jeudi 31 décembre 2020

Actualités du Centre. Vœux de Macron: «Soyons fiers d’être français»

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a présenté les traditionnels vœux du président de la république.

En cette année 2021 où la crise sanitaire doublée de crises économique et sociale, il a assumé dans un message de quinze minutes son «quoi qu’il en coûte» pour lutter contre la covid19 et protéger les Français tout en les aidant à traverser ces moments difficiles.

Il est revenu sur le Brexit en rappelant que l’avenir de la France et de sa souveraineté passe par l’Union européenne et une coopération forte avec les vingt-six autres membres.

Il a rappelé ce que le gouvernement avait fait pour aider tous ceux qui étaient touchés par la crise.

Pour 2021, il a estimé que la France serait faire face et que le pays avait montré sa résilience en 2020 pour affronter une crise qui devrait durer au moins jusqu’au printemps.

«L’espoir est là» a-t-il affirmé tout en déclarant que les Français devaient être fiers d’être un peuple qui a su affronter les difficultés de l’année qui s’achève et leur a demandé de regarder leur avenir.

«C’est pour notre jeunesse que nous devons continuer à avancer» et «pour bâtir la France de 2030» pour un «nouveau matin français» et une «renaissance européenne» qui se fera «ensemble, dans la concorde», «quoi qu’il arrive».

«Restons ce peuple uni, solidaire, a-t-il poursuivi dans une tirade volontariste, fier de son histoire, de ses valeurs, de sa culture, confiant dans l’avenir et le progrès, sûr de son talent et de son énergie et ambitieux pour lui-même».

Et il a terminé son allocution par cette demande: «Soyons fiers d’être nous, les Français, la France».

 

