Voici une sélection, ce 9 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Bilan d’un an d’action: il n’y aura pas de souveraineté française sans
souveraineté énergétique. Réduire notre dépendance aux énergies fossiles
importées est un impératif écologique, économique et géostratégique.
Avec le plan d’électrification, nous avons engagé une transformation concrète :
- développement massif des infrastructures de recharge pour accompagner l’essor
des véhicules électriques, dont la part dans les ventes est passée de 17 % en
janvier 2025 à 35 % en juillet 2026 ;
- accélération du déploiement des pompes à chaleur, avec une TVA abaissée à 5,5%
pour les pompes à chaleur air/air les plus performantes ;
- accompagnement des entreprises et des industriels pour remplacer
progressivement les énergies fossiles par l’électricité lorsque c’est pertinent
;
- une transition conduite avec 100 territoires pilotes, en faisant confiance
aux élus locaux et aux préfets.
Notre cap est clair : produire davantage d’énergie décarbonée, électrifier nos
usages et remplacer les énergies fossiles importées par une énergie
(renouvelable et nucléaire) produite en France.
> Bilan d’un an d’action: une peine n'a de sens que si elle est prononcée rapidement et exécutée effectivement.
Restaurer l'autorité de la justice suppose davantage de moyens, mais aussi des réformes de fond :
- 1 600 emplois créés en 2026 pour renforcer les
juridictions et l'administration pénitentiaire ;
- une réforme de la justice criminelle pour accélérer le traitement des
affaires les plus graves et mieux répondre aux attentes des victimes ;
- un plan national de lutte contre la corruption, décliné en 36 mesures pour
prévenir, détecter et sanctionner plus efficacement les atteintes à la probité.
Notre objectif est clair : une justice plus rapide, plus efficace et des peines
réellement exécutées.
► Gouvernement
● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Une excellente nouvelle pour l’amélioration de la rémunération des agents
pénitentiaires ! Le décret permettant de tripler la prime versée aux agents
pénitentiaires travaillant dans des établissements confrontés à la
surpopulation carcérale est paru il y a quelques jours au Journal officiel.
C’est un engagement fort, symbole de respect et de considération pour les
agents pénitentiaires, qui exercent avec courage une mission essentielle à la
sécurité des Français.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Grâce à la loi d'urgence agricole, nous continuons d'agir pour nos
agriculteurs :
- Nos cantines publiques devront s'approvisionner en produits européens. C'est
une mesure de bon sens et de soutien à l'économie de nos territoires.
- Nous donnons aux éleveurs de nouveaux moyens de mieux protéger leurs
troupeaux face à la prédation du loup.
- Nous créons un canal de communication directe entre l'État et les
agriculteurs, pour les informer plus vite et plus simplement, notamment en
temps de crise sanitaire. Soutenir nos territoires, protéger nos éleveurs,
simplifier le quotidien des agriculteurs: c'est le choix que nous faisons pour
l'avenir de notre agriculture.
> Engagement tenu : le décret sur l’utilisation de la caméra individuelle par les inspecteurs de l’OFB est publié. Concrètement : si l’agent ou l’agriculteur estime que le contrôle se passe mal, la caméra pourra être activée. Une mesure que j’ai portée lors des débats de la loi Entraves en 2025, pour restaurer la confiance entre agriculteurs et contrôleurs.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Depuis plusieurs semaines, la France est mise à l’épreuve par des feux
d’une ampleur exceptionnelle. Des forêts entières ont disparu. Des maisons ont
été détruites. Des familles ont tout perdu.
Et pourtant.
Pourtant, la France se dépasse quand elle est dans l’épreuve. Nous avons vu
converger des milliers de sapeurs-pompiers, de forces de sécurité, de
personnels de santé, d’agriculteurs, de bénévoles. Des anonymes qui ne feront
jamais la une des journaux et qui ne cherchent ni caméra, ni remerciement. Ils
tendent la main, ils se mobilisent, ils protègent des vies, des animaux, des
cultures, des forêts, notre patrimoine naturel et culturel.
Ils l’ont fait en Gironde, dans les Landes, dans le Var et ailleurs, avec
l’humilité, le courage, la générosité et la détermination d’un pays qui ne
renonce jamais.
Ce pays, c’est la France.
Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du
territoire et de la Décentralisation)
> Après l'urgence de la protection pendant les incendies, vient le temps de
la reconstruction et de l'adaptation des territoires : l'Etat s'y engage aux
côtés des acteurs locaux avec une mission spécifique pilotée par le Premier
ministre.
Jean-Didier Berger (ministre délégué auprès du
ministre de l’Intérieur)
> La Nation rend hommage aux victimes de l'attentat antisémite de la rue
des Rosiers. Le 9 août 1982, la barbarie terroriste frappait au cœur de Paris,
visant des femmes et des hommes parce que juifs. La République ne cédera jamais
face à l'antisémitisme ni aucune forme de haine.
