mercredi 13 mars 2024

Présidentielles USA 2024. Agrégateurs de sondages – L’écart en faveur de Trump augmente légèrement


Voici, ce 13 mars 2024, les résultats des quatre agrégateurs de sondages concernant la présidentielle américaine du 5 novembre prochain que nous avons sélectionnés.

Les quatre agrégateurs actualisés continuent à placer le candidat républicain et populiste extrémiste Trump en tête.

Cependant, pendant que deux agrégateurs montrent une légère progression de l’écart en faveur de Trump, les deux autres agrégateurs montrent sa réduction en faveur du centriste Biden..

Trois des quatre agrégateurs montrent un écart qui est sous les deux points et un au-dessus de ces deux points.

Donald Trump demeure donc en tête avec un écart qui oscille, pour les quatre agrégateurs, entre 1,4 (+0,2) et 2,1 (+0,4) points, écart qui entre évidemment dans les marges d’erreur.

 

► Résultats des agrégateurs de sondages Biden versus Trump

 

Agrégateur

 

Joe Biden

 

Donald Trump

 

Ecart

 

Real Clear Politics

 

45,1% (-0,6)

 

47,2% (-0,2)

 

Trump 2,1 (+0,4)

 

The Hill

 

44,3% (-0,2)

 

45,7% (-0,4)

 

Trump 1,4 (-0,2)

 

Race to the WH

 

43,8% (=)

 

45,3% (-0,2)

 

Trump 1,5 (-0,2)

 

270 to win

 

41,4% (-1)

 

43% (-0,6)

 

Trump 1,6 (+0,4)

*NA: non actualisé / ND: non disponible

(Un agrégateur de sondage est une moyenne des derniers sondages publiés / 270 to win prend en compte les cinq derniers sondages / Real Clear Politics prend en compte les sondages publiés les 30 jours précédents / The Hill prend en compte les sondages publiés les 3 derniers jours / Race to the WH prend en compte les sondages publiés sur les 5 derniers jours)

 

Remarque importante: Tous ces agrégateurs prennent en compte tous les sondages publiés.
Or certains d’entre eux sont publiés par des instituts dont le sérieux prêtent à discussion et d’autres par des instituts qui sont affiliés à des partis et qui ont tendance à faire des corrections, des redressements et des pondérations en faveur du candidat qu’ils soutiennent.
Il convient donc de les prendre pour des informations utiles mais qui ne donnent pas une vision «scientifique» de l’opinion.
Néanmoins, les résultats des sondages nationaux sont généralement plus exacts que ceux réalisés dans chaque Etat, notamment les «swing states», les Etats-clés qui font basculer l’élection d’un côté ou de l’autre de par le système électoral américain, car les panels ne sont souvent pas assez représentatifs en qualité ou en quantité et les redressements sujets à caution.
Tous ces biais font que nous avons préféré publier avant tout des agrégateurs que chaque sondage qui est publié même si, dans un deuxième temps, nous comptons en publier certains qui nous semblerons sérieux ainsi que ceux qui analysent quotidiennement l’état de l’opinion et qui n’ont pas encore été mis en route.

 

 

Européennes 2024. Le jeu politicien de l’UDI continue


L’UDI dans l’opposition à Emmanuel Macron et se déclarant fièrement et à répétition comme faisant partie de la majorité de droite au Sénat par la bouche de son actuel président, Hervé Marseille?

Ça c’était avant.

Aujourd’hui l’UDI par la voix du même Marseille qui n’a jamais lésiné sur les critiques de la majorité centriste et centrale autour d’Emmanuel Macron, se découvre des accointances avec elle alors qu’il y a encore peu, lors du renouvellement du Sénat, à l’automne dernier, elle a combattu tous les candidats du camp macroniste dans une belle unité de voix avec LR.

Oui, mais voilà que les élections européennes approchent!

Car l’UDI – formation qui, à défaut d’être centriste, est réellement pro-européenne – aimerait bien avoir au moins un député européen pour effacer sa déroute lors du scrutin de 2019 où, sous la conduite de Jean-Christophe Lagarde, elle ne parvint même pas à se faire rembourser ses frais de campagne tellement son score était bas.

Et comme LR ne lui propose pas grand-chose (il faut dire que son score dans les sondages ne l’incite guère à sacrifier un siège pour un allié aussi faible), elle a décidé d’aller voir du côté de la majorité présidentielle.

Pour justifier ce grand écart, Marseille explique que «la situation montre qu’il faut penser une forme de réorganisation de la vie publique, sinon on risque de déchanter gravement en 2027».