Voici le texte des vœux d’Emmanuel Macron pour 2021
Françaises, Français, 
Mes chers compatriotes de l’hexagone, d’outre-mer et de l’étranger, 
Ce soir, nous ne vivons pas un 31 décembre comme les autres. 
Là où, dans nos villes et nos villages, l’heure est d’habitude aux grands rassemblements, ils sont cette année interdits par l’épidémie : les places de nos communes sont éteintes, nos foyers moins joyeux qu’à l’accoutumée. 
L’année 2020 s’achève donc comme elle s’est déroulée : par des efforts et des restrictions. Et j’ai pleinement conscience, par les décisions que j’ai eues à prendre, des sacrifices que je vous ai demandés. 
Je suis sincèrement convaincu que nous avons fait les bons choix aux bons moments et je veux vous remercier de votre civisme. De cet esprit de responsabilité collective par lequel nous avons sauvé tant de vies et qui nous permet aujourd’hui de tenir mieux que beaucoup face à l’épidémie. 
En votre nom, j’ai ce soir une pensée pour les 64 000 victimes de ce virus, leurs familles et leurs proches. Des parents, des amis, des pans entiers de l’imaginaire français nous ont quitté ces derniers mois. 
Oui, cette année 2020 a été difficile. Elle nous a rappelé nos vulnérabilités. Elle a été encore plus injuste pour les plus fragiles. Mais ensemble nous en sortons encore plus unis, et en ayant beaucoup appris.
J’ai aussi une pensée pour tous nos compatriotes vivant dans la précarité, parfois la pauvreté, pour qui la crise que nous traversons rend le quotidien plus difficile encore. 
Je veux dire notre reconnaissance à ceux qui se sont mobilisés pour soigner, nourrir, éduquer, protéger, à tous ceux qui par leur travail, leur engagement nous ont permis de tenir debout et ensemble durant ces mois difficiles. Et qui ce soir encore, le font pour la Nation. 
A nos concitoyens œuvrant dans les secteurs de la culture, du sport, de la restauration, de l’hôtellerie, du tourisme, ou de l’évènementiel, aux étudiants qui ont souffert et souffrent encore davantage que les autres, je veux leur redire que nous serons là. 
Evidemment pour réussir à sortir au plus vite de cette situation. 
Et pour leur permettre de tenir dans cette période si dure et injuste pour eux où nous leur demandons de travailler autrement, et parfois même de renoncer à leur activité. 
Cette épreuve historique a aussi révélé la solidité de notre Nation. 
Malgré la pandémie, nous n’avons jamais renoncé à poursuivre notre ambition de progrès pour chacun en baissant les impôts, en ouvrant de nouveaux droits comme le congé pour les aidants, l’allongement du congé paternité, en soutenant, par des primes, la conversion de notre parc automobile, en ouvrant sur tout le territoire des maisons France services, en investissant dans notre souveraineté et notre recherche de manière historique, en agissant pour produire davantage en France, en Europe. 
Nos soignants ont non seulement tenu mais nous avons engagé une transformation en profondeur et des investissements historiques pour notre santé, dont les prochaines années révéleront la pertinence. 
Notre pays est l’un de ceux qui est le plus intervenu pour protéger et accompagner les jeunes, les travailleurs, les entrepreneurs. Ce « quoi qu’il en coûte », je l’assume car il a permis de préserver des vies et de protéger des emplois. Il nous faudra bâtir ensemble les réponses qui permettront de ne pas en faire un fardeau pour les générations futures. 
Ce soir pour la première fois un pays, le Royaume-Uni, quittera l’Union Européenne. Nous avons scellé il y a quelques jours un accord pour organiser nos relations futures avec lui en défendant nos intérêts, nos industriels, nos pêcheurs et notre unité européenne. Le Royaume Uni demeure notre voisin mais aussi notre ami et notre allié. Ce choix de quitter l’Europe, ce Brexit, a été l’enfant du malaise européen et de beaucoup de mensonges et de fausses promesses. Mais je veux moi vous dire très clairement : notre destin est d’abord en Europe. 
Notre souveraineté est nationale et je ferai tout pour que nous retrouvions la maîtrise de notre destinée et de nos vies. Mais cette souveraineté passe aussi par une Europe plus forte, plus autonome, plus unie. C’est ce que nous avons bâti en 2020.
Parce que nous avons su conduire les transformations nécessaires et renforcer notre crédibilité, nous avons su convaincre l’Allemagne puis les autres membres de l’Union Européenne de concevoir un plan de relance unique et massif et de décider d’un endettement commun et solidaire pour mieux préparer notre avenir en nous engageant dans la transition écologique et numérique et en créant autant d’emplois que nous le pouvons pour notre jeunesse. 
t chauffeur-éboueur en Guyane. Avec ses collègues Anthony et Maxime, ils n’ont jamais cessé de travailler depuis le début de la pandémie. Au plus fort du confinement, ils constituaient cette « deuxième ligne » qui a permis au pays de continuer à vivre, et à la vie de continuer. 
Gérald est entrepreneur près d’Angers. Pour faire face à la demande de masques, il a, avec ses salariés, réussi la prouesse d’ouvrir ses usines 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et, plus récemment, d’en installer une autre en un temps record. 
Lucas a 11 ans et habite Béthune. Lorsqu’il a découvert la situation d’isolement des personnes âgées atteintes de la COVID-19 dans l’hôpital de sa ville, il n’a pas hésité une seconde et a fait don de sa tablette pour leur permettre de communiquer avec leurs proches et de retrouver le sourire. Il a été suivi par de nombreux autres. 