Sébastien Martin (ministre délégué auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> Le nerf de la réindustrialisation, c’est le foncier.
Pour attirer des usines, nous devons proposer plus de sites « clés en main »,
prêts à accueillir les industriels et libérés des démarches administratives
complexes.
- Une nouvelle méthode d’identification des sites est engagée : plus de 50
sites à l’étude.
- Une nouvelle cartographie nationale dévoilée à l’automne.
Réindustrialiser la France, c’est créer les conditions de l’investissement,
lever les blocages et donner de la visibilité. C’est ce que nous faisons.
> S’implanter en France ne doit pas être un
parcours d’obstacles. Moins de délais, plus d'investissements, plus d'usines.
- Réforme du contentieux environnemental (- 1 an sur les délais de recours).
- 4 revues de nos Grands Projets industrielles Stratégiques déjà menées dans
les régions pour lever les difficultés.
- Nomination d’un coordinateur national chargé de déployer cette méthode.
C’est ça l’Etat au bon niveau : une puissance publique qui débloque et décide
plus vite.
> Assumer la préférence européenne, pour défendre
notre industrie : c’est le cap que nous tenons !
- Première préférence européenne pour les médicaments dans les achats publics.
- Des aides désormais réservées aux produits Made In Europe dans des secteurs
stratégiques.
- Des critères de souveraineté intégrés aux appels d’offres sur les terres
rares. La souveraineté industrielle se construit par ces changements concrets.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> [La Commission européenne signe un contrat pour étendre la constellation
de satellites IRIS2] Nous soutenons la commande publique et la préférence
européenne sur toute la chaîne. Nous avons les lanceurs, des projets de
regroupements industriels dans les satellites (Bromo), une constellation en
cours: soutenons nos acteurs. Le prochain budget européen (cadre financier
pluriannuel) sera clé pour être à la hauteur de ces rendez-vous.
> Analyse très intéressante de Thierry Breton après Ceuta: l’Europe doit apprendre à sécuriser ses frontières numériques. Les partenariats avec les pays de transit et de départs ont permis de réduire les entrées irrégulières sur le continent européen, mais la lutte contre la désinformation ne fait pas partie de ces accords de coopération. La maîtrise des frontières passe par la frontière numérique.
► Partis politiques
● MoDem
Bruno Fuchs (député)
> Très belle fête nationale à la Côte d’Ivoire, qui célèbre les 66 ans de
son indépendance. J’ai tenu à être présent pour témoigner de la force d’une
amitié ancienne entre nos deux pays, qui doit nous permettre de bâtir un avenir
fécond pour nos deux peuples.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Grégory Allione (député)
> [Tribune coécrite avec Jérémy Decercle (député Renew Europe: «Après
les incendies en Gironde, transformer la solidarité en stratégie de prévention»]
Alors que les incendies en Gironde relancent le débat sur les moyens de lutte
contre les feux de forêt, la prévention devrait devenir un pilier de la
stratégie française, en associant davantage les agriculteurs, les collectivités
et les services de secours, estiment les deux eurodéputés français.
L’incendie qui frappe la Gironde laisse l’impression singulière d’un nouveau
seuil franchi. Plus encore que ses 42 000 hectares parcourus en quelques
jours, il donne le sentiment que les feux de forêt changent d’échelle et que le
risque évolue plus vite que notre aptitude à l’anticiper. Cette réalité appelle
une réflexion, non pas seulement sur notre capacité à éteindre ces incendies,
mais également sur la manière d’empêcher qu’ils ne deviennent incontrôlables.
Ces derniers jours, la question des Canadair a occupé une place significative. Une
large partie de la classe politique s’est, à juste titre, interrogée sur les
moyens d’intervention de notre sécurité civile, en faisant de cette question le
principal levier de réponse à la crise. Une réflexion exclusivement capacitaire
élude pourtant l’enjeu moins visible mais tout aussi décisif de l’organisation
et de la prévention.
Aujourd’hui, alors que la situation se stabilise et ce, grâce au travail
décisif mené par les sapeurs-pompiers sur le terrain, le temps vient de
s’intéresser à l’après-Gironde et de structurer notre capacité à préparer,
anticiper et limiter la propagation des feux avant même que les secours
n’entrent en action.
Les images venues du terrain ont esquissé un début de réponse. Là où les
flammes progressaient, les agriculteurs se sont souvent trouvés derrière les
pompiers, en soutien, dès qu’ils le pouvaient. De nombreux exploitants ont mis
à disposition leurs réserves d’eau, leurs tracteurs, leurs tonnes à eau et leur
parfaite connaissance du terrain. D’autres ont créé en urgence des coupures de
combustible pour ralentir la progression du feu. Nous saluons cette
coopération, tant elle illustre la solidarité qui existe entre celles et ceux
qui protègent nos territoires.
