, et je ne reviendrai pas sur la liste qui vient d'être détaillée par Monsieur le Président et Madame la Présidente, très claire, qui est une première réponse. L'Union européenne a donc décidé ensemble d'infliger des coups très sévères à Moscou sur, à la fois, des personnes et des secteurs. Elles seront complétées aussi par des mesures gouvernementales. Et ce matin, j’ai demandé plusieurs travaux, en particulier, sur des biens personnels et une série de personnalités en complément de ces mesures. Ces sanctions viseront également le régime biélorusse, qui est complice dans cette offensive russe. Et je veux insister sur ce point compte tenu des évolutions récentes des dernières semaines.
Le deuxième élément que nous avons acté tous ensemble, sur lequel je voulais ici revenir, c'est évidemment le soutien à l'Ukraine. Une aide économique sans précédent à l'Ukraine a été actée, avec l'adoption d'un paquet d'aide macro-financière de 1,2 milliard d'euros. Elle ira plus loin et continuera à mobiliser tous les moyens financiers et matériels. Je veux ici dire que la France contribuera à cet effort supplémentaire avec 300 millions d'euros pour l'économie ukrainienne et nous sommes prêts à continuer à livrer des matériels militaires et de soutien à la population, comme j'ai pu le dire au président Zelensky.
Troisième élément, c'est celui de la protection des Européens et de l'ensemble des nations et des peuples. Protection militaire ; j'ai confirmé ce jour, nous avons notifié à l'OTAN et j'aurai l'occasion de rentrer dans le détail demain lors du sommet OTAN que nous tiendrons : la France continuera à jouer pleinement son rôle de réassurance des alliés de l'OTAN en envoyant en Estonie un nouveau contingent au sein de la présence avancée renforcée, en anticipant sa participation à la police du ciel balte dès le mois de mars et en accélérant aussi son déploiement en Roumanie. Au-delà de cela, je rappelle que nous sommes nation-cadre de la VGTF ; nous tiendrons notre rôle. Je l'ai rappelé, nous serons aux côtés de nos alliés de manière infaillible.
Protection économique aussi, avec l'adoption rapide de mesures pour faire face à cette crise d'une exceptionnelle gravité, en particulier s'agissant des prix de l'énergie, pour que les citoyens européens et nos entreprises soient pleinement protégés. Et puis, protection de notre démocratie, de nos opinions publiques dans le contexte qui vient d'être rappelé, avec des initiatives supplémentaires que nous prendrons en matière de cyber et en matière de lutte contre la désinformation qui est en train d'être propagée sur les réseaux sociaux et par plusieurs relais de propagande russes sur le sol européen. Enfin, pour conclure, je rejoindrai ce qu’a dit le président Michel, que je remercie aussi pour l'ensemble des initiatives qu'il a coordonnées, prises ces derniers jours et ces dernières semaines, et ce que la présidence européenne n'a pu dire.
Nous avons là, je crois, pleinement démontré la nécessité pour notre Europe d'accélérer son agenda de souveraineté. Les temps tragiques de l'histoire reviennent. La guerre est là, sur notre sol. Et donc, si besoin était d'avoir la démonstration que l'Europe n'est pas simplement un marché de consommateurs, mais bien une puissance qui doit penser son indépendance énergétique, sa transition climatique par elle-même, qui doit penser une Europe de la défense capable de protéger ses frontières, ses citoyens et de se projeter vers ses alliés entre autres choses et évidemment aussi, une souveraineté technologique. La guerre que nous sommes en train de vivre nous le démontre cruellement. C’est pourquoi nous continuerons l’agenda amorcé ces derniers mois, ces dernières années pour l’accélérer encore car nous avons là, la démonstration que dans les temps tragiques que nous vivons, l’Europe n’a d’autre choix que de redevenir peut-être, de devenir oserai-je dire, une puissance. Je vous remercie.

> [Agriculture] Face à la crise sanitaire, à la crise climatique, à la guerre sur notre continent, pour préserver notre agriculture, l'État continuera d’apporter son aide. Mais c’est par l’engagement de toutes les filières que nous créerons les conditions de notre souveraineté alimentaire.
Lois Egalim, revalorisation des retraites agricoles, évolution de la PAC… À travers nos combats nationaux et européens, nous nous battons pour que la valeur du travail de nos agriculteurs soit reconnue, pour que leur rémunération soit juste.
La troisième révolution agricole, celle de l’agriculture durable, est en marche. Pour que notre agriculture puisse continuer de se réinventer, nous poursuivrons nos investissements. 3 milliards d'euros dans le cadre de notre plan de relance et de France 2030.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)
> Protéger notre agriculture, c'est protéger la France. Pas un instant, le Gouvernement n'a cessé de soutenir celles et ceux qui nous nourrissent et cultivent notre terre. Nous leur avons redit aujourd'hui combien nous sommes fiers de ce qu'ils sont et de ce qu'ils font.
Après la crise sanitaire, la guerre déclarée sur notre continent rappelle à chacun de nous combien la question de la souveraineté alimentaire de notre pays est centrale : nous relèverons ce défi avec nos agriculteurs. Leur engagement est notre force : nous serons à leurs côtés.
C'est en travaillant main dans la main avec les professionnels des secteurs touchés et en anticipant au mieux les conséquences de la crise que nous organiserons la résilience du pays. J'ai pu échanger au Salon de l’agriculture avec les présidents d'interprofessions des grandes cultures.