Rosalie est libraire à Bagnolet en Seine-Saint Denis. Comme tous ses confrères, elle a beaucoup souffert de la fermeture des commerces, malgré les aides, elle a su innover. Mettre en place un site internet pour permettre la vente à emporter lors des semaines les plus dures. Et les clients, à Noël, ont répondu présents. 
Romain est gendarme à Tende, dans les Alpes-Maritimes. La nuit du 2 au 3 octobre, des inondations menacent d’emporter une maison de retraite. Au péril de sa vie, il parvient à évacuer plus de 70 résidents, leur sauvant la vie. Avec les policiers de Nice, qui ont mis fin à l’attentat de la Basilique Notre-Dame de l’Assomption, avec Arno, Cyrille et Rémi, gendarmes tués alors qu’ils portaient secours à une femme battue dans le Puy de Dôme, avec Tanerii, Dorian et Quentin, militaires morts lundi dernier en opération au Mali, ils sont des héros de la Nation. 
Medhi est professeur de sciences économiques et sociales dans les quartiers Nord de Marseille. Comme des milliers d’enseignants, il a eu, quelques jours après l’assassinat de Samuel PATY, à organiser un cours sur la laïcité. Pour cela, il a pris le temps de se former auprès d’autres professeurs et d’inspecteurs d’académie. Avec courage, il est alors revenu auprès de ses élèves sur nos valeurs, leur histoire. Assumant cette haute mission de notre école, de nos enseignants : faire des républicains. 
Wendie est footballeuse. Comme tous les sportifs amateurs et professionnels, elle a vécu une saison difficile avec des entraînements impossibles, des compétitions décalées, des matchs sans public. Pourtant, elle a puisé en elle la force d’âme d’aller remporter avec son club de toujours une 7ème Ligue des champions, un record, et de nous faire rêver dans cette période grise. 
Mauricette a 78 ans. Elle réside dans une maison de retraite de Sevran et il y a quelques jours, vous l’avez tous vu, comme moi, elle a été la première française à se vacciner contre la COVID 19, envoyant, contre l’obscurantisme et le complotisme, un magnifique message d’espoir pour l’année qui s’ouvre. 
Tous ces prénoms, ces visages sont ceux de votre sœur, de votre voisin, de vos amis, de ces milliers d’anonymes qui, engagés et solidaires, ont tenu notre pays dans l’épreuve. 
Tous ces prénoms, ces visages sont ceux de l’espérance. Ceux de France.
Mes chers compatriotes, 
la vie de notre pays. 
En 2021, quoi qu’il arrive, parce que nous nous y sommes préparés, nous saurons aussi relever les défis à venir : 
- la transition écologique et la protection de la biodiversité, avec la mise en œuvre des propositions de la convention citoyenne, et d’autres réformes.
- la lutte pour la République et pour nos valeurs, la laïcité, la fraternité, pour plus de sécurité. - la poursuite de notre engagement pour le mérite, le travail, l’égalité des chances et la lutte contre toutes les inégalités et les discriminations. 
Les épreuves que nous avons affrontées auraient pu émousser notre enthousiasme, désaltérer l’espoir. Il n’en n’est rien. 
L’espoir est là dans ce vaccin que le génie humain a fait advenir en un an seulement. C’était impensable il y a encore quelques mois. Et je vous le dis avec beaucoup de détermination ce soir : je ne laisserai personne jouer avec la sûreté et les bonnes conditions, encadrées par nos scientifiques et nos médecins, dans lesquelles la vaccination doit se faire. Je ne laisserai pas davantage, pour de mauvaises raisons, une lenteur injustifiée s’installer : chaque Français qui le souhaite doit pouvoir se faire vacciner. De manière sûre et dans le bon ordre, en commençant par ceux qui présentent le plus de risques. 
L’espoir est là, et l’espoir grandit chaque jour dans cette relance qui déjà frémit en France plus qu’ailleurs et qui va nous permettre, dès le printemps, d’inventer une économie plus forte, tout à la fois créatrice d’emplois, plus innovante, plus respectueuse du climat et de la biodiversité et plus solidaire. Et je sais le Premier ministre et le gouvernement pleinement mobilisés. 
L’espoir vit dans la liberté que nous retrouverons, dans la force de notre culture, de notre art de vivre à la française, dans les leçons aussi que nous saurons tirer de cette crise pour plus de simplicité, d’efficacité, et parfois tout simplement, de bon sens. 
L’espoir vit dans notre jeunesse. Nous lui avons tant demandé : des sacrifices, de renoncer aux rencontres qui sont à cet âge plus qu’à d’autres le sel de la vie. Nous lui avons tant demandé pour sauver des vies en particulier celles des plus fragiles de nos aînés. Nous sommes donc ses débiteurs pour nos choix à venir et je m’y engage : c’est pour notre jeunesse que nous devons continuer à agir, à transformer, à avancer. Nous n’ajouterons pas au coût de la crise, celui de l’inaction. 
En luttant contre le virus, en nous battant contre ses conséquences économiques et sociales, en refondant une société plus forte, fraternelle et durable, c’est la France de 2030 que nous bâtirons. Tel est notre cap. 
Alors ensemble, dans la concorde, regardons devant nous, regardons notre avenir, préparons dès aujourd’hui ce printemps 2021 qui sera le début d’un nouveau matin français, d’une renaissance européenne. 
Restons ce peuple uni, solidaire, fier de son histoire, de ses valeurs, de sa culture, confiant dans l’avenir et le progrès, sûr de son talent et de son énergie et ambitieux pour lui-même. Quoi qu’il arrive.
Soyons fiers. Fiers d’être « nous », les Français, la France.
Voilà mes chers compatriotes. Bonne année à tous. Que 2021 soit une année heureuse pour chacune et chacun et une année utile pour notre pays. Vive la République. Vive la France. 

