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vendredi 7 août 2026

Propos centristes. Union européenne – UE: transparence de l’IA / Italie: bâtir un pôle pro-européen, réformiste et libéral / Pologne: empêcher Poutine de diviser le pays / Roumanie: assurer la stabilité économique…


Voici une sélection, ce 7 août 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> Le plan de désarmement du Hamas à Gaza, s'il est pleinement mis en œuvre, constituerait un pas constructif vers la paix. Je salue l'accord négocié par les États-Unis, avec le soutien de l'Égypte, du Qatar, de la Turquie et de la Bulgarie. De nombreux éléments doivent être réunis pour que ce plan fonctionne. Son succès repose sur l'engagement total de toutes les parties. Vérifier le respect des engagements par le Hamas représentera un défi de taille. Israël devra à terme se retirer de Gaza. Nous sommes prêts à soutenir les prochaines étapes, notamment l'entrée en fonction du Comité national et de la Force internationale de stabilisation. Nos deux missions de l'UE sur le terrain jouent un rôle important dans le soutien aux efforts de construction de l'État palestinien. L'UE est le principal donateur humanitaire pour Gaza. En juillet, elle a promis 900 millions d'euros d'aide pour des projets visant à aider Gaza à se relever de la guerre.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> L’Europe abrite certaines des startups les plus prometteuses au monde. Nous avons les idées, les talents et l’ambition nécessaires pour créer une vague d’entreprises capables de réussir et de se développer à l’échelle mondiale. Pour libérer ce potentiel, nous devons remédier à la fragmentation à laquelle sont confrontés les innovateurs, les fondateurs et les investisseurs au sein du marché unique européen. C’est pourquoi la Commission européenne agit.
En mars, j’ai eu le plaisir de recevoir l’approbation de la Commission pour la réforme la plus ambitieuse jamais proposée du cadre juridique des entreprises de l’UE. J’ai récemment eu le plaisir de rencontrer les membres de l’initiative citoyenne EU-INC – des entrepreneurs, des fondateurs et des innovateurs qui portent la vision d’une forme juridique d’entreprise véritablement européenne. Ce fut une excellente occasion d’échanger sur les progrès accomplis jusqu’à présent, alors que l’initiative passe de la proposition de la Commission aux négociations avec le Parlement européen et le Conseil.
Nous partageons la même ambition : faciliter la création, le développement et l’attraction d’investissements pour les entreprises au sein du marché unique. Je suis convaincu que la proposition EU Inc. peut être bénéfique à tous : entreprises, travailleurs, économie et société. En réduisant la fragmentation et en créant un cadre juridique plus simple et plus prévisible, EU Inc. peut contribuer à libérer l’innovation, renforcer la compétitivité de l’Europe et donner aux entrepreneurs la confiance nécessaire pour se développer à l’international. La dynamique est là ; il est temps d’agir. Les mois à venir seront cruciaux pour soutenir les colégislateurs dans leur objectif de parvenir à un accord politique d’ici la fin de l’année.

> Désormais, la transparence de l'IA est obligatoire dans l'UE :
- Les contenus générés par l'IA doivent comporter une marque lisible par machine.
- Les deepfakes et les textes générés par l'IA sur des sujets d'intérêt public doivent être clairement identifiés.
- Lorsque vous discutez avec un bot ou un agent virtuel, celui-ci doit clairement indiquer qu'il n'est pas humain.
- Lorsque l'IA vous analyse activement, les entreprises doivent vous en informer.
Nous mettons en place un système de confiance et accompagnons les entreprises avec des directives claires. Vous bénéficiez ainsi de la protection que vous méritez. Voici comment l'IA fonctionne pour les citoyens européens.

 

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> Une autre nuit. Encore des vies brisées. À Kyiv et dans sa région, au moins 17 civils ont été tués lors d'attaques russes. Plus de 44 ont été blessés. Derrière chaque chiffre se cache une famille, un avenir à jamais bouleversé. Nous sommes solidaires de la population et exigeons que justice soit faite. Le droit international humanitaire doit être respecté.

> Il y a 20 ans, 17 membres du personnel d’ACF France ont été tués dans leurs bureaux à Muttur, au Sri Lanka, lors de l’une des attaques les plus meurtrières jamais perpétrées contre des travailleurs humanitaires. Aujourd’hui, et chaque jour, nous honorons leur mémoire, appelons à la protection des travailleurs humanitaires partout dans le monde et au respect du droit international humanitaire.

> Les besoins au Venezuela restent immenses. Le pont aérien humanitaire de l’UE a déjà acheminé 214 tonnes d'aide. Aujourd'hui, un cinquième vol a atterri à Caracas, transportant 43 tonnes supplémentaires de matériel médical, d'abris et de produits de santé qui seront distribuées à nos partenaires sur le terrain.

> De nouvelles attaques de drones au Nord-Kordofan et au Nord-Darfour, au Soudan, ont une fois de plus fait des dizaines de victimes civiles. L’UE appelle les parties à la désescalade, à la protection des civils et à la garantie d’un accès humanitaire, conformément aux obligations découlant du droit international humanitaire.

> Prague connaît la valeur de la liberté. Cette ville, qui a contribué à inspirer l'Europe avec la Révolution de Velours, nous rappelle que la liberté doit être défendue et partagée. Cela inclut la liberté d'aimer et d'être soi-même. L'Europe est solidaire de toutes les personnes LGBTIQ+.

> À Gaza, le manque de matériel médical entrave la prise en charge des malades et des blessés, tandis que la surpopulation dans les camps de déplacés et les conditions d'hygiène déplorables favorisent la propagation des maladies. Pourtant, une nouvelle attaque israélienne a détruit deux entrepôts de matériel médical et fait de nouvelles victimes. Le cessez-le-feu doit être respecté. L'acheminement des fournitures essentielles doit être immédiat.

> En cette Journée européenne de commémoration de la Shoah, nous nous souvenons des plus de 500 000 Roms assassinés pendant la Shoah. Nous perpétuons leur mémoire pour l’avenir. Une Europe où chaque enfant grandit libre de toute peur. Où la haine n’a pas sa place. Nous n’oublierons jamais.

> Pour la première fois, l'Ukraine déploie une aide à l'UE via le mécanisme de protection civile de l'UE afin de soutenir la réponse de la France face aux incendies dévastateurs. Ce déploiement témoigne de la force de notre coopération et de notre solidarité européenne. Plus forts ensemble.

 

♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Engin Eroglu (député)
> La Chine ne répétera probablement pas les erreurs de la Russie et des États-Unis. Mais rien n'est moins sûr. Quiconque observe les quinze dernières années constate une tendance.
La Russie s'est affaiblie stratégiquement par ses interventions militaires, de la Syrie à la guerre contre l'Ukraine. Aujourd'hui, elle n'est plus une superpuissance mondiale. Cependant, en raison de son arsenal nucléaire, elle demeure une puissance extrêmement dangereuse, à l'instar de la Corée du Nord.
Les États-Unis ont également payé un lourd tribut à leurs interventions militaires, de l'Afghanistan aux conflits actuels avec l'Iran.
La Chine a emprunté une voie différente. Au fil des ans, elle n'a cessé de renforcer sa position économique, technologique, politique et, de plus en plus, militaire. Son ascension n'est pas uniquement le fruit de sa propre force. Elle résulte aussi de la faiblesse et des erreurs stratégiques des États-Unis et de l'Europe.
La conclusion est sans appel : la Chine est parvenue à reléguer les États-Unis au second plan dans de nombreux secteurs. C’est pourquoi j’estime improbable que la Chine commette la même erreur que la Russie en lançant une opération militaire contre Taïwan, s’isolant ainsi stratégiquement pour des décennies ou s’affaiblissant considérablement pour des décennies, comme l’ont fait les États-Unis.
Mais : Improbable ne signifie pas impossible. Et c’est précisément pourquoi l’Europe doit enfin régler ses problèmes internes. Nous devons cesser de rejeter la faute sur les pays tiers pour toutes nos propres erreurs politiques.
La Chine n’est pas responsable de notre bureaucratie excessive. Les États-Unis ne sont pas responsables de notre manque de compétitivité. La Russie n’est pas responsable de toutes nos erreurs en matière de politique énergétique. Nous avons pris ces décisions nous-mêmes. Et par le biais d’élections démocratiques, nous pouvons les corriger de manière crédible.
L’Europe a donc besoin d’un réajustement stratégique. Nous avons besoin de force économique. Nous avons besoin de souveraineté technologique. Nous avons besoin d’une énergie sûre et abordable. Et nous avons besoin d’une dissuasion militaire crédible. Une dissuasion suffisamment forte pour garantir que personne ne considère jamais une attaque contre l’Union européenne comme une option viable.
Dans le même temps, l'Europe doit être un rempart pour les États qui, comme nous, aspirent à vivre en liberté, en paix et dans la prospérité. Voilà ce que signifie pour moi l'autonomie stratégique. Non pas contre la Chine. Non pas contre les États-Unis. Non pas contre la Russie. Mais pour l'Europe.
Nous ne devons pas attendre que d'autres puissances commettent des erreurs. Nous devons veiller à ce que l'Europe soit suffisamment forte pour défendre ses intérêts, sa liberté et sa prospérité. La plus grande menace stratégique pour l'Europe n'est pas la force des autres. C'est notre propre faiblesse.

> Volkswagen, la Chine et l'échec industriel de l'Europe Le PDG de VW, Oliver Blume, réclame l'imposition rapide de droits de douane sur les véhicules hybrides rechargeables chinois. Son argument est pertinent : l'Europe n'a plus de temps à perdre. Mais ne nous leurrons pas : Les droits de douane ne sauveront ni Volkswagen, ni aucun autre employeur européen. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui est aussi le résultat des échecs de la direction des entreprises, des syndicats et des gouvernements ces dernières années. Des erreurs stratégiques ont été commises, les avertissements ignorés et les changements nécessaires sans cesse reportés. Alors que d'autres pays ont su orienter leurs industries vers l'avenir, l'Europe s'est trop longtemps repliée sur elle-même. Des mesures de protection sont donc nécessaires. Mais seulement comme un répit temporaire, et non comme un soutien permanent à des entreprises qui ont perdu leur compétitivité. Ces mesures ne doivent pas être dictées par des considérations partisanes, des intérêts de lobbying ou des opportunismes politiques. Elles doivent être cohérentes, limitées dans le temps et servir les intérêts de l'Europe. Car, au final, une chose demeure : On ne peut pas protéger la prospérité. Elle se mérite. Par l'innovation. Par la productivité. Par la performance. Par l'investissement. Par la compétitivité. Cela était vrai au siècle dernier. Et cela le restera au XXIe siècle. Je tiens donc à m'adresser ouvertement aux travailleurs : Si les syndicats considèrent que leur rôle consiste à exiger toujours moins de temps de travail tout en en demandant toujours plus, alors que la compétitivité internationale de nos entreprises décline, il nous faut de nouveaux syndicats. Les syndicats doivent à nouveau défendre la performance, les compétences, de bons salaires et la sécurité de l'emploi, et non l'érosion progressive de notre tissu industriel. Et aux dirigeants : Offrez-vous vos indemnités de départ et retirez-vous dans vos sanctuaires privés. Laissez les personnes compétentes, qui obtiennent des résultats et assument leurs responsabilités, façonner l'avenir de nos entreprises. Et aux responsables politiques : Cessez de prendre des décisions difficiles pour des raisons partisanes. L'Europe a besoin de responsables politiques prêts à prendre des décisions difficiles et impopulaires avant que d'autres ne le fassent à notre place. La Chine n'attend pas. Les États-Unis n'attendent pas. Le monde n'attend pas. L'Europe ne peut plus se permettre d'attendre. Nous n'avons pas besoin du protectionnisme européen comme modèle économique. Nous avons besoin d'une voie européenne vers une compétitivité renouvelée. Moins de bureaucratie. Plus d'innovation. Une énergie abordable et fiable. Plus d'investissements. Plus de productivité. Plus d'audace. Car au final, c'est simple : Si vous voulez la prospérité pour l'Europe, vous devez construire la compétitivité et non gérer le déclin de la prospérité.

 

Karin Karlsbro (députée)
> L'implication de Quisling [homme politique norvégien principal artisan de la collaboration avec l'occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale] dans une campagne électorale suédoise témoigne d'un mépris total pour les atrocités qu'il a infligées à la Norvège et au peuple norvégien durant la Seconde Guerre mondiale. Quiconque affiche un tel mépris pour l'histoire ne peut guère avoir un jugement éclairé sur le présent et l'avenir. La confiance est rompue.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> Nous, les Libéraux-Démocrates, considérons toujours la Loi fondamentale, même après 77 ans, comme une constitution solide qui ne devrait être modifiée que dans des circonstances exceptionnelles. Cependant, nous devrions abolir l'article 15 de la Loi fondamentale, qui établit les fondements de la socialisation des terres et des moyens de production.

> Il est impossible de le dire trop crûment : avec sa politique d’endettement excessive, la coalition joue avec l’avenir de la République fédérale d’Allemagne. Maintenir la discipline budgétaire tout en stimulant la croissance est possible. Ce qui fait défaut, c’est la volonté politique et les compétences nécessaires.

> Le secrétaire général du FDP, MartinHagen appelle le gouvernement fédéral à prendre des mesures décisives. « Il est impératif de mettre un terme définitif aux querelles de compétence concernant la défense anti-drones », a-t-il déclaré. Les systèmes de défense anti-drones devraient être obligatoires dans tous les aéroports, et les unités de défense anti-drones devraient constituer l'équipement standard de toutes les forces de police, tant au niveau national que fédéral.

> Die Linke [parti de gauche radicale] fait des expropriations massives une condition aux négociations de coalition. Nous voulons exactement le contraire : protéger et faciliter l’accès à la propriété. Le logement doit appartenir aux citoyens, et non à l’État.

 

Wolfgang Kubicki (président)
> La gestion de l'argent des contribuables a atteint un niveau d'impudence que je trouve intolérable. On assiste actuellement à un pillage inacceptable de l'avenir de nos enfants. Pour y mettre un terme, un changement radical de mentalité est indispensable.

> Il serait bon que le gouvernement ait au moins l'ambition de rendre les prix de l'énergie à nouveau compétitifs en Allemagne, tant qu'il restera une industrie dans le pays. La politique énergétique est une cause majeure de la grave crise économique que traverse notre pays. Si rien ne change sensiblement rapidement, la population ressentira avant tout la destruction de la prospérité qu'entraîne la désindustrialisation.

 

● Belgique 
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement de la Belgique) 

> Une nouvelle nuit, 17 civils de plus tués à Kiev. La Russie poursuit ses attaques délibérées contre les civils, cherchant à semer la peur et la terreur. Nous ne devons pas laisser ces atrocités quotidiennes se banaliser. Le soutien de l’Europe à l’Ukraine reste plus que jamais indispensable.

> La Belgique suit de près la situation à Ceuta. Lorsqu'un État membre situé à la frontière extérieure est soumis à une telle pression, il s'agit d'un problème européen, et non uniquement espagnol. Dans ces moments-là, l'Espagne doit garantir la protection de ses frontières et pouvoir compter sur l'implication des autorités européennes et marocaines. La protection des frontières extérieures de l'Europe demeure une priorité pour le gouvernement belge. Contrôler les frontières, adopter une position plus ferme à l'égard des migrants en situation irrégulière et démanteler le système des passeurs ne sont pas incompatibles avec une approche humaine : c'en est une condition essentielle. Les autorités espagnoles, avec lesquelles j'ai été en contact ce matin, et la Commission européenne prennent les mesures nécessaires pour gérer la situation, en coordination avec le Maroc. Ces mesures comprennent des mécanismes de retour pour les personnes ayant franchi illégalement la frontière, en plus des retours volontaires au Maroc, qui semblent déjà avoir lieu.

