2005-2025: 20 ANS D'INFORMATION SUR LE CENTRE ET LE CENTRISME

jeudi 12 février 2026

La Quotidienne centriste du 12 février 2026. Le travail des enfants, une réalité scandaleuse mais souvent indispensable aux plus pauvres


C’est la Journée mondiale contre le travail des enfants.

Dans ce début de troisième millénaire, nous imaginons plus un enfant en train d’apprendre et de jouer dans un environnement protecteur.

Comme le dit fort justement Sarah El Hairy, la haute-commissaire à l’Enfance:
«Nous rêvons tous d’un avenir radieux pour nos enfants. Une enfance douce et protégée, emplie de jeux, d’apprentissages, pleine de découvertes et d’espoir. Une enfance où l’école prime sur le travail, où le jeu précède les responsabilités.»
Mais, continue-t-elle, la réalité est tout autre pour des millions d’enfants:
«Pourtant, à l’autre bout du monde, parfois bien plus près qu’on ne l’imagine, des millions d’enfants vivent une tout autre réalité. Chaque jour, 160 millions d’entre eux travaillent, souvent au péril de leur santé, au détriment de leur sécurité et de leur avenir. Certains cousent les vêtements que nous portons. D’autres récoltent le cacao de nos goûters, trient à mains nues les composants électroniques de nos téléphones.»

C’est une situation scandaleuse qui n’est évidemment pas acceptable.

Néanmoins, cette réalité est aussi celle de la survie pour nombre de familles.

Si les enfants sont évidemment exploités, sous-payés, contraints souvent de faire des tâches que les adultes refusent de faire, ils sont aussi ceux qui assurent un revenu nécessaire aux familles les plus pauvres, seulement pour ne pas tomber dans une pauvreté encore plus grande avec toutes ses conséquences.

Est-il possible, dès lors, de mettre fin à ce travail des enfants si indispensable pour les plus pauvres, pour des communautés et des pays qui cherchent désespérément à se développer pour assurer au moins le minimum à leur population?

Certains affirment que nous, consommateurs des pays riches ne devons pas acheter les produits si nous savons que des enfants ont participé à leur production.

C’est un comportement moral évident.

Néanmoins, en faisant cela, nous privons ces plus pauvres d’un revenu indispensable.

La solution est plus globale et nécessite une révolution mondiale avec une redistribution des richesses et une globalisation humaniste.

On en est très loin et peut-être que nous ne nous en approcherons peut-être jamais.

Reste alors cette aide au développement si décriée en ce moment par les populismes d’extrême-droite et de droite radicale comme c’est le cas aux Etats-Unis où Trump a coupé dans tous les programmes humanitaires ou avec les déclarations du RN en France.

Une aide qui est indispensable pourtant pour ces pays afin de réduire plus d’éliminer les pratiques les plus inacceptables de l’exploitation d’humains comme celui du travail des enfants.

Signalons enfin que même dans les pays développés, le travail des enfants existe, souvent effectué de manière cachée, et que certains Etats étasuniens comme la Floride sont partisans d’assouplir les règles le concernant.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.