> [Lecture du discours d’Emmanuel Macron lors du 36ème dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France]
Comme vous le savez tous, le Président de la République regrette très vivement de ne pouvoir être parmi vous ce soir puisqu'il est en ce moment même à Bruxelles, où il préside un Conseil européen extraordinaire convoqué en urgence sur la situation en Ukraine. L'agression militaire déclenchée cette nuit par la Russie constitue un acte de guerre, une infraction manifeste à toutes les règles du droit international et un manquement assumé aux engagements politiques pris par le président russe.
Nous devons à nos amis ukrainiens un soutien et une solidarité absolus dans l'épreuve qu'ils subissent. Nous devons, au-delà des condamnations portées dans les enceintes internationales compétentes, répondre par des actes forts et concrets de soutien et de sanctions à la hauteur de la gravité de cette situation inédite depuis des décennies. Nous avons tous ici le sens de l'histoire et savons ce qu'ont été les longs efforts qui ont permis à notre continent européen d'établir au cours de ces 70 dernières années un équilibre fondé sur des valeurs de paix, de liberté des peuples et de souveraineté des États. Nous devrons nous montrer unis et déterminés pour défendre cet acquis fondamental.
Le Président de la République m'a fait l'honneur et le plaisir de me demander de le représenter et de prononcer en son nom l'intervention qu'il avait préparée à votre intention. Enfin. Après deux années d’annulation du fait des contraintes sanitaires, ce rendez-vous important pour vous, pour moi et pour la vie de la Nation qu’est le dîner du CRIF peut se tenir.
Je veux commencer mon propos par deux hommages. Le premier vous concerne, Monsieur le Président, cher Francis Kalifat. Au moment où vous vous apprêtez à quitter vos fonctions, je veux, au nom de la Nation, vous remercier. Merci pour ces années à la tête du CRIF. Des années au service des Juifs de France. Des années d’engagement pour notre République.
Je tiens également à saluer une personnalité qui nous était tous chère ici. Raphaël Esrail avait seulement 18 ans quand, étudiant à l’Ecole Centrale de Lyon, il entra en Résistance. Chargé de la confection de faux papiers, celui qui se faisait alors appeler Paul Raoul sauva, par ses actions, des dizaines de vies. Arrêté, torturé, il fut déporté dans le camp d’Auschwitz. Y réchappant, il mena une vie de travail et se tut, longtemps, avant de faire le choix, à la fin des années 1980, de transmettre, beaucoup. D’accomplir auprès des enfants de France son devoir de mémoire.
Président de l’Union des déportés d’Auschwitz à partir de 2008, il était du voyage à Yad Vashem en janvier 2020 pour commémorer le 75ème anniversaire de la libération du camp. Raphaël ESRAIL est décédé le 22 janvier 2022. La Nation lui a rendu solennellement hommage le 27 janvier dernier sous l’arc de Triomphe. Que le CRIF distingue l’association qu’il présidait par un Prix est une reconnaissance supplémentaire de tout ce que nous lui devons.
En 2018, un constat partagé. En 2019, des mesures. En 2022, des engagements tenus et de premiers résultats. Ce troisième dîner du CRIF en tant que Président de la République, dernier de ce quinquennat, est pour moi l’occasion de dresser un bilan de l’action menée ensemble.
Nous avons d’abord cherché, vous l’avez rappelé Monsieur le Président, à nommer clairement le mal, car arracher les masques sous lesquels la haine apprend à se dissimuler est la condition de toute action. Comme je m’y étais engagé devant vous, la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah a été adoptée par la République. Cela fut parfois difficile, les extrémistes de tout bord ne manquant pas de rendre les débats houleux.  Mais l’Assemblée nationale a finalement adopté solennellement cette résolution à la fin de l’année 2019.
Résultat : nos forces de sécurité, nos magistrats apprennent ainsi dans leurs écoles à mieux débusquer ses nouveaux visages, les mots dans lesquels il se drape. Nos professeurs y sont sensibilisés au cours de leur formation, pour pouvoir éveiller les consciences de tous les enfants de France.
Nous n’avons ensuite jamais cessé de traquer les actes de haine et poursuivre tous ceux qui s’en rendent coupables. Comme je m’y étais engagé devant vous, des équipes d’enquêteurs spécialisés se sont constituées partout dans sur tout le territoire. A Aix-en-Provence en partenariat avec le mémorial du camp des Milles, à Orléans avec le mémorial des enfants du Vel d’Hiv, à Caen avec le mémorial de la Paix, policiers et gendarmes reçoivent des formations spécifiques assurées par des historiens, des juristes, des psychologues spécialistes des crimes de haine.
Et les résultats, peu à peu, apparaissent : dans les commissariats et les brigades concernées, les victimes sont mieux prises en charge, l’écoute y est plus attentive, les circonstances aggravantes plus souvent retenues. Parce que les enquêteurs et les magistrats sont mieux formés, les peines prononcées sont plus dures et plus justes.
Vous avez évoqué le fléau de l’antisémitisme numérique. Cette violence qui déferle en ligne et notamment sur les réseaux sociaux, parfois à l’abri de toute régulation, est vous le savez un sujet de préoccupation majeure pour moi. Depuis le premier jour, nous agissons.
Au niveau national, avec loi relative à la lutte contre les contenus de haine en ligne, qui nous a conduit à deux avancées majeures : la mise en place du pôle nationale de lutte contre la haine en ligne auprès du Parquet de Paris et l’instauration de l’Observatoire de la haine en ligne. Nous avons parallèlement doublé les équipes d’enquêteurs de la plateforme Pharos, afin que celle-ci puisse désormais fonctionner 24/24 et 7/7.
Au niveau européen, en assumant un bras de fer avec les plateformes pour le retrait rapide des contenus de haine et en avançant vers une meilleure régulation avec le Digital Services Act, qui vient d’être approuvé par le Parlement est au cœur de la Présidence française. Je veillerai personnellement à ce que les dispositions votées soient appliquées et les engagements pris tenus. Le retrait de ces contenus de la honte en moins de 24 heures, la fin des sites miroirs : voilà ce que nous devons viser. Mais au-delà, c’est à un terreau qu’il faut s’attaquer : celui du complotisme qui prospère dans des groupes qui, sur les réseaux sociaux, se développent à l’écart de toute vérité et de toute réalité.
Après les images ignobles d’antivaccins qui ont comparé le pass sanitaire à l’étoile jaune, j’ai décidé de confier au sociologue Gérald Bronner la présidence d’une commission sur les Lumières à l’âge numérique. Les propositions formulées par cette Commission, je les fais miennes. Et je crois que l’ensemble de ceux qui, aujourd’hui, aspirent à présider aux destinées de ce pays devraient également les endosser. 
Vous m’avez souvent alerté, Monsieur le Président, sur la situation des enfants qui quittent l’école de la République parce qu’ils sont victimes d’antisémitisme, des professeurs qui, dans certains quartiers, peinent à enseigner l’histoire de la Shoah. Je ne suis pas de ceux qui jettent un voile pudique sur cette réalité et disent : cela n’existe pas. C’est là. Et c’est pourquoi nous nous y attaquons depuis plusieurs années.
Dans chaque académie, des référents sont ainsi formés pour accompagner les équipes – professeurs, assistants – qui se trouvent confrontés à des refus d’enseignement. En cas d’incident antisémite, une équipe nationale de réaction est déjà opérationnelle, et peut être déployée rapidement pour intervenir et appuyer les professeurs qui sont confrontés à ces situations inadmissibles. Je souhaite que nous étendions désormais ces dispositifs aux établissements d’enseignement supérieur qui ont été marqués par une inflation des actes antisémites ces dernières années.
Rien ne se fera sans un travail de fond, sans l’éducation et sans la culture. Je sais que cette conviction est partagée par le Consistoire et le Fonds social juif unifié dont je salue les présidents et l’engagement. Le rapport de Gérald Bronner préconise, pour faire reculer la haine, de développer dans nos écoles une éducation à ce qu’il appelle « l’esprit de méthode ». C’est le fondement de tout et j’y suis prêt. Nous devons renouer avec cette grande tradition où l’école ne fait pas seulement des individus, mais aussi des républicains, des citoyens.
La lutte contre l’antisémitisme passe par des actions spécifiques. Donner à voir tout à la fois l’horreur à laquelle cette idéologie funeste a pu mener. Et l’extraordinaire richesse du judaïsme. Là encore, l’Etat a été au rendez-vous.
Au mémorial de la Shoah, le mur des noms a été rénové avec le soutien de l’Etat. Les budgets pour multiplier les actions dans les écoles, les collèges, les lycées ont été augmentés. Grâce au soutien de l’Etat, de la région Ile-de-France, de la Ville de Paris et de partenaires privés, le Centre Européen du Judaïsme a pu sortir de terre dans le XVIIe arrondissement de Paris et offre à ses visiteurs une plongée extraordinaire dans l’épopée conjointe de la civilisation européenne et du judaïsme. 