 

♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)

> Le talent, l'innovation et l'excellence wallonne rayonnent jusqu'à l'espace. Félicitations à Aerospacelab pour ce contrat historique dans le cadre d'IRIS2. Une réussite qui démontre que la Wallonie et la Belgique ont toute leur place dans les grands projets industriels et stratégiques européens.

 

♦ DéFI 
François de Smet (député)

> Plus de 95% des migrants ayant forcé le passage à Ceuta sont déjà repartis au Maroc. Cet épisode n'aura servi, sans surprise, qu'à alimenter l'agenda de l'extrême-droite, qui se construit un message identitaire sur la question migratoire, si commode comme carburant des peurs. Il est plus désolant, mais hélas dans l'air du temps, de voir des supposés libéraux surfer aussi sur cette vague et faire des liens lunaires avec une éventuelle politique de régularisation en Belgique.
Rien à voir. Vraiment. Comparer le petit jeu entretenu par le Maroc et l'Espagne à Ceuta avec la situation de 120 000 personnes sur notre territoire auxquelles l'Arizona ne propose rien (ni régularisation ni expulsion, car qui peut croire qu'on va expulser 120 000 personnes avec 2x600 places en centre fermé?).
La migration est un sujet difficile - peut-être le plus difficile de tous, car il mêle droit, histoire, économie, représentation. Le traiter de manière binaire en utilisant les peurs des gens est facile, si facile, surtout en cette ère des populismes rois. Mais cela ne nous mène nulle part.
On peut à la fois:
- lutter contre la migration illégale
- s'ouvrir à une migration de travail selon nos besoins de marché et de démographie
- opérer une régularisation humanitaire comme en 1999 et 2009
- accueillir dignement les réfugiés fuyant guerres et dictatures
Nous nous emploierons, avec DéFI, à le démontrer. Et à faire avancer sur ce sujet la raison et le courage. Contre la panique identitaire qui est désormais celle des partis nationalistes, conservateurs et ex-libéraux.

 

● Danemark
♦ Venstre liberale parti

> Personne ne devrait craindre pour sa sécurité lorsqu'il laisse ses enfants jouer dans le jardin ! Cette semaine, un loup a été aperçu à trois reprises près d'enfants jouant dans des jardins privés. Cela prouve clairement que les loups se sont trop approchés de nous. À Venstre, nous pensons qu'une réglementation plus stricte concernant les loups est nécessaire au Danemark.

> Que diriez-vous si le gouvernement vous demandait si vous souhaitez payer plus d'impôts ? La réponse la plus polie serait probablement « Non merci ». Et le gouvernement républicain le sait. C'est pourquoi il essaie de vous soutirer de l'argent en douce. Il procède par une manœuvre technique consistant à geler plus de 200 seuils du système fiscal. Une manœuvre qui permettra de soustraire plus de 12 milliards de couronnes aux Danois. Cette taxe cachée touche les Danois ordinaires qui travaillent. Les mères célibataires. Les familles avec enfants. Les retraités qui préparent leur retraite avec les derniers versements de leur pension. Aussi complexe et incompréhensible que soit la manière dont le gouvernement républicain présente cette taxe cachée, il s'agit bel et bien d'une augmentation d'impôts pour les Danois qui travaillent. Au sein du Parti libéral, nous voulons garantir que le travail soit toujours avantageux et que les Danois puissent conserver une plus grande part de leurs revenus.

> L'UE doit investir davantage dans les barbelés et les barrières, dans les gardes-frontières, dans davantage de navires et dans la prévention de l'immigration clandestine. La gauche a, au fil du temps, qualifié avec dérision le projet de frontières européennes renforcées de « Forteresse Europe ». Or, il ne saurait être problématique que l'UE devienne maîtresse de ses frontières et décide elle-même qui autoriser et qui refuser. À gauche, nous souhaitons modifier les règles afin que l'UE puisse suspendre la procédure d'asile générale dans les cas critiques et renvoyer immédiatement les personnes concernées. Par ailleurs, nous estimons que l'UE doit consacrer des fonds bien plus importants à la sécurisation de ses frontières extérieures. Car si nous voulons préserver l'Europe, nous devons veiller à choisir nous-mêmes à qui nous ouvrons nos portes.

> Jacob a payé plus de 100 % d'impôts. Comment est-ce possible ?! Depuis 20 ans, Jacob est indépendant. Mais comme il a principalement travaillé pour un seul client pendant deux ans, l'administration fiscale danoise le considère également comme un salarié. Résultat : Jacob est imposé deux fois, à la fois comme indépendant et comme salarié. Autrement dit, Jacob doit payer plus d'impôts qu'il n'a gagné. C'est complètement absurde. Mais ce n'est pas tout. Jacob doit également payer 600 000 couronnes d'intérêts. Il a déjà dépensé 375 000 couronnes en frais d'avocats et d'experts-comptables pour lutter contre ce système. Et pour porter plainte auprès de l'administration fiscale danoise, il doit également payer 6 500 couronnes de frais de réclamation. Jacob a donc déboursé près d'un million de couronnes de sa poche pour se défendre contre ce système. Et pour couronner le tout, l'administration fiscale danoise a informé Jacob que le traitement de son dossier pourrait prendre jusqu'à quatre ans et demi. Ce n'est pas justice. C'est un système qui a oublié qu'il est là pour le citoyen. Chez Venstre, nous voulons un système qui défende les intérêts du citoyen. Un système où personne n'est victime de double ou triple imposition ! Le citoyen doit primer sur le système.

 

● Espagne 
♦ Ciudadanos 
> Ce qui se passe à Ceuta est la conséquence d’un gouvernement incapable de défendre les frontières de l’Espagne et de faire face au chantage permanent du Maroc. Pendant que Sánchez se tait et regarde ailleurs, l’Espagne perd son autorité. Il est temps de défendre nos frontières.

 

● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom

Szilas Kincso (présidente)
> La construction de résidences universitaires permettrait également de réduire les prix de la sous-location. C'est pourquoi nous espérons que le gouvernement lancera au plus vite la construction de nouvelles résidences à Budapest et dans les villes universitaires. Selon les dernières données, 57 000 jeunes ont postulé pour 17 000 places en résidence universitaire à Budapest. Ainsi, même si toutes les places étaient occupées, des dizaines de milliers d'étudiants n'auraient pas de logement. De plus, certaines résidences sont dans un état insalubre, ce qui explique un taux d'occupation inférieur à 100 %. Des dizaines de milliers d'étudiants, contraints de quitter leur résidence, se retrouvent à sous-louer. Cette forte demande contribue à la hausse actuelle des loyers, car les étudiants, en plus des travailleurs et des familles, cherchent à louer. Si les étudiants se retiraient du marché de la sous-location, cela entraînerait une consolidation des prix à long terme. Par conséquent, la pénurie de places en résidence universitaire pénalise tout le monde. Les étudiants sont contraints de vivre plus cher et dans des conditions souvent moins confortables que dans une chambre de résidence moderne, souvent loin des campus. D'autres acteurs peuvent pratiquer des loyers plus élevés en raison d'une forte demande. Bien sûr, opter pour la sous-location peut aussi être un choix délibéré. ​​Les jeunes actifs qui souhaitent s'installer en sous-location sont confrontés à des loyers exorbitants. Le salaire médian net en Hongrie est de 432 000 HUF, tandis que le loyer d'un studio moyen à Budapest avoisine les 200 000 à 250 000 HUF. À cela s'ajoutent les charges, si bien qu'un jeune célibataire consacre plus de 60 % de son salaire au logement, et un jeune couple plus d'un tiers. Ainsi, même s'ils le souhaitaient, ils n'ont aucune chance d'épargner pour un apport initial pour leur propre appartement. La construction de résidences universitaires profiterait à tous les jeunes : les étudiants auraient accès à des logements abordables à proximité de l'université, et les loyers seraient plus accessibles aux jeunes actifs et aux familles. La construction de logements locatifs publics et municipaux est un bon outil pour la gestion à long terme de la crise du logement, mais une solution bien plus rapide consiste à construire des dizaines de milliers de lits en résidence universitaire à Budapest et dans les villes universitaires. Les plans de la Cité étudiante de Budapest sont prêts depuis sept ans, et les villes universitaires regorgent de terrains et de bâtiments inutilisés, prêts à être construits ou transformés en résidences étudiantes. Seule la volonté politique fait défaut. Nous attendons du nouveau gouvernement qu'il lance immédiatement et massivement la construction de résidences étudiantes à Budapest et dans les villes universitaires !

> La chaleur n'est pas un enjeu politique ! Ces derniers temps, nous sommes nombreux à ressentir le stress lié à la chaleur, notamment pour les personnes âgées, les familles avec de jeunes enfants et les personnes atteintes de maladies chroniques. Dans ces cas-là, il ne s'agit pas de savoir qui a dit d'économiser l'énergie ou de prendre soin les uns des autres. C'est une responsabilité partagée. N'éteignez pas la climatisation et ne faites pas attention à votre consommation d'eau simplement parce que Péter Magyar l'a demandé. Si le gouvernement Fidesz nous avait demandé de prendre nos responsabilités et de faire des économies (ce qu'il n'a jamais fait en 16 ans), nous aurions dû le faire de toute façon, car c'est la chose à faire en ces temps difficiles. En tant que citoyens hongrois, c'est dans l'adversité que l'on voit vraiment si existe une solidarité sociale, une solidarité et une capacité à penser aux autres. Prenons soin des personnes âgées, des personnes vivant seules, de nos voisins et de nos familles ; dans ces situations, un simple coup de fil peut faire toute la différence. Utilisons l'énergie avec sagesse pour éviter la surcharge du réseau, et n'oublions pas que nous faisons partie des populations les plus chanceuses, car il est important de rendre la pareille. N'oublions pas les sans-abri, les travailleurs en plein air : offrir un verre d'eau est un petit geste qui compte énormément. Partageons les informations utiles (lieux frais, points d'eau potable, conseils de santé). Les conditions météorologiques extrêmes nous affectent tous, indépendamment de nos opinions politiques. Il ne s'agit pas d'une question de convictions politiques, mais de solidarité. Prenons soin les uns des autres face à cette chaleur.

 

● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)

> Nous constatons une réelle accélération dans la construction de logements neufs. Plus de 16 600 maisons et appartements ont été construits au cours du premier semestre, un record pour cette période. C’est un progrès très encourageant, mais nous sommes déterminés à poursuivre sur cette lancée.

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 

> À la veille de la pause estivale du Parlement, en jetant un regard rétrospectif sur cette année, force est de constater que nous n'avons accompli que peu ou rien de significatif pour l'Italie. De nombreux débats sur les référendums, les scandales et diverses élections locales. De nombreux décrets aux titres ronflants, mais peu de résultats concrets. Aucune réforme structurelle concernant l'industrie, l'énergie, la compétitivité, l'emploi, l'éducation, la sécurité, la culture, la défense et surtout la santé. Le gouvernement a plus ou moins maintenu le cap sur l'Ukraine et les comptes, mais c'est tout.
Aucune proposition sur la manière de renforcer l'Europe ; nous avons fait preuve d'une « bonne volonté » tiède. Rester en Italie alors que le monde est plongé dans le chaos peut être rassurant, mais cela ne contribue pas à notre sécurité. Le système de santé se dégrade d'année en année, l'ILVA ferme ses portes, les usines se vident et les jeunes partent.
Nous risquons réellement de devenir une simple destination touristique de masse. De nombreuses propositions sont bloquées au Parlement, qu'il s'agisse du bouclier démocratique, de la limitation de l'utilisation des réseaux sociaux par les enfants de moins de 14 ans, de l'accélération du développement du nucléaire et de la relance de l'Industrie 4.0, de la mise en appel d'offres pour les concessions hydroélectriques ou du rééquilibrage des droits d'accise entre les produits de luxe et les carburants.
Nous reprendrons les travaux en présentant en septembre un document sur la santé, assorti d'un horizon de dix ans. Au Royaume-Uni, la majorité et l'opposition ont partagé son contenu et voté ensemble. Ce sera difficile. Mais c'est le rôle des réformateurs : rechercher le pragmatisme là où il n'y a que du bruit.

> La décision du gouvernement italien de suspendre l'espace Schengen était inutile, absurde et motivée uniquement par des considérations électorales. De toute évidence, aucun immigré clandestin n'a été identifié. Évitons maintenant de déclencher une spirale négative pour tous. Le gouvernement devrait immédiatement retirer cette mesure et en rester là.

> Je considère la commission covid19 comme une tentative de vengeance indigne, à l'image de ce qui se passe aux États-Unis contre Fauci. Cela dit, Conte se révèle être un populiste piètre et lâche. Heureusement, le gouvernement Draghi a pris en charge la campagne de vaccination que Conte n'a pas su mener à bien. Voilà l'histoire. En fin de compte, ni la droite ni la gauche ne parviennent à assumer leurs responsabilités. Toujours des slogans et du populisme.

> Comme toujours, les limites du bipopulisme apparaissent clairement en matière de défense. Les coalitions ne tiennent pas et nous nous ridiculisons sur la scène internationale. Le point de vue d'Azione est clair: nous avons besoin d'argent pour construire une OTAN européenne. Et c'est urgent, sinon nous encouragerons l'agression militaire et commerciale. Une classe dirigeante incapable d'assumer la responsabilité de dire la vérité au pays ne mérite pas de le gouverner.

> Donc :
1) Meloni ne peut pas affirmer que le massacre de Bologne était fasciste ;
2) Schlein ne peut pas dire que Conte ne peut pas être un allié s'il refuse d'envoyer des armes en Ukraine ;
3) la CGIL ne peut pas déclarer que le port du niqab à l'école (et ailleurs) est inacceptable ;
4) Tajani ne peut même pas se montrer pro-européen sur la question de Schengen.
5) Renzi (le seul sénateur) refuse de déclarer ses impôts.
Bref, rien ne change.

> Il n'existe pas de « modèle albanais ». Les centres de rapatriement en Albanie sont un échec économique et opérationnel tragique. Ces centres devraient être construits dans les régions italiennes. Ils serviraient à détenir les migrants en situation irrégulière qui commettent des délits et qui, après avoir reçu un ordre de départ, retournent à la criminalité. C'est le travail nécessaire, mais il n'est pas entrepris car les régions et les municipalités s'y opposent et parce que ce gouvernement privilégie systématiquement les premières au détriment d'une action politique et institutionnelle efficace. Soyons sérieux : ces manœuvres électorales sont vaines.

 

♦ Spazio pubblico 
Pina Picierno (leader)

> Matteo Renzi, le problème ne réside pas dans les primaires. Le problème, c'est ce que chaque coalition apporte et les limites politiques et morales qu'elle se fixe. Dans toutes les démocraties, il existe différentes cultures progressistes. Mais dans aucune démocratie sérieuse, il n'est considéré comme normal de voter pour soutenir ou favoriser un agresseur. Les exemples que vous citez démontrent que les primaires ne peuvent ni établir ni supprimer les lignes rouges en matière de défense de la liberté, de la démocratie et de l'État de droit. Obama et Sanders sont différents, Biden et Ocasio-Cortez sont différents, mais aucun d'eux ne pense qu'il soit nécessaire de désarmer Kiev pour instaurer la « paix » exigée par Moscou, et aucun n'a jamais remis en question le soutien politique, économique et militaire apporté à la lutte pour la liberté et la dignité de quarante millions d'Ukrainiens. Trump l'a fait, et j'imagine que vous n'accepteriez pas d'organiser des primaires progressistes avec lui en Italie. Le pluralisme est un atout. L'ambiguïté sur les principes fondamentaux ne l'est pas. L’Europe, l’État de droit, l’atlantisme et la défense de la liberté des peuples persécutés ne sont pas des détails de programme à laisser au hasard lors d’une primaire : ils constituent le fondement de toute alternative démocratique. Les primaires peuvent désigner un dirigeant, mais non effacer de profondes incompatibilités politiques. Avant même de choisir un candidat, il est indispensable d’avoir une vision claire du projet. Car gagner des élections ne suffit pas : il faut savoir quoi faire et avec qui.