 

 

L’année du Centrisme dans le monde - Edition 2020. L’éclaircie américaine


La victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine est le principal fait d’arme des centristes en cette difficile année 2020.

Par ailleurs, la pandémie de la covid19 a quelque peu anesthésié la vie politique dans la plupart des pays du monde d’où peu de faits remarquables à part la gestion de la crise sanitaire et de ses pendants économique et sociale.

A noter, malgré tout, la bonne tenue des centristes en Roumanie, en Slovaquie ou encore au Brésil, ce qui compense quelque peu leur défaite en Pologne et leur faillite en Israël et en Bolivie.

 

► Etats-Unis: A nouveau un centriste à la tête du pays

Cela a été moins et plus difficile que prévu!

La victoire de Joe Biden le 3 novembre dernier sur le populiste démagogue Donald Trump ne souffre aucune discussion quant aux chiffres: 81,3 millions de voix – un record pour une élection présidentielle –, plus de sept millions de bulletins supplémentaires par rapport à son adversaire républicain, 306 grands électeurs contre 232, aucune fraude détectée, le résultat est clair et net.

Et pourtant, Trump a défié la logique en agglomérant sur son nom plus de 74 millions de voix, en étant proche de remporter des grands électeurs dans plusieurs Etats-clés qui n’ont donné la victoire à Biden que par quelques dizaines de milliers de voix.

Une situation incompréhensible lorsque l’on sait tout le mal que le personnage a fait au pays et qu’il continue à faire en se vengeant de son échec pendant la période de transition et en tentant encore, malgré la certification des résultats par tous les Etats (et bientôt par le Congrès, début janvier) d’inverser les résultats du vote du peuple américain dans une démarche anti-démocratique proche des dirigeants autoritaires et des dictateurs de la planète.

Dans cette victoire, il faut également associer Kamala Harris.

La centriste californienne sera la première femme, la première noire et la première personne d’origine asiatique (Inde) à faire partie de la tête de l’exécutif.

En revanche, cette victoire ne s’est pas concrétisée lors des élections des représentants et des sénateurs.

Si le Parti démocrate a réussi à garder la Chambre des représentants, le raz-de-marée prévu s’est soldé par la perte de quelques sièges.

Quant au Sénat, il risque de demeurer dans les mains du Parti républicain et de sa frange la plus extrémiste (un deuxième tour est organisé pour les deux sièges de l’Etat de Géorgie début janvier qui pourrait permettre, au mieux, une égalité pour les démocrates en nombre de sénateurs, la voix de la vice-présidente, présidente du Sénat par la Constitution, leur permettant alors d’être majoritaire…).

Ces résultats décevants s’expliquent avant tout par le fiasco de l’aile gauche du Parti démocrate qui a réussi à faire en sorte que nombre de ses membres soient les candidats officiels face aux républicains grâce à leur hyper-présence lors des primaires (le même phénomène existe au Parti républicain pour l’aile droite de cette formation).