Nous avons aussi posé des gestes symboliques forts comme la restitution de 15 œuvres qui avaient été enlevées par les nazis ou acquises par l’Etat durant l’Occupation dans des circonstances troubles. Ainsi, des tableaux de Klimt – le seul que nous avions dans les collections nationales, Chagall, Utrillo, Forain vont retrouver leurs propriétaires dans une juste opération de réparation.
«Il faut une lumière pour voir la lumière» écrit Emmanuel Levinas. C’est en assumant ces symboles, en assumant le combat contre l’obscurantisme et pour la raison que nous ferons reculer ceux qui, s’en prenant aux Juifs, s’en prennent à la France, à nos valeurs, à ce que nous sommes.
Il y a encore tant à faire. Certes, les actes antisémites sont en 2021 en diminution de 14% par rapport à l’année 2019, dernière année de référence puisque sans confinement. Certes, la diminution de moitié des agressions antisémites sur les personnes est une bonne nouvelle. Mais chaque agression est une agression de trop. Et des insultes aux profanations de plus en plus nombreuses de cimetières juifs, des courriers anonymes aux agressions dans le bus, dans le métro, dans la rue en passant par des propos indignes tenus par de hauts responsables politiques, qui ne voit que le vent mauvais souffle encore ? Qui ne voit, à nos portes, en Belgique, en Espagne, en Allemagne, partout en Europe et jusque dans certaines instances internationales, cette banalisation du mal qui rampe là même où nous espérions naïvement l’avoir expurgé à jamais ?
Alors oui, dans les mois et les années à venir, vous pouvez compter sur moi pour continuer le combat. Sans relâche.
Ce combat est international. Comme vous, je m’inquiète de la résolution des Nations unies sur Jérusalem qui continue d’écarter, à dessein et contre toute évidence, la terminologie juive de « mont du Temple ». Vous connaissez mon attachement à Jérusalem. Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif. Je n’ai jamais cessé de le dire. Cela n’empêche en rien de reconnaître et de respecter l’attachement d’autres religions à cette ville, et c’est dans cet esprit que j’ai moi-même parcouru la vieille ville à pied en 2020 et visité chacun des lieux saints juif, chrétien et musulman. Mais effacer la part de judéité de Jérusalem n’est pas acceptable.
Comme il n’est pas acceptable qu’au nom d’un combat juste pour la liberté, des associations abusent de termes historiquement chargés de honte comme pour qualifier l’Etat d’Israël. Comment oser parler d’apartheid dans un Etat où les citoyens arabes sont représentés au gouvernement, au Parlement, occupent des postes de direction et des emplois à responsabilité, où tous les citoyens, quelle que soit leur religion, ont compris que leur seule espérance est la paix ensemble ? Ce n’est pas en affirmant de telles contre-vérités que des associations qui prétendent poursuivre un objectif de paix remplissent leur vocation.
Le combat contre l’antisémitisme est européen. Je l’ai dit le 27 janvier dernier à l’occasion de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, la France a choisi de faire de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme une des priorités de sa Présidence.
Le combat est et reste bien sûr national. La France, qui accueille la première communauté juive d’Europe, se doit de montrer la voie.
Combat pour améliorer encore le fonctionnement de notre justice. « C’est comme si elle avait été tuée une seconde fois » : combien de fois ai-je entendu ces mots pour évoquer Sarah HALIMI, dont le meurtrier a été reconnu irresponsable pénalement ? Si comme Président de la République, je suis garant de l’indépendance de la Justice, je n’ai pas à commenter une affaire sur laquelle notre plus haute juridiction – la Cour de Cassation – aura à statuer dans les prochains mois, j’entends ce cri du cœur.
Voilà pourquoi, j’ai demandé au Garde des Sceaux de créer une commission pour évaluer la manière dont procède la justice face à des personnes irresponsables. Cette commission, à laquelle vous avez largement été associé, a abouti à la loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure. Désormais, une limite est posée à l’irresponsabilité pénale d’un auteur qui a consommé des stupéfiants. L’abolition du discernement pourra ne plus être prononcée si la consommation de stupéfiants a été volontaire. C’est une avancée importante pour notre société et pour les victimes, même si je sais que cela n’efface jamais, jamais la douleur des familles.
Combat pour mieux lutter contre les actes anti religieux. Comme je m’y étais engagé devant les représentants des cultes et notamment devant vous monsieur le Grand Rabbin, j’ai chargé deux députés (Isabelle Florennes et Ludovic Mendes présents ce soir) d’une mission sur le sujet. Ils remettront leur rapport dans quelques semaines. J’attends des propositions fortes. Car c’est l’honneur de notre République de protéger ceux qui croient et en particulier les juifs de France.
Combat bien sûr pour lutter contre le séparatisme islamisme. Ne nous cachons pas : l’antisémitisme est de plus en plus souvent le fait d’islamistes radicaux qui rendent la vie difficile aux juifs de France, qui, parfois, tuent. Conformément aux lois votées par le Parlement, nous allons amplifier notre stratégie de lutte contre le séparatisme islamiste. Dina demalkhouta dina. « La loi du royaume est la loi » : ce principe doit redevenir une règle pour tous les citoyens de France.
C’est pour cela que nous tiendrons bon sur la fin des imams détachés. Pour cela aussi que nous serons fermes sur le contrôle du financement étranger des lieux de culte. Et je serai à Toulouse le 20 mars prochain, avec le Président israélien, pour faire vivre la mémoire des victimes des tueries de mars 2012 et notamment aux enfants de l’école Ozar Atorah : Gabriel, Aryeh, Jonathan Sandlers et Myriam Mossonego, ainsi que les militaires Imad Ibn Zlaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad.
Combat enfin pour faire des lieux d’éducation un sanctuaire inviolable. Nous avons, je l’évoquais beaucoup investi l’école et nous allons continuer de le faire. La nouvelle frontière est celle de l’enseignement supérieur. Des référents ont été désignés dans chaque académie. Mais, comme nous l’avons fait à l’école avec la mise en place de l’équipe nationale de réaction, nous devons aller encore plus loin. Je souhaite donc que la lutte contre le racisme et l’antisémitisme soit inscrite dans tous les projets d’établissements du supérieur.
Réforme de la justice, lutte contre les actes anti-religieux, lutte contre le séparatisme, école et, je l’évoquais, régulation d’Internet : toutes ces actions doivent effectivement, Monsieur le Président, se conjuguer dans un plan global et ambitieux. Je ne sais pas si ce plan doit s’attaquer spécifiquement à l’antisémitisme ou au racisme et à l’antisémitisme, le Gouvernement aura à se prononcer. Tous les services de l’Etat doivent être mobilisés. Pour cela, nous devons sortir des sentiers battus, des mesures éculées qui ont hélas échoué, pour porter des solutions radicales, innovantes, tenter ce qui n’a jamais été tenté. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il nous faut entraîner toute la société, l’Etat bien sûr, mais les collectivités, les entreprises, les associations, tous les citoyens. Nous ne viendrons au bout de la bête immonde par un plan que par la mobilisation générale de toute la société. Par la participation de tous.
Mesdames et Messieurs, dans quelques semaines, les Juifs de France, se retrouveront en famille à l’occasion de Pessah. Comme à chaque fois, cette belle et grande fête débutera le soir par cette prière - Ma Nishtana, au cours de laquelle les enfants chantent aux adultes quatre questions qui pourraient se résumer en une seule : « pourquoi ce jour est-il différent des autres ? ». Ma Nishtana, le doute qui ouvre des possibles. Ma Nishtana, le questionnement permanent. Ma Nishtana. Cette interrogation, qui est au fondement même du judaïsme, est aussi au fondement de ce que les Juifs de France apportent au pays.
Oui, vous êtes là, toujours, comme un miroir pour questionner la Nation, là toujours pour rappeler la République à ses valeurs. Alors, ce que je veux vous dire ce soir, c'est de cultiver cette force d'interrogation, cette force d'interpellation, c'est de chérir ces deux forces qui vous habitent car cette force d'interpellation permet à la Nation de ne jamais céder à la confusion de l'esprit et de nos valeurs, à nos âmes de ne jamais devenir « habituées », comme disait Charles Péguy.
Cette force d'indignation sera particulièrement utile dans la période électorale qui s'ouvre avec le lot de manipulations, d'exagérations, de contre-vérités qu'elle charrie. Cette force d'indignation d'oser porter la vérité quoi qu'il en coûte, d'oser dire, à la suite des prophètes d'Israël, "Me voici, fait la France grande et la République forte."
Vous évoquiez, Monsieur le Président, Lamartine et la proclamation voici 174 ans de la IIème République.
« Le vent qui secoue
Les vergers flottants,
Fait sur notre joue
Neiger le printemps. »
Ecrivait le premier des romantiques.
Je suis convaincu que, si nous le voulons, si nous agissons ensemble, peut succéder au temps des tempêtes que nous vivons, un nouveau printemps.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
> Ce que j'observe, dans cette offensive brutale de la Russie sur l'Ukraine, c'est que le Donbass n'était qu'un prétexte.

