samedi 1 août 2020

Propos centristes. France – La loi bioéthique adoptée à l’Assemblée; PMA pour toutes; économie: les chiffres moins sévères que prévus; entrée en vigueur du chômage partiel de longue durée; lutte contre le «séparatisme»; 18 milliards pour le secteur du tourisme; sécheresse…


Voici une sélection, ce 1er août 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- Le projet de loi bioéthique vient d'être adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale. Je salue l'engagement des parlementaires, des membres du gouvernement et du Comité consultatif national d'éthique. Ils ont permis l'adoption d'un texte d'équilibre dans un débat apaisé. Un égal accès à la PMA pour toutes les femmes, des droits de l'enfant sécurisés, la recherche encadrée, un débat respectueux des positions de chacun : c’est tout cela la loi bioéthique. L'égalité et la responsabilité.
- Le Rover Perseverance est en route pour Mars. Il emporte avec lui un concentré de savoir-faire français, comme l’œil du Rover ! Une nouvelle page de la conquête spatiale s'ouvre. Je suis fier de voir la France y participer.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)
- Équilibre, apaisement, respect des engagements pris devant la Nation : le projet de loi bioéthique adopté dans la nuit est une avancée pour les familles, les patients, la recherche, mais aussi le fruit du dialogue sincère engagé entre l'exécutif, le Parlement et la société.
- Aux femmes accueillies dans ce centre d'hébergement, à toutes les victimes de violences conjugales, je veux le dire avec force : c'est le devoir de l'État et de la société de vous protéger, de vous écouter, de vous accompagner. Aujourd'hui comme demain, nous serons là pour vous.

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
Echange avec les régions, les élus et les professionnels sur nos pistes de travail pour intégrer un volet export ambitieux au plan de relance présenté fin août. Tous mobilisés pour aider nos entreprises à (re)conquérir l’International!

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)
- Les chiffres annoncés par l'Insee sont moins sévères que prévus. Nous devons redoubler d’efforts pour relancer l’activité économique en France.
- Le Prêt garanti par l’Etats (PGE) «saison» va permettre dès le 5 août de soutenir les entreprises saisonnières et d'obtenir un crédit sur la base des trois meilleurs mois du chiffre d'affaires réalisé en 2019. Si une entreprise réalise 80% de son CA sur 3 mois, le PGE pourra représenter 80% de son CA.
- Nous voulons conserver une compagnie aérienne nationale. Nous avons apporté 7 milliards d’euros de soutien à Air France. L’État répondra toujours présent.

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)
- Au cimetière militaire français de Monte Mario. Émotion devant le sacrifice de ces hommes qui, de toutes origines, ont donné leur vie pour la libération de l’Europe. Restons fidèles à leur mémoire et défendons avec force les valeurs qu’ils incarnent: le courage et la fraternité.
- Heureux de rencontrer mon homologue italienne, Luciana Lamorgese, pour mon premier déplacement à l’étranger. Les défis devant nous sont nombreux : immigration, crise sanitaire, terrorisme. Nous devons encore approfondir la coopération entre nos deux pays pour les relever.

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)
[Chômage partiel de longue durée] C'est un outil inédit qui pourra préserver des emplois et des usines, sauvegarder nos savoir-faire, mais aussi former des salariés pour mieux nous préparer à la reprise.

Jacqueline Gourault (ministre des Territoires et des Relations avec les collectivités territoriales)
L'union fait la force. État et Régions avancent main dans la main en signant un accord de méthode, avec des moyens financiers pour la relance. Maintenant, place à l'exécution.

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)
- Les procès ne se font ni sur les réseaux sociaux, ni sur les chaînes d’info en continu, ni dans la rue.
- J'ai perdu un peu de liberté mais en ai gagné une autre, celle de changer un peu le cours des choses.

