mardi 24 mai 2022

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Respecter la nature, c’est respecter l’autre

Il est surprenant que nombre de défenseurs de l’environnement choisissent de centrer leur message sur une culpabilisation l’espèce humaine qui serait responsable d’une prochaine destruction de la planète et de l’extinction de la vie animale et végétale.

D’abord, concernant la Terre, celle-ci n’en à cure qu’il y ait ou non une vie sur sa surface, cela ne changera guère son existence…

Ensuite, la principale conséquence de la catastrophe environnementale qui se prépare si nous ne faisons pas ce qu’il faut pour l’en empêcher, ce sera d’abord et avant tout notre disparition à nous, l’Humanité!

Parce que, ce qui est essentiel à expliquer sans relâche, c’est que respecter la nature, c’est respecter l’autre.

Point de rapport distancier avec un objet et des sujets en-dehors de notre espèce, mais que cela nous concerne nous-mêmes et, surtout, pour chacun de nous l’autre, notre rapport face à ses droits et sa dignité.

Polluer jusqu’au point de non-retour l’air, la terre et l’eau, anéantir la faune et la flore, consommer sans restriction les matières premières, c’est nier l’autre, son droit à la vie et à vivre bien dans la dignité.

Dans mes gestes de tous les jours, j’ai la responsabilité de ma qualité de vie mais aussi de celle de l’autre.

Se débarrasser de détritus sur le sol au lieu de les mettre dans une poubelle, jeter de la nourriture encore consommable, laisser couler l’eau sans raison, utiliser sa voiture ou sa moto par flemme de marcher quelques minutes sont quelques exemples parmi une multitude d’autres de comportements quotidiens qui, pris chacun de leur côté ne bouleversent guère les grands équilibres écologiques mais qui, mis bout à bout, participent de leur grave dégradation.

Que dire alors quand on parle d’agissements à une toute autre échelle dans la pollution des mers et de l’atmosphère, dans le pillage des ressources naturelles?

Réintégrer l’autre dans sa prégnance de ma responsabilité et de mon devoir – d’autant que j’attends de celui-ci le même agir – est primordial pour que je sois conscient que mes comportements mauvais voire fautifs impliquent un irrespect de celui-ci, in fine, de moi-même.

Et si mes ancêtres pouvaient croire que leur utilisation de l’environnement était réparable, je ne puis plus utiliser un tel argument désormais devant les progrès de la science et la constatation des évidentes conséquences négatives d’une action humaine débridée.

Alors, ayons ce courage collectif – qui implique de nombreux changements dans notre manière de vivre – de nous confronter à l’énorme impératif qui fonde le vrai humanisme du vivre ensemble, le respect de l’autre.

Non seulement cela provoquera de nombreux bouleversements rapides et positifs mais cela sera le fondement de la seule véritable politique qui, d’abord, nous évitera le pire mais nous permettra également de bâtir notre existence terrestre sur des valeurs humanistes qui seules constituent la vraie solution pour nous sortir de l’ornière dans laquelle nous nous sommes mis nous-mêmes.

 

 

La quotidienne centriste du 23 mai 2022. Vous voulez vous payer Macron? Vous avez le choix entre Abad et Ndiaye!

Le premier est condamné avant même d’avoir été mis en examen et le second est critiqué avant même d’avoir pris la moindre mesure!

Si vous voulez vous payer Emmanuel Macron, vous avez donc le choix entre vous révolter contre le «violeur» Damien Abad – c’est pour la Gauche – ou vous indigner contre le «wokiste» Pap Ndiaye – c’est pour la Droite.

En tout cas c’est comme ça que les médias nous présentent les deux nouveaux ministres en les déclarant coupables et responsables devant leur propre tribunal qui est mû par de simples motifs financiers pour la grande majorité d’entre eux, par des arrière-pensées politiciennes pour quelques uns.

Peut-être le sont-ils mais rien ne le prouve pour l’instant et c’est là que le bas blesse.

Parce que s’ils ne le sont pas, ce sera une nouvelle forfaiture de la presse et des journalistes que les deux hommes paieront à vie car toute personne ayant travaillé dans la presse sait qu’une accusation médiatique n’est jamais lavé totalement par l’innocence reconnue de ceux que l’on a salis.

Une presse et des journalistes qui sont en train de démontrer qu’ils n’ont plus aucune retenue et qu’ils peuvent s’affranchir de toutes les règles notamment celles de la déontologie de la profession.

Parce que c’est là que se produit l’inadmissible dans une mise en cause qui même si elle se révèle uniquement calomnieuse va plomber l’existence ceux qui en seront alors les victimes.

Tout cela a toujours existé, bien sûr, mais il y a un emballement qui a été possible avec l’avènement des chaînes de télévision d’information en continu  et par la création d’internet.

Ce qui est le plus préoccupant, c’est qu’en démocratie il semble n’exister aucune réelle solution à part d’espérer que les médias acquièrent une vraie conscience et se rappellent que leur tâche est d’abord d’informer et non de faire du taux d’audience ou du chiffre de vente…

 

 [Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]