> J’ai confirmé à mon homologue ukrainien Dmytro Kuleba que nous accélérions nos efforts d’appui à l’Ukraine. Pleine solidarité avec lui et avec le peuple ukrainien dans cette guerre imposée par la Russie.

> Je condamne l’arrestation systématique des citoyens russes qui expriment pacifiquement leur opposition à la guerre contre leurs frères ukrainiens.

> J’ai souligné auprès de mon collègue géorgien notre pleine solidarité et notre disponibilité à appuyer la Géorgie face aux conséquences de la guerre en Ukraine, comme je l’avais fait hier auprès de mon collègue moldave.

> Je me suis entretenu avec mon collègue Nicu Popescu. Nous allons apporter un appui humanitaire à la Moldavie pour faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine. Solidarité et soutien à la stabilité d’un partenaire important de l’UE.
> J’ai reçu aujourd’hui Mme Tikhanovskaïa à Paris pour lui témoigner du soutien de la France aux aspirations démocratiques du peuple biélorusse et de notre attachement à la souveraineté et à l’indépendance de la Biélorussie.
Notre entretien s’est déroulé dans des circonstances exceptionnelles. La complicité du régime d’Alexandre Loukachenko dans l’invasion de l’Ukraine par la Russie, au mépris le plus total du droit international et des accords signés, marque une nouvelle et très grave étape dans le processus de soumission de M. Loukachenko à la Russie. La Biélorussie et son peuple méritent mieux que de devenir les complices et les vassaux d’un régime brutal qui a choisi de porter la guerre, sans aucune justification, au centre de l’Europe, à rebours de nos valeurs de liberté et de démocratie.
Mme Tikhanovskaïa m’a présenté la stratégie de l’opposition dans la perspective du référendum constitutionnel qui se tiendra en Biélorussie jusqu’au dimanche 27 février, sans mission d’observation internationale et dans un contexte de répression violente. Les amendements proposés par le régime de Minsk ne correspondent en rien aux attentes exprimées par le peuple biélorusse au cours de l’été 2020.
De manière encore plus inquiétante, ce projet de révision constitutionnelle risque d’amorcer un retour en arrière pour la Biélorussie, car il prévoit une suppression du principe de neutralité et du statut d’État non-nucléaire dans la Constitution biélorusse. La Biélorussie se dit prête aussi à accueillir durablement des forces militaires russes sur son territoire. Nous aurons avec nos partenaires à tirer toutes les conséquences de cette situation dans l’adaptation de la posture de défense de l’OTAN.
Cette rencontre a également été l’occasion de saluer le courage des forces démocratiques biélorusses et de renouveler la solidarité de la France à l’égard des prisonniers politiques et de leur famille. Nous ne les oublions pas et nous continuons à exiger leur libération immédiate et inconditionnelle. Avec nos partenaires de l’Union européenne, nous sommes déterminés à renforcer notre aide aux forces démocratiques biélorusses, à la société civile, aux intellectuels, aux journalistes, aux étudiants qui le souhaitent pour les aider et les soutenir dans leur combat.
Le profond attachement de Mme Tikhanovskaïa et de l’opposition biélorusse à leur pays est remarquable et les honore face aux renoncements de M. Loukachenko. Je l’ai assurée que la France resterait aux côtés du peuple biélorusse dans son combat pour la liberté, comme elle se trouve aux côtés du peuple ukrainien face à cette agression de la Russie.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)
> Je réunis lundi mes homologues à Bruxelles pour une réunion extraordinaire du Conseil des ministres européens en charge de l’énergie. Nous échangerons sur la situation énergétique de l’Union européenne à la suite de l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)
> La République, la laïcité, et tout simplement la liberté, l’égalité, la fraternité, au socle du travail accompli par le président de la République et du soutien qui peut lui être donné.

