dimanche 29 mars 2026

La Quotidienne centriste du 29 mars 2026. Etats-Unis: le succès du mouvement «No kings» ne se dément pas


Ce samedi 28 mars, pour la troisième fois, des milliers de rassemblements auxquels ont participé des millions de personnes (huit selon les organisateurs mais il pourrait y en avoir eu plus), ont eu lieu à travers les Etats-Unis pour protester contre la présidence de Donald Trump, sa volonté autocratique et ses décisions les plus polémiques comme sa politique d’immigration et sa chasse aux opposants.

Cette fois-ci, un autre motif de mécontentement était au menu, sa guerre en Iran, tout aussi illégale (le Congrès est le seul habilité à déclarer une guerre) que sans raison et menée de manière catastrophique.

Ce mouvement baptisé «No kings» en référence aux propos de Trump sur une possible royauté étasunienne dont il serait le monarque alors que le pays a conquis son indépendance en disant non au roi d’Angleterre et en devenant une république, est désormais un marqueur puissant pour tous ceux qui combattent sa présidence erratique et dangereuse, une menace pour la plus vieille démocratie républicaine libérale de la planète.

Même si ce sont évidemment les démocrates qui sont les plus nombreux à descendre dans la rue, ils ne sont pas non plus les seuls et le succès de «No kings» vient aussi de ce qu’une majorité de la population désapprouve la politique de l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Pour autant, le mouvement n’a pas fragilisé ce dernier et le vrai test sera les élections de midterm qui auront lieu en novembre prochain et dont tout porte à croire qu’elles seront désastreuses pour lui s’il ne les annule pas ou ne les truque pas, deux possibilités qui existent dans un pays qui n’a jamais jusqu’à présent manqué un tel rendez-vous.

Mais si tel était le cas, sans doute que le «No kings» deviendrait un des lieux de la résistance aux menées autocratiques de Trump.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Présidentielle 2027. Sondage: Attal seul candidat centriste testé, en quatrième position


Le sondage Elabe pour La Tribune sur les intentions de vote à la présidentielle pose question.

Avant de parler des résultats, il faut s’arrêter sur les choix réalisés.

Ainsi, l’institut de sondage a retenu six configurations pour le premier et le second tour.

Ne sachant pas encore qui va se présenter et qui sera officiellement investi par son camp, cela est une bonne chose.

Mais pas les configurations retenues.

Par exemple, dans les configurations du premier tour, un seul candidat centriste du «camp présidentiel» est retenu et pour une seule d’entre elle, Gabriel Attal, alors qu’Edouard Philippe, retenu dans la même catégorie (alors qu’il a demandé la démission d’Emmanuel Macron!) dans trois et les deux autres candidats «macronistes »testé sont aussi de droite comme Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu…

De même, Gabriel Attal n’est pas testé dans une configuration où le candidat RN serait Jordan Bardella mais uniquement dans celui où ce serait Marine Le Pen.

Concernant les résultats, le premier tour est nettement dominé par le RN que ce soit avec Jordan Bardella (entre 35 et 38,5%) ou Marine Le Pen (entre 31,5 et 34%).

Le seul candidat à dépasser face à eux les 20% est Edouard Philippe (entre 20,5% et 25,5%).

Quan à Gabriel Attal, il est crédité d’un pauvre 11,5% et ne serait pas qualifié pour le second tour, devance par Marine Le Pen (34%), Raphaël Glucksmann (12,5%) et Jean-Luc-Mélenchon (12%).

A noter que seulement 67% des sympathisants de Renaissance voteraient en sa faveur et 53% d’Ensemble (coalition regroupant Renaissance, MoDem et Horizons).

Au second tour, dans les configurations retenues, le seul à battre systématiquement le candidat RN quel qu’il soit est Edouard Philippe (51,5% face à Jordan Bardella et 53% face à Marine Le Pen).

Quant à Gabriel Attal, il serait battu par Marine Le Pen et obtiendrait 49% des voix.

Elabe a également demandé quelles alliances les sondés privilégieraient pour une candidature unique.

Si l’on prend les souhaits de l’ensemble d’entre eux:
48% sont favorables à une telle configuration entre certains partis de gauche (PS, Les Ecologistes, PC) mais sans LFI; 36% entre le camp présidentiel (Renaissance, MoDem, Horizons) et LR; 35% entre LR et le RN; 32% entre le camp présidentiel (Renaissance, MoDem, Horizons), LR et une partie du PS ; 29% entre LR, le RN et Reconquête; 27% entre tous les partis de gauche; 26% entre LR et Reconquête.

Quant aux sympathisants des partis du «camp présidentiel» regroupés dans la coalition Ensemble lors des dernières législatives, 76% soutiennent une alliance avec LR ainsi qu’une alliance avec LR et une partie du PS.

(Sondage réalisé par internet entre les 25 et 27 mars 2026 auprès d’un échantillon de 1504 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur selon l’institut entre 1,4 et 3,1 points)