> Nous n’envisageons pas de créer un parti unique ; nous construisons un pôle pro-européen, réformiste et libéral, un centre démocratique issu d’une alliance entre différents partis et mouvements qui conservent leur autonomie et leurs spécificités, mais qui, ensemble, veulent combattre le bipopulisme italien par une offre politique radicalement pro-européenne, démocratique et anti-totalitaire.

> Nous essayons de reconstruire le centre-gauche italien, ce qui était autrefois le Parti démocrate originel, en dehors d'un camp aussi ouvertement anti-européen que le camp politique dans son ensemble. Démocrates, libéraux, socialistes et radicaux sont avec nous. (…) Nous avons besoin d'engagement et de détermination pour éviter de livrer l'Italie à ce bipopulisme qui fait plus de mal que la grêle.

> Les positions exprimées par Conte sont clairement pro-Poutine. Vous êtes à la croisée des chemins, amis pro-européens et démocrates de Campo Largo. Vous êtes à la croisée des chemins, amis du Parti démocrate. Monsieur le Secrétaire du Parti démocrate, vous ne pouvez plus vous dérober à vos responsabilités. Mesdames et Messieurs Renzi, Magi et Maraio, vous avez deux options : soit abandonner Conte, reconnaître qu’aucun démocrate ou progressiste européen ne peut accepter ces thèses et reconstruire le centre-gauche italien ; soit balayer sous le tapis les ruines et les victimes des villes ukrainiennes, ainsi que l’anti-européanisme du Mouvement Cinq Étoiles, en prétextant une alliance électorale que vous souhaitez à tout prix, et en faisant comme si de rien n’était. Nous continuerons de rappeler au pays qu’aucune alliance n’est possible avec ceux qui proposent de laisser l’Ukraine sans défense et des millions de citoyens européens à la merci de l’impérialisme de Poutine et de sa soif de pouvoir. Spazio pubblico continuera de se tenir aux côtés de la démocratie, de la liberté et de l’Europe. Et chers amis démocrates, nous espérons vous retrouver sur la même voie, résolument alternative à celle d'un pro-Poutinisme honteux déguisé en pacifisme.

> Alors que la Russie poursuit ses bombardements sur les villes ukrainiennes, Conte annonce qu'il ne votera pas pour un soutien militaire à Kiev et qu'il s'oppose au plan de défense européen et à la ligne ferroviaire à grande vitesse. Ces positions éloignent toujours plus le camp Lavrov de Bruxelles et le rapprochent de Moscou. Je m'adresse à mes amis du Parti démocrate et aux pro-européens, ainsi qu'aux réformistes des autres partis de ce camp : comment pouvons-nous espérer construire une alternative crédible à ce gouvernement avec ceux qui considèrent la défense de l'Ukraine comme un problème plutôt que comme une responsabilité ? Comment pouvons-nous promettre à l'Italie un avenir européen quand nos alliés veulent désarmer les attaqués aujourd'hui et laisser l'Europe seule, faible et isolée demain, de la défense à la mobilité ? Il est temps de sortir de l'ambiguïté. Nous avons besoin d'une mobilisation politique des pro-européens, des démocrates et des réformistes qui n'entendent pas livrer l'alternative ni au nationalisme de droite ni au neutralisme pro-russe. Spazio pubblico est également né pour cela : construire un front européen libre et responsable. Ceux qui partagent ce combat devraient choisir leur camp.

> Déclarez immédiatement une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine afin de prévenir les attaques contre les personnes âgées, les femmes et les enfants sans défense. Ce qui se passe à Kiev est insupportable. Et l'absence d'indignation et de réaction l'est encore plus. Honte à Vladimir Poutine, assassin en série, criminel de guerre ! Honte !

 

● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)

> La sécheresse persistante cause également des problèmes aux Pays-Bas. Les incendies de forêt dans le sud du pays ont ravagé la nature. À Venray aussi, où je suis passé aujourd'hui, les dégâts sont considérables et la reconstruction prendra des années. Grâce aux pompiers, aux associations de protection de la nature, à la police, aux bénévoles et aux agriculteurs qui ont travaillé sans relâche jour et nuit, l'incendie est maîtrisé. Un immense merci à tous ! J'admire leur travail acharné, ici comme lors des autres incendies de forêt aux Pays-Bas.

> L'égalité des droits pour tous et toutes, partout dans le monde, quelles que soient votre identité et vos préférences. C'est l'objectif de la Conférence mondiale des droits humains de la Fierté à Amsterdam. Des leaders et des militants du monde entier s'y réunissent pour échanger leurs expériences et leurs idées. C'est aussi l'occasion de réfléchir à la haine qui persiste envers les personnes LGBTQI+, y compris aux Pays-Bas. J'ai donc annoncé le lancement d'une campagne contre la discrimination en ligne et un investissement accru dans la sécurité des personnes LGBTQI+. Ainsi, nous avançons vers des Pays-Bas où règne l'égalité pour tous et toutes.

> Aujourd'hui, c'est la Marche des Fiertés d'Amsterdam. Chaque année, c'est un moment unique. La Fierté célèbre la liberté, l'égalité et l'inclusion. Il reste encore beaucoup à faire pour la communauté LGBTI, aux Pays-Bas comme à l'étranger. C'est précisément pourquoi il est important de célébrer ensemble aujourd'hui. Et c'était un honneur pour moi d'être le premier Premier ministre néerlandais à y participer. Je souhaite à tous une merveilleuse Amsterdam Pride et une World Pride !

> Ce fut un plaisir de m'entretenir avec mon ami et collègue Zelensky et de réaffirmer notre soutien indéfectible à l'Ukraine dans sa lutte quotidienne contre l'agression russe. Les Pays-Bas sont solidaires du peuple ukrainien dans sa quête de paix.

> De l'énergie pour deux pays, et non un. Aujourd'hui à Anvers, j'ai assisté, en compagnie du Premier ministre De Wever, à l'inauguration de Brabo III. Un nom prestigieux et un projet d'une importance capitale. Grâce à la coopération entre les gestionnaires de réseaux belge et néerlandais, l'approvisionnement en électricité du port d'Anvers et l'injection de cette énergie dans le réseau néerlandais sont améliorés. C'est ainsi que nous construisons l'infrastructure énergétique de demain, gage de notre indépendance et de notre fiabilité.

> Les images de Ceuta sont profondément émouvantes. Il est encourageant de constater que l'Espagne et le Maroc s'efforcent de maîtriser la situation. Les Pays-Bas déplorent les décès causés par les trafiquants d'êtres humains. Avec 21 autres dirigeants de l'UE, j'appelle la présidence irlandaise à convoquer les ministres européens des migrations afin d'examiner la situation.

 

● Pologne
♦ Polska 2050
> Les promoteurs comptaient sur votre incompréhension quant à leurs prix. La loi Polska 2050 met fin à ce jeu de cache-cache. Le Président a promulgué la loi. Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Les promoteurs publieront les prix des appartements dans un format unique. Leurs offres pourront ainsi être recherchées et comparées automatiquement. Toute personne ne respectant pas ces nouvelles règles sera tenue responsable par l'Office de la concurrence et de la protection des consommateurs (UOKiK). La loi Polska 2050 rétablit progressivement l'équilibre du marché. Car la politique du logement est avant tout destinée à servir les intérêts des personnes qui achètent un appartement pour y vivre. C'est aussi simple que cela.

> Les soins aux personnes âgées représentent bien plus que de simples tâches quotidiennes. C'est une question de présence, de patience et de sécurité. À l'occasion de la Journée des aidants familiaux, nous remercions toutes les personnes qui prennent soin des aînés au quotidien et leur permettent de vivre dans la dignité. Votre travail est inestimable. Merci !

> Karol Nawrocki était censé changer la Pologne. Mais quand on examine son programme électoral un an plus tard, la situation devient gênante. Et le meilleur pour la fin : le Fonds de développement des technologies de rupture ? Nawrocki l’avait promis. Nous l’avons créé. Et avec des fonds européens, qui plus est.

> Un pas de plus et les chiens sauveteurs des sapeurs-pompiers volontaires auront enfin leur place dans la loi polonaise ! Le Sénat a adopté un projet de loi préparé par le député de Polska 2050, Romowicz Bartosz. Ce texte simplifie la formation et les examens et établit un cadre clair pour la coopération entre les chiens de sauvetage des sapeurs-pompiers volontaires et les autres services. Le projet de loi est maintenant soumis à la signature du Président. Bravo, Romowicz Bartosz ! Et surtout, une excellente nouvelle pour les officiers, leurs collègues et les citoyens dont ils assurent la sécurité au quotidien.

> D'abord, dissuader les citoyens d'adhérer à une politique de l'UE. Puis à une autre. Et enfin, dire : « Alors, quittons l'UE ? » Voilà pourquoi la seconde tentative de référendum de Karol Nawrocki devrait susciter de vives inquiétudes. Certes, l'UE a besoin de changement. Certes, certaines politiques climatiques doivent être revues. Mais la Pologne devrait siéger à la table des négociations et défendre fermement ses droits, au lieu de s'en écarter ostensiblement. Un référendum coûtant des centaines de millions ne saurait remplacer les réformes, les négociations ou une politique européenne ambitieuse. Pologne 2050 souhaite une Pologne forte au sein d'une UE en mutation. Pas une Pologne menée par petites étapes vers une sortie.

> Derrière chaque veto du président Nawrocki se cachent des individus précis. Des personnes censées bénéficier de ces changements. SAFE – ce veto aurait pu nous coûter plus de 180 milliards de zlotys pour la sécurité, l'armée polonaise et l'industrie de la défense. Heureusement, le gouvernement de coalition du 15 octobre a trouvé une autre solution et a obtenu ces fonds pour la Pologne. Divorces simplifiés – les conjoints consentants sans enfants mineurs doivent toujours se présenter au tribunal, ce qui représente une perte de temps, d'énergie et d'argent, alors même que les deux parties souhaitent la même chose. Statut de personne proche – l'un des vetos les plus incompréhensibles. Des personnes vivant ensemble depuis des années se retrouvent toujours sans solution simple pour leurs problèmes médicaux, fiscaux et administratifs. Parc de la vallée de l'Oder inférieur – d'une seule décision, le président a bloqué la création du premier nouveau parc national en 24 ans. La nature a perdu, mais les habitants aussi, pour qui le parc était censé être une opportunité de développement touristique et une source de revenus supplémentaires pour la région. Agriculteurs actifs – le soutien public était censé aller en priorité à ceux qui exploitent réellement des fermes et produisent des aliments. Le président a dit : NON. Fondations familiales – la réglementation visait à empêcher que les fondations ne soient utilisées à des fins de fraude fiscale. Le veto signifie que ces possibilités restent ouvertes. Un veto n'est pas un simple avertissement. Chaque veto a des conséquences très concrètes pour les citoyens. « La Pologne d'abord. Les Polonais d'abord » ? Monsieur le Président, il est de plus en plus difficile de percevoir cet esprit dans ces décisions.

> Polska 2050 a été clair dès le départ : le marché du logement a besoin de règles normales. C’est pourquoi nous avons supprimé les prêts hypothécaires à taux zéro, rendu publics les prix des appartements et mis en place des solutions pour protéger les acheteurs. Mais rationaliser le marché ne suffit pas. Nous avons besoin de davantage de logements abordables. C’est pourquoi nous livrerons 5 000 appartements SIM d’ici la fin de l’année et 30 000 d’ici fin 2029. La ministre Kpelczynska a démontré qu’une politique du logement efficace doit aussi concerner la Pologne locale. Car une Pologne locale forte est, avant tout, un endroit où il fait bon vivre.

> « Ce n'est pas possible. » « Pas maintenant. » « Qui a besoin de ça ? » « C'est une mauvaise idée. » Nous connaissons ce discours par cœur.
Voilà ce qui s'est passé lorsque Polska 2050 a évoqué une taxe sur les bénéfices bancaires exceptionnels. Et pourtant, c'était possible.
Voilà ce qui s'est passé lorsque Polska 2050 a parlé de libérer les écoles des smartphones.
Les changements entreront en vigueur en septembre. Le même scénario s'est produit concernant les droits des résidents et des collectivités locales en matière de locations de courte durée.
Polska 2050 a fait pression pour des améliorations, et la loi est en cours d'amélioration.
Et c'est la même chose pour la deuxième tranche d'imposition, que Polska 2050 réclame depuis longtemps à augmenter. Il y a peu encore, on nous disait que c'était impossible. Aujourd'hui, le ministère des Finances y travaille déjà.

> L'arme la plus économique de Poutine ? La division de la Pologne. Nul besoin de missiles ni de chars. Il suffit de propagande, de milliers de mensonges en ligne et de politiciens prêts à instrumentaliser la peur et l'incitation à la haine contre les Ukrainiens pour gagner des soutiens. C'est précisément sur cela que compte le Kremlin.

> Il faut bien que quelqu'un prenne l'initiative. C'est pourquoi Pologne 2050 propose des solutions concrètes. Nous œuvrons pour que le marché du logement soit du côté des citoyens, et non des lobbyistes et des promoteurs immobiliers. Nous avons lancé la lutte pour des écoles sans smartphones et avons obtenu gain de cause. Nous veillons à ce que les fonds de l'Office national de la propriété (ONP) profitent au développement de toute la Pologne, et pas seulement des grandes métropoles. C'est grâce à notre persévérance que le gouvernement a repris l'examen du projet de loi qui donnera aux collectivités locales les moyens de réglementer les locations de courte durée. C'est grâce à nos pressions que le gouvernement travaille à la revalorisation de la deuxième tranche d'imposition. Pologne 2050 répond aux préoccupations des citoyens.

> Il y a plus d'un an, Szymon Holownia l'affirmait clairement : il est temps de libérer les écoles des smartphones. Pologne 2050 a élaboré un projet de loi et a convaincu ses partenaires de la coalition que ce changement était indispensable. Aujourd'hui, les écoles sans smartphones deviennent une réalité, et notre initiative bénéficie du soutien impressionnant de 75 % des Polonais. Il est temps maintenant de passer à l'étape suivante : définir des règles de sécurité pour l'accès des enfants aux réseaux sociaux et les protéger efficacement contre les algorithmes addictifs qui diffusent des contenus nuisibles. Le bien-être des enfants doit primer sur les profits des géants du numérique qui exploitent leur attention.

 

Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> J'avoue attendre patiemment la réaction de M. Sławomir Mentzen depuis plusieurs jours. J'attendais une condamnation des propos scandaleux des politiciens de l'AfD qui nous ont traités, nous autres Polonais, d'«Afro-Américains d'Europe» et ont tourné en dérision la question des réparations de guerre. Malheureusement, je n'ai reçu aucune réaction. Si des politiciens ukrainiens avaient tenu des propos similaires à l'encontre de la Pologne, la Confédération aurait protesté dans tout le pays. Mais lorsque ces propos offensants ont été proférés par l'AfD, parti néofasciste, la Confédération est restée muette. Monsieur Mentzen, avez-vous peur de réagir ? Ou pensez-vous que vos alliés allemands ont le droit d'insulter les Polonais sans raison?

 

♦ Unia Centrum
> La multiplication des vagues de chaleur n'est pas un hasard. Le changement climatique est une réalité à laquelle nous sommes confrontés chaque été. Il est impératif d'agir pour en limiter les effets et mieux préparer nos villes à l'avenir.