> Il est inévitable que la crise en Ukraine aura des répercussions sur tout un chacun, peut-être plus fortes sur les Allemands que sur les Français. Mais n’imaginons pas qu’il n’y aura pas de conséquences.

> Nous sommes clairement dans une situation où les réfugiés ont un droit d'asile, l'accueil ne doit pas reposer sur un seul pays. Nous devons être tous solidaires.

> Nous suivons la situation de nos trois lycées français en Ukraine. Ils avaient été fermés avant l’invasion et nous assurerons autant que possible l’enseignement à distance lors de la rentrée des élèves. Solidarité avec l’ensemble de la communauté éducative.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)
> Nous avons adopté une batterie de sanctions pour mettre une pression financière maximale sur la Russie. Lors de la réunion des ministres des Finances européens, la France a appelé à poursuivre cette stratégie. Nous étudions d'autres options.

> J’ai demandé à la DGFIP [Direction générale des finances publiques] et à TRACFIN [Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins] d’identifier tous les comptes bancaires, biens immobilier ou bateaux des proches du pouvoir et oligarques russes sous sanctions afin de les priver de l’usage de ces biens.

> Toutes nos administrations de Bercy sont mobilisées pour appliquer les sanctions infligées à la Russie ! Les douanes ont intercepté un cargo russe dans les eaux territoriales françaises.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)
> [Défi du renouvellement des générations dans l’agriculture C’est un défi de société. Notre priorité, c’est la souveraineté alimentaire, comme l’a rappelé le président de République au début de la crise du Covid-19: «il serait folie que de déléguer à d’autres notre alimentation». Ces dernières années, le secteur agricole est resté attractif: la part des chefs d’exploitation de moins de 40 ans est stable, et nous avons 12.500 installations par an. Mais, au regard du défi générationnel, nous avons besoin de 20.000 installations par an. C’est la pierre angulaire de la souveraineté alimentaire. Notre identité agricole est fondée sur la qualité des produits, des exploitations familiales à taille humaine et l’attachement aux territoires. C’est une partie de l’identité française. Le modèle des exploitations gigantesques des États-Unis et d’Europe du Nord n’est pas le nôtre ; ce n’est pas ce que demandent les consommateurs français.
Pour commencer, il faut consolider l’attractivité des métiers agricoles. Ces métiers de passion, d’innovation, animent ceux qui se lèvent très tôt et travaillent très tard, car ils ont un sens et une mission: nourrir le peuple. Mais cet intérêt pour l’agriculture ne peut surtout pas se substituer à la rémunération, qui n’est pas encore à la hauteur. La mère des batailles, c’est le revenu des agriculteurs. Leur métier ne doit pas être rémunéré par des primes, mais par des prix. C’est pour cela que nous avons promulgué la loi Egalim 2. Nous ne lâcherons rien là-dessus. Et il y a la question de la qualité de vie. Nous voulons continuer à favoriser l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle, comme nous l’avons fait avec l’extension de la durée du congé paternité, le droit au répit ou encore la revalorisation des petites retraites. Dernier enjeu pour l’installation: l’accès au foncier, souvent très compliqué et très cher. Nous réfléchissons à des solutions de portage pour faciliter l’installation des jeunes, de tous horizons.

> Notre enseignement agricole, né de la vision d’Edgard Pisani et de Michel Rocard, est une fierté nationale. Cet enseignement dispense déjà de nombreuses formations en gestion qu’il nous faut continuer à développer au regard des enjeux actuels. L’enseignement agricole est un enseignement extrêmement riche qui mène à tous les métiers du vivant et de la terre: agriculteur, agronome, vétérinaire, data scientist… Il faut en finir avec une vision tronquée de l’agriculture ressemblant à ce qu’elle était il y a trente ou quarante ans. L’agriculture est profondément innovante: l’innovation, les datas et l’intelligence artificielle sont partout. Les choses changent. Et, on le voit, les jeunes sont attirés par ces métiers. Le nombre d’apprentis dans les lycées agricoles a d’ailleurs fortement augmenté à la dernière rentrée. Je dis à la jeunesse de France: faites le choix de ces métiers du vivant!

> L’agriculture est attractive parce que notre modèle agricole, à taille humaine, fondé sur la qualité, est une fierté, mais aussi, encore une fois, parce qu’elle est profondément innovante. La troisième révolution agricole est en marche, notamment autour du numérique, de la robotique, de la sélection variétale ou encore du biocontrôle. En France, un drone sur deux est utilisé dans l’agriculture. Ensuite, en matière de rémunération, nous avons réalisé quelque chose de fort avec la loi Egalim 2, qu’il faudra poursuivre au cours de la prochaine mandature. Surtout, les plans France Relance et France 2030 prévoient d’investir plus de 4 milliards d’euros dans le monde agricole et agroalimentaire: modernisation des installations et des équipements, nouvelles technologies, recherche… Ce choc d’investissement doit permettre à la ferme France de préserver sa mission nourricière tout en répondant aux défis que la transition climatique et la préservation de la biodiversité imposent à l’agriculture.