Sauf que cette situation était déjà là en 2017 lorsque l'UDI a apporté son soutien à François Fillon et en 2022 lorsqu'elle a appelé à voter pour Valérie Pécresse, à chaque fois contre Macron!

Hervé Marseille, un fidèle d’entre les fidèles de Lagarde, retournerait-il sa veste une nouvelle fois?

On ne compte plus effectivement les revirements d’un parti qui fut autrefois au centre-droit de l’échiquier politique par la volonté de Jean-Louis Borloo, son fondateur, et qui désormais est bien ancré à droite (sauf quelques exceptions) mais qui aime à se déclarer au centre quand cela l’arrange électoralement parlant un peu comme son alter-ego Les centristes d’Hervé Morin composé… d’anciens de l’UDI!

Les négociations sont en cours avec Renaissance, le MoDem et Horizons mais les places sont également chères dans le camp central au vu des actuels sondages.

L’UDI n’en finit pas de payer ses ambiguïtés et ses retournements de veste, ce qui n’est pas sans morale mais ne donne guère une image positive du Centre dont elle se réclame de manière inappropriée.

 

 

Présidentielles USA 2024. Cette fois-ci, si les Américains élisent Trump, ils n’auront plus aucune excuse


Le démocrate Joe Biden et le républicain Donald Trump ont donc remporté les primaires respectives de leurs partis bien avant leurs termes comme prévu.

Or donc, ce sera encore une fois, la troisième, que Donald Trump sera le candidat du Parti républicain à l’élection présidentielle étasunienne.

C’est dire l’emprise complète du populiste extrémiste corrompu et raciste sur un Parti républicain qui est passé en quelques décennies d’une droite conservatrice à une droite radicale et extrémiste largement contaminée désormais par le populisme.

C’est dire si Trump ne peut être considéré comme un accident de l’Histoire.

C’est dire la responsabilité qu’auront les électeurs américains le 5 novembre prochain.

En 2016, déjà, les Américain avaient peu d’excuses d’avoir permis à Trump d’occuper la Maison blanche qui, avec la complicité coupable de nombreux médias dont CNN et le New York Times pour des raisons bassement commerciale pour certains d’entre eux et par la haine vis-à-vis d’Hillary Clinton, avait réussi à battre la candidat démocrate.

En 2020, le fait qu’il était le sortant n’était pas non plus une excuse pour qu’il soit à nouveau investi par le Parti républicain (les médias, cette fois-ci, ayant eu un sursaut démocratique).

Mais en 2024, après qu’il soit devenu, une nouvelle fois, le candidat républicain, ce serait non seulement inexcusable mais une faute lourde que les électeurs lui donnent un second mandat (alors que les médias rejouent un jeu ambigu).

Pourquoi?

- Parce que sa présidence a été catastrophique.

- Parce qu’il a fomenté un coup d’Etat.

- Parce qu’il admire des dictateurs comme Hitler, Poutine ou Xi et des autocrates comme Erdogan et Orban.

- Parce qu’il est poursuivi par la justice dans plusieurs procès avec près d’une centaine de chefs d’inculpation.

- Parce qu’il a été condamné pour agressions sexuelles et pour escroqueries.

- Parce qu’il est incompétent (même dans sa profession de promoteur immobilier où il a fait plusieurs fois faillite étant sauvé par la fortune de son père, escroc raciste), menteur, complotiste, raciste.

- Parce que la présidence de Joe Biden est un succès en matière économique, sociale, environnementale et de politique extérieure.

- Parce que Joe Biden est un véritable défenseur de la démocratie.

Et ces électeurs – comme les y encourage les médias avec une certaine perversité au vu des enjeux – ne doivent pas chercher des excuses dans le fait que Trump serait moins vieux de Biden (juste quatre ans!) et qu’il serait moins sénile – le nombre d’oublis, d’erreurs, de contresens excèdent largement ceux que peuvent commettre le démocrate et actuel Président des Etats-Unis.

Oui, si Trump est élu – sans doute grâce encore au système électoral étasunien à deux niveaux d’un autre âge et mis en place pour éviter l’élection d’un personnage comme lui (!) et qui permet à un candidat qui perd largement le vote populaire de gagner tout de même l’élection –, les Américains auront choisi en toute connaissance de cause

Et ce sera un coup extrêmement dur porté à la démocratie républicaine libérale aux conséquences potentiellement désastreuses non seulement pour les Etats-Unis mais pour le monde libre et l’existence de la liberté sur la planète Terre.