> Les interdictions ne résoudront pas le problème. Il nous faut des règles raisonnables. Nous ne sommes pas favorables à l'interdiction des locations de courte durée ni à l'imposition des mêmes restrictions à tous. Nous soutenons une régulation rationnelle du marché et des outils efficaces permettant à la police d'intervenir en cas d'infractions et de troubles à l'ordre public. La sécurité des résidents est primordiale. L'État devrait lutter contre les comportements perturbateurs, et non contre les propriétaires et locataires de bonne foi.

 

Paulina Hennig-Kloska (présidente)
> Un sondage montre clairement que les Polonais souhaitent une transition énergétique menée avec sagesse et dans l'intérêt des citoyens. C'est précisément ainsi que nous la mettons en œuvre, en associant protection du climat, sécurité énergétique et stabilisation du coût de la vie.

> Je vois une année de vetos, de chaos et d'idées difficiles à prendre au sérieux. Une année où, au lieu de construire des accords, les conflits se sont multipliés. Une année d'initiatives sans résultats. Le rejet aujourd'hui par le Sénat de la motion référendaire en est un parfait exemple et en dit long sur cette présidence.

> Nous mettons en place un programme pilote de modernisation thermique, et un programme national est sur le point d'être lancé. Il vous suffit de créer une association de logement et de soumettre une demande de financement auprès de votre administration locale.

> La fermeture de la centrale électrique de Paks et les problèmes d'approvisionnement énergétique en Hongrie soulignent l'importance de la diversification des sources d'énergie et du développement de la production décentralisée. Nous diversifions nos sources d'énergie afin de garantir un système électrique stable et sûr, et d'assurer un approvisionnement suffisant en énergie aux ménages et aux industries, même en cas de sécheresse en Europe.

 

● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Depuis son adhésion il y a quarante ans, le Portugal a déjà perçu plus de 167 milliards d'euros de fonds européens. Accords-cadres communautaires successifs, puis Portugal 2020, puis Portugal 2030. La convergence reste un mirage, et nous avons même financé jusqu'à 80 % des investissements publics uniquement grâce à l'argent de Bruxelles. Le Portugal n'a pas appris à croître grâce à l'argent européen ; il a appris à en dépendre. Et cet argent s'épuise. Le Plan pour la reprise et la résilience (PRR), qui s'achève cette année, n'a pas fait exception à cette règle ; il n'en a été qu'un chapitre de plus : un nouveau filet de sécurité généreux, une nouvelle occasion de réformer, et une fois de plus, des résultats bien en deçà de ce que justifiait ce financement. C'est cette situation qui devrait être plus alarmante que n'importe quelle étude : un pays à la croissance anémique, une fenêtre de financement européen qui se referme, et un gouvernement qui, après avoir promis d'être réformateur, a fait preuve de la même incompétence qu'il a critiquée pendant huit ans. Sans réformes entreprises dès maintenant, avec les fonds restants, la productivité n'augmentera pas par décret lorsque les financements seront épuisés. La croissance est encore plus lente, les marges de manœuvre budgétaires réduites, et l'ajustement possible aujourd'hui grâce aux fonds européens devra être réalisé ultérieurement uniquement par le biais des impôts des Portugais. Quel sera le sort du pays si cette opportunité est également gâchée ? Je n'ai pas de réponse rassurante à apporter. Je suis certain qu'une telle occasion ne se représentera pas de sitôt. IL continue de présenter des propositions concrètes précisément parce que l'alternative à une réforme immédiate est une réforme différée, avec moins de moyens et de temps, dont le coût sera entièrement supporté par la croissance que nous n'aurons plus en excédent. Un gouvernement qui se prétend réformateur doit choisir : utiliser le temps et les fonds dont il dispose encore, ou rejoindre la longue liste des gouvernements portugais qui ont promis le changement et n'ont fourni que des excuses.

 

● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)

> J'ai signé aujourd'hui les décrets de promulgation de deux actes normatifs importants pour la stabilité économique du pays et la protection des revenus des Roumains : la loi relative à la déclaration d'état de crise sur le marché des produits pétroliers et la loi prolongeant le délai d'application du taux réduit de TVA sur l'acquisition de logements. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et l'extrême instabilité du marché pétrolier international ont entraîné une accélération de la hausse des prix des carburants, y compris dans notre pays. Une intervention rapide de l'État s'avérait à nouveau nécessaire, car cette hausse des prix se répercute sur les coûts pour les citoyens et les acteurs économiques, avec des conséquences directes sur le pouvoir d'achat, la compétitivité économique et la stabilité des secteurs nationaux essentiels. Les mesures de protection instaurées par cette loi visent à déclarer l'état de crise sur le marché pétrolier, à réduire les droits d'accise sur le diesel, à plafonner les marges commerciales, à interdire temporairement les exportations de diesel sans autorisation préalable du ministère de l'Énergie afin de privilégier la sécurité de la consommation intérieure et à instaurer une contribution de solidarité pour les grandes compagnies pétrolières. La seconde loi que nous avons promulguée aujourd'hui prolonge jusqu'au 30 septembre la date limite d'achat de logements avec une TVA réduite à 9 % et supprime les surcoûts pour les acquéreurs touchés par la cyberattaque contre l'Agence nationale du cadastre et de la publicité immobilière. Parallèlement, les personnes ayant signé un compromis de vente avant le 31 juillet 2025 pourront finaliser la transaction sans majoration de TVA jusqu'à fin septembre. Dans un contexte politique complexe, l'adoption par le Parlement de mesures justes et nécessaires pour les Roumains est un signe de stabilité et de maturité. Au-delà des querelles politiques, ce qui importe, ce sont les décisions qui profitent aux Roumains et les protègent.

> Ce soir, nous avons promulgué une série de lois nécessaires à la réalisation des étapes cruciales du Plan national de relance et de réforme (PNRR), ainsi que ratifié l'Accord SAFE, actes normatifs relatifs à la capacité de l'État à respecter ses engagements et à saisir les opportunités de développement. L'accès de la Roumanie aux principaux fonds européens pour la modernisation et l'investissement demeure ainsi garanti. Pour les Roumains, les fonds du PNRR se traduisent par de meilleurs services et une amélioration de la qualité de vie, car ils financent la construction de nouveaux hôpitaux, la modernisation des écoles et l'entretien des routes. Ces fonds permettent également des réformes qui assurent un fonctionnement plus efficace de l'État, telles que le Code administratif et le projet de primes pour les agents de l'ANAF et des Douanes qui dépassent les objectifs de recouvrement ou découvrent des fraudes importantes. Un autre projet important est le Code d'urbanisme, qui constitue une étape essentielle vers la clarification et la modernisation du développement urbain, intégrant notamment les résultats du référendum validé par les Bucarestois, que nous avons initié en 2024. C'est un signal très positif, car la démocratie ne se limite pas à l'organisation d'un référendum, mais implique également la traduction de la volonté des citoyens en décisions législatives. Les lois adoptées aujourd'hui par le Parlement et désormais promulguées illustrent parfaitement une politique axée sur les objectifs prioritaires, privilégiant la résolution des conflits. Ainsi, la confiance des agences de notation envers la Roumanie est préservée, ce qui encourage également les investisseurs à maintenir leur intérêt pour notre pays. J'ai également suivi avec attention les débats d'aujourd'hui sur la modification de la législation relative à la décarbonation. L'intérêt national englobe à la fois la sécurité énergétique, le respect des engagements pris par la Roumanie et la protection de la stabilité économique et financière du pays. Si le Parlement adopte la loi telle qu'elle résulte des travaux des commissions, je l'analyserai avec la plus grande rigueur et userai de toutes mes prérogatives constitutionnelles, y compris le droit de demander un réexamen, afin que la Roumanie puisse soumettre les demandes de paiement restantes et ne perde pas des milliards d'euros du PNRR.

 

● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)

> Le parti des Verts refuse d'assumer les conséquences de ses politiques. Une immigration accrue engendrerait une ségrégation plus importante. La hausse du prix du carburant rendrait le quotidien des familles plus difficile. La fermeture des centrales nucléaires entraînerait une augmentation du prix de l'électricité. Nous avons déjà constaté les effets de leurs politiques naïves. La Suède mérite mieux !

> Je suis ravi qu'Ebba Busch souligne l'importance du contrôle étatique sur la protection sociale. Elle évoque souvent les problèmes du système de santé, et je mets l'accent sur l'école. Je crois simplement que nous sommes d'accord sur le fait que la gestion de la protection sociale en Suède présente aujourd'hui de graves lacunes. L'élève qui manque d'enseignants qualifiés et le parent qui attend une opération méritent une protection sociale digne de ce nom. Durant ce mandat, nous avons renforcé le contrôle de l'État sur la protection sociale. Nous avons coordonné les actions avec les services d'aide à la prise en charge et réglementé le temps de préparation et d'enseignement des enseignants. Nous avons alloué des ressources à la santé et octroyé le budget scolaire le plus important de l'histoire moderne. Les Libéraux souhaitent poursuivre dans cette voie et légiférer pour que les classes ne dépassent pas 20 élèves. Nous voulons également adopter une approche étatique en matière de santé et légiférer pour que chacun ait un médecin traitant. Le droit à une bonne éducation et à des soins de santé de qualité ne doit pas dépendre du lieu de résidence. Je crois que le prochain gouvernement a une occasion unique de parvenir à un accord sur la manière de faire de l'éducation et de la santé des responsabilités nationales.

> Liberté d'être soi-même ! Hier, j'ai participé à la Marche des Fiertés pour défendre le droit de chacun à choisir qui il est et à aimer qui il veut. La marche est importante chaque année, mais hier, après l'attentat terroriste de la semaine dernière à Berlin, danser dans les rues de Stockholm avait une signification particulière. Le combat est loin d'être gagné et je ne baisserai pas les bras tant que chacun ne se sentira pas libre d'être soi-même.

 


mercredi 5 août 2026

Propos centristes. Monde – Ukraine: Zelenski dénonce les «safaris humains» de la Russie contre les civils / Etats-Unis: Avec Trump, une corruption jamais vue / Japon: le centre veut créer une «culture politique du respect et de l'estime mutuels» / Royaume-Uni: «L’urgence climatique est bien réelle» / Corée du Sud: empêcher tout nouveau coup d’Etat…


Voici une sélection, ce 5 août 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

● Bolivie
♦ Gouvernement
Rodrigo Paz (président)

> Un État qui exige des efforts de ses citoyens doit aussi être capable de se transformer. C’est pourquoi nous poursuivons nos efforts de réduction de la taille de l’État. Outre l’intégration du ministère de la Planification du développement, le ministère du Tourisme est en cours de transformation en Agence nationale du tourisme, dotée d’une plus grande autonomie de gestion, d’une bureaucratie allégée et d’une capacité accrue à attirer des ressources, à promouvoir la Bolivie et à saisir rapidement les opportunités que le pays doit impérativement saisir. Réduire la taille de l’État ne signifie pas un État absent ; cela signifie un État plus efficace, plus agile et au service des Boliviens.

> Aujourd'hui marque le début d'un nouveau chapitre pour notre gouvernement et pour la Bolivie. Je tiens à exprimer ma plus profonde gratitude à José Luis Lupo pour son engagement, sa constance et son dévouement durant l'une des périodes les plus difficiles qu'ait connues notre pays. Il avait pour mission de remettre de l'ordre dans nos affaires internes, d'affronter avec lucidité la réalité héritée et de mener avec responsabilité une mission exigeant un profond service à la Bolivie. Je tiens également à exprimer ma reconnaissance et ma gratitude à Fernando Romero, dont le travail a été crucial pour impulser les profondes transformations que nous entreprenons. Rares sont les décisions qui témoignent d'un tel engagement envers la nation que celle de mener une réforme qui inclut même le ministère qu'il dirigeait lui-même. Cet acte de désintéressement démontre que le service public transcende toute fonction et que les intérêts de la Bolivie doivent toujours primer. Notre cap reste inchangé. Nous l'avons dit dès le premier jour : il fallait d'abord remettre de l'ordre dans nos affaires internes. Commence maintenant la phase des profondes transformations visant à bâtir un État plus efficace, à créer davantage d'opportunités et à poursuivre le développement de la Bolivie.

> La Bolivie retrouve sa place dans la région. Aujourd'hui, nous renforçons nos liens avec les pays voisins, favorisant une intégration qui génère investissements, emplois et de nouvelles perspectives pour notre population. La présence de plus de 20 avions transportant des chefs d'entreprise et des autorités de la région sur la piste de San Ignacio de Velasco témoigne du potentiel d'un pays qui, à nouveau, attire les opportunités et se consolide comme un carrefour du développement régional. Ce pays est différent de celui que nous avons hérité, et son potentiel de croissance est encore immense. Continuons d'avancer, Bolivie ! Lorsque le gouvernement national, les gouvernements régionaux et les municipalités œuvrent ensemble vers un objectif commun, les projets stratégiques, tels que le renforcement des liens avec nos pays voisins, cessent d'être de simples aspirations et deviennent des réalités. Le défi n'a jamais résidé dans le manque de ressources, mais plutôt dans notre capacité à unir nos forces pour faire progresser la Bolivie.

 

● Brésil
♦ União Brasil
> Un projet de loi proposé par le député Maurício Carvalho vise à inclure l'éducation à l'IA dans la politique nationale d'éducation numérique.
Le député fédéral Maurício Carvalho (União-RO) a présenté le projet de loi n° 4455/2025, visant à développer la présence de l’intelligence artificielle dans le milieu scolaire. Ce texte intègre l’enseignement des technologies numériques dans la Politique nationale d’éducation numérique, afin de préparer les élèves aux enjeux de l’ère numérique.
Le texte stipule que les écoles doivent développer des activités axées sur l'enseignement de l'utilisation de l'intelligence artificielle générative de manière éthique, sûre et responsable, en utilisant la technologie comme outil d'apprentissage dans l'enseignement fondamental.
Selon ce projet, les connaissances en intelligence artificielle devraient contribuer à l'apprentissage, à l'exercice de la citoyenneté, à la préparation au marché du travail, au développement technologique et au progrès scientifique, en renforçant les compétences numériques des étudiants et en leur permettant de suivre le rythme des transformations du monde moderne.
Selon le député Maurício Carvalho, cette initiative est essentielle pour adapter l'éducation brésilienne aux nouvelles exigences de la société. « Nous devons préparer les nouvelles générations aux défis de l'ère numérique, avec un enseignement axé sur l'avenir des élèves brésiliens. »
Si elle est approuvée, la loi 4.455/2025 fera partie de la Politique nationale d'éducation numérique, élargissant ainsi l'accès des élèves aux connaissances sur l'une des technologies qui transforment le plus l'éducation, le marché du travail et la société.

 

● Canada 
♦ Gouvernement 
Mark Carney (Premier ministre) 

> Mes pensées accompagnent tous ceux dont la vie a été bouleversée par les feux de forêt en Colombie-Britannique. Le feu de forêt de Bradley Creek a forcé des milliers de personnes à évacuer leur domicile au cours des derniers jours. Au nom de tous les Canadiens et Canadiennes : merci aux pompiers, aux premiers intervenants et aux bénévoles qui œuvrent en première ligne pour assurer la sécurité de tous.

> Notre nouveau contrat avec Telesat aidera les Forces armées canadiennes à communiquer de manière plus efficace et plus sécuritaire dans le Nord, en plus de créer jusqu'à 2 600 bons emplois et de renforcer notre industrie de la défense.

> Augmenter la capacité de fabrication au Canada, c’est créer plus de bons emplois pour les Canadiennes et les Canadiens. Nous soutenons le projet de fabrication de batteries pour véhicules électriques de Solutions énergétiques Volta à Granby, au Québec. Ce projet permettra de créer 260 bons emplois pour les habitants de l’Estrie et de renforcer la chaîne d’approvisionnement des batteries ici, au Canada.