> La loi Egalim 2  met fin à la guerre des prix mortifère entraînée par la LME de 2008 [Loi de modernisation de l’économie]. Vouloir financer le pouvoir d’achat des Français sur le compte de résultat des agriculteurs, c’était une grave faute politique. Cela a dégradé des capacités d’investissement des agriculteurs et des entreprises agroalimentaires. Egalim 2 abroge cette partie de la LME. Notre priorité, dans le cadre des négociations commerciales annuelles qui se terminent la semaine prochaine, c’est de multiplier les contrôles et de sanctionner les distributeurs ou industriels qui ne jouent pas le jeu. La DGCCRF a déjà ouvert plus de 300 enquêtes. Il est essentiel de faire la différence entre la politique économique et la politique sociale. La politique économique doit soutenir la production agricole, sinon, on délocalise notre agriculture. Depuis quinze ans, on n’a cessé d’importer plus. La politique sociale, elle, doit accompagner les citoyens les plus fragiles à avoir accès à nos productions de qualité, ou encore assurer la qualité des repas dans les cantines. C’est pour cela qu’à partir du 1er mars l’origine des viandes sera obligatoire dans les cantines: d’un point de vue nutritionnel, un poulet brésilien n’a rien à voir avec un poulet français!

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)
> Le sens du devoir et de l’engagement. Saluons le remarquable travail de notre Ambassadeur en Ukraine et de ses équipes, dans ces circonstances terribles.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)
> Je vois un peuple ukrainien debout, souverain, qui mobilise ses militaires, mais aussi des civils, des hommes et des femmes qui défendent Kiev et leur pays, avec un Président Zelensky qui inspire par son courage.

> Depuis 2017, nous apportons des solutions aux Français. Notre bilan montre que nous les avons protégés, notamment pendant la crise. Nous avons créé 1 million d’emplois. Et nous mettons tout en œuvre pour permettre à la France de redécoller et de poursuivre sa relance.

> Énergie : le bouclier tarifaire, conjugué à nos stocks stratégiques, nous protègent des hausses de prix et des pénuries cet hiver.

 

Geneviève Darrieussecq (ministre chargée de la Mémoire et des Anciens combattants)
> La loi portant reconnaissance et réparation des souffrances subies par les harkis est parue au Journal Officiel. Engagement tenu !

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)
> En violant les frontières de l’Ukraine, Vladimir Poutine a fait le choix de la guerre, dont on connaît les conséquences désastreuses. J’affirme mon soutien et ma solidarité au peuple ukrainien. Le Président de la République l’a dit : nous serons aux côtés de l’Ukraine et de son peuple.

> J’annonce que 1.525.827 citoyens se sont inscrits sur les listes électorales depuis le début de nos campagnes d’inscriptions le 1er janvier. La démocratie est précieuse et nous concerne tous.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)
> La Présidence française de l’Union européenne a une priorité : la réponse à cette guerre, par la fermeté contre la Russie, la solidarité avec l’Ukraine et la protection des Européens.

> Des mesures européennes majeures et brutales : déconnexion de banques russes de SWIFT, gel des avoirs de la banque centrale de Russie et blocage de l’accès à nos marchés pour les oligarques. «Poutine détruit l’avenir de son propre pays.» (Ursula von de Leyen)

> [Dix civils grecs tués par les troupes Russes en Ukraine] Pleine solidarité avec les peuples ukrainien et grec face à l’absurdité et l’horreur de cette guerre.

 

Bérangère Abba (secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité)
> Bon état ou non des infrastructures, vulnérabilité du point de vue sanitaire, ressource qui s’amenuise du fait du dérèglement climatique, arme de guerre… Comme l’énergie, l’eau est un enjeu géostratégique majeur.

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)
> Nous avons besoin plus que jamais d'une Europe forte et souveraine.

 

Joël Giraud (secrétaire d’Etat chargé de la Ruralité)
> Nos soldats de montagnes partent en Roumanie et Estonie protéger la frontière de l’OTAN. À tous les femmes et hommes, notamment du 4e régiment de chasseurs de Gap, qui rejoignent les forces alliées, merci. Vous êtes les remparts de nos démocraties.

> nous annonçons le doublement du soutien financier en faveur des initiatives luttant contre les LGBT-phobies et pour l’égalité Femmes-Hommes en milieu rural.

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)
> Le symposium de la voix de l’enfant  a permis des échanges riches autour de l’humanité de l’enfant. De l’optimisme mais aussi de la lucidité car il reste beaucoup à faire. Consacrer leur humanité c’est surtout consacrer leur singularité.

 

Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)
> Alors que la guerre fait rage à quelques heures de Paris, nous avons plus que jamais besoin d'une Europe forte et souveraine. C'est ce qu'Emmanuel Macron a toujours porté. Et si nous parlons aujourd'hui en Européens d'une seule voix, c'est aussi grâce à son action !