Et dans la plupart des cas, ils ont été battus parce qu’ils se présentaient dans des circonscriptions qui rejetaient leur extrémisme alors que les candidats centristes ont réussi à se maintenir.

Voilà qui contredit de manière tout à fait explicite et concrète l’idée avancée par les socialistes et «liberals» de gauche qui affirmaient que la seule chance de battre Trump était de faire du populisme de gauche, voire d’extrême-gauche.

C’est une bonne nouvelle pour les centristes si décriés ces derniers temps mais cela posera un problème au sein même du Parti démocrate où l’on voit déjà les activistes les plus à gauche, critiquer Joe Biden pour ces premières décisions, notamment les nominations au sein de son équipe à la Maison blanche et de son gouvernement, jugés trop au centre par ceux-ci.

On n’en est pas encore à une fronde mais celle-ci pourrait se développer au cours des quatre années du mandant de Biden.

A Lire:
- Le centriste Joe Biden officiellement 46° président des Etats-Unis
- Trump: avec moi le chaos, après moi le chaos, une stratégie tout sauf chaotique
- Est-ce qu’un âne aurait pu être élu face à Trump?
- Trump chassé du pouvoir grâce à un centriste
- Le nouveau président Joe Biden veut «restaurer l’âme de l’Amérique»

 

► Pologne: Défaite du Centre à la présidentielle

Le candidat de la Plateforme civique (coalition centriste), Rafał Trzaskowski, actuel maire de Varsovie, n’a pas réussi à battre le président sortant de droite radicale et nationaliste, Andrzej Duda, soutenu par le parti au pouvoir, Droite et justice (droite radicale populiste).

Au deuxième tour, ce dernier a remporté le scrutin avec 51,03% des voix contre 48,97% à Traskowski.

Cette défaite est une défaite du Centre mais bien plus une nouvelle défaite de la démocratie face à un pouvoir de plus en plus autoritaire qui contrôle la justice et les médias et dont les infractions à l’Etat de droit européen sont de plus en plus criantes même si le gouvernement a du faire profil bas récemment pour obtenir les aides du plan de relance européen face aux menaces de sanctions de l’Union européenne.

La Pologne est de plus en plus scindée entre des zones urbaines démocrates et des zones rurales qui adhèrent au discours populiste, démagogique et nationaliste du parti Droit et justice au pouvoir.

A Lire:
Pologne – Présidentielle: le candidat centriste au second tour avec des chances de l’emporter

 

► Roumanie: Le Centre vainqueur mais de peu

On s’attendait à ce que les élections législatives soient une grande victoire pour les centristes au pouvoir depuis qu’une coalition de centre-droit avait chassé du pouvoir le Parti social-démocrate (anciens communistes de l’ère Ceausescu) corrompu.

Cependant, la crise de la covid19 a fait de nombreux mécontents qui ont critiqué sa gestion par le gouvernement centriste et les sociaux-démocrates sont arrivés en tête des législatives.

Pour autant, une coalition centriste devrait diriger le pays comme l’a indiqué le président de la république, Klaus Iohannis, après la démission du premier ministre sortant, Ludovic Orban, et la nomination d’un chef du gouvernement par intérim.

 

► Slovaquie: Les centristes dans la coalition au pouvoir

S’ils n’ont pas remporté le scrutin, les centristes participent désormais au gouvernement après le résultat des législatives du début de l’année.

Igor Matovič, fondateur du parti conservateur OĽaNO a été désigné président du gouvernement le 21 mars et a formé une coalition de droite et de centre-droit.

Mais l’important pour ce pays de l’Union européenne était avant tout de renvoyer dans l’opposition les socialistes populistes au pouvoir qui gouvernaient un pays gangréné tant par la corruption que par les activités mafieuses.