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)
- Je salue le vote en deuxième lecture à l’Assemblée du projet de loi Bioéthique après de nouveaux débats exigeants et respectueux de chacun. Ce texte qui trouve un équilibre entre le possible & le souhaitable revient maintenant au Sénat.
- Je salue l'annonce par la Commission européenne de la réservation de 300 millions de doses de vaccins COVID19 auprès de Sanofi-GSK. C'est une nouvelle étape importante dans la recherche d'un vaccin pour lutter contre le nouveau coronavirus.
- Pour limiter la circulation du COVID19, les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire.

Annick Girardin (ministre de la Mer)
Avec 36 000 tonnes de pêche par an, Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche en tonnage en France. Les prochains mois, notamment les négociations liées au Brexit, seront déterminants pour les pêcheurs français. Je serai à leurs côtés.

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)
- On ne peut pas demander aux chercheurs de trouver absolument. Le temps de la recherche est un temps long. Nous aurons l'occasion d'en débattre lors de la loi Recherche. Notre société doit faire confiance à nos chercheurs.
- En aucun cas on ne crée un embryon à des fins de recherche! Il s'agit d'embryons qui ne font plus l'objet d'un projet parental et dont la destination est soit la destruction soit le don à la recherche.
- Concilier liberté et responsabilité pour prévenir toute dérive : sur la recherche sur les cellules embryonnaires, il est important de rééquilibrer le cadre applicable à ces recherches.

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)
Face à la sécheresse, décision prise d’autoriser à faucher ou faire pâturer les jachères. C’est une décision à effet immédiat face aux difficultés rencontrées par les éleveurs.

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)
L'ouverture de la PMA à toutes les femmes a été adoptée à l'Assemblée. Un engagement fort du gouvernement et bientôt une réalité concrète pour des milliers de femmes ! Merci aux députés qui ont voté pour l'accès à ce nouveau droit.

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)
- L’heure est à préparer la relance. Nous sommes déterminés avec le gouvernement à agir pour redresser l’économie. Nous ne devons renoncer à rien pour améliorer la compétitivité de notre pays et son image.
- Au début de la chaîne export, sont nos agriculteurs. Des femmes et des hommes passionnés comme la famille Deschodt. Ils se battent tous les jours pour nous nourrir. Il n’y a pas d’excellence française à l’international sans leur travail. Le gouvernement est à leurs côtés.
- [L’export céréalier] La France est leader sur ce marché mondial grâce au travail de toute une filière intégrée et innovante. Etat, territoires, professionnels: nous devons œuvrer pour conforter cette position.

Jean-Baptiste Djebbari (ministre chargé des Transports)
- Innover et créer des synergies entre filières, c'est l'enjeu du comité ministériel pour le développement et l'innovation dans les transports! Les secteurs aérien, ferroviaire, maritime et routier font face au défi écologique. Nous le relèverons ensemble.
- Feu vert de l’Union européenne permettant le rachat de Bombardier Transport par Alstom: une première étape importante pour construire un champion français et européen du rail. Nous serons attentifs à la préservation des emplois et des compétences de la filière en France.

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)
Adoption par l'Assemblée en seconde lecture de l'article du projet de loi Bioéthique ouvrant la PMA à toutes les femmes. J'ai porté ce combat, en vain jusque là, depuis 2012 et je suis heureux qu'il aboutisse.

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)
- 30 milliards d'euros pour décarboner l'économie, c'est un investissement massif, et c'est justement préparer le futur.
- Ce qui va nous faire rebondir, c'est de nous mobiliser, c'est de continuer à investir, c'est de faire le choix de l'innovation.
- [Plongeon historique du PIB] Le sujet maintenant, c'est quel est le rebond. On prépare un plan de relance de 100 milliards d'euros.
- [Plongeon historique du PIB de 13,8%] Ce chiffre est meilleur - tout en étant la pire récession de l'histoire de l'Insee - que celui qui était attendu par les économistes.
- [Air France] L'État sera au rendez-vous. On n'a pas besoin de renationaliser pour sauver une entreprise. S'il faut remonter au capital, on le fera mais ce n'est pas le sujet du moment.

