André Chandernagor, Pierre Apaillange, Pierre Joxe, Philippe Séguin, Didier Migaud, Pierre Moscovici ont tous été des ministres de gauche et de droite nommés présidents de la Cour des Comptes.
Depuis 1983 – c’est-à-dire 43 ans – à part ceux qui ont assuré un très court intérim, le seul «non-politique» à avoir exercé ces fonctions a été François Logerot qui est resté en place trois ans.
Dès lors, la nomination d’Amélie de Montchalin comme première femme à diriger cette institution n’est ni une anomalie, ni un scandale comme tente de le faire croire la Gauche et la Droite, surtout leurs extrêmes, ainsi que certains médias.
Cette polémique politicienne resurgit à chaque nomination faite par Emmanuel Macron qui, aucune jusqu’à présent, n’a dérogé aux règles de droit et aux traditions prises par ses prédécesseurs à l’Elysée, de Mitterrand à Hollande en passant par Chirac et Sarkozy, soit deux présidents de gauche et deux de droite…
Et quand on prend comme exemple d’une nomination qui serait «non-partisane», celle de Didier Migaud, alors socialiste, par Nicolas Sarkozy, on oublie de préciser que ce dernier est le seul président à avoir fait de la prison pour association de malfaiteurs et condamné pour corruption et que ce choix avait des arrières-pensées politiciennes…
Quant à Amélie de Montchalin, rien ne peut lui être reprochée qui pourrait justifier cette polémique.
Et si jamais elle agit de manière illicite, il sera toujours temps de la dénoncer et de demander sa démission.
Sans oublier que, comme le Conseil d’Etat, cette institution qui contrôle les finances publiques, agit de manière collégiale en se référant uniquement à la loi.
Le problème de cette polémique comme les précédentes, ce n’est pas les personnes impliquées mais bien qu’elle vise à déstabiliser la démocratie et l’Etat de droit, tous deux respectés ici, afin de l’affaiblir en faisant croire à des arrangements entre amis et à de la corruption, manœuvres bien connues pour être celles des populismes.
Centristement votre.
Le Centriste
