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mercredi 3 décembre 2025

La Quotidienne centriste du 3 décembre 2025. La Chine, premier perturbateur de l’ordre mondial et principal ennemi de la démocratie


Emmanuel Macron vient de commencer une visite de trois jours en Chine et il a posté ce message:
«Durant ces trois jours à Pékin et Chendgu, nous aurons avec le Président XI Jinping des échanges sur la paix et sur le rééquilibrage économique dont le monde a tant besoin. J’ai à cœur d’œuvrer avec la Chine et tous nos partenaires sur ces grands défis, avec d’autant plus de détermination que la France s’apprête à assurer la présidence du G7 en 2026. J’en suis convaincu : ensemble nous pouvons changer les choses.»

Voilà des termes bien diplomatiques pour une réalité qui est tout sauf une réunion si ce n’est d’amis mais même pas d’alliés et, surtout, de dirigeants qui sont d’accord sur peu de choses, voire rien.

Il faut dire que la Chine, leader de l'internationale totalitaire, est le premier perturbateur de l’ordre mondial que la France tente désespérément de sauver du naufrage du aux attaques des régimes totalitaires et Xi est un ennemi résolu de la démocratie que promeut Emmanuel Macron à chaque fois qu’il en a l’occasion.

Soutien sans faille du criminel Poutine – après avoir fait semblant pendant quelques temps de vouloir être un médiateur entre la Russie et l’Ukraine tout en se présentant comme un pacifiste –, le président chinois prépare son invasion de Taïwan tout en imposant une chape de plomb à sa population.

Dernier exemple en date, le terrifiant incendie de Hongkong qui a suscité un vaste mouvement d’indignation dans le pays dont Pékin vient d’interdire tout mention dans les médias.

Sans oublier le scandale Shein qui révèle que la Chine est prête à tout pour faire de l’argent sur le dos des Occidentaux et, en premier lieu, des Européens en n’hésitant pas à leur vendre des produits abjects (qui sont, bien entendu, interdits sur son territoire).

Quant à son implication dans la lutte contre le changement climatique, le gouvernement chinois fait de belles déclarations qui ne sont jamais mises en œuvre et freine des quatre fers la baisse de production des énergies fossiles.

Que peut donc attendre le président français de ce voyage?

Sans doute pas grand-chose d’autre qu’une mise en scène d’une soi-disant amitié franco-chinoise.

Voilà un geste que le dictateur Xi peut faire, c’est gratuit.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 


L’Humeur du Centriste. Pour un «label d’Etat» des médias, Mme Le Pen et MM. Bardella et Ciotti, allez voir votre ami Poutine!


Comment faire confiance à l’information, surtout aux supports qui la délivre.

Cette problématique ne date pas d’aujourd’hui, ni d’hier mais de la création des premiers médias.

Un homme politique comme Thomas Jefferson, un des Pères fondateurs et troisième président des Etats-Unis déclarait il y a plus de deux cents ans, «notre liberté dépend de la liberté de la presse, et elle ne saurait être limitée sans être perdue» et il préférait «une presse sans gouvernement à un gouvernement sans presse».

Mais, dans le même temps, il affirmait qu’«un homme qui ne lit jamais est plus cultivé qu'un homme qui ne lit que les journaux» et ajoutait «dans la presse, seules les publicités disent la vérité»!

Et, in fine, désabusé, il écrivait:
«Je vais renoncer à lire les journaux. Ils sont tellement mensongers et excessifs qu'ils troublent la tranquillité sans apporter d'informations.»

Toute l’histoire de la presse, notamment depuis la fin du 19e siècle où l’on passe théoriquement d’une presse très majoritairement d’opinion à une presse d’information où les faits sont plus importants que les commentaires, est de savoir si ce que racontent les journalistes est vrai.

Aujourd’hui, où les médias «traditionnels» sont concurrencés par les nouvelles formes de communication comme les réseaux sociaux, cette problématique est au cœur même de l’information dont on rappelle qu’elle est indispensable au citoyen d’une démocratie comme le dit fort justement Jefferson.

Mais comme il le note, la presse n’a jamais été capable de remplir correctement cette mission.

Pour autant, il y a des médias qui essayent d’y parvenir, d’autres non.

C’est dans ce cadre qu’une réflexion à cours chez tous les professionnels de l’information mais aussi dans la société pour trouver une solution qui permettrait de crédibiliser ceux qui font un travail de recherche et de transmission de l’information en suivant les règles de la déontologie journalistique.

Évoquant ce problème lors d’une rencontre avec des lecteurs de la presse régionale, Emmanuel Macron a déclaré à propos de l’idée de Reporters sans frontières de créer une labellisation en ce sens:
«C
'est aussi un point important de qualité. Parce que si on laisse l'espace informationnel de manière totalement indifférenciée, le lecteur est un peu perdu, parce qu'il a l'impression parfois d'être dans un journal. Là, vous garantissez que vos journalistes ont une déontologie, une méthodologie de travail, et donc vont vérifier. Je dis ça, c'est important, parce que ce n'est pas l'État qui doit vérifier. Si c'est l'État qui doit vérifier, ce n'est pas mieux que le système où on vit aujourd'hui. Parce que là, ça devient une dictature. Mais il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs qu'eux ont vérifiés avec une déontologie, dont ils sont les garants entre eux, et une méthodologie qui est bâtie entre eux et garantie par des tiers, des pairs. Ça, c'est très important, et ça, je pense, c'est clé, et c'est aussi important que la différence entre le numérique et le physique.»

On a bien lu les propos du Président de la République.

Non seulement il ne parle pas d’un label qui serait délivré par l’Etat mais il indique que si tel était le cas, on serait alors dans une dictature.

Pourtant l’extrême-droite et la droite radicale, de Bruno Retailleau à Marine Le Pen en passant par Eric Ciotti et Jordan Bardella, avec l’aimable concours des médias Bolloré, est «vent debout» devant la soi-disant volonté d’Emmanuel Macron de vouloir créer une «labellisation d’Etat», «un ministère de la vérité» et parle d’une «dérive totalitaire», et d’une volonté «de maîtriser l'information».

Et de lancer des pétitions pour la liberté de la presse!

Ce serait risible si le sujet n’était pas aussi important et la déformation des propos du Président de la République aussi vulgaire.

Mais tout ce petit monde furibond qui joue l’indignation jusqu’à l’écœurement en propageant une fake news, sont des admirateurs de Donald Trump dont on voit quotidiennement la volonté de contrôler les médias, d’en interdire certains et de demander la démission de tous les journalistes qui ne sont pas d’accord avec lui après les avoir copieusement insultés.

Surtout, s’ils veulent voir ce qu’est une vraie labellisation des «bons» médias, on ne saurait donc trop encourager ces politiciens, soutiens sans faille du régime de Vladimir Poutine, de se rendre en Russie où n’a droit de citer que la presse labellisée par le dictateur du Kremlin.

Tant d’indécence nous rappelle ce qu’est l’extrême-droite et ses proxys et pourquoi elle ne doit jamais parvenir au pouvoir.

Centristement votre.
Le Centriste