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)
- La PMA ouverte pour toutes les femmes. Bravo aux parlementaires & ministres qui se sont battus pour tenir enfin cette promesse datant de 2012 & merci aux assos LGBT+ qui n’ont jamais lâché. Pensées aux femmes qui s’apprêtent à devenir mères...
- Les associations jouent un rôle primordial pour défendre les valeurs de la République! Le gouvernement travaille en concertation à la création d’une charte pour les garantir et les valoriser.
- La citoyenneté ce sont les enjeux de cohésion nationale, le respect du principe de laïcité, la défense du droit d’asile, l’accueil des réfugiés, les projets liés à la lutte contre le séparatisme, l’engagement des forces de l’ordre dans la protection des femmes victimes de violence, mais aussi tous les enjeux du ministère de l’Intérieur auxquels le ministre m’associe. C’est un périmètre large qu’on peut résumer dans les termes de défense et promotion des valeurs de la République. C’est un changement d’échelle majeur pour moi. Au Secrétariat à l’égalité femmes-hommes on avait un budget de 30 à 40 millions d’euros et un service de 40 personnes. Là, rien que sur le sujet des violences [faites aux femmes], il y a 230 millions d’euros et presque 300.000 personnes au ministère. Et ce sont des sujets sur lesquels j’ai beaucoup travaillé ces dernières années, dans des livres : un qui s’appelait Laïcité, point! co-écrit avec Jérémie Peltier, le directeur des études de la Fondation Jean-Jaurès, et un autre, Une & indivisible. L’urgence de défendre la République. Et c’est un très beau ministère, de protection.
- [Priorités] D’abord mettre en œuvre tout ce qui a été fait dans la première partie du quinquennat, qu’il s’agisse de lutte contre le séparatisme ou de violence conjugale. J’ai fait voter deux lois à l’unanimité : l’une contre les violences sexuelles qui a créé la verbalisation du harcèlement de rue, l’autre issue du Grenelle des violences conjugales. Maintenant il y a un gros travail de mise en application de tous ces textes. Sur le harcèlement de rue, on en arrive à 1.610 verbalisations depuis la promulgation de la loi. Mais avec Gérald Darmanin on va s’engager encore davantage. Et puis sur le sujet des violences conjugales, beaucoup d’études ont montré que quand on en a connaissance, on appelle en premier la police ou la gendarmerie. Donc je veux travailler sur l’accueil en commissariat. On a mis en place, avec Christophe Castaner, des grilles d’évaluation du danger. On a fait voter la saisie des armes des conjoints violents. On a créé une plateforme, arretonslesviolences, avec deux unités de policiers et gendarmes formés spécialement pour cela.
- A l’époque où j’ai publié Laïcité, point!, il fallait choisir son obédience entre la ligne Bianco [président de l’observatoire de la laïcité], dite ouverte, ou la ligne Valls, dite ferme. Et nous avec Jérémie Peltier, on pensait que sur certains sujets on pouvait faire se retrouver ces lignes. On revendique une laïcité sans adjectifs, qui s’en tient aux principes de 1905, mais qui permette à chacun de se retrouver, sans être dans un affrontement idéologique.
- Je crois que la question de la laïcité est profondément liée à la question de l’égalité femmes-hommes. Et de même que beaucoup de ministres sont engagés sur les questions d’égalité femmes-hommes, la laïcité est portée par beaucoup de ministres. On peut citer Jean-Michel Blanquer ou Gérald Darmanin qui s’est exprimé de longue date dessus. Mais le ministère de l’Intérieur est le ministère des relations avec les cultes [ils furent autrefois rattachés au ministère de l’Education nationale, et le spécialiste de la laïcité, Jean Baubérot, plaide pour qu’ils soient rattachés au ministère de la Justice]. Et il y a un pendant qui est aussi la lutte contre la radicalisation.
