jeudi 17 septembre 2026

Editorial du CREC. L’axe central, ce n’est pas le Centre et la Droite


Les médias mais aussi certains politiques n'ont semble-t-il, strictement rien compris au concept d'axe central qu'ils appellent improprement «bloc central».

Selon eux, il s'agirait d'un espace qui regrouperait le Centre et la Droite.

Or c'est un contresens absolu.

Soit l'axe central, bonne terminologie et non bloc central, regroupe le Centre et ce qui se trouve à sa gauche et à sa droite soit il n'existe pas.

Qu'un soit-disant «bloc central» se compose uniquement de partis du Centre et de la Droite sans inclure des partis de gauche, c'est comme prétendre que les humains ont un buste qui n'a qu'un bras droit...

L'axe central est un concept forgé ici même pour caractériser le nouveau paysage politique où la montée des extrêmes de gauche et de droite qui combattent la démocratie républicaine libérale, ses principes et ses valeurs, obligent les partis qui s’en réclament de se réunir pour la défendre et la préserver, donc à s'unir quand elle est en danger.

Cet axe central va donc de la social-démocratie au conservatisme libéral en passant le libéralisme social.

Il n’a pas pour vocation à taire les différences entre les courants politiques qui le composent, ni à créer un consensus de façade voire à mettre sur pied une grande coalition gouvernementale.

Non, sa seule existence se justifie par la menace intérieure mais aussi extérieure que représentent les extrêmes et les populismes.

Concrètement, cet axe central doit parler d’une seule voix quand les principes et les valeurs de la démocratie républicaine libérale sont en jeu.

Et il doit s’unir quand un événement particulier risque de détruire cette démocratie républicaine libérale.

Cela concerne évidemment les élections et, encore plus, les élections présidentielles et législatives.

Ce sera le cas en 2027 où les partis de l’axe central représentent de peu le premier bloc politique devant celui de l’extrême-droite puis celui de l’extrême-gauche.

Afin d’éviter au pays une présidence Le Pen ou Mélenchon, ici, c’est bien d’alliance que l’on doit parler.

Mais cela ne préjuge pas, ensuite, qu’à l’Assemblée nationale ou ailleurs, chaque parti de l’axe central avance ses propres propositions et ne s’allient aux autres qu’en cas où des textes présentés devant le Parlement seraient à même de remettre en question la démocratie républicaine libérale.

Demain, si les périls extrémiste et populiste disparaissent ou, à tout le moins, ne sont plus prégnants, alors l’axe central n’a plus d’utilité et peut être mis en sommeil.

 

 


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