> Notre Stratégie industrielle de défense ne vise pas seulement à assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens. Elle a été conçue spécialement pour créer de bons emplois ici, chez nous. Nous avons déjà lancé un nouveau partenariat avec GDLS-Canada afin de fabriquer notre prochaine flotte de véhicules blindés au Canada. Nous investissons des milliards de dollars pour renforcer la sécurité de l’Arctique canadien. Nous avons donné aux entreprises canadiennes un accès aux marchés de la défense de l’Europe — et nous ne faisons que commencer.

> Nous investissons dans nos communautés.   Pour que vos enfants puissent jouer en toute sécurité la fin de semaine dans un centre communautaire.   Pour qu’il y ait plus d’hôpitaux, afin que vous n’ayez pas à faire deux heures de route lorsque votre enfant est malade.   Pour mettre en place de nouveaux réseaux de transport en commun qui permettront de réduire les embouteillages et le temps qu’il vous faudra pour rentrer chez vous.   Car pour bâtir un Canada fort, il faut d’abord bâtir des communautés plus fortes.

> Nous sommes déterminés à bâtir une économie plus forte, plus indépendante et plus résiliente.

> En 2024, plus de 100 000 nouveaux apprentis se sont inscrits à un programme d’apprentissage, mais seulement environ 34 000 d’entre eux l’ont terminé. Il est temps que ça change.   Dans le cadre de l’initiative Une Équipe Canada forte, nous fournissons aux apprentis un supplément de revenu de 400 dollars par semaine pendant leur formation et offrons une prime à la réussite de 5 000 dollars à ceux qui obtiennent une certification Sceau rouge. Ainsi, un plus grand nombre de jeunes Canadiennes et Canadiens pourront suivre une formation et intégrer plus rapidement le marché du travail.

> Aujourd’hui, des communautés des quatre coins du Canada soulignent le Jour de l’émancipation. À cette date en 1834, la Loi sur l’abolition de l’esclavage entrait en vigueur dans l’ensemble de l’Empire britannique.
L’esclavage existait ici – en Nouvelle-France, dans les Maritimes, dans les foyers des personnes influentes. Bien que cette loi ait marqué un tournant, la liberté n’a pas été acquise du jour au lendemain. Elle a été conquise, préservée et défendue – par celles et ceux qui se sont enfuis, qui ont obtenu leur liberté et qui sont restés pour bâtir leur avenir, et par les générations qui ont suivi.
Lorsque l’esclavage a pris fin, la ségrégation a perduré. Africville a été rasée. Les Canadiennes et les Canadiens noirs se voyaient refuser l’accès aux services et au logement, et étaient séparés dans les écoles et les églises. Pourtant, malgré ces obstacles, ils se sont bâti une vie et ont ouvert la voie à tant d’autres qui ont pu suivre leurs traces.
Depuis, des Canadiennes et des Canadiens noirs ont occupé des fonctions de maire, de député, de sénateur, de membre du Conseil des ministres et de gouverneur général. Ces portes ne se sont pas ouvertes par hasard, mais grâce à la détermination de personnes qui voulaient que ce pays soit à la hauteur de ce qu’il prétendait être : un pays fondé sur le constat fondamental que l’unité n’est pas synonyme d’uniformité.
Aujourd’hui, nous rendons hommage aux personnes dont le courage a contribué à rendre notre pays plus libre, plus juste et plus fort, et nous nous engageons de nouveau à bâtir un Canada où chacun a la possibilité de s’épanouir. 

> Nos accords commerciaux permettent aux agriculteurs canadiens, comme les producteurs de canola que j’ai rencontrés cette semaine dans le comté de Red Deer, de vendre davantage et de gagner plus d’argent pour subvenir aux besoins de leurs familles.

 

● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)

> Combien de coups d'Etat militaires y a-t-il eu en république de Corée ? Ils ont tous été menés par l'armée de terre, n'est-ce pas ? Tous ont été conduits par des officiers issus de la KMA. Ont-ils réellement été tenus pour responsables ? (…)
Parmi les généraux, la proportion d'officiers issus de la KMA est largement majoritaire. La KMA exerce pratiquement un monopole sur les postes de commandement des forces armées. Pourquoi continuent-ils à occuper l'écrasante majorité des postes les plus élevés malgré leur implication dans des actes ayant porté atteinte à l'ordre constitutionnel ? (…)
Personne n'assume ses responsabilités alors que des coups d'Etat ont été commis à plusieurs reprises et ont détruit l'ordre national en raison du monopole des postes supérieurs par les officiers d'une seule académie militaire. (…)
La création d'une académie militaire unifiée réduirait le risque qu'une telle situation se reproduise.

 

● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement 
Alassane Ouattara (président de la république)

> Année après année, la Journée Nationale de l'Excellence distingue des femmes et des hommes d'exception dont le mérite, le talent, l'engagement et le sens du devoir contribuent à la transformation et au rayonnement de notre Grande Nation. (…)
Le travail bien fait, même lorsqu’il est accompli dans la discrétion, finit toujours par être reconnu. Félicitations à tous les récipiendaires des Prix d’Excellence 2026. Ces distinctions sont bien plus que la reconnaissance d’un travail de qualité : elles marquent le début d’un parcours encore plus exigeant, celui de l’exemplarité. Puisse cette reconnaissance vous encourager à poursuivre votre engagement au service de l’excellence et à demeurer une source d’inspiration pour toute la Nation.

 

● Equateur
♦ Gouvernement 
Daniel Noboa Azin (président de la république)

> Nous lançons le Plan de protection de Quito avec 2 000 policiers et 2 000 militaires supplémentaires afin de reconquérir l’espace pour les habitants de Quito et de lutter plus fermement contre les structures criminelles.

 

● Etats-Unis  
♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 

> Donald Trump et les républicains ont renié toutes leurs promesses faites au peuple américain et ont conclu que leur meilleure stratégie pour les prochaines élections de mi-mandat était de supprimer le vote, d'intimider les électeurs et de potentiellement truquer le scrutin. Il est de notre responsabilité collective, non pas en tant que démocrates ou républicains, mais en tant qu'Américains, de garantir le plus important effort de protection des électeurs de l'histoire du pays, afin que chacun puisse faire entendre sa voix.

> L'Iran continue de prendre l'administration Trump pour une imbécile. Pendant ce temps, les Américains ordinaires paient le prix de l'arrogance et de l'incompétence de Pete Hegseth.

> Les extrémistes républicains persistent à mentir sur l'économie et sur la guerre qu'ils jugent appropriée en Iran. Ils sont inaptes à gouverner. Et ils devront rendre des comptes au peuple américain.

> Todd Blanche est le cerveau derrière la caisse noire de 1,8 milliard de dollars de Donald Trump, une manne financière corrompue. Sa nomination au poste de procureur général doit être rejetée. Tenez bon !

> Les compagnies pétrolières engrangent des profits records grâce à la guerre menée par les Républicains en Iran. Pendant ce temps, les Américains ordinaires sont étouffés par la flambée des prix de l'essence. Il faut que les responsables rendent des comptes.

> Aujourd'hui marque l'anniversaire de Medicare et Medicaid. Quelle est la réaction de l'administration Trump ? En réduisant ces prestations financées par les contribuables pour rendre l'accès aux soins plus difficile. Il est temps que les extrémistes dégagent.

> La corruption est hors de contrôle et nuit au peuple américain. Nous demanderons des comptes aux criminels.

 

Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au Sénat) 
> Les sénateurs démocrates ont été clairs : nous voulons financer le gouvernement, éviter une paralysie des services publics et adopter des lois de finances solides. Nous continuerons de nous battre pour un budget qui réponde aux besoins des Américains et qui contrecarre le programme corrompu, coûteux et chaotique de Trump, qui met les Américains à rude épreuve.

> Trump prévoit de démanteler le programme Head Start, ce qui serait un coup dur pour les familles les plus vulnérables. Cela signifie la suppression des exigences en mathématiques et en lecture, des examens de santé et de sécurité, et de toute garantie d'accès aux soins médicaux pour les enfants. Il s'en moque éperdument. Il pense que le gouvernement n'existe que pour le servir.

> Les sénateurs républicains ont validé sans discussion la nomination de Todd Blanche, avocat personnel de Donald Trump et l'un des principaux artisans de la dissimulation des agissements d'Epstein, au poste de procureur général. Ils sont les complices ultimes de la corruption de Donald Trump. Les Américains réagiront en conséquence en novembre.

> Todd Blanche a passé sa carrière à cautionner la corruption de Trump et il n'a aucune intention de s'arrêter. Il n'hésite pas à donner carte blanche à Trump pour commettre une fraude fiscale et réactiver sa caisse noire MAGA. Soyons clairs : cette caisse est exclusivement destinée à Trump et à ses acolytes. Où est le remboursement des souffrances infligées au peuple américain ?

> La guerre illégale menée par Trump en Iran est un cadeau à ses amis des grandes compagnies pétrolières qui ont financé sa campagne en leur promettant des profits colossaux. Il s'avère que c'est la seule promesse qu'il a tenue. Pendant ce temps, les Américains paient plus de 4 dollars le gallon d'essence à la pompe et subissent la hausse des coûts de l'énergie.

> Je présente la loi interdisant les pots-de-vin en échange de grâces. La corruption de Donald Trump est sans limites et gangrène le processus de grâce présidentielle depuis des années. Cette loi renforcerait la transparence et la responsabilité au sein du système de grâce afin de dissuader, de dénoncer et de poursuivre les grâces obtenues par corruption.

> La guerre menée par Trump en Iran met les Américains en danger. Des centaines de militaires blessés, 18 morts, une flambée des prix – et maintenant, des cyberattaques contre le territoire national. Le Parti républicain doit s'opposer à cette folie et collaborer avec nous pour mettre fin à cette guerre dangereuse et inutile.

> Trump veut dépenser 2 milliards de dollars de l'argent des contribuables en pots-de-vin pour ses partisans MAGA, tout en instaurant les plus importantes coupes budgétaires de l'histoire dans le secteur de la santé.

> Je présente la loi créant un bureau anticorruption. La corruption sans précédent de Donald Trump et de ses courtisans exige une législation sans précédent pour les combattre et les tenir responsables. Mon projet de loi permettrait aux Américains de récupérer leur argent et de créer un nouveau bureau anticorruption indépendant afin d'empêcher que de tels actes de corruption ne se reproduisent.

> La guerre de Trump contre l'Iran a été l'un des plus grands désastres de politique étrangère de l'histoire américaine, et elle semble s'étendre avec de nouvelles attaques visant désormais l'Égypte. Nos soldats risquent inutilement leur vie dans une guerre qui aurait pu être totalement évitée. Et pendant ce temps, Trump est trop occupé à jouer les justiciers du clavier sur Truth Social. Nous devons mettre fin à cette guerre immédiatement.

 

Cory Booker (sénateur du New Jersey) 
> C'est scandaleux ! Alors que les familles qui travaillent peinent à joindre les deux bouts, la Maison-Blanche de Trump dépense 22 millions de dollars pour 250 Escalades flambant neuves, tandis que la guerre irresponsable contre l'Iran coûte déjà en moyenne 1 200 dollars de plus aux ménages américains.

> Todd Blanche l'a clairement affirmé : il est l'avocat personnel de Trump, et non celui du peuple américain. Il privilégie Trump à la vérité, la corruption à la Constitution, les manœuvres politiques à la protection de nos élections. Lorsque le ministère de la Justice répond à un seul homme plutôt qu'au peuple, notre sécurité est compromise. (…)
Il se vante d'avoir limogé les procureurs et les agents qui ont traduit en justice les auteurs des attentats du 6 janvier. Il vide le ministère de la Justice de ses talents expérimentés, tandis que la criminalité liée aux cryptomonnaies, la fraude à l'assurance maladie, les cartels et le trafic sexuel restent impunis. Il transforme une agence indépendante en instrument de Trump et en bouclier pour ses alliés. C'est un danger pour la sécurité publique et l'État de droit.

> Donald Trump a un long passé de faillites, d'escroqueries envers les petits entrepreneurs et de projets ratés – de Trump Steaks à la Trump University, en passant par une fondation caritative qui n'était qu'une pure arnaque. Désormais président, il a transformé la Maison-Blanche en une machine à s'enrichir personnellement, amassant des sommes colossales qu'il n'aurait jamais pu atteindre dans le secteur privé. Des monuments à sa gloire – la démolition de l'aile Est pour y aménager une salle de bal, des arches, son visage sur nos billets et passeports. C'est de la corruption pure et simple. Nous ne pouvons tolérer de telles malversations.

> Le 30 juillet, les démocrates ont forcé un vote au Sénat pour empêcher Trump d'augmenter le coût des services de garde d'enfants. Tous les républicains se sont rangés du côté de Trump au lieu de défendre les familles qui travaillent. Une fois de plus, ils ont préféré la loyauté envers lui au service des citoyens.

> L’administration Trump vient d’annuler près de 80 % des subventions déjà accordées à des programmes de prévention des grossesses chez les adolescentes qui ont fait leurs preuves – des programmes qui ont contribué à une baisse historique des naissances chez les adolescentes. Il ne s’agit pas d’aider les jeunes à s’épanouir. Il s’agit de privilégier l’idéologie à la science, le contrôle à la compassion. Nos jeunes méritent mieux. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

> Trump et les républicains du Congrès n'arrêtent pas de tenter de rouvrir le passé — en poursuivant des théories du complot pour 2020, en instrumentalisant le ministère de la Justice contre Comey — pour nous distraire de ce qui accable réellement les familles américaines : l'explosion des coûts, la hausse des prix de l'essence, la dégradation de l'accès aux soins de santé et les catastrophes liées aux guerres à l'étranger qui nous frappent de plein fouet chez nous.

> Je reste profondément impressionné par le courage extraordinaire et la résilience inébranlable du peuple ukrainien qui résiste fermement à l'invasion illégale de Poutine. Nous devons répondre à son appel en lui apportant un soutien continu dans ce combat pour la liberté et la démocratie. Le Congrès doit adopter des sanctions plus sévères contre la Russie et se ranger du côté de l'Ukraine sans équivoque.