- [Lutte contre le séparatisme] Cette loi on la présentera à la rentrée, on est en cours d’affinage et d’arbitrage. Elle a vocation à régler ce qu’on peut appeler des zones grises. Et j’insiste sur le fait que ce n’est pas une loi contre les musulmans. La laïcité c’est aussi la liberté de croire et ne pas croire sans être inquiété pour cela. L’idée c’est de contrer les groupes organisés de manière hostile et violente vis-à-vis de la République. Il y a des choses qui existent déjà dans la loi : on a fait fermer près de 300 lieux problématiques, débits de boissons ou écoles hors contrat, qui prêchent cet islam politique, cet islamisme et ce séparatisme. Mais il y a aussi des choses qui ne sont pas encore dans la loi. Un exemple très concret : si vous avez un imam qui se prétend imam et qui dit : « les femmes qui se mettent du parfum, il faut les lapider », vous pouvez faire condamner cette personne pour appel à la violence. En revanche vous ne pouvez pas faire fermer les lieux qui organisent cela. Cela doit faire partie des choses qui doivent être débattues.
- Pour nous la définition [du séparatisme] est très claire, c’est vraiment les gens qui ont un projet hostile et qui considèrent que leurs lois sont au-dessus de la République.
- La loi est là pour lutter contre la radicalisation, prévenir les actes terroristes. Les gens qui nous disent que les femmes qui mettent du parfum il faut les lapider, ils ne respectent pas les lois de la République. Les gens qui appellent à brûler les homosexuels, au nom d’une religion dévoyée, et j’insiste sur «dévoyée», ils ne respectent pas les lois de la République. Et c’est une manière de protéger les musulmans qui nous alertent et nous disent que leur mosquée est prise à partie sur ces questions-là par des groupes qui s’organisent pour parler au nom de l’Islam. Il faut être prudent sur les mots et les termes et c’est pour cela qu’on finalise cette loi et qu’on la présentera à la rentrée.
- Il y a un grand débat sur les termes. Je comprends ce débat et je suis aussi attachée aux mots. Au début on parlait de communautarisme, et beaucoup trouvaient ce mot blessant pour une partie de la population, et trouvaient que se retrouver entre personnes de même origine n’était pas hostile à la République. Et c’est pourquoi le président a proposé le terme de séparatisme, pour qu’on ait un nouveau terme qui soit très clair sur ces questions. Le séparatisme, ce sont des gens qui veulent se séparer de la République pour l’attaquer. C’est un vocabulaire en constante évolution et c’est important d’avoir des mots sur lesquels on s’accorde tous et toutes.
- Dès lors qu’on considère que la France est un amas de similis communautés, cela devient problématique philosophiquement car la France est une République laïque une et indivisible, il n’y a qu’une communauté en France, au terme de la Constitution. Cela voudrait dire que vous n’êtes plus citoyenne, mais de telle religion, de telle origine, et vous appartenez à une communauté, qui pourrait être fondée à régler vos problèmes. En France, on considère que les problèmes se règlent au niveau de la République, avec la Justice de la République. Et chacun n’est pas de son côté en train de se faire la loi dans sa dite communauté.
- Je ne varie pas d’un pouce sur ma ligne. Je n’irais toujours pas applaudir ni Roman Polanski ni qui que ce soit accusé de viol car je veux que la justice puisse passer. La différence c’est que pour Gérald Darmanin, il y a eu deux non-lieux et un classement sans suite. Maintenant si on reste accusé et présumé coupable quand il y a eu deux non-lieux et un classement sans suite, ça va être compliqué. Demain je dépose plainte contre vous en disant que pendant que vous étiez dans ce bureau vous m’avez volé 200 euros, il y aura deux non-lieux et un classement sans suite, vous serez innocentée, mais partout où vous irez on dira que vous avez volé 200 euros. (…) Vous pouvez remettre en cause trois décisions de justice, si cela a été rouvert c’est pour une question de procédure pure. Non je n’irai pas applaudir quelqu’un accusé de viol pour lequel il n’y a pas eu de décision de justice rendue. Mon souhait c’est que 100 % des femmes qui veulent dénoncer des violences sexistes et sexuelles puissent déposer plainte, que leur plainte soit prise, que leur plainte soit transmise, et que la Justice passe. Et ensuite la Justice est rendue.
-Faire comme si le ministère de l’Intérieur n’était pas du côté des femmes victimes de violence je trouve que c’est faire injure au travail des 290.000 fonctionnaires qui tous les jours incitent les femmes à déposer plainte, qui protègent des femmes face aux violences intrafamiliales, qui sauvent la vie de femmes. C’est important d’en avoir conscience et d’honorer cet engagement.