A Lire:
Slovaquie – Législatives: Résultat mitigé des centristes

 

► Israël: Le Centre en miette après la trahison de Benny Gantz

Les troisièmes élections législatives en moins d’un an (sic!) n’ont pas permis de décanter la situation politique en Israël où l’on se retrouve à peu près dans la même configuration des deux précédents scrutins avec l’absence d’une majorité absolue d’un camp pour gouverner (il faut pour cela 61 sièges à la Knesset et la coalition de droite, en tête, n’en comptabilise que 58).

Malgré tout, ces législatives ont été une victoire pour Netanyahu, une défaite pour les centristes et un camouflet pour la démocratie.

Le premier ministre sortant, corrompu, a ainsi réussi à former une coalition en faisant imploser celle du Centre, Bleu blanc, puisque que son leader, Benny Gantz, contre toute attente, s’est allié avec Netanyahu et a laissé tombé ses alliés du parti centriste de Yaïr Lapid, Yesh atid.

Mais cette coalition complètement artificielle n’a duré que quelques mois puisqu’elle a implosé et que de nouvelles élections législatives sont convoquées pour le début 2021, les quatrièmes en moins de deux ans!

A Lire:
Législatives: défaite du Centre et camouflet pour la démocratie

 

► Taïwan: Victoire des centristes aux élections générales

C’est le parti DPP (Democratic progressive party) qui a remporté les élections générales à Taïwan le 16 janvier.

Pour la première fois dans l’histoire contemporaine de l’île d’un peu plus de 23 millions d’habitants, c’est une formation de centre-gauche qui aura, en même temps, son représentant à la tête du pays et qui sera majoritaire au parlement.

A Lire:
Taïwan - Les centristes remportent la présidentielle et les législatives

 

► Bolivie: Le crash du Centre

Non seulement la coalition centriste Communauté civique a perdu les élections présidentielles et législatives en Colombie qui se sont déroulées le 18 octobre dernier face au MAS (Mouvement vers le socialisme), le parti de l’ancien président Evo Morales mais a vu une montée du parti d’extrême droite «Nous croyons».

Carlos Mesa, son candidat à la présidentielle qui avait mis en ballotage Evo Morales en 2019 – avant que ce dernier affirme avoir remporté le scrutin ce qui provoqua des manifestations puis sa destitution et son départ du pays – n’a pas été capable de rééditer son score d’alors (il est passé de 36,51% des voix à 28,83%) et n’a même pas pu empêcher le candidat du MAS, Luis Arce, de l’emporter dès le premier tour avec plus de 55% des voix.

A Lire:
Elections générales: Le Centre battu sèchement

 

► Venezuela: Le Centre piégé par l’autocrate Maduro

Après la farce des législatives organisées par le président autocrate Nicolas Maduro et qui a vu la victoire du pouvoir chaviste en place avec plus de 69% des suffrages (soit 253 des 277 sièges de l’Assemblée nationale!) pour une participation de 31% (contre 74% lors du scrutin précédent), l’opposition – menée par les centristes et leur leader, Juan Guaido, principal opposant et président par intérim reconnu, notamment, par les démocraties américaines et européennes – a organisé, le 12 décembre, une consultation populaire pour demander aux Vénézuéliens s’ils soutenaient «tous les mécanismes de pression nationale et internationale en faveur d'élections présidentielle et législatives libres».

A Lire:
Législatives: face à la farce du pouvoir chaviste, les centristes ont organisé une consultation populaire

 

► Brésil: Le Centre inflige un camouflet à Bolsonaro lors des législatives

Les élections municipales brésiliennes de fin novembre ont vu les candidats soutenus par le président populiste d’extrême-droite, Jaïr Bolsonaro, balayés.

De leurs côtés, les partis de droite et de gauche sont en net recul.

Ce sont les partis centristes (comme Démocrates, PSD ou MDB) qui sont les grands vainqueurs du scrutin.

Alexandre Vatimbella avec l’équipe du CREC

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- Centriste de l’année – Edition 2020. Joe Biden
- L’année du Centrisme en France – Edition 2020. Le pouvoir centriste à l’épreuve de la covid19

Bientôt:
- Le Centrisme en France en 2021                    

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