 

● Inde 
♦ Congrès national indien

Shri Mallikarjun Kharge (Président)
> [Mouvement étudiant] Premièrement, nous voulons que le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur viennent à l'Assemblée et expriment leur point de vue. Que veulent-ils ? Il s'agit d'un détournement de fonds. Quel est leur avis à ce sujet ? Les étudiants ont été battus, on leur a lancé des balles, on a utilisé du gaz lacrymogène, tout a été fait. Pourquoi cela s'est-il produit ? Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur doivent assumer leurs responsabilités et s'expliquer.
Et ils refusent même d'entrer dans l'Assemblée. C'est un affront à l'Assemblée et aux citoyens qui nous ont élus, un affront à la démocratie. Dans une démocratie, le débat est essentiel, et lorsqu'un débat est lancé, il est de votre responsabilité, de votre droit, de le résoudre. Si mon approche est erronée, vous admettez votre erreur et que j'ai raison. Mais ils refusent d'y mettre les pieds. Ils n'y sont pas entrés depuis la dissolution du Parlement. Soit ils ont peur de la Chambre ou des députés, soit ils ne comprennent rien à la Chambre et ils cherchent à provoquer ; ça pourrait être l’un ou l’autre. Mais je tiens à dire que lorsque le Premier ministre se lève à midi, 12 h 30 ou 1 h du matin… Je dors généralement à cette heure-là, et c’est quoi cette provocation ? (Les chefs de parti présents ont dit : « Provocation ») Ils viennent ici et exposent leur point de vue. Voilà. Dites-moi deux choses : soit vous venez exposer votre point de vue à la Chambre, soit vous provoquez, vous provoquez et vous parlez dans la presse. On vous posera des questions, débattez.
Et voilà qu'ils disent : « Ce sont des enfants, je leur ai pardonné. » Eh bien, vous devriez vous excuser, car vous avez utilisé des balles en caoutchouc, du gaz lacrymogène, des matraques, des matraques électriques, vous les avez frappés avec des bâtons cloutés… Vous devriez présenter vos excuses aux élèves : « J'ai fait une erreur, j'ai fait ça à des enfants innocents, c'est pourquoi je veux vous pardonner. » Au lieu de ça, ils disent : « Allez, je vous ai pardonné. » Qui êtes-vous pour pardonner ? Oui, les enfants… ils ont maltraité leur mère, ils les ont maltraités. Si vous continuez à dire ça pour détourner l'attention, ce n'est pas correct. Venez ici et parlez-en. Mais il n'est même pas encore venu à l'Assemblée ; c'est une insulte à l'Assemblée, une insulte au public. Les millions de personnes qui ont voté pour nous, les partenaires de l'Alliance et d'autres veulent savoir ce qui se passe dans cette Assemblée et ce que le gouvernement en dit. Mais ils ne sont pas prêts à répondre à ces questions. Et la mobilisation que nous menons est conforme aux souhaits du public. Qu'il s'agisse aujourd'hui de la question de la loyauté ou de l'isolement… les étudiants qui sont venus à la résidence universitaire, quelqu'un les a-t-il appelés ? Ils sont venus de leur propre initiative. Ils étaient autonomes… Maintenant, vous essayez de les accuser eux aussi : qui était derrière lui ? Quels sont les revenus de son père ? D'où vient l'argent ? Quel est son numéro de compte ? Vous posez toutes ces questions. Ils ne donnent pas leur numéro de compte. Le RSS n'a pas de numéro de compte, il n'est pas enregistré. Vous interrogez des enfants. Vous effrayez leurs parents, vous allez chez eux et vous effrayez les enfants, vous effrayez les étudiants et après les avoir terrorisés, vous les faites passer à la télévision et vous les forcez à faire des déclarations. C'est donc une menace pour notre démocratie et ils ne veulent pas fonctionner en démocratie.

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● Japon 
♦ Alliance centriste pour la réforme

>
Le 4 août, le secrétaire général Kai a tenu une conférence de presse régulière dans le bâtiment de la Diète et a parlé de (1) la réponse au tremblement de terre de Kumamoto, (2) des discussions sur les questions organisationnelles entre les trois partis, (3) du traitement de la législation lors de la précédente session de la Diète et (4) de la réduction de la taxe à la consommation sur les produits alimentaires.
Deuxième série de demandes concernant la réponse au séisme de Kumamoto.
Le secrétaire général Kai a indiqué que le centre de coordination des secours suite au séisme de Kumamoto, créé la semaine dernière, a adressé des demandes au gouvernement. Le 2 août, le chef du Komeito, Takeya, ainsi que d'autres parlementaires et chefs de section des trois partis se sont rendus sur place. Il
 a également expliqué que lors de la réunion parlementaire qui s'est tenue ce jour-là, des rapports sur la situation ont été présentés par les parlementaires et chefs de section locaux. Ces rapports ont fait état de problèmes tels que les retards dans le rétablissement du courant après les coupures, l'accès à l'électricité et à l'eau, la gravité de l'état des réseaux d'eau et d'assainissement, l'impact environnemental des centres d'évacuation, la nécessité de sécuriser rapidement les logements temporaires, les pénuries d'essence pour les personnes dormant dans leur véhicule, l'augmentation des fonds d'aide à la reconstruction des moyens de subsistance et l'accroissement des fonds alloués aux collectivités locales. Il a ensuite révélé qu'une réunion conjointe des centres de coordination des secours des trois partis est en cours d'organisation le 6 août afin de synthétiser les points de vue de chaque parti, et qu'une seconde demande sera adressée au gouvernement le 7 août. Il a indiqué qu'après les fêtes d'Obon, une fois la situation apaisée, ils prévoient de mener une enquête sur place par des représentants des trois parties et de discuter de la question, notamment de la nature du budget supplémentaire.
Discussion sur les questions organisationnelles entre les trois parties
Concernant les discussions sur les questions d'organisation entre les partis centriste, constitutionnel et Komeito, il a été rapporté que le contenu du rapport intérimaire a été expliqué pour la première fois aux parlementaires autres que ceux directement concernés. Il a été indiqué qu'un accord avait été trouvé pour poursuivre les discussions sur les points soulevés dans le rapport intérimaire d'ici la fin août. Il a également été rapporté qu'une réunion des chefs de section est prévue le 25 août, en présentiel et non en ligne, afin de permettre un échange de vues. Le secrétaire général Kai a indiqué que le parti entend prendre en compte non seulement les discussions tripartites, mais aussi les préoccupations relatives aux activités et les demandes adressées au parti, et les intégrer dans sa gestion.
Réponse au projet de loi lors de la précédente session de la Diète
Le président du Conseil de recherche politique, Mitsunari Okamoto, a indiqué avoir reçu un rapport sur la réaction de la coalition réformatrice centriste lors de la récente session de la Diète. Il a précisé que, malgré une forte opposition au budget, seuls 5 des 64 projets de loi du Cabinet ont été rejetés, soit 92 % d'approbation.
Le secrétaire général Kai a expliqué que seulement 5 projets de loi au total divisaient les partis centriste, démocrate constitutionnel et Komeito, et qu'ils avaient confirmé que les trois partis s'accordaient sur la majorité des textes.

Des doutes subsistent quant à l'efficacité de la réduction de la taxe sur la consommation des produits alimentaires.
Concernant la proposition de ramener le taux de la taxe sur la consommation des produits alimentaires à 1 %, le secrétaire général Kai a indiqué que des divergences subsistent, même au sein du Parti libéral-démocrate, et que « des doutes persistent quant à son efficacité ». Il a souligné que, bien que cette mesure entraînerait une réduction de 10 000 milliards de yens des recettes fiscales sur deux ans, ses effets sont discutables et que « les conséquences négatives d'un retour au taux normal après deux ans pourraient être plus importantes ».
Quant au taux zéro permanent de la taxe sur la consommation des produits alimentaires, défendu par la Coalition réformiste centriste lors des élections législatives, il a expliqué que sa mise en œuvre est conditionnée par l'obtention des financements nécessaires. Il a ensuite précisé que, si cette mesure devait être appliquée, il s'agirait d'un taux zéro permanent et non d'une réduction d'impôt temporaire, et a indiqué que le parti entendait étudier avec rigueur les moyens de réunir les fonds nécessaires.

> Le 31 juillet, le député Junya Ogawa a tenu une conférence de presse régulière au bâtiment de la Diète et a abordé les sujets suivants : (1) les points à signaler ; (2) les critiques de la réduction de la taxe sur la consommation de l'administration Takaichi ; (3) l'importance de la réunion des chefs de parti pour la fusion des trois partis ; (4) les politiques du travail et de l'emploi ; (5) les stratégies de lutte pour la Diète ; (6) le financement participatif ; (7) la politique fiscale et la suppression du plafond ; (8) les demandes d'une action concrète rapide en matière de réponse aux catastrophes et de reconstruction des infrastructures ; (9) la surveillance stricte de la collecte excessive d'informations et de leur utilisation politique par l'Agence nationale de renseignement ; et (10) les exigences envers l'Alliance réformiste centriste.
Éléments de rapport
Le député Ogawa a exprimé son engagement à apporter un soutien total aux zones sinistrées suite au séisme de Kumamoto de 2026, déclarant : « J’adresse mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et j’exprime ma sympathie à toutes les personnes qui souffrent encore des conséquences de cette catastrophe. » Concernant la réduction de la taxe sur la consommation envisagée par le gouvernement Takaichi, il a souligné qu’elle aurait des effets secondaires importants, tels qu’une baisse de la confiance dans le yen, une hausse des taux d’intérêt à long terme et une exacerbation de l’inflation, y voyant un signal d’alarme du marché. Il a ensuite annoncé que les dirigeants des trois partis prévoyaient de déposer des fleurs au mémorial et de visiter le Musée mémorial de la paix d’Hiroshima le 6 août, date anniversaire du bombardement atomique. Il a également indiqué qu’une réunion des représentants et secrétaires généraux des trois partis se tiendrait aujourd’hui à 13 h pour aborder des questions d’organisation.
Critiques de la réduction de la taxe sur la consommation du gouvernement Takaichi
Concernant la réduction de la taxe sur la consommation des produits alimentaires promue par l'administration Takaichi, il a souligné plusieurs problèmes, notamment son caractère régressif, qui profite aux ménages aux revenus et à la consommation les plus élevés, ainsi que les sources de financement, son impact sur les entreprises, la possibilité d'une nouvelle hausse de la taxe dans deux ans et les effets de la faiblesse du yen et de la hausse des taux d'intérêt à long terme. Il a suggéré que « des mesures d'allègement plus immédiates et efficaces devraient être envisagées ».
L'importance de la réunion des chefs de parti dans le cadre de la fusion des trois partis.
Concernant la réunion des dirigeants et secrétaires généraux des partis centriste, démocrate constitutionnel et Komeito, prévue aujourd'hui à 13h, le député Ogawa en a souligné l'importance, déclarant : « Après avoir franchi l'étape de la fin d'une session parlementaire, nous souhaitons confirmer notre position actuelle, organiser les défis futurs et définir une orientation précise. » Il a également indiqué son intention de privilégier les discussions sur un système de coopération entre les trois partis en matière de gestion des catastrophes, comme celles survenues après le séisme de Kumamoto.
Politiques du travail et de l'emploi
Interrogée sur les points de désaccord avec la politique du travail du gouvernement Takaichi, elle a souligné : « La force d’une nation repose sur la vie saine et prospère de chacun de ses citoyens. La nation est le fruit de la somme des vies de son peuple. » Elle a également fait part de son intention de renforcer la mise en œuvre du principe « à travail égal, salaire égal » et d’augmenter sensiblement le salaire minimum.
Lutter pour les stratégies diététiques
Concernant son objectif déclaré de créer une « commission de lutte contre les abus parlementaires », il a expliqué qu'il s'agit d'une commission qui « ne tolérera ni la tyrannie ni la négligence du parti au pouvoir » et qui « usera de la raison pour contenir la tyrannie du parti au pouvoir ». Il a également souligné que le système de présélection au sein du Parti libéral-démocrate et la collusion avec Kasumigaseki (le district du gouvernement central) constituent des problèmes pour la réforme parlementaire, les qualifiant de « graves dysfonctionnements », et a exprimé sa détermination à promouvoir cette réforme.
Financement participatif pour les partis
Concernant la campagne de financement participatif du parti, il a indiqué qu'ils avaient récolté environ 116 millions de yens, dépassant ainsi leur objectif de 100 millions de yens, et a exprimé sa profonde gratitude aux donateurs, déclarant : « Nous déciderons avec soin et réflexion de l'utilisation extrêmement pertinente de ces fonds, notamment pour renforcer nos fonctions d'élaboration des politiques. »
Politique fiscale et suppression du plafond
Concernant la suppression du plafond des demandes budgétaires, il a souligné que « le marché envoie un message et avertit qu'une "politique budgétaire expansionniste responsable" pourrait être irresponsable », et a également reconnu que le ratio dette publique/PIB est en augmentation.
Nous exigeons que des mesures concrètes soient prises rapidement pour répondre aux catastrophes et reconstruire les infrastructures.
Concernant la nécessité d'un budget supplémentaire en réponse à des catastrophes de grande ampleur telles que le tremblement de terre de Kumamoto, il a souligné que, dans l'optique de la reconstruction des infrastructures publiques, « tout en gardant à l'esprit la nécessité d'un budget supplémentaire, nous souhaitons insister sur la nécessité d'une enquête rapide sur l'étendue des dégâts et la concrétisation des contre-mesures ».
Nous surveillerons de près la collecte excessive de renseignements et leur utilisation politique par l'Agence nationale de renseignement.
Concernant l'Agence nationale de renseignement, il a souligné qu'il nourrissait de « vives inquiétudes » quant au risque de collecte excessive d'informations personnelles au profit de l'État et à la répression des droits et libertés fondamentaux, déclarant : « Nous allons surveiller de près son fonctionnement et suivre attentivement la situation actuelle. »
Qu’est-ce qui est exigé de la coalition réformatrice centriste ?
Interrogé sur les idéaux et les défis du parti, le député Ogawa a exprimé sa conviction qu'il est essentiel de surmonter les divisions et les conflits, et de ne pas rejeter en bloc les intérêts et les sentiments de l'autre camp. Il a souligné : « La démocratie ne peut fonctionner sans une philosophie qui reconnaisse que l'autre camp a ses propres positions et intérêts, et qu'un équilibre général est bénéfique pour la société et la nation. Je souhaite créer une culture politique où le respect et l'estime mutuels s'accompagnent d'une saine émulation. »

> Le 29 juillet, Junya Ogawa, représentant du parti, accompagné de Mitsunari Okamoto, président du comité de recherche sur les politiques publiques, et de Kazuyoshi Akaba, président du comité de recherche sur le système fiscal, a participé à la Conférence nationale sur la sécurité sociale qui s'est tenue à la résidence officielle du Premier ministre. Lors de cette conférence, M. Ogawa a exprimé la position du parti au nom de l'Alliance réformiste centriste.
L'opinion exprimée par le représentant Ogawa est la suivante :
«Je vous remercie d'avoir organisé cette réunion aujourd'hui. Je tiens à exprimer ma reconnaissance envers tous les participants pour leurs efforts. Je vous prie de bien vouloir tenir pleinement compte des discussions qui ont eu lieu lors des 22 réunions de travail, lors de la conception du système à venir.
Je suis d'accord avec les ‘prestations détaillées liées au revenu’ que nous souhaitons mettre en place, mais il ne s'agit que d'une première étape vers l'instauration généralisée d'un crédit d'impôt remboursable. C'est pourquoi je demande que des discussions concrètes se poursuivent en vue de sa pleine application. Je souhaite également que ces discussions entre le gouvernement et les partis au pouvoir et d'opposition se poursuivent. J'apprécie cette mesure, car elle permet d'alléger la charge pesant sur les travailleurs à faibles et moyens revenus et de promouvoir l'emploi. Par ailleurs, concernant les critères d'éligibilité, je souhaite que le champ d'application soit le plus large possible. Par exemple, pour le seuil de revenu minimum, je suggère de le fixer au-delà d'environ 530 000 yens, soit le seuil d'éligibilité à l'assurance chômage. Deuxièmement, je pense qu'il y aura une perte de revenus lorsque le seuil annuel sera dépassé. Je vous demande donc d'envisager une compensation pour cette perte. Troisièmement, certaines personnes souhaitent travailler mais ne le peuvent pas pour cause de maladie ou de handicap. Il est probable que certaines d'entre elles ne soient pas éligibles à ce programme. Pour les personnes non éligibles aux prestations mais nécessitant un soutien, je vous prie d'examiner les mesures nécessaires, notamment la mise en œuvre intégrée des prestations, des consultations et de l'aide à l'emploi, ainsi que le financement requis, et de parvenir à une conclusion avant leur application complète, afin que ce qui est réalisable puisse être mis en œuvre conjointement dès l'exercice 2029. Il est primordial, à mon sens, que personne ne soit laissé pour compte par le système de sécurité sociale, y compris par cette mesure. Je vous demande également de poursuivre votre réflexion et de prendre des décisions concernant les réponses à apporter au sein des systèmes existants, tels que le système de retraite et l'aide sociale.
Enfin, concernant les mesures transitoires. La réduction temporaire de la taxe sur la consommation des produits alimentaires profitera à tous les consommateurs. En revanche, les aides détaillées actuellement mises en place cibleront les travailleurs à faibles et moyens revenus. Par conséquent, les groupes cibles sont très différents, et je doute que ces mesures constituent véritablement une mesure transitoire. Les inquiétudes liées à une éventuelle hausse significative des taxes dans deux ans ont déjà été évoquées. Lors de la réunion du groupe de travail, nous avons également constaté que les modifications du système et l'augmentation des coûts et des charges administratives pour les petites et moyennes entreprises et les détaillants constituent des problèmes majeurs. Il va sans dire que des mesures concrètes sont nécessaires pour atténuer l'impact négatif sur les industries primaires et le secteur de la restauration. Par conséquent, face à la flambée actuelle des prix, il me semble préférable d'envisager un versement forfaitaire immédiat, sans attendre avril prochain, plutôt que de mettre en œuvre cette réduction transitoire de la taxe.
Quoi qu'il en soit, nous sommes déterminés à contribuer à la résolution des problèmes liés au quotidien des gens, avec la ferme conviction que ces problèmes doivent être prioritaires.»