Nadia Hai (ministre chargée de la Ville)
L’accès aux services publics doit être garanti partout et pour tous.

Jean-Baptiste Lemoyne (secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie)
- Grâce au plan de 18 milliards d’euros mis en place pour soutenir la filière touristique, nous accompagnons les professionnels du tourisme dans la durée. Le Gouvernement est et restera à leurs côtés.
- Il y a besoin de soutenir le secteur du tourisme dans la durée parce que pour certains, cela va, peut-être, être une année blanche. Il faudra tenir jusqu'en mars 2021.
- Les comptes du secteur dans le rouge] C’est pourquoi nous avons d’abord procédé au sauvetage de l’économie touristique, premier secteur à être touché de plein fouet par la crise. À la demande du président de la République, un plan de soutien massif de 18 milliards d’euros a été mis en place pour préserver les 2 millions d’emplois directs et les entreprises." Près de 100.000 entreprises du secteur du tourisme ont eu recours au prêt garanti par l’État, pour 9 milliards d’euros. (…) C’est déjà une somme considérable. Commençons par consommer ces crédits et faire en sorte que les aides soient mobilisées. Par ailleurs, ces prochains jours, sera mis en place le prêt garanti « saison » qui permettra aux entreprises touristiques d’obtenir une capacité d’emprunt atteignant parfois jusqu’à 75 % de leur chiffre d’affaires.
- [Reprise estivale] Les signaux sont encourageants, mais la reprise est contrastée. Paris et les métropoles sont plus lourdement handicapées par l’arrêt de l’événementiel. À l’inverse, la montagne, le littoral, la ruralité profitent de l’afflux d’une clientèle française qui redécouvre la France. Mon appel pour un été «bleu-blanc-rouge» a été entendu.
- Près de 100.000 entreprises du secteur du tourisme ont eu recours au prêt garanti par l’État, pour 9 milliards d’euros. Le fonds de solidarité a bénéficié à plus de 400.000 entreprises, soit plus de 600 millions d’euros. Ajoutons, le dispositif d’activité partielle qui vient d’être prolongé jusqu’à la fin de l’année.
- Le secteur [du tourisme] a besoin d’un soutien dans la durée car la reprise est progressive. Chaque été, la France accueille 17 millions de touristes internationaux qui manquent à l’appel en 2020. Et ne seront pas compensés par les 9 millions de touristes français qui partaient habituellement à l’étranger. Il y aura donc forcément un manque à gagner.
- Les fédérations professionnelles annoncent que 20 % des établissements seraient en danger. Certains opérateurs connaîtront une année blanche et devront attendre mars 2021 pour se relancer. C’est pourquoi Bruno Le Maire, le ministère de l’Économie et des Finances, et moi ne ménagerons pas notre peine pour étudier et accompagner chaque situation."
- [Il faut faire] de cette crise un accélérateur des transformations du secteur du tourisme. Il faut investir et tendre vers un tourisme plus durable. C’est d’ailleurs une attente forte des consommateurs. Et c’est tout le sens des plans d’investissement élaborés avec la Caisse des dépôts et consignations, la Banque des territoires et la Banque publique d’investissement.
- Cet été est différent des autres. Si tout le monde a besoin de s’oxygéner après l’épisode traumatique que l’on a vécu au printemps, on doit le faire en respectant les mesures sanitaires. En se montrant individuellement et collectivement responsables. Et ce, afin d’éviter toute rechute qui, effectivement aurait des conséquences importantes. On le voit dans les territoires où des foyers de contamination ont été détectés : immédiatement, les réservations ont ralenti.

