lundi 9 novembre 2020

Présidentielle USA 2020. Trump chassé du pouvoir grâce à un centriste

Kamala Harris et Joe Biden

Oui, cette élection ét
ait avant tout un référendum sur Donald Trump et il l’a perdu.

Oui, la victoire du Parti démocrate n’est pas aussi belle qu’il l’aurait souhaité, Trump n’ayant pas été laminé dans les urnes comme il pouvait l’espérer.

Mais l’essentiel est que Trump ne sera plus président des Etats-Unis.

Et, ceci, grâce à un centriste.

Joe Biden a remporté sans équivoque le vote populaire avec près de 4,5 millions de votes de plus que Trump et un chiffre record de bulletins en sa faveur, plus que n’avait fait Hillary Clinton en 2016 qui avait également gagné en nombre de voix.

Et s’il aurait pu mieux faire, on se rend compte, avec ces résultats, qu’il aurait pu faire moins bien et perdre malgré ce que commence à dire une partie de la gauche du Parti démocrate.

Parce qu’il y a deux leçons principales à tirer du vote du 3 novembre.

La première, plutôt réjouissante, est un sursaut de la démocratie américaine qui a dit stop à un populiste démagogue qui était en train de l’emmener vers des territoires particulièrement sombres et inquiétants.

Le nombre de votants montre une mobilisation rare aux Etats-Unis et prouve qu’une grande partie de la population a compris l’importance de l’enjeu de cette élection.

La deuxième est qu’il y a bien un électorat radicalisé par des années de discours clivants et haineux du Parti républicain qui a trouvé en Trump un portevoix.

Et cette réalité est évidemment très inquiétante.

Si Biden a plus de 75 millions de voix, Trump en a près de 71 millions, un chiffre terrible pour tous les démocrates républicains.

D’où la tache titanesque de tenter de réconcilier le pays qui attend le centriste.

Même s’il l’a martelé pendant la campagne, sa volonté franche et réelle de le faire ne suffira peut-être pas tellement une partie de la population a décidé de tourner le dos à toute conversation politique rationnelle dans une fuite en avant complotiste et remplie de fake news.

Reste que la recherche constante du consensus et du juste équilibre est l’ADN du Centre et que Joe Biden s’y attellera avec cette conviction et cette foi qu’on lui connait en la matière depuis ses débuts en politique.

Mais s’il devra convaincre les fans de Trump, il devra également travailler à empêcher les activistes de la gauche radicale de phagocyter sa présidence alors même que ses leaders ont déjà commencé leur travail de sape comme on l’a vu dans l’intervention de la représentante de New York Alexandria Ocasio-Cortez qui a déjà rejeté la faute des résultats en demi-teinte du Parti à la Chambre des représentants et au Sénat sur le direction de celui-ci.

Biden va donc se heurter à un Parti républicain qui n’est sans doute pas prêt à trouver des compromis bipartisan et à une gauche socialiste, dont certains de ses membres sont au Parti démocrate, qui va exercer une pression constante sur sa gouvernance.

 

Alexandre Vatimbella

 

 

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