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
> C’est un signal d’alarme : l’urgence climatique est bien réelle, et pourtant le gouvernement tarde à réagir. Il est temps d’adopter une stratégie nationale : financer des centres d’accueil pour les populations vulnérables, rendre obligatoire la climatisation et la ventilation dans les nouveaux logements, soutenir les agriculteurs touchés par la sécheresse et adapter les infrastructures du NHS aux risques thermiques.

> Il est temps d'investir dans les énergies propres et produites localement et de réduire la dépendance au gaz importé, afin de renforcer la sécurité énergétique et de proposer des factures plus stables et moins chères aux ménages.

> Les images des feux de forêt au Royaume-Uni et en Europe sont profondément inquiétantes. Il est clair que ce problème ne va pas disparaître. Tous les partis politiques de notre pays doivent en prendre conscience dès maintenant.

> Gianni Infantino a sali la réputation du football. À présent, il brade la FIFA, cette institution en ruine, au plus offrant. Il est temps de limoger Infantino et de bâtir une nouvelle instance dirigeante mondiale du football, fondée sur la responsabilité et la transparence, et qui place les supporters au premier plan.

 

Ed Davey (leader) 
> Pendant que les incendies font rage, les magnats du pétrole s'enrichissent sans scrupules grâce à la guerre insensée menée par Donald Trump contre l'Iran. Partout au pays, les factures d'énergie s'envolent. Si Burnham a du mal à trouver les fonds nécessaires pour aider les familles à payer ces factures, je commencerais par là.

> Nous affirmons depuis des années que la seule façon de réformer le système de santé est que tous les acteurs concernés s'accordent sur un plan commun. Nous avons la responsabilité de collaborer et une réelle opportunité d'y parvenir.

> Les images des feux de forêt à travers le pays sont profondément inquiétantes. Sans oublier ce que nous avons vu ailleurs en Europe ces dernières semaines. Il est clair que ce problème ne va pas disparaître. Je souhaite seulement que tous les partis politiques de notre pays le comprennent.

> Il est temps de mettre fin une fois pour toutes au règne corrompu de la FIFA, avec un nouvel organe directeur pour sauver le football pour les supporters.

 

● Suisse 
♦ Vert’libéraux 
Céline Weber (vice-présidente)

> - Tourisme à l'arrêt sur le Fleuve du Doubs, par manque d'eau.
- Prix de l'essence en hausse, par manque d'eau sur le Rhin
- Centrales nucléaires à l'arrêt, car l'eau des fleuves est trop chaude.
Et si on accélérait la transition énergétique, plutôt que les canicules?

 

● Ukraine
♦ Gouvernement
Volodymyr Zelenski (président)
> À ce jour, on dénombre 44 blessés lors du raid russe massif sur Kiev et sa région. Malheureusement, 17 personnes ont perdu la vie. J'adresse mes condoléances à leurs familles et à leurs proches. Le raid a été d'une grande ampleur : 24 missiles balistiques, dont 4 « Zircon/Onyx », et 115 drones, en grande partie des avions à réaction. Les entrepôts d'entreprises civiles ont été la cible principale, mais des infrastructures, notamment une gare, ont également été touchées. Parmi les sites non liés au conflit figurent une brasserie, des entrepôts de matériaux de construction et des plateformes logistiques civiles. Des intercepteurs balistiques auraient pu sauver la vie des victimes. Il est crucial que nos partenaires comprennent que les retards de livraison ou le refus de transférer des systèmes antimissiles balistiques sont à l'origine de ces terribles pertes humaines et matérielles. Les partenaires qui ne sont pas encore prêts à contribuer activement à la fourniture d'intercepteurs pourraient envisager de nouvelles sanctions. Une part importante de la production balistique russe n'est pas encore soumise à ces sanctions. De nouvelles mesures sont nécessaires de la part du G7 et de l'UE, ainsi que de tous ceux qui soutiennent la protection de la vie. Merci à ceux qui sont prêts à apporter leur aide.

> J'ai officiellement présenté le nouveau secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense, Ihor Klymenko. Ihor a fait ses preuves au sein du ministère de l'Intérieur ukrainien, où il a parfaitement coordonné le travail de nos différentes structures. Cela s'est particulièrement manifesté l'hiver dernier, lorsque le ministère a mobilisé tous ses moyens pour soutenir la population et les collectivités. C'est Ihor qui disposait toujours des informations les plus claires et des résultats les plus concrets. Au sein du Conseil national de sécurité et de défense, c'est précisément cette fonction de coordination qu'il convient de renforcer au maximum. J'ai bon espoir que le secrétaire, avec l'aide de tous les fonctionnaires et services concernés, donnera plus d'efficacité et de substance à l'ensemble des préparatifs pour l'hiver.

> Au total, en juillet, toutes nos unités sur le front ont neutralisé 30 272 Russes, notamment grâce à l'utilisation de drones. Ce chiffre inclut les morts et les blessés graves, et ne prend en compte que les cas pour lesquels nous disposons de preuves vidéo claires. La tendance sur le front reste donc inchangée. Chaque mois, les Russes perdent environ 30 000 hommes. Notre armée et toutes les unités des Forces de défense et de sécurité ukrainiennes seront dotées d'un nombre accru de drones. Je remercie tous ceux qui défendent l'Ukraine et son peuple, ainsi que tous ceux qui nous fournissent des missiles de défense aérienne ! La défense aérienne est notre priorité absolue. Il est essentiel que nos partenaires entendent l'Ukraine et sachent que chaque livraison de nos systèmes de défense aérienne contribue réellement à sauver des vies.

> Nous avons identifié des domaines nécessitant une collaboration plus étroite avec l'Union européenne. Cette année, deux groupes de travail ont déjà été ouverts dans le cadre des négociations sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, et nous nous préparons à en ouvrir quatre autres. De notre côté, tout a été mis en œuvre pour garantir une décision positive. Avec le Premier ministre Serhiy Koretsky, le nouveau vice-Premier ministre chargé de l'intégration européenne et euro-atlantique, Vsevolod Chentsov, et les adjoints concernés du chef de cabinet, Serhiy Kyslytsia et Igor Zhovkva, nous avons convenu de trois priorités à mettre en œuvre. Premièrement : l'Ukraine travaille précisément à une adhésion pleine et entière à l'Union européenne, et nous considérons cela non seulement comme un enjeu politique ou économique, mais aussi comme un enjeu de sécurité, pour nous comme pour l'Union européenne. C'est avec l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne que l'incertitude géopolitique que la Russie exploite depuis des décennies pour déstabiliser l'Ukraine et l'Union européenne sera levée. D'autre part, la force de l'Ukraine, conjuguée à la puissance de l'Union européenne, lui confère les capacités de sécurité nécessaires, ce qui nous permet de renforcer la composante européenne de la communauté euro-atlantique. Deuxièmement : nous devons à présent exploiter pleinement toutes les opportunités d'intégration sectorielle de l'Ukraine au sein de l'Union européenne. L'Ukraine doit être perçue par tous les Européens comme une partie intégrante des processus européens habituels, ce qui doit dynamiser notre action politique et les décisions des dirigeants et des pays. Troisièmement : il est essentiel de développer des relations à tous les niveaux afin que l'Ukraine reçoive les aides et les solutions nécessaires pour renforcer sa résilience cet hiver. Les relations avec Bruxelles et les institutions européennes, les capitales européennes et les communautés des pays européens doivent être pragmatiques et axées sur ce qui peut réellement contribuer à la protection des populations en Ukraine. Je compte sur des résultats. Gloire à l'Ukraine !

> Aujourd'hui, une nouvelle vidéo montrant un drone russe s'attaquant à des habitants de Kherson a choqué de nombreuses personnes. Le drone, qui ciblait délibérément un vendeur de légumes, a explosé à proximité. Les Russes ont eux-mêmes reconnu ce crime et se sont dits non seulement indifférents, mais fiers de la façon dont ils narguent la population. L'homme a été blessé par l'explosion. Chaque jour, les Russes mènent de telles attaques contre des civils à Kherson. Le monde doit en être témoin. Il doit constater que la Russie a sombré dans la folie et que son armée prend plaisir à tuer et à humilier les populations. Sans pression sur la Russie, sans démantèlement de son potentiel agressif et sans garanties de sécurité concrètes de sa part, il est tout simplement impossible d'imaginer que le monde puisse coexister avec ce mal. Nous devons rester résolus à protéger la vie. Nous devons agir et soutenir la vie de manière à contraindre la Russie à penser réellement à la paix, et non à l'augmentation de la portée de ses drones. Et cela ne concerne pas uniquement l'Ukraine. Le « safari » russe contre les populations doit cesser en Ukraine et ne doit en aucun cas s'étendre à d'autres pays. Finlande et Kazakhstan, pays baltes et Pologne, pays du Caucase du Sud, Roumanie et Moldavie : tous doivent coopérer pour garantir une véritable sécurité et mettre un terme à la guerre menée par la Russie. La paix est indispensable, et par conséquent, la coopération de tous ceux qui, dans le monde, y sont profondément attachés est nécessaire. Merci à tous ceux qui aident l'Ukraine !

> Le premier volet de la Coalition antibalistique est le système FREYJA. Il s'agit de notre système antibalistique, ouvert aux partenaires européens qui nous ont soutenus tout au long de ce conflit et face à tous les défis rencontrés. Nous possédons les missiles et le lanceur, mais il nous manque certains composants. Nous avons réuni des pays partenaires disposant des éléments spécifiques dont nous avons besoin. Nous sommes ouverts aux partenariats. Nous aurons besoin à la fois de composants essentiels pour ce système et de financements. Les pays qui ne possèdent pas les capacités de production requises, mais qui disposent actuellement de missiles Patriot – et qui les fournissent, en investissant dans notre capacité à défendre notre espace aérien – sont les bienvenus au sein de cette Coalition antibalistique. Nous devons tous prendre en compte l'Europe et comprendre qu'il existe un marché – un marché militaire très important, pesant plusieurs milliards de dollars. Nous sommes conscients que nous créons non seulement une protection pour l'Europe, mais aussi une concurrence. Il y a Saab en Suède, des entreprises allemandes, Lockheed Martin et Raytheon aux États-Unis, et Leonardo, une entreprise italienne très performante. Nous n'avons pas besoin de concurrents ; Nous avons besoin de ceux qui nous soutiendront et nous uniront. Lorsqu'on parle de « mesures systémiques », la politique joue un rôle primordial. Les Russes feront tout pour saboter ce processus et retarder le regroupement de ces entreprises leaders, qui envisagent de créer leur propre système.
Le défi de Poutine est de recoller les morceaux de ce qui s'est déjà effondré. Plus les pays de l'ex-Union soviétique seront forts et indépendants, plus sa tâche sera ardue. L'Ukraine est la pièce maîtresse de ce puzzle. Il veut nous briser. S'il y parvenait, il lui serait plus facile de traiter avec les autres pays de l'espace post-soviétique, dans le respect total de chacun. Chacun le comprend et apprécie profondément la contribution de l'Ukraine – payée au prix fort, du sang de notre peuple – à l'indépendance des autres États. Nous devons bâtir des relations solides avec un Azerbaïdjan indépendant. Nous soutenons sa souveraineté et son intégrité territoriale. Cette année, après une interruption de plusieurs années dans nos relations, nous nous sommes également rendus en Arménie pour la première fois. Tout cela contribuera à renforcer nos liens. La présence de l'Ukraine aujourd'hui dans l'espace des anciens pays soviétiques est synonyme d'indépendance pour ces pays. J'ai été invité, par exemple, à la fête nationale de la Moldavie. Il est primordial pour nous de maintenir de telles relations, et je suis fier que nous les construisions ainsi.
Nous avons lancé l'Initiative des Carpates. Il s'agit d'une initiative inédite. Pourquoi cette idée a-t-elle vu le jour ? Parce que tous les pays ne sont pas prêts à nous fournir des armes, mais ils souhaitent nous soutenir sur les plans humanitaire, sécuritaire et économique. Ils se soucient du redressement de l'Ukraine, ce qui est également important. Lorsque les pays voisins pensent à ce redressement, cela témoigne aussi de leur confiance en l'Ukraine et de leur conviction que la paix reviendra. Et nous connaîtrons la paix. C'est un signal fort. L'Initiative des Carpates rassemble des pays liés non seulement géopolitiquement et par leur proximité géographique, mais aussi par des intérêts économiques et sécuritaires communs, unis par la beauté des Carpates. Elle concerne la logistique, l'économie et la sécurité. Nous y avons également intégré la culture et le tourisme de demain. J'ai présenté cette idée aux présidents du Conseil européen et de la Commission européenne, qui l'ont très bien accueillie. Nous lancerons ce format cet automne. Nous sommes en train de définir les dates. Nous avons reçu un signal positif de l'Union européenne. À l'avenir, nous aurons besoin de programmes pour les Carpates, couvrant le financement, le tourisme, l'économie et la sécurité. Et encore une fois, cela ne concerne pas seulement les Carpates ukrainiennes. Cela inclut l'Ukraine, la Roumanie, l'Autriche, la Serbie, la Hongrie, la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie. Cette initiative est un projet fédérateur. Nous en avons besoin.