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)
- La politique agricole commune a 58 ans, un succès européen plus que jamais d’actualité. Échanges avec des exploitants et des élus sur les enjeux climatiques, les normes, les accords commerciaux.... L’Europe fait partie de la solution.
- Excellent échange avec Michel Barnier pour faire le point sur la négociation du Brexit. L’enjeu pour l’avenir des Européens est majeur : unité et fermeté européennes, plein soutien à notre négociateur et à son mandat pour défendre nos intérêts.

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)
Rencontre avec la présidente du Service civique, Béatrice Angrand pour échanger sur les projets de l'agence dont les 100 000 nouvelles missions à creer pour la jeunesse. Une chance à saisir!

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)
Emploi, services publics, écologie... le numérique doit bénéficier à tous. Nous avons 600 jours pour changer le quotidien numérique des gens, qu’il s’agisse de connexion, formation, régulation ou développement écomique.

Laurent Pietraszewski (secrétaire d’Etat chargé des Retraites et de la Santé au travail)
- Le plan de soutien du gouvernement est d’abord au service des entreprises de nos territoires.
- Contre le covid19 et pour assurer la santé et la sécurité des salariés, le gouvernement a défini un protocole en lien avec les entreprises et les partenaires sociaux. Nous restons vigilants face à l’évolution de la situation sanitaire.

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)
Feu vert hier à l'Assemblée pour l'accès des enfants conçus par PMA à leurs origines. Une avancée essentielle pour permettre à chaque enfant qui le souhaite de connaître cette part de son récit personnel.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)
[Projet de loi Bioéthique] L’Assemblée nationale a travaillé jusqu’ au bout pour aboutir à un texte équilibré et respectueux des engagements pris.

Pierre Person (délégué général adjoint)
Que chaque femme ait accès aux mêmes droits sans que cela ne dépende du partenaire qu'elle aura choisi ou non d'avoir. L'égalité réelle est au coeur de notre engagement politique et je me réjouis que la loi Bioéthique rétablisse ce principe simple grâce à la PMA pour toutes.

Aurore Bergé (porte-parole)
- Nous sommes fiers avec LaREM d'avoir adopté la PMA pour toutes. D'autres avaient pris l'engagement sans le tenir, nous l'avons tenu. Nous avons réussi à mener ce débat sans fracturer la société. La société était prête.
- La présomption d'innocence ne peut pas et ne doit pas devenir une présomption de culpabilité.
- Nous ne souhaitons pas que la femme qui n’a pas accouché ait à adopter son propre enfant. La femme qui accouche est la mère, mais la femme qui n’accouche pas mais qui était dès le début dans le projet parental est la mère, tout autant.

Anissa Khedher (députée)
En France, chaque été, plus de 60 000 animaux sont abandonnés, un triste record en Europe. Autant d'actes de cruauté, de relations de confiance brisées. Parce qu'un être sensible ne se jette pas, ensemble, luttons contre ce fléau intolérable, ensemble disons #nonalabandon!

Anne-Laurence Petel (députée)
30 millions d'euros viennent d'être débloqués pour aider les agriculteurs à réduire l'utilisation de pesticides. Il s'agit d'un enjeu écologique, environnemental et agricole. L'Etat, le Gouvernement et la majorité sont au rendez-vous de cette priorité ! Continuons!

●MoDem
Isabelle Florennes (députée)
J'ai co-signé la proposition de loi de mon collègue Loic Dombreval visant à lutter contre la maltraitance des animaux de compagnie. Sensibilisation, éducation et sanctions pour protéger ceux qui partagent nos vies !

Philippe Berta (député)
[Projet de loi Bioéthique] Heureux cette nuit d’avoir démontré l’urgence d’accroître au profit de pathologies génétiques actionnables le diagnostic néonatal. Tant d’enfants à sauver en les diagnostiquant et en les soignant au plus dès leur naissance. Les actes doivent suivre, le gouvernement s’y est engagé.


