L’Extrême-droite représente autour de 40% des intentions de vote à la prochaine présidentielle selon les sondages actuels tandis que l’extrême gauche et autour de 20% tandis que l’axe central (composé de tous ceux qui défendent la démocratie républicaine) est un peu au-dessus de 40%.
Mais malgré sa prééminence, il existe un risque réel qu’aucun de ses candidats ne se retrouve au second tour due à la dispersion des voix sur une multitude de candidatures alors que les extrêmes ont chacun leur leader bien devant leurs autres prétendants à l’Elysée (au-dessus de 15% pour Mélenchon à l’extrême-gauche et autour de 35% pour Le Pen à l’extrême-droite).
Dès lors se pose la question des alliances pour les responsables des partis et les candidats de l’axe central.
En prenant en compte la répartition des voix dans les sondages actuels, c’est la droite de l’axe central qui est dominante et notamment un de ses candidats, Edouard Philippe.
Reste que les enquêtes d’opinion d’aujourd’hui ne présagent pas celles de demain et du résultat du premier tour comme les précédentes présidentielles l’ont montré.
Néanmoins, il peut exister des mécanismes qui permettront le moment voulu qu’il n’y est plus qu’un seul candidat.
Une primaire de l’axe central demandées par François Bayrou semble irréalisable parce qu’il est impossible de faire voter des électeurs du PS et de LR dans un même scrutin pour désigner un candidat unique qui représente des courants aux nombreuses différences.
En revanche, le mécanisme du désistement avant le premier tour est tout à fait possible et organisable.
Ainsi, les différents candidats de l’axe central peuvent se mettre d’accord sur une date butoir (genre un mois avant le premier tour) qui ferait que le candidat en tête dans les sondages (et avec une marge suffisante devant les autres) devienne leur unique représentant face à ceux des extrêmes si deux d’entre eux sont en tête et risquent de se retrouver au second tour.
Ici, pas de renoncements prématurés à défendre son programme électoral et son projet politique pour les candidats et les partis auxquels certains sont affiliés, pas de tractations d’appareils mais la volonté affirmée de défendre la démocratie républicaine, ses principes et ses valeurs.
Ce mécanisme de désistement démontrerait au pays qu’il y a bien des valeurs universelles de la démocratie républicaine qui ne sont pas assimilables avec les idéologies extrémistes et que les candidats de l’axe central en sont pleinement conscients donc responsables et sans renoncer à leurs convictions face à un risque majeur qui nécessite l’union de tous ceux qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité.
Nicolas Levé et Alexandre Vatimbella

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