Aussi exemplaires soient-elles, ces mobilisations ne doivent pas rester une
succession d’initiatives individuelles ou de belles images pour les réseaux
sociaux. Elles révèlent au contraire le potentiel d’une coopération qui
gagnerait à être réfléchie et organisée. Miser sur le bon sens paysan,
identifier en amont les exploitants volontaires, intégrer davantage le monde
agricole aux dispositifs de prévention, mieux coordonner les moyens disponibles
ou encore développer les réserves d’eau sont autant de pistes qui méritent
aujourd’hui d’être structurées.
Les agriculteurs ne sont pas seulement des renforts mobilisables dans
l’urgence, ils sont aussi des acteurs de la prévention et de notre préparation.
La lutte contre les feux de forêt commence bien avant le premier départ de feu.
Elle se joue dans l’aménagement des territoires, l’entretien des paysages, la
gestion des espaces forestiers, naturels et agricoles et notre capacité à
anticiper plutôt qu’à subir. Les agriculteurs ne sont pas seulement des
renforts mobilisables dans l’urgence, ils sont aussi des acteurs de la
prévention et de notre préparation. Une parcelle cultivée, un vignoble, une
prairie entretenue ou un espace en pâturage constituent autant de ruptures dans
la continuité du combustible qui ralentissent la propagation des flammes. À
l’inverse, la déprise agricole et l’abandon de certaines terres favorisent la
fermeture des milieux, augmentent le risque incendie et compliquent le travail
des secours.
Des pratiques comme l’écobuage ou le brûlage dirigé illustrent cette nécessité
d’agir en amont. Lorsqu’elles sont planifiées, encadrées et conduites en lien
avec les services de secours, elles réduisent durablement la charge combustible
et limitent l’intensité des incendies futurs. Elles sont connues des pompiers
comme des agriculteurs, mais restent encore souvent freinées par des procédures
complexes, des responsabilités dispersées et un manque de coordination.
Nous avons progressivement bâti une doctrine d’intervention robuste, efficace
et reconnue. Il est désormais temps de bâtir une doctrine de prévention qui
prenne pleinement en considération le potentiel des différents acteurs de nos
territoires, en conjuguant l’expertise de l’administration avec l’intelligence
de l’action et l’expérience du terrain. Et ce, au-delà du cas français.
L’Union européenne doit faire partie de la réflexion. Elle a un rôle à jouer
dans l’accompagnement des États membres, en soutenant les investissements dans
les infrastructures de résilience, en favorisant les échanges de bonnes
pratiques, en encourageant les coopérations entre acteurs pour qu’elles se
déroulent dans un cadre sécurisé, avec rationalité, et en intégrant pleinement
la prévention dans les politiques d’aménagement du territoire.
En tant qu’officier sapeur-pompier volontaire pour l’un, agriculteur pour
l’autre, nous savons que les solutions les plus efficaces naissent souvent du
terrain. Elles reposent sur la complémentarité de celles et ceux qui
entretiennent et protègent ces territoires. Cette coopération existe sur le
terrain et notre responsabilité est de lui donner un cadre et une stratégie.
C’est pourquoi, nous appelons à la création d’une doctrine nationale de
prévention, associant les services départementaux d’incendie et de secours
(SDIS), les collectivités territoriales et le monde agricole. Cela doit
également trouver son prolongement dans une réflexion européenne consacrée,
notre doctrine contribuera à construire des territoires plus résilients face à
un risque malheureusement appelé à durer et à s’aggraver.
Nathalie Loiseau (députée)
> Les ingérences étrangères sont une menace, et la menace russe est de
loin la principale. Dans ce contexte, les plateformes ont la responsabilité,
conformément à la législation européenne, de restreindre la visibilité de ces
opérations. Elles commencent à le faire. Mais il faut, en particulier en
période de campagne électorale, qu’on puisse agir beaucoup plus vite, parce que
c’est une période courte où une manipulation peut avoir un effet majeur sur la
vie démocratique.
On l’a vu avec le cas roumain. Les autorités du pays et les plateformes
n’avaient pas tout à fait pris la mesure de ce qui se passait. Et le mécanisme
de la Commission européenne, qui était censée répondre aux situations de crise,
était en fait un mécanisme beaucoup trop lourd à mettre en place, qui ne
correspondait pas au caractère massif de ce qui émergeait à la dernière minute.
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Sur le terrain, en août, au moment où des milliers d’enfants profitent des
colonies de vacances, pour écouter, regarder ce qui fonctionne et porter des
solutions concrètes. Un seul objectif : mieux protéger les enfants, avec des
contrôles plus simples, plus cohérents et plus réguliers.

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