> Face aux crises, nous nous sommes adaptés, et nous avons agi : c’est le «quoi qu'il en coûte». Mais nous avons aussi mené des transformations profondes. Et si le chômage est historiquement bas, c'est bien le résultat de cette action résolue.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)
> [Tribune: « pour une République culturelle »]
Une France archipellisée, une société fragmentée et des replis identitaires : derrière ces mots, il y a la description d’un pays à la recherche d’un commun, d’une République qui vaille que vaille doit rester une boussole. Une promesse en actes et non juste en paroles.
Plus que jamais, nous avons besoin d’assurer la promotion de l’esprit critique, de la capacité à dialoguer, à penser, à débattre, à susciter de la curiosité, de la fierté et du respect, face aux déclinistes, aux populistes ou autres identitaires.
La culture doit être une réponse politique à nos défis contemporains. (Re)plaçons-la au cœur du lien social, du renforcement de la cohésion nationale et de la lutte contre les assignations à résidence.
Les mots de Malraux lors de l’ouverture des Maisons de la culture n’ont pas vieilli et leur vocation émancipatrice doit être affirmée avec d’autant plus de force aujourd’hui : faire pour la culture “ce que la IIIème République avait réalisé pour l’enseignement ; il s’agit de faire en sorte que chaque enfant de France puisse avoir droit aux tableaux, au théâtre, au cinéma… comme il a droit à l’alphabet”.
C’est à l’école, premier espace d’accès aux arts, que tout commence. Amplifions la dynamique ouverte par le Pass Culture et le 100% éducation artistique et culturelle pour mettre à chaque enfant de construire son propre parcours culturel. Le désir de culture se forge aussi dans la fréquentation des œuvres, la pratique artistique, l’ouverture à la pluralité des répertoires.
Regardez la musique. Avec l’exemple enthousiasmant d’Orchestre à l’Ecole, nous voyons les effets de sa pratique collective : le sens des autres, du jeu, de l’écoute, du partage et de la discipline. Est-ce un hasard si les premiers pays au classement PISA ont fait de la musique un enseignement obligatoire ?
Regardez la danse, cet apprentissage de l’altérité et de la maîtrise de soi avec du vocabulaire sensible, donc universel. À Lyon chaque année, 25 000 jeunes, de la maternelle jusqu’à la vie active, découvrent et pratiquent avec bonheur l’art chorégraphique à la Maison de la Danse.
Regardez le livre, le premier art complet qui peut ouvrir nos enfants à tous les autres, en leur donnant les clés de lecture du monde. Pour que chaque enfant se familiarise avec la lecture, ce sont dans toutes les écoles de France qu’on devrait trouver les « malles à lire », formidable dispositif que le Centre de promotion du livre de jeunesse déploie notamment en Seine-Saint-Denis depuis plus de 20 ans.
Ces exemples montrent que l’émancipation intellectuelle et sensible est au cœur de la mission éducative. Elle doit donc à présent faire pleinement partie des enseignements scolaires. Donnons-nous les moyens de cette ambition en consacrant une demi-journée par semaine à l’éducation artistique et culturelle sur le temps scolaire obligatoire dès l’élémentaire. De même qu’il est apparu essentiel que tous nos enfants puissent apprendre à nager ou à faire du vélo, la question ne devrait plus se poser pour la pratique artistique et culturelle et la rencontre avec la culture. Cela doit faire partie de leur quotidien dès le plus jeune âge et ne peut plus reposer sur le hasard de la rencontre ou de la naissance.
Le dynamisme et l’avenir même des lieux culturels sont aussi en jeu. Qui en seront les publics de demain ? Ceux d’aujourd’hui, parmi les plus captifs, commencent à se détourner de certaines pratiques. Les usages numériques sont majoritaires chez les plus jeunes et ils se développent chez les adultes et dans toutes les catégories sociales, renforcés par l’expérience du confinement. Les technologies numériques, même si elles permettent un accès illimité aux œuvres, n’effaceront jamais le rôle social fondamental des lieux culturels, qu’il s’agisse singulièrement des cinémas, des théâtres, des festivals, des musées ou des bibliothèques.
Dans le monde 2.0, cette affirmation devient un combat ; l’éducation artistique et culturelle tout au long de la vie peut et doit en être la première arme. Recrutons 1000 médiateurs financés par l’Etat qui seront demain des agents de la République culturelle à disposition de nos libraires, bibliothécaires, directeurs de théâtres, salles de spectacle ou cinémas, artistes ou enseignants, pour renforcer et réinventer le lien de nos concitoyens avec les ressources artistiques et culturelles de notre pays.
Combien de fois, dans ce début de campagne présidentielle, le mot « culture » aura-t-il été prononcé ? Combien de fois aura-t-il été employé comme un mot suscitant enthousiasme, engagement, démonstration de la force d’un pays qui invente et construit, par la création, son patrimoine de demain ?
C’est un défi immense que nous devons relever pour que la culture française, sa diversité et sa souveraineté s’affirment. C’est son avenir qui est en question. Et donc le nôtre.

 

Laetitia Avia (porte-parole)
> Tribune co-écrite avec des personnalités d’horizons divers: « La France doit tenir sa promesse d’égalité pour tous et d’émancipation pour chacun »]
La France se conjugue au pluriel. Variété de ses paysages, de sa culture, mais aussi des parcours et des origines. C’est riche de cette diversité que notre pays continue de s’adresser au monde et de rayonner bien au-delà de ses frontières naturelles. Riche surtout de ces principes universels qui fondent notre République, la liberté et l’égalité bien sûr, mais aussi la fraternité et ce trésor national qu’est la laïcité.
Divers mais unis, voici l’un des traits majeurs de notre modèle national. Or, celui-ci est menacé. L’égalité reste trop souvent formelle tant nos concitoyens subissent le poids des discriminations. Notre unité nationale est fragilisée. Des discours de haine envahissent l’espace public et prônent le retour à une France fantasmée qui récuse la complexité des histoires et des parcours dont elle est cousue ; la France telle qu’elle est, en réalité.
Dans 50 jours, les Français voteront pour choisir leur destin. Soyons honnêtes : le débat n’est pas à la hauteur. A gauche, des candidats se succèdent pour égrener leurs querelles internes devant les électeurs. A droite, les Français assistent ébahis à la radicalisation d’une droite jadis républicaine, qui reprend mot à mot les thèses de l’extrême droite.
Et les Français dans tout ça ? Majoritairement, ils attendent des débats politiques qu’ils reflètent enfin le meilleur de notre pays. Ils attendent écoute, respect et considération. L’écoute de leurs angoisses du quotidien, mais aussi de leurs espoirs pour demain. Le respect de leurs différences, qui forment pour notre pays une force créative insoupçonnée aux plans économique, social ou culturel. Considération aussi, par des propositions concrètes qui amélioreront vraiment leur quotidien et donnent à chacun la chance de choisir sa vie. En voici cinq.
Malgré une croissance économique record en 2021, les inégalités territoriales continuent de lézarder le pacte républicain. Les quartiers prioritaires n’ont pourtant pas attendu l’Etat pour entreprendre et réussir. Dans les 1 514 quartiers prioritaires de la ville (QPV), le taux de création d’entreprises est plus élevé en moyenne que dans le reste de la France ! Mais les entrepreneurs qui en sont issus éprouvent toujours autant de difficultés à obtenir un crédit bancaire pour développer leur activité. Il faut mettre en place un système simple et lisible de prêts à taux zéro, alloués par Bpifrance allant jusqu’à 10 000 euros. Nous proposons de financer dans les QPV chaque année 5 000 projets sélectionnés sur leur caractère innovant ou solidaire, soit un investissement de 250 millions d'euros sur le prochain quinquennat.
Réussir, c’est d’abord s’émanciper. Et comment s’émanciper si la mobilité, sociale ou géographique, est entravée ? Aujourd’hui, le permis de conduire, encore souvent nécessaire pour travailler et entreprendre, représente en moyenne un coût de 1 800 euros, presque 1,5 Smic. C’est une somme astronomique pour des jeunes ou moins jeunes issus de milieux modestes, parfois prohibitif jusqu’à entraver leurs opportunités. Des aides existent mais sont trop dispersées et incomplètes. Nous proposons donc d’aller plus loin en créant un service public du permis de conduire et en rendant son accès gratuit aux personnes issues de milieux modestes. Au début, ce sera un investissement pour l’Etat, mais qui libèrera l’énergie et l’initiative dans tous nos territoires, urbains comme ruraux.
Le quinquennat qui s’achève a permis une baisse significative du chômage. Pourtant, l’emploi demeure encore pour trop de Français un lieu d’inégalités. C’est pourquoi, dans le prolongement de l’expérimentation menée par le gouvernement, nous proposons la mise en place dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés d’un indice des politiques de la parité et de la diversité en entreprise, pour donner une chance à chacun dans l’entreprise, quelle que soit son origine, son orientation sexuelle, son handicap ou sa couleur de peau. Un exemple aujourd’hui, à CV équivalent, un candidat d’origine maghrébine doit envoyer 4 fois plus de candidatures pour obtenir un entretien. Les grandes entreprises ont une responsabilité : elles ont bénéficié d’aides massives de l’Etat durant la crise. Elles doivent transformer leurs méthodes et devenir plus inclusives. Nous proposons de réserver une partie des allégements fiscaux à celles qui se montreront les plus vertueuses.
S’émanciper, réussir, mais aussi se former. La bataille de l’ouverture sociale doit être menée et s’imposer aux grandes écoles. 15 % d’étudiants boursiers à HEC ou 11 % à Polytechnique ne sont pas des taux acceptables au regard de l’objectif fixé par les pouvoirs publics dès 2010 de 30 % d’étudiants boursiers dans les grandes écoles. Ces inégalités sociales et territoriales marquent durablement le parcours des diplômés, les grandes entreprises recrutant d’abord à la sortie des grandes écoles. En imposant l’exonération totale des frais d’inscription pour les boursiers, en multipliant les voies d’accès et bonifications spécifiques aux concours d’entrée, en développant les programmes « talents » pour lever l’autocensure dès le lycée, nous lèverons ces freins.
Enfin, la République s’incarne au quotidien. Chaque jour, à la télévision, au cinéma, trop de nos concitoyens perçoivent de notre société une image qui les exclut ou les assigne à résidence.  Nous devons avoir le courage et la lucidité de lever ce tabou. Le cinéma porte un récit de société et nous tend un miroir. Ce miroir est déformant : 62 % des personnages principaux des films français sont joués par des hommes, 81 % sont perçus comme « blancs ». Représenter à l’écran la pluralité des vies des Français suppose d’y briser tous les préjugés ethniques et sociaux. Par ses missions, le Centre national du cinéma peut et doit y contribuer, en renforçant le fonds pour l’image de la diversité, mais surtout en fixant un quota de financement alloué aux films qui osent casser les stéréotypes de genre ou ethniques.
La République doit tenir sa promesse d’égalité pour tous et d’émancipation pour chacun. Nous, au pluriel, y veillerons pour en être dignes.