 

♦ Serviteur du peuple
> Une loi sur la sécurité scolaire est entrée en vigueur en Ukraine cette année. Ces modifications visent à réformer en profondeur les approches de protection des établissements scolaires et des acteurs du processus éducatif en temps de guerre.
Yulia Hryshyna, membre de la commission de l'éducation, des sciences et des innovations de la Verkhovna Rada, a évoqué les détails de l'élaboration du document, les défis rencontrés lors de sa mise en œuvre et l'autonomie des écoles.
Selon elle, la sécurité en temps de guerre n'est pas une formalité, mais une nécessité urgente.
« Dans un contexte de guerre à grande échelle, de circulation d'armes parmi les civils et de risques croissants de stress post-traumatique, les écoles demeurent des zones à haut risque en raison du rassemblement important d'enfants et d'enseignants. Le ministère de l'Intérieur a initié ce projet de loi, car il dispose de données concrètes sur des incidents tragiques survenus dans les établissements scolaires à travers le pays, et pas seulement dans les régions en première ligne. L'adoption de ce projet de loi n'a pas été chose facile, mais il est devenu absolument évident que nous devons renforcer la sécurité dans les écoles », a souligné le parlementaire.
Elle a ajouté que les anciennes méthodes, qui permettaient aux écoles d'accueillir pratiquement n'importe qui, ne répondaient plus aux exigences de l'époque et nécessitaient une révision urgente.
« Garantir la sécurité est une responsabilité. De nombreuses discussions ont eu lieu avec les autorités locales, les fondateurs d'établissements scolaires et les directeurs d'école. Il y a eu des moments difficiles où nous avons dû envisager l'école sous un nouvel angle, comme si elle devait être différente en temps de guerre. Mais nous avons trouvé des compromis sur divers points et ce projet de loi a été adopté », a déclaré l'homme politique.
Toutefois, malgré l'adoption du document par le Parlement, la mise en œuvre concrète des normes au sein des collectivités exige du temps et une plus grande implication des éducateurs. Actuellement, le ministère de l'Intérieur mène activement un travail de sensibilisation dans les régions, tandis que le secteur de l'éducation, dans certaines localités, nécessite une participation plus active.
« Premièrement, il faut élaborer des règlements d'application, car sans eux, la loi est inopérante : il faut consigner par écrit toutes les normes, les préciser, puis les enseigner, et enfin veiller à leur application pratique. Les règles d'accès et de séjour dans les écoles constituent un élément essentiel pour garantir la sécurité des enfants dans les établissements scolaires », a souligné le député.
La mise en œuvre de mesures de sécurité s'inscrit dans le processus général de décentralisation et d'octroi d'autonomie aux établissements d'enseignement. Cependant, comme le souligne Yulia Hryshyna, toutes les communautés et tous les chefs d'établissement ne sont pas prêts à assumer la responsabilité des décisions financières et organisationnelles.
« Les écoles ont leur autonomie. C’est normal. Elles doivent assumer leurs responsabilités. Nous devons nous éloigner le plus possible du système éducatif soviétique. Chaque responsable, à son poste, doit avoir l’autorité et la responsabilité. Toutes les communautés et toutes les écoles ne sont pas prêtes, beaucoup hésitent encore à prendre des décisions, mais nous allons dans cette direction », a souligné Yulia Grishina.
L'une des questions les plus controversées demeure la réglementation de l'accès des parents aux établissements scolaires. En Ukraine, pendant des années, les parents pouvaient librement entrer dans les bâtiments et les salles de classe. Parallèlement, dans de nombreux pays européens développés, l'école est considérée comme un lieu clos, exclusivement dédié au processus éducatif.
« Premièrement, il y a actuellement une guerre, et deuxièmement, par exemple, ce n'est pas la norme dans la plupart des pays européens. Nous ne pouvons pas imposer des règles précises à chaque école au niveau parlementaire ; ces règles seront donc définies par le ministère de l'Éducation et des Sciences, qui conservera une certaine liberté d'action. Mais actuellement, le système éducatif ukrainien est en pleine transformation, et la sécurité des élèves et des enseignants est devenue la priorité absolue », a résumé le parlementaire.

> Offrir aux anciens combattants la possibilité de faire des études, de suivre une reconversion professionnelle, de trouver un emploi et de créer leur propre entreprise : tels étaient les sujets abordés par les participants à la table ronde d’Oujhorod.
« L’invasion à grande échelle a considérablement accru les difficultés liées à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique en faveur des anciens combattants en Ukraine. À mesure que le nombre d’anciens combattants augmente, le besoin de mécanismes de soutien étatiques modernes et efficaces, capables de répondre à leurs besoins réels, se fait également sentir », a déclaré Anatoli Ostapenko, député du parti Serviteur du peuple et président de la sous-commission chargée de la protection sociale des droits des anciens combattants.
Au cours de la discussion, les participants ont accordé une attention particulière à l'amélioration des mécanismes de reconversion professionnelle des anciens combattants, à l'expansion des programmes d'emploi, au développement de subventions pour l'entrepreneuriat des anciens combattants, au renforcement de la coopération entre l'État, les entreprises et la société civile, ainsi qu'à la mise en place d'un système efficace pour la réinsertion économique des anciens combattants.
Par ailleurs, ils ont discuté des problèmes structurels de l'administration publique, de la fragmentation des mises à jour législatives et de la nécessité de renforcer les initiatives publiques visant à soutenir les anciens combattants après leur retour à la vie civile.
Comme l'a souligné Anatoliy Ostapenko, la législation en matière de protection sociale des anciens combattants nécessite une mise à jour systématique et exhaustive.
« Il est nécessaire d'améliorer les dispositions réglementaires qui définissent le statut du vétéran dans le cadre de son retour à la vie civile. C'est pourquoi la commission de la Verkhovna Rada chargée de la politique sociale et de la protection des droits des anciens combattants travaille actuellement à la codification de la législation ukrainienne en matière de politique relative aux anciens combattants », a souligné le parlementaire.
Selon lui, l'accès à une éducation de qualité, à la formation professionnelle, à l'emploi et au développement des entreprises sont des éléments clés de la réinsertion réussie des anciens combattants.
« Ce sont ces domaines qui contribuent au rétablissement de l'indépendance économique, à l'épanouissement professionnel et à la réinsertion sociale des anciens combattants », a déclaré Anatoliy Ostapenko.
Les participants à la table ronde ont également noté que plusieurs programmes de reconversion professionnelle, de formation continue, d'emploi, d'aide financière et de développement de l'entrepreneuriat des anciens combattants sont déjà mis en œuvre en Ukraine. Par ailleurs, le gouvernement a approuvé le Programme national ciblé de soutien à l'entrepreneuriat des anciens combattants pour la période 2026-2028, qui devrait contribuer à leur intégration dans l'économie nationale.
Anatoliy Ostapenko a souligné la nécessité de poursuivre la modernisation et l'amélioration de la législation en matière de politique relative aux anciens combattants, en fonction des défis modernes.
« La politique relative aux anciens combattants est définie comme l'un des domaines prioritaires de la politique de l'État ukrainien et devrait être mise en œuvre comme un système global à long terme impliquant les autorités étatiques, les gouvernements locaux, les institutions de la société civile et les organisations internationales », a conclu le chef du sous-comité sur la protection sociale des droits des anciens combattants.

> Durant toute la durée de la guerre, l'Ukraine n'a jamais retardé le versement des prestations sociales. Malgré les fortes pressions exercées sur le budget, l'État a non seulement honoré ses obligations sociales en temps voulu, mais a également indexé régulièrement les pensions.
Ce point a été relevé par Danylo Hetmantsev, député du parti Serviteur du peuple et président de la commission des finances, des impôts et des douanes de la Verkhovna Rada.
D'après lui, au premier semestre 2026, 218,4 milliards d'UAH ont été alloués par le budget de l'État aux dépenses sociales dans le cadre des programmes du ministère de la Politique sociale. Ce montant est supérieur de 14 % à celui de la même période l'année précédente, où les dépenses s'élevaient à 191,5 milliards d'UAH.
« 123,9 milliards d’UAH ont été alloués au soutien financier des pensions, des allocations et des augmentations prévues par les régimes de retraite, soit près de 57 % du total des fonds. Par ailleurs, 47,2 milliards d’UAH ont été versés pour venir en aide aux citoyens confrontés à des difficultés financières », a indiqué le parlementaire.
Il a ajouté que les fonds restants avaient été répartis entre d'autres secteurs, notamment :
-
23,4 milliards d'UAH pour les prestations et les subventions au logement ;
-
19,4 milliards d'UAH pour la protection sociale des enfants et des familles ;
-
4,5 milliards d'UAH — pour soutenir les personnes handicapées.
« La comparaison avec le premier semestre 2025 révèle non seulement une augmentation du montant total, mais aussi une évolution des priorités. La plus forte hausse relative a été enregistrée dans les dépenses de protection sociale des personnes handicapées, qui ont plus que doublé. 76 % de plus ont été alloués à la protection sociale des enfants et des familles, et 9,2 % aux programmes de retraite. Parallèlement, le volume des versements d'allocations et de subventions au logement a diminué de 6 % », a déclaré le député.
Cependant, derrière ces chiffres budgétaires se cachent des millions d'Ukrainiens qui perçoivent des pensions, des prestations sociales et des subventions. Selon le ministère des Finances et la Fédération ukrainienne des pensions (PFU), en 2026, plus de 5 millions d'Ukrainiens devraient percevoir des prestations sociales et environ 2,7 millions de ménages devraient recevoir des subventions. Le financement du programme de retraite est conçu pour assurer des prestations à 10,3 millions de retraités (au 1er juillet, leur nombre s'élevait à 9,98 millions).
Parallèlement, comme l'a souligné le président du Comité financier, la régularité des versements ne change rien à la question de leur montant. Au 1er juillet, la pension moyenne s'élevait à 7 272,68 UAH, mais près de 4,5 millions de retraités (44,6 %) ne percevaient pas plus de 5 000 UAH par mois.
« J’ai maintes fois insisté sur l’importance de soutenir les populations vulnérables et sur la nécessité d’accroître les ressources budgétaires. À l’avenir, notre tâche ne consistera pas seulement à maintenir la régularité des versements, mais aussi à en augmenter progressivement le montant en fonction des besoins réels de la population », a souligné Danylo Hetmantsev.

 

● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> Le journaliste et homme politique vénézuélien Omar González Moreno a qualifié d’« offense et de démonstration de cynisme absolu » la demande formulée par Delcy Rodríguez aux Vénézuéliens d’économiser l’eau et l’électricité, dans un contexte de crise croissante des services publics à travers le pays.
« Comment peut-on demander des sacrifices à un peuple qui passe des heures, des jours, voire des semaines sans électricité ni eau ? Les Vénézuéliens n'ont rien à économiser car le régime leur a retiré ces deux services il y a longtemps », a-t-il déclaré.
González Moreno a fait valoir que l'appel officiel avait suscité l'indignation nationale car il ignorait la réalité vécue par des millions de familles soumises à des coupures de courant constantes, au rationnement de l'eau et à des pannes de plus en plus fréquentes.
Il a rappelé que le 3 août, Caracas et de nombreuses régions du pays ont subi de nouvelles fluctuations électriques, tandis que sur l'ensemble du territoire national, des informations continuent de faire état de l'effondrement du réseau électrique.

Il a également mis en lumière les manifestations dans de nombreuses villes, où les citoyens sont descendus dans la rue pour protester contre les coupures de courant, ainsi que les manifestations des habitants, excédés par les coupures d'électricité constantes.
« Le message du peuple est clair : il ne veut ni sermons ni excuses. Il exige que ceux qui ont détruit le réseau électrique et le service d'eau assument leurs responsabilités », a-t-il déclaré.
Le dirigeant politique a déclaré que la détérioration des infrastructures était la conséquence de décennies de corruption, de négligence et d'incompétence administrative.
« Ce n’est pas au peuple de consentir à des sacrifices supplémentaires. Les responsables du pillage des ressources destinées au maintien et au développement des services publics sont ceux qui doivent répondre de leurs actes. Le Venezuela n’a pas besoin de propagande ; il a besoin d’un gouvernement capable de garantir un approvisionnement permanent en électricité et en eau », a-t-il déclaré.

> María Corina Machado a déclaré que l'objectif de la transition politique au Venezuela doit être l'accomplissement du mandat exprimé par les Vénézuéliens le 28 juillet et a soutenu que ce processus doit se traduire par la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés, le rétablissement des libertés et la convocation de nouvelles élections.
Dans une interview accordée au journaliste Luis Olavarrieta au Panama, la cheffe de l'opposition a affirmé que l'élection présidentielle représentait « un acte souverain » et « un moment de rencontre et de renaissance de la nation », tout en insistant sur le fait que ce mandat ne s'était pas encore concrétisé.
« Nous avons gagné », a affirmé Machado, en évoquant le processus électoral. « Le 28 juillet, la vérité et l'avenir ont triomphé ; nous nous sommes donné un mandat qui nous permet d'avoir un avenir. Or, il est évident que ce mandat n'a pas encore été pleinement exécuté, et c'est ce qui reste à faire. »
La dirigeante a expliqué que, selon elle, ce mandat sera rempli « avec des prisonniers politiques dans les rues, des exilés de retour chez eux, des journalistes libres de s’exprimer, des citoyens qui pourront se réunir et circuler sans crainte, un Conseil national électoral conforme à la Constitution (...) et une date qui nous permettra de savoir avec certitude quand ce changement aura lieu ». Elle a ajouté que, de son point de vue, le Venezuela est déjà sur cette voie.
Concernant les pourparlers officiels en vue d'une transition politique, Machado a réaffirmé qu'elle et Edmundo González Urrutia avaient établi une position dès le départ et a indiqué qu'ils ne participeraient pas directement à ce processus, sans pour autant l'entraver.
« Nous n'allons pas faire obstruction , bien sûr que non. Tout ce qui nous rapproche de la réalisation du mandat du 28 juillet aura notre soutien, mais toujours dans une optique très, très ferme et claire de dire la vérité. À ce stade, personne ne me fera taire », a-t-il déclaré.
Machado a insisté sur le fait que la transition devait produire des résultats concrets et a assuré que le pays attendait la libération des prisonniers politiques, la fermeture des centres de torture, le démantèlement des organes répressifs et un calendrier pour les élections présidentielles, parlementaires et régionales.
« Nous voulons que tous les prisonniers politiques, civils et militaires, rentrent chez eux. Nous voulons que tous les médias puissent dire librement la vérité. (…) Nous voulons que tous les centres de torture et les organes de répression soient démantelés. Il n’y a plus d’excuse, plus de temps à perdre », a-t-il déclaré.
«Je retourne au Venezuela»
Au cours de l'entretien, Machado a également évoqué son éventuel retour au pays. Sans toutefois préciser de date, elle a assuré qu'elle reviendrait dès que les conditions nécessaires seraient réunies.
« Notre plus grand défi est de remplir le mandat du 28 juillet. Je retourne au Venezuela , c'est un premier pas, mais le véritable défi est de reconstruire un pays en ruines, sans aucune institution qui tienne debout », a-t-il déclaré.
La dirigeante a rappelé avoir passé 500 jours cachée avant de quitter le pays et a assuré n'avoir jamais ressenti de distance avec les Vénézuéliens.
« C’est une chose d’être rayé de la carte parce qu’on vous y a forcé, mais je suis dans mon pays, avec mon peuple. C’est comme ça que je le vis », a-t-il déclaré.
Concernant la date de son retour, il a répondu que cela dépendrait de plusieurs facteurs, tout en soulignant que la décision avait déjà été prise.
« Je pourrais vous dire tout cela, mais au final, une décision sera prise, et quand elle le sera, les Vénézuéliens le sauront », a-t-il déclaré. Il a ensuite ajouté : « Cela se produira… avec l’aide de Dieu. Quand ? Quand nous aurons finalisé tous ces processus. La décision est prise . »
Relations avec les États-Unis
Machado a également été interrogé sur la politique des États-Unis à l'égard du Venezuela et a exclu de se sentir marginalisé par les efforts promus par Washington.
« Il ne s'agit pas de moi en tant que personne, il s'agit des Vénézuéliens », a-t-elle répondu lorsqu'on l'a interrogée sur le rôle de l'administration américaine dans le processus politique vénézuélien.
La dirigeante a déclaré entretenir des relations directes avec de hauts responsables américains et a exprimé sa gratitude pour les mesures prises par ce pays.
« J’entretiens d’excellentes relations avec les autorités du gouvernement américain. Le président des États-Unis a mon numéro de téléphone et m’a appelé chaque fois qu’il a souhaité me parler », a-t-il affirmé. Il a également déclaré que les Vénézuéliens étaient « profondément reconnaissants » car, selon lui, « un acte de justice a été accompli le 3 janvier » avec l’extradition de Nicolás Maduro vers les États-Unis pour y être jugé.
Interrogée sur l'existence de divergences avec l'administration Trump concernant la stratégie à adopter envers le Venezuela, Machado a répondu par l'affirmative, se limitant toutefois au rythme du processus.
« Je crois qu'il y a des différences de calendrier, oui. Et cela a à voir avec les besoins urgents des gens (...) Pour les Vénézuéliens, chaque jour qui passe représente des vies », a-t-il déclaré.