Il est bon de rappeler face au chaos et à la déstabilisation des extrêmes et des populismes qu’il y a des différences essentielles entre les différentes pensées politiques concernant la violence.
Ainsi, si les extrêmes ont toujours revendiqué son utilisation et l’Histoire peut témoigner qu’ils n’ont jamais refusé de la pratiquer, si la Gauche et à la Droite ont parfois recouru à celle-ci, ce n’est pas le cas du Centre qui a sans cesse prôné le pacifisme et le consensus quitte à être même être accusé de faiblesse, voire de trahison parce que les centristes voulaient éviter des bains de sang.
On n’a pas oublié Aristide Briand qui, tant dans la loi de 1905 sur la laïcité que dans ses efforts après le Première guerre mondiale de réconcilier la France et l’Allemagne, a été à la pointe de ces combats, tout comme Robert Schuman, un des pères fondateurs de ce qui est aujourd’hui l’Union européenne et dont il voulait qu’elle soit un espace de paix et de sécurité.
Que ce soit par ses racines libérales ou chrétiennes, le Centrisme a systématiquement rejeté la violence comme composante de la politique.
Sa vision est d’unir le plus possible et non de diviser.
A la différence des partis clientélistes qui opposent et qui confrontent, qui cherchent le conflit, les formations centristes cherchent à rassembler.
Et il ne faut pas confondre la défense scrupuleuse et exigeante des valeurs humanistes avec une forme de violence comme tente de le faire les extrêmes en parlant d’un soi-disant et oxymorique «extrême-centre» mais la voir comme une lutte inflexible contre la barbarie, sa brutalité et ses atrocités.
C’est pourquoi les centristes sont aujourd’hui à la pointe de la bataille pour sauver la paix tant à l’intérieur des pays démocratiques que dans le monde alors que les extrêmes et les populismes ne cessent de jeter de l’huile sur le feu et attendent avec gourmandise un embrasement général.
Mais sans faiblesse.