 

Pieyre-Alexandre Anglade (porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale)
> La guerre n'est pas aux portes de l'Europe. Elle est en Europe. Ce conflit va durablement changer la face de notre continent. L’Europe n’a pas d’autre choix que de devenir une puissance.

> L’exclusion des banques russes de Swift et les mesures contre la banque centrale russe marquent un tournant. C’est coup très dur porté à Moscou. Poutine doit comprendre que chaque jour de guerre en plus renforce notre unité, notre fermeté et notre solidarité avec l’Ukraine.

> Cette guerre a été déclenchée en usant de faux prétextes. Ce que rejette par dessus tout régime russe c’est la démocratie. Il refuse que l’Ukraine puisse être souveraine, choisir ses dirigeants et son destin. Nous sommes avec les Ukrainiens dans leur combat pour la liberté.

> Certains voudraient inverser les responsabilités dans cette guerre pendant que d’autres cherchent à réécrire l’histoire. Le seul responsable, il est à Moscou et il s’appelle Vladimir Poutine. L’Ukraine a le droit de choisir librement et souverainement son avenir.

> Je considère que Vladimir Poutine, la chose qui l'effraie le plus, c'est la puissance du modèle démocratique.

> Certains voudraient exonérer Vladimir Poutine de ses responsabilités. Il est le seul responsable de cette guerre. La voie diplomatique a été poursuivie jusqu’au bout. Il a fait seul le choix délibéré de la guerre.

> Nous devons la solidarité au peuple ukrainien. Ceux qui fuit la guerre doivent pouvoir être accueillis dans les meilleurs conditions au sein de l’Union européenne. Nous devons le faire en Européens de manière coordonnée et solidaire.

> Depuis des mois Svietlana Tsihanouskaya se bat pour la démocratie au Bélarus. Depuis des mois elle alerte contre la dérive du dictateur Lukashenko. Il prend aujourd’hui une part active dans la guerre en Ukraine. Nous sommes aussi aux côtés du courageux peuple Bélarus.

 

Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Stéphane Séjourné (président du groupe Renew Europe au Parlement européen)
> Je salue la responsabilité des gouvernements de l’UE et de la Commission sur SWIFT et le reste des sanctions. C’est le résultat de la mobilisation des opinions publiques et élus européens. N’en déplaise à Poutine : nous sommes unis et notre démocratie européenne est efficace.

> Je vais être direct : oui, défendre nos valeurs démocratiques a un prix. Les Ukrainiens le comptent en vies humaines. Nous, nous n’aurons qu’à le compter en euros. Nous devons exclure la Russie de SWIFT. Rester dans notre zone de confort serait une capitulation morale.

 

Nathalie Loiseau
> L’Union européenne est forte dans les crises. Une fois encore elle le démontre.

> L’attaque d’un pays sur le sol européen nous prouve qu’on a besoin d’une Europe de la défense. Pas dans les mots ou les concepts mais dans la réalité avec des faits et des actes.

> Aider l'Ukraine, c'est nous aider nous-mêmes.

> Davantage de matériel militaire et du carburant pour l’Ukraine, 300 hommes en Estonie, 500 hommes en Roumanie et bientôt un bataillon, des soldats en alerte dans le cadre de l’OTAN: la France prend ses responsabilités.

> Éric Zemmour, c’est la honte et le déshonneur ! Il y a une guerre sur le sol européen et il veut rassurer l'agresseur. Zemmour et Le Pen sont alignés sur un autocrate. Ces personnes ne peuvent pas nous faire croire qu’elles sont crédibles et patriotes.

> Avec Jean-Luc Mélenchon, c’est toujours le jackpot pour Vladimir Poutine : Face il gagne, pile l’Ukraine perd. Mais le leader insoumis n’est pas du tout pro-russe. Non non.  (…)
Ah. Il ne faudrait donc pas armer l’Ukraine. Pourtant, il y a quelques années,
Jean-Luc Mélenchon voulait absolument que la France livre des navires de guerre à la Russie. On n’oublie pas.

> La décision qui aurait honoré François Fillon, ça aurait été de ne jamais se commettre avec des intérêts proches du Kremlin, de ne pas prendre le parti de la Russie ou de démissionner avant de risquer lui-même des sanctions. Ce qui honorerait Valérie Pécresse, ce serait de le dire.