Une Semaine en Centrisme. Commissariat au plan: pourquoi Bayrou tient tant à diriger ce «machin»?

François Bayou

Il n’aura aucun pouvoir exécutif, il ne pourra être autonome et son travail risque de n’être qu’une longue liste de rapports et de recommandations qui comme tous les rapports et recommandations finiront dans des tiroirs après avoir été encensés.
Mais pourquoi donc François Bayou veut-il devenir le chef d’un «machin» comme le Commissariat au plan recréé (ou plutôt revitalisé puisqu’il existe déjà un organisme de prospective au sein de l’administration, France stratégie qui, à ses débuts, s’appelait Commissariat au plan…)?
Parce qu’il pense que celui-ci sera une tribune politique et médiatique qui lui permettra de dire ce qu’il pense de bon pour le pays, que ses propos auront une résonnance particulière auprès de la population et que même il pourra faire pression sur le président de la république et le gouvernement pour faire passer des mesures et devenir, non pas un contrepouvoir, mais une sorte de co-pouvoir.
Cela lui permettra également de démontrer qu’il a bien l’oreille du président et que celle-ci n’est pas distraite voire sourde à ses propos comme le disent certains.
Politiquement, ce poste est donc intéressant pour un François Bayrou qui ne peut se contenter de jouer le sage béarnais qui, du pied de ses montagnes pyrénéennes, délivre de temps en temps la bonne parole, lui, l’homme qui voulait (veut?) devenir président.
Retrouver donc une dynamique politique personnelle bien mise à mal par l’élection d’Emmanuel Macron puis par l’affaire des attachés parlementaires européens du MoDem pour laquelle il a été mis en examen en décembre dernier.
Mais ce poste dont lui-même explique l’importance à ses interlocuteurs, peut également le mener sur une voie de garage dorée où, enfin casé, il sera obligé de rentrer, quoi qu’il en dise, dans le moule de l’équipe qui dirige la France au lieu d’en être, à peu de frais, celui qui lui délivre des conseils, des bons et des mauvais points tout en prétendant parler en tant que gardien de la flamme des valeurs et du programme portés par Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017, ce qui est actuellement le cas lors de toutes ses interventions dans les médias.
Servir à quelque chose à la tête d’un «machin» qui souvent été le moyen de montrer que l’on s’occupe d’un problème tout en le mettant délicatement sous l’éteignoir, voilà un challenge qui mérite d’avoir toutes les assurances que l’on ne sera pas uniquement une belle potiche qui sera sur les photos tout en comptant pour pain et beurre.
De même, l’Elysée et Matignon doivent également prendre toutes les assurances que le centriste ne va pas utiliser son poste pour s’introniser comme une sorte de guide suprême au-dessus de tous, président et premier ministre compris avec, en plus, une posture de critique de l’action gouvernementale si celle-ci ne va pas dans le bon sens.
Voilà sans doute pourquoi, alors même que début juillet sa nomination était actée, il n’est toujours pas en place au 1er août et que sa prise de fonction ne devrait pas intervenir avant la rentrée.
Car, il faut que Bayrou puisse donner une solennité à son arrivée et que, de l’autre côté, on fasse bien comprendre à l’opinion qu’il y a déjà un président qui préside, un premier ministre et un gouvernement qui gouvernent.
S’il est à souhaiter que ce «machin» serve à quelque chose, on comprend que les principaux intéressés espèrent qu’il ne sera pas une terrible usine à gaz qui polluera l’action gouvernementale en produisant de la division plutôt que du consensus au sein de la majorité.
Parce que cette dernière éventualité n’est pas du tout fantaisiste, elle serait même la plus sérieuse.
Ne pas passer d’une possible donne gagnante-gagnante à un fiasco perdant-perdant en quelque sorte.

Alexandre Vatimbella
Directeur du CREC
Jean-Louis Pommery
Directeur des études du CREC